Législatives 2017.Algérie

                 **Législatives 2017.Algérie  

                       *jeudi 04 mai 2017

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**cliquer ici: Législatives 2017.Alg.suite1

***articles similaires:  Législatives 2017.Alg.suite-2

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**Analyse de Rachid Tlemçani, politologue :

On ne peut pas mettre derrière chaque candidat un magistrat

*Le politologue Rachid Tlemçani donne quelques clés de compréhension des dernières législatives algériennes de mai 2017

*Les résultats officiels du scrutin de mai 2017 n’ont guère surpris les observateurs avertis en Algérie ou ailleurs. Si dans les pays démocratiques, les élections réservent toujours des surprises aux électeurs et à l’opinion publique, ce n’est pas le cas dans les pays autoritaires. Les résultats dans ces pays sont connus avant même la tenue des élections. L’enjeu électoral n’est pas l’alternance pacifique au pouvoir mais la consolidation, voire la légitimation, du groupe dominant au détriment de la promotion de la démocratie et des règles de jeu transparent. *cliquer ici:  Législatives 2017.Alg.suite-2

*Dans la même page: 

*Près de 17 millions d’Algériens ont rejeté les législatives

*Déficit de légitimité et crise économique

*Le bourrage des urnes s’est fait au niveau national

*L’opposition engagée humiliée

***Tous les partis d’opposition, de toutes les couleurs, qui ont pris la décision-kamikaze de participer aux législatives du 4 mai ont essuyé un revers cinglant.

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Comme il était prévu par de nombreux observateurs, les deux partis au pouvoir, le FLN et le RND ont obtenu la majorité absolue au parlement à la suite des résultats des élections législatives rendues publiques ce vendredi par le ministère de l’Intérieur. 

Le parti du Front de libération nationale (FLN) est arrivé en tête avec 164 sièges remportés aux élections législatives du 4 mai 2017, suivi du Rassemblement national démocratique (RND), avec 97 sièges, selon les résultats annoncés vendredi par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nourredine Bedoui. Voici les résultats complets de ces élections avec le classement des partis et le nombre des sièges obtenus par chaque parti :

FLN : 164 sièges, dont 50 femmes
RND : 97 sièges dont 32 femmes
Mostakbal : 14 sièges dont deux femmes
Ennahda : 15 sièges dont 4 femmes
ANR : 8 sièges dont 4 femmes
RCD : 9 sièges dont 3 femmes
PT : 11 sièges dont 3 femmes
FFS : 14 sièges dont 3 femmes
TAJ : 19 sièges dont 4 femmes
Indépendants : 28 dont six femmes
Alliance MSP : 33 sièges dont 6 femmes
Plusieurs petits partis ont décroché entre 1 et 4 sièges.

***divers médias./ 05 mai 2017

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*Candidatures aux législatives

     ***Le grand business

Des signatures à un prix variant de 1000 à 3000 DA, des places sur des listes électorales cédées à 10, 20, voire 50 millions de dinars pour les têtes d’affiche, et une rémunération de 40 000 DA, voire 60 000 DA pour les «dénicheurs» de candidats pour boucler des listes électorales. Jamais des élections législatives n’ont dégagé une aussi forte odeur d’argent que celles du 4 mai 2017. La course effrénée à la députation a poussé bon nombre de candidats et certains états-majors de partis à recourir à des moyens illicites pour obtenir un ticket de participation au scrutin, créant ainsi l’étonnement face à l’apparition subite, en deuxième et troisième positions, de formations nouvellement créées, ou depuis longtemps disparues de la scène politique, alors que des partis bien implantés ont fini, faute de moyens, par se délester de nombreuses wilayas du pays.

Le Parti des travailleurs (PT) et le Front des forces socialistes (FFS) sont les deux partis qui ont dénoncé publiquement ces pratiques immorales et illicites, sans que les autorités ne s’autosaisissent. N’ayant pu présenter que 42 listes sur les 52 circonscriptions, Louisa Hanoune tire la sonnette d’alarme : «On a découvert le délitement de la société, on a vu ces nébuleuses de partis qui dépensent des sommes colossales pour acheter des signatures ; qui ne s’encombrent pas de scrupules et ne s’empêchent pas de se livrer à des trafics en tout genre pour satisfaire l’exigence des parrainages pour présenter des listes…» Pour elle, «il n’y a plus de morale sociale ni de morale politique (…). La responsabilité incombe à ceux qui ont adopté des politiques qui amènent la déchéance sociale». Lui emboîtant le pas, le premier secrétaire national du FFS, Abdelmalek Bouchafa, accuse ce qu’il qualifie de «mafia administrative et financière appuyée par une administration partiale» de mettre des bâtons dans les roues du parti et de freiner sa progression, sans toutefois être plus explicite. Eclaboussé lors des élections législatives de 2012 par le recours flagrant à l’argent, notamment par les «nouveaux riches» qui ont investi l’assemblée, le FLN s’est retrouvé au centre de nombreux scandales qui ont poussé son nouveau secrétaire général, Djamel Ould Abbès, à dénoncer publiquement «ceux qui ont utilisé la chkara (le sachet d’argent) pour parvenir à l’APN». Il menace de remettre «les dossiers» à la justice, et promet de nettoyer le parti de ces pratiques qualifiées de «maffieuses». Pourtant, c’est dans les rangs du FLN que l’argent circule le plus. Une députée de Constantine, et de surcroît membre du comité central, Salima Athmani, a été interpellée par les services de sécurité alors qu’elle recevait 10 millions de dinars qu’elle aurait réclamés à un des responsables du FLN pour le placer en deuxième position sur une liste électorale. Cette affaire a été suivie par une autre. Celle du fils du secrétaire général du FLN, interpellé par les services de sécurité à la résidence d’Etat sur dénonciation. Lors de sa conférence de presse, samedi dernier, Djamel Ould Abbès n’a pas démenti cette interpellation, sans entrer dans les détails qui, d’après nos sources, seraient liés à la confection des listes électorales. Les places sur les listes du FLN se vendent au prix fort… Dès sa désignation en tant que secrétaire général du FLN, Ould Abbès s’est lancé dans une guerre contre de nombreux membres du bureau politique et du comité central, accusés d’avoir acheté leurs sièges au Parlement. Malheureusement, le recours à l’argent n’a pas disparu pour autant. Des sources bien informées affirment que les places sur les listes du FLN se sont vendues au prix fort, nous dit-on : une moyenne de 10 millions de dinars pour une troisième place et un peu moins pour la seconde place. Publiquement, c’est aux kasmas que Djamel Ould Abbès a confié l’élaboration des listes électorales. Mais, en réalité, c’est à lui que revenait la décision finale. D’où la contestation grandissante qui a failli tourner à l’émeute. Au Rassemblement démocratique et populaire (RND), la situation ne diffère pas tellement. Après 20 ans d’existence, le Rassemblement a perdu du terrain, mais reste très présent dans l’administration et a vu lui aussi l’entrée en force d’«hommes d’affaires, de commerçants et de nouveaux riches». Sa présence dans les 48 wilayas n’étonne pas vu sa proximité avec les autorités locales et le statut de chef de cabinet de la Présidence de son secrétaire général. La grande surprise a été la présence de deux partis récemment créés, le Mouvement populaire algérien (MPA) et Taj dirigés par deux anciens ministres, Amara Benyounès (Commerce) et Amar Ghoul (Travaux publics et Tourisme), mais aussi deux autres, le Front El Moustakbal, dirigé par un jeune médecin, le Dr Belaïd, et l’ Alliance nationale républicaine (ANR), disparu de la scène politique depuis des années et qui refait surface. Créé vers la fin de 2012, Taj se présente dans les 52 circonscriptions et beaucoup s’interrogent comment il a pu collecter les 200 signatures pour chacun des 464 sièges de l’Assemblée. Des proches de ce parti sont formels : «Des sommes colossales ont été déboursées pour acheter des signatures dont les tarifs étaient compris entre 1000 et 3000 DA. La somme semble insignifiante, mais dans les régions reculées, elle représente beaucoup. Mieux encore, Taj a même prévu une rémunération pour les dénicheurs de candidats à mettre sur les listes pour les compléter. Pour certaines, c’est l’administration qui l’a aidé.» La même pratique a été observée chez le MPA «qui a utilisé ses réseaux de commerçants et d’importateurs pour collecter les signatures et rassembler les candidats à la députation». Aussi bien Taj que le MPA, considérés comme les partis de l’allégeance, «auraient recouru à l’argent pour ramener des candidats sur leurs listes et acheter les signatures pour les valider», révèlent nos sources. Ce qui ne serait pas le cas pour le Front El Moustakbal, que dirige un jeune médecin, le Dr Belaïd, issu du FLN et qui se présente comme la quatrième force, avec des listes dans 50 circonscriptions. Selon nos sources, le jeune médecin aurait beaucoup profité de ses anciennes relations au sein de l’Union nationale des étudiants algériens (Unea) et de l’Union nationale des jeunes Algériens (Unja), mais aussi des jeunes contestataires du FLN. Avec 34 circonscriptions, l’ANR, qui compte dans ses rangs des cadres de l’administration, des Patriotes et des intellectuels, vient juste après le FFS, avec 34 listes. Disparu de la scène politique depuis des années, l’Anr refait surface en suscitant de nombreuses interrogations. Mais la réponse est toute simple. Selon des sources proches de l’administration, «il a profité de sa proximité avec le RND, qui l’a beaucoup aidé pour confectionner ses listes et augmenter ses chances d’entrer au Parlement. L’administration a été également instruite pour lui permettre d’être présent  dans de nombreuses circonscriptions». Pour les services de sécurité, «le recours à l’argent est une réalité amère et les rapports dans ce sens sont nombreux. Mais il ne reste que des rapports». Le business des voix et des places sur les listes électorales a fortement pollué l’espace public. Les hommes d’affaires aux richesses douteuses et les ministres qui font la course aux sièges de l’Apn en dépensant des sommes colossales ne sont nullement intéressés par les salaires et les avantages liés au poste de député, ils veulent tout simplement une immunité parlementaire qui les protégera de la loi.**Salima Tlemçani / el watan / mardi 14 mars 2017

*******L’argent sale ronge les partis politiques.

La situation n’est pas nouvelle. Mais ces derniers jours, une série d’évènements l’ont révélée au grand jour. La police et la gendarmerie ont ainsi effectué des perquisitions aux domiciles de certains responsables du FLN ou de leurs proches. Ainsi, les services de la gendarmerie nationale relevant de la circonscription de Zeralda ont effectué, il y a quelques jours, une perquisition au domicile du fils du secrétaire général du FLN, Djamel Ould-Abbès. Une somme d’argent, estimée à 1,5 milliards de centimes a été découverte et saisie ainsi que des documents compromettants liés à la confection des listes électorales. Le fils du responsable politique aurait, selon toute vraisemblance, servi d’intermédiaire pour appuyer certaines candidatures aux législatives moyennant d’énormes sommes d’argent. Interrogé récemment lors d’une conférence de presse, le secrétaire général du FLN n’a pas nié les faits. Il a juste déclaré sa confiance dans le travail des services de sécurité. Par ailleurs, le domicile d’une députée FLN, en l’occurrence Salima Athmani, a également été perquisitionné. Là encore, les policiers ont découvert une somme d’argent équivalente à 2,5 milliards de centimes et des documents liés au marchandage des listes électorales. Les services de sécurité ont juste confisqué le passeport de la parlementaire. Ils n’ont pu aller au delà à cause de l’immunité dont elle bénéficie en tant que parlementaire. Le président de l’instance indépendante de surveillance des élections, Abdelwahab Derbal, a, pour sa part, reconnu, lors d’une intervention radiophoniques, des comportements similaires. Il a même avoué que six personnes sont poursuivies en justice pour avoir marchandé des listes électorales. Mais que fera la justice ?–algérie-focus / mardi 14 mars 2017

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*Témoignage d’un personnage qui était à l’intérieur du système

**Fraude massive des élections de 1997 

  Mokdad Sifi accuse Ahmed Ouyahia.

*en plus de la faillite de 1300 entreprises publiques en 1996

A moins de trois semaines du début de la campagne électorale, l’ancien chef de gouvernement, Mokdad Sifi, revient sur la fraude électorale de 1997 en assurant qu’elle a été massive et décidée en haut lieu.

En rupture de ban avec le pouvoir, M. Sifi affirme dans les colonnes du quotidien arabophone Echorouk que les résultats des élections ont été complètement modifiés et que les listes du RND, nouvellement créé, ont été confectionnées par son successeur au poste de chef de gouvernement, à savoir Ahmed Ouyahia. Prenant la défense du président Liamine Zeroual, Mokdad Sifi impute la fraude électorale de cette époque-là à Ahmed Ouyahia. «La fraude aux élections législatives et locales de 1997 étaient scandaleuses. Il ne s’agit pas de vains mots mais de faits concrets. J’ai vécu cette fraude et j’en ai même été victime, comme d’ailleurs Mohamed Meghlaoui (ancien ministre) que Dieu ait son âme et Noureddine Bahbouh», souligne-t-il, affirmant que «le gouvernement de l’époque, à sa tête Ahmed Ouyahia, à travers les services du ministère de l’Intérieur, l’administration et les walis, ont préparé les listes des candidatures du RND aux législatives et aux locales de 1997». Mokdad Sifi poursuit en soulignant que «les listes ont été remises à la dernière minute au président du RND, alors Abdelkader Bensalah, lequel a donc été mis devant le fait accompli vu que les délais de dépôt ne lui laissaient plus aucune marge de manœuvre». M. Sifi affirme que le président de l’époque, Liamine Zeroual, n’était nullement au courant de cette «fraude massive».
Cet ancien chef de gouvernement assure que même le référendum de 1996 a été trafiqué et qu’il était impossible qu’il soit approuvé à hauteur de 85%. Mokdad Sifi explique que ce sont ces pratiques frauduleuses qui l’ont poussé à quitter le RND en 1998. Cet ancien chef de gouvernement défend, cependant, la transparence de la présidentielle de 1995, remportée par Liamine Zeroual, en la qualifiant de «l’élection la plus propre, la plus régulière et la plus crédible» depuis l’indépendance de l’Algérie. Une élection qui s’est déroulée, faut-il le préciser, à l’époque où il occupait le poste de chef de gouvernement. Mais ce n’est pas la première fois que Mokdad Sifi charge Ahmed Ouyahia. Il lui a déjà imputé la faillite de 1300 entreprises publiques en 1996.   **Mokrane Ait Ouarabi / el watan / lundi 20 mars 2017

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* Les autorités voulaient faire voter plus de 400 mille morts/ 700 000 radiations du fichier électoral national

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**Le président de la Haute instance indépendante de surveillance des  élections (HIISE), Abdelwahab Derbal, a déclaré qu’il y a eu «700 000 radiations du fichier électoral national». Sans donner plus de détails sur la nature et l’origine de ces «intrusions» dans les listes des votants, il est clair que ce chiffre pouvait certainement avoir des répercussions sur le résultat final des prochaines législatives, prévues le 4 mai. C’est «une première dans l’histoire de l’Algérie indépendante», se targue d’affirmer Derbal, comme pour dire que l’administration est en train de tout faire pour que le prochain rendez-vous électoral soit transparent. Les propos de Derbal vont dans le sens des indications données la semaine passée par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, El Hocine Mazouz, qui a déclaré, au micro de la chaîne 1 de la radio nationale, qu’il y avait dans le fichier électoral national «plus de 287 000 électeurs qui ont été doublement inscrits et 436 000 électeurs sont des personnes décédées». En tout état de cause, les autorités veulent donner des «gages» de bonne volonté pour ce qui est de la transparence des prochaines élections législatives. Il est vrai que 700 000 «faux inscrits» pèsent dans la balance. Lors des législatives de 2012, le RND, deuxième partie en terme de nombre de sièges conquis, avait comptabilisé 524 027,  un nombre inférieur à celui des inscrits radiés cette année.*Algérie-Focus / lundi 20 mars 2017

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en quête de “nouvelles affaires” ou d’immunité parlementaire

*Un trafiquant de drogue, candidat aux législatives

Les législatives du mois de mai prochain tournent apparemment à la farce. Après l’affaire de la député FLN prise en flagrant délit de corruption, et les accusations qui pèsent sur le fils du secrétaire général du même parti, Djamel Ould Abbès, voilà que l’armée algérienne met la main sur un trafiquant de drogue, deuxième de la liste FNA (Front national algérien de Moussa Touati) dans la wilaya de Bechar. Le mis en cause a été arrêté il y a cinq jours en possession de 25 kilogrammes de kif traité. Après l’avoir interrogé, les services de sécurité ont par la suite appréhendé ses complices : trois trafiquants de drogue notoirement connus qui étaient en possession de pas moins de cinq quintaux de la même drogue, nous apprend à ce sujet le quotidien arabophone El-Khabar. Pourtant, aucun soupçon ne pesait sur ce candidat à la députation. Enseignant à la retraite, il s’est même lancé il y a quelques temps dans l’activité de la “roqia”. Selon plusieurs sources concordantes, il était fortement sollicité y compris par de hauts responsables locaux. C’est ce qui lui a valu cette deuxième place dans la liste du parti FNA qui voulait profiter de sa “notoriété”. Malheureusement, il s’avère que celui-ci est impliqué dans ce réseau de trafic de drogue. Il y a quelques jours, les services de la wilaya de Tébessa ont invalidé également le dossier d’un autre candidat en raison de ses activités de contrebandier. Force est constater que les législatives attirent de plus en plus les trafiquants de tous bords en quête de “nouvelles affaires” ou d’immunité parlementaire. C’est le cas notamment au sein du premier parti du pays, le FLN. Ayant promis, au lendemain de sa cooptation à la tête du FLN au mois d’octobre dernier, de mettre un terme à la “chkara” (l’argent sale), Ould Abbas semble rattrapé par la réalité implacable du terrain. Des informations avaient fait état, il y a plusieurs jours, de la perquisition du domicile de son fils, au sujet d’une enquête pour corruption relative à des opérations de trafic des listes de candidatures pour les élections législatives. Plusieurs autres partis semblent concernés finalement par ces affaires scabreuses.*Elyas Nour / Algérie-Focus / mardi 21 mars 2017

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Attrapée en train de toucher un pot-de-vin d’un milliard de centimes/

La députée Salima Athmani virée du Bureau politique du FLN

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*La députée du Front de libération national (FLN), Salima Athmani, a été «virée» du Bureau politique (BP) du parti. C’est son secrétaire général, Djamel Ould Abbes, qui a pris cette décision à l’issue de la réunion du BP tenue mardi au siège de la permanence de la campagne électorale du FLN à El-Mouradia. La concernée, élue en 2012 dans la liste de Boumerdès, était en charge  de la condition féminine.

Son renvoi est lié aux accusations de corruption qui pèsent lourdement sur elle. L’affaire, qui remonte à quelques semaines, a été déclenchée par le député Noureddine Kihel. En fin de mandat aussi,  Celui-ci a affirmé que la députée Athmani a voulu lui soutirer deux milliards de centimes pour lui assurer un autre mandat successif.

Refusant de céder à chantage, celui-ci a pris attache avec les services de sécurité qui ont tendue un piège à la députée. Elle a été prise finalement en flagrant délit de corruption en encaissant le bakchich. Sauf que disposant de l’immunité parlementaire, les services de sécurité n’ont pu l’arrêter. L’affaire a jeté un discrédit absolu sur la politique du FLN en matière de choix des candidats. Mais le plus grave est sans aucun doute les soupçons, de même ordre, qui pèsent aussi sur le fils d’Ould Abbas. Des informations avaient fait état de la perquisition de son domicile il y a de cela plusieurs jours. Questionné à ce sujet, Ould Abbas lui-même n’a pas nié les faits se contentant d’affirmer qu’il faisait confiance aux services de sécurité et la justice du pays. Bien évidemment, à ce sujet, le BP du FLN n’a pris aucune décision.**Elyas Nour / Algerie-Focus / mercredi 22 mars 2017

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Des députés auteurs de graves dépassements non inquiétés

Quand immunité rime avec impunité

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*el watan–le 22.03.17 | L’immunité parlementaire donne-t-elle droit à tout faire ? Même s’il est codifié par la loi qui limite son champ d’application, ce «privilège» devient la convoitise de nombreux candidats à la députation.

Mais pas seulement pour critiquer librement les bilans des responsables au niveau central et local, certains sont plutôt à la recherche d’une couverture et d’une protection solides et… durables. Surtout quand on sait qu’aucun député, depuis 1997, n’a été privé de son immunité parlementaire en raison de ses actes. Pourtant, il y a eu des dépassements graves commis par des élus durant l’exercice de leurs mandats. Ces élus ont bénéficié, on ne sait par quel miracle, d’un silence énigmatique de la justice et d’une complicité du bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN). Ils ne sont pas inquiétés, même après l’expiration de leur mandat, alors que les faits qui leur sont reprochés étaient graves. Le plus grand nombre d’affaires a été enregistré, notamment, depuis 2007. Certaines ont carrément un rapport avec des crimes. Le cas de l’actuel maire de Tazmalt dans la wilaya de Béjaïa, Smaïl Mira, est le plus édifiant. En 2007, alors qu’il était député du RPR pour la circonscription de Béjaïa, l’homme avait été accusé d’avoir assassiné un jeune homme. Le ministre de la Justice de l’époque, Tayeb Belaïz, avait déclaré avoir demandé à l’APN de lever l’immunité parlementaire de Smaïl Mira. Mais sans suite. Le député est redevenu maire de la commune de Tazmalt depuis 2012 et s’engage, à nouveau, dans la prochaine course à l’APN sur la liste d’un autre parti. Durant toujours la troisième législature (2007-2012), un autre cas a défrayé la chronique. C’est celui du député du RND à l’époque pour la circonscription de Annaba, Aïssa Menadi. Président du club de football l’USM Annaba et syndicaliste d’El Hadjar, l’homme a fait parler de lui dans l’affaire dite des œuvres sociales d’ArcelorMittal. Dans cette affaire, les enquêteurs ont signalé des «malversations», des «détournements» et un «faux et usage de faux» et ont confirmé l’implication de Aïssa Menadi. Mais cette affaire a également été classée sans suite. Le député a poursuivi son mandat et le bureau de l’APN a fait semblant de ne rien savoir. En 2009, la presse a aussi évoqué le cas de l’agression d’un policier à l’aéroport international d’Alger par un député du MSP, qui a refusé de se soumettre à la fouille sous prétexte qu’il jouissait de l’immunité parlementaire. Certains «élus du peuple», en se sentant intouchables, ne se gênent même plus à s’en prendre à des citoyens, touchant même à leur intégrité physique. La situation changera-t-elle à l’occasion de la prochaine législature ? Ou l’immunité rimera-t-elle encore une fois avec impunité ? Wait and see. **Madjid Makedhi –*el watan–le 22.03.17 |

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*Concertation autour de la commission de surveillance des élections législatives de 2017.   

 *Le FFS dit NON à Ouyahia

**Avant le FFS, le RCD et Talaïe El Hourriyat ont déjà exprimé, publiquement, leur refus 

Après des semaines de concertation, le FFS finit par donner une réponse publique à l’invitation lancée par Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet de la présidence, de participer à la concertation sur la nomination de Abdelouahab Derbal comme président de la commission de surveillance des élections législatives de 2017. Le parti que dirige estime, dans un courrier adressé à Ahmed Ouyahia, chef de cabinet à la Présidence de la République, que les conditions d’une rencontre ne sont pas réunies. «En l’absence des pré-requis politiques et institutionnels qui feraient de la mise en place de la commission de surveillance des élections, et donc des conditions dans lesquelles ladite commission devra effectuer ses missions, un apport effectif à l’amélioration de l’exercice électoral dans notre pays, le FFS n’estime pas utile d’apporter un jugement sur la personne quand c’est sur la démarche ayant présidé à la création de la structure que portent ses réserves », écrit le premier secrétaire national du FFS dans un message. Plus, le FFS ne juge même pas utile de commenter la nomination de M. Derbal à ce poste. «Le FFS estime que commenter une nomination à la tête d’une structure est un usage qui n’a de sens que si on cautionne les conditions de mise en place de la structure en question qui émane d’une constitution non-consensuelle», lit-on dans le document qui rappelle que le parti a déjà sa propre initiative pour un consensus national.

Avant le FFS, le RCD et Talaïe El Hourriyat ont déjà exprimé, publiquement, leur refus de se rendre à la Présidence de la République pour rencontrer Ahmed Ouyahia. Les autres partis politiques ont jusqu’au 31 octobre pour se prononcer sur l’initiative présidentielle.*Essaïd Wakli / algerie-focus./ jeudi 27 octobre 2016

***Le FFS a réitéré sa proposition de « sortie de crise par la reconstruction d’un consensus national qui mettrait fin  au formalisme actuel lequel vide l’exercice institutionnel de tout prolongement positif sur le terrain de la gouvernance au profit de forces, intervenant de manière formelle et informelle, et dont les agissements alimentent le mécontentement social et paralysent tous les recours laissant le champ libre à la colère ». Le FFS rappelle qu’il « n’a cessé de faire des propositions de sortie de crise pacifique, organisée et contractuelle dans laquelle le dialogue et la concertation ne seraient pas de pure forme et ouvriraient la voix à la reconstruction du consensus national qui manque cruellement à notre pays ». Le FFS insiste enfin que « seul un changement en profondeur des conditions de l’exercice institutionnel et politique peut créer les conditions d’une saine représentation sociale et politique », avertissant qu’« en l’absence d’un tel changement et d’une telle mobilisation, la crise nationale ne peut que s’accentuer ». *médias/ jeudi 27 octobre 2016

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        **Législatives 2012.Algérie

*Ce jeudi 10 mai 2012 les Algériens ont voté pour les législatives

On ne peut pas mettre derrière chaque candidat un magistrat

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*Les résultats des législatives 2012

FLN a obtenu 221 sièges dont 68 femmes, a annoncé Daho Ould Kablia, ministre de l’intérieur et des collectivités locales…moins 13= 208 RND a obtenu 68 sièges… AAV a obtenu 48 sièges+3=51 FFS a obtenu 21 sièges+6=27 PT a obtenu 20 sièges +7=27 Indépendants a obtenu 19 sièges FNA a obtenu 9 sièges El Adala a obtenu 7 sièges MPA a obtenu 6 sièges+1=7 EL FEDJR a obtenu 5 sièges FC a obtenu 4 sièges PNSD a obtenu 4 sièges RA a obtenu 4 sièges FNJS a obtenu 3 sièges AHD54 a obtenu 3 sièges

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Les élections législatives du 10 mai 2012 ont « perdu leur crédibilité » selon la CNISEL Les élections législatives qui ont eu lieu le 10 mai continuent de faire vivre la critique. Le rapport de la commission nationale de la surveillance, qui a été présenté samedi à la presse, qualifie ces élections de « non crédibles et non transparentes ». Une attaque de plus qui vient s’ajouter aux dénonciations du déroulement du scrutin par de nombreux partis politiques. «Les législatives du 10 mai 2012 ont été entachées par de nombreux dépassements et infractions, du début de l’opération jusqu’à sa fin ce qui a terni sa probité et sa transparence» selon le président de la CNISEL, Mohamed Seddiki. Composée de 44 représentants des partis, le rôle de la commission fut en quelque sortes de « superviser » les élections et d’indiquer toutes les irrégularités et défaillances. C’est plus de 150 recours qui ont été enregistrés et qui appuient la perte de crédibilité des élections. Un de ces incidents les plus graves, qui s’est déroulé au centre de vote de Kouba dans la wilaya d’Alger, a été souligné durant l’intervention du président :  « Nous avons découvert, dans ces mêmes centres, 350 procurations non conformes que les responsables de ces centres ont validées » La CNISEL fut dans l’incapacité d’intervenir le jour du scrutin La commission a rencontrer de très nombreuses difficultés dans le contrôle  des élections. «Des surveillants ont étés forcés de quitter les  bureaux de vote». «Un manque  de coopération» de la Commission de supervision des élections, dirigée par les magistrats, a accentué la difficulté des conditions de travail de la commission qui affirme avoir été mise à l’écart de 7  heures du matin jusqu’à 20 heures du soir. Rappelons-nous que le résultat du scrutin a accordé une victoire avec brio au FLN qui est le parti présidentiel avec 208 sièges, suivi du RND, parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia avec 68 sièges puis vient l’Algérie Verte avec 49 sièges. Notons également que sur 462 députés, 145 sont des femmes soit plus d’un quart de l’Assemblée « élue »..*Focus.Algérie-03.06.2013.

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* La Commission nationale de surveillance des élections

*Elections locales du 29 novembre 2012 : « fraude massive » et  « manque de crédibilité » d’après la commission Seddiki La Commission nationale de surveillance des élections locales (Cnisel), présidée par Mohamed Seddiki vient de rendre public ce mercredi 06.02.2013. son rapport sur les élections locales du 29 novembre 2012. La première conclusion de la commission est que ce scrutin  « est truqué et manque de crédibilité ».

