Les jeunes et la bataille de l’avenir

  «Jeunes et prêts à inventer le futur»

** esquisser le portrait d’une époque et d’un pays au travers de destins individuels 

«la démocratie et la liberté sont des conditions sine qua non pour développer la créativité d’un peuple». 

La série est produite par Troubadour Films, maison de production de films indépendants fondée en Suisse par Nasser et Béatrice Bakhti, depuis 24 ans. Devant un contexte de révolutions successives à travers le monde, l’idée surgit chez Nasser Bakhti, ce producteur engagé : réaliser une série de films documentaires sur ces mouvements dans les quatre coins de la planète.

A la fois auteur et réalisateur, le producteur de cette série est du côté des peuples en mouvement. Il a mobilisé des équipes composées d’un cameraman, un ingénieur du son et un coordinateur pour donner la parole aux jeunes. Des équipes sont constituées à travers l’Europe, l’Asie, en passant par les Amériques et l’Afrique. Le travail se décline à travers les portraits de 60 jeunes, âgés de 20 à 30 ans, vivant en Espagne, au Chili, au Sénégal, en Algérie, en Grèce, en Ukraine, au Japon, en Tunisie, en Inde, aux Usa, en Palestine, au Mexique et ailleurs. Nous sommes en plein cœur du cinéma de révolte et de poésie, un cinéma attentif aux mouvements sociaux et aux expressions alternatives. «L’idée est de suivre deux jeunes, filmer chacun dans son quotidien pendant 6 jours. Nous avons ainsi un miroir de la situation de leurs pays respectifs.

Nous découvrons aussi une ville et un système politique et social. Au montage, les parcours et points de vue des deux protagonistes sont croisés pour esquisser le portrait d’une époque et d’un pays au travers de destins individuels», explique l’auteur. On se familiarise ainsi avec cette manière : recherche des gestes et des visages, exaltation des opprimés, grandeur du refus, beauté de la révolte. Dans cette série documentaire, un épisode de 26 minutes, produit sous la coordination de notre confrère Ali Aït Mouhoub, est consacré à l’Algérie.

Les jeunes et la bataille de l'avenir jf-affiche-princ-fr_2600034

Deux portraits de personnages militants sont mis en exergue pour décliner une épopée protestataire qui se réinvente. Pas l’ombre d’un commentaire. L’ambition première est de donner la parole aux Indignés, ces jeunes à la recherche d’un futur et d’une situation sociale meilleurs. Mais le film ne s’arrête pas là, à cette dimension politique, s’ajoute un geste poétique.

Ce film débute avec quelques plans invitant à un retour au référent historique du combat libérateur pour projeter ensuite le spectateur sur les feux de l’actualité brûlante meublée par les récentes contestations politiques et sociales. Nous sommes dans le cinéma politique. Mais pas seulement. Les plans participent de ces éléments, de ces à-côtés, de ces détails qui font écho et résonnent avec les lieux dans lesquels se passent les événements. Faire attention à ces choses anodines, à ces éléments, permet de rendre la teneur de ces événements dans toute leur complexité. Comme des échos. La parole prend place à travers une succession de plans de personnes qui parlent face à la caméra.

L’auteur choisit de filmer le singulier et non la masse. Djamila a 26 ans. Elle vit dans un petit village perché sur les montagnes de Kabylie avec ses parents. Cette avocate stagiaire dit haut et fort son désir et celui des jeunes de sa génération de «vivre dans une réelle démocratie», et exprime son «espoir au changement». Imad Boubekri, 26 ans, étudiant en droit à Alger, est membre du Mouvement des jeunes indépendants pour le changement (MJIC). Pour lui, «la démocratie et la liberté sont des conditions sine qua non pour développer la créativité d’un peuple». Ces jeunes remettent en question le fonctionnement du système politique.

Comme en Algérie, partout dans le monde les problèmes ont pour noms chômage, changement climatique, injustices sociales, érosion de la biodiversité, crise économique, corruption. Avec l’éruption des nouvelles technologies — internet et plus particulièrement les réseaux sociaux —, ces militants fabriquent un cinéma brûlant, en ce sens qu’en filmant le désir de la jeunesse à l’émancipation politique, ils composent des scènes de façon directe et frontale et proposent un montage heurté, mêlant corps et espace dans une sorte d’éternelle présence.Un temps suspendu, ouvert aux idéaux démocratiques portés par ces mouvements contestataires. Distribution début 2015.

Nasser Bakhti, producteur et réalisateur

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«Il y a 3 ans, avec les printemps arabes, la crise économique et les mouvements des Indignés, je me suis senti très concerné. Quelque chose de beau se passait. La précarité poussait les gens à réfléchir pour réinventer la solidarité. Le dénominateur commun de cet élan de générosité et de contestation : une jeunesse désespérée qui a investi les rues dans le monde entier .

Un autre élément fort est venu conforter mon ambition : nos enfants, qui ont 20 ans et plus aujourd’hui, qu’est-ce que nous leur laissons ?» Le journaliste français, Emile de Girardin, a dit : «Gouverner, c’est prévoir.» «En revanche, aujourd’hui, tous les gouvernements sont défaillants, au Nord comme au Sud.

