Tous pourris

** Comment ont été nommés ces gens-là à ces postes? 

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*Une directrice d’école corrompue

Le chef d’établissement dans l’enseignement et ailleurs, est en principe, un exemple de sérieux, de probité et d’honnêteté, pour les éléves, les enseignants et les parents…Mais l’on constate, selon des témoignages crédibles, que la pourriture a touché aussi les établissements scolaires. Ainsi, une directrice d’école a Oran, affiche carrément son enclin a obtenir des faveurs (ou  des cadeaux) pour elle ou sa progéniture, a chaque occasion qui se présente. Cette directrice d’école n’a pas hésité a demander, oralement, directement et sans vergogne, a un parent d’éléve, d’augmenter les notes de sa fille étudiante dans un institut. Ce parent d’éléve, étonné et écoeuré par l’attitude indigne de cette directrice, n’a pas hésité a changer d’école pour son fils et l’inscrire dans un autre établissement, afin d’éviter d’avoir affaire a cette femme corrompue. Le Ministére de l’Éducation et ses directions régionales qui doivent être au courant de ces comportements, doivent commencer, sans tarder, a nettoyer leurs établissements scolaires de ce genre d’énerguménes.* Oran-09.09.2012.

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**Le piston à l’école

Traitement spécial pour des élèves dont des parents occupent des postes privilégiés ou gagnent plus d’argent

L’Union des parents d’élèves de la wilaya d’Alger font endosser la responsabilité aux enseignants concernant le phénomène de la violence en milieu scolaire.

Le favoritisme et ce qui est appelé communément «piston» seraient donc la cause principale des comportements violents de certains élèves qui nourrissent un sentiment de vengeance et de rancune envers leurs enseignants ou leurs camarades «favorisés». «Nous avons constaté que les élèves dont des parents occupent des postes privilégiés ou gagnent plus d’argent à travers une activité commerciale reçoivent un traitement ‘spécial’ comparé à leurs camarades de parents en situation modeste ou défavorisée. Beaucoup d’enseignants ou de chefs d’établissement ne se gênent même pas pour demander la fonction des parents sans aucune raison. Le placement des élèves dans les classes se fait en général selon ce critère», a dénoncé Mme Kaced, membre de cette association et inspectrice de langue arabe dans le secteur de l’éducation, lors de son intervention, hier, à la conférence organisée par l’association précitée à Alger. Lors de cette rencontre placée sous le thème «Apprendre sans peur», la spécialiste a dressé un bilan noir des lacunes enregistrées en matière de comportement d’une grande partie des enseignants envers les élèves. Cette situation est due notamment, selon Mme Kaced, à la suppression des formations en pédagogie pour une grande partie des enseignants issus de spécialités autres que celles dédiées à l’enseignement.

Impunité pour les «harceleurs»

«Dépourvus de moyens et de connaissances en pédagogie et psychologie, l’enseignant qui n’a pas reçu au préalable une formation en pédagogie se perd dans le labyrinthe des comportements différents de ses élèves. Tout dépassement est susceptible de nourrir un sentiment de rejet chez l’élève, ce qui a des répercussions graves sur le comportement de ce dernier envers son entourage», soutient la conférencière, qui plaide pour le rétablissement des anciens instituts techniques de l’éducation.
Aussi, le manque de dialogue entre l’élève et son entourage familial augmente les facteurs de risque de violence. «Il faudrait, dans ce contexte, développer d’autres méthodes de convocation des parents et de rencontre entre les parents et les enseignants sans porter atteinte à la sensibilité des élèves, notamment les adolescents», explique la même spécialiste. Mme Kaced tire la sonnette d’alarme concernant les cas de violence en milieu scolaire. Les drogues qui entrent en grande quantité dans notre pays trouvent des relais en milieu scolaire, s’alarme-t-elle. Mme Kaced rappelle des cas de consommation de drogue chez des enfants de 6e (11/12 ans).

Au lycée, un grand nombre d’élèves sont en situation d’addiction, précise la conférencière. L’entourage familial de l’enfant est ainsi particulièrement interpellé pour minimiser les dégâts. «Ce sont les filles qui subissent, en silence, quotidiennement les comportements de violence des jeunes toxicomanes. Des filles, généralement dans le moyen ou le secondaire, sont souvent désignées comme responsables dans les cas de violence dénoncés à l’école. Souvent, elles passent aussi en conseil de discipline, avec l’auteur du dépassement, qui peut être verbal ou physique», explique Mme Kaced.
La conférencière rappelle également les chiffres largement communiqués par les services de sécurité concernant les rapts et agressions sur enfants. Comme solution, l’Union des parents d’élèves de la wilaya d’Alger plaide pour le renforcement de la présence des services de sécurité près des écoles et appelle les parents à plus de vigilance concernant les sorties et les fréquentations de leurs enfants. *El Watan-05.05.2013. 

**Lycée Ibn Khaldoun de Blida:

 Des lycéennes accusent leur directeur «de harcèlement sexuel»

Je suis C. C. née en 1997. Elève en première année au lycée Ibn Khaldoun à Blida. Je témoigne avoir été victime de harcèlement sexuel de la part d’un surveillant et du directeur de mon établissement.» C’est ainsi que la jeune fille a commencé son témoignage manuscrit.

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Elle poursuit : «Après avoir été embêtée par un groupe de jeunes devant le lycée, j’ai été convoquée chez le directeur. Il me propose de m’aider et d’améliorer ma moyenne aussi. En échange, je dois me rendre dans son bureau pendant mes heures libres et de n’en tenir personne au courant.

Il commence alors à s’approcher de moi, met sa main sur ma taille et tente de m’embrasser malgré mon refus. Pendant ce temps, le surveillant m’accusait de choses que je n’ai jamais faites. Ceci en représailles.

J’ai refusé des avances indécentes qu’il m’avait faites auparavant. Il m’avait proposée une relation hors mariage. J’ai refusé et prétendue être fiancée. Il m’a pris la main et a tenté de m’enlacer.

En le repoussant, il m’a touché. Voici ce qui m’est arrivé avec un surveillant qui a l’âge de mon père et un directeur de l’âge de mon grand-père.» Le témoignage remonte au mois de février dernier. La jeune lycéenne demande de l’aide.

Elle exhorte toute personne pouvant agir à faire en sorte que de tels actes ne se reproduisent plus. «Empêchez qu’il y ait d’autres victimes», dit-elle dans sa lettre. Un appel qui a fait réagir. Les victimes sont nombreuses et se mettent à parler de ce qu’elles ont vécu, qu’elles ont vu ou qu’elles ont entendu.

«Choquée, tétanisée»

«Je suis I. C. née en 1995. Elève du lycée Ibn Khaldoun à Blida.» Un témoignage d’une autre élève… Une autre victime. «Je déclare sur l’honneur n’avoir subi aucune pression ni directive dans la rédaction de ce témoignage», assure-t-elle. Sa mésaventure remonte au mois de janvier dernier. «En apprenant ma situation difficile, due à la séparation de mes parents, le directeur m’a convoquée dans son bureau.

Devant son insistance, je l’ai fait. Il m’a demandé si j’allais mieux en me touchant la joue. Il m’a proposé d’améliorer ma moyenne si je le voulais, et seulement si je le voulais, tout en s’approchant de plus en plus de moi, en regardant d’abord son corps, puis le mien», raconte la jeune fille.

Elle laisse tomber l’arabe classique et témoigne en dialecte pour dire à quel point elle était «choquée, tétanisée, confuse». «Je sentais que j’étouffais. Je ne pouvais plus parler, j’ai tenté de m’enfuir mais j’étais incapable de trouver la porte de sortie.

Je me suis retrouvée dehors sans même m’en rendre compte. J’avais envie de pleurer mais je ne pouvais pas. Quelques instants plus tard, il est venu s’assurer que j’avais rejoint ma classe.» La jeune lycéenne n’en avait d’abord parlé qu’à sa tante.

Le déclic ? Une de ses amies a vécu la même chose et lui en a parlé. Mais d’autres témoignages écrits avaient déjà été rédigés par des victimes précédentes. Ainsi, S. B., élève dans ce lycée, raconte le 12 janvier 2012 ce qu’elle avait vécu la veille.

«Chantage»

«Une de mes enseignantes nous avait confisqué à moi et à une camarade nos téléphones portables pour les avoir utilisés en classe. Nous nous sommes rendues à l’administration. Ma camarade s’est vue remettre son téléphone et priée de regagner sa classe.

Je me suis retrouvée seule chez le directeur, qui s’est approché de moi, m’a touchée, et tenté de me convaincre d’avoir un rapport avec lui. Je vous en prie, aidez-moi !», a lancé la jeune victime.

Certains témoignages parlent de chantage envers des jeunes filles, surprises en compagnie de leurs copains en dehors du lycée. Elles sont convoquées chez le directeur et le surveillant qui les menacent de tout révéler à leurs parents si elles ne cèdent pas à leurs demandes.

Il y aurait même un cas de viol sur mineure. Des enseignants attesteront aussi avoir pris connaissances d’actes malsains du directeur, ou en avoir été témoins.

Une enseignante témoigne, dès septembre 2012, avoir été sollicitée par le directeur afin de convaincre ses collègues de réintégrer une jeune fille, après son renvoi, et ce dès le début de l’année scolaire 2011/2012.

«Mes collègues étaient au courant de ses manœuvres mais je ne l’ai appris que plus tard. La jeune fille réintégrée était régulièrement convoquée dans son bureau de 16h à 17h, pendant sa séance d’anglais.

Des surveillants allaient chercher les filles en classe et les amenaient chez le directeur», raconte l’enseignante. Et d’ajouter : «Un jour, alors que ces surveillants complices n’étaient pas présents, le directeur a envoyé un surveillant respectable lui chercher la fille.

Je l’ai entendu rouspéter à haute voix d’être devenu, en fin de carrière, un proxénète ! Refusant de contribuer à ce qui se passait, il quittera l’établissement peu de temps après.»- *Le Temps d’Algérie-05.05.2013.

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*Scandale dans les services douaniers du port de Annaba…Pour connaître les circonstances de la sortie frauduleuse d’un fourgon de type Renault G9, immatriculé à Lyon, en provenance de Marseille, en France, avec à bord une quantité de téléphones portables de marque Iphone estimée à plus de 400.000 euros, et du matériel médical, sans que cette marchandise ne soit saisie au port de Annaba, trois douaniers activant au même port ont été interrogés par la commission régionale, a-t-on appris de source douanière.
Le scandale a éclaté lorsqu’un avis de fraude parvenu depuis le port de Marseille à la direction nationale des Douanes à Alger, faisant état de l’arrivée dudit fourgon aux fins de prendre les mesures nécessaires, a ajouté la même source, en expliquant que le scandale a éclaté, puisque les services douaniers du port de Annaba ignoraient l’envoi de la correspondance depuis Marseille. Ainsi, avisant ses services à Annaba, la direction nationale des Douanes fut informée par la sortie du fourgon, sans qu’aucune saisie ne soit opérée. Pour éclairer les zones d’ombre de cette affaire et les éventuels douaniers impliqués, une enquête a été ouverte par la commission régionale.
Cette dernière a, au moment où nous mettons sous presse, interrogé jeudi dernier, trois douaniers dont un inspecteur principal des visites des voyageurs et un officier ainsi qu’un agent. Selon les premiers éléments du scandale, le propriétaire aurait trompé la vigilance des services des Douanes de Marseille, puis ceux de Annaba.
Par ailleurs, selon la même source, le directeur régional des Douanes, El Hadi Abbas, semble bien déterminé à débusquer les personnes impliquées dans cette affaire.
Aujourd’hui, arrivera à Annaba la commission nationale dépêchée par la direction nationale des Douanes, pour enquêter sur ce scandale qui vient de secouer le port de Annaba, après celui survenu l’année dernière et qui nous rappelle l’affaire des 800 cartouches de cigarettes impliquant un syndicaliste. (L’Expression-22.07.2012.) 

**Impliqués dans des affaires de corruption, 250 douaniers poursuivis en justice

Le nombre de douaniers qui ont été demis de leur fonction par une décision émanant de l’Inspection des douanes, dans le cadre de la lutte contre la corruption au sein de ce secteur, a atteint les 250 agents..

