2012 pour les Algériens

**Dans son rapport de 2012,

Oxford Business Group vante les performances macroéconomiques de l’Algérie

2012 pour les Algériens construction

Enfin, un rapport d’une instance internationale en faveur de l’Algérie! Intitulé The Report: Algeria 2012, le rapport d’Oxford Business Group (OBG) a vanté les performances macroéconomiques de l’Algérie. Le document a été officiellement présenté dans la soirée d’avant-hier, lors d’une conférence organisée à l’ambassade de Grande-Bretagne à Alger.
L’événement s’est tenu sous la présidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Martyn Roper, et de Mohammed Chami, directeur général de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie ainsi que de plusieurs directeurs et responsables d’entreprises algériennes. «Avec de pareilles performances et un pareil potentiel, j’encourage les entreprise britanniques à venir investir en Algérie», a souligné le diplomate.
Ce rapport, la sixième publication d’Oxford Business Group sur l’Algérie, propose une analyse exhaustive de l’économie algérienne, de ses différents secteurs d’activité et des opportunités qu’offre le pays aux investisseurs internationaux. «L’Algérie présente de nombreuses opportunités d’investissement, soutenues par des projets de dépenses publiques d’envergure sur les cinq prochaînes années. The Report: Algeria 2012 constitue une étude de marché complète du pays qui permettra aux investisseurs étrangers de s’implanter sur le marché et de définir la stratégie la plus profitable», a déclaré Robert Tashima, directeur éditorial Afrique d’OBG.
«L’Algérie présente d’innombrables opportunités. L’investissement étranger a un rôle crucial à jouer dans la diversification de l’économie algérienne et s’inscrit au coeur de la stratégie gouvernementale de développement», a estimé, pour sa part, Myriem Dahlab, directrice d’OBG en Algérie.
Le document est agrémenté d’une large palette d’interviews avec les grandes personnalités politiques, et économiques du pays. Pour sa part, le rédacteur en chef d’OBG, Andrew Jeffreys, a relevé que «l’économie algérienne souffre de quelques complications structurelles, telles que la dépendance des hydrocarbures et un secteur privé de taille modeste, les fondamentaux du pays restent toujours très attrayants et le progrès des années récentes». Le rapport a noté la modernisation et l’expansion du réseau des transports, un soutien accru aux PME dans le cadre de l’encouragement des industries non hydrocarbures.
Le même document a noté que les changements légaux dans le secteurs de l’énergie et des mines devraient susciter l’intérêt des investisseurs étrangers.
Le secteur de l’immobilier connaît également un regain d’intérêt et le tourisme retient l’attention du gouvernement. «L’Algérie a ainsi débloqué un milliard de dollars pour rénover son parc hôtelier public, et a approuvé la construction de plus de 750 hôtels répartis sur 48 sites dans l’ensemble du pays», lit-on dans ce document.
Ce rapport est le résultat de neuf mois de recherches sur le terrain par l’équipe d’analystes d’OBG.
Le cabinet de recherche économique et de conseil Oxford Business Group est l’un des leaders de l’information économique et financière sur les économies émergentes de l’Afrique, du Moyen-Orient, de l’Asie et de l’Amérique latine.*L’Expression-12.12.2012.

**Vous etes vraiment candide quand vous insinuez que l’algerie est mediocre dans les autres classements. Si vous aviez un soupcon de reflexion à deux fois avant de tirer des conclusions hâtives et erronés, vous comprendriez que la plupart des institutions internationales sont satelittaires de la cia et par consequent les etudes ne sont pas credibles. L’intelligence du peuple algerien est souvent insulté par les pseudos experts redacteurs des classements internationaux voulant faire accroire que l’Algerie est l’une des plus corrompues du monde,moins innovantes etc.ALORS QUE LA VERITE EST QUE L’ALGERIE ETANT SOUVERRAINE ELLE NE PEUT ETRE PARMI LES PLUS CORROMPUES.idem pour l’innovation,impossible que l’algerie soit la moins innovante.militairement, vos connaissances laissent visiblement à désirer.vous me faites rire quand vous redigez des articles sur le terrorisme, où vous exprimer votre habituel esprit craintif, croyant que l’algerie est faible militairement alors que tout le monde sait qu’elle est puissante.à vous croire, tout les pays sont superieurs à nous.la verite est que l’algerie progresse dans tous les domaines et que donc elle est bien classée partout, c’est la cia qui travestit les classements en attribuant des places erronés aux pays souverrains et « positivant » la mediocrité des etats à leurs bottes en faisant croire dans leurs rapports de classements que ces Etats sont performants.dans notre cas, comme dans d’autres cas identiques des etats souverrains, le but est de nous enerver,saper le moral pour nous faire accroire que notre pays est nulllisme dans toutes les branches et pour faire « deborder le vase » cad pousser le peuple à comettre des troubles contre son etat,mais les algeriens ne sont pas dupes et n’accordent pas le moindre credit aux etudes amerloques qui nous classent toujours negativement alors qu’on cartonne.comme le venezuela par exemple,quand sait la figure de proue de resistance de chavez à l’imperialisme et que le venezuela est une vraie democratie contrairement aux etats occidentaux,impossible que le venezuela soit classsé comme l’avant dernier pays le plus corrompu au monde.les resultats sont travestis.alors certes, nous avons encore des lacunes à combler dans certains domaines,notamment le tourisme, et certains classements mondiaux dont le resultat est guère reluisant pour notre pays,refletent la situation pas terrible du domainee, mais dans la majorité des domaines,l’algerie a progressé et donc la majorité des classements mondiaux sont en fait positifs si les resultats n’etaient pas manipulés par les services secrets us.à l’avenir, il faudrait que l’algerie proteste fermement si des institutions continuent à la classer dans une place qui n’est pas la sienne.si oxford businnes group s’est par contre serieusement acquitté de son travail,c’est parce qu’elle n’est pas un croupion du systeme americain et que elle par contre,regorge de vrais experts et non pas d’agents secrets qui menent de faussses etudes et travestissent les resultats.il faut bien que vous comprenez tout cela pour eviter de tomber dans le panneau.*Réaction d’un internaute:  brahim haddou.

**Au cours de ces dernières années, le secteur de la construction en Algerie a connu un véritable regain d’activité, porté par un généreux programme d’investissement financé grâce aux importants revenus du commerce d’hydrocarbures. Les nouveaux projets de construction d’autoroutes, de ports, de tramways, de sites industriels et de logements ont tous contribué à la croissance soutenue du secteur, et cette tendance ne risque pas de changer de sitôt, suite à la clôture du processus d’appel d’offres pour la construction d’une mosquée, qui devrait compter parmi les plus grandes du monde.