Le rapport de la Cnisel n’y va pas de main morte : trucage, fraude massive, manque de crédibilité, argent sale… Ce sont toutes ces remarques que la commission Seddiki a consignées dans son rapport sur la tenue du scrutin local du 29 novembre. Ces élections sont «dénuées de toute crédibilité», à cause d’une «fraude massive»,  a estimé la commission dans son rapport. Dépassement en masse, argent sale, et vote des militaires : les plaies du scrutin «Je vous dis que ces élections n’ont aucune crédibilité. Les mêmes partis politiques ont commis les mêmes erreurs et nous ne pouvons pas construire un pays avec des mensonges. Il faut dire la vérité», a déclaré Mohamed Seddiki le président de la Cnisel, qui a expliqué que 52 sortes de dépassements avaient été découvertes à travers toutes les wilayas du pays. La commission Seddiki est venue confirmer les nombreux soupçons déjà émis au lendemain des élections locales. Parmi les nombreuses irrégularités soulignées par le rapport final, la commission considère que « l’argent sale a influé sur l’opération électorale » et que « l’administration a pris partie pour certaines formations politiques ». Le vote des militaires a été vivement critiqué dans le rapport. « Chaque militaire a eu trois à quatre procurations. Et cela influe négativement sur le résultat du scrutin », a précisé M. Seddiki. L’utilisation de noms de personnes décédées a également été confirmée. « On trouve des centaines de personnes décédés, mais qui font partie du corps électoral, dont la taille dépasse les 21 millions », a encore précisé le président de la Cnisel. « On ne peut pas construire un pays et des institutions fortes avec des élections non crédibles » «Ce rapport va rester pour l’histoire et pour l’avenir. Je ne crois pas que les pouvoirs publics ne vont pas prendre en considération son contenu, autrement, ce serait une volonté affichée de truquer les élections», et d’ajouter, «On ne peut plus continuer comme ça. On ne peut pas construire un pays et des institutions fortes avec des élections non crédibles». Le rapport de la Cnisel a été remis au président de la République et au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, qui prendront les mesures qui leur semblent les plus appropriées.*Focus.Algérie-06.02.2013.
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*Augmentation des sièges de cinq partis politiques Cinq partis politiques ont vu le nombre de leurs sièges à l’Assemblée populaire nationale (APN) augmenter jeudi après l’examen par le Conseil constitutionnel des recours relatifs aux résultats des élections législatives du 10 mai 2012. Il s’agit du Parti des travailleurs (PT) qui a gagné sept nouveaux sièges, le Front des forces socialistes (FFS), avec 6 sièges, l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), avec 3 sièges, ainsi que le Mouvement populaire algérien (MPA) et le Front pour la justice et le développement avec 1 nouveau siège chacun. Le Conseil constitutionnel a accepté 13 recours introduits par des partis politiques et des candidats ayant contesté les résultats du scrutin législatif du 10 mai 2012, dont un recours est sans incidence sur les résultats définitifs. Le Conseil qui a jugé que ces recours sont fondés, a, en revanche, rejeté 107 requêtes non fondées et non argumentées. Il a indiqué que les recours pris en compte concernent 12 circonscriptions électorales, à savoir Chlef, Blida, Bouira, Tébessa, Djelfa, Annaba, Guelma, Constantine, Mostaganem, Bordj Bou-Arréridj, Boumerdes et Mila. (APS-24.05.2012.)

*Le FFS  » satisfait » de la décision rendue par le Conseil constitutionnel

Le Front des forces socialistes (FFS) s’est dit, vendredi, « satisfait » des suites données par le Conseil constitutionnel à ses recours relatifs aux résultats du scrutin législatif du 10 mai dernier. Dans une réaction mise en ligne sur son site web, le FFS souligne avoir enregistré « avec satisfaction la décision du Conseil constitutionnel de donner une suite favorable à 6 des 10 recours introduits par le parti » auprès de cette instance. « Le combat démocratique que nous menons en faveur de l’établissement de règles et de procédures égales pour tous ne peut en être que conforté », lit-on sur le site électronique du FFS. Le Conseil constitutionnel a tranché jeudi sur les 167 recours introduits par les partis politiques et les candidats ayant contesté les résultats des élections législatives qu’il avait proclamés le 15 mai. Il en a rejeté 154 et tranché sur 13 jugés recevables sur le fonds et la forme. Le FFS qui avait obtenu 21 sièges à l’Assemblée populaire nationale (APN), est passé, avec six recours tranchés en sa faveur, à 27 sièges. Il a ainsi récupéré deux sièges dans chacune des circonscriptions électorales de Bouira et de Bordj Bou Arréridj, et un siège dans chacune des circonscriptions électorales de Boumerdes et de Constantine. Quatre autres partis politiques ont vu le nombre de leurs sièges à APN augmenter après l’examen par le Conseil constitutionnel des recours. Il s’agit du Parti des travailleurs (PT) qui a gagné sept nouveaux sièges, de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), qui a gagné 3 sièges mais en a perdu un dans la circonscription électorale de Chlef, ainsi que le Mouvement populaire algérien (MPA) et le Front pour la justice et le développement (FJD) avec 1 nouveau siège chacun. Le PT passe ainsi de 17 à 24 sièges, l’AAV de 47 à 49, le MPA de 6 à 7 et le FJD de 7 à 8 sièges. Le Front de libération national (FLN) qui avait obtenu le meilleur score, a, par contre, perdu 13 sièges pour passer de 221 à 208. Le Rassemblement national démocratique (RND) a également perdu 2 sièges, se retrouvant avec 68 élus. La nouvelle APN tiendra samedi 26.05.2012. sa première séance plénière au titre de la septième législature. Elle accueillera au total 462 députés et sera présidée par leur doyen assisté des deux plus jeunes.(Ennahar-25.05.2012.)

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 145 femmes dans la future APN

Une femme vote sous l'oeil de l'observateur européen Jose Ignacio Salafranca dans un bureau de vote d'Alger le 10 mai 2012

Les femmes ont remporté 145 sièges dans la future Assemblée populaire nationale (APN), soit 31,38% des 462 sièges à pourvoir, selon les résultats préliminaires annoncés vendredi par le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, M. Daho Ould Kablia. Les candidates du parti du Front de libération nationale (FLN) se sont adjugées la meilleure part avec 68 sièges sur les 220 remportés par le parti qui frôle ainsi la majorité absolue aux élections de jeudi. Les candidates du Rassemblement national démocratique (RND) arrivent en deuxième position en obtenant 23 sièges. Les élues de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), qui comprend les Mouvements de la société pour la paix (MSP), El-Islah et Ennahda, arrivent en troisième position avec 18 sièges. Les représentantes du Parti des travailleurs se classent en quatrième position avec 10 sièges sur les 20 décrochés par leur formation. Aux législatives de 2007, les femmes avaient remporté 31 sièges seulement sur les 389 sièges de l’APN.

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*Une participation plus élevée que prévue

Le taux de participation a atteint 44, 38 % au niveau national

Le taux de participation aux élections législatives a atteint 44,38 % au niveau national, a annoncé jeudi soir à Alger le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia.

**le FLN avec 220 sièges, a frôlé la majorité absolue.

Le parti du Front de libération nationale (FLN) a frôlé la majorité absolue à l’Assemblée populaire nationale (APN) en obtenant 220 sièges sur les 462 à pourvoir aux élections législatives du 10 mai 2012. Selon les résultats préliminaires annoncés vendredi par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, le FLN arrive en tête avec 220 sièges, loin devant le Rassemblement national démocratique (RND) avec 68 sièges, alors que l’Alliance de l’Algérie verte vient en troisième position en obtenant 48 sièges. Le Front des Forces socialistes (FFS) a décroché 21 sièges, talonné par le Parti des Travailleurs (20 sièges). Petite surprise pour ces élections avec l’émergence des Indépendants qui ont obtenu 19 sièges pour la prochaine APN. Le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati et le parti de la Justice et le développement (PJD) d’Abdellah Djaballah ont remporté respectivement 9 et 7 sièges.  Le Mouvement populaire algérien, présidé par Amara Benyounes, a, quant à lui, obtenu 6 sièges, suivi d’El-Fadj El-Djadid de Tahar Benbaibeche (5 sièges), le Front du changement (4 sièges), le parti national pour la solidarité et le développement (PNSD) et le Rassemblement algérien avec 4 sièges chacun. Le Front national pour la justice sociale, Ahd 54, l’Union des Forces démocratiques et sociales (UFDS) et l’Alliance nationale démocratique (ANR) ont décroché 3 sièges chacun. Ils sont suivis du Front El-Moustakbal, le Mouvement national de l’Espérance (MNE), le Rassemblement national républicain (RNR), le Mouvement des citoyens libres (MCL), le Parti Ennour algérien, avec 2 sièges chacun. Le parti El-Karama, le parti du Renouveau algérien (PRA), le Mouvement El-Infitah, le Front national des indépendants pour la concorde et le Front national démocratique ont obtenu, quant à eux, 1 siège chacun.(El Watan avec APS-11.05.2012.)

***La spécificité algérienne se confirme une nouvelle fois.

Pour la première fois de l’histoire de l’Algérie indépendante, des élections se déroulent dans une régularité exemplaire et reconnue par tous. Partis politiques et missions d’observateurs étrangers. Nous voilà, en ce mois de mai 2012, totalement guéris des «élections Naegelen». L’autre point qui a surpris plus d’un, est cette plus grande participation des électeurs par rapport aux législatives de 2007. Plus de 44% en Algérie (les 14% de notre communauté à l’étranger non inclus) jeudi dernier, c’est nettement plus que les 37% (résultats enregistrés en Algérie et à l’étranger) de 2007. Une régularité si exemplaire et un taux de participation en hausse contre toute attente qu’ils ont suscité des réactions même à l’étranger. C’est ainsi que le gouvernement espagnol n’a pas hésité à féliciter, hier à la mi-journée, «les autorités et le peuple algériens». Sur ces deux points, régularité et hausse de la participation, c’est l’Algérie qui a gagné. Ses enfants ont, une nouvelle fois, confirmé aux yeux du monde que lorsqu’il s’agit de leur patrie, ils sont capables de relever tous les défis. Il faut préciser toutefois que cet extraordinaire élan patriotique des électeurs algériens s’explique, principalement, par les interventions du chef de l’Etat qui leur a demandé à plusieurs reprises, et notamment à partir de Sétif, de voter en choisissant librement leurs candidats. Son appel a été entendu car et contrairement aux partis politiques et leurs anciens parlementaires, les Algériens ont une totale confiance en leur Président. Ceci dit, la configuration de la nouvelle Assemblée telle qu’elle apparaît après les résultats communiqués, hier, par le ministre de l’Intérieur, M.Daho Ould Kablia, connaît un bouleversement notable. Le FLN revient en force et frôle la majorité à 12 sièges près. Il est suivi du RND avec 68 sièges alors qu’il ne disposait dans la précédente Assemblée que de 61. Ce n’est pas à proprement parler une avancée puisque le nombre de sièges à pourvoir est passé lui de 389 à 462. L’Alliance verte (MSP, En Nahda, El Islah) vient en troisième position avec 48 sièges. Un net recul par rapport à 2007 où le MSP disposait à lui seul de 52 sièges. Tout le monde aura, en effet, remarqué la rareté des supposés militants de ces partis que l’on croyait reconnaître à leurs barbes et à leurs kamis dans les bureaux de vote. L’absence de cette catégorie d’électeurs à cette consultation électorale démontre que leur appartenance est tout autre. A signaler aussi la quatrième place prise par le FFS qui fait ainsi son entrée à l’APN avec 21 sièges après avoir boycotté celles de 2007. Ce qui le place avant le PT de Louisa Hanoune qui occupera 20 sièges cette fois alors que ce parti disposait dans la précédente Assemblée de 26 sièges (avant le retrait du parti de certains de ses députés). Ce qui est un net recul dans une assemblée au nombre de sièges plus important. En gros, la configuration de l’APN reste la même avec ses trois premiers groupes parlementaires. A cette différence, tout de même, que leur poids respectif change. Le plus important pour l’ensemble des Algériens est cette arrivée en masse des femmes qui totalisent 145 sièges alors qu’elles n’étaient que 31 députés femmes dans la précédente Assemblée. C’est aussi prometteur que les nouvelles têtes qui entrent au Parlement forment l’écrasante majorité de la nouvelle représentation nationale. C’est à notre sens l’une des explications du succès du FLN qui a privilégié les jeunes et les femmes dans l’élaboration de ses listes. C’est la même explication aussi à donner au recul du RND et notamment à Alger. La sanction des urnes est tombée mais le défi était ailleurs et autrement plus important. Les Algériens l’ont relevé. C’est l’essentiel de l’essentiel ! Par Zouhir MEBARKI - Samedi 12 Mai 2012. L’Expression

**Revers pour les partis dits « islamistes »

Le Front de Libération Nationale (FLN, parti présidentiel) a remporté ce vendredi les élections législatives en Algérie, avec 220 des 462 sièges, et les islamistes ont subi un revers, en arrivant en 3ème position avec 66 sièges, a annoncé le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia. Le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia décroche la 2ème place, avec 68 sièges. Ces deux partis nationalistes membres de l’Alliance présidentielle sortante détiennent donc la majorité absolue au sein de la nouvelle assemblée. Le FLN a amélioré sa performance passant de 136 à 220 sièges, dont 68 femmes, tandis que son allié Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia a remporté six sièges supplémentaires, dont 23 femmes. Le nombre de sièges dans la nouvelle assemblée a été porté à 462 sièges, contre 389 auparavant. Ces deux partis sont coalisés depuis 2004 dans une Alliance présidentielle que le parti islamiste Mouvement de la Société pour la Paix (MSP) avait quitté en janvier pour former l’Alliance de l’Algérie Verte (AVV) avec deux autres formations islamistes Al-Islah (Réforme) et Ennhada (Renaissance). Ces derniers n’ont remporté que 48 sièges. L’ensemble de six des sept formations islamistes en lice, dont l’AVV, n’ont récolté que 66 sièges. «Le peuple en 1991 a voté une sanction contre le FLN, en 2012 c’est un vote refuge en faveur du FLN», a déclaré le ministre. On se rapelle que lesélections de 1991 si elles n’avaient pas été interrompues par les militaires. Le pays a ensuite basculé dans une ont débouché sur une guerre civile qui a fait près de 200.000 morts. Le taux de participation au scrutin de jeudi a été revu légèrement à la baisse à 42,36% des 21 millions d’électeurs, contre 42,9% annoncés jeudi soir. Ce taux avait atteint 35,67% en 2007. (20Minutes avec AFP-11.05.2012.)

***Le Front des forces socialistes (FFS) a pris acte du taux de participation officiel », aux élections législatives et rendu hommage aux citoyens ainsi qu’aux électeurs qui ont tenu à s’exprimer politiquement et pacifiquement, dans un communiqué rendu public Vendredi.

« Le FFS prend acte du taux de participation officiel… », lit-on dans le communiqué du parti, qui «rend hommage à tous les citoyens et électeurs qui ont tenu à s’exprimer politiquement et pacifiquement, malgré l’entreprise de démobilisation, de démoralisation et de dépolitisation menées par des forces hostiles à l’expression et à l’organisation citoyenne, populaire et pacifique ». Le FFS a également dénoncé avec «vigueur le rôle que l’argent sale a joué dans ces élections » et considéré que l’ «intrusion, le renforcement, voire dans certains cas, la mainmise de l’argent sale sur la voie politique nationale est une des menaces qui pèsent lourdement sur l’édification de l’Etat de droit, l’instauration de la démocratie et la garantie de la souveraineté nationale ». Faisant le bilan de sa participation au vote, le FFS a souligné qu’il a été «très attentif au potentiel militant que la campagne électorale a révélé au-delà de ses propres structures ». Dans le même contexte, le FFS considère qu’ «une première ligne de clivage se dessine entre militants engagés pacifiquement en faveur du changement démocratique et partisans de l’argent sale et de la dépolitisation ». (L’Expression-10.05.2012.) Le verdict de l'Algérie a probablement sonné le glas des révolutions arabes

**Le message des Algériens aux Arabes

Les électeurs n’ont pas porté les islamistes au pouvoir. En Algérie, le Printemps arabe ne passe pas par les urnes. Tous ceux qui ont prédit une vague verte doivent déchanter. L’exception algérienne est confirmée par l’élection du 10 mai dernier. C’est le message adressé par les électeurs au monde entier et non seulement aux pays arabes. Les votants ont tenu compte du contexte régional et à la précarité sécuritaire. Ce scrutin a enfanté un vote refuge et utile. C’est suffisamment souligné par les observateurs et les commentateurs. Les électeurs ont eu un réflexe de survie et ont surtout cherché de l’assurance. Le FLN est le parti qui leur offre ces garanties. Les électeurs ne sont pas allés à l’aventure. Ils n’ont pas saisi le message des 21 nouveaux partis. D’ailleurs presque la moitié des formations en lice n’a pas obtenu de siège. 26 partis et des indépendants sont représentés à l’APN. Lors des élections de 2007, il y a eu 21 partis représentés. Il n’y a donc pas trop de nouveaux venus. Même si c’est le cas pour ceux de Menasra et Amara Benyounès. Ces derniers n’ont obtenu que des résultats minimes qui n’auront pas d’influence sur le cours des événements. Il y a également 19 indépendants dont cinq femmes. Les indépendants étaient parvenus par le passé à constituer un groupe parlementaire avec plus de 30 députés. Cette époque a vécu. Actuellement, seulement cinq partis et alliances auront des groupes parlementaires pour proposer des lois. Belkhadem leur tend la perche en promettant un statut pour l’opposition. En tout cas, le constat à tirer de ces élections est qu’il n’y pas de force alternative. Les islamistes sont divisés. Les démocrates aussi. Il ne sont pas près d’achever leur unité. Donc, on revient aux fondamentaux pour reconduire la même majorité. Depuis plus d’un an, la rue gronde pour contester la politique du gouvernement conduit par le FLN et le RND et voilà qu’on leur renouvelle la confiance. Explication: les votants d’hier sont les mêmes que ceux d’aujourd’hui. Ceux qui prônent le changement sont restés chez eux. Et pourtant, le moment est venu d’écouter la majorité silencieuse. Mais il ne faut pas confondre silence et révolte. En Tunisie, ceux qui n’ont pas voté pour les islamistes ne sont pas sortis dans la rue pour contester le résultat du vote. Il en sera peut-être de même en Algérie pour que les choses puissent poursuivre leur cours comme un long fleuve tranquille. Avec un resserrement des résultats, on est loin de faire un saut dans l’inconnu. C’est en quelque sorte, l’appel de Bouteflika qui a été entendu car il a appelé à faire barrage aux ingérences étrangères. C’est ce qui s’est passé dans les pays arabes. Al Jazeera et d’autres organes d’information ainsi que des gouvernements étrangers se préparaient à faire des gorges chaudes sur l’avènement du Printemps arabe en Algérie. C’est raté. Les médias se préparaient à confectionner des ouvertures tonitruantes. Ils dissimulaient mal leur envie de rééditer leur taux d’écoute lors des événements en Libye, en Egypte et auparavant en Tunisie. Or, le verdict de l’Algérie a probablement sonné le glas des révolutions arabes. C’est le FLN qui est le porte-drapeau de ce coup d’arrêt à la déferlante islamiste. L’espoir du Tunisien Ghannouchi de voir la vague verte déferler sur l’Algérie est anéanti. Désormais, le sort de l’Algérie se jouera à l’APN. Même si elle n’a pas un pouvoir constituant originel puisqu’il n’est que dérivé, il n’en demeure pas moins que l’équilibre des institutions devra naître de la prochaine Constitution. Les Algériens veulent de nouvelles conquêtes comme la stabilité. Cela passera par le régime semi-présidentiel. Les islamistes ont perdu leur pari d’instaurer le régime parlementaire. Avec la majorité de l’Alliance à l’APN, on est au moins sûr de mettre le cap sur le développement économique. En quelques années, des millions de logements ont été attribués. Bon an, mal an, 13 milliards de dollars sont versés au social. Mais on continue de réclamer plus de justice sociale et davantage d’emplois.Par Ahmed MESBAH – Dimanche 13 Mai 2012 .L’Expression

**Les chantiers qui attendent le prochain gouvernement

Poursuite des réformes, Constitution, élections locales et présidentielle sont les quelques chantiers du futur gouvernement. Une fois que le Conseil constitutionnel confirmera les résultats des élections, les choses sérieuses pourront commencer. Il faut s’attendre à ce que le Premier ministre présente sa démission au Président qui le maintient à son poste ou nomme un nouveau locataire au Palais du gouvernement. Il faut s’attendre aussi à la constitution de l’équipe gouvernementale dans laquelle une dizaine de ministres seront maintenus. Les nouveaux seront nommés sur la base de compétences techniques. L’Alliance au gouvernement comprendra probablement le FLN, le RND, le MSP, le MPA de Amara Benyounès ou encore le FFS de Ali Laskri. Ils auront la tâche de formuler le programme du gouvernement. Qui le présidera? Les noms de Amar Ghoul, de Abdelmalek Sellal et de Yousfi circulent. L’un d’entre eux s’attellera à poursuivre le programme du Président jusqu’en 2014, à consacrer l’ouverture du champ audiovisuel, préparer la loi de finances complémentaire et surtout mettre en oeuvre la promesse de changement prônée par Bouteflika à Sétif. Le résultat du vote va influer sur la composition du nouveau gouvernement qui poursuivra le projet des réformes politiques et économiques lancé par le Président de la République. Parmi les chantiers attendus, on cite aussi la prochaine élection locale avant de préparer l’élection présidentielle de 2014. Le gouvernement aura également la tâche de revoir le statut de la justice, de réformer l’école et le système de santé. Mais le projet politique sera celui de déterminer le fonctionnement de l’Etat, ce qui conduira le FLN à composer avec ses alliés traditionnels de l’Alliance présidentielle et autres. Il faut un consensus national pour débattre le projet de la Loi fondamentale du pays, qui sera proposé. Sur ce chapitre, le FLN sera confronté à deux formations, en l’occurrence le Front des forces socialistes, qui vient d’investir l’APN avec un groupe parlementaire. Un parti qui plaide pour instaurer une Assemblée constituante. Une option que défend également le Parti des travailleurs, bénéficiant, à son tour, de 20 sièges. Les partisans d’une Constituante considèrent que le peuple algérien n’a jamais eu l’occasion de se prononcer librement sur les valeurs qui fondent sa société. Ils peuvent être considérés comme les partisans d’un changement fondamental du régime politique. Cette question semble diviser profondément la classe politique algérienne. Le FLN et ses alliés traditionnels sont contre la Constituante, parce qu’ils considèrent que c’est faire table rase de tout ce qui a été réalisé depuis l’Indépendance. Le FLN sera confronté à des rapports de force pour imposer un système politique qu’il veut mettre en place, et il sera également question du rôle de la société civile dans la gouvernance du pays et les relations entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Donc, la responsabilité et la mission du FLN sont lourdes et engagent l’avenir du pays. Néanmoins, la question qui se pose est, sans nul doute, la suivante: le FLN sera-t-il en mesure de rattraper les décalages enregistrés et oxygéner la vie publique et politique, tout en donnant une impulsion aux forces vitales, tous domaines confondus, pour contribuer à l’édification d’un Etat de droit, ou continuera-t-il à être le porte-voix d’un gouvernement et à se limiter au rôle d’enregistrement dans l’Assemblée nationale? L’enjeu est théoriquement majeur. On le constate. Ces élections législatives remportées haut la main par le FLN ne sont que le prélude des grandes manoeuvres, déterminant l’horizon politique jusqu’à 2020 au moins. Ainsi, pour certains, c’est là justement le véritable enjeu de ces élections législatives. Abdelaziz Bouteflika s’implique dans son dernier discours du 8 mai dernier, à partir du Sétif. Le chef de l’Etat s’est rarement autant impliqué dans une campagne, répétant que l’avenir de l’Algérie se jouait aujourd’hui, comme il s’était joué en 1954, au début de la guerre d’indépendance. Cela dit, il est vrai que l’Assemblée nationale a, en effet, un rôle non négligeable à jouer dans la suite des événements politiques nationaux, avec à l’horizon, l’élection présidentielle de 2014. En outre, en plus du souci des élections locales prévues dans quelques mois, le FLN aura la lourde responsabilité de préparer la prochaine élection présidentielle et il compte bien sûr y peser. Au FFS, on pense que l’Assemblée sera une étape dans le sillage de l’élection présidentielle de 2014. «L’Algérie a besoin d’un nouveau contrat historique à la hauteur des exigences de ce moment crucial», a-t-on soutenu. Cette élection définira la nouvelle carte politique de l’Algérie pour les vingt ans à venir. L’adhésion au FLN impliquera-t-elle l’abandon de toute autre identité politique? Tous les autres courants du Mouvement national, sont-ils appelés à disparaître?(Dimanche 13 Mai 2012 .L’Expression)

**Le FFS renoue avec l’APN après de longues années d’absence   et s’adjuge un groupe parlementaire Ali Laskri a rendu hommage à tous les électeurs qui ont exprimé pacifiquement leur volonté d’oeuvrer pour un changement radical. Le FFS a pris acte du taux de participation annoncé par le ministre de l’Intérieur malgré «l’abstention protestataire et pacifique», a déclaré à L’Expression, son premier secrétaire national Ali Laskri. Il soutient que «le FFS considère qu’une première ligne de clivage se dessine entre militants politiques engagés pacifiquement pour le changement démocratique et partisans de l’argent sale». Il a rendu hommage à tous les électeurs qui ont exprimé politiquement et pacifiquement leur volonté d’oeuvrer pour le changement radical. Laskri a dénoncé la mainmise de l’argent sale sur le déroulement du scrutin. De son côté, Mustapha Bouchachi, tête de liste à Alger, a remarqué que l’écoute prêtée par les citoyens au discours du FFS confirme l’espoir que représente la formation de Hocine Aït Ahmed pour la société. Rachid Hallet, n°1 sur la liste du FFS à Tizi Ouzou, a remarqué que son parti a même réussi à faire valoir ses choix politiques dans la société et donner une impulsion à ses structures de base. «Notre objectif tactique et stratégique dans cette élection a été atteint! Nous avons pu remettre du mouvement dans le statu quo et redynamiser la vie politique nationale», a-t-il précisé. Abordant les dépassements signalés ici et là durant le scrutin de jeudi dernier, Yahelaf Bouaïch, représentant du FFS à la Commission nationale de la surveillance des élections (Cnsel), a indiqué que plusieurs cas d’irrégularités et dépassements ont été signalés dans plusieurs régions du pays, notamment à Bouira, Constantine, Alger et ailleurs. «Plusieurs citoyens n’ont pas trouvé leurs noms dans les bureaux de vote et pourtant sont inscrits et disposant de leurs cartes de vote», a-t-il précisé, avant d’ajouter que les directeurs de centres de vote ont exercé un forcing pour empêcher un déroulement transparent de l’opération de dépouillement, en l’occurrence à Constantine. Signalons en outre que la Cnsel a enregistré plus de 200 rapports et dénonçant des cas d’irrégularités et de fraude à travers le territoire national. Et, enfin, il a noté que le FFS a, en dépit des obstacles, bénéficié d’un groupe parlementaire lui permettant d’agir dans la future chambre basse du Parlement afin qu’il puisse oeuvrer à la construction d’un consensus politique national pour préserver et promouvoir la citoyenneté, mais surtout pour la refondation démocratique et la stabilité des Institutions.(12 Mai 2012 .L’Expression)

**Le FLN continue à vendre du rêve aux Algériens *Par Ahmed FATTANI .Directeur du quotidien l’Expression

Le FLN continue à vendre du rêve aux Algériens

Les islamistes ont essuyé une véritable Bérézina. L’épouvantail islamiste a fait encore recette. Le FLN est sorti grand vainqueur de ces élections. Il a dominé tous ses concurrents dans la majorité des wilayas. L’Alliance verte n’a pas créé le «miracle vert» que l’on nous annonçait. Le taux de participation frôle les 45%. C’est inédit, osent soutenir certains observateurs, dans l’histoire de l’Algérie fonctionnant selon le mode de la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide. A dire vrai, beaucoup dans le Monde arabe ne souhaitaient-ils pas que l’Algérie tombe à son tour dans l’escarcelle de ce qui a fait le pactole des «révolutions» du printemps 2011? Le vieux parti, celui que l’on chargeait de tous les maux, a arraché le dernier mot. On décrivait une Algérie morose, déprimée, déboussolée, dirigée par une caste corrompue, autiste et usée jusqu’à la corde, même prête à se donner au premier venu. Nous savions, par expérience, que la politique est le lieu d’élection de la calomnie, cela expliquant peut-être pourquoi dans ce pays, vivent les hommes politiques et une élite intellectuelle parmi les plus retardataires et les plus obscurantistes qui excellent dans l’art de porter des coups de couteau dans le dos de la République. Il flottait sur l’Algérie un climat de doute. A cette attente douloureuse des résultats, l’on nous promettait en prime que l’«Alliance verte» – composée de trois partis – allait rafler la mise. Ne nous l’a-t-on pas présentée comme une espèce de grand holding en quête de nouvelles parts de marché? Comment allions-nous nous en sortir? Tunisie, Libye, Maroc, Egypte, Yémen, la vague verte balaie tous les relents des systèmes ayant gouverné sous la botte de despotes le Monde arabe. La question hantait les esprits de beaucoup de familles algériennes: allons-nous y échapper? Sur ce front de guerre, le FLN de Belkhadem s’est dit qu’il va falloir encore rajouter une balle à son fusil. En décryptant les résultats, apparaissent, en toute évidence, les motifs qui ont évité à l’Algérie de vivre le choc d’une Bérézina annoncée en fanfare par les médias du monde entier. Près de dix millions d’Algériens ont choisi le vote refuge. Utile en même temps. L’Algérie s’en est sortie, avec brio, de son aventure démocratique. Notre peuple a appris à tirer, comme tout peuple majeur, les leçons de ses propres tragédies qui ont jalonné son Histoire. Ce que nous aimons en nous-mêmes c’est notre capacité à surmonter les défis, à survivre aux drames, aux coups fumants. Nous l’avons admirablement bien fait depuis les années sanglantes du terrorisme. Ce qui prouve que nous aimons la vie. L’Histoire est une grande dame. Elle sait passer les plats. Et c’est pourquoi, le FLN s’en est bien servi. Il continue à vendre du rêve aux Algériens. Ne s’arroge-t-il pas à lui seul 220 sièges dans la future Assemblée? L’exception algérienne vient de changer carrément la donne dans le Monde arabe.(L’Expression-12.05.2012.)