Ces douaniers ont été poursuivis en justice pour des affaires de corruption. Les 250 agents et cadres exerçant au niveau des différents services des Douanes algériennes ont été inculpés de corruption et ont été traduits en justice, a indiqué une source fiable à Echorouk. Certains de ces douaniers ont été accusés de recevoir des pots-de-vin de la part des importateurs et des opérateurs économiques.  D’autre part, un certain nombre de douaniers ont été soit dégradés soit mutés vers d’autres postes et d’autres régions du pays.  Par ailleurs 70 dossiers liés à des affaires de corruption, impliquant  des douaniers, ont  été remis à la justice  depuis le début de l’année 2011. A ce propos, il est à souligner que des actions en justice ont été intentées suite à des protestations d’importateurs et d’opérateurs économiques qui ont affirmé que des douaniers leur ont demandé une «tchipa» pour leur faciliter les procédures de dédouanement de leurs marchandises.  La même source a expliqué à Echorouk que la Direction générale des douanes a mis en place une stratégie efficace pour lutter contre la corruption au sein de ses services et au sein des douaniers. Elle a, entre autre, décidé de placer les douaniers dans des postes qui les éloignent des importateurs et des opérateurs économiques. Ils  sont ainsi remplacés par des systèmes de contrôle informatiques ne nécessitant pas l’intervention des douaniers. D’autre part, la Direction générale des douanes, en coordination avec le ministère des Finances ont élaboré un plan de contrôle des postes douaniers sensibles où prolifère le phénomène de la corruption…(Echorouk-16.07.2011.)  

 *depuis janvier 2011:  109 douaniers suspendus pour corruption

Abdelmadjid Mahrech, inspecteur général des douanes, a confirmé, hier, l’information selon laquelle seuls 30% des conteneurs arrivés au port d’Alger sont soumis au contrôle par scanner.

A l’instar d’autres enceintes portuaires, le port d’Alger ne compte qu’un seul appareil. Le scanner à conteneurs est la propriété de l’Entreprise portuaire d’Alger (Epal) qui travaille en partenariat avec l’émirati DP World et non à la douane. «Même dans les autres pays étrangers, les marchandises qui transitent par les ports ne sont pas contrôlées entièrement, mais juste une partie», relativise ce responsable des douanes qui s’exprimait sur la radio chaîne 1. «Nous allons nous doter à l’avenir de scanners dont des appareils mobiles dans les ports. Huit sont déjà en service», affirme M. Mahrech.

Par ailleurs, ce responsable des douanes a fait état d’un renforcement des effectifs de ce corps qui comptait 20 000 douaniers en 2010, effectif qui passera sous peu à 25 000 fonctionnaires alors qu’il n’était que 14 000 en 2006. La douane compte surtout renforcer la surveillance des frontières. «Nous allons créer 83 postes frontaliers, douze sont déjà pourvus», précise l’invité de la radio qui indique qu’un projet d’acquisition de 6 hélicoptères est en cours. Interrogé sur la lutte contre la corruption au sein de cette institution, M. Mahrech révèle qu’au cours du premier semestre de l’année en cours «son administration a suspendu 109 agents, et transmettra à la justice 20 dossiers sur lesquels elle aura à statuer. Sur 66 affaires recensées en 2010, 14 sont des cas avérés de corruption traduits en justice contre 10 en 2009. «Ce phénomène de corruption est en train de reculer grâce notamment aux inspections de proximité de la douane qui interviennent systématiquement», constate M. Mahrech. «Nous comptons appliquer des règles de gestion claires et mettre en œuvre des systèmes de contrôle», dit-il. Dans la foulée, l’invité de la radio fait savoir que la dernière mouture du projet de décret consacrant un nouveau code des douanes a été transmise au ministère des Finances pour les besoins des dernières retouches avant son adoption, avant 2012, par le parlement. Le nouveau code vise à améliorer les procédures douanières et la chaîne de dédouanement. Il est à signaler que le nouveau texte consacrant un nouveau tarif douanier amendant l’ancien système harmonisé (SH) datant de 1992, entrera en vigueur en 2012. Mahrech évoque également le processus de modernisation de ce corps. Une modernisation qui implique également la construction de nouvelles infrastructures qui a déjà coûté 10 milliards de dinars.

Interrogé sur la nouvelle mesure consistant en l’octroi d’agréments pour les opérateurs économiques désirant bénéficier d’un couloir vert consistant en un traitement douanier rapide et spécifique, M. Mahrech affirme que «le statut y afférent est signé mais la mise en pratique nécessite du temps». Et de préciser toutefois qu’«un tel accord nécessite au préalable une bonne moralité fiscale de l’opérateur et une relation de confiance entre ce dernier et l’institution douanière». «A la faveur de ce dispositif, l’opérateur va bénéficier d’un dédouanement de sa marchandise en un temps record, à charge pour l’administration douanière d’effectuer le contrôle à posteriori», explique-t-il.

Invité à dresser un bilan de son institution, M. Mahrech indique que 28 347 saisies ont été enregistrées en 2010. Pas moins de 514 d’entre elles sont liées à la contrebande dont notamment le trafic de gasoil aux frontières. La douane a également saisi 5,774 tonnes de drogue et 10 543 cartouches de cigarettes, l’an dernier. Les douaniers ont aussi intercepté 2600 têtes de cheptel et 443 000 produits médicamenteux contrefaits. Le nombre d’affaires traitées par ses services liées au transfert illégal des capitaux a atteint 658 affaires en 2010, pour une valeur globale de 16,2 milliards de dinars, contre 583 affaires pour une valeur globale de 4,4 milliards de dinars en 2009. (Quotidien d’Oran-10.08.2011.)

**Un responsable à la direction de l’urbanisme de Ain Temouchent arrêté pour corruption

Un responsable par intérim au niveau de la direction de l’urbanisme et de la construction (DUC), de la wilaya de Ain Temouchent, a été arrêté pour corruption, a indiqué vendredi 07.12.2012, un communiqué de la sûreté de wilaya.

“Le chef de service par intérim de la construction au niveau de la DUC de Ain Temouchent, a été arrêté, jeudi, par les éléments de la police judiciaire, en flagrant délit de corruption”, a précisé la même source. “Le nommé B. A. (48 ans), a été pris la main dans le sac en possession de la somme de 50.000 dinars qu’il a exigée d’un entrepreneur pour la régularisation de sa situation concernant la réalisation de locaux à usage commercial situés dans la daïra de Ain Kihal”, a-t-on ajouté. “Suite à la plainte de l’entrepreneur, la police a tendu une souricière au mis en cause qui a été placé sous mandat de dépôt par le parquet de Ain Temouchent”, a-t-on conclu.*Algérie1.com-07.12.2012.Réaction d’un internaute: Allons allons ! c’est la petite corruption, nous ce qu’on demande c’est de faire tomber les grosses têtes de la corruption et croyez moi ça pullule en Algérie , ce sont des Requins transparents, et très solidaires entre eux.

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**d’autres articles sur le même sujet: 4.Tous pourris.B

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*Et un détournement de plus, un ! …
52 milliards…Et vogue la galère…

**El Oued : Détournement de 52 milliards à la BNA

 Le directeur de l’agence BNA d’El Oued, son comptable et trois clients de la banque ont été mis, mercredi soir (15.06.2011.), en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal d’El Oued, a-t-on appris de sources bien informées. Les concernés sont impliqués dans l’affaire de détournement de plus de 52 milliards de centimes.

Cette affaire remonte à deux mois quand la direction générale de la BNA avait dépêché deux commissions d’enquête, représentant la direction régionale de la BNA à Sétif et l’inspection régionale de Constantine suite à des plaintes déposées par des clients de la banque.

Les enquêtes ont confirmé le vol mentionné par les plaignants et le détournement de plus de 52 milliards decentimes. Selon les enquêtes menées par les services de la police, c’est le directeur de l’agence BNA qui en était l’auteur. (El Watan-16.  06.2011.)

*Encore un scandal de plus ! Pendant que des milliers de travailleurs n’arrivent pas à joindre les deux bouts, il y a encore des chiens d’entreprises, pardon des chefs d’entreprises qui ne se gênent pas à se remplir leurs poches avec l’argent des contribuables!! Je pense qu’en le pendant une fois pour toute, les autres pseudo directeurs reflechiront 3 fois avant de commetre un délit pareil. La potence à ses vampires.  Yazid-un internaute.

** Affaire des magistrats faussaires et faux moudjahidine … »Tais-toi, sinon…! « 

Benyoucef Mellouk est de nouveau ciblé. Pas plus tard que vendredi 9 mars 2012, un procureur général près d’une cour de justice lui a offert un café pour prendre le temps de lui conseiller, gentiment mais avec beaucoup d’insistance, d’arrêter de parler à la presse de l’affaire des magistrats faussaires.

Ce qui est grave, c’est cette personne bien placée qui est venue, il y a une vingtaine de jours avec son chauffeur, jusque devant la demeure de Mellouk, à Blida, pour le menacer en des termes qui ne prêtent pas à équivoque. L’agent en question avait dit : «Voilà, on peut te faire mal. Tu as des enfants et tu dois donc faire très attention sinon tu n’auras qu’à t’en prendre à toi-même.» Il a ajouté, pour préciser à M. Mellouk de quoi il était en train de parler : «Il y a des cadres moudjahidine ainsi que d’autres personnalités qui m’ont parlé, à plusieurs reprises, de cette affaire dite des magistrats faussaires et faux moudjahidine que tu es en train de médiatiser tout le temps.» Ces nouvelles menaces sont venues suite à une rencontre faite par Mellouk lors du colloque «Le Printemps arabe entre révolution et contre-révolution» organisé par El Watan en septembre 2011 à Alger.

A cette occasion, Mellouk s’est retrouvé en présence de trois intellectuels connus ; des membres des familles de deux d’entre eux étaient de faux moudjahidine cités dans l’affaire des magistrats faussaires. L’un d’eux s’adressa à Mellouk : «Ne compte pas sur moi ; je ne peux pas intervenir en ta faveur parce que tu as mis en cause nommément mon oncle.» Cet oncle avait falsifié des documents pour s’ériger en moudjahid et promouvoir sa carrière de magistrat. Le deuxième a dit à Mellouk : «Tu n’aurais pas dû citer mon père, ce n’est pas gentil.» Le père en question avait été caïd, puis attaché de sous-préfecture du temps de la colonisation.

A l’indépendance, il a trafiqué des documents pour devenir moudjahid et magistrat dans le corps de la justice algérienne. Benyoucef Mellouk s’étonne qu’après tout ce qu’il a apporté comme preuves pour étayer son dossier, afin de défendre la Révolution algérienne, il y a encore des responsables de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) et même d’anciens officiers supérieurs de l’ALN qui continuent de lui conseiller de se taire.

Il pense qu’un clan, qui a des ramifications partout dans le pouvoir, fait pression, intimide et menace pour tenter de le faire taire. Mellouk, qui reste convaincu de la justesse de sa démarche, continue à la considérer comme un devoir à respecter avec considération et ne pense pas du tout baisser les bras. En cas de besoin et si un seul cheveu de ses proches est touché, Mellouk prend à témoin l’opinion publique.
Il précise avoir pris les précautions nécessaires et recourra aux instances mondiales comme la Commission des droits de l’homme de l’ONU et enrôlera l’affaire devant la justice internationale. Dans ce cas et puisque dans son pays, on refuse de lui rendre justice, il déballera la totalité du dossier avec tout ce qu’il contient. (El Watan-12.03.2012.)

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 5 ans de prison ferme requis contre l’ex-directeur de l’Education de Bouira et son SG

Le procureur de la République près la cour de Bouira a requis, jeudi dernier, au terme de son réquisitoire, une peine de 5 ans de prison ferme à l’encontre du l’ex- directeur de l’éducation de la wilaya, M. Bechichi et de son ex-SG, Achit Tahar.

Ces derniers, sont poursuivis dans l’affaire du scandale qui avait éclaboussé la direction de l’éducation en 2009. D’autres peines ont été requises par le procureur à l’encontre des fonctionnaires dont des chefs de service allant de 1 à 3 ans de prison ferme. Les ex-cadres de la DE ont été poursuivis pour utilisation de leur fonction à des fins personnelles, faux et usage de faux, création de postes fictifs, dilapidation de biens publics, falsification de documents administratifs et de passation irrégulière de marchés publics.

Ainsi, pas moins de 31 personnes sont inculpées dans cette affaire. La direction de l’éducation de Bouira avait, pour rappel,  été éclaboussée par un scandale ayant émaillé le déroulement des épreuves du bac 2008 et dont la gestion a été à maintes reprises dénoncée par les syndicats autonomes, à leur tête le Cnapest (Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique). En 2008, cette section syndicale avait fait des révélations sur la gestion de cette direction dont l’affaire a défrayé la chronique, notamment juste après la période des examens du baccalauréat de l’année 2008/2009.

Ils avaient dénoncé la manière avec laquelle avait été gérée la session du bac et avaient soulevé plusieurs anomalies, notamment celles liées à l’attribution des postes fictifs au niveau de cette direction. Les investigations de la police judiciaire ont permis de déterminer les responsabilités de chacun de ces responsables impliqués dans plusieurs affaires. Des postes de travail avaient été donc attribués à des proches de quelques chefs de service. Le problème d’un autre scandale avait été soulevé par la même section : il s’agit de la gestion des affaires des œuvres sociales. Le verdict final de cette affaire sera rendu dans une quinzaine de jours.
(El Watan-25.06.2011.)

