2013 en Algérie

*Retour sur une année presque normale

*2013 diffère, sur plusieurs plans, de toutes celles qui l’ont précédée

Il est connu que les nations, comme les hommes, aiment faire leur bilan. Généralement, ces bilans sont tirés lors de grands repères ou à l’occasion de certains jalons dans la vie. Une fin d’année est en ce sens un bon jalon, une halte suffisamment intéressante pour tirer les bilans. En cette fin d’année, il est intéressant de jeter un regard sur ce qui a été fait et vécu dans notre pays. Histoire de savoir d’abord avec un peu de recul et puis de permettre au lecteur de revenir sur une année qui le concerne à tous les chefs.
Nous partagerons cette revue en trois parties. La première sera dédiée à l’activité des partis, la seconde sera consacrée aux hauts lieux et la troisième se penchera sur le reste de notre actualité de l’année qui s’en va.*L’Expression-Décembre 2013

*1–L’activité partisane en 2013

2013 diffère, sur plusieurs plans, de toutes celles qui l’ont précédée. Elle n’est pas une année comme les autres. Sur le plan sportif, cette année a consacré la qualification de l’Equipe nationale à la Coupe du monde qui aura lieu au Brésil. Sur le plan politique, elle a vu Bouteflika subir un AVC pour lequel il a été admis en hospitalisation, puis en convalescence pour une longue durée. Dans le domaine de l’activité partisane, elle a vu le retrait du dernier historique de la tête de son parti et elle a connu une étonnante recrudescence de ce phénomène bizarre et repoussant qui prend racine chez nous et qu’on appelle à tort «redressement» à la tête des partis. Mais, plus que tout cela, clôturant le troisième mandat de Bouteflika, l’année 2013 pose surtout, à sa fin, la question de savoir si un 4e mandat comme le souhaitent certains est envisageable ou pas. Est-ce la continuité qui attend l’Algérie en 2014 ou le changement? C’est 2013 qui tranche.
L’année qui va baisser ses rideaux ces jours-ci, est une année pas comme les autres. Ni pour ce qui est de la précipitation des évènements ni en ce qui concerne leur importance ou leur intensité. Nous tenterons, en ce qui suit, de rappeler les plus importants moments qu’aurait connus notre pays durant l’année 2013. Nous raconterons l’année 2013 sur tous les tons. Parfois avec ironie, parfois avec sourire, parfois avec colère mais à travers tout cela ce sera la peine qui tissera notre voyage car, pour tout dire, 2013 est une autre année qui est venue s’ajouter au drame que nous vivons depuis toujours!
Au 1er janvier 2013, nous avons été, selon un rapport de l’ONS, 37,9 millions d’habitants à enjamber l’entrée de la nouvelle année. Ce chiffre, nous dit-on, constitue une hausse de 2,16% par rapport à ce que nous étions en 2011.
Et nous avons donc été près de 38 millions à être témoins, en ce début d’année, d’une descente en règle des responsables des deux plus grands partis du pays. Ouyahia, qui comprit rapidement le sens d’une rébellion, un peu trop douteuse, préféra remettre sa démission le 03 janvier c’est-à-dire au moment où la nouvelle année s’essuyait encore les yeux, alors que Belkhadem, qui ne comprit rien à la chose et ne vit rien venir, a dû être descendu, après avoir entraîné son parti dans une série de spectacles désolants et presqu’un mois plus tard, de force par ses propres amis et co-redresseurs d’hier. Ce fut un 31 janvier. Mais personne ne savait à l’époque ce qui allait advenir de ce fauteuil laissé vide pour la circonstance et encore moins qui allait l’occuper. Certains avançaient le nom de Bouhara, d’autres celui de Abada, d’autres celui de Goudjil, mais beaucoup rêvaient en silence et caressaient le désir secret de grimper sur cette chaise enfin qui était toute proche et vide de surcroît. Ensuite, on cessa de parler de Bouhara (décédé le 10 février) et de Goudjil (appelé au Sénat). Et puis, vers la fin février, circula un jour, un seul jour, le nom d’Amar Saâdani qui fut aussitôt fustigé par les redresseurs qui lui reprochèrent beaucoup de choses dont, notamment, sa non-habilitation à occuper le poste. Dossier clos, donc de ce côté-ci! Au FLN, on continuait alors à s’éventrer entre frères, à se tirer dans les pattes, à se jeter des peaux de banane tout en faisant attention à garder bien haute la tête pour savoir vers qui aller le moment venu. Les bagarres succédaient aux querelles, et les allées et venues annonçaient les réunions secrètes.
La vague du changement, qui avait secoué certains pays arabes, s’était échouée, chez nous, aux pieds des partis. Après Ouyahia qui quitta le RND et Belkhadem qui fut débarqué du FLN, arriva le tour de Bouguerra Soltani de sauter du navire MSP. Un semblant de suspense fut entretenu à propos de celui qui allait remplacer l’ancien ministre d’Etat membre de l’Alliance présidentielle et la nuit du samedi 04 au dimanche 05 mai 2013, la nouvelle tomba, c’est désormais Abderrezak Makri (que la presse chez nous appelle Makri), qui est chargé de la destinée du parti de feu Mahfoudh Nahnah. Beaucoup d’encre coula à propos de ce nouveau leader d’un parti qui semblait trop lourd pour ses épaules inexpérimentées. Certes, il a un côté jeunesse qui lui confère un précieux avantage par rapport à ses adversaires mais rapidement, sur le terrain, il fit montre de beaucoup de précipitations et d’un discours plus fait de populisme et de démagogie, que de maturité et de diplomatie. Sur ce plan-là, il différait donc totalement de ses prédécesseurs. Nahnah était connu pour sa maturité et sa diplomatie, Soltani n’était certes pas diplomate mais il était suffisamment mature pour faire profiter son parti des occasions qui s’offrirent à lui. Il fallait attendre Makri pour n’avoir ni l’une, ni l’autre à la tête du MSP.
Cependant, le manège au sein du FLN continuait poussant nombre d’observateurs à demander à ce que le sigle du parti soit restitué au peuple et envoyé au musée pour être préservé de certains appétits trop douteux. Cela dura entretenant les illusions des uns, et les rêves des autres, jusqu’au mois d’août où Saâdani réapparaît, avec force cette fois, bien assuré apparemment de la réussite. Lorsque son nom fut balancé pour la deuxième fois, le froid glaça nombre de responsables du FLN qui comprirent que cette fois c’était sérieux. Cela coïncidait avec le retour de Bouteflika de France qui rentrait après sa maladie. Le dossier Saâdani était donc loin d’être clos. Il ne faisait que s’ouvrir!
Belayat et les siens ne purent arrêter la main presque visible qui faisait avancer les choses et, malgré toutes les démarches et toute la hargne de ses adversaires, Saâdani fut plébiscité le 30 août, à l’hôtel El Aurassi, nouveau secrétaire général du FLN. Ceux qui suivaient la scène politique nationale, se sont certainement interrogés si quelqu’un n’avait pas dû oublier de préciser à Saâdani sa mission et son rôle car, du jour au lendemain, celui-ci se mit à annoncer les réunions du Conseil des ministres et à théoriser sur les intentions du Président Bouteflika. Il essayait d’expliquer, à qui veut l’écouter, le pourquoi du comment des décisions prises par le chef d’Etat, allant jusqu’à piétiner à plusieurs reprises le terrain du Premier ministre, provoquant un «petit» malaise au sein des hauts lieux. Ensuite, emporté par son propre élan, Saâdani adressa en septembre une missive à Hocine Aït Ahmed pour en louer les mérites et lui demander de manière à peine cachée de cautionner la démarche qu’il allait entreprendre et que n’ignorait pratiquement aucun Algérien.
Le 16 novembre 2013, à partir de Blida, le nouveau SG du FLN annonça le choix de son parti. «Bouteflika sera notre candidat pour les prochaines élections présidentielles.»
De son côté le RND piétine. Une année après le départ de son secrétaire général, et malgré la désignation de Bensalah pour prendre l’intérim, le deuxième plus grand parti du pays reste sans tête et c’est à peine si, du bout de ses doigts, il fit signe qu’il existe encore. Dans un sursaut d’honneur, le RND arriva tout de même, quelques jours après, à exprimer lui aussi son soutien à un quatrième mandat, faisant écho à un FLN dont certains membres engagèrent une nouvelle épreuve de force contre Saâdani dès qu’ils apprirent qu’ils ne figuraient pas dans le nouveau bureau politique. Vers quoi s’achemine le FLN avec ces luttes de pouvoir qui le minent? Cest difficile à dire et il y a lieu de s’attendre à tout.*Par Aissa Hirèche-L’Expression-Samedi 21 Decembre 2013