**Les capitales mondiales réagissent positivement

Les réactions continuent de fuser à partir de plusieurs pays et organisations internationales après les élections législatives du 10 mai en Algérie. Toutes les réactions enregistrées pour l’heure, expriment une satisfaction affichée et des encouragements pour les réformes engagées par l’Algérie dans la voie de plus de démocratisation encore, comme attendu par le peuple algérien dans son ensemble. Ainsi, l’Union européenne (UE) a salué samedi les élections législatives en Algérie, y voyant «un pas en avant» pour réformer le pays et aller vers plus de principes démocratiques. «L’UE espère que le nouveau Parlement élu fasse avancer un processus de réformes fondées sur des principes démocratiques et sur le respect des droits de l’homme», ont affirmé la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, et le commissaire en charge de la Politique de voisinage, Stefen Füle. «Nous voyons ces élections comme un pas en avant dans le processus de réformes qui a démarré en avril 2011 en Algérie et devrait déboucher sur une révision de la Constitution en fin d’année afin de consolider la démocratie et l’Etat de droit, conformément aux attentes légitimes du peuple algérien, ont indiqué les deux représentants européens dans un communiqué commun. L’UE a également salué le déroulement «pacifique et ordonné» de ces élections où les islamistes ont subi un important revers, une première depuis le début du Printemps arabe. Ce scrutin a été marqué par la présence d’observateurs étrangers, notamment européens. «Il s’agit d’une marque de confiance» de la part d’Alger, a estimé l’UE par la voix du chef des observateurs de la mission européenne dépêchée en Algérie, José Ignacio Salafranca. Ce dernier a énuméré samedi à Alger, un certain nombre de faiblesses du processus électoral sans pour autant remettre en cause la crédibilité des législatives. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a félicité samedi l’Algérie après les élections organisées cette semaine, tout en félicitant l’accès d’un nombre important de femmes élues dans la nouvelle assemblée et en saluant une «avancée sur la voie de l’Algérie vers des réformes démocratiques.» «Ces élections, et le nombre élevé de 145 femmes élues qui font leur entrée dans l’hémicycle parlementaire, contre 30 auparavant, sont une avancée bienvenue sur le chemin de l’Algérie vers des réformes démocratiques», déclare Mme Clinton dans un communiqué, évoquant un scrutin «qui a permis aux Algériens d’exprimer leur volonté». «Les Etats-Unis sont impatients de travailler avec la nouvelle Assemblée élue et de continuer à renforcer leurs liens avec le gouvernement et le peuple algériens», conclut-elle. De son côté, la Grande-Bretagne a applaudi samedi les élections législatives transparentes qui se sont déroulées en Algérie, saluant tout particulièrement la plus grande représentation des femmes dans le nouveau Parlement, en application des récentes réformes de l’Algérie. «Je félicite le peuple algérien pour les élections législatives et salue la décision du gouvernement algérien de permettre aux observateurs de l’UE de contrôler les élections», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, dans un communiqué du Foreign Office. Le chef de la diplomatie britannique a salué «tout particulièrement», une plus grande représentation des femmes dans le nouveau Parlement, en application des récentes réformes en l’Algérie. «J’espère que ce progrès mènera à de nouvelles réformes dans les débats à venir sur le changement constitutionnel, et dans la course aux élections locales cette année ainsi que pour les élections présidentielles prévues en 2014», a ajouté Hague. Il a saisi cette opportunité pour souligner que le Royaume-Uni entretient de bonnes relations avec l’Algérie et que «les parlementaires britanniques chercheront à renforcer les liens avec leurs homologues algériens nouvellement élus». Moscou, par la voix de l’envoyé spécial du président Poutine de la Fédération de Russie pour l’Afrique, s’est joint à ces appréciations pour se féliciter que l’Algérie ait réussi à «éviter le choc du printemps arabe». Dans une déclaration faite samedi, Mikhail Margelov attribue, en partie, le «succès» du scrutin du 10 mai aux récentes «réformes politiques, la baisse des prix des produits alimentaires, la construction de logements sociaux et l’investissement de 286 milliards de dollars dans le cadre du plan quinquennal 2010/2014». De Tunis, le parti islamiste tunisien Ennahda a tenu à préciser qu’il s’était tenu à l’écart des législatives algériennes du 10 mai. «Ennahda garde la même distance avec toutes les formations politiques algériennes en compétition et ne s’est ingéré, ni de près, ni de loin, dans les élections législatives algériennes», a déclaré Ennahda dans un communiqué diffusé vendredi soir. Le parti tunisien répondait ainsi aux déclarations du porte-parole du FLN, Kassa Aissi, qui l’a accusé jeudi de soutenir les candidats islamistes de la communauté algérienne en Tunisie. Il n’a pas manqué de préciser: «Nous considérons les Algériens présents sur le territoire tunisien comme étant des invités dans leur deuxième patrie.» (L’Expression-14.05.2012.)

*Des parlementaires européens se félicitent du « bon » déroulement des législatives en Algérie

Des eurodéputés au Parlement européen se sont félicités mardi à Bruxelles du  » bon » déroulement des élections législatives du 10 mai dernier en Algérie, y voyant un « message positif » pour les pays de la région. Lors d’une réunion de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l’Union du Maghreb arabe au PE, son président, Antonio Panzeri, a jugé que ces législatives constituent un  » pas en avant pour la démocratie en Algérie », relevant que le processus électoral qui s’est déroulé dans la « sérénité », a permis l’émergence de diverses sensibilités politiques au nouveau Parlement. Il a aussi relevé une participation « en augmentation » à ces législatives, par rapport aux dernières législatures. Le chef-adjoint de la délégation parlementaire, M.David Geer, s’est félicité de la « très bonne » organisation de la Mission des observateurs de l’Union européenne, souhaitant « encourager l’Algérie à poursuivre dans cette voie ». « Le rapport de la Mission des observateurs de l’UE lors des législatives de mai dernier en Algérie sera prêt fin juin », a-t-il annoncé, à cette occasion. Il a rappelé que plusieurs autres échéances électorales, dont la présidentielle de 2014, attendent l’Algérie et s’inscrivent dans la « perspective des réformes globales lancées par le président Abdelaziz Bouteflika ». De son côté, l’euro députée espagnole Ines Ayala a affirmé que les législatives algériennes se sont déroulées dans la « transparence et la liberté totale », estimant que cela représente un « pas en avant et un message positif pour l’ensemble des pays de la région ». Le scrutin législatif du 10 mai dernier a été majoritairement remporté par le FLN qui a raflé plus de 200 des 462 sièges de la nouvelles Assemblée populaire nationale, talonné par le RND et l’Alliance de l’Algérie verte. (Ennahar-29.05.2012.) **un candidat déçu est allé se plaindre auprès du consulat de France Nos vaillants postulants à l’Assemblée législative ambitionnent de jouer le rôle de législateurs quitte à défigurer l’image de l’Algérie en faisant appel à l’ingérence étrangère. «L’Algérie est un pays souverain et cela fait mal au coeur d’entendre qu’un candidat, déçu par les résultats du vote, est allé se plaindre auprès du consulat de France. Tant que les institutions de recours existent, l’Algérie restera debout», a déploré le directeur de la réglementation et de l’administration générale, Rabah Aït Ahcène. Un candidat indépendant postulant dans la liste baptisée au nom de la Jeunesse et de la femme se serait plaint auprès du consulat de France à Oran. Ce dernier a été officieusement annoncé élu à l’Assemblée populaire nationale. L’information a vite fait de circuler comme une traînée de poudre sur l’ensemble du territoire de la wilaya d’Oran durant toute la journée de vendredi. Sa déception aurait été totale lorsque les juges ont officiellement rendu le verdict tardivement dans la nuit de vendredi à samedi en le disqualifiant faute de voix lui permettant d’être élu en tant que député. Le candidat ne figurait donc pas sur la liste des représentants de la wilaya, les députés d’Oran devant rallier l’hémicycle Zighout- Youcef. Comme première réaction, le postulant, déçu, n’aurait rien trouvé de mieux à faire que de réagir ignoblement en recourant au consulat de France après que sa doléance ait été déboutée par les magistrats composant la commission de supervision des élections. Ces derniers l’auraient renvoyé à la seule institution qui est habilitée à recevoir et à étudier les recours tout en décidant des suites à donner aux requêtes formulées, à savoir le Conseil constitutionnel et cela conformément au délai défini par la réglementation. Une telle information, aussitôt lâchée dans la salle de conférences de la wilaya, a fait l’effet d’une véritable bombe. La surprise, l’ahurissement accompagnés par la réprobation générale d’un tel acte aussi abject qu’ignoble, ont atteint leur paroxysme chez tous les présents. En premier lieu chez les journalistes qui ont pris part à la conférence animée en fin de journée de dimanche par le directeur de la réglementation et de l’administration générale. Le linge sale, qui se lave traditionnellement en famille, ne semble plus trouver grâce chez certains candidats, heureusement pas tous, gagnés par l’obsession, de siéger coûte que coûte dans la somptueuse bâtisse abritant l’Assemblée nationale, (APN). Voila donc nos vaillants postulants à l’APN qui ambitionnent de jouer le rôle de législateurs et ce, quitte à défigurer l’image de l’Algérie en faisant appel à l’ingérence étrangère sans aucun état d’âme, devant les portes du consulat de France à Oran. Aussi, ce genre de candidats, obnubilés, ignorent les chemins qu’il faut emprunter pour se faire valoir et faire valoir, par là même, les doléances citoyennes au cas où ces derniers seraient spoliés de leurs droits. En tout état de cause, un tel comportement a été réprouvé par l’ensemble des habitants d’Oran qui recommandent «l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire tandis que l’auteur d’un tel acte doit, tout en lui interdisant de postuler à l’avenir, être traduit devant les tribunaux pour haute trahison à la nation.» (L’Expression-15.05.2012.)  

«Les urnes ont parlé Messieurs les politiques!»

Ils ont voté ou pas, les Algériens donnent leur opinion sur les élections de jeudi 10 mai 2012.

Après les élections, l’heure est aux bilans. Que pensent les Algériens des résultats du scrutin? Quelle est leur réaction face à l’indignation des partis qui crient à la fraude? Et surtout qu’attendent-ils de ce nouveau Parlement? Trois questions que nous avons posées à des Algériens rencontrés dans la rue, mais aussi sur le Web. Des réponses plus étonnantes les unes que les autres…Appréciez plutôt! La majorité des personnes rencontrées s’accorde sur un point essentiel. «Les élections ont été, jusqu’à preuve du contraire, propres.» Pour Nesrine, enseignante dans un lycée de la capitale, le scrutin 2012 est le plus propre jamais organisé dans le pays. «En tant qu citoyenne qui a accompli le devoir électoral, je suis persuadée qu’il n’y a pas eu de fraude», affirme la jeune femme. «On dit que le taux de participation a été gonflé, j’ai vu les bureaux de vote ils étaient pleins à craquer. Donc pour moi ce taux est réel», réplique-t-elle. C’est ce que pense également Latifa, ingénieur agronome. «Ceux qui parlent de fraude ne sont que des mauvais perdants», estime-t-elle. «Le peuple a répondu à l’appel du coeur pour contrer les menaces étrangères», assure-t-elle. «Et quand c’est avec le coeur que l’électeur réfléchit, il choisit toujours le FLN. Le parti qui a mis fin au colonialisme est le seul capable de nous éviter un scénario à la libyenne», ajoute Latifa qui dit ne pas être partisane du FLN, mais qu’elle a voté pour lui à raison. «L’expérience de 1991 a été une leçon pour le peuple algérien qui a répondu massivement pour contrer l’islamisme», souligne pour sa part Yanis, cadre financier. «Le peuple a administré une belle leçon de patriotisme aux étrangers qui veulent déstabiliser le pays», se félicite-t-il. «Il y a 20 ans, l’islamisme menaçait le pays, on a lutté. Aujourd’hui que cet islamisme est devenu une mode chez nos voisins, on lutte toujours», dit-il encore. Le FLN pour barrer la route à l’extrémisme C’est le même soulagement qui est constaté sur la Toile. Les internautes algériens sont soulagés que le tsunami «islamique» se soit arrêté à nos frontières. «L’Occident a voulu nous vendre de l’islamisme « light »», mais notre tragédie nationale a fait que nous connaissons les dommages collatéraux de l’extrémisme. Donc on a choisi la stabilité», argumente Zak que nous avons interrogé sur Facebook. «On préfère que ce soit le FLN et le RND qui aient la majorité car eux au moins ils ont apporté la stabilité», réplique-t-il. «La victoire du FLN est incontestable. Le contexte régional a fait que nous devions voter. Mais pour qui?», demande-t-il. «Les petits partis? Ils n’ont aucun programme et ne vont rien nous apporter si ce n’est la médiocrité. Les islamistes? Non, merci on a eu notre dose. Il restait donc au peuple comme seul choix le FLN, le RND et le FFS. La plupart ont opté pour la première option (FLN) soit par tradition, soit par rapport à l’histoire du parti», explique-t-il. «Même si on prend les mêmes et on recommence, même si la politique en Algérie se fait avec une quarantaine de partis, à la fin, c’est toujours le FLN qui gagne, je vous avoue que cette victoire du parti historique me soulage», admet Amine qui dit s’être abstenu de voter, «mais après coup j’ai regretté». La matinée du vendredi est la cause de mes regrets. «Dans la matinée les rumeurs qui circulant sur le fort taux de sièges obtenus par les partis à tendance islamiste a fait que je regrettais de m’être abstenu. Je voyais le pays replongé dans les années noires et c’est là seulement que j’ai compris l’importance de mon devoir électoral», assure-t-il. «Donc l’écrasante victoire du FLN a été un soulagement pour moi et mon entourage. Même si nous ne sommes pas fans du FLN, on préfère que ce soit lui qui passe», conclut-il. Le discours qui a tout changé Pour Lotfi, un autre internaute, c’est le discours du président de la République qui a fait la réussite de ce scrutin. «Le vote du 10 mai est un message fort que nous envoyons aux étrangers et sa réussite est due au discours prononcé par Bouteflika à Sétif», dit-il convaincu. «Moi, j’allais m’abstenir mais le discours du Président m’a fait changer d’avis. Il m’a touché tout au fond de moi et j’ai compris que je devais voter», avoue-t-il. «Mon vote s’est tout naturellement porté sur le parti qui porte les valeurs qu’a exprimées le président dans son discours, à savoir le FLN», a-t-il affirmé. Les Algériens semblent donc, pour une fois, convaincus par la légitimité d’une élection. Pour les partis qui crient à la manipulation, ils leur répondent très clairement: «Les urnes ont parlé Messieurs les politiques!» Pour la plupart de gens interrogés, ces partis crient au scandale alors qu’il ont toujours cautionné le système. «Quand ils n’ont pas eu leur part du gâteau ils se découvrent soudainement un esprit d’opposants», peste Sabrina, jeune médecin. «Qu’ils arrêtent leurs conneries, le peuple n’est pas dupe. Il sait ce qu’ils valent», dénonce-t-elle. «J’entends des partis qui ont toujours fait partie du gouvernement, le critiquer. Cela me choque», s’offusque de son côté Dalila, cadre bancaire. Le mari de Dalila, Merouane, se dit heurté par l’appel à la révolte de certains partis. «Mais c’est quoi ces politiques qui veulent toujours gagner?», s’interroge-t-il. «Leurs formations politiques n’ont aucune base militante et ils veulent briguer la majorité. Non, non, c’est vraiment du n’importe quoi! Le pire c’est que certains de ces partis ont obtenu des siéges, alors qu’ils ne devraient même pas faire de la politique», dénonce-t-il encore. «La preuve de leur ignorance c’est l’appel à la révolte après un échec à une élection électorale. Ils ne se remettent jamais en cause, c’est toujours la faute des autres!», fulmine-t-il. «Même s’il y a eu fraude ce n’est pas une raison pour appeler à la révolte surtout après la tragédie nationale qu’a connue le pays!», déplore-t-il. «Vous imaginez si Sarkozy après sa défaite avait appelé les Français à la révolte. Non ce n’est pas cela la politique et la démocratie! Ces personnes n’ont rien à faire dans le monde politique!» explique encore cet amateur de politique. Stabilité, stabilité et stabilité Les Algériens semblent donc satisfaits par la clarté des résultats du scrutin électoral du 10 mai. Mais après? Qu’attendent-ils de la prochaine Assemblée et surtout du prochain gouvernement? La stabilité est le leitmotiv des Algériens. «Le plus important est la stabilité de l’Algérie», lance Bakir. «Stabilité, stabilité et stabilité» est le souhait de son cousin Adel pour l’Algérie. «Notre révolution cela fait longtemps qu’on la faite. Donc, on ne croit pas au Printemps arabe et pour devenir comme les pays qui ont connu ce printemps, dit arabe, non, merci, on a déjà donné», rapporte Mouna, femme au foyer. Malika, 27 ans, attend patiemment son tour dans la file, d’attente de l’Agence nationale de l’emploi (Anem). Elle cherche désespérément un emploi. «J’attends que le Snmg augmente, et qu’il y ait plus de postes budgétaires dans la Fonction publique.» Sofiane, 29 ans, a subi deux licenciements en moins d’un an. Il veut «plus d’ouverture pour nous, les jeunes. Parce que quand on n’a pas assez d’expérience, on ne trouve pas de travail». Mustapha et Aïssa, 20 ans, recherchent un emploi depuis l’obtention de leur brevet de technicien supérieur, il y a un an. Ils épluchent les petites annonces et sont inscrits à l’Anem. Alors leur premier souhait, «c’est qu’il y ait du boulot». Amar, agent de maîtrise dans une société nationale, attend des futures autorités qu’elles «renouent le dialogue avec les syndicats». Mohamed, ex-délégué syndical dans une société, s’apprête à monter sa propre entreprise. «Ce qu’il nous faut, c’est une relance du marché du travail.» Il souligne: «On a oublié les classes moyennes. Et ce sont elles qui font tourner le pays.» Les jeunes pour leur part, sont plus dubitatifs. Ils avouent ne s’intéresser que d’assez loin à la politique. Des emplois? Trop tôt pour s’en soucier. Lyna, 18 ans, qui a voté pour la première fois de sa vie, a une requête, immédiate, celle-là: trouver une formation! Voilà donc que pour une fois, les Algériens sont satisfaits des résultats d’une élection. Un scrutin qui est le printemps algérien avec à la fin un seul vainqueur…la démocratie.(L’Expression-15.05.2012.)

**La mission d’observation électorale de l’UE n’a pas relevé de fraude.  

*Le chef de la mission des observateurs européens pour la surveillance des élections législatives en Algérie, M. José Ignacio Salafranca a affirmé, jeudi, quelques heures avant le début des législatives de 2012 que le vote se déroulera d’une manière ordinaire dans le respect des règles en vigueur. Dans une conférence de presse qu’il a animé en présence d’un grand nombre de journalistes de la presse nationale et étrangères à Alger après qu’il s’est rendu à différents centres de vote, M. José Ignacio Salafranca a affirmé : « nos équipes ont été présentes dans les 48 wilayas du pays et je peux vous assurer que l’opération de vote se déroule normalement . Les gens votent en toute liberté et dans la paix ». « Aucune difficulté n’a été enregistrée pour le moment, les représentants des partis politiques sont présents dans les différents bureaux et centres de vote, où les gens votent dans la sérénité. Le même interlocuteur a indiqué que les détails et remarques préliminaires de la mission seront publiés dans une conférence de presse qui aura lieu samedi soir. Par ailleurs, « El Khabar » a rencontré le représentant de l’Union Africaine dans la commune e Djaafra, entre les wilayas de Bordj Bou Arreridj et de Bejaia. Il a indiqué que les élections se déroulent dans les meilleures conditions et expliqué que la loi sur les élections a donné des prérogatives et Droits aux partis politiques qui participent à ces élections et que ces derniers ne les exploitent pas. Il a affirmé que la plupart de ces partis sont présents formellement, sans assumer leurs responsabilité ni les droits, par méconnaissance des lois en vigueur. Il a affirmé que le régime algérien est un régime qui se régénère comparé aux régimes africains, qui comptent en majorité sur la société civile. Cette dernière qui remplacée par un grand nombre de partis politiques. Des rédacteurs ont accompagné la commission de l’Union Africaine à ces élections, pour présenter le modèle algérien aux pays africains qui se dirigent vers la démocratie. Les membres de cette commission ont considéré que l’expérience algérienne est un modèle à suivre rappelant queson rôle en tant qu’observateur consiste et se limite dans l’enregistrement et le recueillement des faits. (El Khabar-10.05.2012.) image

****«Aucune plainte officielle faisant état de fraude ou de dépassement n’a été formulée», a affirmé le chef de la mission d’observation de l’Union européenne, José Ignacio Salafranca. Lors d’un point de presse qu’il a animé juste après la fermeture des bureaux de vote, le chef de la mission a relevé qu’il y eut certains dépassements, mais aucune n’a été formalisée. «Il y avait certaines plaintes relatives à des dépassements enregistrés lors du scrutin, mais aucune plainte officielle n’a été formulée dans ce sens», a-t-il précisé en guise d’explication. La déclaration du chef de la mission européenne est un élément concret quant à la régularité du scrutin. Interpellé sur le taux de participation avancé par le département de l’Intérieur, le chef de la mission a affirmé qu’il n’est pas loin de celui enregistré par la mission de l’Union européenne Faisant le point sur l’opération électorale, M.Salafranca a dressé un constat positif. «Les élections législatives se sont déroulées dans des conditions généralement satisfaisantes sauf des petits incidents très limités», a-t-il estimé. Hormis quelques petits incidents, le chef de la mission n’a rien relevé qui puisse entacher le processus électoral. «Selon les appréciations de nos observateurs, le scrutin s’est déroulé dans des conditions assez satisfaisantes, sauf quelques petits incidents très réduits», a également noté le représentant de l’UE. Interrogé sur la nature de ces incidents, M.Salafranca affirme qu’il s’agit «d’incidents mineurs se limitant à des actes de campagne électorale à proximité de certains bureaux de vote». Ces pratiques, rappelle-t-il, sont contraires à la loi. Selon lui, les observateurs ont poursuivi le processus du scrutin depuis l’ouverture des bureaux de vote jusqu’au dépouillement et l’élaboration des procès-verbaux. «D’une manière globale, le nombre de personnes mobilisées au niveau des bureaux de vote était assez raisonnable et bien préparé, les bureaux de vote disposaient de tous les moyens nécessaires et la plupart d’entre-eux comptaient des représentants des partis politiques», a-t-il dit. Dans ce sens, M.Salafranca a avancé qu’entre 85 et 90% des rapports des observateurs de l’UE sont satisfaisants à propos du déroulement de l’opération électorale. Le niveau de compréhension des citoyens quant à la procédure électorale «était appréciable et la journée du vote s’est déroulée sans incident significatif. Dans son constat, l’émissaire européen a relevé l’absence des représentants des partis politiques au niveau de 7% des bureaux de vote. M.Salafranca a, en outre, tenu à préciser que les appréciations et rapports transmis par les observateurs de l’UE ne concernaient que le déroulement du scrutin pour cette journée de jeudi. Le chef de la mission a refusé de s’exprimer sur d’autres points notamment, le fichier électoral national. Il a promis de revenir sur l’ensemble des dossiers lors de la conférence de presse qu’il animera au Centre international de presse. Un rapport préliminaire sur l’ensemble des législatives sera donc présenté aujourd’hui, alors que le rapport final de toute l’opération sera publié dans deux mois. (L’Expression-12.05.2012.) FLN, RND, Alliance verte, le tiercé gagnant

**Selon Louisa Hanoune, «Le résultat des législatives est un hold-up»

Mme Louisa Hanoune insiste sur la création des comités populaires afin de faire des propositions pour l’élaboration de la prochaine Constitution.

La SG du PT dans tous ses états

Qualifiant le résultat des élections législatives du 10 mai 2012 de «mascarade électorale», qui repousse les aspirations du peuple, Louisa Hanoune, présidente du Parti des travailleurs, crie au scandale et dénonce la spoliation des dizaines de sièges obtenus par son parti. «C’est pire qu’une fraude massive. C’est un véritable hold-up électoral que nous venons de vivre. Les résultats annoncés par Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, ne reflètent pas la réalité» a regretté hier, Mme Louisa Hanoune, dans une conférence de presse au siège de son parti à Alger. Selon la conférencière, l’administration n’a pas été neutre. «L’administration a violé la loi électorale et le dispositif de surveillance. Les 220 sièges obtenus par le FLN, le nombre des sièges obtenus par le PT et même par l’Alliance verte ne traduisent en aucun cas la voix du peuple», a-t-elle déploré. Déçue par les résultats mais satisfaite des progrès réalisés par le PT en nombre d’adhésions, la présidente du PT parle «d’une sanction de son parti», à cause des positions politiques et économiques défendues jusqu’à présent. «On s’attendait à la fraude électorale, mais pas à ce point», regrette-t-elle. Dans ce cas, le FLN avec 220 sièges, n’a pas besoin d’alliance avec le RND pour gouverner. «Il n’a qu’à signer un accord avec un autre parti pour gouverner», selon elle. L’élection d’une Assemblée constituante s’impose plus que jamais, afin de permettre au peuple de s’exprimer et construire la IIe République. Pour ce faire, Louisa Hanoune insiste sur la création des comités populaires, afin de faire des propositions pour l’élaboration de la prochaine Constitution. «C’est l’Assemblée constituante qui pourra sauver le pays du régime du parti unique», a-t-elle ajouté. Mme Hanoune a annoncé dans une déclaration préalable datée du 12 mai que «50 ans après l’Indépendance nationale et alors que les pires dangers guettent notre région, la nation algérienne doit vivre dans l’intégrité, l’unité et la souveraineté nationales». Mme Hanoune a fustigé «ceux qui ont confisqué la volonté populaire et démocratique, poussent le peuple à revenir au système du parti unique». «Mais le peuple algérien saura relever le défi démocratique. Le peuple est assez conscient pour faire la part des choses dans la paix et la stabilité politique», a-t-elle dit. Tout en dénonçant dans le fond et dans la forme, à maintes reprises, les résultats, Mme Hanoune persiste et signe à l’égard des responsables politiques qui n’ont pas respecté leurs engagements en matière de transparence des élections. «C’est époustouflant de dire la chose et son contraire. D’une part, les responsables parlent de neutralité de l’administration. Mais dans la réalité, celle-ci a pris une position partiale, antidémocratique et dangereuse pour le pays.» Le Parti des travailleurs a glané des sièges dans les 48 wilayas «mais la mascarade en a décidé autrement», a-t-elle argumenté. (L’Expression-13.05.2012.)

**Des résultats qui consacrent une logique du pouvoir

 Maintenant que la campagne des élections législatives 2012 est terminée et les résultats connus, des questions se posent. Ces élections constituent-elles un début pour le changement qu’impose le niveau de conscience politique et d’évolution de la société ? Sont-elles une simple manœuvre destinée à absorber le mécontentement populaire face au laisser-aller, la corruption, l’impunité et la bureaucratie étouffante ? Avant d’y répondre, quelques remarques.

-1) Les partis politiques ont participé à la campagne électorale avec des moyens inégaux : les partis du pouvoir ou ceux qui gravitent dans sa sphère ont bénéficié, depuis leur création, de tous les moyens de l’Etat, alors que les nouveaux en sont privés. Ceux-ci, comme le PLJ, n’ont même pas été autorisés à utiliser des tentes comme sièges ambulants à défaut d’avoir des permanences. -2) L’argent «sale», d’origine suspecte, que nous avons déjà dénoncé en 2009 à l’occasion de l’élection présidentielle, a investi avec force le terrain sans que ses détenteurs ne soient inquiétés, ce qui est de nature à semer le doute quant à la réalité des relations qu’entretiendraient certains cercles du pouvoir avec les milieux financiers. A titre d’exemple, un simple calcul indique que pour désigner des contrôleurs dans l’ensemble des communes, à raison d’un minimum de 20 000 DA par commune, il faut disposer d’au moins 30 millions de dinars ! En clair, cela signifie que les partis naissants ne peuvent assumer cette charge qu’en recourant aux milieux financiers, quel qu’en soit le prix. Il s’agit là d’une question que les partis politiques sérieux doivent aborder collectivement. -3) Les vertus du comportement militant ont été absentes ou totalement exclues des élections, car l’expérience vient de démontrer que l’effort requis du citoyen démuni pour la participation à la campagne électorale est souvent tributaire d’une contrepartie financière. Plus question de militantisme et d’abnégation ! -4) Les différents numéros attribués aux partis politiques participants ont désorienté les citoyens devant le nombre de partis et de listes indépendantes, et pénalisé en particulier les nouveaux partis encore inconnus du public. Trois numéros successifs ont été attribués : un pour l’affichage (différent suivant les wilayas), un d’identification nationale unique à l’échelle nationale (attribué par la Commission nationale de surveillance) et le troisième, différent suivant les wilayas, relatif à l’ordre de disposition des bulletins dans les bureaux de vote. Cette mesure a compliqué, dans beaucoup de cas, le choix des électeurs au point de détourner, par méconnaissance ou par fatigue, leur voix. Beaucoup ont cru que le 10 mai allait constituer un tournant dans notre vie nationale démocratique, traçant une nouvelle voie pour une nouvelle carte politique et préparant les conditions de reconstruction des institutions de l’Etat sur une base qui autorise le citoyen à espérer et à être rassuré que le pouvoir, cette fois-ci, est décidé dans sa volonté d’engager des réformes politiques afin de répondre positivement à ses aspirations. Les résultats proclamés sont en deçà des aspirations du peuple à la réhabilitation des vertus de la morale, de la compétence dans la gestion de la chose publique et au renforcement de la confiance du citoyen dans ses institutions. Autrement, comment expliquer que : - Le parti politique classé premier a raflé, dans des résultats législatifs sans précédent depuis l’institutionnalisation du multipartisme, 220 sièges alors que ses dirigeants et ses militants ont mené la campagne en rangs dispersés, minés par des querelles internes ; une situation qui contraste étrangement avec le discours de son secrétaire général, si sûr de lui-même au point de promettre, en pleine campagne, une surprise ! Le cours des évènements lui a donné raison : la surprise est là, le FLN reste, par miracle, la première force politique au parlement avec même 86 sièges supplémentaires ! - Le parti politique classé deuxième obtient sept sièges supplémentaires que rien ne justifie dans son bilan ; son secrétaire général a mené campagne contre le changement avec une assurance curieusement excessive ; les évènements lui donnent raison : le statu quo est maintenu. Un rappel : ces deux partis sont alliés au sein du même gouvernement qui a organisé les élections législatives et le seront probablement au sein du nouveau Parlement pour réviser la Constitution. Ainsi donc, le champ politique que les réformes du 15 avril visent à recomposer par l’intégration de nouvelles compétences nationales a été reconduit par le maintien des mêmes forces politiques, pourtant concernées par le changement souhaité. Ce statu quo autorise à penser que l’ouverture de la scène politique, annoncée au lendemain des manifestations de janvier 2011, n’est qu’une mesure tactique qui ne reflète pas une volonté politique claire de consolider, dans la pratique, le processus démocratique. Aussi, sommes-nous en droit de nous demander jusqu’où est-il permis d’aller pour maintenir le statu quo. Le PLJ considère que les résultats proclamés en faveur de l’aggravation du statu quo brouillent les cartes et constituent une surprise dont les répliques risquent d’être dangereuses ; ces résultats sont politiques et consacrent une logique de pouvoir qui ne renforce ni l’autorité de l’Etat ni permet un jeu politique sain. Par Mohamed Saïd. Président du PLJ (publié dans El Watan-16.05.2012.)