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**Pour 2013, le pouvoir maintient le statu quo et se met en mode survie

*Le statu quo est maintenu pour la pérennité d’un système

La révision de la Constitution, qui interviendra cette année, pour laquelle le FLN et le RND ont été mobilisés afin de la faire passer comme une lettre à la poste au niveau des institutions électives, ne sera finalement qu’un détail de plus dans les calculs de survie du régime.

Une nouvelle année -2013- commence, mais est-ce une nouvelle ère pour l’Algérie ? Sans jouer les rabat-joie ni les oiseaux de mauvais augure, la situation actuelle nous pousse à opter pour la lucidité et la vigilance plutôt que de céder au chant des sirènes et encore moins au charme des couleurs chatoyantes des décorations festives. 2012 aura préparé les scellés pour 2013. Une année qu’on veut bloquée et sans perspective. En somme, une année passerelle pour accéder à une autre.
Une passerelle préparée à la bonne sauce dans les obscurs laboratoires du pouvoir. Trois élections ont eu lieu en 2012 (législatives, locales et sénatoriale) qui ont consacré encore une fois la mise sous tutelle des institutions de l’Etat par le pouvoir. On remet le couple FLN-RND au goût du jour en l’assaisonnant d’une noria de petites formations douteusement politiques pour faire croire à une évolution qui n’en est pas une.

On réduit la scène politique en terrain de manœuvres et de traquenards pour maintenir la clientèle du pouvoir en piste et casser les partis de l’opposition qu’on occupe à faire face aux tentatives de putsch. L’action politique est en elle-même discréditée, dénigrée et réduite à des kermesses électorales ou à des querelles de chiffonniers par journaux interposés.
L’enjeu étant de contrôler la vie politique et écarter le plus possible les citoyens de ce qui doit les intéresser, c’est-à-dire leur devenir en tant qu’individus, société et nation.

Comment prétendre que l’Algérie a connu son printemps lorsque le régime en poste depuis 1962 continue de sévir et de se manifester à travers ses partis, le FLN et le RND ? Comment espérer entrevoir un quelconque changement lorsqu’on n’offre à l’Algérien que le choix de céder aux objectifs des maîtres du moment qui obstruent la vue de toute autre alternative en dehors de leurs calculs bassement opportunistes ? Contrairement à l’année 2011 où le régime avait difficilement fait barrage au vent du changement soufflant dans le voisinage, l’année 2012 aura été, pour lui, celle de la fortification de ses fondations pour éviter d’éventuelles tempêtes et garantir encore une fois sa survie et celle de sa clientèle.

Le calendrier électoral était venu à point nommé pour le régime qui a mis encore une fois à l’œuvre ses manœuvres dilatoires afin de faire barrage au changement par les urnes, et donc au changement pacifique. Du sac de «réformes» proposées en avril 2011, aucune n’a apporté à la vie des Algériens un quelconque changement ou évolution. Le statu quo est bel et bien maintenu contre la volonté de tous et pour la pérennité d’un système qui tend à contenter des puissances étrangères pour assurer son salut au prix de la souveraineté nationale. Cette «année-pont», qu’on veut imposer comme telle aux Algériens, ne sera, dit-on, qu’un chapitre précédant la grande kermesse de 2014. «Réajustements et raccordements de dernière minute», ceci peut être le titre qu’on voudra donner à ce chapitre qui mettra sans nul doute en scène tout le «savoir-faire» des officines.

Gargarisés par les propos élogieux du président français et d’autres, les tenants du pouvoir mettront tout en œuvre pour passer le pont 2013 comme calculé par leurs soins, en se souciant peu des attentes des Algériens. La révision de la Constitution qui interviendra cette année, pour laquelle le FLN et le RND ont été mobilisés afin de la faire passer comme une lettre à la poste au niveau des institutions électives, ne sera finalement qu’un détail de plus dans les calculs de survie du régime.

Le calendrier établi par ce dernier depuis 2011 est un savant maquillage de la vie politique, vendant par-ci de fausses réformes, servant par-là une prétendue ouverture politique qui n’a d’ouvert que les mallettes d’argent destinées à acheter des voix et des soutiens. Mais l’année qui débute, même si on veut minimiser de son importance dans la vie politique du pays, sera sans doute charnière et riche en rebondissements et évènements tant elle décidera de ce que sera 2014. Lièvres et autres démêlés de clans se manifesteront. «Et le peuple dans tout ça ?» sommes-nous tentés de nous interroger. La réponse, nous la connaissons depuis 50 ans, le pont qu’empruntera le peuple est autre que celui du régime. La destinée de l’un n’est pas liée à celle de l’autre. Ceci, le régime l’a bien compris, il est temps que le peuple le comprenne à son tour.**Nadjia Bouaricha. El Watan-03.01.2013.

**Nouvelle année : ce qui attend les Algériens en 2013

2013, année du serpent d’eau selon le calendrier chinois, est celle de l’expectative pour les Algériens qui attendent une victoire à la CAN-2013, une visibilité politique à la veille de l’élection présidentielle, un meilleur pouvoir d’achat et une probable révision constitutionnelle. On ne sait, pour l’heure, si les serpents de mer sortiront de l’eau en cette nouvelle année.

-Une photocopie pour nous Algériens

Sauf imprévu, il n’y aura pas de chamboulements majeurs sur la scène politique, économique ou sociale. 2013 ressemblera aux années précédentes. Les Algériens n’ont pas fait de révolution, n’ont pas porté d’islamistes au pouvoir et n’ont pas été contaminés par la saison du Printemps arabe. Aux dernières élections, ils ont reconduit les partis au pouvoir au Parlement ainsi qu’aux communes.
Ce statu quo est favorisé par les troubles qui ont cours dans les pays post-révolution. L’Algérie est désormais perçue, par ses «partenaires» étrangers, comme un pays «stable» dans la région. Sur le plan financier, cela ressemblera sans doute aux années précédentes. Le pouvoir d’achat s’affaiblit face à une hausse vertigineuse des prix.

-L’état se serrera-t-il la ceinture ?

A en croire le texte de loi de Finances pour 2013, le gouvernement algérien prévoit la réduction du train de vie de l’Etat. Il s’agit d’une nouvelle approche des dépenses publiques, entraînée par la chute des prix du pétrole, mais aussi par la persistance de la crise de la zone euro qui a fait plonger les marchés. Dans les faits, les scandales de corruption qui ont défrayé la chronique tout au long de l’année ont donné une piètre image de nos dirigeants et des réseaux qui les entoure. Du coup, les annonces de coupes budgétaires sur les frais de fonctionnement ont peu d’impact sur la population.