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 L’ex-wali d’El Tarf jugé à Constantine…

Poursuivi dans plusieurs affaires de «corruption, trafic d’influence, dilapidation de deniers publics

 Ce sera finalement à Constantine, en septembre prochain, lors de la troisième session du tribunal criminel, que s’ouvrira le procès de l’ex-wali d’El Tarf, Djilali Aârar, apprend-on de source bien informée.

Comparaîtront à ses côtés l’ancien directeur du logement et des équipements publics, l’ancien président et un magasinier de l’APC d’El Tarf, un ancien directeur de l’administration de la wilaya, trois cadres de la direction de l’éducation et deux fournisseurs ; onze personnes en tout. La chambre d’accusation de la Cour suprême a rendu un arrêt qui a également prononcé un non-lieu pour 40 autres personnes qui avaient été impliquées dans ces affaires de «corruption, trafic d’influence, dilapidation de deniers publics, passation de marchés contraires à la réglementation, abus de biens sociaux et subornation de fonctionnaires».

Djilali Aârar, wali d’El Tarf de 2003 à 2006, avait fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national en juillet 2006, avant d’être limogé en octobre de la même année puis placé en détention préventive, à Alger, en décembre 2006. Il sera remis en liberté quelques mois plus tard pour raison de santé. D’autres cadres de la wilaya seront également placés en détention préventive à El Tarf, quelques mois avant d’être libérés, tout en restant à la disposition de la justice. Des libérations qui avaient jeté le doute, en leur temps, sur l’issue de cette grande affaire de corruption.

L’ancien wali d’El Tarf devra répondre des ses faits et gestes dans l’affaire dite du «mobilier scolaire» où un fournisseur a été délibérément favorisé ; une affaire qui a pu être éventée grâce à la courageuse détermination des gestionnaires de l’ex-SNLB de Annaba et d’un membre de la commission des finances de la wilaya, Bélaïd Lakhdar. Djilali Aârar est également accusé, avec le DAL, le maire d’El Tarf et le magasinier de la municipalité, dans le transfert irrégulier de 10 millions de dinars de l’APC d’El Tarf vers la wilaya pour la préparation de la visite de Bouteflika en juin 2003. Il a été écarté dans l’affaire qui l’oppose aux exploitants de «la sablière de Righia» où il était accusé d’extorsion de fonds. Le directeur du logement et des équipements publics doit répondre dans l’affaire dite du «lycée de Chbaïta Mokhtar», où se mêlent fausses factures, corruption et travaux fictifs. Une affaire dénoncée par le proviseur de l’époque, qui a ensuite  payé chèrement son geste ; il a eu à subir les pires représailles de sa tutelle. Même muté, il n’a pas échappé à la vindicte du directeur de l’éducation de l’époque, curieusement épargné par un non-lieu.

A El Tarf, on fait une moue désabusée parce que le procès se déroule à Constantine, mais c’est l’usage dans ce genre d’affaires. Et à ce sujet, on aime à rappeler, non sans une pointe de raillerie, une réplique de Noureddine Zerhouni faite à un élu de l’APN qui s’inquiétait de la longue vacance à la tête de la wilaya après le limogeage de Djillali Aârar : «Nous vous envoyons des gens honnêtes et vous (les gens d’El Tarf, ndlr) vous les mettez en prison.» Les gens avaient été très choqués par cette surprenante sortie et ont renvoyé la politesse avec un soupçon d’humour bien de chez nous : «Il faut le croire sur parole, car il en connaît un bout sur la question…» (El Watan-14.05.2011.)

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 Les deux ex-PDG du port d’Alger condamnés à 6 ans et 4 ans de prison

Les deux ex-présidents directeurs généraux du port  d’Alger, Bourouai Abdelhak et Farrah Ali, ont été condamnés mercredi 27 avril respectivement  à 6 ans et 4 ans de prison ferme par le tribunal de première instance de Sidi  M’hamed (Alger).

La présidente du tribunal de Sidi M’hamed Zouaoui Nasrine a également  prononcé une peine de 6 ans de prison ferme contre Zarzaihi Abdelmajid, ancien DGA, directeur de l’exploitation et de l’organisation du port.

Des condanmations allant d’un an à trois ans de prison, dont deux ferme, ont été prononcées aussi à l’encontre de cinq autres inculpés poursuivis pour association de malfaiteurs, conclusion d’un contrat en violation des dispositions de la loi et de la réglementation et octroi d’avantages injustifiés à autrui. Deux relaxes ont été par ailleurs prononcées par la même instance  dans cette affaire. (El Watan avec APS-27.04.2011.)

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**Harcélement sexuel, pressions et passe-droits

Une virée dans certaines facultés à Alger renseigne bien sur cette amére réalité

Les travers cachés de l’Université

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Même les enseignantes passent à la trappe de la part de leurs responsables. Elles aussi n’échappent pas à ce chantage et aux harcèlements sexuels.

Entre l’optimisme du ministre de l’Enseignement supérieur Rachid Harraoubia, et la réalité de l’Université algérienne, il y a tout un monde.
Un monde où les universités gagnent des galons d’excellence alors que celles algériennes traînent aux dernières places. Une virée dans certaines facultés à Alger renseigne bien sur cette réalité amère, alors qu’il y a quelques années, la faculté de médecine d’Alger-Centre, celle du droit à Ben Aknoun étaient des références dans toute l’Afrique du Nord. Il y a à peine 20 ans, l’Université des sciences et de la technologie de Bab Ezzouar constituait un fleuron régional et un carrefour du savoir. Que dire alors de la fac centrale des années 60-70? D’où sont sorties des sommités scientifiques qui font aujourd’hui le bonheur des nations étrangères? On caracole aujourd’hui à la 500e place selon un classement établi par l’Academic Ranking of World Universities, dit classement Shanghai.
Un rang dont le ministre Harraoubia semble tirer un grand honneur. Et il ne le cache pas! S’exprimant le 20 septembre dernier à partir de Constantine, M.Harraoubia a qualifié ce classement d’«encourageant».
Quelle suffisance! C’est dire à l’évidence que la médiocratie et la dégradation du niveau n’épargnent rien sur leur passage dans le secteur de l’enseignement supérieur.

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Les témoignages sont légion et regrettables. Pourquoi en est-on arrivé là? Il n’y a que des réponses aussi négatives les unes que les autres. Les étudiants se plaignent de leurs enseignants, mais surtout de leurs responsables hiérarchiques. «Nous n’avons pas d’interlocuteurs. Ni nos enseignants, ni le chef de département encore moins le doyen ne nous reçoivent», a regretté Amel, une étudiante en fin de cycle à la faculté des sciences politiques de Ben Aknoun (Alger). Même le jour de l’affichage des résultats des examens, les enseignants ne se présentent pas. Ce sont les agents de sécurité et administratifs qui s’en occupent, apprend-t-on sur les lieux. Pour confirmer cette réalité, on s’est présenté à la salle des enseignants. Elle était totalement vide, pas même l’ombre d’un enseignant. Pourtant, il était à peine 11 heures du matin.

Virée vers l’administration, c’est encore pareil. L’agent se trouvant sur place nous signifie que le responsable des études est sorti déjeuner, les autres responsables ne sont pas encore venus tandis que le doyen ne reçoit pas. Il est occupé, dit-il. «le doyen m’a dit que je ne reçois personne, dis à ceux qui demandent après moi que je suis en réunion de travail. Ma consigne, c’est dire qu’il est occupé», avoue-t-il. Et puis cela n’est pas propre à la faculté des sciences politiques de Ben Aknoun. Car la même situation règne à la faculté de droit se trouvant à quelques encablures. Là, les étudiants ne cherchent pas après leurs enseignants ou leurs responsables. Ils demandent plutôt leurs numéros de téléphone. C’est plus commode, paraît-il. «J’ai eu enfin le numéro de mon enseignant de TD. Je lui ai parlé de mon problème et il s’est montré compréhensif. Je pense qu’il m’ajoutera encore les quatre points qui me manquent pour passer l’année», confie toute heureuse Sara, étudiante en 2e année droit.

«La culture» du harcèlement sexuel
Elle finit par avouer que l’enseignant l’a également invitée pour un dîner. «Il m’a dit qu’il connaît un lieu sympa. C’est un restaurant marocain qui fait de la bonne cuisine», révèle Sara, tout en manifestant des interrogations sur une telle invitation. Plus rusée, Farida, une Algéroise en fin de cycle, renchérit: «Tu demandes d’abord à ton enseignant de t’offrir les points qui te manquent avant d’accepter son invitation. Et une fois tu as ce que tu veux, tu l’envoies balader et tu lui inventes une histoire. T’inquiète pas, ils sont des c…» lui conseille-t-elle, avant de lâcher: «Tous les enseignants sont des coureurs de jupons. Tu peux t’absenter durant toute l’année, mais si tu acceptes de sortir avec eux, il n’y a pas de souci pour les notes», assure-t-elle encore.
La même étudiante raconte que l’année dernière, l’une de ses copines a été harcelée par son enseignant. Il lui faisait du chantage en ne lui attribuant que de mauvaises notes dans l’unique but de l’attirer dans le traquenard.
Néanmoins, soutient-elle, sa copine avait su jouer avec son enseignant. «Elle lui a tendu un piège. Elle avait enregistré la communication puis elle l’avait poussé à lui faire une proposition indécente contre une note de 14 points. Et depuis, le tour est joué. C’était elle qui lui faisait le chantage en le menaçant par un dépôt de plainte. Elle a terminé son module avec un 15 de moyenne!», fait savoir Sara, sans gêne aucune. C’est une réalité qu’ignore le ministre du secteur.
Même les enseignantes passent à la trappe de la part de leur responsables. Elles n’échappent pas elles aussi à ce chantage et au harcèlement sexuel. Un responsable au niveau de l’Ecole nationale supérieure des sciences politiques de Ben Aknoun défraie la chronique.

Le DSK de Ben Aknoun
Des enseignants sur le point de témoigner et même déposer plainte face aux agissements de ce responsable surnommé le DSK de Ben Aknoun  qui est allé même jusqu’à constituer un harem. «On a demandé audience plusieurs fois à notre ministre pour lui exposer une série de problèmes qui nuisent gravement à notre institut. On n’a jamais eu de réponse, on attend toujours…»
Outre ces pratiques, les enseignants sont également soumis aux pressions de certains individus bien introduits dans les sphères décisionnelles. De nombreux enseignants subissent, la mort dans l’âme, des pressions terribles et finissent par se plier, apprend-on auprès de certaines victimes. «Il y a deux jours, j’ai reçu un coup de téléphone de la part d’un colonel. Après une brève présentation, il m’apprend que j’enseigne à son fils qui a obtenu une note éliminatoire. Il me demande de gonfler sa note pour qu’il puisse assurer son passage en 4e année, avant de me dire je suis là et tu es des nôtres» révèle un jeune enseignant à la faculté de Bouzaréah.
Cet enseignant de littérature anglaise ajoute que plusieurs de ses collègues subissent le chantage de certains procureurs, de commissaires et de militaires qui interviennent pour leurs proches. Cette réalité n’échappe pas aux étudiants qui de leur côté, assurent qu’ils ont vu leurs camarades de classes admis à des classes supérieures sans assister ni aux cours ni aux travaux dirigés durant toute l’année parce qu’ils sont la progéniture de tel officiel ou de l’autre. «Mon copain ne vient jamais en cours. Il lui arrive de se présenter avec sa Golfe dernier cri flambant neuf, rien que pour la frime. Mais il n’a jamais eu de problème de passage. Car c’est le fils d’un procureur connu à Alger», soutient Hocine en 4e année de langue étrangère au département des langues à Bouzaréah.*Par Kamel LAKHDAR-CHAOUCHE – Dimanche 07 Octobre 2012-L’Expression.

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**Procès de l’affaire du kif saisi à Tlemcen

L’ex-chef de sûreté de Maghnia à la barre

Vingt-deux accusés, dont d’anciens responsables de la police et une soixantaine de témoins défilent depuis avant-hier devant le juge.  L’affaire concerne la saisie en 2005 de vingt-huit quintaux de kif à Tlemcen.

Le procès de l’affaire des 28 quintaux de kif traité, saisis à Tlemcen en 2005, a abordé hier son deuxième jour avec l’audition de l’ex-chef de sûreté de Maghnia, accusé de falsification de documents. Mais avant cela, la défense d’un des accusés, en l’occurrence Houari Noureddine, s’est  opposé à la composante du tribunal en invoquant l’article 284 du code de procédure pénale, tout en mettant l’accent sur le caractère sensible de cette affaire. Selon la requête présentée par Me Benhamou du barreau de Tlemcen, «il n’existerait pas assez de garanties permettant la neutralité du jury composant le tribunal criminel», au prétexte que les jurés «se sont mêlés à la foule à l’issue de la première audience qui a eu lieu lundi». Une polémique s’engagea alors entre les avocats de H. N. et le président du tribunal, poussant ce dernier à lever la séance pour une dizaine de minutes.  