*20 partis vont se réunir pour unifier leurs positions à l’égard des résultats des législatives

Vingt partis politiques se réuniront lundi prochain pour élaborer un projet de plateforme sur l’attitude à adopter envers le nouveau parlement et unifier leurs positions à l’égard des résultats des législatives du 10 mai, a annoncé vendredi à Alger le président du Front du changement (FC), M. Abdelmadjid Menasra.

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Les dirigeants de vingt partis se réuniront lundi prochain au siège du Front de la justice et du développement (El-ADALA) de M. Abdallah Djaballah pour unifier leurs positions à l’égard des résultats des législatives, a précisé M. Menasra dans une allocution lors de la réunion du conseil consultatif du FC. Ces formations politiques avaient tenu d’autres réunions, dont celle de mercredi au siège du Front national algérien (FNA), a-t-il ajouté. Concernant les partis participant à l’initiative, M. Menasra a cité le FC, El-ADALA, le Mouvement El-Infitah (ME), le Parti Jil Jadid (PJJ), le Parti El-Fedjr El-Jadid (PFJ), le Front de l’Algérie nouvelle (FAN), le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) et le FNA. Evoquant les législatives du 10 mai, M. Menasra a regretté « le retard accusé dans l’agrément des nouveaux partis afin qu’ils ne puissent pas, selon lui, avoir suffisamment de temps pour se préparer et faire connaître leurs programmes ». « L’Algérie a raté une bonne occasion d’opérer un changement démocratique pacifique » lors de ces élections, a estimé le président du Front du changement qui a obtenu quatre sièges à la future Assemblée populaire nationale (APN). Pour M. Menasra, « les élections législatives ont été vidées de leur contenu comme l’ont été les réformes » (divers médias algériens-18.05.2012.)

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*La donne politique modifiée

Les Algériens ont, certes, donné des sièges aux islamistes, ils ne leur en ont pas, cependant, donné suffisamment pour les installer dans la posture de gouverner. Quarante-cinq partis! Ils étaient quarante-cinq partis à briguer un mandat dans la septième Assemblée nationale multipartite. A l’arrivée, une bonne majorité d’entre eux a été écrémée pour que ne subsistent que les formations ayant déjà fait leur preuve ou, à tout le moins, ayant une visibilité politique. Dans ce contexte, il était patent que les électeurs feraient encore plus confiance à des personnes qui – malgré leurs limites – avaient plus de chance de répondre aux besoins exprimés par la population, que de s’aventurer dans l’inconnu en confiant des responsabilités à des gens sortis du néant. Le nombre des formations politiques à s’être alignées dans la conquête de sièges à l’APN était en fait excessif et ne reflétait pas la réalité de l’espace politique national. D’où en fait la difficulté de parvenir à une décantation claire définissant les tendances fortes de la future Assemblée nationale. Une Assemblée nationale cohérente, c’est en fait la garantie d’un mandat représentatif en phase avec l’évolution citoyenne, comme l’assurance d’une Assemblée nationale qui jouera pleinement son rôle constitutionnel. On a trop tendance à l’oublier, la Loi fondamentale du pays donne un pouvoir suffisamment étendu à l’Assemblée nationale, ce que l’APN sortante n’a pas su – pu ou voulu – (le) traduire concrètement dans les faits. Ce qui n’a pas manqué de décrédibiliser, voire délégitimer, les députés de l’Assemblée sortante. D’où l’importance, qui sans doute, n’a pas été convenablement soulignée, du choix des hommes appelés à siéger à l’APN. L’accent a certes été largement mis sur le fait crucial d’un vote massif, qui serait «déterminant» pour l’avenir du pays. Ce n’était pas suffisant dès lors que seuls 42,90% du corps électoral national (à l’intérieur et à l’extérieur du pays) avaient exercé leur droit de choisir les représentants qui auront demain à légiférer et à produire les texte normatifs (lois, décrets, arrêtés, ordonnances) du pays. On a donc focalisé sur le taux de participation, tant l’abstention, qui s’est élargie lors des derniers scrutins (communaux et législatifs notamment), a ravivé les craintes des responsables gouvernementaux et des partis politiques de se retrouver à nouveau face à une APN mal élue à la limite de la légitimité. En fait, tout est relatif, singulièrement dans le contexte qui est celui de la région Maghreb-Monde arabe en général, de l’Algérie singulièrement. Aussi, un taux de 42,90% de participation peut – à la limite – être estimé comme étant une avancée par rapport au score calamiteux des législatives de 2007 ou 2002. En fait, lors des dix dernières années (deux mandats de l’APN) le temps (les vicissitudes?) avait largement modifié la donne: politique et environnementale notamment. L’irruption de l’islamisme dit «soft» a de fait bouleversé la donne politique maghrébine et arabe. La déferlante «verte» chez nos voisins maghrébins, notamment, était appelée, estimaient les analystes, à déteindre sur l’Algérie. Il n’en a, finalement, rien été et le raz-de-marée islamiste annoncé n’a pas eu lieu. Faut-il mettre cela sur la «spécificité» algérienne? Sans doute, mais pas que cela. Analystes, observateurs et autres «spécialistes» de l’islamisme voyaient l’Algérie emboîter le pas à la Tunisie, le Maroc et l’Egypte en intronisant les islamistes au pouvoir. Or, si les Algériens ont, certes, donné des sièges aux islamistes, ils ne leur en ont pas, cependant, donné suffisamment pour les installer dans la posture de gouverner. Et c’est cela au final l’importance du scrutin du 10 mai, qui relativise la poussée islamiste que d’aucuns voulaient uniforme. Mais les Algériens, qui ont eu à expérimenter la gouvernance islamiste dans les années 1990 (ils ont gouverné la majorité des communes en 90 et 92), étaient payés pour savoir ce qu’il en coûte. Dès lors, il n’est pas du tout étonnant que le FLN rafle la mise. En fait, au regard du déficit de choix politique offert aux citoyens, les Algériens ont eu recours au «vote-refuge» que constitue pour de nombreux citoyens le FLN. Un vote émotionnel, certes (avec tout ce que le parti de la guerre de Libération exerce sur l’inconscient collectif national), mais, en tout état de cause, un vote du moindre mal – même s’il n’est pas totalement un vote de confiance – qui replace les choses à l’endroit. Ce qui est clair en revanche, est le rejet clair de l’islamisme politique qui a fait beaucoup de mal au pays lors des deux dernières décennies. L’Algérie a vécu le pouvoir islamiste. C’est celle-là toute la différence avec les pays arabes et explique pourquoi ledit «printemps arabe» n’a pas pris, ne pouvait prendre en Algérie. C’est du moins les premiers points qui peuvent être relevés du scrutin du 10 mai qui, quelque part, a clarifié la donne politique nationale en replaçant chacun à son niveau et à sa place. (L’Expression-12.05.2012.)

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**Contrairement aux années précédentes, les élections algériennes n’ont pas été couvertes par les télévisions françaises et même par certaines télévisions arabes à leur tête Al Jazeera.   

  Nesma, Echourouk TV et Ennahar TV mettent le paquet

Trois événements ont effacé cette nouvelle élection pluraliste algérienne: la crise en Grèce et les attentes du nouveau président français François Hollande pour les télévisions françaises, l’attentat en Syrie et la tenue du premier débat télévisé politique entre les deux candidats à l’élection présidentielle en Egypte: Amrou Moussa et Abdelmouneam Abdelfoutouh. Les télévisions françaises comme France 2 et TF1, se sont contentées de donner les chiffres de la participation donnée par le ministre de l’Intérieur en illustrant avec des anciennes images d’archives. Visiblement, les médias français ne pensent pas que ces élections vont apporter les changements escomptés par la révolution arabe, d’où le désintérêt total pour cette élection. Seule la chaîne de l’Audiovisuel Extérieur France 24, a consacré des directs et des débats sur les élections législatives algériennes. Mais la télévision française, dans sa version arabe, a été néanmoins perturbée par les attentats suicides de Damas et a dû différer sa feuille de route sur l’actualité algérienne. En revanche, c’est la chaîne tunisienne privée Nessma TV qui a mis le paquet pour faire un direct de 12 heures à partir d’Alger. Plusieurs hommes politiques algériens, à leur tête le chef du FLN, Abdelaziz Belkhadem, étaient invités au plateau de la télévision tunisienne. D’anciens parlementaires comme Aït Larbi ou encore Harzallah étaient les invités du plateau de Chawki Smati, le présentateur algérien de Nessma TV. Et même des journalistes algériens de la presse arabophone et de la presse francophone étaient également les invités de la télévision des Karoui, qui a étonné les Algériens et même les Tunisiens pas cette couverture très large des élections algériennes, qui a même effacé le direct de l’Entv qui avait offert le même plateau organisé lors de l’enterrement de Ben Bella, avec le duo restauré Karim Boussalem et Farida Belkacem. Les deux animateurs se sont contentés de diffuser des images du vote de wilaya, très lointaines dans le Sud et des directs du ministère de l’Intérieur. Aucun débat avec les partis ou les observateurs politiques n’était organisé par l’Entv, préférant se limiter aux chiffres et au cahier des charges du service public. Au moment où l’Unique diffusait de la musique et des documentaires, les nouvelles télévisions privées algériennes investissent le paysage audiovisuel algérien. C’est ainsi que Ennahar TV, Echourouk TV, Al Djazaïria TV et même Al Magharibia TV, émettant de Londres ont tenu à informer les Algériens, minute après minute, de l’opération du vote en Algérie. Echourouk TV comme Nessma TV a bénéficié d’un plateau direct qui a été animé par l’ancienne journaliste de l’Entv, Leila Bouzidi, qui a accueilli plusieurs journalistes et analystes politiques pour parler des élections, mais aussi des résultats partiels. De son côté, Ennahar TV qui n’a pas bénéficié de direct, a diffusé plusieurs longs reportages sur les élections, dont le plus suivi demeure celui de l’opération de dépouillement qui a été diffusée en entier par la télévision de Anis Rahmani. De son côté, Al Jazeera TV a couvert timidement les élections avec la diffusion de petits reportages durant son JT. L’inexpérience de ses journalistes a contribué à certains ratages. Par ailleurs, la conférence de presse du département de l’intérieur a été diffusée en direct par Nessma TV, Al Jazeera, France 24 en arabe, alors qu’aucune télévision française d’information continue n’a diffusé la conférence du ministre de l’Intérieur. En définitive, la couverture des élections législatives a bénéficié d’une très large couverture audiovisuelle locale, alors que d’autres télévisions étrangères se sont contentées de donner quelques images de l’élection avec une analyse très réduite de la situation politique et sociale de l’Algérie. (L’Expression-12.05.2012.)

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**21.6 Millions d’Algériens appelés à choisir 462 candidats   

  *L’abstention reste le spectre de ce crutin

Les autorités algériennes ont beau affirmer que les élections législatives de ce jeudi seront une étape marquante vers une démocrati­sation de la vie politique, nombreux sont ceux qui, dans le pays, ne croient plus dans ces promesses… Ils sont plus de 20 millions d’Algériens à être appelés aux urnes pour désigner les 462 députés de leur future Assemblée, forte de 73 nouveaux sièges. Mais ils attendent si peu de changements de leurs nouveaux représentants que très peu d’entre eux se donneront la peine de se déplacer jusqu’aux 45.000 bureaux de vote du pays. Pourquoi une telle apathie électorale? «Les gens n’y croient plus, explique Djallil Lounnas, chercheur au Centre de recherche sur l’Afrique et la Méditerranée (Cram). Ils ne croient plus ni dans le régime, ni dans ses promesses de changements. Car depuis des années, rien ne change. Déjà lors des élections législatives, en 2007, l’abstention avait dépassé 60 %.» Paradoxalement, s’ils sont nombreux en Algérie à souhaiter une amélioration de leurs conditions de vie…. La population est toujours hantée par la guerre civile, qui a fait près de 200.000 morts dans les années 1990 et au début des années 2000…. «Souvent le pouvoir est décrit comme celui des “décideurs”, mais qui sont-ils? Une poignée de généraux? Personne ne le sait vraiment», explique Djallil Lounnas. Cette volonté de renouvellement, même le président Abdelaziz Bouteflika semble l’avoir entendue. Il l’a évoquée mardi lors d’un discours à Sétif. «Pour nous, c’est fini», a-t-il reconnu, laconique. De leur côté, les Algériens attendent, entre apathie et inquiétude, que les choses commencent à évoluer dans le bon sens…(source: 20Minutes et plus…-10.05.2012.)

***Les Algériens sont appelé ce jeudi, à élire les membres du prochain parlement dans les cinquièmes élections législatives pluralistes dans l’histoire de l’Algérie indépendante.

Ce qui marque le plus ces élections, ce sont les incroyables efforts consacrés par l’Etat pour convaincre la masse électorale composée d’environ 21.6 millions d’Algériens, à se rendre aux urnes ce jeudi. Dès l’annonce par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, dans son discours du 15 Avril 2011, sa volonté de procéder à de profondes réformes politiques, le pouvoir s’est lancé dans une course contre la montre afin de montrer sa bonne intention à ouvrir le jeux politique resté fermé pendant 12ans. Sa première action pour prouver cette bonne volonté était d’accorder l’accréditation à tout un chacun désirant créer un parti politique. Des amendements ont été apportés sur cinq lois et deux nouvelles lois ont été adoptées, toutes relatives aux libertés et à l’exercice de la démocratie. Certains les ont acceptées et d’autres les ont qualifiées de la poudre aux yeux… Quarante quatre partis politiques, la plupart ont franchi la bataille électorale pour la première fois, avec des listes comportant 25 mille candidats, s’ajoutant tous à 186 listes de candidats indépendants et au rassemblement de l’Algérie Verte. Les élections de cette fois sont caractérisées par la participation de 7700 candidates, en vertu de la nouvelle loi électorale encourageant la participation des femmes à la vie politique qui a consacré 33% des sièges aux femmes, de l’ensemble de 462 sièges. Un millier de garanties ont été donnés dans les préparatifs aux élections législatives, donnant l’impression que le pouvoir œuvre à convaincre ses partenaires à l’étranger qu’il veut vraiment cette fois organiser des élections intègres et transparentes. Pour ce faire, il a installé une commission composée de 316 magistrats pour la supervision de ces élections en plus de la commission nationale politique des élections. Le pouvoir a notamment invité 500 observateurs étrangers pour être témoins de la transparence de cette opération électorale. De son côté, le ministère de l’Intérieur a menacé de prendre des sanctions sévères contre les agents de l’administration dans le cas où quelconque tentative de fraude soit retenue à leur encontre. Afin de convaincre la population de se rendre massivement aux urnes, le président de la République n’a pas hésité à comparer les législatives du 10 mai 2012 au référendum de l’autodétermination et au déclenchement de la révolution nationale ainsi qu’aux événements du 80 mai 1945. (El Khabar-09.05.2012.)

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* Les élections en chiffres La masse électorale : 21.664.348 dont 11.7millions hommes et 9.8 femmes La masse électorale à l’étranger : 990470 électeurs Bureaux de vote : 48546 Bureaux de vote ambulants : 219 Centres de vote : 219 dont 118 à l’étranger Encadreurs : 404167 Nombre de candidats : 24.916 dont 7.700 femmes Nombre de sièges de l’APN : 462 Nombre de partis participants : 44 Nombre de listes d’indépendants 186 + Rassemblement de l’Algérie Verte Nombre d’observateurs étrangers 500

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Lors des élections législatives de 2007, l'abstention avait dépassé 60 %.

***Le vrai enjeu du scrutin est la présidentielle de 2014, disent plusieurs observateurs. L’abstention reste le spectre craint par les partis en lice, particulièrement les autorités. Alors que certains partis estiment que le niveau de participation sera appréciable et même supérieur à celui de 2007, les politologues tablent sur un taux de participation de moins de 20%. Le comportement des électeurs le jour «J» reste encore imprévisible pour les plus optimistes et ceux qui prévoient une forte désaffection. Les quelque 21 millions d’électeurs que d’aucuns diraient peu enthousiastes, voire qu’ils ont la tête ailleurs, auront l’embarras du choix face aux 44 partis et listes d’indépendants en lice. Que nous réservent ces législatives? Les «risques» d’abstention alimentent les colonnes et la chronique de la presse. Pour des raisons de sécurité, plus de 150.000 gendarmes et policiers sont mobilisés afin d’assurer l’ordre public et surveiller les accès aux villes. Cette campagne qui n’a pas vraiment suscité l’enthousiasme des citoyens a été très agitée par un mécontentement social, avec de nombreuses grèves dans le secteur public, des sit-in de protestation devant des ministères. La campagne électorale qui s’est déroulée sur fond de dissensions et crises internes ayant touché certains grands partis politiques, dont le Front de libération nationale (FLN), actuel parti majoritaire au Parlement, le MSP, le FNA pour ne citer que ces derniers, n’a pas vraiment accroché grand monde. La future Assemblée sera un patchwork, donc une chambre basse faible où aucun parti ni tendance n’aura la majorité. La participation sera-t-elle appréciable? Un afflux raisonnable des électeurs sera-t-il enregistré? Aucun indice n’est venu dissiper cet épais brouillard d’incertitude. Les membres de la communauté nationale établie en France, ont commencé à voter mardi et ce jusqu’au 10 mai, pour choisir leurs candidats. Le corps électoral de la communauté nationale établie à l’étranger compte 988.229 électeurs, dont 80% représentent la communauté nationale en France. Cet électorat est réparti en quatre zones géographiques disposant chacune de deux sièges au Parlement. Sur les quatre zones, deux sont en France. En outre, des mesures ont été adoptées pour encourager une meilleure représentation des femmes dans les assemblées élues. Ainsi, selon le nouveau texte, la prochaine législature comptera 33% de députées, contre 11% aujourd’hui. Le score des formations islamistes à l’issue de cette consultation est la autre grande inconnue. Au cours de la campagne, qui n’a pas été à la hauteur des attentes, on a vu des partis de la coalition islamiste affirmer remporter les élections législatives de demain. Dans le cas contraire, ils crieront à la fraude. Ils sont tellement certains de gagner qu’ils préparent sérieusement la composition du prochain gouvernement. «Nous sommes sûrs de notre victoire que ce soit par K-O. ou aux poings», a déclaré le chef de MSP, Bouguerra Soltani, qui n’a toutefois pas évoqué le nombre de sièges que pourraient remporter les islamistes. Le MSP domine cette alliance dénommée l’Algérie verte qui regroupe le MSP, En Nahda (Renaissance) et le Mouvement El Islah (Réforme). Dans son pronostic fabuleux, il a même prévu que le classement se fera entre trois forces qui sont: nous (l’Algérie verte), le parti traditionnel (le Front de libération nationale – FLN, parti présidentiel) et les indépendants, a ajouté M.Soltani. La participation de 45% des électeurs aux législatives du 10 mai serait acceptable. Ces déclarations qui ne se basent sur aucune étude ni sondage dignes de ce nom, émanent de l’Alliance verte ainsi que du secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem. Cet ancien chef de gouvernement clame à qui veut l’entendre que le FLN préservera sa majorité dans la future Assemblée. «L’Algérie restera sous la bannière du FLN», a-t-il annoncé lors de son dernier meeting tenu à Alger. Le taux de participation officiel des législatives de 2007 n’avait pas dépassé 35%. Le FLN avait alors remporté 136 des 389 sièges, les islamistes n’avaient obtenu que 59 sièges. Quarante-quatre partis, dont sept islamistes, participent aux élections du 10 mai pour élire 462 députés. En prévision de cette échéance électorale, des mécanismes devant garantir le bon déroulement du scrutin ont été mis en place, à l’instar de la Commission nationale indépendante de surveillance des élections législatives (Cnisel), composée des représentants des partis et des indépendants en lice ainsi que la Commission nationale de supervision des élections législatives, composée de 700 magistrats et auxiliaires de justice dont 316 magistrats désignés par le chef de l’Etat. Ce scrutin se déroule, pour la première fois dans les annales des élections en Algérie, sous l’oeil vigilant de plus de 500 observateurs étrangers, dépêchés par l’Union européenne, l’ONU, la Ligue arabe, l’Union africaine et l’Organisation de la coopération islamique, ainsi que par des organisations non gouvernementales. 732 saisines, dont une vingtaine transmises au parquet, ont été tranchées par la Commission nationale de supervision des élections législatives (Cnsel) depuis le lancement de la campagne électorale le 15 avril dernier, a indiqué dimanche son président, M.Slimane Boudi. (L’Expression-09.05.2012.)

**Alger se fait belle pour les élections du 10 Mai   

Trottoirs refaits à neuf… routes asphaltées, les murs badigeonnés, les mobiliers urbains renouvelés et même des arbres sont miraculeusement sortis de terre. Un petit tour dans la capitale permet vite de le constater…

Comme par miracle, des travaux d’embellissement sont en train d’être effectués dans la capitale et ses banlieues. C’est cela la magie des élections…!

Mieux vaut tard que jamais! Alger fait peau neuve. En effet, les quartiers de la capitale sont en train de subir des travaux d’embellissement. Les trottoirs sont refaits à neuf, les routes asphaltées, les murs badigeonnés, les mobiliers urbains renouvelés et même des arbres sont miraculeusement sortis de terre. Un petit tour dans la capitale permet vite de le constater. À Tafourah, les trottoirs jouxtant les arrêts de bus retrouvent leur lustre. Tout comme certaines parties de la chaussée. Comme vous avez dû le remarquer, c’est également le cas de plusieurs autres quartiers d’Alger. Même la banlieue algéroise a eu droit à ce «lifting» printanier. A Zéralda, dans la banlieue Ouest, les mêmes travaux sont entrepris. Trottoirs, routes et même places publiques connaissent des travaux de rénovation. Tout comme dans la banlieue Est à Rouiba où la ville retrouve quelques couleurs. Comme par enchantement, les poubelles et toutes sortes de détritus qui noyaient la ville ont disparu. Que dire alors de la chaussée, elle qui, depuis des années, est la bête noire des automobilistes! Eh bien, dans certains quartiers, elle a tout bonnement vu son asphalte complètement rénové. Un tapis! Les trottoirs ont également fait leur apparition dans ce nouveau décor d’Éden. Ces trottoirs ont aussi été agrandis et sont sur le point d’être bitumés. Une nouvelle route est même sur le point de voir le jour. Le constat est le même à Bab Ezzouar où la route menant à Dar El Beïda a vu son éclairage refait. Cerise sur le gâteau, des palmiers ont été plantés pour embellir cette route. La rocade Sud a elle aussi eu droit à ses palmiers. Au milieu des glissières centrales d’autoroute, de beaux palmiers ont été plantés, ce qui donne à celle-ci, jadis morose, une touche californienne. Mais à quoi doit-on ces petits miracles dans des villes abandonnées à leur triste sort depuis belle lurette? Le Cinquantenaire de l’Indépendance, les festivités du 8 Mai 1945 ou tout simplement une prise de conscience des responsables qui font enfin leur… travail? De l’avis des riverains, la réponse est tout autre. «Cela est tout simplement dû aux élections législatives», affirme Hafid, un jeune résident à Alger. «Vous croyez que c’est un hasard que ces travaux ont, pour leur majorité, commencé au début de la campagne électorale?», s’interroge-t-il. «C’est juste pour entretenir l’illusion de responsables qui font leur travail», dit-il. «Chaque élection ou visite officielle d’un responsable, c’est le même scénario! Nos villes subissent des travaux de rénovation», assure pour sa part, Djamil. «Mais ce n’est que du bricolage. Ces travaux ne durent jamais. Passé l’événement en question tout redevient comme avant, même pire», peste t-il. «Car ce n’est que de la poudre aux yeux», poursuit-il. Faycal, lui, ne comprend pas l’obsession des responsables à refaire à chaque fois…les trottoirs. «C’est toujours le même scénario de mauvais goût. Et hop! on refait à tort et à travers des trottoirs en bon état et qui n’ont rien demandé», ironise-t-il. «Pourquoi on s’acharne toujours sur ces pauvres trottoirs qui sont toujours les boucs émissaires?», enchaîne-t-il. «En plus, l’Algérie est le seul pays au monde avec du carrelage sur ses trottoirs. Pourquoi gaspille-t-on ainsi l’argent du contribuable?», s’indigne-t-il. «Il y a un dicton algérien qui dit: ‘Que veut le pauvre en guenilles? Une bague de sultan ». Voilà, ça résume bien ces travaux électoraux», relève Fayçal. «Tout cela, n’est qu’illusion! Les villes et villages algériens sont en ruine, immeubles dévastés, routes avec option nids-de-poule, ordures dans chaque coin de rue, pas de parking! Nouveau quartier version Kaboul, aucun respect des normes d’architecture, pas d’espaces verts, pas d’aires de jeux…et nos responsables gaspillent notre argent dans des travaux qui ne sont pas là pour durer», énumère-t-il tout en s’interrogeant sur le fait que ces travaux ne durent pas, n’est pas voulu? «En tout cas, c’est déjà ça, on peut vivre dans de belles villes le temps d’une… campagne électorale», conclut-il. Voilà donc que la magie des élections est en train d’opérer sur Alger qui se fait belle pour accueillir ses nouveaux députés. Pourvu que ce miracle perdure après le 10 mai…(L’Expression-08.05.2012.)

**Une première de toute l’histoire de l’Algérie …

Jamais une élection n’a bénéficié d’autant de mesures anti-fraude.

S’il reste la moindre petite faille, il n’y a que le diable pour la trouver !

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C’est une première! De toute l’histoire de l’Algérie indépendante, jamais une élection n’a bénéficié d’autant de «verrous» anti-fraude. Des urnes transparentes avec cadenas scellés à la cire jusqu’à l’empreinte digitale avec ses index, droit et gauche, pour différencier son propre vote de celui qu’on effectue à l’aide d’une procuration, en passant par la commission juridique qui s’ajoute à celle de la surveillance composée de représentants des partis, sans oublier le nombre considérable des observateurs de plusieurs institutions internationales, tout aura été prévu. S’il reste la moindre petite faille, il n’y a que le diable pour la trouver. De quoi rassurer, normalement, tous les électeurs sceptiques échaudés par les négligences du passé. De quoi décourager aussi tous les mauvais perdants parmi les candidats qui devront trouver d’autres arguments pour justifier leur mauvais score. Ceci pour la transparence. Cependant et pour ceux qui hésitent encore à aller voter, il faut plus que ces nouvelles dispositions pour les décider. Il y a l’écueil du déficit de crédibilité et d’intégrité des représentants au Parlement. Un lourd déficit accumulé au cours des diverses échéances électorales, tant législatives que municipales, du passé. Il y a également l’indigence des programmes des partis que tous les électeurs constatent. Autant de motifs qui n’encouragent pas, il faut l’admettre, les citoyens à accomplir leur devoir électoral. Pourtant et à bien analyser certains aspects du rendez-vous du 10 mai prochain, l’espoir existe. Il y a d’abord cette transparence inédite, décrite plus haut, qui est une solide assurance. De plus, il faut dire et redire aux électeurs que sur les listes qui leur sont proposées cette fois, il y a très peu de candidats sortants. C’est-à-dire qu’à quelques exceptions près, les anciens parlementaires ne figurent pas sur les listes de 2012. Les candidats sont de nouvelles têtes. Des jeunes et des femmes qui se présentent pour la première fois. Aucun analphabète parmi eux. Les universitaires dominent. Au final, tous les candidats et les candidates ont, cette fois, un «casier judiciaire» politique vierge. Sans aucun antécédent blâmable. On ne doit ni leur faire de procès d’intention ni leur faire endosser les actes de ceux qui les ont précédés. Partant de ce constat, ces candidats ont le droit de se voir offrir l’opportunité de se distinguer. Les électeurs doivent leur accorder le bénéfice du doute. Ceci est valable pour tous les candidats, quel que soit le parti représenté. Ces jeunes et ces femmes partent avec de sérieuses bases pour donner à l’activité législative une autre dimension que celle que nous avons connue jusque-là. Ils pourront très vite assimiler les bonnes pratiques de la vie parlementaire. Acquérir l’expérience et l’aisance voulues pour traduire les aspirations de leur électorat. Certains parmi eux émergeront du lot pour former le nouveau personnel politique dont notre pays a tant besoin. D’autant que leur position sera renforcée par les mesures draconiennes antifraude que nous avons passées en revue. On dira d’eux qu’ils sont les élus de 2012. C’est-à-dire indemnes de l’anathème qui frappe les «mal-élus». Les parachutés issus des quotas anciennement distribués. Pour toutes ces raisons inédites doit succéder l’attitude tout aussi inédite des électeurs. Il leur suffira de choisir la liste ne comportant aucun candidat sortant. Pas même ceux qui avaient siégé à notre CNT (Conseil national de transition) de 1992 et dont on a aperçu quelques têtes. Une petite parenthèse, pour rappeler que nous avons fait notre «vaccin» du CNT, deux décennies avant ceux du «printemps arabe». Cette précision faite, pourquoi, en effet, ne pas donner leurs chances à tous ces jeunes, à toutes ces femmes sans antécédents politiques et bien cotés? Ils sont le début du changement ! Par Zouhir MEBARKI – Mercredi 25 Avril 2012. L’Expression.