La crise est partout et les solutions ne sont nulle part… L’horizon de la crise que nous traversons, ou plutôt que nous subissons, confirme un bilan social, politique, économique et culturel globalement calamiteux. Qu’il soit de droite ou de gauche, l’échec est le même partout. Au vu de ce constat, j’ai lancé cette série avec la volonté de laisser les jeunes à travers le monde s’exprimer en toute liberté, sans être censurés, comme cela devrait être le cas dans une vraie démocratie.

Quelles furent ma surprise et ma stupeur de découvrir à la lumière de leurs interrogations, l’ampleur des dégâts ! Ils témoignent avec intelligence, justesse et émotion d’un monde en plein désarroi, qu’ils aimeraient façonner avec de nouvelles valeurs et de nouveaux espoirs si nous les impliquons dans le processus de changement», affirme le producteur et réalisateur Nasser Bakhti.

Ali Aït Mouhoub, coordinateur du tournage

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Pour Ali Aït Mouhoub, coordinateur du tournage, «la jeunesse a toujours constitué la force principale du changement social dans chaque temps et chaque espace. De nos jours, les acteurs de révolutions de par le monde entier s’appuient sur une masse juvénile assoiffée d’ouverture et de liberté. La jeunesse, dans le monde en général et particulièrement en Algérie, est aujourd’hui à la croisée des chemins.

Elle vit un quotidien plein de désillusions, de frustrations et de déceptions générées par une politique stérile n’offrant guère de meilleures perspectives. A partir de témoignages croisés, la série offre une réflexion sur la participation des jeunes dans le changement et la lutte pour la démocratie et les droits individuels et collectifs.

Dans ce documentaire spécialement réservé à l´Algérie, on découvre, durant les 26 minutes que dure le film, les divers maux de la société algérienne et surtout la prise de conscience de la jeunesse algérienne souhaitant s’impliquer davantage et directement dans les affaires politiques du pays et le droit à la participation dans les décisions locales, régionales et nationales.

Pour finir, je dirais que je suis particulièrement heureux d’avoir eu le privilège de prendre part à la production de cette série consacrée aux jeunes, car bien malheureusement, les médias internationaux n’aident pas à faire connaître leur situation en profondeur.

En outre, j’ai été séduit par la simplicité et l’efficacité du concept, le tournage a été un moment réellement enrichissant».

Troubadour Films

Béatrice et Nasser Bakhti forment une équipe sûre, dynamique et expérimentée avec une réflexion créatrice et un flair pour des œuvres fortes et proches des gens. Au cours des cinq  dernières années, Troubadour Films a produit des films documentaires et des fictions, dont le succès a dépassé les frontières de la Suisse : Romans d’ados, Bernard Bovet, Le vieil homme à la caméra, Marc Ristori d’une seconde à l’autre, Aux frontières de la nuit, Mario Benjamin, Annemarie Schwarzenbach une Suisse rebelle et beaucoup d’autres.
*Cherif Lahdiri -El Watan-18.01.2015

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*les jeunes sont des réservoirs d’énergie 

Bref, pendant ce temps, le monde tourne, un peu de travers, sur une patte. A Ghardaïa il y a deux jours, Abdelkader Khomri, ministre de la Jeunesse et envoyé spécial, a déclaré, du haut de ses 60 ans, lors d’une réunion à la wilaya, que «la jeunesse était un réservoir d’énergie». Du coup, les Mozabites et Chaâmbis, qui s’affrontent depuis des siècles, ont suspendu leur conflit pour partager la même angoisse.

La jeunesse est un réservoir d’énergie ? Abdelkader Khomri a-t-il l’intention de forer les jeunes du Sud ? Est-ce la nouvelle doctrine économique du régime, en panne d’idées, de pétrole et confronté aux protestations contre le gaz de schiste ? Car déclarer dans le Sud, à quelques kilomètres d’In Salah et de Hassi Messaoud, que les jeunes sont des réservoirs d’énergie peut conduire à une très mauvaise interprétation en ces temps de confusion générale.

Le gouvernement serait-il en train d’élaborer un plan visant à creuser les jeunes pour en tirer du gaz et de l’énergie ? Cela dit, après réflexion, l’idée n’est pas si mauvaise. Elle coûtera moins cher que de forer des puits, la taille moyenne d’un(e) jeune en Algérie est de 1,60 m, contre 3 km pour atteindre le schiste et les jeunes, au lieu d’aller à l’Ansej, iront chez Sonatrach se faire trouer. L’étude pourrait rapidement se faire et s’étendre non seulement au Sud, mais à l’ensemble du pays.

Il y a 20 millions de jeunes en Algérie ; si chacun était foré pour en tirer un mètre cube de gaz par mois, on pourrait produire 240 millions de mètres cubes par an, ce qui n’est pas rien. Bref. Abdelkader Khomri veut forer les jeunes Algérien(ne)s, lui qui a occupé à peu près tous les postes depuis 30 ans et a vieilli avec son pays. Il était jeune il y a 40 ans, en 1974. Le pétrole était alors à 3 dollars, les baskets et les taxiphones n’existaient même pas. On se demande bien pourquoi la jeunesse ne se retrouve pas dans son gouvernement.*Chawki Amari -El Watan-15.01.2015

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2 réponses à “Les jeunes et la bataille de l’avenir”

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