A la reprise de l’audience, les garanties présentées par le représentant du ministère public quant au bon déroulement du procès, notamment la protection des témoins et du jury, feront baisser d’un cran la tension dans la salle.
Ce genre d’incident était prévisible, expliquent des avocats, puisque déjà, lundi, la tension était palpable au tribunal criminel de Sidi Bel Abbès où s’est ouvert le procès.  En présence d’une soixantaine de témoins, de 22 accusés – dont l’ex-chef de la Sûreté de Tlemcen, Senouci Mohamed – et de leurs familles, plus d’une quarantaine d’avocats, les allées de la cour de justice donnaient un avant-goût de ce que serait le procès.     Hier, le chef de la Sûreté de daïra de Maghnia, Djilali Djeffal, le visage hagard, s’est longuement expliqué devant le juge –  avec force détails – sur le fameux coup de téléphone reçu par la police le 19 novembre entre 8h45 et 9h, lequel a permis la saisie, le même jour, de 275 kilogrammes de kif.

Ramifications d’un procès fleuve

Cette drogue se trouvait dans le coffre d’une Renault 25 stationnée à proximité du domicile du dénommé Boubker Boubekeur, plus connu sous le sobriquet de «Ould El Anzi».Boubekeur, accusé de trafic de drogue, s’est dit, lui, victime d’un règlement de compte tout en révélant qu’il faisait office d’indicateur au service de Boumadani Mustapha, responsable régional de la lutte contre les stupéfiants de Maghnia.  Sebti Mourad, témoin, condamné pour falsification de documents dans une autre affaire, est appelé à la barre. Ses propos parfois contradictoires concernant les «véritables» propriétaires de la R25 et les relations d’«affaires» qu’il entretenait avec deux officiers de la Sûreté de Maghnia renseignent on ne peut mieux sur la complexité de cette affaire.  Lundi, un autre accusé, Zahzouh Abdelkrim, devait expliquer au juge ses relations avec H. N. et les circonstances de sa fuite vers Oran puis Oujda (Maroc), juste après la découverte de la drogue à Maghnia.

Mais ce sont les déclarations de Mouss Djamel qui retiendront le plus l’attention de l’assistance. Responsable du standard de la Sûreté de la daïra de Maghnia au moment des faits, il est accusé de «dissimulation de traces de crime». Il lui est reproché notamment d’avoir biffé sciemment les nom et prénom de la personne qui a alerté la police sur la présence d’une voiture suspecte (la R25) devant le domicile d’Ould El Anzi. «C’est sur ordre de mes supérieurs que j’ai effacé l’identité du dénonciateur», poursuit-il.L’accusé, qui a affirmé avoir été torturé lors de son arrestation par Boumadani Mustapha (actuellement suspendu), a assuré avoir commis son acte sur ordre de Djilali Djefal et deux autres officiers.
Et d’assener : «Ces trois officiers m’ont demandé de divulguer des renseignements dont je ne disposais pas sur les relations qu’entretenait Senouci Mohamed  avec certaines personnes de Maghnia.» Pour Me Brahimi, constitué pour défendre l’ex-chef de la Sûreté de Tlemcen, «il est étonnant d’entendre un accusé parler de torture en 2011».(El Watan-27.04.2011.)

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** Un ancien officier de la gendarmerie à la tête d’un réseau de trafic de drogue

 Le tribunal de Rouiba, a condamné un ancien officier de la gendarmerie et son complice âgé de 20 ans, à 10 ans de prison et à une amende de cent mille dinars, pour les chefs d’accusation de trafic de drogue et de détention d’armes prohibées. Les faits de cette affaire remontent au 12 novembre de l’année en cours (2010), quand les services de sécurité ont trouvé sur les deux accusés, lors d’une fouille de routine, 276 comprimés de psychotropes et 3 armes blanches prohibées. (13.12.2010.)

**20 ans de prison requis contre deux cadres de la police..

Le tribunal correctionnel de la ville d’Azazga, 40 kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, a examiné, ce lundi, 14 mars,  l’affaire dans laquelle  est impliqué l’homme d’affaire Achour Abderrahmane  et quatre cadres de la sûreté nationale.  A l’issue de son réquisitoire, le procureur a requis vingt ans de prison ferme, assortie d’une amande d’un million de dinars, contre deux cadres supérieurs de la DGSN, direction générale  de la sûreté nationale,  Z..Messaoud et O. Yacine respectivement  ancien chef de la police judiciaire de la wilaya de Tipaza et son adjoint. Le représentant du ministère public a également demandé dix ans de prison, assortie d’un million de dinars, pour  les trois autres mis en cause, à savoir Achour Abderahmane,  Z.Djamel et S.Nadir. Les principaux chefs d’inculpation retenus contre ces personnes sont «le bénéfice d’avantages, abus d’influence».Ce procès a une  relation directe avec l’affaire Abderrahmane Achour  qui a déjà été condamné à 19 ans de prison ferme pour dilapidation de plus de 3200 milliards de centimes sur les fonds de la BNA.  Cet homme d’affaire « a octroyé des privilèges, dont des véhicules et des appartements, à Z..Messaoud et O. Yacine,  en contre partie des rapports d’innocentant ». Lors de l’audience, il a reconnu avoir offert  «des cadeaux» aux principaux  mis en cause et même pour plusieurs autres cadres supérieurs de l’Etat. (El Watan-15.03.2011.) 

**Sept ans de prison pour le directeur d’une cité universitaire

Jugé en première instance, ce dimanche, le directeur de la cité universitaire n° 1 d’El Hadaïek a été condamné à 7 ans de prison ferme. Il comparaissait pour corruption après avoir été pris en flagrant délit par la brigade de gendarmerie d’El Hadaïek. Selon certaines sources, le condamné a demandé à un boulanger de lui donner 250 000 DA pour lui permettre de continuer à livrer le pain au restaurant de la cité. Le fournisseur, qui a déclaré avoir fait l’objet de pressions,  a alerté les gendarmes. Une souricière a alors été tendue, mercredi dernier, pour surprendre le mis en cause en possession de billets de banque que les gendarmes avaient pris le soin de photocopier au préalable.

A l’audience, l’inculpé qui s’est fait appuyé par deux témoins à décharge, a tenté de plaider l’innocence en affirmant que la somme trouvée sur lui par les gendarmes représentait un simple prêt du fournisseur. Ce dernier maintenait cependant ses accusations en apportant les preuves des pressions dont il a fait l’objet de la part de son antagoniste. Le procureur de la République, dans son réquisitoire, a essentiellement insisté sur l’importance du flagrant délit qui ne laisse, selon ses dires, aucun doute quant à culpabilité de l’accusé. Incluant ce délit sous la loi relative à la répression de la corruption, il a conclu en requérrant une peine de 10 ans d’emprisonnement. Les avocats de la défense ont, quant à eux, estimé que leur client est innocent en soutenant la thèse de l’emprunt.   (El Watan-15.03.2011.)*

 **L’ex Wali d’El Tarf et 40 co-accusés devant la cour d’assises

De par leur gravité et leur caractère inédit, ces poursuites pénales tiennent lieu d’une première dans les annales judiciaires dans notre pays.

Après une instruction judiciaire qui aura duré environ quatre ans, un conseiller à la Cour suprême vient de décider la convocation des accusés et  des témoins dans l’affaire de l’ancien Wali d’El Tarf, M.Djilali Araâr  par un renvoi devant la cour d’assises de Guelma dont la  session criminelle de l’automne criminel devrait se tenir le mois d’octobre prochain. Selon des sources bien informées de l’évolution de ce dossier, l’ancien Wali a été démis de ses fonctions par le ministère de l’Intérieur en Octobre 2006. Depuis des enquêtes intensives ont été menées sur la gestion de l’ex wali avec la participation du ministère de tutelle et le ministère des Finances. Des investigations approfondies ont ainsi eu lieu sur les grands projets réalisés ou initiés dans cette wilaya  durant le règne de Djilali Araâr. 

Toutes les enquêtes menées que ce soit par les services de sécurité ou par les magistrats instructeurs concluent  à l’implication du wali dans plusieurs infractions relevées. Parmi ces dossiers figurent le dossier de l’équipement du lycée de Chebaïta Mokhtar et l’affaire du prêt de plusieurs milliards de centimes perçu de la part d’un opérateur économique arrêté il y a deux mois seulement par les services de sécurité dans la commune de Dréan après un délit de fuite. La Cour suprême a prévu d’entendre l’ancien wali ainsi que 40 autres accusés, parmi lesquels des cadres supérieurs et des entrepreneurs. Il a été mis fin de fonctions à 37 d’entre eux pour avoir été soupçonné  d’une implication dans les abus du wali limogé. De par leur gravité et leur caractère inédit, ces poursuites pénales tiennent lieu d’une première dans les annales judiciaires dans notre pays. Nous avons appris, par ailleurs, que le magistrat instructeur près de la Cour suprême a notifié la tenue de ce procès à la direction générale de la fonction publique et à la wilaya d’El Tarf  en les informant des poursuites judiciaires à l’encontre d’une dizaine de cadres de la direction de l’habitat et des équipements publics dont cinq chefs de services. Cette démarche vise à rompre leurs relations de travail avant leur présentation devant la justice. (Echorouk-14.09.2010.)

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*Blanchiment d’argent et acquisition de villas en Espagne :

de hauts responsables algériens impliqués.

De sources bien informées, Echorouk a appris que les services de sécurité sont sur les traces d’une opération de transfert illicite de plus de 250 millions d’euros par des personnes qui se sont accaparés différents postes de responsabilités à Alger et Annaba, et qui activent au sein d’un réseau international de trafic et de blanchiment d’argent entre l’Algérie et l’Espagne. Les investigations ont révélé qu’une partie des fonds utilisés pour l’achat de l’immobilier entre 2006 et 2009 en Aragon, Catalogne et Madrid a été déposée dans des banques espagnoles sans passer par le canal bancaire légal, donc les enquêteurs n’écartent pas l’éventualité de sources financières suspectes ou de pots-de-vin.Selon nos sources, l’enquête fait partie d’une série d’investigations menées par des juges d’instruction du pénal de tous les tribunaux à l’échelle nationale qui ont interrogé quelques personnalités et hommes d’affaires connus sur l’origine de l’immobilier, du bâti luxueux, certaines possessions et les fonds déposés dans des banques étrangères, particulièrement en Europe dans des pays dont les institutions financières, surtout, appliquent des mesures rigoureuses quant aux fonds qui leur parviennent, de crainte qu’ils soient le produit de trafic de drogue ou du terrorisme.Toujours selon nos informations, ces investigations sont menées après que les autorités pénales européennes se soient renseignées auprès de leurs homologues algériens sur la situation financière des déposants  vis-à-vis de l’État et de leurs entreprises et surtout du fisc tout en les éclairant sur l’origine de l’argent utilisé pour l’achat de biens immobiliers, d’usines et la construction d’édifices somptueux.La dernière correspondance des autorités de Madrid à leurs homologues algériens comprend une liste de plus de 100 personnes, dont une bien connue dans la wilaya d’Alger a été convoquée devant le juge d’instruction du tribunal de Sidi-M’hamed pour interrogatoire sur son compte dans une banque française et ses possessions foncières. Même procédure pour un huissier réputé dans une des wilayas de l’ouest, afin de déterminer l’origine de sa fortune toute nouvelle acquise en deux ans et qui lui a permis de construire deux hôtels en Espagne.Par ailleurs les enquêtes diligentées par plusieurs parquets, ont été déclenchées, selon notre source, sur ordre du président de la république qui a promis de châtier toutes les personnes impliquées dans des affaires de corruption qui ont secoué le pays. (Echorouk-26.08.2010.)

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*CHLEF  Un responsable de la DUC écroué pour corruption 

Après avoir touché les secteurs du transport, du commerce et des impôts, la corruption a touché, cette fois-ci, un cadre de la direction de l’urbanisme qui a été écroué jeudi par le procureur près le tribunal de Chlef. Ce responsable qui avait exigé la somme de 5 millions de centimes à un entrepreneur contre la délivrance d’un certificat de conformité a été arrêté en flagrant délit après avoir empoché le montant réclamé dans son propre bureau par la brigade économique et financière de la sûreté de wilaya. La corruption semble battre son plein cette année 2010 dans la ville de Chlef. (Courrier d’Algérie-22.08.2010.

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* Des cadres bancaires et responsables de la cimenterie d’AÏn Touta impliqués

       **100 milliards détournés dans un trafic de ciment

Cinquante-cinq personnes ont été présentées devant le procureur du tribunal d’Aïn Touta, dans la wilaya de Batna, pour spéculation sur le ciment, dont des fonctionnaires à la cimenterie d’Aïn Touta et des responsables d’agences bancaires.