**Les observateurs européens

«Nous n’avons aucun problème sur le terrain»

Les observateurs européens (au milieu) discutant avec nos journalistes

Une délégation d’observateurs européens a rendu hier matin une visite de courtoisie à L’Expression. Les entretiens ont porté sur l’actualité nationale marquée par la campagne électorale et le scrutin du 10 mai. Les hôtes de L’Expression ont eu à expliquer en quoi consiste leur mission lors du scrutin législatif. «Nous ne sommes pas là pour contrôler», a souligné en préambule, Andrzej Knop, observateur de longue durée. Il explique que la mission du groupe d’observateurs consiste à recueillir toutes les informations concernant le déroulement du scrutin. Depuis leur arrivée, à la veille du lancement de la campagne électorale, les observateurs de l’Union européenne, au nombre de 40, multiplient les contacts avec les représentants de la société civile. «Nous avons pris attache avec plusieurs représentants de la société civile entre autres associations, médias, étudiants et partis politiques», appuie pour sa part, Adina Nicoleta Borcan. Cette dernière a tenu à préciser que les observateurs effectuent leur travail en toute indépendance et que le choix des personnes contactées n’a pas été dicté par les autorités. En se basant sur des échantillons de la société civile, les observateurs communiquent leurs notes aux analystes qui sont chargés de la rédaction des rapports pour la Commission européenne. Des équipes spécialisées en politique, en juridique et en droits de l’homme, basées à l’hôtel Hilton, se chargent de l’analyse des informations recueillies par les observateurs, répartis sur les 48 wilayas du pays. Interrogés sur les obstacles rencontrés sur le terrain, les hôtes de L’Expression se sont montrés, plutôt, très à l’aise. «Nous n’avons eu aucun problème sur le terrain jusqu’à présent», témoignent les deux observateurs chargés de la wilaya d’Alger. Selon eux, tout se passe bien. «Les badges que nous a fournis le gouvernement nous facilitent la tâche», ont-ils déclaré. Invités à donner leur impression sur la campagne, les observateurs se sont montrés très réservés. «Nous ne sommes pas là pour juger mais pour observer», ont-il expliqué. (L’Expression-25.04.2012.)  

*Le changement, quel changement?

**Qu’y a-t-il à changer dans la «maison» Algérie?

On entend trop ce mot. Tous les leaders de parti, ou presque, en parlent. «Votez le 10 mai pour le changement!» crient-ils, jusqu’à l’étouffement. Le problème est que très peu clarifient l’idée qu’ils ont de ce changement qu’ils promettent. Il nous paraît dès lors nécessaire «d’explorer» ce que les uns et les autres ont derrière la tête en prononçant ce mot. En admettant que ce n’est pas seulement un mot relevant du «syndrome du perroquet». Qu’y a-t-il à changer dans la «maison» Algérie? Les «meubles»? Raser entièrement la «maison» et en construire une nouvelle? Que les choses soient claires. L’Algérie est et restera une République. Personne ne pourra en faire ni une monarchie, ni un khalifat et encore moins un conseil de transition. C’est une République démocratique. C’est-à-dire que la volonté populaire s’exprime par les urnes. Personne ne pourra non plus supprimer ce moyen par lequel la volonté du peuple s’impose. Voilà pour ceux qui voudraient «construire» une nouvelle maison. Quant aux «meubles», on entend ceux qui parlent d’une assemblée constituante le 10 mai puisque, selon eux, elle sera chargée de la nouvelle Constitution. Etre chargée ne veut pas dire qu’elle se passera forcément de la volonté du peuple. Le président de la République a été clair, il se réserve le droit de faire adopter la nouvelle Constitution par le Parlement sans exclure la possibilité de la soumettre ensuite à référendum. Ce qui garantit et pérennise la volonté populaire. En réalité, ceux qui parlent de Constituante visent plutôt la fonction présidentielle. Ils voudraient que le président de la République soit élu par les «grands» électeurs. C’est-à-dire les parlementaires. Sauf que le plus grand défaut de ce mode d’élection provient du fait que si la crédibilité du Parlement a de fortes chances d’être rétablie après le 10 mai, il faudra tout de même attendre. Sauf que le plus grand défaut de ce mode d’élection provient d’une grande faiblesse des programmes, quand ce n’est pas purement et simplement l’absence de programmes. Sauf que le plus grand des plus grands défauts de ce mode d’élection ne vise qu’à ravir le droit du peuple à élire lui-même son président de la République. Un droit que les Algériens ne sont pas près de céder. Il suffit de comparer les taux de participation des présidentielles avec ceux des législatives. Ce sont ces arrière-pensées qui font la convergence de vues entre, pour ne prendre que ces deux-là, l’Alliance verte et le PT. Deux idéologies aux antipodes l’une de l’autre qui revendiquent toutes deux une assemblée constituante. Laissons-les «compter tous seuls», comme on dit chez nous, car le mandat présidentiel actuel ne s’achève qu’en 2014. D’ici là, ce sera toujours le programme du Président Bouteflika qui continuera à s’appliquer. Alors de quel changement parlent tous ces leaders en citant le 10 mai? Le seul à être épargné du «syndrome du perroquet» est le leader du RND, Ahmed Ouyahia. Il refuse toute idée de changement structurel. Il n’hésite pas à le clamer haut et fort. Son franc-parler et son courage politique sont connus. Ses performances dans la gestion des affaires de l’Etat aussi. Il sait de quoi il parle. Ceci dit, que reste-t-il du changement attendu? Car il y a indéniablement une aspiration au changement que les Algériens, tous les Algériens, appellent de leurs voeux. Pour en finir avec la corruption, la hogra et le favoritisme, les privilèges et les passe-droits,…pour que les élus se mettent exclusivement au service des citoyens. Cela s’appelle le changement des mentalités. Le choc fécond pour y parvenir, est attendu le 10 mai. Avec des élections exemplaires. Avec du sang neuf. Des jeunes. Des femmes. Voilà le changement porté par les élections du 10 mai. Avec son rayonnement à l’infini! Par Zouhir MEBARKI – Lundi 30 Avril 2012 . (L’Expression)

**Le FFS sera représenté dans 42 wilayas

« Nous appellerons au voter parce que l’Algérie est dans l’impasse et risque l’implosion »

Le Front des Forces Socialistes lancera la bataille électorale dans 42 wilayas du pays et sur trois front à l’étranger, a affirmé le premier secrétaire du FFS, M. Ali Laskri. Le parti n’a pas pu présenter les listes de ses candidats dans six wilayas, dont trois ont été annulées, notamment, celles d’Adrar, d’El Bayedh, de Taref, de Souk Ahras et d’Ain Timouchent, a expliqué Laskri avant d’ajouter que le nombre des candidats FFS aux législatives a atteint 556 candidats, dont 157 femmes. La moyenne d’âge des candidats est de 41ans et celle des têtes de listes est de 49ans, dont quatre femmes têtes de listes dans les wilayas de Constantine, d’Oum Bouaghi, à Tindouf et à Biskra où la tête de liste est âgée de 25ans uniquement. Le FFS a également présenté trois listes dans le sud et le nord de la France et aux pays de l’Europe et des Etats-Unis. Le FFS a, toutefois, regretté ne pas avoir pu présenter les listes de candidats représentants la région arabe. Le premier secrétaire du FFS a indiqué que plus de mille militants ont présenté leurs dossiers de candidature aux comités de wilayas du parti qui les ont examinés avant leur transfert au comité central. Par ailleurs, le secrétaire national du FFS a expliqué que l’administration n’a raillé le nom d’aucun candidat FFS étant donné que leurs dossiers sont complets et conformes aux lois en vigueur et contrôlés à deux reprises au niveau du parti avant qu’ils ne soient déposés. M. Laskri a reconnu, toutefois, qu’il y a eu des militants mécontents parmi ceux dont les candidatures n’ont pas été acceptées. Il est naturel que certains soient mécontents. Leur colère est légitime et ils restent toujours des militants disciplinés, a-t-il indiqué. M. Laskri a affirmé que le parti mènera la campagne électorale pour la mobilisation et la sensibilisation des algériens. Il mènera campagne pour expliquer qu’il est nécessaire de voter pour apporter un changement pacifique et démocratique. Le choix de la violence a échoué ainsi que les alternatives du pouvoir, a argué le secrétaire national du FFS, qui a ajouté : « si les algériens ne vont pas voter nous nous collerons au mur et il y aura explosion. Il n’a pas manqué d’indiquer que le parti œuvre à avoir un groupe parlementaire solide et fort qui concrétisera ses position. Il a enfin réitéré la revendication de son parti de mettre en place une Assemblée constitutive. Cette idée n’est plus un tabou pour les dirigeants du pays et est tolérée par les politiques et responsables algériens, a-t-il expliqué avant de rappeler les déclarations du Ministre de l’Intérieur, M. Dahou Ould Kablia et de l’ex commandant des forces terrestres El Hadj Yala qui ont soutenu cette approche. (El Khabar-09.04.2012.)** Par ailleurs,le secrétaire général du FFS, Ali Laskri a déclaré que le leader historique du parti, Hocine Ait Ahmed était « le seul à savoir quand il rentrerait en Algérie », en réponse à une question de savoir si les élections législatives du 10 mai serait une occasion pour Ait Ahmed de contribuer à la campagne électorale du parti. Laskri a assuré que s’il y avait une occasion pour une venue de Ait Ahmed en Algérie se serait « le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie », qui doit être fêtée, mais n’a pas donné plus de précisions sur la venue éventuelle du premier responsable du parti, questionné sur la préférence du FFS de coopérer avec l’ancien chef du gouvernement, Mouloud Hamrouche que de coopérer avec l’actuel secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, même les deux hommes appartiennent à un seul parti, il a répondu que « Mouloud Hamrouche est une personnalité politique et nous coopérons avec lui au vu de sa nature, de ses idées et de sa vision des choses, et c’est ce dont l’Algérie a besoin », avant d’indiqué que « le FFS travaille avec toutes les personnalités dont il partage les approches politique et les idées, nous sommes même près à travailler avec tout responsable actuel qui partage nos idées et nos analyses. Laskri a abordé le dossier libyen et malien, et leur traitement par le gouvernement algérien, déclarant que « l’Algérie n’a pas été présente en Libye, et a fait preuve de faiblesse et a été incapable d’adhérer à la vision maghrébine, même si la position des pays du Maghreb arabe eux-mêmes n’a pas été homogène, il n y a pas eu de positions unifiées entre les pays », le secrétaire général du FFS a poursuivi « nous n’avons pas pu nous imposer comme il le fallait, parce que nous étions absents diplomatiquement en Libye, quant au Mali l’Algérie doit s’impliquer plus dans le dossier mais elle ne l’a pas fait, en dépit de son accueil des réunions marathoniennes dans le cadre de la résolution de la crise entre le gouvernement de Bamako et les représentants du mouvement Azawad qui veut l’indépendance, mais ces réunions n’ont pas été suivie par l’Algérie et lorsque les choses se sont aggravées nous avons été dépassés par les événements ».Laskri a plaidé pour un dialogue entre les maliens pour résoudre la crise et particulièrement pour protéger l’unité territoriale, s’opposant à l’annonce du mouvement de l’Azawad de son indépendance du gouvernement de Bamako. Le secrétaire général du FFS pense qu’ « il n y a pas de diplomatie forte sans un état fort », et que « le régime algérien est faible sur le front intérieur, il ne peut donc être fort sur le front extérieure », faisant référence à ce que connaît la région du sahel, et le sud de l’Algérie « l’enlèvement du wali d’Illizi », exhortant le gouvernement à trouver des solutions à la situation sécuritaire instable ».(El Khabar-09.04.2012.)

**Amar Ghoul crée la sensation

La tête de liste de l’Alliance pour l’Algérie verte pour la capitale a, le moins que l’on puisse dire, tiré son épingle du jeu…

Le ministre des Travaux publics a troqué son costume de travail contre celui de candidat à la députation

Amar Ghoul crée la sensation. Le ministre des Travaux publics, qui a troqué son costume de travail contre celui de candidat à la députation, est en train de réussir son pari. En effet, la tête de liste de l’Alliance pour l’Algérie verte d’Alger, est en train de révolutionner la campagne électorale avec un travail de proximité qui, le moins que l’on puisse dire, séduit les électeurs. «Enfin, un candidat, ministre d’État, qui vient à la rencontre du peuple», confie Faouzi un habitant de Rouiba, après la visite de Amar Ghoul dans cette petite ville de la banlieue Est d’Alger. «Sans protocole, Amar Ghoul a pris le temps de nous écouter et de nous parler, tout en partageant des moments privilégiés avec nous», estime pour sa part Boualem résidant dans la même ville, qui dit avoir été séduit par le candidat, même s’il n’est pas trop «fan» de l’Alliance verte.  (L’Expression-30.04.2012.)   **********************

*Sondage sur les législatives 2012

La participation à ces élections serait tout à fait honorable

*sondage réalisé à travers 28 wilayas par  (ECOtechnics) pour le compte   »d’El Watan »

Selon un sondage « d’El Watan », le taux de participation à ces élections pourrait être tout à fait honorable, au moins 44% des citoyens y prendront part. 15% ne savent pas encore s’ils vont voter ou non.

 

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En tout cas, c’est un taux largement supérieur aux 35% de mai 2007. Cet électorat semble toutefois loin d’avoir fait ses choix pour le moment. Il ne demande donc qu’à se laisser convaincre lors de la campagne électorale. Surtout qu’il ne semble pas complètement «stabilisé». Si 96% de ceux qui disent qu’ils vont voter savent qu’il y aura des élections le 10 mai 2012, seuls 72% de ceux qui vont prendre part au suffrage savent qu’il s’agit d’élections législatives. Près de 20% ignorent de quelles élections il s’agit. Pour ceux qui sont encore indécis (15% de l’électorat), près de 90% savent qu’il y aura des élections le 10 mai 2012. A priori, on pourrait dire qu’il s’agit d’hésitations réelles sur le fait de voter ou non. Il faut noter toutefois que 45% d’entre eux ne savent pas qu’il s’agit d’élections législatives. Ce sont des personnes qui observent une distance assez prononcée concernant la question des élections. 80% des personnes qui votent non, savent qu’il y a des élections. Il s’agit donc plus d’une prise de position par rapport à l’acte de voter, même si cela doit être nuancé par le fait que seuls 57% de ces citoyens savent qu’il s’agit d’élections législatives. Pour interpréter les tendances du vote avec un sondage réalisé sur un échantillon qui n’est représentatif qu’au niveau national, il convient de prendre beaucoup de précautions. Dans la mesure où la circonscription électorale est la wilaya, il aurait fallu disposer d’un échantillon représentatif par wilaya, ou au moins connaître les similarités des comportements électoraux entre les différentes wilayas pour tirer un échantillon qui en tient compte. Or, nous n’avons pas vraiment une série longue de résultats de scrutins pour étudier ces similarités de comportements. Plus encore, des doutes sérieux ont été émis sur l’absence de régularité de ces scrutins pour ne pas s’épuiser en analyses inutiles. Pour tirer le maximum de notre sondage, qui a été réalisé, rappelons-le, à travers 28 wilayas (voir article déroulement du sondage et sa méthode), nous avons regroupé les résultats par régions (9). Ce regroupement fait apparaître, parmi donc les 45% qui ont répondu qu’ils allaient voter, que 54% d’entre eux n’ont pas encore décidé pour qui ils allaient le faire. Pour les 45% qui restent, ces intentions montreraient que le FLN dégagerait un bon score (une moyenne d’environ 25% des suffrages que nous retrouvons dans toutes les régions). Le RND viendrait en deuxième, mais très loin derrière le FLN (une moyenne d’environ 5% des suffrages). Viendraient ensuite le Parti des travailleurs avec une moyenne de 4%, l’Alliance verte avec une moyenne de 2% et le FFS avec 2%, mais se concentrant essentiellement à Alger et en Kabylie où il obtiendrait, dès à présent, 7% et 19% des voix. Notons que ces scores ne s’éloignent pas trop de ceux réalisés en 2007. Rappelons que lors de ce scrutin, le FLN avait obtenu 23% des voix, le RND 10,44%, le MSP 9,71% et le PT 5%. Pour les autres listes, elles fluctuent fortement en fonction des wilayas. Il faut de nouveau attirer l’attention sur le fait qu’il s’agit des intentions de vote entre les 14 et 19 mars, à un moment où la campagne n’avait pas débuté et qu’à cette date, 54% de ceux qui avaient l’intention de voter n’avaient pas encore décidé pour qui le faire et 15% de l’électorat n’avait pas encore décidé s’il allait accomplir ce devoir ou non. 15% de l’électorat ne savent pas s’ils vont voter ou non. Lorsqu’on leur demande pour ils voteraient, ils ne se déclarent pas pour plus de 80%. Les 20% restants montrent des tendances proches des précédentes. On peut ainsi dégager quelques conclusions provisoires : - la première est qu’il ne semble pas y avoir de déferlante islamiste, même si mathématiquement cela n’est pas exclu. Pour que ceci ait lieu, il faudrait que tous ceux qui déclaraient, au moment de la réalisation du sondage, qu’ils ne savaient pas pour qui voter ou s’ils allaient le faire, votent pour les islamistes. Ceci est fortement improbable. Autrement nous aurions sans doute décelé une proportion plus importante d’individus qui auraient déclaré qu’ils allaient voter islamiste. - La deuxième est que les résultats pourraient être assez éparpillés. Cela veut dire qu’un nombre important de sièges dans chaque wilaya pourraient être répartis entre une multitude de partis et d’indépendants. Les voix de ces partis pourraient fluctuer très fortement d’une wilaya à l’autre. - Enfin, le FLN pourrait réaliser un score relativement élevé. Ceux du RND seront beaucoup plus modestes. Cette hypothèse, conjuguée à celle d’un faible vote pour les islamistes, conduit à penser qui si les tendances qui existaient dans l’électorat à la mi-mars se confirmaient, il sera difficile de dégager une majorité parlementaire, ceci d’autant que les islamistes ne semblent pas prêts à re- rentrer dans une coalition avec le FLN et le RND. Seuls 38% des électeurs sont persuadés que les élections seront propres et honnêtes et 44% pensent qu’un député est inutile. Aux personnes interrogées, nous avons une question relative à la régularité des élections et une autre sur leur vision du député. Les questions étaient : -1-Pensez-vous que les prochaines élections (10 mai 2012) seront propres et honnêtes ? -2-Pensez-vous que le député est, pour le pays et la société : -Très utile -Utile -Ni utile ni inutile -Inutile -Complètement inutile Pour la première question, les avis sont vraiment partagés entre, d’une part, ceux qui ont donné une réponse optimiste, c’est-à-dire que les élections seront propres et honnêtes, ou pessimiste (cas contraire), et d’autre part, ceux qui ont opté pour la modalité (ne sait pas/non-réponse). Dans le premier cas, on enregistre presque les mêmes proportions pour les optimistes (30,2%) et les pessimistes (31,8%). Pour les optimistes, on observe presque la même proportion chez les hommes (31,5%) et les femmes (29,5%). En revanche, les pessimistes se manifestent plus chez les hommes (37,2%), que chez les femmes (27%). Notons, cependant la forte proportion de la modalité « ne sait pas/non réponse» chez ces dernières (43,6%). Dans le deuxième cas, pour la modalité «ne sait pas/non-réponse», la proportion est quand même très élevée (38%). Nous abordons dans le détail ces deux cas dans ce qui suit : C’est dans le niveau supérieur que nous retrouvons la plus forte proportion des optimistes avec (42,4%), bien loin de la proportion moyenne sur toute la population (30,2%). Chez les autres niveaux d’instruction, la proportion d’optimistes varie faiblement entre 27,8% et 30,8%. Par ailleurs, près de la moitié des analphabètes, soit 48,4% ont choisi la modalité «ne sait pas/non-réponse». Ces résultats se trouvent confortés par la proportion de la même modalité chez les 55 ans et plus (47,3%). Ces derniers présentent le taux d’analphabétisme le plus élevé (77,9%) et montrent le même comportement dans la plupart des questions posées dans ce sondage. S’agit-il réellement de la modalité «ne sait pas» ? Ou d’un «refus» ? Pour le niveau secondaire, les réponses sont plutôt partagées entre les trois modalités avec des différences moins sensibles. Quant aux niveaux primaire et moyen, les proportions sont presque les mêmes pour les optimistes (28%), les pessimistes (36%) et enfin «ne sait pas/non-réponse » avec 37%. Les deux tranches 18-24 et 25-34 ans montrent des appréhensions similaires quant à la régularité du scrutin. Elles regroupent les mêmes proportions d’optimistes (28%), de pessimistes (38%) et «ne sait pas/non-réponses » avec 34%. Pour la tranche 35-54 ans, on a plus d’optimistes (35%) et moins de pessimistes (28%), la proportion «ne sait pas /non-réponse» est légèrement supérieure (38%) aux deux autres premières tranches. Chez les 55 ans et plus, la modalité «ne sait pas /non-réponse» prend le dessus avec presque la moitié, soit 47,3%. Néanmoins, les optimistes l’emportent sur les pessimistes avec respectivement 31,5% et 21,2%. Il est par ailleurs intéressant de noter que même si dans l’ensemble les optimistes ne représentent que 30% sans notre population, cela n’empêche pas que la proportion de ceux qui iront voter soit nettement supérieure (44%). Ce constat est d’autant plus valable quand on compare les proportions de ceux qui iront voter croisés par les classes d’âges avec les proportions des optimistes croisés par les mêmes classes d’âges. En effet, dans le premier cas, la proportion augmente au fur et à mesure que l’âge croît, par contre dans le second cas, c’est plutôt les flottements qui sont de mise. Ce constat dénote, en un sens, du moins pour une proportion non négligeable de la population que la transparence des élections n’est pas l’élément déterminant pour aller voter. S’agissant de la deuxième question. Seuls 26% des personnes pensent que le député est très utile (3,5%) ou utile (22,5%) pour le pays et la société et par opposition 43,4% pensent qu’il est inutile (26,8%) ou complètement inutile (16,6%). D’autres, soit 27,3%, penchent vers la modalité ni utile ni inutile. Signalons l’intérêt suscité par cette question puisque presque la quasi-totalité des personnes interrogées a donné une réponse. Seulement 3,3% de «ne sait pas/non-réponses». Le jugement des hommes est beaucoup plus sévère que celui des femmes, ils sont 50,3% à dire que le député et «inutile/complètement inutile» contre 36,6% pour les femmes. Concernant l’âge, même si la proportion des personnes qui pensent que le député est «très utile/utile» reste relativement stable, selon les quatre classes d’âges (autour de 25%), des différences significatives ressortent pour la modalité «inutile/complètement inutile», les plus âgés (55 ans et plus) sont plus cléments, avec près du 1/3 avec cependant 8,3% pour la modalité «ne sait pas/non-réponse». Pour les trois autres classes, la proportion varie entre 42% et 49%. De même, pour le niveau d’instruction, si 43,4% des Algériens pensent que le député est «inutile/complètement inutile», des nuances sont à noter concernant le niveau d’instruction, les verdicts des niveaux intermédiaires (primaire, moyen et secondaire) sont plus frappants, ils sont près de la moitié à penser que le député est «inutile/complètement». Pour les deux autres niveaux, analphabète et supérieur, les proportions sont respectivement de 31,2% et 37,6%. On remarquera enfin que pour le niveau d’instruction et comme pour le groupe «les optimistes» signalé plus haut, où le niveau supérieur se distingue par une proportion importante (42,4%), là aussi, 37,1% de cette catégorie pensent que le député est très utile (3,8%) /utile (21,6%).  44% des algériens iront voter le 10 mai 2012 et 16% demeurent indécis  L’électorat semble divisé sur la participation aux prochaines législatives. Telle était la situation jusqu’au 19 mars où a été achevé le sondage. Les résultats se présentaient ainsi : 44% ont répondu qu’ils allaient voter, alors que 40% avaient l’intention de s’abstenir. Les 16% restants n’avaient pas encore pris de décision quant à leur participation. Ces résultats doivent être pris avec beaucoup de précaution du fait que nombre de personnes ignoraient, avant qu’on leur explique, pour les besoins du sondage, la nature de ces élections, voire la tenue d’une élection quelconque à cette date. Par ailleurs, il faut noter qu’aux dernières législatives de mai 2007, le taux de participation officiel était de 35%, celui relatif aux prochaines élections sera donc assez fortement supérieur. Il faut s’attendre à une plus grande participation de l’électorat masculin. Le taux de participation avoisinerait les 47% chez les hommes contre 41% chez les femmes. Il semble que le récent changement de la loi électorale (l’obligation d’avoir 30% de femmes minimum sur les listes électorales) ne favorise pas nécessairement une plus grande participation de l’électorat féminin. La jeunesse ne joue pas non plus en faveur d’une meilleure participation. Parmi l’électorat jeune (18-24 ans), un électeur sur trois ira voter contre un électeur sur deux parmi les 55 ans et plus. Le niveau d’instruction des électeurs montre un constat assez étrange, c’est dans les deux extrémités de l’échelle d’instruction qu’on enregistre les meilleurs taux de participation. 49% chez les analphabètes et 55% chez les universitaires contre des taux avoisinants les 40% dans les niveaux intermédiaires (primaire, moyen et secondaire).La situation individuelle est un élément qui pèse lourd sur les intentions de vote. A priori, la précarité professionnelle est synonyme d’abstention et vice-versa. Parmi ceux qui sont dans la précarité (salariés non permanents ou travailleurs occasionnels), 28% seulement iront voter contre 51% parmi ceux qui bénéficient d’une situation socioprofessionnelle plutôt favorable (salariés permanents, indépendants et employeurs). En dehors des caractéristiques sociodémographiques des personnes interrogées, d’autres éléments jouent significativement sur le taux de participation : la perception du rôle des députés et la transparence des élections. Force est de signaler, le taux de participation n’excède pas les 21% chez les personnes qui pensent que les prochaines élections ne seront pas propres et honnêtes (32% du total des électeurs) contre un taux d’abstention de 64%. A l’opposé, chez les personnes qui pensent qu’elles seront propres et honnêtes (31% du total des électeurs), 79% vont y participer et 12% seulement vont s’abstenir. La perception des électeurs quant au rôle des députés (utile ou non) agit aussi sur leurs intentions de vote. Pour ceux qui perçoivent favorablement le rôle des députés (très utile ou utile) (26% des électeurs), c’est la participation qu’il l’emporte dans 74% des cas. Pour ceux qui perçoivent défavorablement le rôle des députés (inutile ou complètement inutile) (44% des électeurs), c’est l’abstention qui l’emporte à 57%. Les raisons de la participation ou de l’abstention Nous avons demandé aux personnes interrogées, selon le cas de figure, quelles sont les raisons qui les poussent à s’abstenir ou à participer aux prochaines législatives. Les abstentionnistes évoquent le manque d’intérêt à la politique en général, et le vote en particulier dans 37% des cas. 22% des abstentionnistes n’iront pas voter du fait qu’ils n’ont pas de carte de vote (égarée ou non inscrit). Pour 10% c’est plutôt leur vision des députés, inutiles, qui les pousse à s’abstenir. L’interdit familial ou social (ma famille (parents, mari ou frères) m’interdit de voter, ici les femmes ne votent pas) est évoqué dans 10% des cas, souvent par les femmes. Enfin, certains (5%) remettent en cause la transparence et la crédibilité des élections. Le reste a donné d’autre raisons. On constate certaines différences entre l’électorat masculin et féminin, mais globalement on retrouve cette même hiérarchisation dans les deux groupes. On compte plus d’hommes qui ne vont pas voter faute de carte de vote (28% contre 17% de femmes), plus d’hommes qui disent c’est parce que les députés sont inutiles (16% contre 8% de femmes), enfin, et naturellement, plus de femmes qui évoquent l’interdit social ou familial (18% contre 1% d’hommes). Par ailleurs, les jeunes étaient plus nombreux à dire ne pas avoir de carte de vote ou ne pas être inscrit : 27% sont dans ce cas parmi les 18-24 ans qui s’abstiennent contre 17% des plus âgées (55 ans et plus). Les analphabètes étaient plus nombreux à dire que le vote ou la politique ne m’intéressent pas mais moins nombreux à dire ne pas avoir de carte de vote ou ne pas être inscrit comparativement aux personnes de niveau supérieur (universitaires) (soit respectivement 40% contre 31% et 13% contre 29%) et vice-versa. Enfin, les raisons citées par les uns ou par les autres dépendaient dans une partie de leur situation individuelle. Ceux qui vivent dans une situation précaire (salariés non permanents, travailleurs occasionnels) ou les chômeurs n’iront pas voter du fait de leur mécontentement des députés. Ils sont 25% à dire que les députés ne font rien ou qu’ils sont inutiles contre 14% parmi ceux ayant une situation favorable. S’agissant des personnes qui vont voter, une grande partie (43%) dit que c’est parce que c’est un devoir (patriotique, de citoyenneté, dette envers l’Etat) ; 11% voteront parce qu’ils espèrent un changement. Certains (10%) voteront parce qu’ils ont l’habitude de le faire, d’autres (9%), par volonté de s’exprimer, de s’affirmer ou de donner leur avis. Une proportion non négligeable (8%) le ferait rien que pour le cachet de vote par peur d’avoir besoin de la carte de vote dans le futur, enfin, 7% pensent que cet acte permettra le développement et le progrès de leur pays. Le reste a donné d’autres raisons. Ici, contrairement aux abstentionnistes, le genre influence peu les raisons citées. Toutes ces raisons sont citées presque dans les mêmes proportions par les deux sexes. C’est le cas aussi du facteur âge, à une seule exception : les plus jeunes (18-24 ans) sont plus nombreux à voter parce qu’ils ils espèrent un changement, 21% contre 7% des personnes ayant 55 ans et plus. Le niveau d’instruction montre des différences mais seulement dans les deux extrémités : entre les analphabètes et les universitaires. En effet, on enregistre une plus importante proportion de personnes qui disent que c’est un devoir ou pour le changement parmi les universitaires que les analphabètes soient respectivement 52% et 15% contre 43% et 7%. La situation individuelle montre certaines différences plus au moins significatives. Ceux qui vivent dans une situation précaire (salariés non permanents, travailleurs occasionnels) ou les chômeurs étaient plus nombreux à voter en espérant un changement suite à ces législatives (soient respectivement 34% et 21%). Les personnes dans une situation professionnelle favorable (salariés permanents, indépendants ou employeurs) ont cité beaucoup plus (52%) le devoir.  30% des femmes sur les listes électorales : Près de 80% des candidates y sont favorables, contre moins de 40% chez les hommes..La loi électorale a été changée récemment pour obliger les partis qui se présentent aux élections à avoir une proportion d’au moins 30% de femmes dans leur liste de candidats. Plus de la moitié des électeurs sont d’accord avec ce changement, soit 56%. 34% des électeurs ne sont pas d’accord, tandis que 10% n’arrivent pas à trancher entre les deux avis. Les femmes sont dans une proportion largement plus importante à être d’accord sur l’amendement de la loi. Près de 80% des femmes sont d’accord, contre moins de 40% chez les hommes. A première vue, l’âge et le niveau d’instruction paraissent n’avoir pas d’influence sur cette opinion. Ceci est en réalité dû à un phénomène de compensation entre proportions des deux sexes. En effet, l’analyse séparée selon le genre montre des différences patentes. Chez les femmes, la proportion de celles qui sont d’accord avec le changement baisse avec l’âge, alors qu’on observe un phénomène pratiquement inverse chez les hommes. Le niveau d’instruction joue dans le même sens qu’on soit un homme ou une femme. Ceci accentue le phénomène précédent chez les hommes dans la mesure où les hommes les plus vieux sont relativement moins instruits que les plus âgés. Le vote féminin toujours entravé Une proportion de femmes de 18%, – qui peut être considérée comme importante – ne font pas leur choix de vote elles-mêmes. Seules 65% des femmes font elles-mêmes leur choix. 17% disent qu’elles ne savent pas, ce qu’on tendrait plus à mettre avec celles qui ne font pas elles-mêmes leur choix. Les femmes pour lesquelles quelqu’un d’autre fait le choix de vote à leur place sont plus nombreuses (29%) dans la classe d’âge des 55 ans et plus alors qu’elles sont seulement 8% dans la classe la plus jeune (18-24) ans. Le choix de vote selon le niveau d’instruction : Le pourcentage des femmes qui font elles-mêmes leur choix de vote augmente au fur et à mesure que le niveau d’instruction. Il est de seulement 50% chez les analphabètes et de 83% chez celles du niveau supérieur. La proportion de femmes pour lesquelles le choix est fait par une autre personne passe de 29% chez les analphabètes à 4% dans le supérieur. Contrairement aux femmes pour lesquelles le choix se fait par une autre personne ; en effet, la proportion est grande par rapport au niveau d’instruction (elle passe de 4% au niveau analphabète à 29% au niveau supérieur).
******* Saïd Ighilahriz. Directeur ECOtechnics Yezli Kamal. (ECOtechnics) M. Chayaâ. (ECOtechnics)

