D’autres murs à travers le monde

* Le Mur de Berlin est tombé; mais il existe à travers le monde d’autres murs discriminatoires, parfois dans une même société ou le même pays… sans parler des murs existant au sein d’une même famille… 

 />Israël – Palestine : le mur de « sécurité »</b><br /> Surnommé « mur de l’apartheid » par les Palestiniens, « barrière de sécurité » par les Israéliens, le mur édifié par ces derniers entre leur Etat et les Territoires palestiniens a surtout suscité de nombreuses polémiques depuis les débuts de sa construction à l’été 2002. A cette époque, Ariel Sharon, alors premier ministre israélien, avait présenté ce rempart comme la solution pour mettre un terme aux attaques des Palestiniens (attentats suicides et tirs de roquettes). Mais si les attentats visant Israël ont effectivement diminué, la Cour internationale de justice de la Haye a déclaré illégale la construction de cette muraille en juillet 2004 et en a exigé la destruction. Sept ans après, le mur est toujours là, mais il n’a pas encore été terminé. Sur les 800 kilomètres prévus à l’origine, seuls deux tiers du tracé ont été achevés.  » height= »290″ /></font></strong></p>
<p><font face=Israël – Palestine… Le mur de l’apartheid…le mur édifié par les Israéliens autour des  Territoires palestiniens a  suscité de nombreuses critiques à travers le monde, depuis les débuts de sa construction à l’été 2002. A cette époque, Ariel Sharon, alors premier ministre israélien, avait présenté ce rempart comme la solution pour mettre un terme aux attaques des Palestiniens (attentats suicides et tirs de roquettes). Mais  la Cour internationale de justice de la Haye a déclaré illégale la construction de cette muraille en juillet 2004 et en a exigé la destruction. Sept ans après, le mur est toujours là,  et les Israéliens veulent continuer dans ce sens au mépris du droit international et la condamnation de cet acte par la communauté internationale.

 />Le mur entre les deux Corées, un héritage de la Guerre froide</b><br /> Le temps s’est fixé entre les deux Corées, sur la « DMZ ». La zone démilitarisée qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud est en effet le dernier vestige de la Guerre froide. Ce no man’s land a été créé en 1953 sur le 38e parallèle, à la fin de la guerre qui a divisé le pays pendant trois ans. Mais en réalité, cette zone clôturée et surveillée en permanence est loin d’être une zone pacifique tant elle est militarisée. De part et d’autre de la frontière longue de 240 kilomètres, 700 000 soldats nord-coréens et 410 000 sud-coréens patrouillent constamment. Un spectacle pour de nombreux touristes de Corée du Sud qui s’y rendent régulièrement pour observer, à l’aide de jumelles, « le pays le plus fermé du monde », leur voisin du Nord. Depuis l’été dernier cependant et la proposition du dictateur nord-coréen de rouvrir les voyages touristiques entre les deux Corées, leurs relations tendent à se réchauffer. » height= »392″ /></strong></font></p>
<p><strong><font face=Le mur entre les deux Corées, un héritage de la Guerre froide
Le temps s’est fixé entre les deux Corées, sur la « DMZ ». La zone démilitarisée qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud est en effet le dernier vestige de la Guerre froide. Ce no man’s land a été créé en 1953 sur le 38e parallèle, à la fin de la guerre qui a divisé le pays pendant trois ans. Mais en réalité, cette zone clôturée et surveillée en permanence est loin d’être une zone pacifique tant elle est militarisée. De part et d’autre de la frontière longue de 240 kilomètres, 700 000 soldats nord-coréens et 410 000 sud-coréens patrouillent constamment. Un spectacle pour de nombreux touristes de Corée du Sud qui s’y rendent régulièrement pour observer, à l’aide de jumelles, « le pays le plus fermé du monde », leur voisin du Nord. Depuis l’été dernier cependant et la proposition du dictateur nord-coréen de rouvrir les voyages touristiques entre les deux Corées, leurs relations tendent à se réchauffer.