Deux responsables des agences bancaires de la Badr de Djemaâ (El-Oued) et du CPA de Touggourt (Ouargla), ainsi que trois fonctionnaires de la cimenterie d’Aïn Touta, dans la wilaya de Batna, ont été écroués pour fraude et spéculation sur le ciment.
Les mis en cause sont impliqués, selon les investigations de la gendarmerie, dans le détournement de 163 000 tonnes de ciment de cette cimenterie, soit une valeur de près de 100 milliards de centimes.
Cinquante-cinq personnes ont été présentées devant le procureur du tribunal d’Aïn Touta pour spéculation sur le ciment, dont des fonctionnaires à la cimenterie d’Aïn Touta et des responsables d’agences bancaires.
L’enquête a fait ressortir que certains commerçants et entrepreneurs ont bénéficié d’une quantité de près de 163 000 tonnes de ciment d’une valeur de 97 milliards et 836 millions de centimes, avec la complicité de ces responsables.  Selon diverses informations, la section de recherches du groupement de la gendarmerie de Batna a procédé à l’enquête dans cette affaire sur instruction du procureur du tribunal d’Aïn Touta suite à des renseignements parvenus à la section de recherches faisant état que certaines personnes ont déposé, au niveau de la cimenterie d’Aïn Touta, des dossiers falsifiés pour bénéficier de quotas de ciment.
Les investigations ont fait ressortir que des personnes ont utilisé des registres du commerce de certains commerçants et entrepreneurs pour bénéficier de quotas de ciment auprès de la cimenterie d’Aïn Touta sur la base de dossiers falsifiés pour la réalisation de projets publics.
Par ailleurs, l’enquête effectuée a déterminé la complicité de certains fonctionnaires de la cimenterie au niveau de trois directions, soit la direction commerciale, programmation et facturation, qui ont accepté des dossiers falsifiés, sans aviser les responsables de la cimenterie.
En outre, bien que le directeur commercial de la cimenterie et son adjoint aient reçu des correspondances officielles adressées par des responsables de certaines structures publiques infirmant avoir des contrats ou des marchés avec les faussaires, les responsables de la cimenterie ont continué l’approvisionnement des mis en cause en ciment.
Les spéculateurs ont ouvert des comptes au nom des propriétaires des registres du commerce au niveau des agences bancaires de la Badr de Djemaâ (El-Oued) et du CPA de Touggourt (Ouargla), avec la complicité de responsables de ces agences qui ont facilité aux spéculateurs le versement et le transfert de sommes d’argent sur le compte de la cimenterie.
Le juge d’instruction a ordonné la mise de deux responsables des agences bancaires et six spéculateurs sous mandat de dépôt, onze autre personnes ont été remises en liberté provisoire tandis que le reste a été placé sous contrôle judiciaire. Il est à signaler que malgré leur convocation, dix-neuf personnes ne se sont pas présentées au tribunal.
Il y a lieu de rappeler que les sections de recherches de la gendarmerie au niveau national ont procédé, il y a six mois, à une vaste enquête sur le trafic de ciment.(Liberté-25.07.2010.)

 **Voici comment la plus grande usine de ciment est devenue propriété privée à Tébessa …

Dans l’affaire de la société de ciment blanc, le juge d’instruction près le tribunal de Tébessa a ordonné, à une heure tardive avant-hier, la mise en examen, la garde à vue et des mandats d’arrêt par contumace contre les accusés, défaillants à la séance du tribunal.L’affaire remonte à l’an dernier. La brigade d’investigation de la gendarmerie nationale de Tébessa avait  découvert des dépassements et des délits commis par 59 cadres et experts de la société de ciment blanc et autres, jusqu’à ce qu’ils ne discutent qu’en centaines de milliards, les pauvres sont devenus riches et les riches beaucoup plus riches au détriment de marchés privés et publics, le prix du sac de 300 dinars ayant grimpé à 800 dinars. Durant des années les accusés écoulaient des tonnes de ciment pour des projets qu’ils devaient réaliser et les experts attestaient que ces projets nécessitaient encore de ce matériau.

La plus importante quantité de ciment était sortie au nom de personnes n’ayant aucun rapport avec les marchés et qui ont découvert qu’elles étaient tenues de verser de grosses redevances au fisc, dix fois plus que de coutume. C’est là que la gendarmerie est intervenue, auditionnant des dizaines de personnes entre témoins et accusés, de 5 wilayas de l’est algérien. Parmi les accusés présentés à la Cour, 18 ont fait défection et font l’objet d’un mandat d’arrêt.

Le juge d’instruction a divisé le dossier en trois volets selon les charges retenues contre chaque groupe d’individus. Le premier concerne 18 accusés pour faux et usage de faux, escroquerie et spéculation où 3 prévenus ont été écroués, 2 mis en examen et un prévenu en libération provisoire. Le second volet touche l’établissement volontaire de faux certificats et la passation illégale de marchés, complicité de spéculation et l’utilisation frauduleuse de documents. Quant au troisième, il implique 17 personnes mises sous contrôle judiciaire et libérées provisoirement, et un mandat d’arrêt a été lancé contre 3 accusés. (Echorouk-21.07.2010.)

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**le chef de la police judiciaire d’Adrar sous mandat de dépôt..

On avance de surprise en surprise dans l’affaire de l’assassinat de l’officier de police, El Hadj Brahim Chérifa, âgée de 31 ans, et trouvée morte, gisant dans son sang, dans son appartement sise aux 400 logements, au centre de la ville d’Adrar.

Après avoir été auditionné par le juge instructeur d’Adrar, l’officier de police B. Abdelkrim a été mis sous mandat de dépôt, après qu’une équipe d’enquêteurs eut relevé ses empruntes et les traces de son véhicule dans le pourtour de la maison de la victime. Les enquêteurs ont aussi mis la main sur une grosse quantité de boissons alcoolisées, de marque « Ricard » dans son propre appartement, évaluée à près d’un milliard de centimes.

Le chef de la police arrêté est sous bonne garde dans les locaux de la sûreté de wilaya d’Adrar. Aucun contact avec le monde extérieur ne lui a été permis, encore moins avec sa famille. Toujours dans le cadre de l’enquête, une seconde femme a été auditionnée. Il s’agit d’une veuve, A. Ch., habitant à la cité des 90 Logements, et fonctionnaire dans une des administrations de la ville. En outre, il est fort attendu qu’une autre femme soit entendue, toujours dans le cadre de l’enquête, et qui serait une des amis proches de la défunte, ainsi qu’une femme officier de police et qui connaissait bien l’officier arrêté.

L’équipe d’enquêteurs, composée de six officiers, dépêchés d’Alger et de Béchar, travaillent d’arrache-pied pour venir à bout du flou qui entoure l’affaire, d’autant plus que, juste après l’assassinat, de Chérifa, une jeune fille a été kidnappée en ville. Il s’agissait d’une sportive, connue pour être une marathonienne, et qui avait pu s’échapper des mains de ses ravisseurs, après que les policiers eurent encerclé la ville. Lors de l’arrestation du groupe de bandits, le nom de l’officier objet de l’affaire en cours, a été cité.

L’affaire de l’assassinat de l’officier Chérifa a secoué toute la ville d’Adrar, d’autant plus que les formes mises dans son assassinat ont été à point exécrables. Elle avait été égorgée d’une oreille à l’autre et jetée près d’une intersection de la ville, il y a une quinzaine de jours de cela.   (Echorouk-24.07.2010.)

**Le chef de la Brigade mobile de la police judiciaire d’Al Afroun devant le procureur de la République pour corruption

Le chef de la Brigade mobile de la police judiciaire d’Al Afroun a été arrêté, il y a deux jours, a appris Echorouk de sources sûres. En fait, ses propres services de sécurité lui ont tendu une véritable souricière dans laquelle il est tombé sans se rendre compte qu’il été filé, épié et surveillé depuis longtemps.

Sur la base d’indications selon lesquelles cet officier de la police judiciaire d’Al Afroun, dans la wilaya de Blida, qui occupait auparavant les fonctions d’officier dans la Brigade Recherches et Investigations, allait toucher une grosse somme d’argent en pots-de-vin de la part d’un homme qui était déjà impliqué dans une affaire de corruption et d’abus de confiance. Les deux hommes se sont rencontrés plusieurs fois, et chacun y allait de ses promesses. Suite à quoi, les deux comparses se sont donnés rendez-vous à la Chiffa, entre Blida et Al Afroun, l’officier de police ayant exigé 600 millions de centimes pour tirer l’escroc des mauvais draps dans lesquels il se débattait en vain. Une somme devait aller au procureur de la République du tribunal d’Al Afroun, selon l’officier, car il pouvait les aider à clore définitivement le dossier.

Toutefois, et rongé par le doute quant à la démarche de l’officier, l’homme se dirige vers le commissaire d’Al Afroun et le met au courant de l’entourloupe. Celui-ci, de son côté, met au courant immédiatement le procureur de la République, qui exige qu’on tende un guet-apens à l’officier. L’accusé dans l’affaire en cours joue alors le jeu, et téléphone à l’officier pour lui dire que 200 millions de centimes sont déjà prêts, et que la suite lui sera remise après clôture du dossier. Le décor de la souricière était planté, ne restait que terminer le dernier acte.

Les deux hommes se rencontrent, donc, l’accusé remet l’argent à l’officier, celui-ci commence par refuser, exigeant que le montant lui soit remis dans son intégralité, mais devant les promesses de l’accusé de remettre la somme convenue au plus vite, il cède et s’empare des 200 millions de centimes. C’est à ce moment précis que les agents de la BRI lui mettent les menottes aux mains. Demain, donc, l’indu officier aura à répondre de son comportement indigne d’un représentant de l’ordre devant la procureur de la République

**Accusés d’homicide volontaire avec préméditation

Un policier et son fils écroués à Oum El-Bouaghi

Un policier et son fils ont été placés sous mandat de dépôt, avant-hier, par le magistrat instructeur près le tribunal de Aïn M’lila, wilaya d’Oum El-Bouaghi. Les deux mis en cause sont accusés d’homicide volontaire avec préméditation. Une troisième personne impliquée dans l’affaire a, également, été écroué pour non-dénonciation d’un crime.
Les faits ont eu lieu dans la localité de Aïn Kercha, précisément à la cité Ouchène-Mokhtar, dans la nuit de jeudi à vendredi derniers. Le fils du policier et sa victime, tous deux en état d’ébriété, ont eu une altercation qui a viré au drame lorsque l’accusé a poignardé à deux reprises son compagnon en plein cœur, comme l’a révélé l’autopsie effectuée sur le corps, au CHU Ibn Badis de Constantine. L’enquête a, par ailleurs, révélé que l’auteur du crime a été assisté par son père qui, lui aussi, était armé d’un couteau, selon les déclarations du troisième accusé présent sur la scène au moment des faits.(Liberté-24.11.2010.)

** L’institution douanière souffre énormément de la corruption

Les douaniers face à la corruption

 L’institution douanière semble souffrir énormément de la corruption. Son directeur des ressources humaines, M.Boudjaltia Djazouli, monte au créneau et annonce, à l’APS, un nouveau règlement intérieur qui viendrait, au plus tard, à la fin de l’année, en même temps que le statut du douanier pour «assainir et réorganiser certains services douaniers pouvant constituer une source de corruption et de malversations». Le DRH a l’air bien en colère. Il promet de sanctionner l’agent qui commet l’infraction et son supérieur «pour ne pas avoir exercé de contrôle sur son subordonné». Fini les carrières de 30 ans au même poste, annonce-t-il avant de préciser qu’aucun agent ne pourra rester plus de 6 mois dans un «poste jugé sensible» comme celui du liquidateur qui est chargé des déclarations de marchandises dans les ports et aéroports. Un liquidateur qui, non seulement sera d’une grande mobilité, mais qui en plus sera lui-même contrôlé. Et s’il le faut, un contrôleur «indépendant» du contrôleur «maison». Les responsables des douanes ont également en ligne de mire l’agent qui établit la valeur des marchandises. «Désormais, disent-ils, cette mission sensible ne sera pas la prérogative d’un seul agent.» Fixer la valeur des marchandises relèvera de tout «un bureau de la valeur» qui va être mis en place au niveau de chaque inspection divisionnaire. Ils sont tellement furieux les responsables des douanes qu’ils annoncent également «un nouveau découpage territorial et de nouveaux postes organiques et fonctionnels». Tout cela pour en finir avec la corruption et les malversations qui affectent l’institution qui compte 17.000 agents auxquels viendront s’ajouter 3000 autres en 2011. C’est bien mais tout ceci mérite des éclaircissements. On ne comprend pas bien, en effet, comment on peut attendre 30 ans pour se rendre compte de la «mobilité» semestrielle d’un poste? La même chose pour ces responsables dont on vient de se rendre compte qu’ils ne répondaient pas des actes de leurs subordonnés. On ne comprend pas bien non plus comment a-t-on attendu si longtemps pour se rendre compte que le liquidateur détenait un véritable «monopole»? Qu’il n’y ait, par ailleurs, qu’un seul agent pour fixer la valeur des containers? Et qu’avec un tel constat on puisse s’étonner que la corruption fasse des ravages dans l’institution. Quel meilleur terreau aurait-elle pu trouver? Le problème reste de mesurer l’ampleur des dégâts. Voir si un fonctionnaire des douanes occupant un poste non opérationnel n’est pas atteint par le mal. Qu’il n’aille pas voir son collègue le «liquidateur» ou le «déclarant en valeur» pour «parrainer» un dossier? La tâche n’est pas mince. C’est même un grand défi que viennent de se lancer les responsables des douanes. Arriver à l’idée de contrôler le contrôleur, c’est reconnaître de facto être dans l’équation du cercle vicieux. Pour en sortir, il n’y a qu’une seule voie. Pas du tout celle du règlement intérieur mais plutôt celle de la sanction pénale. Celle où il est prévu que les agents assermentés sont passibles du double de la peine infligée au commun des mortels. Celle où il est prévu la saisie immédiate des biens acquis par l’accusé (en son nom ou celui de ses proches) avec des ressources provenant de la corruption. Celle qui s’abat avec toute la rigueur nécessaire pour dissuader et servir d’exemple. Hors de cette voie, point de salut! On ne punit pas un criminel en lui «tirant les oreilles». (L’Expression-14.08.2010.)