Le déroulement du sondage et sa méthode…

 A la demande d’El Watan, ECOtechnics a réalisé, durant la période du 14 au 19 mars, un sondage d’opinion ayant pour thème «Le 19 Mars et les Accords d’Evian». Un deuxième volet de ce sondage concernait les élections législatives du 10 mai 2012. Les résultats de la première tranche ont été publiés le 28 mars. Nous publions aujourd’hui les résultats du deuxième volet dont l’objectif était de mesurer l’information des électeurs sur la tenue des élections, leur connaissance de la nature de ces suffrages, leur participation ainsi que les raisons de leur participation ou de leur abstention. Nous avons voulu savoir aussi si les électeurs se sentaient bien informés, leurs anticipations sur la régularité du scrutin ainsi que leur appréhension du rôle du député. Les personnes interrogées l’ont été aussi sur l’obligation d’inclure 30% de femmes dans les listes. Nous avons cherché aussi à cerner si les femmes faisaient elles- mêmes leur choix. Enfin, malgré la difficulté, nous avons voulu connaître les tendances du vote telles qu’elles se présentaient à la période où a été réalisé le sondage. Celui-ci a été réalisé avec la méthode des quotas dont les variables sont le groupe d’âges (4 groupes), le sexe, le niveau d’instruction (5 niveaux), la dispersion géographique (urbain, rural) et la région (9). L’échantillon a été dispersé sur 28 wilayas. Au sein de chacune des wilayas, le sondage a été réalisé en différents points d’enquête. (El Watan-05.04.2012.)

******** *Ali Laskri, premier secrétaire du FFS :

«Nous briserons le statu quo»

Le plus vieux parti d’opposition en Algérie se donne comme mission de déverrouiller le champ politique et de mobiliser la société.

«Faites vos recours et défendez-vous!»

Rencontré durant ce week-end à Alger au siège national du Front des forces socialistes (FFS), entouré d’une foule de militants, qui tour à tour, le questionaient au sujet des classements réservés par la commission du choix de candidatures, Ali Laskri, premier secrétaire national, manifestait beaucoup d’attention à ses militants, avant de répliquer non sans concision.«Faites vos recours et défendez-vous!» Il ajoute: «Vous devez donner un sens à un recours. Ils sont les moyens permettant à la commission de revoir les listes». C’est à partir de ces recours, explique-t-il, que la commission de recours, présidée par Mohamed Amokrane Cherifi, président du comité d’éthique du FFS, en décidera. Et pour interpeller ses militants sur ce qu’il attend, le secrétaire national dira: «Chers camarades, unissez-vous et soyez prêts pour la bataille politique. Le chemin à parcourir est certes long, mais il est de notre devoir de le faire pour traverser enfin la crise multidimensionnelle qui secoue le pays.» Les candidats mécontents rassurés Aujourd’hui, poursuit-il, pour contrecarrer le projet d’annihilation de toute expression autonome et démocratique de la société, le FFS doit s’inscrire encore dans une démarche politique de retour à la paix civile. «Si le régime organise ces élections pour assurer sa survie, le FFS y prend part pour sauvegarder l’Algérie», enchaîne-t-il, avant de prendre congé et se diriger vers un autre groupe de cadres du parti. On l’interpelle: «M Laskri, on est journaliste à L’Expression, pouvez vous répondre à certaines questions?» L’air fourbu, gardant néanmoins un pâle sourire: «Vous voulez comprendre quoi?» La presse souligne que les militants du FFS ont manifesté un mécontentement à l’égard des listes électorales établies. Qu’en est-il en réalité? «En effet, il y a eu des mécontentements qui ont été signalés, ici et là. Toutes les fédérations ont à ce titre formulé et déposé leurs recours auprès de la commission de recours», répond-il, avant d’ajouter: «Et puis heureusement d’ailleurs. Car, cela explique la maturité politique des militants, mais aussi renseigne sur la discipline dont ils font preuve et le courage politique de dire la vérité!». Sur sa lancée, il nous fera savoir que son parti a enregistré un engouement de la part des candidats, jamais attendu. «Nous avons reçu rien que dans la wilaya de Tizi Ouzou plus d’une centaine de dossiers de candidatures», affirme-t-il, relevant que les prétendants à l’élection législative du 10 mai prochain, sont tous des militants, des cadres jouissant de tous les critères, arrêtés par la commission pour le choix des candidats, en l’occurrence l’engagement, l’intégrité, la constance et la compétence. «On n’ pas reçu des candidats, liés aux charognards politico-financiers ou aux traditionnels fossoyeurs du parti. Ils sont connus et n’ont aucun crédit», ironise-t-il. Plus explicite, il fera savoir que quoique le futur scrutin législatif importe peu pour le FFS, néanmoins M.Laskri affirme qu’il est tout de même illusoire de surestimer l’impact de la participation du FFS. Car cette dernière, dit-il, entre dans une démarche globale de sortie de crise qu’il préconise. Par la participation, le Front des forces socialistes compte remettre le peuple en mouvement et remettre du mouvement dans un statu quo politique et institutionnel destructeur de l’Etat et de la société algérienne. «Seule cette remise en mouvement peut permettre de dépasser les impasses du pays et poursuivre la lutte politique, pacifique et populaire pour les droits politiques, économiques, sociaux et culturels», préconise-t-il. La participation du FFS au prochain scrutin législatif est tactique. Cela dit donc, selon M.Laskri, les objectifs principaux sont la remise en mouvement du parti et du peuple. Voire, elle constitue, aux yeux de notre interlocuteur, un moyen et une tactique pour s’opposer pacifiquement au système, qui a longtemps exclu les citoyens de la vie politique nationale. A partir de quoi, il suggère que cette mobilisation citoyenne et militante doit continuer au-delà de l’élection elle-même, contre le pouvoir et ses relais, qui se nourrissent de la violence et entretiennent des foyers de tension un peu partout dans le pays. «La position du pouvoir s’incarne dans le maintien délibéré, injustifié, voire provocateur d’un statu quo politique intenable. Ce statu quo est le verrou qui empêche le décollage économique du pays et obère tout espoir de développement», relève-t-il, ajoutant que la mission du FFS est justement de déverrouiller le champ politique et briser le statuquo, pour entamer un nouveau départ pour la construction du parti et la remobilisation politique de la société. Sur le même chapitre, le responsable du FFS soutient que les citoyens veulent opérer un changement radical mais pacifique. Car, ils connaissent, témoigne-t-il, le prix exorbitant humain et politique d’un changement violent. «Seul le changement pacifique peut donner une réalité et un avenir à un projet démocratique en Algérie», précise-t-il. Ce faisant, il note encore que le pays a besoin de s’affranchir du vieux carcan du régime et oeuvrer pour un nouveau contrat politique et économique. Un contrat selon lui, qui soit discuté et négocié librement entre les forces politiques, économiques et sociales représentatives. C’est dire qu’il n’y a que ce contrat qui redonnera son sens à la politique pour démocratiser le pays et le libérer de la maffia politico-financière. Aucun pays n’est à l’abri des vents du changement Abordant la situation politique nationale face aux changements, parfois violents, se déroulant sur la scène régionale, M.Laskri révèle que l’Algérie connaît des évolutions internes profondes dont nous mesurons encore mal toutes l’ampleur et la portée. Elle est ainsi, illustre-t-il, secouée par une crise multidimensionnelle, depuis plusieurs dizaines d’années. «Ces décennies ont fragilisé le pays et font apparaître de nouveaux besoins de sécurité nationale face aux changements qui s’opèrent auprès de nos voisins», établit-il. Et de renchérir que les nouveaux desseins mis à l’oeuvre par les grandes puissances dans le cadre de la reconstruction du Nouvel ordre mondial ne donne pas à voir, aujourd’hui, de façon claire les répercussions de ces nouvelles données sur la région et sur le pays. Pour ce qui est de l’attribution de quotas, devenu un sujet à polémique aussi bien auprès des citoyens que d’observateurs politiques, M.Laskri rappelle que le FFS respecte sa ligne de conduite basée sur une culture politique assumée et une éthique et considère que le système de quota est déjà contraire à sa participation tactique. En ce sens, le responsable du FFS affirme qu’il suit, en effet, les déclarations et analyses malveillantes et haineuses de certains charlatans politiques et de certains chargés de mission spéculer sur des prétendus «quotas». Néanmoins, il leur demande de fouiller du côté de WikiLeaks. «Ces anciens «harkis» du système appelés à rendre des comptes sur certains événements très graves, ayant conduit le pays droit vers l’impasse et le chaos», indique-t-il, soulignant enfin que ces derniers sont pourtant responsables des désastres, connus par notre pays. Ils ont occupé des postes-clés dans les rouages du pouvoir de l’époque. (L’Expression-25.03.2012.)

**Candidat aux élections législatives du 10 mai prochain

Bouchachi démissionne officiellement de la présidence de la LADDH

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Désigné pour conduire la liste du Front des Forces Socialistes (FFS) à Alger pour les élections législatives du 10 mai prochain, Mustapha Bouchachi président des la Ligue Algérienne de Droits de l’Homme (LADDH) vient de démissionner officiellement de son poste. Mustapha Bouchachi élu président de la Ligue des droits de l’Homme en 2007 a annoncé sa démission à l’issue d’une réunion du comité directeur de l’organisation. L’élection d’un nouveau président pour la LADDH est prévue prochainement.

Avocat, Bouchachi est connu pour son engagement en faveur des droits de l’Homme en Algérie. Il a souvent dénoncé les atteintes aux droits de l’homme, la partique de la torture et le pouvoir algérien. Il a été à la tête du comité national pour le changement démocratique né au lendemain des émeutes de janvier 2011. Il s’éloigne de cette structure, en raison de son désaccord avec Ali Yahia Abdenour et le RCD sur la démarche à suivre. Maître Mostapha Bouchachi a pris la défense des chômeurs notamment dans le procès des responsables du comité pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) de Laghouat. Bouchachi dresse un tableau noir sur la justice en Algérie dans un entretien au site lantion.info en février 2012: « le métier d’avocat et la magistrature sont à l’image de la société. Ce système est corrompu et la plupart des institutions sont sans crédibilité; et cela ne se limite pas aux seules institutions de l’Etat. Je crois que le plus grave et le plus dangereux est qu’il existe un plan pour détruire la nation dans sa conscience même ».(El Watan-25.03.2012.)

*Participation du Front des forces socialistes… un gage pour la démocratie

***le Front des Forces Socialistes (FFS)  décidé ce vendredi 02 mars de participer aux élections législatives du 10 mai prochain,  a déclaré M. Laskri, premier secrétaire du parti en marge de la session extraordinaire de son conseil national, tenue au siège du parti à Alger.

Hocine Aït Ahmed, le leader charismatique du FFS

photo: Hocine Aït Ahmed, le leader charismatique du FFS «

Le FFS a décidé de participer aux prochaines élections législatives », a déclaré M. Laskri, premier secrétaire du parti en marge de la session extraordinaire de son conseil national, tenue ce vendredi 02.03.2012. au siège du parti à Alger. La dernière participation du FFS à un pareil rendez –vous électoral remonte à 1997, celui de 2002 et 2007 ayant été boycotté. En vue de trancher sur la question de participer ou non à ce prochain rendez vous électoral, le FFS avait lancé, il y a plus d’un mois, un débat auquel avaient pris part des militants et des sympathisants du parti, ainsi que des syndicats autonomes et des représentants de la société civile. Le président du parti, Hocine Aït Ahmed voulait ainsi prendre en compte l’avis de la base à propos de la question. « Je considère que la participation à ces élections est une nécessité tactique pour le FFS qui s’inscrit en droite ligne de notre stratégie de construction pacifique de l’alternative démocratique à ce régime despotique, destructeur et corrompu », a déclaré le président du FFS, Hocine Ait Ahmed dans la lettre qu’il adressé ce vendredi au Conseil national du parti. «Je sais, nombre d’entre vous craignent la puissante attractivité de la mangeoire du régime. Ceux-là, je les comprends, je partage leur souci et je les rassure : nous pouvons, nous devons et nous allons, nous donner les moyens du contrôle de notre participation. Cette participation a tiré les enseignements de nos lacunes de 1997 et nous allons tout mettre en œuvre pour les combler», a-t-il ajouté à l’adresse des militants de son parti. Ait Ahmed a ainsi opté pour la participation à ces élections…(source: El Watan-02.03.2012.)

**Réactions des internautes:

kamalZidane le 02.03.12 |….Incha alah fiha kheir  Je ne suis pas du FFS mais ce parti me semble avoir des positions claires et très proches du vécu des Algériens. S’ils ont décidé de participer c’est pour moi un signe optimiste. Peut être que cette fois ci c’est la bonne et que à partir du cinq juillet prochain notre président annoncera la naissance de la deuxième république Algérienne. une république réconciliée avec ses citoyens. une république où le droit est au dessus de tous sans exception. * la politique de la chaise vide n’est pas une bonne solution pour le parti.en politique il faut avoir du courage , et ne pas laisser les autres decider a notre place .c’est notre pays ,il ne faut pas donner le pouvoir a des incompetants pour qu’il fasse malheur a nos enfants .merci ..

 Les activités partisanes se multiplient face à des citoyens totalement désabusés

***imprimer un certain crédit aux prochaines législatives…

«Notre but est dans la remobilisation politique et pacifique de notre parti et de notre peuple. C’est là l’essentiel de notre décision.»

Comme attendu, le Front des forces socialistes (FFS) participera aux élections législatives du 10 mai prochain. La décision a été prise, hier vendredi, à l’issue de la session extraordinaire du conseil national tenue au siège du parti à Alger. «Le FFS a décidé de participer aux prochaines élections législatives», a annoncé à la presse, le premier secrétaire national du parti, Ali Laskri, en marge de la session. Loin de constituer une surprise, l’annonce du FFS n’est que la confirmation de ce qui était attendu, du moins, après le changement intervenu à la tête du secrétariat national du parti et l’annonce du boycott du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). «Je considère que la participation à ces élections est une nécessité tactique pour le FFS qui s’inscrit en droite ligne de notre stratégie de construction pacifique de l’alternative démocratique à ce régime despotique, destructeur et corrompu», a estimé le président du parti, Hocine Aït Ahmed, dans un message au conseil national. La participation du plus vieux parti d’opposition imprimera un certain crédit aux prochaines législatives, d’autant plus que les partis ayant déjà annoncé leur participation se classent dans la catégorie des «partis mineurs». Le spectre de l’abstention qui plane sur ces élections font craindre le pire. Le Chef de l’Etat s’est impliqué personnellement dans la campagne de mobilisation. La participation du FFS influera-t-elle sur le taux de participation? Conscient du mécontentement que la décision du FFS pourrait engendrer parmi la base militante, M.Aït Ahmed tente de rassurer. «Je sais, nombre d’entre vous craignent la puissante attractivité de la mangeoire du régime. Ceux-là, je les comprends, je partage leur souci et je les rassure: nous pouvons, nous devons et nous allons, nous donner les moyens du contrôle de notre participation. Cette participation a tiré les enseignements de nos lacunes de 1997 et nous allons tout mettre en oeuvre pour les combler», a-t-il indiqué dans son message. Le président du FFS a expliqué que le but du parti en participant à ces joutes ne réside pas dans un quota de sièges à atteindre. «Notre but est dans la remobilisation politique et pacifique de notre parti et de notre peuple. C’est là l’essentiel de notre décision. Remettre du mouvement dans le statu quo», a-t-il dit. Le message dit que, plus que jamais, c’est sur chaque militant et chaque militante que nous devons nous appuyer pour gagner la bataille de la remobilisation politique. «C’est en toute sérénité que le parti doit aborder cette étape de son parcours, et dans le respect de tous ceux qui, hors du parti, défendront de manière respectable d’autres visions que la nôtre, mais il est exclu que quiconque nous donne des leçons en politique, en démocratie, en militantisme, en patriotisme ou en Takbaylit», a ajouté M.Aït Ahmed. Il appartient désormais au FFS de se concerter et dégager la stratégie et les moyens à mettre en oeuvre pour les étapes suivantes. Dans son message, Hocine Aït Ahmed a accusé le pouvoir de tous les maux. Selon lui, il y a des régions d’Algérie qui sont aujourd’hui passées sous le contrôle quasi-total des mafias, des régions où la notion d’Etat n’existe presque plus. «Des potentats locaux et des seigneurs de guerre font régner leur propre loi en s’appuyant sur leurs hommes de main. Certains rêvent peut-être de cela en Kabylie», a-t-il noté. Il accuse le pouvoir d’avoir conduit le pays à une triple impasse: celle du pouvoir, celle du pays et celle de la Kabylie. «Le démantèlement du politique partout dans le pays a particulièrement ciblé la Kabylie parce qu’elle a pendant des décennies constitué le réservoir de mobilisation démocratique et de contestation politique du pays», a-t-il renchéri, soulignant que ces vingt dernières années ont constitué une régression phénoménale dans tous les domaines à l’échelle nationale. Il reste à se poser des questions sur la participation du FFS aux législatives du 10 mai prochain. Aura-t-elle le mérite de sauver le taux de participation en Kabylie dont le FFS est le plus ancré et qui serait catastrophique en l’absence du FFS ? La question reste entièrement posée. (L’Expression-03.03.2012.)

**Le FFS  recherche un changement démocratique pacifique.  

Le FFS menace d’aller loin si fraude il y a et appelle à une participation massive

Le FFS «ne croira aux garanties avancées par les autorités qu’une fois le scrutin est passé», a déclaré Ali Laskri. S’il n’ y a pas un processus démocratique «l’ Algérie sera toujours en danger», a averti le premier secrétaire national de la formation de Hocine Aït Ahmed. Ce parti a opté pour une participation tactique pour la remobolisation au sein du parti et de la population algérienne afin de «s’inscrire dans l’alternative pacifique démocratique», a commenté hier au micro de la Radio nationale, Ali Laskri. L’annonce de participation après un long suspense est-elle le fruit d’un consensus de la base? «Après l’ annonce du débat qui devait aboutir à la convention nationale, le cheminement des débats au niveau de 38 wilayas sur la question politique au niveau national, régional et international et aussi sur la question avec l’argumentaire produit par la commission de stratégie politique, répond-il nous avons tenu notre convention nationale qui est statutaire où il y a eu toutes les recommandations, les rapports qui venaient de la base militante et aussi des amis du FFS pour trancher la décision la plus forte.» «On avait ouvert un débat libre, serein et responsable pour arriver à un consensus et prendre la décision la plus forte au conseil national tenu le 2 mars qui reste un choix souverain du FFS approuvé par la majorité écrasante du conseil national», a-t-il justifié en réitérant qu’ «il y a eu tout de meme 4 voix contre la participation». En tout cas, «même si on ne devait prendre qu’un seul siège à la prochaine assemblée, on aurait participé car nos décisions relèvent d’un choix souverain», a déclaré auparavant ce même responsable. «La décision de participation n’a pas été prise facilement, j’ai toujours dit que c’est un examen difficile», fait-il savoir. Le FFS va participer pour obtenir des sièges à condition qu’il y ait «un scrutin libre», a-t-il indiqué. Dans le cas d’un scrutin faussé ou entaché de fraude, «le FFS avisera au moment voulu, c’est-à-dire nous prendrons les décisions qui s’imposent et revenir au conseil national»,a-t-il indiqué pour probablement rassurer les opposants à la participation. «Cette élection ne va pas aboutir à une Assemblée constituante car il n’y a pas de véritable transition démocratique et de commission indépendante pour gérer ce scrutin», a-t-il expliqué pour dire qu’il n’y a pas de processus allant dans le sens de la concrétisation d’une Assemblée constituante. Cette participation est justifiée également par les enseignements qu’elle aurait tirés des lacunes du parti apparues en 1997. De quoi s’agit-il? Selon l’invité de la radio, le fait de perdre en cours de route des parlementaires dont les mandats ont été obtenus aux législatives de 1997, est considéré comme «lacune interne au parti» mai aussi, poursuit-il «beaucoup nous le reprochent au sein du parti». Cela est souligné dans le message de Hocine Aït Ahmed. Pour ne pas reproduire les mêmes lacunes, «nous y veillerons dans le cadre du contrôle rigoureux du parti à ce que les candidats du FFS à la prochaine assemblée soient des candidats imprégnés de militantisme parce que nous sommes devant un pouvoir qui fait dans la normalisation la plus crédible parmi nous», a-t-il soutenu. «Compétence, intégrité, patriotisme seront les critères que doivent réunir les candidats qui seront présentés sur les listes du FFS», dit-il encore. Il faut quand même trouver des hommes et des femmes incorruptibles dans notre pays car la tentative de la «mangeoire est à la fois énorme et dramatique», dixit Ali Laskri. «Le redéploiement du FFS pour la remobilisation du parti et de la population a commencé par l’ ouverture du débat pour remobiliser les énergies militantes», a-t-il indiqué. Contrairement à ce que déclaraient les observateurs et analystes politiques sur la participation prévisible du FFS qui, au demeurant, «se sont mis dans le faux», selon le premier secrétaire de ce parti. «Nous avons fait participer toutes les composantes du parti, les amis et la société civile à la prise de décision», a-t-il réitéré encore. Il ne faut pas qu’il y ait une chute brutale du régime, nous, nous sommes à la recherche d’un changement démocratique pacifique. Mais, faut-il encore que les Algériens y croient? Au yeux de l’invité de la radio, «pour y croire, il faut que le pays s’ inscrive dans le processus démocratique qui relève du fondement principal pour la sécurisation du pays qui est actuellement dans une position difficile.» «C’est une ´´hérésie´´ de prétendre qu’on est à l’abri du changement induit par le contexte régional et international. Cette nouvelle donne, conclut-il, doit être intégrée dans la construction d’un véritable changement démocratique pacifique pour éviter la violence chaotique qui pourra engendrer des situations incontrôlables dans le pays». (L’Expression-05.03.2012.)

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*La décision de participer à cette joute électorale est prise. Sa base, dont relève la décision de participation ou non, manifeste un avis favorable. «Les rencontres avec la base, se sont déroulées dans le cadre de la convention nationale du parti» a confirmé une source proche de la direction du FFS, ajoutant que loin d’être considérées comme une formalité, les élections législatives prochaines sont bien un véritable enjeu pour l’ensemble des forces politiques, aussi bien pour ceux qui y boycottent, que pour ceux qui y participent. Participant pour la première fois aux élections législatives, en l’occurrence celles de décembre 1991, le FFS, qui a été consacré troisième formation politique du pays, a bien suscité les espoirs d’un changement pour les Algériens, avant que le processus électoral ne soit interromps. Le FFS a rejeté la révision constitutionnelle de novembre 1996. Puis en juin 1997, le plus vieux parti d’opposition a participé aux élections législatives. Sa participation a été positive grâce à la relative ouverture politique permise par le président Liamine Zeroual et la ténacité de son groupe parlementaire. Qui ne se rappelle, il y a une décennie, des travaux de l’Assemblée nationale, qui suscitaient l’intérêt du citoyen? Les débats houleux et télévisés, qui se déroulaient à l’APN focalisaient l’attention des Algériens. L’APN donnait visiblement l’impression de constituer un espace de confrontation d’idées, de remise en cause, mais surtout une force de proposition. Cette institution avait en effet ses portes et fenêtres ouvertes au regard du citoyen. Elle s’était même séparée, pour une courte période, de l’étiquette qu’on lui collait «une chambre d’enregistrement». Cela s’est passé, aprés la participation du FFS aux élections législatives 1997, qui avait, il est utile de le noter, pour objectif, malgré le terrorisme, de restaurer l’édifice institutionnel ébranlé par l’interruption du processus électoral. Bien inséré dans la communauté internationale en tant que membre de l’Internationale socialiste, et partisan de la participation de l’ensemble de la société civile (partis politiques, mouvements associatifs, syndicats, intellectuels, etc.) pour le redressement de l’Algérie, le FFS apparaît comme le chef de file de l’opposition en Algérie. Son succès, relatif, s’explique en partie par sa volonté et sa détermination à conduire le peuple à asseoir une Assemblée constituante, ouvrant la voie à l’avènement d’une IIe République. Mais aussi et surtout par le fait de compter dans son groupe le feu Seddik Débaili, Djamel Zenati, Nadia Taleb, Ahmed Djedaï, Yakhlef Bouaïche et Mustapha Bouhadef, etc., des cadres dont la compétence et l’intégrité ne se démentent pas. Régulièrement, ils prenaient part aux débats organisés par l’Entv et à la couverture des interventions des députés FFS en direct à la télé. Ainsi, l’on avait assisté aux questions soulevées par le groupe FFS, en l’occurrence la proposition de loi sur la levée de l’état d’urgence, le code de l’information et le code communal. Le groupe FFS avait, également, contribué activement à repousser le projet du gouvernement sur les sociétés de gardiennage tendant à instituer une police privée pour la sécurité des personnes. Bien que les rapports de force étaient largement différents au sein de l’APN entre les partis d’opposition et ceux activant sous la bénédiction du système, néanmoins les quelques députés du camp de l’opposition avaient contribué activement à repousser des projets de loi et à en amender d’autres. A cause d’une fraude massive ayant entaché la consultation législative de 1997, le FFS avait recueilli 4,8% des voix. Cependant, le gouvernement s’est assuré, avec ces élections, une majorité parlementaire plus que confortable. Avec un taux de participation électorale de 65,5%, les 380 sièges de l’Assemblée nationale furent pour 57,6% gagnés par le RND (155 députés) et par le FLN (64 députés), auxquels une partie des 11 sièges occupés par les indépendants pourrait apporter son appui. Cette élection, pour mémoire, avait été fortement marquée par la fraude. Une fraude électorale qui avait été même reconnue par ses auteurs, des années plus tard. Le second groupe politique sera celui de la tendance islamiste avec 69 sièges du MSP (plus 4 indépendants), lequel va compter sur un nombre représentatif mais pas suffisamment influent au sein de la chambre, et 34 de En Nahda. Viendront s’ajouter à ces deux blocs, 19 députés du FFS, 19 du RCD, 4 du Parti des travailleurs et 5 des autres partis minoritaires. Comptant sur son leader charismatique, Hocine Aït Ahmed, un dirigeant historique de la lutte de libération qui, dès l’indépendance en 1962, s’est opposé au système du parti unique, le FFS avait ainsi continué encore à lutter pacifiquement pour le droit des citoyens d’avoir des droits. Un slogan qui est toujours à l’ordre du jour dans la bataille politique du vieux parti d’opposition. (L’Expression-01.03.2012.)   

   «campagnelegislative@.net.com»

«La révolution Internet» représente une véritable mine «d’or» d’informations avec des espaces d’interactivité qui abolissent les frontières.