*2–Les hauts lieux

A part la maladie de Bouteflika, les hauts lieux n’auront connu, durant l’année 2013, que deux ou trois événements sans trop d’importance.

Au tout début de l’année, au mois de mars 2013, le Premier ministre Sellal, récemment promu, annonçait qu’on allait procéder à la révision de la Constitution mais, à partir du 27 avril, les choses prirent une autre tournure. Le président eut à cette date un AVC qui le mena à l’hôpital du Val-de-Grâce de Paris. Durant cette hospitalisation, la scène politique de l’Algérie a connu beaucoup de turbulences. Certains appelaient de toutes leurs forces à faire valoir l’article 88 qui permet de pourvoir à l’empêchement du président à poursuivre sa mission à la tête de l’Etat.D’autres appelaient l’armée à faire preuve de conscience vis-à-vis du peuple et à intervenir au nom de la Constitution, alors que d’autres voix s’élevaient pour appeler à plus de retenue. Une divergence quant aux attitudes par rapport à la maladie du président était visible et claire. Sur les différentes chaînes de télévision, dans les différents titres de la presse écrite et même dans les cafés du coin, on ressentait l’impact de cette divergence. On parlait alors ouvertement de clans de là-haut et l’on remarquait aussi la valse incessante de ces énergumènes qui ne finiront jamais de danser d’un lieu à l’autre en fonction de ce qui leur provient comme nouvelles. Ce qui était remarquable c’est que certaines voix qui appelaient si fort à un quatrième mandat se turent brusquement, comme de peur d’être comptabilisées du mauvais côté. L’absence de Bouteflika dura à un point où il était presqu’impossible de continuer sans se réveiller sur des surprises. À part, peut-être, la veille de l’élection de 2004, on n’a eu jamais à sentir le pays aussi près d’un problème que cette fois. Dépêchés par on ne sait qui, et parlant on ne sait au nom de qui, certains danseurs des républiques modernes, avaient pris la décision d’aller voir Liamine Zeroual pour essayer de le faire revenir à la présidence du pays. D’où avaient-ils apporté cette approche? Personne ne sait. On sait simplement que c’était une approche dangereuse qui cherchait à jeter dans notre pays et de manière définitive la règle qui veut que chacun ramène le président qu’il veut. Que l’urne et le peuple allaient être définitivement enfouis dans les malles oubliées du passé. C’est d’ailleurs à cette période précise que Bouteflika interrompit sa convalescence en France pour venir la poursuivre en Algérie sachant que sa présence, à elle seule, était apte à faire rentrer certaines choses dans l’ordre. Ce qui eut lieu effectivement à partir de ce 16 juillet 2013 lorsqu’il atterrit à Boufarik. Dès son retour, Bouteflika commençait à reprendre les choses en main. C’est ainsi que, directement ou indirectement, il pesa dans la résolution du problème FLN qui durait depuis plus de sept mois et de laquelle résolution sortira Saâdani à la tête dudit parti. Ensuite, il procéda le 12 septembre à un remaniement ministériel, l’un des plus importants depuis sa venue en 1999 et qui fut confié à Sellal qui dirige donc son deuxième gouvernement depuis. À partir du mois d’octobre, un ensemble de décisions stratégiques allaient être prises par Bouteflika dans le domaine de la sécurité. Des transferts de missions, des départs à la retraite et des changements ont été opérés dans certaines institutions de l’Etat. Certains y voient les conséquences d’une lutte entre un certain clan Bouteflika et un certain clan Toufik. D’autres y voient des décisions tout à fait normales. Mais quelles que soient les véritables raisons de ces décisions, elles doivent avoir une relation avec la prochaine élection, d’une manière ou d’une autre, car on est à un moment et dans des conditions où les grandes décisions ne devraient pas être prises. Par ailleurs, de toute l’année, il n’y eut aucun Conseil des ministres à part celui du 29 septembre par lequel Bouteflika avait tenu à marquer sa présence au sommet de l’Etat. Trop peu, n’est-ce pas, pour un pays qui vit dans une période où les effets des changements nous pressent de partout et où les évènements d’importance se bousculent à nos frontières.*Par Aissa Hirèche-L’Expression-Dimanche 22 Décembre 2013

*3–Les élections et le reste

L’élection présidentielle que l’Algérie organisera en 2014 ne ressemble en rien et d’aucune manière à celles qu’elle a connues jusque-là.

