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*Il y a 54 ans jour pour jour, le 5 juillet 1962 l’Algérie recouvrait son indépendance après 132 de colonisation, ponctuée de guerres, d’insurrections, et d’une Révolution armée de presque 8 années entre 1954 et 1962, marquant une guerre de libération sanglante, mais ô combien glorieuse, pour son peuple, mais aussi pour tous les peuples opprimés et colonisés. Une Révolution glorieuse dont l’écho a gagné les quatre coins du monde.

La liesse qui a gagné toutes les villes algériennes en cet été de l’année 1962 montrait clairement que le peuple algérien était derrière le FLN/ALN qui a mené une lutte héroïque au prix d’un sacrifice rouge sang contre l’armée de l’une des plus grandes puissances du monde aidée dans sa criminelle besogne par l’organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN).

Le 5 juillet 1962, le drapeau algérien flotte enfin sur tous les édifices publics et privés, sur les voitures, les bus, dans les mains de milliers d’algériennes et d’algériens…. Les villes sont en liesse, les Algériens chantent et dansent dans les rues. L’indépendance est proclamée officiellement.

Quatre jours plus tôt, le 1er juillet, la population s’était prononcée à 99% pour l’indépendance au cours d’un référendum d’autodétermination, quatre mois après la signature des accords d’Evian. C’est la fin officielle d’une guerre meurtrière de huit ans, qui a engendré 1.5 million de martyrs, 40.000 villages détruits, des centaines de milliers de personnes déplacées, des veuves et des orphelins qui ne se comptent plus…

Pour rappel, l’invasion française avait débuté en 1830 avec un débarquement sur les côtes à l’ouest d’Alger et en particulier sur la plage de Sidi Fredj. 37. 000 soldats répartis dans 675 bâtiments allaient débuter une sale guerre d’occupation et de colonisation en usant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, en faisant subir au peuple algérien, enfumades, exil des résistants en Nouvelle Calédonie, massacres, oppression, brimades, humiliations, assassinats, torture à grande échelle, bombardements au napalm des populations civiles…

Le 5 juillet 1962, l’Algérie est enfin libre après avoir payé un lourd tribu. Le 29 septembre, Ahmed Benbella prend la tête du gouvernement. Il deviendra le premier président de l’Algérie indépendante un an plus tard en septembre 1963. *Par Khidr Ali | mardi 05/07/2016 | algerie1.com/

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*1962 – 2012    *50 ans de l’Indépendance de l’Algérie

Le 5 juillet 1962 l’Algérie fête son indépendance

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Vidéo: ALGÉRIE 1962-2012: Feux d’artifice

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*Alger illuminée de mille feux pour célébrer le cinquantenaire de l’indépendance

Les Algérois ont été agréablement émerveillés par les spectacles organisées au niveau des grandes artères de la capitale, illuminée de mille feux, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance nationale, dont le coup d’envoi des festivités a été donné à minuit.
A l’esplanade de Ryadh El-Feth, des milliers de personnes, dont certaines venues des quatre coins d’Algérie, se sont agglutinées autour du sanctuaire des martyrs pour assister à un méga concert avec des artistes de renoms tels que Hassiba Amrouche, qui a su faire vibrer l’assistance. A ce spectacle se mêlait des youyous qui fusaient de la foule et des habitations environnantes où l’emblème national était ostentatoirement accroché.
Les Algérois, pour la plus part, ont préféré se déplacer en métro, tramway, bus ou téléphérique (gratuits pour la circonstance) afin d’assister aux différents spectacles organisés ça et la.
D’autres personnes se sont ruées, dès la nuit tombée, seule, en famille ou en groupe, vers les hauteurs de la capitale pour admirer les feux d’artifice, l’évènement phare, tant attendu aussi bien par les petits que par les grands.
Toutefois, le lancement des feux d’artifices n’a pas eu lieu et les nombreuses personnes, qui ont pris les meilleures places notamment au niveau d’El Madania et de Riadh El Feth pour contempler le spectacle, sont reparties déçues.
Approché par l’APS, Mohamed, 60 ans, accompagné de sa femme et de ses deux enfants, a exprimé sa déception suite à l’annulation des feux d’artifices pour cette nuit. « Mes enfants étaient impatients d’assister au tir des feux d’artifices à minuit du 5 juillet, date qui symbolise l’année où les Algériens ont chassé les Français, après 132 ans de colonisation », explique-t-il.
Toutefois, il a exprimé sa fierté de voir l’Algérie atteindre « un niveau appréciable de développement et pouvoir organiser ce genre de festivités, alors qu’en 1962, le pays avait démarré avec rien ».
D’autres ont choisi de suivre la célébration du cinquantenaire au niveau de quatre places publiques (Grande Poste, Bab Ezzouar, Place des Martyrs et Bourouba), dotées d’une quarantaine d’écrans géants projetant des films sur la glorieuse révolution algérienne et les réalisations de l’Algérie indépendante.
Au niveau de la Grande Poste, un concert non-stop était suivi par des centaines de personnes qui dansaient au rythme de la musique. Des spectacles se déroulaient, au même moment, au niveau des grandes artères d’Alger.
De haut-parleurs diffusaient, de leur côté, des chants patriotiques au niveau des grandes places publiques créant ainsi une ambiance empreinte de nationalisme.
Des rues, boulevards et places publiques de la capitale, ornés de l’emblème national (environ 50.000), étaient, pour leur part, illuminés de mille feux.
Ceux les plus prisés sont sans conteste la Grande Poste et le sanctuaire des martyrs à El Madania. Les grands magasins étaient, eux aussi, de la partie puisqu’ils étaient ouverts toute la nuit, illuminés et ornés de guirlandes de différentes couleurs pour fêter à leur manière ce cinquantenaire. Alger semble, ainsi, vue de ses hauteurs, notamment d’El Madania, Hydra, El Biar et Bouzaréah, parsemée de pierres précieuses. (APS-05.07.2012.)