A quelques semaines du scrutin législatif du 10 mai 2012, l’Algérie vit au rythme de l’événement. Programmes politiques, listes électorales, naissances et dissolutions des alliances politiques, recomposition de l’espace politique, débats sur les grandes questions qui interpellent la nation, intégration de la femme et des jeunes dans le champ politique, transparence, développement, économie… Un flux d’informations qui, le plus souvent, dépasse les capacités d’absorption des internautes et du curieux désireux de s’informer. Le monde du «Net» est ainsi devenu un vecteur d’information certes, mais aussi, sans doute surtout, un formidable tremplin pour faire passer son message. C’est encore plus vrai pour des partis politiques qui éprouvent des difficultés à sortir du rang et à se faire entendre. Surtout quand le champ médiatique n’est pas accessible et n’offre que des plages horaires fort limitées. Aussi, la question qui se pose et doit se poser est de savoir jusqu’à quel point les partis politiques, campagne électorale aidant, exploitent à bon escient cette nouvelle forme de communication pour toucher le plus large public – qui est dans le même temps un électorat potentiel – pour se faire connaître et faire expliciter leur message politique qui peut être un programme, une vision politique de l’avenir du pays… Donc, il est à se demander dans quelle mesure les partis politiques exploitent cette manne à l’évidence négligée quand ils n’en mesurent pas ou ne comprennent pas l’impact qu’a Internet sur le grand public. L’accès aux médias lourds Jusqu’alors, le moyen de communication le plus usité par les hommes politiques était bien sûr le journal (défini désormais comme «journal papier»), la radio, la télévision. Ces modes de communication, donc traditionnels, ont leurs avantage et désavantage. Du fait de la lenteur de sa diffusion, le journal a maintenant une force de pénétration moindre et cède de plus en plus d’espace devant la radio et la télévision. En fait, les moyens les plus appréciés par les partis et les hommes politiques demeurent la radio et la télévision surtout que cette dernière a un impact énorme sur le citoyen, d’autant plus qu’aujourd’hui, il n’y a plus de foyer qui ne dispose pas d’au moins un téléviseur. Mais l’accès aux médias lourds (radio et télévision) reste aléatoire et dépend totalement des velléités des pouvoirs publics qui les ouvrent chichement à la classe politique. C’est dans ce contexte qu’interviennent les nouveaux vecteurs d’information que sont les journaux électroniques dont non seulement l’accès est facile, mais aussi touchent nombre de catégories de citoyens et particulièrement la plus branchée et, sans doute la moins informée sur les pratiques politiques, c’est-à-dire la jeunesse. Alors que la campagne électorale débute dans trois semaines, comment les partis politiques s’y préparent? Or, une campagne électorale est l’occasion de contacts directs entre les hommes politiques et les citoyens. Aussi, la question qui se pose est de savoir comment ces candidats ont planifié leur campagne? Et de quels moyens se sont-ils assurés pour développer et promouvoir leur programme et visions politiques du pays? Bien sûr, il existe plusieurs canaux de communication, dont le plus ancien est la presse écrite. Déclarations, conférences de presse, conférences-débats. Bref, créer des événements pour se mettre en exergue. Le second média utilisé à cet effet par les différents candidats est évidemment l’audiovisuel. On a vu que, pour le moment, ce n’est pas le moyen le plus adéquat du fait de son accessibilité difficile. Alors? Alors reste Internet. Le Web! Moins formel que les médias précédemment cités, mais jouissant d’une portée et d’une disponibilité sans limite, le Web a, à sa manière, révolutionné les campagnes électorales. Et c’est le cas de le dire. Sans restriction de temps ou de caractères, et sans la nécessaire médiation d’un journaliste ou d’un animateur, les candidats peuvent jouir, s’ils le souhaitent, d’un solde de présence illimité sur le Web. Mieux encore, il permet d’informer et de s’informer. Sites Internet, Blogs, réseaux sociaux, contributions, archives, revues de presse, vidéos, enregistrements, conférences, forums, débats virtuels, vidéoconférences (…) Un véritable eldorado d’informations et d’interactivité. Facile de constater que, de nos jours, le moyen le plus efficace et surtout le plus accessible à un large public bigarré est le Web. Interpellés à ce sujet, représentants et membres de partis politiques et candidats libres, sont tous d’accord sur le principe. Les Ntic sont des canaux de communication les plus importants en ces temps contemporains. Mais, concrètement, et loin des discours politiques, les faits parlent d’eux-mêmes. Le Web Les politiques algériens n’accordent pas l’importance requise aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic), et encore moins au Web, au sens large du terme. Un responsable d’un important parti politique nous a confié, à ce sujet, que son parti était présent sur le Net de par un site officiel, ainsi que des sites de partage tel que Daily-motion et certains réseaux sociaux, à savoir Facebook et Twitter(…) Il a aussi précisé que les responsables de la communication de son parti avaient prévu de créer des sites «Spéciales élections législatives 2012», et ce à partir du 1er avril. Le but de ces sites circonstanciels serait de «mettre en place un dispositif qui permettrait de relater les programmes et les initiatives électoraux du parti». Mais, selon ce même responsable, «la configuration de notre pays ainsi que le comportement électoral de la population veulent que la meilleure approche, dans ce contexte bien précis, est de privilégier une campagne de proximité», car, a-t-il précisé «c’est le contact direct avec les électeurs qui apporte le plus d’écho». Malgré l’importance graduelle accordée par ce parti politique aux opportunités que présente l’utilisation du Web lors des campagnes électorales, il y a d’autres partis, qui eux, n’y accordent aucune importance. En osmose En fait, sur la trentaine de partis qui existent depuis 20 ans, peu ont investi dans ce secteur et ceux qui l’ont fait cela ne représente pour eux qu’un pis- aller. Ainsi, ce parti politique dont plusieurs cadres sont ministres, mais dont le site est fontomatique, non actualisé et dépourvu de toute actualité concernant le parti en question, ses visions de développement du pays, de la société, de la culture, de l’économie…Rien. D’ailleurs, il n’a plus été actualisé depuis une année. Ceci est l’exemple d’un parti qui a fait l’effort d’ouvrir un site internet. Que dire des autres quasiment absents sur la Toile? A l’aube du XXIe siècle «la révolution Internet» représente une véritable mine d’or d’informations avec des espaces d’interactivité qui abolissent les frontières. Un canal déjà très exploité par les Occidentaux et dont certains sont même arrivés jusqu’à voter via Internet. En Algérie, on va encore passer à côté des innovations et comme toujours, rater le train… La campagne de proximité, c’était au siècle dernier. Il faut savoir vivre son temps et savoir partager. C’est la philosophie même du Web. C’est triste de voir que les hommes qui aspirent à diriger le pays sont en retard d’une bataille: celle d’être en osmose avec leur peuple. Cela fait belle lurette que le journaliste a abandonné sa machine à écrire, pour le portable et le Web. Quand nos députés et nos ministres seront-ils au diapason de la modernité? (L’Expression-28.03.2012.)

**Les partis politiques inquiets à la veille des législatives

La fraude et la manipulation électorales sont-elles liées au système ?

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Les différentes consultations ont apporté des preuves tangibles que «le traficotage» fait partie de l’ADN politique du pouvoir. Une constante. A peine le dispositif électoral mis en place en perspective des législatives du 10 mai 2012 que les prémices d’une fraude annoncée font leur apparition. «L’affaire Tindouf» où huit partis politiques ont dévoilé «l’injection de 33 000 nouveaux électeurs, des militaires, au fichier électoral de la wilaya de Tindouf après expiration des délais d’inscription sur les listes électorales sans qu’ils ne soient rayés de leurs listes d’origine» est révélatrice. Le coup est parti, les partis politiques s’en emparent et la polémique s’installe. Ça démarre vraiment mal. Le pouvoir qui mène une campagne tambour battant pour assurer l’opinion publique de sa volonté d’organiser des élections «libres et transparentes» est vite rattrapé par cette vieille pratique de la fraude. Alors, simple maladresse de la part de l’administration ou bien irrégularité délibérément orchestrée ? Le président de la Commission de surveillance des élections législatives, Mohamed Seddiki, ne se fait pas d’illusion. Il accuse l’administration de «recourir à une procédure qui n’est pas prévue par la loi». Interpellé par ladite Commission sur cette affaire qui ne semble pas limitée à la wilaya de Tindouf, la réponse du ministère de l’Intérieur n’a pas convaincu. L’argument avancé par les services de Daho Ould Kablia, selon lequel «les militaires étaient en mission spéciale», incite plus au «doute» qu’à rassurer. Ainsi, cette affaire «des militaires» n’est qu’une technique parmi tant d’autres que dissimule le mécanisme du détournement de la volonté populaire. La commission parlementaire, qui avait enquêté sur la fraude massive et manifeste lors des élections locales du 23 octobre 1997, avait recensé 34 formes de fraude et autres artifices de manipulation des résultats. Le pouvoir qui finit, après de longues batailles, par reconnaître la pratique de la fraude à grande échelle, va-t-il enfin respecter la volonté populaire? La mise en place d’une Commission de magistrats pour superviser les futures législatives suffit-elle pour convaincre une classe politique souvent «arnaquée» et des électeurs usés par des engagements non tenus ? «Pas si facile que cela», tranche le politologue Rachid Grim. Chat échaudé craint l’eau froide. «La fraude est tellement ancrée dans les mœurs politiques du pouvoir en place depuis l’indépendance qu’il est légitime, tant pour les citoyens que les partis, de ne pas croire en une élection libre et transparente. Il est illusoire de croire en un pouvoir dont le seul but est de se maintenir par tous les moyens, même illégaux», estime encore Rachid Grim. Pour ce dernier, la Commission des magistrats «ne peut être un garant ou un gage de transparence dès lors que la justice est totalement aux ordres. Tout comme l’administration, qui pilote l’opération électorale de bout en bout, n’est pas neutre». Pas seulement. Le climat politique dans lequel se déroule cette élection ne s’y prête pas, estiment d’autres observateurs. «Des gouvernements successifs issus de fraudes à répétition peuvent-ils promettre des élections propre et honnêtes ? Pas si sûr», estime Ahmed Betatache, professeur de droit à l’université de Béjaïa. «C’est tout un processus qui est biaisé. Tout au long de l’année, le champ politique et médiatique est interdit aux forces politiques d’opposition. Manque flagrant de volonté politique. Interférence de l’Exécutif, comme ce fut la cas pour la désignation des membres de la Commission des magistrats. Les 316 magistrats sont directement désignés par le ministre de la Justice et non pas élus par leurs pairs. Les magistrats n’ignorent pas comment les nominations au sein de l’appareil judiciaire sont décidées», énumère-t-il. M. Betatache attire l’attention sur un autre élément qui fausse le jeu : le Conseil constitutionnel. «C’est cette institution que valide les résultats des élections. Il se trouve que le mandat de son président ainsi que ceux de deux vice-présidents ont expiré le 25 septembre 2011. Les prolonger serait contraire à la Constitution», juge le juriste Betatache. En somme, d’élection en élection, le festival des fraudes et de la manipulation des résultats demeure le marqueur de la dérive politique d’un régime dont la démocratie n’est guère un souci. (El Watan-06.03.2012.)

 Les activités partisanes se multiplient face à des citoyens totalement désabusés

**Le choix difficile des électeurs… Une quarantaine de partis participeraient aux élections du 10 mai 2012

Il y a fort à parier que l'électorat sera éparpillé

Faut-il imposer des chiffres, des photos ou des sigles sur les bulletins de vote pour aider l’électeur à se retrouver devant une kyrielle de candidats? 

Une quarantaine de partis prendraient part aux élections du 10 mai prochain avec le risque que ce foisonnement puisse constituer un vrai casse-tête pour les électeurs. Car comment peuvent-ils opérer un choix éclairé le jour J devant une kyrielle de bulletins de vote? Le problème sera d’autant plus aigu pour des milliers de gens qui ne savent pas lire. Du coup, quelques idées sont avancées pour faciliter l’opération aux citoyens. Il y a d’abord tous ceux qui soumettent l’idée d’apposer la photo des chefs de parti sur les bulletins de vote. Avec cet écueil qu’il n’est pas du tout évident que ces visages soient connus des électeurs. Il y a ensuite ceux qui pensent que l’attribution de sigles à chaque liste pourrait contribuer à atténuer cette difficulté. Des numéros peuvent tout aussi bien être attribués à chaque liste. Les slogans seront alors faciles à inventer. Pour choisir un tel parti, votez 1, un autre, votez 2. certains de ces procédés ont déjà été mis à l’épreuve lors de précédents scrutins qu’a connus l’Algérie depuis le début des années 1990 au lendemain des événements d’Octobre 1988. Au-delà de toutes ces considérations, il y a quand même des raisons pour certains citoyens de se poser la question de savoir pourquoi il existe un tel engouement à présenter des listes aux prochaines élections au nom des partis sans oublier les candidats indépendants. Selon l’avis de certains politologues, de nombreuses raisons président à cette option. Il y a d’abord l’opportunité d’intégrer un nombre plus important de jeunes et de femmes au sein des institutions comme le pouvoir législatif à cause de leur faible représentation qui est constatée à l’heure actuelle. Cela a un autre avantage qui n’est transmis que par un message subliminal. Il s’agit de faire admettre à l’opinion publique qu’il y a une réelle volonté d’instaurer une dynamique politique. C’est le ministère de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, qui a ouvert le robinet pour l’agrément de nouveaux partis à la suite de l’annonce de réformes politiques par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, lors de son discours du 15 avril de l’année dernière. Bien sûr, le ministre assure que ce train de mesures, qui englobe l’agrément de nouveaux partis, n’est, en aucun cas, lié à un quelconque rendez-vous électoral. On ajoute même que cette sorte de manoeuvres était déjà prévue depuis fort longtemps. Une vingtaine de partis vont obtenir leur agrément dans les prochains jours car ils ont tous déposé des demandes dans ce sens auprès du ministère de l’Intérieur. C’est ce qui est susceptible de créer un appel d’air pour de nombreuses personnes afin de briguer un mandat électoral. Y va-t-on dans l’intérêt du pays ou pour des considérations pécuniaires? C’est une autre question que se pose l’homme de la rue. En plus de ces suspicions des citoyens, d’autres vulnérabilités guettent le scrutin. Il y a fort à parier que l’électorat sera éparpillé. Chaque liste n’obtiendrait alors qu’un faible taux de voix des participants au scrutin. Et si cette soudaine fièvre partisane visait justement à affaiblir davantage une scène politique déjà à un état avancé d’émiettement et victime de divisions et de querelles? A qui profitera ce manque de cohésion? Aux partis traditionnels, assurément. A ce moment, le citoyen pourra dire adieu au voeu de renouvellement de la classe politique. Ce procédé ne permettra guère à l’ascenseur social de fonctionner. On voit bien que le fait que le nombre de partis soit élevé ne résout en rien la question de la démocratie. D’un autre côté, il n’est pas facile d’accorder du crédit aux intentions du pouvoir s’il continuait à fermer le jeu. Toutes ces contraintes sont évidemment assimilées par les chefs de parti. Certains devant même faire face à des difficultés supplémentaires ce qui ne manquera pas d’influer sur le choix de l’électeur. Le cas du FLN est éloquent à cet égard. Deux listes risquent de se retrouver côte à côte avec le même sigle le jour du vote. Redresseurs et partisans de Belkhadem ne sont pas loin de proposer des candidats pour défendre les couleurs de chaque camp. Il faudrait attendre le début de la campagne électorale pour que les candidats puissent se montrer à la télévision lorsqu’ils seront appelés à promouvoir leurs programmes afin que l’électeur puisse être éclairé sur l’identité de ceux qui sont en course pour le mandat de député. Un travail de proximité s’impose également dans les villes et villages, c’est-à-dire au plus près de ceux qu’on cherche à séduire pour gagner leurs voix. (L’Expression-06.03.2012.)   

«La prochaine Assemblée sera constituante»

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, bastonne le FLN et le RND. Lui qui siège dans le gouvernement formé essentiellement par ces deux formations, parle d’une Assemblée constituante qui sera issue des élections législatives de 10 mai prochain. «La mission de la prochaine Assemblée est une mission sacrée et importante puisqu’ils (les futures députés) doivent voter la Constitution. C’est une Assemblée constituante entre guillemets», a déclaré M.Ould Kablia, hier, en marge de l’installation de la Commission nationale de surveillance des élections. Avec ce propos, le ministre désavoue les deux partis au pouvoir qui se sont battus depuis des années contre toute idée d’Assemblée constituante, expliquant qu’une telle démarche serait synonyme de retour aux années 1960. Pour la réussite de cette mission, le ministre a appelé les Algériens à participer à ces élections. Pour lui, le taux de participation sera important. «Selon ce que nous avons fait, on souhaite que le taux de participation soit important. Il appartient aux citoyens, s’ils sont convaincus des propos du président de la République et les décisions du gouvernement, en ce qui concerne la neutralité de l’administration, et le fait que les élections seront transparentes et honnêtes (d’aller voter). S’ils ne sont pas convaincus, on ne peut pas…», a-t-il dit. Le ministre a ajouté qu’il ne pense pas que l’abstention soit importante compte tenu de toutes les mesures qui ont été prises pour accorder le maximum de crédibilité à ces élections. Interrogé sur la décision du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de boycotter ces élections, le chef du département de l’intérieur a indiqué qu’il n’a aucune évaluation à faire sur cette décision. Autorisera-t-il les partisans du boycott à tenir leurs campagnes anti-vote? «Je ne peux pas répondre en ce moment», a-t-il signifié, ajoutant que ces partisans du boycott ont déjà commencé à parler. Le ministre a souhaité, en outre, la participation du FFS à ces joutes électorales. Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a indiqué que son département n’a reçu, pour le moment, aucun recours contestant la validité du congrès constitutif du Front de la justice et du développement (FJD) de Abdallah Djaballah. Il a, en revanche, souligné que les décisions du congrès du FJD ont été reçues par son département qui a délivré un récépissé de dépôt de dossier aux fondateurs du parti. «S’il y a un recours, on va l’étudier conformément à la loi», a-t-il noté, soulignant que le ministère a donné les autorisations des congrès constitutifs en temps record. Le problème du fichier électoral a également été abordé par le ministre. Selon lui, il y a plus de 21 millions d’électeurs en Algérie. Ce chiffre est contesté par plusieurs partis qui soupçonnent que le pouvoir l’a gonflé de quelques millions pour manipuler le taux de la participation et les résultats des élections. Certains ont même estimé qu’il est inconcevable qu’un pays de 35 millions d’habitants compte 21 millions d’électeurs. Le successeur de Zerhouni ne l’entend pas de cette oreille. «Si vous examinez la pyramide des âges en Algérie qui compte 35 millions d’habitants, 26 millions de personnes ont plus de 18 ans. Si l’Algérie a une fourchette de population supérieure à 18 ans supérieure à d’autres pays, on ne peut pas utiliser le même paramètre», a-t-il argué. Le ministre a souligné que la campagne de réinscription et de révision exceptionnelle des listes électorales est terminée. «Maintenant, les listes sont mises à la disposition de la Commission nationale qui vient d’être installée. C’est à elle qu’échoit la possibilité de l’examiner et de donner ses appréciations», a-t-il conclu. (L’Expression-23.02.2012.)

**Salaire, immunité, privilèges…

Ce qui fait courir les députés

Ce qui fait courir les députés

La candidature à la députation n’est plus l’apanage du politique. Hommes d’affaires, comédien, journalistes et même des sportifs veulent aujourd’hui siéger à l’Assemblée populaire nationale.

La possible candidature de l’ancienne gloire du football national Lakhdar Belloumi, aux élections législatives du 10 mai prochain, ou encore l’élection lors de la précédente législature de Ahmed Benbouzid (l’un des membres de l’émission de télévision «El Fhama»), illustre l’intérêt croissant pour une fonction devenue plus attractive par les avantages qu’elle confère que par le contenu de la mission qu’elle incarne. C’est d’ailleurs ce qu’a laissé entendre récemment le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, qui, s’étonnant devant «le grand enthousiasme» des citoyens désirant se présenter sur les listes électorales, expliquait cet intérêt par trois catégories de gens : «Ceux qui veulent servir le pays, ceux qui recherchent la célébrité et ceux qui sont en quête d’argent.» Il est vrai qu’avec un salaire équivalent à prés de 20 fois le SNMG, des indemnités diverses (logement, téléphone, restauration), l’immunité parlementaire et l’accès à toutes sortes de privilèges, la députation devient un objet de convoitise, surtout depuis que le président de la République a décidé en 2008 d’augmenter le salaire des députés à 300 000 DA, ce qui a été perçu comme une contrepartie de leur quitus au dernier changement de la Constitution. Un chiffre que certains députés récusent pourtant. Selon l’un d’entre eux, le salaire d’un député oscillerait «entre 200 000 et 270 000 DA», ce qui est tout juste «suffisant» pour faire face à «ses engagements sur le plan central et local : frais de déplacement, permanence, prise en charge des besoins des citoyens, etc.». A titre d’exemple, «le député reçoit une indemnité de téléphone de l’ordre de 5000 DA par mois, alors que sa facture atteint facilement les 30 000 DA», explique notre interlocuteur. Il ajoute que dans certains cas, les habitants de sa localité viennent carrément le voir pour lui réclamer de l’argent, ce qu’«il ne peut pas refuser». Quant aux voitures de fonction et des bons d’essence, «ils sont réservés aux présidents de commission et vice-présidents», soutient-il. Pour ce parlementaire, dire que les députés sont trop payés n’a pas de sens, car il faudrait les comparer avec les cadres supérieurs, les walis, les ministres… Le député «incarne une fonction législative, ce qui devrait le mettre sur un pied d’égalité avec celui qui exerce la fonction exécutive ou judiciaire». Une fonction gratifiante Pourtant quand on regarde le rôle joué par l’APN, on a bien souvent du mal à percevoir l’apport des députés d’autant qu’ils sont, la majorité du temps, absents. D’ailleurs, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri, a fait savoir le mois dernier que «des amendements sur le règlement intérieur de l’APN seront introduits pour remédier au problème d’absentéisme». Quand ce n’est pas l’absentéisme pur et simple au sein de l’hémicycle ou lors des travaux de commission, les élus dans une grande majorité se distinguent par leur acquiescement à toutes les décisions politiques et bilans du gouvernement, l’absence de toute proposition de loi ainsi que de toute velléité de contrôle. En clair, et comme le souligne l’économiste Bachir Messaitfa, le rôle de l’APN se résume par «l’absence totale d’une quelconque valeur ajoutée apportée aux politiques et aux programmes du gouvernement». A l’évidence, ce n’est pas les missions de l’élu qui intéressent les candidats, mais plutôt les gratifications de la fonction. Baizid Benlarbi, député, note que «certains parlementaires ne viennent pas pendant toute une année et prennent les mêmes indemnités que ceux qui viennent. D’autres ont de l’argent et se présentent quand même pour être député, afin de bénéficier de l’immunité et la possibilité de faire des affaires, voire l’accès facile aux ministres ou aux directeurs centraux». C’est, dit-il, «une question d’éthique et de conscience». Accusés d’être mus par le seul intérêt personnel, les députés ont perdu toute crédibilité aux yeux du peuple et des voix s’élèvent même pour réclamer que certains de leurs avantages leur soient retirés. C’est ainsi que le ministre de l’Intérieur a fait savoir récemment qu’il était «probable de procéder à la révision à la baisse du régime indemnitaire des parlementaires pour des raisons d’assiduité et de présence effective aux séances et sessions du Parlement». Pour M. Baizid, il est clair qu’il «faut trouver des mécanismes nouveaux, revoir le statut du député, supprimer les indemnités en cas d’absentéisme ou présence inactive, mais il n’y a pas lieu de toucher au salaire». Le président de l’APN, Abdelaziz Ziari, répondant au ministre de l’Intérieur, n’a pas manqué, lui, de relever que «les indemnités des députés ont été alignées sur celles des ministres. Si on doit les revoir, on devrait revoir également les salaires des ministres». Certains députés estiment quant à eux que l’une des mesures à prendre serait de mettre en place «une chaîne parlementaire qui rendra compte du véritable travail de l’assemblée, qui mettra les élus sous la loupe du citoyen. Pour l’instant, les gens jugent simplement sur ce qu’ils voient pendant les séances consacrées au vote des lois». Le statut du député
*L’immunité parlementaire : Elle est reconnue au député pendant la durée de son mandat. Elle implique : - qu’il ne peut être poursuivi pénalement ou civilement, ni être arrêté, ni subir de pressions pour les opinions ou propos qu’il a exprimés ou tenus, ou pour les votes qu’il a émis dans l’exercice de son mandat. - Qu’aucune poursuite ne peut être engagée contre lui pour le crime ou le délit qu’il a commis sauf s’il renonce expressément à cette protection ou lorsque l’assemblée décide de la levée de l’immunité selon les procédures décrites par le règlement intérieur. *Le régime indemnitaire : - L’indemnité de base mensuelle est calculée sur la base de la plus haute valeur du point indiciaire en vigueur dans la Fonction publique, au bénéfice des cadres supérieurs de l’état. - Le président de l’Assemblée populaire nationale et le président du Conseil de la nation perçoivent chacun une indemnité égale à la rémunération prévue pour le chef du gouvernement. Le membre du Parlement bénéficie également : - d’une indemnité de responsabilité soumise aux retenues légales et fixée à 20% de l’indemnité de base pour le vice-président, le président de commission, le président de groupe parlementaire et le président du groupe algérien au sein du conseil consultatif magrébin et à 15% de l’indemnité de base pour le vice-président et le rapporteur de commission - d’une indemnité complémentaire mensuelle de représentation fixée à 20% de l’indemnité de base - d’une indemnité complémentaire mensuelle de représentation fixée à 20% de l’indemnité de base soumise aux retenues légales. *Les obligations du député : Le député est tenu notamment : - de faire une déclaration de patrimoine en début et en fin de mandat conformément à l’ordonnance relative à la déclaration de patrimoine - d’assister aux réunions de l’Assemblée populaire nationale et à celles de la commission dont il est membre. (Rl Watan-12.03.2012.)  
**A deux mois des législatives, Les opportunistes s’invitent dans les listes électorales
Les sièges de l'APN font rêver. Ils font courir. Leurs privilèges donnent faim
Le maire d’une commune perdue dans le sud de la wilaya de Tizi Ouzou veut postuler à la députation à l’occasion des élections législatives du 10 mai prochain. Il a présenté son dossier à la mouhafadha FLN qui n’a pas encore arrêté la liste définitive des candidatures. La nouvelle a circulé comme une traînée de poudre dans cette commune. Les habitants sont sidérés: comment un maire qui n’a pas géré convenablement sa commune veut-il devenir député? Cette commune a été bloquée à cinq reprises en l’espace d’une année par les habitants d’un village, qui n’ont pas arraché grand-chose. Il s’agit d’un exemple qui n’est certainement pas l’unique à travers le pays où d’anciens élus ayant montré leurs limites dans la gestion, veulent siéger encore à l’APN. C’est là une image de ce que sera la composante des listes électorales en lice pour ces législatives. Alors que des partis politiques, des organisations de la société civile et des intellectuels appellent au boycott de ces élections, une race de candidats ressurgit. C’est que les sièges de l’APN font rêver. Ils font courir. Leurs privilèges donnent faim. Ils provoquent la soif. Un salaire de base de 27 millions de centimes, des indemnités, une prime de fin de mandat et tous les privilèges aussi bien moraux que matériaux, ça ne pourrait faire autre effet que celui de rêver. Dans son tumulte, ce rêve emporte toutes les autres considérations. La course n’est plus loyale. L’engagement politique n’a plus de place. Ça devient une affaire électoraliste et non électorale. Et les opportunistes et les analphabètes polluent davantage le jeu politique déjà parasité, biaisé et dégradé. Mais là où les citoyens sentent que le bât blesse, c’est de voir des élus locaux qui ont démontré toute leur incompétences vouloir postuler à la députation. «C’est tout de même inique et irresponsable que de vouloir devenir député après avoir échoué à diriger une commune de quelques milliers d’habitants», s’offusque Farid D., militant associatif. Ce dernier plaide pour ramener le salaire du député au niveau du Smig et le priver de tous les privilèges pour que, dorénavant, seul ceux ayant un sens des responsabilités et du sacrifice se présentent aux élections législatives. Dans un tel cas de figure, un candidat n’aura en tête que servir le peuple et le pays et non se servir d’un siège qui offre tout, sauf l’honneur dans un contexte où le pouvoir législatif est laminé par l’exécutif. La question des analphabètes et des opportunistes qui se portent candidats préoccupe les citoyens au moment où le spectre de l’abstention plane et menace ces joutes électorales. Une tentative de prise en charge du problème de l’analphabétisme des députés dans une disposition juridique fixant un certain niveau d’instruction pour tout candidat s’est heurtée au refus des partis politiques, notamment ceux dont la base militante est recrutée dans les rangs de ces analphabètes qui écument certains partis, notamment le FLN. A présent, ce sont les signes avant-coureurs d’une tentative d’éloigner les opportunistes des élections qui apparaissent. Il s’agit de la révision du régime indemnitaire des locataires de la chambre basse du Parlement. D’ailleurs, il est à se demander pourquoi l’APN est une chambre basse. C’est le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia qui en a fait l’annonce, le 28 février dernier en marge de l’installation de la commission de supervision des élections. M.Ould Kablia a fait le constat que tout le monde avait déjà fait, avant de donner son «scoop». Il a distingué trois catégories de candidats. Des candidats engagés au service du peuple et du pays, des candidats qui cherchent la réputation et la célébrité et les candidats qui cherchent les privilèges matériels. Ces derniers discréditent même le sens de l’exercice politique. (L’Expression-07.03.2012.)
**ALORS QUE LA FIÈVRE ÉLECTORALE S’EMPARE DES PARTIS   
     Les Algériens ont la tête ailleurs

A 60 jours des élections législatives, la bataille est lancée par tous les partis en lice, mais les Algériens semblent regarder ailleurs…. La cherté de la vie, la flambée des prix des fruits et des légumes, notamment celui de la pomme de terre, les intempéries avec leur lot de dégâts, la bureaucratie et les autres tracas du quotidien éloignent les Algériens de la fièvre électorale que ne vivent que les états-majors des partis politiques. Cette fièvre s’empare, en effet, de la scène politique nationale. Dans toutes les wilayas du pays, les partis politiques et les indépendants lancent la bataille des élections législatives du 10 mai prochain avec l’objectif de siéger à l’APN. A moins de 60 jours du rendez-vous électoral, la fièvre monte et la campagne s’emballe… Les activités partisanes se multiplient face à des citoyens totalement désintéressés. Du plus vieux parti d’opposition au plus vieux parti au pouvoir en passant par les partis agréés récemment, aucun n’est en marge de cet activisme pré-électoral. De l’autre côté de la barrière, des citoyens, potentiels électeurs, ne bronchent pas. Aucun discours politique ne les intéresse. La majorité d’entre eux sont des boycotteurs actifs. Ils ont tellement subi le mensonge électoral qu’ils ne croient plus aux promesses des uns et des autres. Mais les partis ne l’entendent pas de cette oreille. Sinon, ils auraient tous pris le bon choix de boycotter ces élections. Ils sillonnent le pays d’est en ouest, du nord au sud pour semer un discours suranné et mobiliser des citoyens désemparés. Les autorités se doivent bien de payer le prix de leurs mensonges et ne doivent pas s’étonner de la désaffection populaire. Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN, entretient l’illusion que son parti en sortira vainqueur. Après plusieurs sorties sur le terrain, il est revenu, avant-hier à Alger, pour annoncer aux journalistes qu’il démissionnerait si son parti était vaincu. Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Bouguerra Soltani, ne désespère pas tant face au spectre de l’abstention. Pour le combattre, il a formé avec deux autres partis islamistes une «alliance verte» pour espérer d’un côté, mobiliser les électeurs et de l’autre, remporter les élections. Il a appelé ce samedi à Alger à une participation «aussi large que populaire!» aux prochaines élections législatives, estimant qu’un «Parlement influent et générateur de changement» est celui pour lequel votera le peuple à travers une participation qui dépasse les 60%. L’autre ténor de la mouvance islamiste, Abdallah Djaballah, qui a créé récemment le Front de la justice et du développement (FJD) multiplie ses «incantations électorales» à travers les wilayas du pays. Ce samedi, le tumulte de la campagne électorale l’a mené dans la wilaya de Aïn Defla où il a animé un meeting. M.Djaballah a appelé des citoyens «socialement morts» à «se mobiliser comme un seul homme pour la bataille des législatives du 10 mai». Qui répondra à qui? Les responsables politiques ne se posent certainement pas cette question. L’essentiel pour eux c’est d’amener les citoyens à leur donner leurs voix. C’est dans cet objectif que les salles de conférences des infrastructures sont réservées aux meetings électoralistes par les partis de toutes les tendances, excepté le RCD qui a appelé au boycott des élections. Les indépendants aussi meublent l’actualité politique de ces jours de fièvre électorale. A Alger, une liste composée de femmes, nommée «Egalité et citoyenneté» a vu le jour. Conduite par une certaine Bounour Sabah, cette liste compte, selon les termes d’un communiqué, inscrire au sein des institutions le combat mené de longue date dans la société civile en faveur des droits et libertés en général et de l’égalité en particulier. Mais en attendant, on doit attendre. Même le ministre des Affaires religieuses veut mobiliser ses troupes et impliquer les imams dans la campagne pour chasser le signe indien que représente l’abstention des Algériens, choqués qu’ils sont par les promesses électorales non tenues des exercices précédents. (L’Expression-12.03.2012.)

décrets fixant les modalités des élections législatives du 10 mai prochain.