-CAN-2013, les Verts dans le groupe de la mort

Cela s’annonce compliqué pour l’Algérie : les Fennecs ont hérité du groupe D, certainement le plus difficile de la Coupe d’Afrique des Nations 2013. Avec la Côte d’Ivoire, la Tunisie et le Togo, les hommes de Vahid Halilhodzic auront du fil à retordre. Mais le sélectionneur de l’EN veut se montrer positif. «Tout est jouable pour faire une bonne Coupe d’Afrique des Nations avec le groupe actuel. C’est vrai que nous avons des jeunes joueurs en manque de compétition internationale, mais la qualification au deuxième tour est jouable et nous espérons réaliser un bon tournoi.» Réponse le 22 janvier.

-éventuelle annonce d’un quatrième mandat

Dans l’un des rares discours adressés au peuple, le chef d’Etat algérien a laissé entendre qu’il partirait en 2014. Puis il y a eu comme un revirement. Les fidèles du Président ont commencé à préparer le terrain à un éventuel quatrième mandat. «J’ai soutenu Bouteflika en 2004 et en 2009. S’il se représente en 2014, le soutien lui est acquis», affirmait Amara Benyounès, président du MPA, un parti devenu troisième force politique du pays lors des élections locales en un temps record. Selon des indiscrétions distillées dans la presse, le président de la République se donne jusqu’au printemps 2013 pour prendre une décision.

-Promesses et effets d’annonce

Le Conseil des ministres a adopté, fin décembre, une batterie de mesures destinées à remonter le moral aux Algériens. Parmi les cadeaux de fin d’année figurent ainsi la création d’entreprises au profit des jeunes, l’accélération du programme de construction de logements, le lancement d’internet à haut débit, la 3G, la réhabilitation du service public ainsi que la réalisation du tronçon ferroviaire de 40 km (Boughezoul-Ksar El Boukhari) de la nouvelle ligne électrifiée reliant Djelfa à la rocade Nord.

-Révision de la Constitution

Le projet de révision constitutionnelle, annoncé dans la foulée des révoltes arabes, demeure encore flou. Les responsables politiques qui expliquent cette démarche utilisent des termes aussi emphatiques qu’ambigus. Ould Khelifa a précisé dans une déclaration à l’APS que le principal enjeu concerne la «Constitution du pays qui sera adaptée aux exigences de l’étape actuelle et de la modernisation des modes de gouvernance à la lumière des développements substantiels qu’a connus le pays sur les plans politique et socioéconomique.»

-Une année politique horribilis

A la veille de l’élection présidentielle de 2014, la scène politique algérienne commence à s’agiter comme pour mieux cacher l’absence d’un véritable débat politique. Ainsi, au sein de l’appareil du FLN, les guerres de position se poursuivront encore en 2013, avec les tentatives de redressement contre Abdelaziz Belkhadem, lui-même ex-redresseur. Les différents clans du RND devront se livrer une guerre sans merci de leadership durant cette année 2013. 

-Les caisses encore pleines, pas de hausse des taxes

A en croire la loi de finances pour 2012, les différents impôts et taxes fiscales et parafiscales en vigueur resteront inchangés. Le fait est que l’Algérie dispose de réserves de change dépassant les 205,2 milliards de dollars à la fin de l’année 2012, selon le Fonds monétaire international (FMI). Un record jamais enregistré auparavant.*Amel Blidi. El Watan-02.01.2013.

**Démission de Ouyahia. 2013, l’année des  grandes  manœuvres

2013 sera l’année de la réforme de la Constitution, clé de la présidentielle prévue pour l’an prochain. Quelles que soient les décisions prises – révision du nombre ou des années de mandat ou création d’une vice-présidence –, cette réforme n’obéit qu’à une situation d’urgence. Elle doit répondre à l’état de santé du Président et aux impératifs d’une transition. Acte I d’une course à la Présidence montée de toutes pièces.

La démission du secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, annoncée hier, augure de ce que sera l’«année politique» 2013. Une année ponctuée de vraies rumeurs et de faux coups de théâtre pour pimenter une course à la présidentielle que balisera la réforme de la Constitution. Alors que l’ancien Premier ministre présente son retrait comme «une initiative personnelle» suite aux «dissensions à l’intérieur du conseil national dont la raison apparente» serait «ma présence personnelle» au poste de secrétaire général, difficile de ne pas y voir une mise à l’écart décidée plus haut. Car Ahmed Ouyahia, 61 ans, ne cachait pas ses ambitions : «La présidentielle est une rencontre entre un homme et son destin», avait-il déclaré en juin 2012 dans un message subliminal paraphrasant Giscard d’Estaing, ancien président français.

Les intouchables

Sa tête pourrait être la première à tomber parmi les historiques jusque-là intouchables qui se voient déjà candidats à la magistrature suprême : Bouguerra Soltani, interpellé par les cadres du MSP qui veulent comprendre la raclée reçue aux dernières élections locales, et surtout le patron du FLN, Abdelaziz Belkhadem, secoué comme l’était Ouyahia par un virulent mouvement de contestation mené par la «vieille garde éclairée» du parti. Dans la course qui se prépare, le système a besoin de candidats moins «répulsifs» comme l’explique un ancien haut cadre de l’Etat. «Ouyahia et Belkhadem incarnent tout ce qui dégoûte la classe moyenne algérienne (les échelons intermédiaires des administrations centrales, de l’enseignement supérieur, de l’armée, ndlr). Or, c’est elle qui fait tourner le pays.» Le grand problème d’Abdelaziz Belkhadem, 68 ans, est son manque de popularité dans tous les cercles. «Pour l’élite qui adule Hamrouche, Belkhadem incarne le chef de file des barbéfélènistes, c’est-à-dire la frange conservatrice et islamisante de l’ex-parti unique et, pour le commun des Algériens, il reste le leader du FLN prédateur, relève un ministre. L’armée, la dure, ne voudra jamais de lui, d’un président qui se prend pour un Tourabi algérien, débarqué à son insu de la présidence de l’APN en 1992 et qui a failli se faire poursuivre pour intelligence avec l’ennemi lorsqu’il rendait des visites suspectes aux ambassades iranienne et saoudienne en plein affrontement avec le FIS.»