En 2013, notre quotidien n’a pas été marqué uniquement par l’activité un peu trop anormale des partis ou par certaines luttes en hauts lieux. nous avons eu droit aussi à des préoccupations relatives à l’élection de 2014, à d’autres préoccupations d’ordre sécuritaire, sportif, social, économique etc… c’est ce à quoi nous nous intéressons aujourd’hui dans cette dernière partie de la revue consacrée à l’année 2013 qui s’en va.

L’élection présidentielle

L’élection présidentielle que l’Algérie organisera en 2014 ne ressemble en rien et d’aucune manière à celles qu’elle a connues jusque-là. si l’on excepte les élections sous le règne du parti unique et dont le paradigme est totalement différent, on peut dire en effet que depuis l’ouverture du champ politique, c’est la première fois que l’on sent que quelque chose se passe réellement, quelque chose qui ne soit pas de la simple poussière aux yeux comme on a l’habitude de recevoir aussi bien de la part des uns que des autres. Cette fois, c’est différent. Il y a des parties dans l’opposition qui, considérant son état de santé, demandent au président en exercice de se retirer, ce qui n’est pas coutumier chez nous, il faut l’avouer. Cette partie de l’opposition, formée par un groupe très réduit qui ne dépasse pas les doigts d’une main, n’a pas cessé depuis le début d’afficher ses revendications. Cependant, ceux qui ont été le plus virulent vis-à-vis du pouvoir en place ont été Ahmed Benbitour, ex-chef de gouvernement de Bouteflika et Djilali Sofiane, président du parti Jil Jadid. Le premier a tôt fait d’annoncer son intention de postuler à l’élection de 2014, il l’a fait depuis 2012 et depuis, il n’a cessé de prêcher la parole d’un candidat à la succession. Mais, soit à cause de son trop court passage à la chefferie du gouvernement, soit parce qu’il donne plutôt l’impression de quelqu’un d’un peu «trop gentil ou peut être trop mou» pour un tel poste, soit parce que, en plus, il est candidat indépendant, soit alors parce qu’il n’est pas assez compris, Benbitour n’a suscité d’engouement qu’au tout début de son initiative car, par la suite, on l’entend rarement et les médias relaient de moins en moins ses activités. Djilali Sofiane a, quant à lui, fait plus d’apparitions dans l’ensemble. Peut-être est-ce à cause du fait qu’il soit, contrairement à Benbitour, président de parti? Possible. Toujours est-il que ces deux candidats déclarés, ont introduit une manière nouvelle de s’adresser au pouvoir en place. Lorsqu’il a annoncé sa candidature le 02 novembre dernier, Yasmina Khadra a beaucoup plus surpris par sa décision elle-même de se porter candidat, que par autre chose car, chez nous, on n’est pas habitué de voir des intellectuels rôder de ce côté-ci de la vie! Les spéculations vont bon train à propos d’autres candidats mais, dans la réalité, on n’a encore rien vu venir. On nous promet par-ci que Benflis va bientôt réapparaître, on nous informe par-là que Hamrouche se prépare, on s’interroge ailleurs si Hanoune sera de la course ou non ou si on aura une autre femme et, chaque fois, une main se lève pour nous dire, avec philosophie et un semblant de sagesse, que tout sera su avant la fin de l’année. Même Lamamra, pourtant ministre des Affaires étrangères, s’est mis de la partie pour nous informer que Bouteflika se prononcera, quand il le jugera opportun. En attendant, on rapporte des comités de soutien ci et là pour supporter Benflis, on nous rapporte aussi, en ce mois de décembre, qu’un certain Touhami Abdelghani, coordinateur des comités de soutien à Bouteflika, aurait demandé à Bouteflika de renoncer au quatrième mandat. Mais Bouteflika, dont le FLN de Saâdani soutient ouvertement la candidature depuis le 16 novembre et qu’il appelle à se présenter à un quatrième mandat, qu’il trouve tout à fait légal et possible, tout comme Ghoul de TAJ et Amara Benyounès du MPA, ne dit pas mot encore. Ira-t-il? N’ira-t-il pas? La main s’est levée cette fois aussi pour nous dire qu’il faut attendre la fin de l’année. Nous sommes en fin d’année, n’est-ce pas?… Jusqu’à présent, on ne sait pas qui seront les candidats de l’élection présidentielle, version 2014, une autre différence de taille avec ce qu’on a l’habitude de voir.

Sur le plan sécuritaire

En 2013, l’aspect sécuritaire a sans doute été tant un thème récurrent dans la bouche de ceux qui ont fait du discours vide leur gagne-pain,mais il a été aussi une véritable préoccupation pour le gouvernement et pour le peuple algérien. Nous avons ouvert l’année avec un conflit armé à nos frontières Sud, au Mali précisément où la France est intervenue un peu trop précipitamment tout de même (11 janvier). Ceci a donné lieu à un autre problème sécuritaire de plus grande envergure (16 janvier 2013) dans la zone d’In Amenas lorsque des éléments, étrangers pour la plupart, sont venus prendre des otages à la base de Tiguengourine. Parmi ces otages, le nombre des étrangers n’était pas moindre et c’est ce qui a, sans doute conformément au désir des terroristes, donné une ampleur internationale à la chose. Heureusement que l’ANP a su intervenir à temps (19 janvier)pour empêcher que cette action n’ait des répercussions plus importantes qu’elle n’a déjà eues et qui nous ont valu les remontrances et les critiques trop injustes de partenaires étrangers avant que ceux-ci ne reviennent sur leurs propos et reconnaissent le bien-fondé du comportement des institutions algériennes. En février, et avec l’assassinat de Belaïd Choukri, a commencé un autre casse-tête sécuritaire pour les Algériens, mais à nos frontières du côté Est cette fois où la Tunisie, avec les évènements de Chaâmbi notamment,s’est vue pénétrer dans une période assez dangereuse de son histoire. Ceci qui valut la mobilisation des troupes algériennes qui, déjà, étaient sur le terrain pour surveiller du côté de la frontière avec la Libye.