**Des douaniers accusés de trafic de voitures au port d’Alger !

  Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed a ajourné, hier, au mois de juillet l’affaire de trafic international de voitures où sont impliqués nombre de cadres des douanes, des agents de transit et des inspecteurs travaillant au port d’Alger. Un des huit mis en cause, agent de transit de son état, a été mis sous mandat de dépôt hier, après qu’il se soit rendu à la justice. Les chefs d’inculpation retenus contre les accusés sont la constitution de groupe de malfaiteurs, vol, escroquerie, trafic international de voitures et trafic d’influence. L’enquête dans cette affaire a commencé en mai 2009 sur la base d’un rapport de la gendarmerie nationale. Le rapport indiquait qu’une voiture de type Mercedes volée en Belgique et recherchée par Interpol était entrée en Algérie par voie portuaire en octobre 2007. L’enquête menée par les services de sécurité algériens a par la suite révélé que la voiture en question avait passé la douane de manière illégale et qu’elle n’était pas mentionnée dans les données statistiques des douanes. Il s’est avéré que la voiture recherchée était entré illégalement  en territoire algérien avec la complicité de certains cadres des douanes. C’est ainsi que les accusés ont été déférés à la justice en attendant leur jugement. (Echorouk-28.06.2010.)

 **12 EXPORTATEURS POURSUIVIS ET 17 COMMISSIONNAIRES LIMOGES  541 infractions douanières au premier trimestre.

 Les services des Douanes algériennes ont procédé à une série d’enquêtes, dans le cadre de la lutte contre la fraude et l’assainissement du commerce extérieur, qui s’est soldée par 541 infractions pour un montant de plus de 4,2 milliards de dinars, au 1er trimestre 2010. Elle s’est soldée également par des poursuites judiciaires à l’encontre de 12 exportateurs, une quarantaine d’importateurs et à l’encontre d’un faux producteur de lait ainsi que sur le limogeage de 17 commissionnaires en douanes qui se livraient à des agissements frauduleux, a appris hier l’APS auprès d’un responsable de la Direction générale des Douanes. «Nos services déconcentrés, régionaux et locaux, chargés du contrôle à posteriori et de la lutte contre la fraude ont établi 541 dossiers dont le montant des pénalités encourues s’élève à près de 4,2 milliards de DA pour différentes opérations de contrôle», a indiqué le directeur central du contrôle à posteriori à la Direction générale des Douanes, Benamar Regue. La réorganisation des services de lutte contre la fraude de l’institution douanière, lancée au début de l’année en cours, dans le cadre de l’assainissement du commerce extérieur, en application du nouvel organigramme de l’administration douanière, a suscité des répercutions nettement positives en matière de délimitation de fraudes. Vouée, non seulement à dérouler le tapis vert au commerce loyal et aux transactions réglementaires, l’institution douanière est destinée également à lutter efficacement contre les fraudes et les pratiques malsaines. Elle a un droit de regard, d’inspection et de contrôle pour vérifier la traçabilité des déclarations et de la marchandise. Chose qui lui a permis de renforcer davantage ses dispositifs de contrôle dont les résultats glanés jusqu’à présent ne sont que satisfaisants.

PORTS D’ORAN ET D’ALGER : DES FRAUDES DE 1681,9 MILLIONS DE DA
Les infractions constatées, par les services de douanes, selon Benamar Regue, portent essentiellement sur des importations réalisées dans le cadre des accords signés par l’Algérie avec l’UE et la Zale, relevant des régimes suspensifs. Elles portent également sur les voyageurs, l’activité des commissionnaires en douanes, les importations de produits finis de consommation, de véhicules et des colis postaux. Ainsi en terme de nombre d’infractions commises, le port d’Alger est à la tête du hit-parade. Il a enregistré 174 infractions pour un montant de 747,5 millions de DA, alors qu’en terme de montant le port d’Alger a été détrôné par la wilaya d’Oran qui a enregistré seulement 37 infractions, mais pour un montant de 934,4 millions de dinars, suivi par la wilaya de Ouargla avec 29 infractions pour un montant de 909,9 millions de dinars. La wilaya de Sétif a enregistré 85 infractions avec un montant de 138,4 millions de DA, Tamanrasset (47 infractions, 30,4 millions de DA), Tlemcen (39 infractions pour 537,1 millions de DA), a-t-il indiqué. D’autres infractions de moindre ampleur ont été également enregistrées à Annaba, avec 29 infractions, 544,5 millions de DA, Béchar (10 infractions, 29,3 millions de DA), Tébessa (8 infractions, 64,1 millions DA), et Illizi avec 7 infractions pour 16,6 millions de DA, ajoute le même responsable. À une question sur l’assainissement de l’activité d’exportation des déchets ferreux, Benamar Regue a précisé que 12 exportateurs n’ayant pas procédé au rapatriement des devises, ont été poursuivis en justice. Les Douanes ont également lancé une opération nationale de contrôle touchant les transformateurs de lait en poudre et particulièrement ceux bénéficiant des subventions de l’État afin de vérifier si la réglementation en vigueur a été respectée. Les premiers éléments d’information révélés par cette opération laissent apparaître «des pratiques frauduleuses avérées, particulièrement par le recours à la majoration des factures d’importation de lait en poudre», dit-il, ajoutant qu’«un faux producteur a été traduit en justice et 5 autres dossiers de contentieux ont été engagés dans le cadre de l’enquête en cours». Par ailleurs, les Douanes ont traduit en justice une quarantaine d’importateurs ayant procédé à l’enlèvement de matériel d’engins de travaux publics au port d’Oran en 2009 «à l’aide de faux documents avec une complicité de différents intervenants du port». Dans le cadre du contrôle des opérations réalisées dans le cadre des avantages accordés aux investisseurs «régime Andi», les services des Douanes ont découvert des agissements frauduleux auxquels s’est livrée une société étrangère de droit algérien, installée au niveau de Hassi Messaoud (Ouargla). L’opérateur a procédé illicitement à la location d’une base de vie destinée initialement à l’hébergement du personnel de la société dans le cadre de la réalisation d’une usine de préfabriqués. Cet agissement constitue une violation des engagements consignés dans la déclaration d’investissement, a-t-il détaillé.

PORT D’ANNABA: IMPORTATEURS DE L’ÉLECTROMÉNAGER DANS LE COLLIMATEUR
Le directeur central du contrôle à posteriori à la Direction générale des Douanes, Benamar Regue a révélé qu’une enquête a permis la saisie au port de Annaba de 89 conteneurs d’articles électroménagers pour fausses déclarations d’espèce tarifaire, de valeur en douanes et quantité de marchandises déclarées, pour un montant de pénalités de 200 millions de DA. Suite à cette opération, les services des Douanes ont lancé, une enquête sur l’ensemble des importateurs de l’électroménager en produits finis ou en parties et composants (régime CKD), à l’effet de mettre fin aux pratiques de fraude en matière d’espèce ou de valeur. Les services des Douanes de Annaba ont constaté une infraction multiple (fausse déclaration d’espèce tarifaire, de valeur en douanes et des quantités dont les trois quarts des marchandises importées du sud-est asiatique n’ont pas été déclarées). L’enquête est en cours pour déterminer les responsables de ce trafic, a-t-il ajouté, précisant que «plus de 600 conteneurs appartenant au même importateur sont actuellement bloqués au port de Annaba». En outre, il a relevé, par ailleurs, que 17 commissionnaires en douanes avaient été suspendus durant les trois premiers mois de l’année. Benamar Regue a, par ailleurs, annoncé le lancement d’une enquête pour vérifier l’ensemble des bateaux de pêche importés en 2008 et 2009, après avoir découvert au port de Ténès que deux bateaux thoniers avaient été dédouanés à l’état neuf alors qu’ils étaient usagés. D’autres dossiers sont ouverts par les services des Douanes concernant essentiellement «le transfert de devises illicitement vers des pays voisins où une grosse affaire est en phase de finalisation portant sur des millions d’euros et de dollars». (Le Courrier d’Algérie-09.06.2010.)

 **Un policier à la tête d’un réseau spécialisé en vol de téléphones portables

 Le procureur de la république du tribunal d’Hussein Dey a placé avant-hier un policier de la sureté urbaine en garde à vue, après avoir confirmé son implication dans le vol de téléphones portables au niveau de la gare routière de Caroubier.

Le policier en question a été arrêté par la police judiciaire lors de l’arrestation d’un mineur qui procédait au vol de téléphones portables des voyageurs. Les investigations ont mené vers le policier qui travaille à Alger, et en sa possession un téléphone portable volé par un mineur. Cet appareil appartenait à une victime travaillant dans une entreprise publique. Apres l’interrogatoire du jeune mineur, ce dernier a avoué avec un partenaire à lui, arrêté par la suite, que le policier les exploitait dans le vol et cachait les téléphones chez lui. Ces deux mineurs ont affirmé, selon les informations recueillies par Echorouk, que ce policier leur montrait les cibles surtout qu’il jouit du statut de policier et donc il peut procéder à la fouille des voyageurs. L’un des mineurs arrêtés a déclaré que ce dernier l’avait à maintes reprises informé de l’existence de téléphones et d’importantes sommes d’argent chez les victimes fouillées. Le procureur de la république a accusé le policier d’avoir dérobé des objets volés (ce dernier est né en 1980, marié et père d’un enfant). Pour rappel, le tribunal d’Hussein Dey a placé un policier de la région de Ténès  en garde à vue pour son implication dans le vol de bouteilles d’huiles de voitures dans une station d’essence à Bach Djarah. (Echorouk-13.08.2010.)

**OFFICE NATIONAL INTERPROFESSIONNEL DU LAIT (ONIL) :Détournement de plusieurs milliards de dinars
Plusieurs sociétés privées spécialisées dans la transformation de lait sont impliquées dans des affaires de détournement des subventions accordées par l’Etat à travers les mécanismes de l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL). Grâce à des complicités dans l’administration, des responsables d’une laiterie située dans la wilaya de Boumerdès ont réussi à détourner plusieurs milliards de dinars. Une grande partie de cette somme a été transférée illégalement vers l’étranger.

- Alger (Le Soir) – L’Office national interprofessionnel du lait est — sans jeu de mots aucun — une véritable vache à lait. Une catégorie «d’opérateurs» activant dans cette filière a réussi à détourner d’importantes sommes d’argent allouées par l’Etat afin de subventionner le lait, un des principaux aliments de base des Algériens. Créé le 8 juillet 1997, l’Office national interprofessionnel du lait a été placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. A l’époque, les pouvoirs publics tentaient de mettre en œuvre une politique de développement de la filière. «En tant qu’instrument essentiel de l’Etat et agissant pour son compte, l’Office a pour mission d’organiser, d’approvisionner, de réguler et de stabiliser le marché national du lait et des produits laitiers. A ce titre, il est chargé : de participer à la préparation de la réglementation relative à l’organisation et à la gestion de la filière lait et d’en assurer l’application ; de proposer l’ensemble des actions tendant à l’orientation, l’amélioration et au développement de la production, du stockage, de la commercialisation et de l’utilisation de lait et des produits laitiers et de veiller à sa mise en œuvre ; d’évaluer les disponibilités et les besoins nationaux en lait et en produits laitiers et de définir, en concertation avec les institutions et les organismes concernés, le programme national d’approvisionnement et de veiller à sa mise en œuvre sur la base de cahier des charges (…) de participer à la définition d’une politique nationale de stockage de lait et des produits laitiers et de veiller, en collaboration avec les organismes concernés, à sa mise en œuvre notamment par la gestion de réserves stratégiques (…) de proposer les mécanismes de détermination de prix de lait et des produits laitiers», stipule l’article 5 du décret exécutif n°97-247 portant création de cet office. Mais à l’époque, le manque de moyens financiers et de vision stratégique ne permettra pas à l’Office d’accomplir pleinement ses missions. Inactif, l’ONIL sera rangé durant plusieurs années dans les placards de l’administration.