«el mesmoum»

En parlant d’ennemi, le sien sur le terrain idéologique, le laïc et éradicateur Ahmed Ouyahia, cumule aussi les handicaps.  «El mesmoum» (le méchant) comme le surnomment ses détracteurs, incarne «l’homme des sales besognes», selon ses propres termes. Celui qui augmente les impôts, dissout les entreprises parce que le FMI le demande et emprisonne les cadres. Il s’est aussi mis à dos le patronat et les cercles économiques étrangers, qui se méfient de ce souverainiste ombrageux, assez rigide sur les monopoles de l’Etat et le partenariat extérieur. «Bouteflika a été très malin en gardant Ouyahia comme Premier ministre, confie un homme de sa garde. Il le chargeait, au niveau de l’opinion publique, de toutes les tares de la gestion gouvernementale. Ouyahia s’est retrouvé otage de cette situation, neutralisé, incapable de gérer sa carrière politique en tant que candidat présidentiel.» Des atouts, il en avait pourtant quelques-uns : une longue carrière dans les arcanes de l’Etat, une réputation de bosseur et de fin négociateur (en tant que diplomate, il mena les négociations lors de la crise entre l’Ethiopie et l’Erythrée et au Nord-Mali au début des années 1990). Et surtout «Ahmadou», surnom dont l’affublent ses amis, peut compter sur l’appui d’une bonne partie de l’aile dure de l’armée. Mais dans la balance, cela ne pèsera pas suffisamment. «Comme Belkhadem, Ouyahia a réussi à mettre Bouteflika, qui ne l’aimait déjà pas beaucoup, en colère par ses attaques franches contre le cercle présidentiel en parlant de l’argent sale qui gouverne le pays, constate un cadre du parti. Quant au patron du FLN, il a semé la zizanie dans le parti, dont Bouteflika est le président d’honneur, en y faisant entrer l’argent sale !» Si son état de santé le lui permet, le candidat le plus probable pour 2014 reste encore et toujours…

Tab djnanou

Abdelaziz Bouteflika. A 76 ans, l’imperturbable chef d’Etat a bien laissé entendre en mars dernier, lors d’un discours à Sétif, qu’il était temps pour sa «génération» (comprendre celle qui a fait la guerre d’indépendance) de «céder la place» et de «passer le relais à la jeunesse». Son «Djili tab djnanou, tab djnanou» (ma génération est finie) est d’ailleurs devenu un leitmotiv sur les réseaux sociaux. Sauf si la phrase a été mal comprise et signifiait en réalité «le fruit est mûr, il est tant de le manger», avance malicieusement un ancien haut cadre de l’Etat. Le Président pourrait vouloir se retirer, fatigué, mais «ce n’est pas lui qui décide. L’homme, face au système, n’est rien», poursuit-il. Dans les sphères du pouvoir, tout le monde croit à un quatrième mandat, accepté par défaut par le directeur du renseignement et de la sécurité et «approuvé par l’extérieur», assure-t-on chez ses proches comme chez ses détracteurs. Comprendre : par les Américains et par les Français. «Les Américains et les Français lui sont reconnaissants d’être un des rares dirigeants dans la région à avoir assuré la stabilité du pays et à avoir su maintenir des garde-fous contre les islamistes pendant que le Monde arabe basculait», reconnaît un haut cadre de l’Etat. A la nuance près qu’Américains et Européens ne partageraient pas le même sens de la stabilité. «Pour le vieux continent, la stabilité est un objectif à atteindre à long terme, il ne peut passer que par une transition démocratique, quitte à supporter un ou deux ans d’instabilité, explique un diplomate. Les premiers considèrent quant à eux que la transition est trop dangereuse et que le maintien de l’homme, quel qu’il soit, prévaut. Dans un cas comme dans l’autre, Bouteflika est à leurs yeux l’homme de la situation. Au mieux, il passera le relais à un autre.» En l’occurrence, «l’autre» pourrait être ce vice-Président que les bruits de couloirs annoncent comme la mesure phare de la nouvelle Constitution.

Le technocrate

Celui qu’on préparerait en coulisses pour cette mission : Abdelmalek Sellal. Le jovial énarque, présenté comme le sauveur des années de plomb d’Ahmed Ouyahia, cumule les atouts. Jeune (il a 65 ans), le capital sympathie que lui attribuent la presse, les chancelleries, les entrepreneurs… est sans limites. «Depuis que Sellal a été choisi comme Premier ministre, on peine à croire que cette nomination n’a rien à voir avec l’échéance de 2014, note un député FLN. On se retrouve avec un Exécutif technocrate, fruit d’un parfait consensus entre les deux pôles décideurs – Présidence et DRS – dont le seul plan de charge consiste à “stabiliser” le pays : promesse de dialogue avec les syndicats, vastes programmes de construction de logements, suppression de plusieurs taxes, discours sur la réhabilitation du service public… Tout cela ressemble fort à une préparation, dans le calme, d’une transition ou d’une perpétuation du statu quo.» Sellal ne traîne apparemment aucune casserole et s’est sorti de son secteur des Ressources en eau avec un bilan honorable. «Plus intelligent que Ouyahia et Rahmani, il n’est pas seulement rusé, souligne un connaisseur du système, il est capable de créer de l’emploi sans freiner la prébende.» Reste que, dans les starting-blocks, il faudra bien placer quelques concurrents à Abdelaziz Bouteflika.

Prétendants

De vives discussions seraient menées au sein de l’armée et de la Présidence sur le choix du successeur mais aussi sur les orientations stratégiques de l’Algérie. Sur la ligne de départ, s’alignent pour l’instant, en plus du Président sortant, deux autres prétendants sérieux. Candidat malheureux en 2004 contre son propre mentor Bouteflika, Ali Benflis, 69 ans, reviendrait en course. Seul ministre de la Justice à avoir démissionné depuis 1962 pour protester contre les cours spéciales et la justice expéditive pendant la décennie noire, membre fondateur de la Ligue algérienne des droits de l’homme, Benflis incarne une Algérie «jeune», juste et propre. Originaire de Batna, il signerait le retour des hommes de l’Est – la terre de 80% du commandement de l’armée – au palais d’El Mouradia. Ses points faibles : absent depuis longtemps de la scène publique, l’homme manque de couleur et surtout ne s’appuie sur aucun appareil politique depuis que Belkhadem lui a spolié le FLN après les élections de 2004, même s’il garde de nombreuses sympathies à l’intérieur du parti. L’autre gros enjeu de la course, c’est la sortie des bois de Mouloud Hamrouche, 70 ans, difficile à faire revenir. Le Premier ministre réformateur de la fin des années 1980, dont l’élite de gauche attend en soupirant le retour en grâce. «C’est un peu le “réserviste” qui attend le OK de l’armée, confie un de ses proches. Mais une bonne partie de cette armée se méfie de lui, l’accusant d’avoir voulu jouer le jeu politique du FIS en 1989/90. Mieux que Benflis, Hamrouche, chef du protocole sous Boumediène et Chadli, ancien lieutenant-colonel, est un fin connaisseur des rouages du système.»