Sur le plan sportif

Sur le plan sportif, c’est encore le football qui s’est démarqué à deux reprises au cours de cette année. La première fois, c’était un certain 1er mai 2013 lorsque les joueurs et le staff du MCA avaient refusé de monter à la tribune recevoir les médailles des mains du Premier ministre entraînant le football algérien dans la sale mare du bas comportement. La deuxième fois, ce fut un certain 19 novembre à l’occasion de la qualification de l’Equipe nationale à son quatrième Mondial après ceux de 1982 (Espagne), 1986 (Mexique) et 2010 (Afrique du Sud). Une qualification qu’il a fallu attendre jusqu’au dernier moment certes, mais qui a fini par venir tout de même pour le bien d’une jeunesse qui n’a ni autre occupation ni autre passe-temps et, surtout, pour le bien d’un système qui ne sait rien inventer pour le bien de la jeunesse du pays. Encore une fois c’est donc tant mieux pour nous et, encore une fois, c’est donc tant pis pour nous!

Sur le plan économique et social

L’économie n’a pas, encore une fois, été notre fort. Rien de particulièrement positif à mettre dans les registres de cette année 2013. Pour le côté négatif, nous ne manquons pas, comme à notre coutume. On peut cependant citer les plus importants comme le fameux scandale Sonatrach avec Chakib Khelil, dont on essaie de nous faire oublier le nom, ou cet aveu triste et tuant à la fois de Benyounès quant à l’échec total et sans appel de la privatisation des entreprises qu’on a menée avec des milliards de dinars en plus! Sur le plan social, c’est toujours la grogne qui, cette année particulièrement ne s’est pas arrêtée depuis janvier jusqu’à décembre. On a vu sortir dans la rue tous les corps de métier et toutes les fonctions du pays, y compris les employés des mairies et ceux des affaires étrangères et même les chômeurs, ce qui est une première chez nous. En ce qui concerne les enseignants, tous paliers confondus, on est habitué à les voir arrêter le travail et il ne se passe pas une année sans qu’ils reviennent réclamer du logement et des salaires de manière particulière. Les pics de l’année 2013 dans la grogne et les revendications sociales ont été atteints en février, en avril et en août particulièrement.

Ceux qui nous ont quittés

Nous ne terminerons pas cette revue sans une pensée à ceux qui nous ont quittés durant cette année 2013. Certes, on ne peut pas les citer tous, néanmoins, nous rappellerons quelques noms comme Ahmed Mahsas, décédé le 24 février. Cet homme qui a été grand lors de la guerre de Libération nationale a su aussi rester grand après l’indépendance, bien que loin du pays et il a aussi gardé toute sa grandeur après son retour en Algérie. Il y eut, ensuite Ali Kafi qui nous quitta en avril 2013 et le cheikh Abdelhamid Kermali décédé un 13 avril. Ensuite, il y eut Jacques Vergès qui tira sa révérence le 15 août et finalement Mandela qui partit en cette fin de décembre 2013. Si nous avons intégré Vergès dans cette pensée «nécrologique», c’est au vu de ses rapports particuliers avec notre pays, notre histoire et avec nous-mêmes. Et si nous y avons aussi intégré Mandela, c’est parce que ce dernier est parti tellement grand qu’il ne puisse appartenir à l’Afrique du Sud seulement, il fait plutôt partie du patrimoine de l’humanité entière!

*Par Aissa Hirèche-L’Expression-Mardi 24 Decembre 2013

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*Les événements qui ont marqué ou amusé les internautes algériens en 2013

Quels sont les évènements qui ont fait le buzz et marqué les internautes algériens en 2013 ? À quelques jours de la fin, TSA fait le point :

1. L’attentat de Tiguentourine

Le début de l’année a commencé par l’attaque terroriste de Tiguentourine. Le site gazier a été attaqué, le 16 janvier dernier, par un groupe d’une trentaine de terroristes qui a pris en otage des centaines de travailleurs algériens et étrangers. Au total, 37 otages ont été tués lors de cette attaque, alors que 29 terroristes ont été abattus et trois autres arrêtés, suite à l’assaut de l’Armée nationale populaire. Les internautes ont majoritairement salué l’intervention de l’armée et sa fermeté face aux preneurs d’otages, malgré la polémique sur le nombre élevé de victimes.

2. La maladie de Bouteflika

La maladie de Bouteflika a beaucoup alimenté les discussions sur les réseaux sociaux depuis son hospitalisation au Val-de-Grâce pour un mini-AVC, le 27 avril dernier. Les Algériens ont dû attendre le 12 juin dernier pour voir les premières images de leur Président. Ils ont découvert, choqués, un chef d’État très affaibli par la maladie. Les tentatives de la télévision et des responsables du gouvernement de rassurer sur l’état de santé du Président n’ont pas convaincu.

3. Changements au sein du DRS

Révélés par TSA, les changements opérés au sein du DRS ont été un des événements les plus marquants de l’année. Ils ont été très commentés par les internautes sur les réseaux sociaux. Les changements au sein du DRS ont été suivis d’un important remaniement ministériel. Pour beaucoup d’internautes, le changement ministériel ne sert à rien, puisque c’est toujours les vieux qui gouvernent et le remaniement au sein du DRS est juste un plan pour montrer que Bouteflika est fort, ce qui favoriserait sa réélection pour un quatrième mandat.

4. Les scandales de corruption, Khelil et Khalifa

L’année 2013 a été marquée par plusieurs scandales de corruption impliquant des responsables d’entreprises publiques, de hauts responsables de l’État et leurs proches. De nombreuses personnalités sont soupçonnées d’avoir perçu des commissions pour permettre à des groupes étrangers de décrocher des contrats de plusieurs milliards de dollars en Algérie. Le feuilleton de la corruption a fait le buzz sur les réseaux sociaux pendant toute l’année et continue d’être suivi par les internautes.

Le mandat d’arrêt lancé contre Chakib Khelil et sa famille a particulièrement enflammé les réseaux sociaux. Dans le même chapitre, l’extradition de Khalifa en Algérie, le 24 décembre dernier, a été très commentée. Pour la majorité des internautes, le mandat d’arrêt lancé contre Khelil, l’extradition de Khalifa et la création d’un organisme de lutte contre la corruption ne sont que de la poudre aux yeux pour détourner l’attention du peuple des vrais problèmes et préparer le terrain pour un quatrième mandat de Bouteflika.