 />Les <i>peacelines</i> de Belfast ou murs de la séparation</b><br /> Quatre-vingt-huit murs divisent la ville de Belfast, en Irlande du Nord. 88 peacelines qui ont été érigés dans l’ouest de la ville année après année depuis les premières violences de 1969 entre les loyalistes (protestants) et les républicains (catholiques). C’est le lieutenant général Ian Freeland, de l’armée britannique, qui décida d’ériger une barrière de protection pour éviter que les heurts ne dégénèrent, comme lors des troubles qui opposèrent l’Armée républicaine d’Irlande (IRA) aux groupes paramilitaires loyalistes dans les années 1960. <br /> Ces barrières se matérialisent aujourd’hui par une succession de murs et de remparts de tôles qui séparent les quartiers pauvres catholiques de ceux des protestants. 15 kilomètres, avec miradors, dispositifs de sécurité et caméras de vidéosurveillance. Si l’on trouve quelques passages libres par endroit, les peacelines sont toujours là, alors que le général Freeland avait promis que l’Irlande du Nord n’aurait pas un « mur de Berlin ». Pire, de nouveaux ont vu le jour avec l’apparition récente de gangs qui s’efforcent de défendre leur territoire.  » height= »363″ /></p>
<p><strong><font face=Les peacelines de Belfast ou murs de la séparation
Quatre-vingt-huit murs divisent la ville de Belfast, en Irlande du Nord. 88 peacelines qui ont été érigés dans l’ouest de la ville année après année depuis les premières violences de 1969 entre les loyalistes (protestants) et les républicains (catholiques). C’est le lieutenant général Ian Freeland, de l’armée britannique, qui décida d’ériger une barrière de protection pour éviter que les heurts ne dégénèrent, comme lors des troubles qui opposèrent l’Armée républicaine d’Irlande (IRA) aux groupes paramilitaires loyalistes dans les années 1960.
Ces barrières se matérialisent aujourd’hui par une succession de murs et de remparts de tôles qui séparent les quartiers pauvres catholiques de ceux des protestants. 15 kilomètres, avec miradors, dispositifs de sécurité et caméras de vidéosurveillance. Si l’on trouve quelques passages libres par endroit, les peacelines sont toujours là, alors que le général Freeland avait promis que l’Irlande du Nord n’aurait pas un « mur de Berlin ». Pire, de nouveaux ont vu le jour avec l’apparition récente de gangs qui s’efforcent de défendre leur territoire.

 />Ceuta, porte d’entrée de l’Europe</b><br /> Un grillage de 3,5 mètres de haut et 9 kilomètres de long, 21 miradors, des patrouilles régulières de la Garde Civile, des détecteurs de présence : telle est la porte d’entrée de l’Union européenne pour des milliers d’Africains, un mur, symbole du fossé entre l’Europe et ses voisins pauvres du Sud. Egalement surnommée la « Valla », la barrière de Ceuta, une enclave ibérique de 20 km² située à la pointe nord-ouest du Maroc, empêche les milliers de candidats au départ d’atteindre l’eldorado européen.<br /> Le gouvernement espagnol a créé le Ceti, un centre de séjour temporaire construit sur les hauteurs de Ceuta où 452 clandestins sont actuellement hébergés. Alors que les Marocains et Algériens sont généralement renvoyés chez eux, ce sont les Somaliens, Congolais, Ivoiriens et Nigériens qui y sont logés. A une douzaine de kilomètres seulement de l’eden européen…  » height= »368″ /></p>
<p><strong><font face=Ceuta, porte d’entrée de l’Europe
Un grillage de 3,5 mètres de haut et 9 kilomètres de long, 21 miradors, des patrouilles régulières de la Garde Civile, des détecteurs de présence : telle est la porte d’entrée de l’Union européenne pour des milliers d’Africains, un mur, symbole du fossé entre l’Europe et ses voisins pauvres du Sud. Egalement surnommée la « Valla », la barrière de Ceuta, une enclave ibérique de 20 km² située à la pointe nord-ouest du Maroc, empêche les milliers de candidats au départ d’atteindre l’eldorado européen.
Le gouvernement espagnol a créé le Ceti, un centre de séjour temporaire construit sur les hauteurs de Ceuta où 452 clandestins sont actuellement hébergés. Alors que les Marocains et Algériens sont généralement renvoyés chez eux, ce sont les Somaliens, Congolais, Ivoiriens et Nigériens qui y sont logés. A une douzaine de kilomètres seulement de l’eden européen.