Clones

Aussi candidat à la Présidence en 1999, il bénéficie de réseaux au sein de la «vieille garde éclairée du FLN». D’ailleurs, Hamrouche serait le candidat idéal du FFS et du FLN en 2014, une entente qui aurait conditionné la participation du FFS aux dernières élections législatives après une longue période de boycott. Problème : ces deux candidats potentiels n’entreront dans la course que s’ils ont des garanties sur la transparence des élections ou s’ils trouvent des assurances «ailleurs». Enfin, la course à la présidentielle ne pourrait être sans une autre grosse ficelle de la scène politique nationale : la création d’une fausse bipolarisation de la scène politique entre «islamistes» et «démocrates». Cela dans le but, selon un ancien cadre de l’armée, de «donner l’impression qu’il existe un véritable débat, mais aussi de neutraliser les véritables forces des deux bords qui tentent de se faire une place au soleil. On retombe dans le schéma des années 1990, quand le système créait le RCD et le MSP pour neutraliser le FFS et le FIS.»

Des semblants d’opposants, dociles et faciles à faire chanter. La version 2012 de ces clones ? Le TAJ incarné par Amar Ghoul, le pseudo-islamiste ; le MPA par Amara Benyounès, le pseudo-démocrate. «La nouveauté de cette formule, c’est qu’ils ne sont que la même face d’une même médaille, celle de l’argent, souligne un cadre du FLN. Les deux se trouvent au carrefour d’intérêts publics et privés. Ils peuvent donner l’impression d’avoir les moyens de mener campagne, mais préfigurent une scène politique vidée d’idées et d’idéologies, dopée aux pétrodinars.» 2014 est encore loin, mais le cahier des charges du prochain Président – le premier à ne pas pouvoir prétendre à la légitimité révolutionnaire dans le cas où le Président ne se représenterait pas – est clair : il devra préserver les intérêts de toutes les parties et incarner un consensus, comme Bouteflika en 1999, et donner l’illusion de remporter une élection ouverte. Ou comment faire de la politique en l’absence de vie politique.**Adlène Meddi, Mélanie Matarese. El Watan-04.01.2013.

**commencement des grandes manœuvres pour l’élection présidentielle de 2014

      la chasse est ouverte

La saison de la chasse est ouverte ! Ahmed Ouyahia, plusieurs fois chef de gouvernement et ministre depuis dix-sept ans, se retire de la direction du RND, un parti maintenu à l’ombre du pouvoir alors qu’il devait «remplacer», ne serait-ce que pour un temps, le FLN, ex-parti unique. Ce départ assez inattendu, annoncé au début de l’année, est probablement le signe du commencement de grandes manœuvres politiques pour l’élection présidentielle de 2014. Ahmed Ouyahia, qui connaît parfaitement le système de l’intérieur et qui a soutenu publiquement tous les choix du général Liamine Zeroual, de son ami le général Mohamed Betchine, au milieu des années 1990, et qui s’est rangé du côté des partisans de Abdelaziz Bouteflika en 1999, est prêt à mener toutes les batailles.

Le jour et la nuit. Son retrait paraît tactique. L’homme se prépare à un autre destin. Rien, en théorie, ne l’empêche de se présenter comme candidat à la présidentielle en 2014. Les décideurs de l’armée le connaissent bien. Et Ouyahia a besoin de se «refaire» une nouvelle peau pour «crédibiliser» son action politique devant les Algériens. Quitter le navire pour éviter le naufrage du RND, un parti préfabriqué dès le début, en 1997. L’éclatement n’est qu’un prétexte. L’ex-chef du gouvernement sait que la course contre la montre a commencé. Il doit, lui comme les autres, défendre ses chances. Un successeur pour Bouteflika ? Trop tôt pour le dire. Reste qu’Ahmed Ouyahia n’a pas fait tous ces «efforts» de soutien inconditionnel au régime pour rien. Il attend la récompense, même si son impopularité est légendaire.

La «récompense» ne sera pas donnée par Bouteflika et son cercle, mais de l’autre «niveau» de la décision politique. Et puisque la chasse est ouverte, chaque camp doit préparer ses cartouches et, éventuellement, ses cibles, ses caches et ses leurres. Bouteflika, qui termine son troisième mandat en avril 2014, doit se prononcer sur sa volonté de rester au pouvoir ou pas. Des signes avant-coureurs tendent à faire croire à tout le monde que l’actuel locataire du palais d’El Mouradia veut succéder à lui-même. En aura-t-il la force ? A-t-il toutes les cartes en main ? C’est l’énigme. Le flou total. Bouteflika ne s’intéresse plus à la vie politique nationale après l’avoir figée. Mais, au-delà de sa faiblesse physique manifeste, il veut «bourguibiser» le système politique algérien jusqu’à la dernière corde, le dernier souffle.

A l’étranger, on vend «le gâteau caramélisé» de la stabilité du pays et de la nécessité de lutter contre le terrorisme au Sahel. Et, à l’intérieur, dans un pays où les institutions sont «encerclées» par le mauvais présidentialisme, on cherche à faire admettre à tous que Bouteflika est irremplaçable. Et d’un seul coup, la machine de propagande se met en branle pour louer «les grandes réalisations» du Président actuel. A moins d’une grande surprise, l’Algérie continuera de tourner en rond cette année, en attendant la révision de la Constitution – devenue presque inutile – et le scrutin présidentiel de 2014. *Édito de Fayçal Métaoui. El Watan-04.01.2013.

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*12 entreprises italiennes à Alger pour prospecter le marché «juteux» algérien