5. Les clashs entre l’Algérie et le Maroc

Les attaques du Maroc contre l’Algérie, notamment l’arrachage du drapeau algérien à Casablanca, ont enflammé les réseaux sociaux, dévoilant beaucoup de haine entre les internautes des deux pays. Plusieurs clashs entre Marocains et Algériens ont marqué Facebook et Twitter avant que quelques initiatives pour faire la paix ne voient le jour. L’affaire Islem Khoualed, l’adolescent de 14 ans qui a écopé d’une peine de 18 mois, alors qu’un pédophile espagnol a été gracié, a également suscité la colère des internautes algériens. Dans ce registre, la nationalité marocaine obtenue par Cheb Khaled a également fâché sur la Toile.

6. La qualification de l’Algérie pour le Mondial

La qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde, le 19 novembre dernier, est l’un des rares événements qui ont égayé les internautes. Des images et des messages de joie ont été partagés pendant plusieurs jours sur les réseaux sociaux. Le sujet a inspiré les internautes pour faire des blagues sur les Algériens lors de leur déplacement au Brésil.

7. La présidentielle et le 4e mandat de Bouteflika

La présidentielle est aussi un sujet dont les internautes ont beaucoup parlé sur les réseaux sociaux. Sur la Toile, plusieurs candidats ont commencé leur campagne en présentant leur programme sur les comptes ouverts. Parmi les plus présents, on retrouve Benflis, Benbitour et Rachid Nekkaz. Le 4e mandat de Bouteflika fait également beaucoup de bruit. À ce sujet, beaucoup d’internautes se demandent comment un président malade peut encore espérer un quatrième mandat, pendant qu’une minorité le soutient malgré son état de santé. Plusieurs blagues et caricatures à propos du quatrième mandat sont postées.

8. Le lancement de la 3G

Après plusieurs années de retard et d’attente, la 3G arrive enfin en Algérie. Le 15 décembre, les propres offres sont commercialisées. Les internautes ont partagé leurs premières expériences, mais déplorent toujours le fait que l’Algérie soit parmi les derniers à avoir accès à la 3G, pendant que d’autres pays se préparent à la 5G. Un évènement a également secoué la Toile lors du lancement de la 3G, celui du baiser de Maradona à sa femme en public, lors de la cérémonie de lancement de la 3G de Mobilis.

9. Les blagues françaises sur l’Algérie

La boutade de François Hollande sur l’Algérie n’a pas été du goût des internautes algériens. Les facebookers et twittos n’ont également pas apprécié la réaction d’Alger suite aux « regrets » de Hollande. Pour eux, la réponse d’Alger était « trop timide ». L’animateur français, Laurent Requier, a auparavant lancé une blague sur Bouteflika dans son émission sur France2 « On n’est pas couché » pour se moquer du 4e mandat de Bouteflika. « Qui finira dans l’urne le premier, le bulletin ou lui-même ? », a-t-il lancé. Suite à ces blagues et d’autres de la part des Français, les internautes algériens pensent que l’Algérie est devenue « la risée du monde ».

10. Rapts, viols et assassinats d’enfants

Plusieurs enfants ont été enlevés, violés puis assassinés dans plusieurs régions du pays. L’assassinat de Haroune et de Brahim à Constantine, Chaima à Alger, Nadia à Mostaghanem et d’autres enfants innocents ont suscité la tristesse, la colère et l’indignation des internautes algériens qui ont demandé le retour de la peine de mort pour les violeurs et les tueurs d’enfants.

11. Décès d’Aussaresses et de Mandela

Si le décès du général tortionnaire Aussaresses a suscité des réactions de joie de la part des internautes algériens qui ont beaucoup parlé de justice divine. Le décès de Mandela les a beaucoup touchés. Un vibrant hommage a été rendu à Madiba que beaucoup d’internautes auraient aimé avoir comme président en Algérie.

12. Ceux qui ont fait rire

Si on devait faire un classement des personnalités qui ont beaucoup amusé les internautes algériens en 2013, la première place serait certainement attribuée à Abdelmalek Sellal. El fakakir, trouh nanak et d’autres phrases cultes du Premier ministre continuent de faire le buzz sur les réseaux sociaux plusieurs mois après avoir été prononcées. 

Le dictateur Hitler ne fait plus peur en 2013, au contraire il fait beaucoup rire les internautes algériens. Beaucoup de pages portant le nom « les phrases d’Hitler » sont créées. Sur ces pages, sont publiées les raisons pour lesquelles Hitler « ne peut pas occuper l’Algérie ». Parmi elles, « Je ne peux pas occuper un peuple dont le nombre était de 9 millions en 1962 et le nombre d’anciens combattants dépasse les 20 millions en 2013 ».

La prière de Khalida à la manière du yoga, « Houari l’ambulance », montré dans le reportage d’Ennahar qui aide les filles d’une cité universitaire à sortir la nuit, la poignée de main de City 16 avec Michael Jackson et d’autres ont beaucoup amusé les internautes algériens.*TSA-samedi, 28 décembre 2013

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*Les algériens et l’incertitude politique

 Que cesse la mascarade !

L’Algérie entame la nouvelle année avec des incertitudes aux plans politique, économique et social. Alors que l’année 2013 a été jalonnée par un flou total sur l’orientation politique du pays, un flottement de ses choix économiques et une ébullition du front social, les Algériens accueillent celle de 2014 avec les mêmes craintes. Et pour cause, le sort de la plus importante échéance politique du pays, la présidentielle de 2014, reste la grande inconnue. L’entretien, par le clan au pouvoir, du suspense autour la candidature du chef de l’Etat à un 4e mandat et sa volonté de réviser la Constitution ont mis la scène politique dans une situation inconfortable.

Une nouvelle année commence. 2014 ! C’est une année exclusivement politique pour les Algériens qui s’attendent à une animation intense de la scène politique nationale durant les trois prochains mois. Ils souhaitent, en tout cas, en finir avec la léthargie et les incertitudes politiques qui ont caractérisé l’année qui vient de s’achever. Le changement vers un avenir meilleur pour le pays reste, en effet, leur plus grand vœu pour ce nouvel an. Va-t-il se réaliser ? Le pays réussira-t-il à éviter les grands ratages de 2013 et ceux des années précédentes ? Dans tous les cas de figure, l’Algérie n’a plus droit à l’erreur. Les périodes de transition interminables et des vaudevilles de mauvais goût ne devraient plus avoir le droit de cité en 2014. Mais cela reste toujours au stade de souhait, dans une Algérie qui peine à sortir la tête de l’eau sous la direction d’un régime, dont le seul objectif est de maintenir le statu quo.