** Méga concert à l’esplanade de Ryadh El Feth

Un méga concert animé par une pléiade d’artistes algériens de styles de musique différents se tient depuis le début de la soirée du mercredi à l’esplanade de Ryadh El Feth à Alger.
L’interprète de la chanson kabyle, Rabah Asma, était le premier à monter sur scène. Il a gratifié le public présent en force d’un cocktail de ses chansons dansantes.
La chanson raï a pris une part importante de la soirée avec le passage des « chebs » Redouane, Miloud et Nassim. Ces jeunes chanteurs ont proposé des chansons très rythmées qui ont mis le public en effervescence.
Pour sa part, la chanteuse Hassiba Amrouche a entamé son programme par « Ya Mohamed Mabrouk Alik », un chant patriotique de Abderahmane Aziz, suivi de la chanson « Lilah ya Djazaïr » du roi du raï, Khaled, avant d’enchaîner avec une série de chansons kabyles.
Une ambiance conviviale a été créée. Des jeunes, venus en familles ou entre amis, ont exprimé leur joie en se laissant emporter par les rythmes émanant de la scène.
A minuit, l’hymne national a été entonné. La soirée, qui marque le début des festivités commémoratives du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, verra également le passage de Hasna El-Becharia, Gypsie Mascuti (Tunisie), Hassen Dadi et Cheb Bilal.
Un programme artistique dense et varié est concocté dans la nuit du 4 au 5 juillet (mercredi à jeudi) sur l’ensemble du territoire national pour célébrer le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie.
Le lancement officiel de ces festivités a été donné durant la même soirée au Centre des arts de Sidi Fredj (Casif) à Alger par un spectacle chorégraphique intitulé « Les héros du destin, la fête de la gloire ».
Ce spectacle qui est d’une durée d’une heure et demie et auquel ont participé près de 500 artistes algériens entre chanteurs, danseurs de ballet, comédiens, membres de troupes folkloriques, est conçu part le libanais Abdelhalim Caracalla et produit par l’Office national de la culture et de l’information (Onci). (APS-05.07.2012.)

   »Kassaman », un hymne à la gloire de la révolution algérienne

Puissant comme la révolution qu’il a déclamée, fort comme les hommes qui l’ont chantée, simple comme Moufdhi Zakaria qui l’a écrit,  »Kassaman ! », l’hymne national est dans tous les c’urs des Algériens, qui célèbrent aujourd’hui jeudi le cinquantenaire de l’indépendance nationale.
C’est dans sa cellule, qui portait le N.69, que le poète et militant de la cause nationale Moufdhi Zakaria, de son vrai nom Cheikh Zakaria Benslimane Ben Yahia Ben Cheikh slimane ben ckeikh Aissa, a écrit, avec son propre sang, les vers des cinq couplets de l’hymne national.
L’histoire de l’hymne national est celle de la révolution : c’est en avril 1955 que Moufdhi Zakaria, alors détenu dans la tristement célèbre prison de Barberousse, à Alger, est chargé par  »des frères » de l’écrire.
En fait c’est Abane Ramdane et Benyoucef Benkhedda qui chargent un militant de la cause nationale, Rebah Lakhdar, de contacter Moufdhi Zakaria pour écrire l’hymne national de la révolution algérienne. C’est dans un appartement du  »14 » (un immeuble ainsi surnommé car ayant 14 étages) de la rue Hélène Boucher dans l’ex-Ruisseau (El Anassers actuellement) que la décision est prise de donner à la jeune révolution son hymne national.
Abane et Benkhedda chargent Rebbah, qui hébergeait alors Abane Ramdane, de contacter Moufdhi avec comme mission décrire cet hymne. Selon des témoignages, l’hymne national sera écrit du sang même de Moufdhi Zakaria, car n’ayant ni crayon ni papier pour écrire en cellule.
 »Fach’hadou ! » (Témoignez-en !) est né. Plus tard, le poème de Moufdhi Zakaria sera renommé  »Kassaman » (Nous jurons). Il sera chanté pour la première fois à Tunis, dans les studios de la radio-télévision tunisienne en 1957.
Mais, auparavant, il fallait composer cet hymne. C’est le chanteur-compositeur et comédien Mohamed Touri, célèbre pour ses  »sketches », qui sera chargé de cette mission. Mais, la composition musicale de Touri ne plait pas tellement.
La composition musicale de l’hymne national sera ensuite confiée au tunisien Mohamed Triki avec une chorale algérienne à Tunis. Là aussi, l’essai n’est pas concluant. Et c’est vers le compositeur égyptien Mohamed Fawzi que les regards se tournent.
La partition musicale de Mohamed Fawzi sera retenue finalement, et c’est cette partition qui est montée au maquis, porteuse des espoirs et des sacrifices ultimes d’une génération d’Algériens pour que vive enfin leur patrie libre et indépendante.
Et c’est cette même partition que tous les Algériens chantent aujourd’hui, cinquante années après son adoption officiellement comme l’hymne national de l’Algérie indépendante.
Egalement message aux générations futures, l’hymne national se termine ainsi :
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 »Des Champs de bataille monte l’appel de la Patrie Ecoutez-le et obtempérez ! Ecrivez-le avec le sang des Martyrs ! Et enseignez-le aux générations à venir ! O Gloire ! Vers toi Nous tendons la main ! Car Nous avons décidé que l’Algérie vivra Soyez-en témoins ! Soyez-en témoins ! Soyez-en témoins ! »  (APS-05.07.2012.)

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