Une douzaine de manufactures italiennes opérant dans l’industrie du bois s’est déplacée hier à Alger pour prospecter le marché «juteux» algérien. Rendez-vous était pris avec plus de 70 entreprises algériennes qui sont venues à la recherche d’un partenariat «win to win» avec la ferme conviction d’arracher un transfert de technologie, pour transformer les produits bruts localement.
Une formule qui favoriserait l’emploi et le modeste savoir-faire algérien en la matière en coopération avec ces manufactures italiennes de meubles domestiques pour cuisine, porte blindée, panneau en bois, (panneau de fibres à densité moyenne ou MDF (Medium Density Fiberboard)…ainsi que la robinetterie pour salle de bains ou cuisine. Un vecteur fort intéressant avec la relance de l’habitat en Algérie. L’ambassadeur d’Italie en Algérie, Michele Giacomelli a rendu une brève visite à cette rencontre en compagnie du directeur du bureau italien d’Alger pour la promotion des échanges (ICE), Agostinacchio Giuseppe.
La Fédération italienne Federlegno, qui pilote ces entrepreneurs italiens, avait déjà organisé trois événements similaires. Le dernier en date remonte à juin 2009 à l’occasion de la Foire internationale d’Alger où une quinzaine d’entreprises italiennes du secteur avaient exposé leurs différents produits et rencontré leurs homologues algériens. Selon Fabio Catellani, président de Federlegno, les entreprises italiennes présentes «sont intéressées par des partenariats avec des opérateurs algériens afin de contribuer activement à la satisfaction d’une demande locale de plus en plus importante et exigeante». Il a affirmé que les entreprises italiennes souhaitent concrétiser des projets de partenariat dans ce secteur qui recèle des potentialités d’investissement. Pour sa part, le directeur technique de l’entreprise publique de mobilier scolaire (Mobsco), Mohamed Abdelkader, a indiqué que le savoir-faire italien «apportera beaucoup d’efficacité et contribuera à l’amélioration de la qualité des produits.» Mobsco détient 10% du marché national des équipements des écoles (de tables, chaises, armoires, estrades et bureaux). Un industriel algérien dans la menuiserie, venu de Bordj Arréridj, regrette qu’un véritable partenariat ne soit pas concrétisé avec l’envoi de produits semi-finis qui pourraient être améliorés grâce à une main-d’oeuvre locale qui contribuerait à la résorption du chômage en Algérie.
L’Italie, troisième fournisseur de l’Algérie, avec un montant de 3,03 mds d’euros, est le premier importateur de gaz algérien. L’Expression-12.12.2012.

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* l’homme de l’année 2012 en Algérie : le chômeur debout !

*Chronique—Qui est l’homme de l’année 2012 en Algérie ? Le chômeur. Il vient après l’émeutier, le harrag ou le révolutionnaire assis ou l’opposant penché sur son sort et la chaussure. Le chômeur en Algérie est déjà un parti politique, une organisation puissante, pourchassée et redoutée. On l’arrête, on le suit, on le fiche et on «monte» contre lui des affaires genre «il a frappé la main d’un policier avec son visage» comme c’est arrivé pour Zaïd Yacine. Le Régime aujourd’hui ne craint plus les PAGSistes, les opposants en Kabylie ou les émeutiers que l’on peut acheter avec un chef de cabinet souriant et une route goudronnée. Il craint le chômeur qui s’éveille à sa force et à ses mains. Le régime sait que le pays se divise en deux : ceux qui mangent et qui le défendent, ceux qui ne mangent pas et qui risquent de le manger. Ceux qui ont accès à la rente. Ceux qui sont exclus de la rente. Tout le reste est bavardage du FFS ou analyses du chroniqueur.
Et cela ne se passe pas uniquement en Algérie mais partout dans le monde. L’étincelle du printemps «arabe» est partie avec une charrette contre un boeuf. Le boeuf a fui, la charrette s’est trompée de route. On sait donc d’où vient le feu et jusqu’où il peut étendre l’incendie de Mohammed Dib. Donc les chômeurs sont surveillés. D’autant plus que le chômeur commence à s’organiser au Sud. Ce Sahel interne. Ce Sahara convoité. Ce pays qui donne la richesse au Nord et laisse le sable au Sud. Un chômeur en Kabylie s’appelle un pauvre. A Alger, c’est un zawali. En Oranie, c’est un débrouillard. Au sud, c’est un risque «politique» grave. Du coup, on le frappe et on le redoute.
Pendant la visite de Sellal, le Premier ministre, à Ouargla, les chômeurs ont tenté de le rencontrer. On leur a demandé ce qu’ils comptaient lui dire exactement. C’est vous dire que l’on surveille le chômeur même à l’intérieur de sa bouche. Le chômeur a un langage cru, direct et violent : il s’agit de survivre, pas de penser. Sa dangerosité vient de sa nudité : il n’a rien à perdre et peut dire ce qu’il pense.
Et depuis peu, c’est pire : le chômeur a pris de l’étincelle, pense, agit et passe à l’acte. Il encercle son encerclement par le vide. Bloque les entrées des entreprises, veut du pétrole pas des chameaux. Il s’autonomise et personne ne peut le représenter sauf lui-même. Il rejette la tutelle politique, même celle de l’opposition et cela inquiète le régime… cette liberté que l’on ne peut pas mesurer. Surtout au Sud : ce vaste pays que le monde regarde et que le Nord algérien découvre aujourd’hui avec retard, avec angoisse, avec empressement et avec des plans de Constantine de dernière minute. Ce Sahara qui voit renaître ce dangereux mélange entre messianisme islamiste, pétrole, tribus, néo-colonisation, centralisation et revendications locales. Ce mélange qui donna naissance à …, à l’Arabie Saoudite, à la guerre en Irak, au Sahelistan, à Lawrence d’Arabie ou au clivage du Soudan.
Le chômeur algérien est donc l’homme de l’année 2012. Il voit clairement, pense juste, résume mieux, conteste avec efficacité et paye chèrement alors qu’il n’a pas un dinar dans sa poche. Le pouvoir le craint. C’est son vrai ennemi. Celui qui le regarde avec le plus de rancoeur et de colère. Celui qui lui ressemblait le plus. Avant la décolonisation ou le coup d’Etat.*Par  Kamel Daoud  .lequotidien-oran. 24.11.2012.

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*Ce qu’attendent les Algériens en 2012 -Une année charniére

Les hommes politiques seront-ils à la hauteur des revendications populaires, ou bien continueront-ils à s’écharper sur des sujets éloignés des préoccupations citoyennes?