Un régime incarné par un Président qui, par sa volonté ou par celle de ses proches, veut prolonger encore son magistère contre vents et marées. Ce dernier et son entourage entretiennent, à cet effet, le flou autour de la prochaine présidentielle. Malgré l’état de santé très fragile du chef de l’Etat et en dépit des blocages institutionnels qui en ont résulté, le clan au pouvoir refuse toute nouvelle dynamique politique dans le pays. L’entretien du suspense autour de la candidature du président de la République à une quatrième mandature est faite dans une seule et unique visée : freiner les ardeurs des hommes politiques ambitieux et éliminer toute candidature sérieuse à la joute politique d’avril 2014. Cette stratégie semble avoir déjà donné ses fruits. A moins de trois mois des élections et à la veille de la convocation du corps électoral, seulement quelques candidats sont connus. Et même parmi ces derniers, certains menacent de se retirer dans le cas où l’actuelle locataire d’El Mouradia annonce sa participation à la prochaine échéance. Ils ne sont pas «lâches», mais ils se disent conscients qu’«on ne peut pas gagner lorsque le jeu est fermé».

Des ressorts de la société brisés

Ce qui a favorisé cette situation ubuesque est la politique de destruction massive de tous les ressorts de la société. Les observateurs de la scène nationale le confirment. En 15 ans de pouvoir, le système a laminé tous les contre-pouvoirs susceptibles de contribuer à la construction d’un véritable Etat de droit. Les partis politiques de l’opposition sont constamment malmenés, déstabilisés et empêchés de se construire sur des bases saines. Si elles ne sont pas diabolisées, les formations politiques de l’opposition sont émiettées par des mouvements de redressement qui empêchent leur évolution.

De même pour les partis au pouvoir qui ont servi, des années durant, comme soutiens inconditionnels au régime. Indépendants de leur volonté, ces partis ont fini par perdre même le peu de crédit dont ils jouissaient auprès des citoyens. Le mouvement associatif et la société civile censés être aussi des intermédiaires entre le pouvoir et le citoyen sont complètement laminés. Si elles ne se transforment pas en comité de soutien aux tenants du pouvoir, les organisations sont tout simplement menacées de disparition. Des associations risquent d’ailleurs de cesser leurs activités dans quelques jours. Le délai de deux ans qui leur a été fixé par la nouvelle loi sur les associations pour se conformer aux nouvelles dispositions expirera dans moins de 10 jours. Et plusieurs organisations autonomes n’ont pas été autorisées par le ministère de l’Intérieur à tenir leur assemblée générale. Une nouvelle forme de pression sur les associations qui jouent aussi un rôle important dans la formation du citoyen.

Les dégâts de cette politique s’étendent même à la presse. L’ouverture de l’audiovisuel promise en 2011 n’aura finalement pas eu lieu. Après plusieurs tergiversations, le pouvoir a fait son choix : l’ouverture de ce secteur important au privé se limite uniquement à la création de chaînes thématiques, selon un cahier des charges bien défini. Ce qui est une manière déguisée, pour l’Exécutif, de garder le monopole sur le secteur audiovisuel. Cette situation risque de perdurer encore en 2014…*Madjid Makedhi-El Watan-02.01.2014

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**Les personnalités qui ont marqué l’année 2013

Les personnalités qui ont marqué l'année

L’année 2013 a été particulièrement chargée d’événements tragiques, mais aussi heureux. Pour rester sur les aspects positifs de 2013, on a sélectionné pour vous les principales personnalités politique, artistique, sportive, et même des anonymes qui ont marqué cette année qui s’achève. C’est rien que pour vous…

Abdelaziz Bouteflika
Le président de la République Abdelaziz Bouteflika, aura incontestablement été la personnalité qui a marqué l’année 2013.
La nouvelle de son hospitalisation, le 29 avril dernier, a plongé le peuple algérien dans l’inquiétude. L’opacité avec laquelle ont été traitées les informations sur la maladie du président a accentué cette peur.
Ce qui a laissé place à diverses rumeurs, et fait que le président ait occupé les unes de la presse nationale et internationale pendant plusieurs mois.
Son retour aux affaires a fait taire les rumeurs, mais le suspense demeure toujours sur sa candidature pour la présidentielle d’avril 2014.
Ainsi, est relancée l’hypothèse de voir Abdelaziz Bouteflika briguer un quatrième mandat et permettre au président de marquer encore plus de son empreinte cette année 2013.

Abdelmalek Sellal
Ah sacré Sellal! Le Premier ministre aura été l’une des principales attractions de cette année 2013. Par sa simplicité, son langage populaire et son humour, il a réussi a gagner le coeur des Algériens. Il n’y a pas un Algérien qui, désormais, ne connaît pas Abdelmalek Sellal.
Il a révolutionné la politique en générale, et le poste de Premier ministre en particulier avec ses visites sur le terrain (38 wilayas pour le moment, Ndlr) qui lui permettent d’être à l’écoute du peuple et de l’Algérie dans toute sa profondeur. Abdelmalek Sellal aura aussi été la star des réseaux sociaux, en cette année 2013 avec ses sorties burlesques par lesquelles il essaie de changer les mentalités rétrogrades.
Ce qui lui valu certaines critiques. Mais comme dit l’adage, «le satire peut bien critiquer ses paroles, ce sont ses actions qu’elle honorera».
Et c’est ce qu’a fait le Premier ministre en répondant à ses détracteurs sur le terrain avec des réalisations en faveur des couches les plus sensibles de la population.
2013 aura donc fait de Sellal un Premier ministre pas comme les autres, qui a suscité à la fois l’admiration, la curiosité et les commentaires des citoyens qui l’ont vite adopté.

Ramtane Lamamra
Lui, c’est l’homme de cette fin d’année 2013. Inconnu de la population jusqu’à sa nomination en septembre dernier à la tête du ministère des Affaires étrangères, il est devenu une des personnalités les plus appréciées par les Algériens.
Polyglotte, maîtrisant l’art de la diplomatie et du discours, celui qui est connu pour être un «pitbull de la politique» a en quelques mois  su redonner un nouveau souffle à une diplomatie algérienne en perte de vitesse.
Ses discours et ses interventions sont écoutés attentivement par des Algériens qui se souviennent des bons souvenirs de la diplomatie de leur pays.
Il a marqué les esprits par ses prises de position fermes, particulièrement lors de la crise algéro- marocaine du mois de novembre dernier lorsqu’un énergumène au service du Makhzen a osé arracher le drapeau algérien de notre consulat à Casablanca.
Avec diplomatie, ce vieux routier de la diplomatie algérienne qui n’a pas froid aux yeux, a remis les Marocains à leur place, et notre diplomatie à celle qui est la sienne, à savoir le sommet!.