Crise
Mais en 2007, l’Algérie est confrontée à une grave crise du lait. Le prix de la poudre de lait, matière première utilisée par les unités de transformation, connaît une augmentation vertigineuse sur le marché international. Les transformateurs privés sont frappés de plein fouet par cette crise. Ils crient à l’asphyxie financière et exigent un soutien urgent de l’Etat sans quoi, le consommateur ne pourra plus acheter le sachet de lait au prix de 25 dinars. Le dossier est traité au plus haut sommet de l’Etat. L’ONIL est réactivé en urgence et est chargé de gérer un mécanisme de subventions. Le gouvernement Belkhadem ouvre grand les vannes du Trésor public : 10, 6 milliards de dinars sont immédiatement alloués aux opérateurs privés pour compenser le différentiel entre le prix du lait sorti d’usine et son prix administré. La Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), organisation patronale qui représente la majorité des transformateurs de lait, applaudit la décision des pouvoirs publics. Outre les subventions, l’ONIL se charge également d’importer des quantités de matière première qu’elle met à la disposition des transformateurs. Ces derniers bénéficient donc d’un double mécanisme de soutien. Cependant, ce système, trop «souple», présente d’énormes failles. Certains «opérateurs» ne tarderont pas à en profiter en s’appuyant, bien entendu, sur la complicité active de certains «cercles».


Détournement
Le cas le plus éloquent est sans nul doute celui d’une laiterie de la wilaya de Boumerdès. Arrivée dans la filière lait sur le tard, cette entreprise a réussi, pour la seule année 2007, à bénéficier d’une subvention de plus de 970 millions de dinars algériens. «Cette somme représente l’équivalent d’une production de 60 millions de litres de lait. Cette entreprise s’est hissée en quelques mois parmi les premiers producteurs de lait en Algérie. Mais tous ces chiffres n’étaient, en fait, que virtuels. Les équipements de son unité n’étaient pas adaptés à une telle capacité de production», confie une source proche de l’ONIL qui a requis l’anonymat. En 2008 et 2009, la laiterie se voit attribuer 18 872 tonnes de poudre de lait pour une subvention totale de près de 3 milliards de dinars (2 857 252 416 DA). Selon notre source, une enquête interne a démontré que cet opérateur a mis en œuvre une organisation «complexe et efficace» pour opérer des détournements de matière première et de fonds alloués par l’Etat à la filière industrielle du lait.


Entreprises fictives
Pour revendre les grandes quantités de poudre de lait en surplus, les responsables de la laiterie de Boumerdès créent une entreprise fictive. Installée dans la banlieue- est d’Alger, cette structure faisait office de «grossiste en produits laitiers ». Elle a permis d’écouler la matière première subventionnée sur le marché parallèle. Un de ses clients n’est autre qu’une seconde entreprise fictive spécialisée dans «la production industrielle de lait». Fait étonnant, les responsables du secteur ne se rendent même pas compte que cette unité «industrielle » s’étend sur 45 m2 et quelle ne dispose d’aucun équipement de production ! Mieux, ses propriétaires n’ont jamais occupé les lieux. Au-delà de l’aspect financier, l’objectif final de toute cette organisation «virtuelle» consiste à permettre le blanchiment des sommes détournées de l’ONIL. La revente de poudre de lait subventionnée a permis à la «grossisterie/ blanchisserie» de générer 1 598 193 936 dinars algériens. Ces fonds ont été remis dans le circuit financier grâce à un compte ouvert auprès d’une banque publique dont l’agence est située à Hussein-Dey, Alger. La seconde entité, «l’unité industrielle», a eu deux fonctions: générer de nouveaux fonds grâce au circuit de l’importation et permettre le transfert illicite d’une partie des avoirs vers l’étranger.
Transfert illicite
La technique utilisée était d’une simplicité enfantine. Les «gérants» de cette entreprise ont procédé à l’importation de grandes quantités de poudre de lait et de produits dérivés auprès d’une entreprise fictive (encore une) installée à Londres. Le «fournisseur» faisait en sorte de jouer sur les tarifs (majoration/minoration) pour augmenter au maximum le flux des transferts vers un compte ouvert à Genève. La laiterie de Boumerdès a usé du même subterfuge. De 2007 à 2009, cette entreprise a importé divers produits (beurre, fromage, film d’emballage) pour 5.405 431 d’euros et 2.777 125 de dollars américains. L’achat d’équipements était également l’occasion de procéder à des transferts massifs d’argent «blanchi». Là aussi, le recours à la majoration des prix était systématique. A titre d’exemple, un système de production d’eau glycolée a été acquis à 4 millions d’euros auprès du fournisseur londonien alors que son prix réel n’est que de 57 000 euros ! En l’espace de deux années, la laiterie de Boumerdès a importé l’équivalent de 9,2 millions d’euros de matériels surfacturés. Il est important de préciser que toutes ces opérations ont été réalisées grâce aux avantages fiscaux accordés par l’ANDI. Détournements de fonds, faux et usage de faux, transferts illicites… il est aujourd’hui évident qu’une telle organisation criminelle n’a pu être mise en place sans des complicités solides à tous les niveaux. Le préjudice subi par le Trésor public est impossible à chiffrer. La justice, qui s’est saisie de ce scandale et d’une multitude d’autres affaires dans le secteur de l’industrie laitière, aura à déterminer les responsabilités. Mais ce scandale remet, surtout, en cause le recours au système de subventions allouées par l’Etat. Un système décrié aujourd’hui par la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA). Les responsables de cette organisation patronale estiment que ce système n’a bénéficié qu’à quelques «privilégiés». (Le Soir d’Algérie-09.06.2010.)

 *30 millions de dollars transférés en quelques minutes….Les barons du lait ont réussi un coup incroyable en doublant les services du fisc. Après plusieurs mois d’activité, l’entreprise fictive «de production de lait» a été découverte par les agents des impôts.
Une procédure d’urgence est déclenchée le 4 octobre 2009. Elle consistait en l’établissement d’un avis pour tiers détendeurs devant permettre la saisine des sommes déposées au niveau de l’agence bancaire de Hussein-Dey. Mais le jour même, les patrons de la «laiterie» parviennent à faire un dépôt de 84 millions de dinars. Cette somme sera transférée vers l’étranger en quelques minutes. 30 millions de dollars américains se retrouveront dans un compte en Suisse. Les agents du fisc sont arrivés trop tard ! (Le Soir d’Algérie-09.06.2010.)

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*Le directeur des impôts (de Sétif) sous les verrous
 
Le directeur de l’inspection des impôts du 8-Mai 1945 à Sétif (Z.A.), 57 ans, a été arrêté pour tentative de corruption, a-t-on appris de source sûre. Selon notre source, les faits remontent à jeudi dernier lorsque le mis en cause a proposé de régler la situation d’un entrepreneur et d’un architecte vis-à-vis des impôts. Le fonctionnaire «véreux» aurait demandé dans un premier temps, en contre-partie du service, un appartement et un fonds de commerce à ses interlocuteurs qui ont jugé excessive cette requête. Les négociations ont abouti en fin de compte à un accord consistant en un chauffe-eau d’une valeur estimé à 30 millions de centimes ainsi qu’une somme d’argent dont le montant n’a pas été divulgué.
La transaction devait avoir lieu mercredi passé à El Eulma au domicile du mis en cause. C’est son fils, âgé de 21 ans, qui a réceptionné la marchandise et une enveloppe contenant la somme d’argent.
Pris en flagrant délit de corruption par les services de sûreté, l’indélicat fonctionnaire a été arrêté. Notons par ailleurs que les victimes ont remis à la brigade de Gendarmerie nationale de la localité d’El Ouricia, qui s’est saisie de l’affaire, un enregistrement vocal de la discussion tenue entre eux et le mis en cause lequel, à l’heure où nous mettons sous presse, est toujours en garde à vue pour interrogatoire. (L’Expression-06.06.2010.)

**Il avait demandé un pot de vin de 100 millions de centimes

Le responsable des affaires sociales à la daÏra de Baraki arrêté pour corruption

 Arrêté pour corruption par les éléments du Centre territorial de recherches et investigations (CTRI) de la daïra de Baraki (Alger), le responsable des affaires sociales au niveau de la daïra de Baraki, au sud de la capitale, sera présenté demain devant le magistrat instructeur près le tribunal d’El-Harrach, apprend-on de source bien informée. Selon la même source, le mis en cause, L. Mohamed, responsable chargé des affaires sociales au niveau de la daÏra de Baraki où il exerçait depuis 10 ans, aurait demandé à sa victime un pot de vin de 100 millions de centimes en contrepartie de l’octroi de l’accord devant permettre à cette dernière d’accéder à une aide sociale. C’est suite à un précieux renseignement que les éléments de la CTRI ont tendu une véritable souricière au responsable, qui a été arrêté en flagrant délit dans son bureau, hier matin vers 9h30. La totalité du montant de la transaction aurait été récupérée du bureau même du responsable incriminé. Rien cependant n’a filtré sur l’identité de la victime. Selon notre source, la perquisition du bureau du mis en cause a permis la saisie de près de 60 dossiers de demande de logement contenant des certificats de résidence de personnes non-résidentes dans la daïra de Baraki pour octroi d’un logement social, l’enquête va révéler ses complices et situer les responsabilités.(Liberté-24.11.2010.)

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 **Nouveau scandale foncier à Bouzaréah

Le maire, son beau-frère et 89 cadres de l’État impliqués

Les mis en cause ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant leur comparution devant la 4e chambre d’accusation près le tribunal de Hussein-Dey.

Les scandales fonciers se suivent mais ne se ressemblent pas au vu des données et des mis en cause de plus en plus impliqués dans les affaires de trafic d’influence, d’usage de faux et d’atteinte aux biens de l’État.
En effet, la Brigade de recherches et d’investigations (BRI) de Chéraga, relevant de la section de recherches de la gendarmerie d’Alger, vient d’élucider une grosse affaire, qui s’apparentait, il y a quelque temps, à un véritable puzzle à l’exploitation agricole Abane-Ramdane de Bouzaréah, appelée également les Orangers.
Celle-ci, à l’origine un bien de l’État, était occupée par un ancien moudjahid qui voulait en faire, au début des années 2000, une coopérative immobilière au profit de ses pairs, à savoir les anciens combattants.  Décédé en 2001 dans des circonstances jusque-là inconnues, selon les éléments de la BRI, son terrain fera vite l’objet de convoitise et l’initiative de créer une nouvelle cité tombe à l’eau. En 2006, le beau-frère de président de l’Assemblée populaire communale de Bouzaréah lance un projet similaire avec de faux documents. La complicité du maire étant établie par les enquêteurs, celui-ci lui octroie, en 2008, un agrément aux dépens de la tutelle, à savoir le wali délégué de Bouzaréah qui n’était pas informé. Plus grave, les investigations de la BRI ont démontré que ce document totalement falsifié n’a pas été numéroté, alors que des pages entières ont été enlevées du registre des agréments.
Ledit agrément sera cinq mois plus tard annulé, mais les travaux ont été lancés et le terrain, d’une superficie de plus de 3,5 hectares est transformé en un véritable gruyère pour ainsi voir des constructions pousser comme des champignons.
Et ce sont 91 personnes qui sont directement ou indirectement impliquées dans ce nouveau scandale foncier qui éclate au grand jour, dont le maire, son beau-frère, le directeur technique et un géomètre en qualité d’expert en foncier.
Mais celui qui s’est distingué dans cette histoire, c’est le beau-frère du maire de Bouzaréah qui, malgré l’annulation de l’agrément, poursuivait son œuvre de “bâtisseur” puisque, selon les éléments de l’enquête de la BRI de Chéraga, des extensions, des ventes et des plans de modification ont été établis, à commencer par son imposante habitation.
Et l’insolite viendra puisqu’il ira jusqu’à collecter 150 millions de centimes auprès des acquéreurs pour constituer sa défense dans cette affaire ! Le reste des mis en cause, à savoir les 88 acquéreurs, sont pour la plupart des cadres de l’État et des cadres en retraite, eux aussi poursuivis pour atteinte aux biens de l’État, complicité et construction sans autorisation.
Quant aux principaux accusés, ils seront entendus à la 4e chambre d’accusation près le tribunal d’Hussein-Dey pour, notamment association de malfaiteurs, faux et usage de faux, imitation des sceaux de l’État, trafic d’influence et construction sans autorisation.
À l’heure actuelle, ce sont 91 personnes qui sont impliquées et placées sous contrôle judiciaire.
L’enquête déclenchée en décembre 2008 close, la BRI de Chéraga a transmis un dossier en béton à la justice qui devra statuer dans les tout prochains jours.(Liberté-23.05.2010.)