Si les sondages d’opinion avaient cours en Algérie, personne n’aurait eu du mal à déceler les préoccupations des Algériens et leurs attentes en cette année électorale. Mais même sans cet instrument de mesure, il n’est pas difficile de classer l’emploi et le logement au premier rang des revendications. Voilà des dossiers terre-à-terre auxquels les candidats aux prochaines élections doivent réserver la plus grande partie de leurs programmes. Sans aller dans des promesses sans lendemain afin de ne pas céder à des prévisions chimériques.
Si l’on s’attarde sur les préoccupations matérielles, il n’y a pas d’objection à ajouter à cette liste la question du pouvoir d’achat. Pour prendre le pouls de l’opinion sur ces thèmes, rien de tel que de faire un tour au marché. Les ménagères constatent chaque jour que les prix des différents produits ne cessent de s’envoler.
Les derniers exemples en date sont fournis par l’évolution des prix des viandes. Le kilo de viande de volaille frôle les 500 dinars alors que la viande rouge est cédée quelquefois à plus de 1000 dinars. Fruits et légumes secs et frais n’échappent pas à la règle. Pour se rendre compte de l’importance qu’accorde le citoyen au contenu de son panier, on n’a qu’à se référer aux émeutes de janvier 2011 qui ont été provoquées par la hausse des prix de l’huile et du sucre.
La vie collective est aussi source de soucis. En ville, l’urbanisme n’est nullement conçu pour absorber les sources de stress. Le transport est mal géré alors que les structures de loisirs laissent à désirer. Ce ne sont certainement pas des phénomènes qui réjouissent les citoyens. Ils aimeraient bien que ce décor de désolation soit effacé de leur vue. Ils ne verraient pas, non plus, d’un mauvais oeil une réplique d’un plan anti-pénurie, ne serait-ce que dans le domaine de la santé.
Les citoyens sont outrés d’assister impuissants aux ruptures successives de stocks en médicament les obligeant à reporter les soins au risque de voir leurs maladies s’aggraver. C’est particulièrement vrai pour les personnes atteintes de cancer, mais c’est tout aussi valable pour d’autres pathologies. Depuis le début des années 1990, personne n’a encore constaté de dysfonctionnement aussi grave dans un secteur aussi vital. Les citoyens caressent alors l’espoir que leur confort soit mieux pris en charge. C’est le même souhait qu’ils expriment lorsqu’il s’agit d’évoquer leurs attentes dans d’autres domaines. Ils aimeraient effectuer leurs déplacements sur des routes aménagées et ne dédaignent pas à être raccordés aux réseau de distribution d’eau potable ni que leurs foyers soient connectés au réseau d’alimentation en gaz naturel.
Logement, emploi et pouvoir d’achat sont certes des dossiers qui reviennent comme un leitmotiv dans les discussions avec les citoyens, mais ces derniers ne perdent pas de vue pour autant des domaines strictement politiques.
Le premier souhait est que l’ère de la fraude électorale ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Les déclarations de Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN, anticipant sur le score des islamistes prédisant entre 35% et 45% des voix ont été reçues comme une douche froide et réveille le spectre des élections à la Marcel-Edmond Naegelen – du nom du gouverneur français qui dirigea l’Algérie de 1948 à 1951 laissant son nom lié aux fraudes électorales massives.
Dès que la question de la fraude électorale est évoquée, le lien est vite fait avec un autre gros fléau qui écoeure les Algériens, celui de la corruption. Ce sont autant de maux qu’ils aimeraient voir disparaître de leurs écrans.
A propos d’écran, il est intéressant de constater que les Algériens tendent de plus en plus à calquer leur mode de vie sur ce qu’ils voient sur les stations de télévision étrangères. Faute d’atteindre un niveau de vie comparable à ce qui est en vogue en Occident, les jeunes font tout pour y poser pied, même s’ils doivent pour cela emprunter les eaux tumultueuses de la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune. Leurs parents souhaitent certainement que les opportunités d’éducation et d’emploi soient meilleures pour leurs enfants afin qu’ils ne risquent pas leur vie dans des aventures pareilles.
Mais est-ce que les hommes politiques, toutes tendances confondues, seront à la hauteur de ces revendications, ou bien continueront-ils à s’écharper sur des sujets éloignés des préoccupations de leurs éventuels électeurs? Une déception des électeurs ne profiterait qu’aux extrêmes. Pour l’instant, les islamistes sont les mieux placés pour remporter le suffrage des mécontents. (L’Expression-10.01.2012.)

** le vent de la contestation sociale souffle de nouveau sur une bonne partie du territoire national.

L’an 2012 risque d’être plus chaud

Des dizaines d'actions de protestation ont été enregistrées à travers plusieurs wilayas du pays

Des mouvements qui ont basculé dans la protesta les populations des wilayas de Guelma, Ouargla, Laghouat, Bouira, Msila, Chlef, Béjaïa, Boumerdès, Ghardaïa, El Oued, Batna et Tizi Ouzou.