Mohamed Amine Lahmer
En cette année 2013, l’Algérie a eu son héros des temps modernes. Plus qu’une simple victime, le jeune Mohamed Amine est avant tout un héros. Cet agent de sécurité qui travaillait au site gazier BP-Sonatrach de Tiguentourine, à In Aménas, s’est sacrifié pour protéger les travailleurs de ce site. Au moment où les terroristes ont tenté d’entrer à la base de vie pour enlever des otages, ce jeune Algérien a résisté à leur assaut et a refusé de leur ouvrir l’accès de la base. Un refus qui va lui coûter la vie puisqu’il sera lâchement abattu. Il sera la première victime de la terrible prise d’otages de Tiguentourine. Ce geste héroïque aura permis de retarder la prise d’otages, et sauver ainsi des centaines de ses collègues qui ont réussi à se cacher. Le courage héroïque de Mohamed Amine n’a pas laissé les Algériens indifférents. Ils ont exprimé leur admiration et l’ont élevé au grade de héros national.

Maître Jacques Vergès
L’année 2013 a aussi vu la disparition tragique d’un autre de ces héros, Maître Jacques Vergès, décédé le 16 août dernier à l’âge de 88 ans. L’avocat du FLN pendant la guerre de Libération nationale, a choisi la 51e année de l’indépendance de l’Algérie pour tirer sa révérence. L’Algérie aura pleuré celui qui s’était rendu célèbre par sa «défense de rupture» – consistant à se servir du tribunal comme d’un porte-voix – adoptée durant la guerre d’Algérie quand il était l’avocat de militants du FLN. Il épousera d’ailleurs la moudjahida Djamila Bouhired, héroïne de l’indépendance et poseuse de bombes condamnée à mort, mais finalement graciée. La mort de ce personnage hors normes, a plongé l’Algérie dans le deuil à la mi-août de l’année en cours. Mais ce décès a fait remonter à la surface l’image de droiture et d’intégrité de ce défenseur des causes perdues qui restera un modele pour le peuple algérien.

Vahid Halilhodzic
Coach Vahid en pleurs après la qualification de l’Algérie pour son quatrième Mondial. C’est une image qui reste dans tous les esprits. Elle témoigne de l’importance de l’exploit qu’a réalisé l’entraîneur bosnien en cette année 2013. Connu comme étant quelqu’un d’imperturbable, un homme à poigne et qui ne se laisse jamais submerger par ses émotions, Vahid a craqué. Cette qualification qui était loin d’être facile au vu de l’état dans lequel il a repris la sélection algérienne à l’automne 2011 et du rajeunissement qu’il a mené au niveau de la sélection nationale, a fait de lui le héros des supporters des Verts. Ils ont même demandé à ce qu’on lui attribue la nationalité algérienne. Vahid doit ainsi mener les Fennecs pour d’autres exploits lors de la Coupe du Monde 2014, et pourquoi pas faire de lui «La» personnalité qui marquera 2014…

Yasmina Khadra
Ce n’est pas avec ses «best-sellers» que Yasmina Khadra a marqué l’année 2013, mais avec l’annonce de sa candidature à
l’élection présidentielle de 2014. En effet, le 2 novembre dernier, Mohammed Moulessehoul, de son vrai nom, a surpris son monde en annonacant son intention de briguer la magistrature suprême. Il a choisi le Salon international du livre d’Alger (Sila), événement littéraire le plus médiatisé du pays, pour lancer cette petite bombe. C’est en effet la première fois en Algérie qu’un intellectuel de cette envergure se présente à une élection présidentielle. Ainsi, celui dont les oeuvres ont été traduites dans plus de 40 pays, aura donné une saveur des plus littéraires à cette élection d’avril prochain.*L’Expression-Lundi 30 Decembre 2013

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*Les quinze personnalités algériennes les plus influentes en 2013, selon le site Almanach.dz

Le site Almanach.dz vient de publier son top 15 des personnalités les plus influentes en Algérie en 2013. L’homme de l’année est l’avocat et infatigable militant des droits de l’homme : Me Ali Yahia Abdenour. Le directeur de Maghreb Emergent, Ihsane El Kadi fait son entrée dans le palmarès.

Pour la cinquième année consécutive, le site Almanach.dz, conçu et dirigé par le journaliste et professeur Ahcene-Djaballah Belkacem, présente son palmarès des personnalités les plus influentes de l’année en Algérie. « Le choix s’est fait sur la base d’une observation continuelle des médias (et de la société ) tout au long de l’année, avec, en parallèle, la récolte d’avis et d’opinions, tout particulièrement dans les milieux de l’enseignement universitaire et de la presse (panel de consultants bénévoles) », indique l’auteur.

Quant à la sélection, elle porte sur « des personnalités (ou groupes de personnes) qui, tenant compte de leur notoriété, position, fonction et actions ont un « pouvoir » d’influence sur tout ou partie(s) de la société et/ou sur la vie quotidienne des citoyens et leur devenir », est-il précisé, et non sur « des personnalités occupant des postes de décideurs (dites « importantes »)». On y retrouve ainsi un homme politique (Ramtane Lamamra), une diplomate (Mag Aloisia Wörgette), un réalisateur (Merzak Allouache), des journalistes (Hadda Hzem, Meriem Abdou, Ihsane El Kadi, Tewfik Khelladi), des sportifs (Madjid Bougherra, Haimoudi Djamel) mais aussi des initiatives collectives (Jornane El gosto, Nabni, Dima Jazz).

Sur le podium

Les trois premières places sont occupées par des personnalités engagées pour l’Algérie dans des combats intellectuels voire militaires.

Sur la première marche : Me Ali Yahia Abdenour, éternel indigné de 92 ans, prenant la défense de l’ « opprimé » quelle que soit sa couleur politique, avocat depuis 1972 emprisonné plusieurs fois, militant des Droits de l’homme (membre fondateur et premier président de la Ladh en juin 1985 qu’il quittera par la suite pour fonder en 1989 la Laddh).