 />Nicosie, une capitale coupée en deux</b><br /> Une capitale divisée en deux. La situation est aujourd’hui inédite dans le monde, mais réelle. Du moins pour les milliers d’habitants de l’île de Chypre, dont le pays est scindé en deux depuis 1974. Au nord de la « ligne verte », la République chypriote turque du nord (RCTN), reconnue uniquement par la Turquie, et au sud, la République de Chypre, membre de l’Union européenne et peuplée en majorité de Chypriotes grecs. <br /> Longue de 180 kilomètres, la « ligne verte » est un enchevêtrement de barbelés, de vieux bidons et d’immeuble délabrés. Une zone démilitarisée surveillée par l’ONU où des soldats grecs et turcs se font face. Depuis 2003, plusieurs points de passage ont été créés et 10 000 personnes passent dorénavant chaque jour cette « frontière » pour aller travailler.  » height= »366″ /></p>
<p><strong><font face=Nicosie, une capitale coupée en deux
Une capitale divisée en deux. La situation est aujourd’hui inédite dans le monde, mais réelle. Du moins pour les milliers d’habitants de l’île de Chypre, dont le pays est scindé en deux depuis 1974. Au nord de la « ligne verte », la République chypriote turque du nord (RCTN), reconnue uniquement par la Turquie, et au sud, la République de Chypre, membre de l’Union européenne et peuplée en majorité de Chypriotes grecs.
Longue de 180 kilomètres, la « ligne verte » est un enchevêtrement de barbelés, de vieux bidons et d’immeuble délabrés. Une zone démilitarisée surveillée par l’ONU où des soldats grecs et turcs se font face. Depuis 2003, plusieurs points de passage ont été créés et 10 000 personnes passent dorénavant chaque jour cette « frontière » pour aller travailler.

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*La chute des murs
Quel est le mur dont nous pourrons bien célébrer la chute? La question ne se pose pas pour les Allemands. Par ricochet, toute la sphère occidentale du globe a trouvé dans la chute du mur de Berlin, il y a vingt ans, un motif de célébration et de satisfaction. Cela représentait pour l’Occident le symbole de la victoire contre le communisme. Or, des peuples entiers attendent toujours d’être débarrassés de murs beaucoup plus honteux. En Palestine. Plus près de nous, au Sahara occidental. L’euphorie générale qui a caractérisé cet événement ne doit pas faire oublier les souffrances de générations entières. Le Maroc ne vient-il pas de déclarer par le biais de son souverain qu’il entend serrer davantage la vis aux Sahraouis? La réponse ne lui vient pas que de la rive sud de la Méditerranée. C’est un journal italien qui a tenu à rappeler qu’un mur, sept fois plus grand que celui de Berlin, continue de diviser un pays et des familles.
En Palestine, la pression n’est pas prête d’être relâchée sur les populations des territoires occupés. Là aussi, c’est par le biais de panneaux en béton qu’on se charge de stigmatiser tout un peuple allant même jusqu’à l’affamer.
Dans les deux cas, les pressions des Occidentaux se font de plus en plus timides. Leurs positions frôlent même la complicité dans ces véritables campagnes de déni de droit. D’autres pays sont aussi divisés en deux du fait de l’occupation étrangère. Les Syriens attendent toujours de récupérer leur Golan. La diplomatie n’a pas été en mesure, jusque-là, de mettre fin à ces injustices.
Ailleurs dans le monde, ce sont d’autres murs qui séparent les Américains du Nord de leurs voisins du Sud. Car la pauvreté est tout aussi bien un mur qui n’a nul autre pareil pour établir une distinction entre les humains. Mais les âmes charitables ne sont pas nombreuses à s’élever contre ce genre de discrimination et d’injustice, si tant est que cela pourrait être une affaire de charité.
Chez nous aussi, ce ne sont pas les murs de ce genre qui manquent. Il faut préciser qu’ils ne servent pas que d’appui aux hittistes. Les murs de l’incompréhension sont ceux qui nécessitent le plus d’ingéniosité pour être abattus. Et tout porte à croire que nous sommes mal partis pour pouvoir briser les chaînes de ce boulet que nous portons au pied. Ce n’est pas un rideau de fer qui empêche les enfants d’une même nation de communiquer. C’est plutôt un mur de glace qui se dresse à la face de tous ceux qui cherchent à établir des contacts.
L’exemple le plus récent de ces barrières, qui nous est fourni, est celui du dialogue de sourds entre syndicalistes du secteur de l’éducation et le ministre de l’Education nationale. Alors si on veut célébrer, à notre façon, la chute d’un mur, on sait par lequel il faut commencer. (L’Expression-10.11.09.)

302 réponses à “D’autres murs à travers le monde”

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