A peine l’année 2012 entamée que le vent de la protestation souffle sur une bonne partie du territoire national. Au bout des deux premières semaines, des dizaines d’actions de protestation ont été enregistrées à travers plusieurs wilayas du pays.
Des mouvements qui ont basculé dans la protesta les populations des wilayas de Guelma, Ouargla, Laghouat, Bouira, Msila, Chlef, Béjaïa, Boumerdès, Ghardaïa, El Oued, Batna et Tizi Ouzou. Les populations sorties dans la rue reprenaient les mêmes revendications: logements, travail, développement, transport, etc, sont les leitmotiv des jeunes en colère. Les chômeurs de Skikda, Laghouat et Ouargla sont sortis protester pour réclamer de l’embauche et protester contre le mépris des autorités. Le chômage fait des ravages chez la jeunesse dans ces wilayas qui accueillent une importante activité dans le domaine des hydrocarbures. Les populations de cette région semblent bel et bien décidées d’en décondre avec la corruption et le népotisme de l’administration locale. Il faut noter que la ville de Laghouat a été «quasiment paralysée» par une grève générale à laquelle ont pris part des travailleurs de tous les secteurs en solidarité avec les demandeurs de logements sociaux, a indiqué à TSA le responsable du bureau local de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, Yacine Zaïd.
«La grève a été suivie par les transporteurs, les commerçants, les professeurs. Tout est à l’arrêt actuellement et la tension est vive», affirme M.Zaïd. Les chômeurs accusent surtout les autorités locales de bafouer leur droit à un travail tel que garanti par la Constitution. Dans le même temps, la protesta gagne la wilaya de Tizi Ouzou. Plusieurs axes routiers ont été fermés par les citoyens. Les villageois ont procédé à la fermeture de la RN 12 à Oued Aïssi et la rocade Sud de la ville, la RN 15 dans la région de Larbâa Nath Irathen et la RN 30 à Aïn Zaouia. Les institutions publiques n’ont pas été epargnées: l’APC d’Aït Yahia Moussa, dans la région de Drâa El Mizan, a été également fermée par les villageois.
Avant-hier, plusieurs localités de la wilaya de Béjaïa ont connu pareille situation. Dans la commune d’Oued Ghir, à l’ouest de Béjaïa, les habitants des villages Taâzibt, Boumansour et Amaadhane, ont fermé dans la matinée la RN 12 reliant la wilaya de Béjaïa à celles de Tizi Ouzou, Alger et Bouira. Ils manifestaient contre le manque d’eau. «Les robinets de nos foyers sont à sec depuis plus de 45 jours», précisent les manifestants.
À Adekar, l’association des parents d’élèves ferme un établissement scolaire. Dans la commune de Béjaïa, une autre association de parents d’élèves ferme une école primaire.  Dans la wilaya de Boumerdès, des centaines de citoyens bénéficiaires de logements ont tenu un rassemblement devant le siège de la wilaya pour réclamer les clés de leurs appartements. A Tipasa, la grogne enfle aussi, les habitants de la commune de Fouka ont observé un sit-in devant le siège de la daïra pour exprimer leur colère contre les conditions de vie déplorables dans lesquelles ils vivent et réclamer des logements décents. Pour Blida, la route reliant Boufarik aux autres villes a été coupée par les habitants de Halouia, pour protester contre la non-satisfaction de leurs revendications concernant l’aménagement de la route et le raccordement au réseau de gaz de ville. A M’sila, des dizaines d’habitants de la commune de Ouanougha ont bloqué la RN 60 reliant la wilaya à Alger, pour réclamer notamment le raccordement au réseau de gaz de ville, attendu depuis plus de 25 ans. Fermetures des routes et d’institutions publiques, sit-in, émeutes, etc., tout est permis pour des populations en détresse afin de porter les raisons de leur colère qui ne sont, en effet, que la conséquence de l’accumulation d’ «une situation sociale désastreuse». Dans l’état actuel des choses, on tend à désamorcer la protesta. Exemple des associations et syndicats autonomes tels le CLA, la Laddh, le RAJ, le Satef, le Snapap et SOS Disparus, organiseront une rencontre le 28 du mois en cours à Alger pour débattre de la situation actuelle du pays. Au cours de cette réunion, les syndicats échangeront des informations, des réflexions et des propositions en vue d’actions communes. La dépense publiques grâce aux hydrocarbures, qui était de plus de 400 milliards de dollars entre 2004 et 2014 (dont aucun bilan n’a été fait) demeure, pour bon nombre d’observateurs, non proportionnelle aux impacts. C’est ce qui explique en partie le faible taux de croissance et le retour de l’inflation ainsi que le risque permanent de basculer dans la protesta généralisée.
Le minima requis par Algérien à avoir un emploi, un logement, se marier, est une demande sociale croissante. La jeunesse algérienne descendra dans la «rue» tant que les gouvernants ne lui tiennent pas un discours de vérité.  En tout cas, l’Algérie est devenue une grande maison en verre avec la révolution des technologies de l’information et c’est ce qui a mis à nu la dure réalité qu’affrontent les populations à travers les quatre coins du pays. Il suffit de faire un tour sur la Toile, chaque petit mouvement, chaque petit couac de protesta est vite retransmis en direct sur les réseaux sociaux et autres sites sur Internet. Le vent de la révolte s’apprête-t-il à souffler sur des régions au sous-sol riche en gaz et en pétrole et où les populations demeurent pauvres et misérables? Viendra-t-il des régions enclavées dont personne ne parle? (L’Expression-10.01.2012.)

*** plusieurs projets routiers seront lancés

Ces nouvelles infrastructures routières sont inscrites au titre du plan quinquennal du secteur à l’horizon 2014.

Le début de l’année 2012 annonce-t-il la fin d’un calvaire? Celui qui fait d’Alger la ville la plus chargée, la plus encombrée, la plus étouffante et la plus stressée du pays. Le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, promet de donner un nouveau souffle à la circulation au niveau de la capitale. Pour ce faire, plusieurs projets de réalisation et d’aménagement d’infrastructures routières seront lancés en 2012 dans la wilaya d’Alger. Le tout est dans «le but d’améliorer les conditions de circulation automobile», a annoncé avant-hier, M.Ghoul.
Prévus dans le cadre du Plan directeur de la direction des travaux publics d’Alger (DTP), «ces projets portent sur la réalisation d’une voie express reliant le complexe olympique Mohamed-Boudiaf à Khraïcia (20 km), parallèlement à une voie reliant Kouba à Khraïcia via Saoula sur 20 km», a précisé M.Ghoul à la presse lors d’une visite de travail à Alger.
Ces projets consistent aussi en la réalisation d’un tunnel qui permettra de relier la place Addis-Abeba (El Mouradia) au Val d’Hydra (3 km), afin de décongestionner la circulation automobile enregistrée au coeur de la capitale et dans sa proche périphérie.
«Nous sommes en train de préparer les cahiers des charges relatifs à l’appel d’offres international du projet de ce tunnel desservant le centre d’Alger», a expliqué M.Ghoul.
En effet, ces nouvelles infrastructures routières sont inscrites au titre du plan quinquennal du secteur à l’horizon 2014 qui prévoit notamment la réalisation de 70 projets pour lesquels quelque 60 milliards de DA ont été consacrés, ont expliqué des responsable de la DTP.
Le ministre, qui a donné le coup d’envoi de la réalisation d’une route d’évitement de la ville de Saoula (4 km) et du dédoublement du chemin de wilaya CW 122 entre Réghaïa et Ouled Moussa (Boumerdès), a affirmé que le projet de dédoublement du CW 149 qui relie Bordj El Bahri à Hammadi (Boumerdès) sur 10 km et le dédoublement du CW 121 (Aïn Taya-Rouiba sur 11 km) figurent aussi parmi les nouveaux projets du secteur.
Selon les explications fournies sur place, l’avancement des travaux sur l’axe Bordj El Bahri-Hammadi, conçu pour augmenter la capacité du réseau routier à l’est d’Alger, est de 60%, alors que le projet de dédoublement du CW121 est réalisé à 28%. «Ces grands projets structurants auront un grand impact sur le réseau routier de la capitale et de sa périphérie», a-t-il tenu à souligner.
Selon le ministre, le nombre d’entreprises sanctionnées dans le cadre de l’application de ces mesures est de «10 entreprises publiques et privées» au niveau de la wilaya d’Alger.
Le ministre, qui s’est enquis des travaux d’aménagement au niveau du carrefour du plateau des Anassers (Kouba), a indiqué que 25 trémies ont été réalisées dans la capitale durant les dix dernières années, dans le cadre de projets visant à endiguer les points noirs sur les principales artères d’Alger.
Le ministre s’est voulu ferme cette fois-ci, il a tenu à appeler, par la même occasion, les entreprises de réalisation à plus de célérité dans l’exécution des travaux sur les projets qui leur sont confiés.
«Toute entreprise, publique ou privée, ne respectant pas ses engagements en termes de délais et de qualité des travaux, va se voir retirer les projets qu’elle réalise», a rappelé M.Ghoul, ajoutant que les entreprises défaillantes seront exclues et ne pourront soumissionner aux appels d’offres du secteur. (L’Expression-07.01.2012.)

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3 réponses à “2012 pour les Algériens”

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