Sur la seconde marche : Zohra Drif, moudjahida de 76 ans, députée au sein de la première Assemblée nationale, membre du Conseil de la nation dont elle fut vice-présidente et auteure, en 2013,  de mémoires sur son combat pour la liberté.

Sur la troisième marche : les Forces spéciales de l’Armée nationale populaire (ANP) mises à contribution et en avant lors de la gigantesque prise d’otages de Tiguentourine à In Amenas en janvier 2013.

L’homme politique

Ramtane Lamamra (4e place) : ministre des Affaires étrangères depuis septembre, diplomate de carrière, ancien commissaire à la Paix et à la Sécurité au niveau de l’Union africaine.

Les journalistes Issus de la presse écrite, audiovisuelle et même électronique, ils occupent une large place dans le palmarès.

Hadda Hzem (6e place) : directrice de publication du quotidien arabophone El Fedjr (Alger), journaliste depuis de 20 ans, elle était la toute jeune reporter qui avait repris les fameux propos de l’ancien premier ministre Abdelhamid Brahimi sur les « 24 milliards détournés ».

Meriem Abdou (8e place): animatrice depuis plusieurs années d’une émission de politique internationale hebdomadaire sur la Chaine III de la radio nationale (« Histoire en marche »), elle a remporté en 2013 le Prix international de journalisme El Khabar Omar Aourtilane.

Ihsane El Kadi (10e place) : fondateur et animateur du site web d’informations spécialisé en économie Maghreb Emergent (qui a lancé une radio web), auteur de chroniques économiques dans El Watan et d’un blog sur le site d’informations Al Huffington Post.

Tewfik Khelladi (11e place) : DG de l’Entv, ancien journaliste à l’APS dont il fut chef de bureau à l’étranger (Bruxelles) et proche de la famille Bouteflika avec qui il a toujours participé aux staffs des campagnes électorales présidentielles.

Les sportifs

Madjid Bougherra (5e place) : footballeur professionnel de 28 ans, capitaine de l’équipe nationale depuis 2010 et auteurdu but contre le Burkina Fao offrant à l’Algérie sa place pour la Coupe du Monde au Brésil en 2014.

Haimoudi Djamel (12e place) :arbitre international de football de 43 ans désigné par la Caf meilleur arbitre africain 2013, il a été présélectionné pour le Mondial brésilien de 2014.

Les collectifs

Jornane El gosto (7e place) : émission de télévision diffusée par Djazair Tv, sorte de « Guignols de l’Info » au succès inégalé se faisant remarquer pour son humour critique caustique à l’égard de tous les décideurs.

Nabni (9e place) : le collectif « Notre Algérie bâti sur de nouvelles idées » a remis ses recommandations au Premier ministre, Abdelmalak Sellal, et a été invité à participer à la « tripartite » de fin 2013.

Dima Jazz (13e place) : festival de jazz se déroulant chaque année, depuis plus de 10 ans à Constantine et qui a fait son chemin. Aujourd’hui, les animateurs  réussissent à faire venir à Constantine les plus grands du genre comme Archi Sheep.

Les électrons libres

Mag Aloisia Wörgette (14e place) : ambassadrice d’Autriche en Algérie depuis 2010, se faisant remarquer et apprécier pour ses activités de proximité. Elle a fait le « buzz » lorsqu’on a découvert qu’elle faisait le ramadhan car « fascinée par l’ambiance familiale, le partage, les soirées conviviales ».

Merzak Allouache (15e place) : réalisateur prolifique de 69 ans avec 17 longs métrages à la clé dont son dernier « Le Repenti » sorti en 2012 a reçu plusieurs prix cinématographiques. 

*Maghreb Emergent-jeudi 2 janvier 2014

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*L’Algérie envahie par la drogue du Maroc

186 tonnes de kif saisies en 11 mois

Plus de 186 tonnes de résine de cannabis ont été saisies durant les onze premiers mois de 2013, soit une augmentation de plus de 42% de la quantité saisie par rapport à la même période de l’année 2012, selon l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onldt). «Au total, 186.470, 762 kg de résine de cannabis ont été saisis durant les onze premiers mois de l’année 2013 contre 130.921,387 kg saisis pour la même période de l’année 2012, soit une augmentation de 42,43% de la quantité saisie», a indiqué le directeur général de l’Onldt, Mohamed Zouggar. Il a relevé que la quantité de résine de cannabis saisie en Algérie «provient du Maroc», de même que «72% des quantités saisies dans le monde».  Il a précisé que l’Algérie demeure «un pays de transit» pour les trafiquants de la drogue, notant que les instances internationales sont «conscientes» de l’ampleur de ce phénomène. Rien qu’à Béchar, plus de 20 quintaux de kif traité et 183 comprimés de psychotropes ont été saisis, du début du mois de novembre dernier à la mi-décembre, à travers la wilaya de Béchar, a-t-on appris samedi auprès du groupement territorial de la Gendarmerie nationale. Il a été procédé aussi à l’arrestation de 21 personnes, dont un dangereux trafiquant auteur d’une tentative d’introduction à travers les frontières de 20 quintaux de kif traité, a-t-on précisé. Les personnes arrêtées ont été toutes placées en détention préventive par la justice pour trafic, détention et consommation de drogue, selon la même source. Aussi, une enquête sur la drogue en milieu scolaire sera lancée à la fin du mois de février 2014 par l’Office en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, a-t-on appris auprès de l’office. «Les préparatifs sont au stade d’appel d’offres pour la réalisation de cette enquête qui concernera les établissements des cycles moyen et secondaire», a indiqué le directeur général de l’Onldt, Mohamed Zouggar. Il s’agit d’une enquête ciblée qui intervient suite à l’enquête nationale et globale sur la prévalence de la drogue qui a été réalisée durant l’année 2010, a-t-il expliqué. Une autre enquête est prévue également en milieu universitaire, a-t-il dit. Plusieurs associations vont se constituer prochainement en réseaux de lutte contre la drogue en Algérie, à même d’impliquer davantage la société civile dans l’éradication de ce fléau. «L’office a saisi 179 associations nationales et locales qui activent dans le domaine de lutte contre la drogue sur les 334 associations recensées, dans l’objectif de créer un réseau d’associations à impliquer davantage dans la lutte contre ce fléau», a indiqué le directeur général de l’Onldt.*L’Expression-Dimanche 22 Décembre 2013

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3 réponses à “2013 en Algérie”

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