La publicité est à la charge du candidat

Pour mener à bon port la campagne électorale lors des élections législatives prochaines, les pouvoirs publics ont actionné, à l’occasion, une batterie de lois. Ces lois, fixant les règles du jeu de la future joute électorale, s’appliquent ainsi aux candidats, aux électeurs et aux conditions de réquisition des personnels. Ainsi, le décret exécutif 12-29 paru au Journal officiel a expliqué que ces frais des candidature seront à la charge du candidat. «La publicité des candidatures aux élections se fait aux frais des candidats par voie d’affichage ou par voie orale, en plus des autres formes de publicité fixées par la réglementation en vigueur», stipule le décret. Ainsi, il est noté que «l’opération d’affichage débute avec le lancement de la campagne électorale (25 jours avant la date des élections) se fait de jour, de 7 heures à 20 heures à l’initiative des candidats». Quant aux sites réservés à l’affichage électoral, ces derniers sont fixés à 15 pour les communes dont le nombre d’habitants est égal ou inférieur à 20.000 habitants et de 20 sites pour les communes de 20.001 à 40.000 habitants. Pour les communes de 40.011 à 100.000 habitants, le nombre de sites est fixé à 30 et à 35 pour celles (communes) dont le nombre d’habitants est de 100.001 à 180.000. Pour les communes dont le nombre d’habitants dépasse 180.000, il est dit que 2 sites supplémentaires sont réservés pour chaque tranche de 10.000 habitants. En plus, le décret exécutif n°12-28, publié dans le Journal officiel (JO) n°8 daté du 15 février 2012, a considéré, dans son article 2, comme électeur résidant à l’étranger, «tout citoyen algérien remplissant les conditions légales d’inscription sur la liste électorale et immatriculé auprès de la représentation diplomatique ou consulaire de son lieu de résidence». Le même décret précise, dans son article 3, que les citoyens algériens résidant à l’étranger «sont inscrits sur la liste électorale ouverte auprès de la représentation diplomatique ou consulaire de leur lieu de résidence». A défaut de carte d’électeur, tout électeur peut exercer son droit de vote s’il est inscrit sur la liste électorale, poursuit l’article 5, faisant remarquer que l’électeur «doit être muni de sa carte nationale d’identité ou de tout autre document officiel prouvant son identité». Pour ce qui est du vote par procuration, le décret précise dans son article 2 que le mandant doit justifier, au moment de l’établissement de la procuration, son identité. Mais aussi, il est contraint de fournir à l’appui de sa demande, tout élément justificatif des raisons qui ne lui permettent pas d’exercer personnellement son droit de vote. En outre, le texte précise que la présence du mandataire «n’est pas requise lors de l’établissement de la procuration». S’agissant des conditions de réquisition des personnels, lors des rendez-vous électoraux. Le décret exécutif n°12-31 du 6 février 2012 a indiqué au sujet des opérations d’organisation et de déroulement des élections, fonctionnaires et agents de l’Etat, des collectivités locales et de représentants diplomatiques et consulaires des circonscriptions électorales concernées, sont requis, selon le cas, par le wali ou par le chef de poste diplomatique ou consulaire pendant une période de trois à cinq (3 à 5) jours durant la période du scrutin. Les personnes requises sont employées au chef-lieu de la commune de leur résidence. Toutefois, elles peuvent, le cas échéant, être déplacées dans le ressort territorial de leur commune ou de toute autre commune de la wilaya. Tandis qu’au niveau des circonscriptions électorales à l’étranger, les personnes requises sont employées au niveau de la circonscription diplomatique ou consulaire de leur lieu de résidence. Concernant la liste des membres titulaires et suppléants des bureaux de vote, le décret a stipulé que cette dernière doit être affichée aux chefs-lieux de la wilaya, de la daïra et des communes concernées 15 jours au plus tard après la clôture de la liste des candidats. Cette liste doit être également remise en même temps aux représentants des partis politiques participant aux élections et aux candidats indépendants. Elle doit être affichée enfin dans les bureaux de vote le jour du scrutin. Après épuisement des délais de recours, la liste définitive des membres titulaires et suppléants des bureaux de vote est dressée par le wali. (L’Expression-29.02.2012.)

***La Commission de supervision des législatives a été installée dans un climat de suspicion quant à sa capacité à honorer sa mission.

Les magistrats face à l’épreuve de la crédibilité

Les magistrats vont-ils s’affranchir de la dépendance à d’autres cercles de décision à l’occasion des élections législatives du 10 mai prochain? La mission ne sera pas de tout repos pour les représentants de la justice qui se sont vu adjoindre la mission de supervision de ces échéances. La Commission nationale de supervision des élections législatives composée de 316 magistrats de la Cour suprême, du Conseil d’Etat et d’autres juridictions, a été installée, hier, au Palais des Nations (Alger), dans un climat de doute et de suspicion quant à sa capacité à honorer sa mission. Dans les textes inhérents à ses prérogatives, il est souligné que la commission est habilitée, sur saisine, ou de sa propre initiative, à prendre des décisions exécutoires afin de garantir la conformité aux dispositions de la loi électorale, de la part des parties en lice et des instances chargées de l’organisation des élections. Pour accomplir sa mission avec la rigueur et la célérité attendues, la commission sera dotée de sous-commissions locales. Mais sur le terrain, la tâche s’avérera risquée et même dangereuse pour les magistrats qui sont dans une véritable épreuve de sauvegarde ce qui leur reste de crédibilité. D’ailleurs, les représentants et responsables de partis politiques qui ont assisté à la cérémonie d’installation de la commission sont même sceptiques. Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA), est catégorique. «Je ne pense pas que cette commission puisse jouer un rôle significatif dans la supervision et la transparence des élections», a-t-il déclaré. Déjà qu’en période normale, les juges qui sont accusés de ne pas obéir à la loi mais aux ordres et autres impératifs d’amitié avec les justiciables, accompliront-ils dignement cette mission politique qui leur est assignée ou serviront-ils d’instrument au pouvoir exécutif pour organiser son théâtre? Pour M.Touati, «la soumission des juges au pouvoir exécutif et la non-indépendance de la justice sont d’autres freins qui empêcheront cette commission de faire le travail qui lui est assigné». De plus, le président du FNA qui plaide pour plus de prérogatives à cette instance estime que 316 membres de cette instance ne peuvent pas assurer la couverture de tous les centres et bureaux de vote au niveau national. Moins critique, Bouguerra Soltani, président du MSP, trouve des circonstances atténuantes à cette commission même s’il se «félicite pour cette mission sans prérogatives». Et d’abord il ne faut pas précipiter les conclusions et laisser le terrain juger. M.Soltani a indiqué que si l’administration a fait preuve de partialité dans le passé, ce n’est pas le cas de la justice qui n’est pas encore «testée». «Il faut nous laisser expérimenter la justice sur le terrain et on verra. La balle est dans le camp des juges», a-t-il souligné, tout en invitant le chef de l’Etat à signer un décret présidentiel dans lequel les responsabilités et prérogatives de la commission seront fixées. Cela dit, le président du MSP croit que cette commission aura un grand rôle à jouer dans la transparence des élections d’autant plus que «les juges sont armés d’instruments juridiques qui leur permettent d’assumer leur mission». Pour sa part, le président du MNE, Mohamed Hadef, a plaidé pour que cette commission ait un droit de regard sur les discours de la campagne des candidats. Lors de son allocution d’ouverture de la cérémonie, le président de la commission, Slimane Boudi, a expliqué la mission, les prérogatives et les domaines d’intervention des membres de son instance. Il a indiqué que la commission veillera à assurer toutes les garanties à même d’éviter toute atteinte à la loi sur les élections. (L’Expression-29.02.2012.)

**Louisa Hanoune dénonce l’argent sale…

«Les listes à milliards faussent le jeu»

 

«Les listes à milliards faussent le jeu»

Des faux partis, des faux membres fondateurs seraient invités à débattre la nouvelle Constitution. Lors de son intervention hier à la radio, la première responsable du PT a usé de rhétorique pour donner un écho élogieux au dernier discours du chef de l’Etat. «Ce scrutin est décisif et nous pensons que c’est une année pour ne pas dire une période charnière pour le pays d’autant plus qu’elle intervient 50 ans après l’Indépendance. Même si comparaison n’est pas raison, en 1954 il fallait que le peuple algérien prenne les armes pour se libérer du colonialisme et constituer l’Etat algérien et fonder la 1re République et accéder à la souveraineté». Mais aujourd’hui, le contexte est différent car, selon la secrétaire générale du PT, avec tous les dangers menaçant l’intégrité des nations à l’échelle régionale et mondiale, il s’agit de passer vers une ère nouvelle. C’est-à-dire, poursuit-elle «rompre avec le système du parti unique avec tout son héritage, ses pratiques politiques, ses institutions et la corruption qu’il a générée en faisant en somme le passage vers la démocratie et la souveraineté du peuple». Par son discours, Louisa Hanoune estime que le chef de l’Etat a donné «le contenu de l’assemblée», laquelle est qualifiée de «constituante» par le simple fait qu’un appel à la participation au vote est lancé en direction des femmes, des jeunes et des paysans ou la plus large couche de la population». Aux yeux de l’invitée de la Radio nationale, ceci ressemble à «la démarche pour la Constituante». Néanmoins, elle s’interroge si toutes les conditions sont réunies pour qu’on puisse passer cette étape «cruciale» et réussir cet «examen historique». L’élection prochaine est-elle vraiment cruciale? La pasionaria du PT croit déceler «des pressions extérieures qui s’exercent sur le pays». «Le choix économique notamment par rapport à la règle 51/49, la politique sociale désapprouvée par le FMI, sont autant de décisions suscitant des pressions extérieures soutenues par des relais locaux mécontents», justifia-t-elle sans plus de précisions. Suivant la même logique, elle juge que la réussite du test sera tributaire de certaines conditions à mettre en place. «Soit les élections se dérouleront dans de bonnes conditions permettant à la souveraineté du peuple de s’exprimer, à la rupture tant attendue de s’opérer en fin, pour fonder la 2e République. ou bien alors nous allons tout droit vers l’inconnu ou l’abîme», indique-t-elle. En cette même occasion, Louisa Hanoune n’a pas manqué d’encenser la déclaration du ministre de l’Intérieur. Enfin, dit-elle, un membre du gouvernement ou le ministre de l’Intérieur reconnaît que «la prochaine Assemblée sera constituante». Elle est de fait constituante, clame-t-elle. A partir du moment où le chef de l’Etat a annoncé que la prochaine assemblée discutera de la Constitution «le caractère constituant est désormais conféré», appuie-t-elle avec optimisme. «Il faut que le peuple soit associé au débat en multipliant et en constituant les comités populaires pour que le peuple puisse s’exprimer», fait-elle savoir à un peu moins de deux mois et demi de cette échéance. Par conséquent, réitère-t-elle, «il faut choisir des hommes et des femmes qui ont des capacités parce qu’ils vont débattre du sort de la nation.» Il s’agit de «couronner le processus de la réconciliation nationale et l’édification de la démocratie en Algérie», explique-t-elle. Après s’être demandé si le chef de l’Etat le sait ou non, elle reconnaît que «le pouvoir de l’argent des mafieux à l’intérieur et peut-être aussi à l’extérieur provenant du Qatar et des agences américaines, est en train de prendre en otage l’opération électorale». Pour y remédier, fait-elle savoir, «il faut mettre des garde-fous pour faire échec à cette démarche qui procède de la décomposition et corruption politiques et qui risque de faire avorter complètement le processus électoral». Mais qui sont-ils ces fossoyeurs? «Je n’ai pas le droit de porter des accusations à l’emporte-pièce comme ça.» Cela dit, tout le monde sait qu’il y a des sommes colossales, des milliards et des milliards en circulation en rapport avec la constitution des listes. Parmi les nouveaux partis, «il y a des fausses formations avec des faux membres fondateurs payés pour assister au congrès constitutif. Et il y a des partis qui sortent ou naissent tous les cinq ans et monnaient les places et les cachets, tampons sur les listes électorales, des hommes d’affaires dont la fortune n’est pas tout à fait saine et l’argent provenant du Qatar et de l’Arabie Saoudite ainsi que les agence NDI américaine dont un responsable américain, William Taylor, a reconnu l’existence», selon elle. De ce fait, la responsable du PT exhorte les autorités à «un contrôle rigoureux et un plafonnement du financement de la campagne électorale pour empêcher la prédominance de l’argent dans la future assemblée censée jeter les bases de la 2e République algérienne». Concernant l’abstention, elle vient, dit-elle «de la fraude, le mélange entre l’argent et la politique, devenu maintenant une tradition, du non-respect du mandat électif par la majorité des députés et par- dessus tout les citoyens ne peuvent pas contrôler leurs représentants». On a un encadrement qui remonte à 1995 qu’il faut changer, une confusion totale créée par les nouveaux partis, l’argent se mêle de la politique et la question liée aux femmes auxquelles la nouvelle loi «muette» n’oblige en rien les partis à réserver une meilleure position sur les listes». Le terrain électoral est très mouvant, selon Mme Hanoune, dont personne ne peut prévoir ce qui va se passer. Il peut y avoir un déclic pour une très forte participation comme il peut y avoir une colère qui provoquerait une forte abstention. Seules «les garanties pourront éviter qu’il y’ait des actes de défiance par le vote», affirme-t-elle. (L’Expression-27.02.2012.)

***L’argent ou le culte de l’argent-roi risque d’avoir une influence prépondérante sur le déroulement et le résultat des législatives du 10 mai 2012.

L’achat des voix et des consciences, le non-respect du mandat par des députés qui, une fois élus, prennent un billet sans retour, on en a déjà vu lors des précédentes législatures. Aux yeux des citoyens, la députation est synonyme de privilèges et constitution de fortune. D’ailleurs, «20% des élus de l’actuelle chambre basse sont des hommes d’affaires», croit savoir la secrétaire générale du PT. Cela est l’un des facteurs repoussoir qui fait que les électeurs répugnent à se rendre dans les bureaux de vote. Les positions monnayables sur les listes de candidatures sont un autre fait habituel, notamment lors des scrutins pour les législatives. De plus, l’inexistence de plafonnement des dépenses électorales et surtout l’absence de contrôle de dons en espèces ou autres qui seront sûrement consentis aux différents candidats sont d’autres phénomènes qui vont marquer la campagne pour les législatives. Pas seulement, puisque plusieurs partis parmi les formations microscopiques et partis-croupions n’hésitent pas à placer les gens peu qualifiés à la tête des listes législatives. Des militants à faible niveau d’instruction s’obstinent à se placer en tête de liste, déplorent des universitaires et des responsables de partis politiques. Ce phénomène courant est perçu comme une entrave à l’exercice politique et parlementaire. Les professeurs universitaires voient dans ces pratiques «répréhensibles», «une manipulation de la pratique politique en la mettant à la merci des détenteurs d’argent, des analphabètes et des convoiteurs de richesses». Ces partis sont, selon lui, «incapables de posséder des programmes incitatifs ni de stimuler l’adhésion des citoyens, ce qui les rend quasiment absents n’apparaissant que lors d’échéances électorales avec pour souci premier d’appâter les fortunés en quête de candidature». L’avancée des analphabètes pour être en tête de liste de certains partis dénote la débâcle politique de ces partis privés. Pour le secrétaire général du mouvement El-Islah, Akouchi Hamlaoui, l’acceptation par certains partis de candidats à faible niveau d’instruction pour les élections législatives dénote «une volonté de consacrer la médiocrité au sein des institutions constitutionnelles de l’Etat». Les partis doivent bannir ce comportement «condamnable et inacceptable», d’autant que l’APN a besoin de personnes intègres, instruites et jouissant de «bon sens», a-t-il dit. En affirmant que lorsqu’il y a «alliance entre politique et argent, la corruption sévit», faisant allusion à ceux qui injectent de l’argent dans toute pratique politique en vue de «dénuer la compétition électorale de toute intégrité». Ainsi, est-il constaté que plusieurs partis versent sans scrupule dans ces pratiques révolues. Leur agrément fait office de fonds de commerce qu’ils mettent en avant tous les 5 ans et à chaque échéance électorale. La propagation de ce phénomène, est «une pratique nuisible à la réputation des partis», commente-t-on au MSP, d’autant plus que la prochaine législature sera chargée d’examiner l’amendement de la Constitution, clé de voûte des institutions de l’Etat. Le député Tarek Mira a également qualifié d’ «inacceptable» l’appel à candidatures lancé par certains partis aux «premiers venus» ajoutant que cela met à nu l’incapacité des responsables de ces partis de jouer pleinement leur rôle sur la scène politique nationale. Le secrétaire général du mouvement En Nahdha Fateh Rebaï a, de son côté, affirmé que les candidats à la chambre basse, dont le niveau d’instruction est limité, «nuisent» non seulement à l’action politique dans le pays mais également aux institutions de l’Etat. Aucun critère n’est appliqué dans l’élaboration des listes de candidature de certains partis dont les programmes sont inconsistants et la base militante faible. Leur seul souci étant «le parachèvement des listes». Quant au phénomène consistant à payer de fortes sommes pour gagner une place en tête des listes de candidatures M. Rebiaï l’a qualifié de «dysfonctionnement volontaire». De telles attitudes, a-t-il affirmé, «suffisent pour le retrait d’agrément» à ces partis qui réduisent l’action politique à une «transaction financière». (L’Expression-26.02.2012.)

**Après 13 ans de verrouillage, huit nouveaux partis politiques agréés

Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales vient d’agréer huit nouveaux partis politiques. «Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M.Daho Ould Kablia, a réuni dimanche les services concernés du ministère pour l’examen des dispositions prises concernant les dossiers de demande d’agrément des partis politiques, ayant tenu leurs congrès constitutifs, déposés au niveau du ministère», souligne un communiqué du département de l’intérieur. Le communiqué précise que «huit (8) dossiers de partis politiques remplissant les conditions légales sont agréés». Les nouveaux partis agréés sont le Parti de la liberté et de la justice (PLJ, de Mohand Saïd), du Front national pour la justice sociale (Fnjs, de Khaled Bounedjema), du Front El Moustakbal d’Abdelaziz Belaïd), du Front de l’Algérie nouvelle (FAN, de Ahmed Benabdeslam), du parti El Adala d’Abdellah Djaballah), du parti El Karama de Mohamed Benhamou, du Front national pour les libertés (FNL, de Mohamed Zerrouki) et du Mouvement populaire algérien (MPA, de Amara Benyounès). Le pouvoir lâche enfin du lest après 13 ans de fermeture politique au point que les partis de la défunte Alliance présidentielle ont pollué l’atmosphère politique. Il a satisfait la demande des nouveaux partis dans la perspective de compter dans la future APN. Certains de ces nouveaux partis ont, il y a quelques jours, exprimé leurs craintes que l’agrément ne soit accordé que quelques jours avant les élections législatives de 10 mai prochain. Estimant que le temps qui les sépare de ces échéances est insuffisant pour s’y préparer, ils ont demandé au département de l’Intérieur d’accélérer la cadence du traitement des dossiers. Ainsi, Amara Benyounès qui attend depuis 2003 et Mohamed Saïd depuis 2009, ont reçu finalement le sésame qui leur permet d’intégrer la scène politique. Ils sont certainement heureux. Nos tentatives de les joindre pour avoir leurs réactions sont restées vaines. Djamel Benabdeslam, président du FAN, s’est félicité de l’agrément de son parti. Sans crier gare, il déclare: «Avec cet agrément, on va rentrer en toute légalité dans la scène politique nationale et participer aux prochaines élections», a-t-il annoncé au téléphone. Pour lui, l’agrément de ces nouveaux partis est un «nouveau pas dans le processus de réformes pour parvenir à l’instauration d’une démocratie réelle où tous les citoyens auront droit à la parole et à l’activité politique». Mais en attendant que cela soit vérifié sur le terrain, des questions se posent. Ces nouveaux partis apporteront-ils un nouveau souffle à la vie politique, jusqu’alors sclérosée, verrouillée, polluée et arnaquée? La cartographie politique changera-t-elle avec ces nouveaux partis? Pour le moment, ces questions importent peu face à l’image ou à l’illusion d’un changement de façade que le pouvoir veut offrir à ses homologues étrangers. A souligner enfin que le ministère de l’Intérieur a informé que l’examen des autres dossiers de constitution et d’agrément de partis politiques «est toujours en cours, et dont les résultats seront communiqués ultérieurement». (L’Expression-28.02.2012.)

**A deux mois du scrutin, les candidatures n’emballent pas les citoyens

Le rush sans précédent des partis et des candidatures n’emballe pas les citoyens. Le chef de l’Etat a appelé les partis politiques à mobiliser massivement les électeurs. Mais on ignore avec quoi et comment ces formations vont procéder pour convaincre les citoyens à se présenter en masse au scrutin du 10 mai. Redoubler d’énergie pour atténuer un tant soit peu le spectre de l’abstention que d’aucuns craignent, semble être le rôle tout indiqué et auquel doivent s’astreindre les partis politiques. Cependant, cette tâche n’est pas aussi aisée qu’on voudrait le faire croire. La scène politique, qui n’arrive pas à s’emballer en cette période de précampagne, affiche plutôt les allures de foire d’empoigne. On en est encore à demander plus de garanties tandis que d’autres sont entrés indûment en campagne avant l’heure. Or, le déficit de garantie ou le soupçon de fraude sont les principaux facteurs à l’origine de l’abstention. Parmi eux, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, se contente d’appeler à «davantage de garanties» et un «assainissement de la situation sociale» pour assurer le bon déroulement des prochaines élections législatives, sans toutefois poser la moindre condition préalable à la participation au scrutin. A la veille de ces élections, certains ministres ont même poussé le bouchon un peu plus loin en produisant et répercutant des affirmations euphoriques et sans fondement, selon les observateurs de la scène politique. Les affirmations telles «la réalisation de l’usine Renault Algérie avant la fin de l’année en cours» les assurances quant à «la rentabilité et la sécurité des placements de nos réserves de change» et «la non-dépréciation du dinar» ainsi que «nos réserves de gaz schiste sont équivalentes à celle des USA», participent de cette tendance à «l’auto-glorification et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible», accentuée à l’approche du scrutin. De son côté, le secrétaire général du parti En Nahda, Fateh Rebaï, qui a concocté une alliance avec ses pairs d’El Islah et le MSP a plaidé pour la mise en place d’un organisme national dont la mission ne consisterait pas à contrôler des élections mais serait plutôt destiné à «superviser et conduire ces échéances électorales». Tout en exprimant ses craintes à l’égard du «gonflement» du fichier électoral, en voulant pour preuve «le nombre d’électeurs estimé officiellement à plus de 21 millions, pour une population de 35 millions d’Algériens», Abdallah Djaballah à la tête du Front de la justice et du développement, demande plus de garanties sur la régularité du scrutin. Alors que les ex-militants du FIS dissous sont devenus un enjeu électoral majeur et convoités par les partis islamistes de l’Alliance présidentielle et même des formations nouvellement agréées, les chefs du parti dissous tentent de se remettre sur rails à deux mois de la tenue des législatives. Ces derniers continuent d’animer leurs speechs chaque semaine dans les mosquées malgré l’interdiction qui leur a été signifiée par les autorités. Par ailleurs, force est de constater qu’à la tête des formations sanafir de la dernière minute, le même personnel politique en orbite autour du pouvoir est recyclé. De nombreux anciens ministres, des ex-candidats à la présidentielle, des responsables des organisations de masse, des transfuges ou députés dissidents du RND du FLN, des redresseurs du FLN sont crédités d’agréments pour poser les jalons de la IIe République. D’autres formations politiques attendent également le sésame. Dans ce rush de partis, on a remarqué que la grande partie est issue de luttes intestines féroces et, antagonisme au sein du FLN,RND et MSP. La controverse sur la perversion du mandat électoral suscitée par les empoignades autour des candidatures, risque de constituer une raison de plus pour ne pas se rendre aux urnes le jour «J». Cette commercialisation ou distribution de candidatures au plus offrant est corroborée par la dernière déclaration d’Ould Kablia: «Parmi les candidats, certains veulent de l’argent». Autrement dit, ils sont motivés par les privilèges et passe-droits qu’une quelconque conviction politique. Enfin, le suspense du FFS autour de sa participation n’est pas pour clarifier les choses. (L’Expression-01.03.2012.)

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*L’exception algérienne aux yeux des américains 

 Les algériens ne voient pas en Bouteflika la raison de leurs problèmes

Des experts américains ont déterminé les raisons principales pour lesquelles l’Algérie a fait exception à la règle et n’a pas suivi la vague de révoltes du printemps arabe, par le fait que la plupart des algériens ne voient pas en la personne de Bouteflika la raison de leur problèmes. Cinq experts représentant des instances internationales de défense de Droits de l’Homme et centres de recherche ont traité le dossier Algérie avec une sorte de stupéfaction et ont évoqué des troubles et manifestations quotidiennes ayant commencé bien avant le déclenchement de la révolution tunisienne. L’université américaine « Johns-Hopkins » a organisé jeudi passé, en association avec le centre des relations transatlantique, un débat sur « l’exception de l’Algérie au printemps arabe ». Étaient invités au débat, Eric Goldstein, de l’organisation Human Rights, Daniel Seroper et Daniele Moro du centre des relations transcontinentales ainsi que M. Alex Areav du centre de recherche dans les affaires du congres, et John Antill de l’université de Fordham. Parmi les remarques les plus importantes que les conférenciers ont faites sur l’Algérie, le fait que les revendications soulevées dans les manifestations en Algérie ne sont pas sorties de leur caractère social ou économique. Les manifestants ont toujours clamé de mettre un terme à la corruption, l’application de la justice sociale. M. Eric Goldson de l’organisation internationale Human Rights, pense qu’une grande partie des algériens ne voient pas en la personne du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika la raison de leurs problèmes et constaté, par ailleurs, un comportement violent de la police algérienne vis-à-vis des manifestants sortis dans la rue pour clamer le changement et qui ont été réprimés par la force publique. En évoquant l’exception de l’Algérie à la règle, c’est-à-dire au printemps arabe, M. Eric Goldson évoque l’embellie financière dont bénéficie l’Algérie, qui est pour grand-chose, selon lui, dans la pérennité du régime algérien, faisant allusions aux augmentations de salaires décrétées par le gouvernement algérien pour différentes franges de la société. (El Khabar-28.02.2012.)

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