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**Dix douaniers accusés de trafic de matériel sensible à l’aéroport de Houari Boumediene

Le tribunal d’El Harrach a auditionné, dans le cadre d’une affaire de trafic et de fuite des appareils de transmission et de réception sans fils, dix douaniers et deux cadres chargés de la surveillance.

Les suspects sont accusés de faire passer un matériel sensible aux trafiquants sachant que ce genre d’appareils ne peut être importé sans autorisation des instances compétentes.

L’enquête avait été entamée, il y a quelques jours, par les services spécialisés et la gendarmerie suite à des informations sur un groupe impliqué dans le trafic du matériel sensible.

Nos sources de l’aéroport Houari Boumediene indiquent que l’enquête a commencé suite à une saisie de radios et d’appareils de transmission et de réception sans fil. Il s’est avéré que les douaniers et les cadres accusés avaient fait passer ce matériel illicitement.

Des opérations de trafic des appareils sensibles, selon les mêmes sources, ont été enregistrées plusieurs fois au niveau de l’aéroport. Les enquêteurs travaillent sur l’identification de ceux qui avaient bénéficié de ce matériel.

Il est à indiquer que les services de douanes, en collaboration avec la police des frontières et la gendarmerie, sont chargés de saisir le matériel interdit notamment tout ce qui est en rapport avec les armes et munitions. (Echorouk-07.05.2010.)

*** Des enquêtes ouvertes sur des marchés illicites à travers 11 ports … 

 

 

Les opérations d’inspection enclenchées par les services de sécurité au niveau des ports d’Alger et d’Oran se sont étendues à tous les ports du pays, à savoir 11 en tout au niveau national.

Cela intervient sur une instruction donnée par le gouvernement dans le cadre des opérations de révision générale des accords signés, à l’amiable, entre les directions des ports au niveau national et des opérateurs privés, sous la supervision du ministère des transports.

Le gouvernement a pris cette décision suite à des défaillances sérieuses enregistrées au port d’Alger, et qui se sont traduites par la mise en garde à vue de dix responsables, à leur tête l’actuel directeur général, l’ancien directeur et de hauts fonctionnaires. En effet, ces derniers sont accusés d’avoir signer des marchés, à l’amiable, avec des opérateurs privés et de bénéficier de grandes sommes illicitement. Des responsables au niveau du port d’Oran ont été, également, mis en garde à vue pour les mêmes raisons.

En effet, l’enquête sera menée sur les opérations de gestion et la conclusion des marchés aux ports de Ghazaouet, de Bni Saf, d’Arzew, de Mostaghanem, de Tnes, de Béjaia, de Jijel, de Skikda et de Annaba avec des sociétés privées et étrangères spécialisées dans les services du transport maritime. Ces entreprises ont bénéficié des facilitations record au détriment des sociétés publiques algériennes.

Un haut responsable a indiqué que quelques sociétés étrangères ont obtenu des droits d’utilisation de certains appareils publics au sein des ports.

et pour cause, le gouvernement a décidé, à travers cette enquête, d’obliger des opérateurs dans le secteur à respecter cinq points essentiels, à savoir le financement des professions liées aux services des ports, la contribution des opérateurs algériens dans le capital de leurs sociétés, la prise des parts de risque dans l’ouverture de l’économie nationale, la division des profits entre l’augmentation du capital, les besoins de l’investissement ainsi que le développement de l’activité et enfin l’exclusion des opérateurs qui se focalisent sur le gonflement des profits pour les transférer vers l’étranger. (Echorouk-07.05.2010.)   

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*L’actuel et l’ancien PDG du port d’Alger en prison…

Scandale au Port d’Alger…

Arrestation pour corruption de 17 douaniers à l’aéroport d’Alger.

Le P-DG de l’Entreprise du port d’Alger (Epal), Bourouaï Abdelhak, le directeur adjoint, Z. Madjid, ainsi que l’ex-P-DG de la même entreprise, Ali Farah, viennent d’être écroués. Le juge du tribunal de Sidi-M’hamed a également placé sous contrôle judiciaire 4 autres cadres de l’Epal. Il s’agit des nommés N. H., directeur adjoint chargé des techniques, T. M., directeur des conteneurs, A. B., directeur de la sécurité interne, et de B. A., directeur des logistiques.

Le port d’Alger vient d’être éclaboussé par un scandale. La gestion des marchés d’acquisition des clarcks a été passée au peigne fin par les enquêteurs et les conclusions de l’enquête auraient été accablantes. Ainsi, B. A., le président-directeur général de l’Entreprise portuaire d’Alger (Epal), qu’il dirige depuis 2005, l’ancien patron de cette même entreprise A. F. qui a occupé ce poste durant la période allant de 1993 à 2005, et qui avait été cité comme témoin dans l’affaire du naufrage du “Béchar”, et 5 autres cadres ont été présentés au tribunal de Sidi-M’hamed, jeudi dernier en fin d’après-midi, après une enquête préliminaire menée par les officiers judiciaires militaires du Département de renseignement et de sécurité (DRS), qui a duré plus d’un mois. Les investigations concerneraient des malversations dans l’octroi de marchés des clarcks et stackers des conteneurs depuis 2004. Les clarcks sont des engins de levage pour charger ou décharger les conteneurs dans les camions. Il y a deux genres de clarcks : les clarcks à fourches pour le levage des conteneurs de 20 pieds, caisses, palettes… et les stackers  conçus spécialement pour le levage des conteneurs de 40 pieds. Ils peuvent être acquis auprès des compagnies maritimes publiques ou privées. Le revenu de chaque stacker par jour peut dépasser plus de 15 millions de centimes, selon un officier des Douanes algériennes qui a requis l’anonymat.
Avec l’arrestation des principaux dirigeants de l’Epal, cette entreprise se retrouve ainsi décapitée. L’équipe dirigeante est poursuivie pour “malversations, violation de la législation en matière de passation de marchés publics, corruption et, surtout, association de malfaiteurs”, une accusation qui relève du tribunal criminel, et dont les premières estimations font état de plus de centaines de millions de dinars détournés.
Nos sources ajoutent qu’il s’agit là “d’une grande affaire de corruption”, liée en contrepartie à des pots-de-vin versés pour l’acquisition de ces clarcks auprès des compagnies maritimes privées. C’est, en fait, le plus important scandale qui éclabousse les dirigeants du port d’Alger qui connaît, depuis quelques mois, une effervescence particulière. Il vient s’ajouter aux séries de scandales qui ont touché le ministère des Travaux publics, dans l’affaire de l’autoroute Est Ouest qui est toujours en instruction et pourrait connaître de nouveaux rebondissements, ainsi que le scandale de Sonatrach, dont le P-DG se trouve sous contrôle judiciaire et dont l’enquête n’a pas encore révélé tous ses secrets. Trois ministères sont ainsi au cœur de grosses affaires de corruption, à savoir les travaux publics, l’énergie et le transport, alors que des rumeurs parlent de plus en plus avec insistance d’un prochain remaniement ou changement de gouvernement.
Il faut rappeler que le président de la République avait instruit les services du  DRS afin d’enquêter sur plusieurs affaires “de poids” dans le cadre de la lutte contre la corruption. Le tribunal de Sidi-M’hamed est en train d’instruire de “gros dossiers”, selon une source proche des enquêteurs. (Liberté-24.04.2010.)

*** Les scandales dans les grandes entreprises publiques se suivent et se ressemblent. Ils sont tous liés au détournement de deniers publics et au non-respect du Code des marchés. Le pire dans tous ces cas c’est que ces pratiques contrevenantes aux lois et règlements en vigueur ont duré dans le temps avant que les pots aux roses ne soient découverts, rendus publics et transmis à la justice. Aussi, après la Sonatrach et la SNT F c’est au tour de l’EPAL (entreprise portuaire d’Alger) de vivre un scandale lié à la location de chariots élévateurs et autres engins de manutention utilisés par les opérateurs économiques importateurs et autres pour transporter marchandises et des fois même conteneurs. Dans ce cadre, apprend – on de source autorisée, hier, que plusieurs anciens et actuels cadres de l’entreprise portuaire d’Alger ainsi que des exploitants de matériels de manutention ont été entendus jeudi, par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed. Il est connu qu’au niveau du Port d’Alger ou autres certains propriétaires de ces matériels spécifiques (chariots élévateurs et autres) louent leurs services aux importateurs. Il n’en demeure pas moins que cette activité est soumise à des autorisations d’exploitation. Un document que ne pouvaient justifier certains exploitants au niveau du Port d’Alger. Deux parmi ces derniers ont été ainsi, interpellés et auditionnés par le juge d’instruction. Il s’est avéré qu’ils exerçaient au niveau de l’enceinte portuaire sans le fameux sésame au vu et au su des responsables du Port. Ces derniers traduits devant le même magistrat instructeur ont été inculpés de complicité et de passation de marchés non conformes à la réglementation en vigueur. Afin de tirer au clair les tenants et aboutissants qui a éclaboussé le Port de la Capitale, et définir les responsabilités de chacun, le juge chargé d’instruire l’affaire a décidé en attendant la clôture de l’enquête de placer en mandat de dépôt l’ex-Président Directeur Général (P-DG) de l’entreprise portuaire d’Alger (EPAL) A.F. ; de l’actuel P-DG A.B. qui occupait les fonctions de Directeur Général Adjoint (DGA) sous la direction de l’ex-P-DG, de l’actuel DGA, A.Z. Par ailleurs, deux exploitants ont été placés, eux aussi en mandat de dépôt. (Le Courrier d’Algérie-24.04.2010.)

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**Arrestation pour corruption de 17 douaniers à l’aéroport d’Alger.

 

Les services de contrôle et du renseignement douaniers ont appréhendé des éléments de la brigade de controle des voyageurs, suspectés d’avoir fait passer des bagages sans vérification en contrepartie de pots-de-vin. Les équipes chargées de l’enquête douanière qui se sont déplacées à l’aéroport Houari Boumediene, ont émis des décisions de suspension préventive de 17 douaniers à la fois, avec leur responsable. Ces derniers seront soumis à une enquête administrative et encourent des poursuites judiciaires.Des sources au fait de cette opération inopinée ont indiqué que l’intervention a été préparée sur la base d’informations préalables. Cette visite impromptue à l’aéroport a ensuite conduit à l’arrestation de douaniers  dans une situation suspecte. Les mis en cause faisaient passer les bagages de passagers sans vérification et empochaient des pots-de-vin.

 Non seulement ces douaniers indélicats  touchaient des gratifications, mais en plus, ils laissaient passer de la marchandise, qui pourrait être de la drogue ou des produits pouvant servir à la fabrication d’explosifs et que le scanner ne détecte pas.

 Arrêter 17 douaniers d’un coup, est une première, d’autant que les conseils de discipline ne traitent que des affaires isolées au pire l’implication d’éléments d’une seule brigade. Mais arrêter 17 douaniers en même temps est un pas important dans la lutte anticorruption.

 Cette campagne entamée en 2005 vise à assainir les rangs des douanes des éléments qui trempent dans des affaires de corruption ou ayant commis des fautes professionnelles. Chaque année, entre 80 et 100 agents des douanes sont sanctionnés pour différents motifs.

 L’enquête se poursuit dans l’affaire des 17 douaniers, mais également pour identifier les voyageurs qui ont payé des pots-de-vin. (Echorouk-24.04.2010.)

**Comment donc la corruption a-t-elle pu atteindre de tels records ?

On n’avait certainement pas besoin de cette autre affaire scabreuse qui éclabousse, cette fois, l’Entreprise portuaire d’Alger, pour savoir que l’économie algérienne est gangrénée par la corruption. Les scandales financiers dits de Sonatrach et de l’autoroute Est-Ouest ainsi que les centaines d’autres affaires révélées successivement ces derniers mois, quasiment au quotidien, ont déjà permis aux uns et aux autres de prendre la mesure du fléau.
Comment donc la corruption a-t-elle pu atteindre de tels records ? On peut d’emblée considérer qu’il y a une relation de cause à effet entre la manne financière providentielle que procurent les niveaux élevés du prix du baril et la pratique des pots-de-vin qui prospère comme jamais auparavant. En effet, c’est bien grâce à nos pétrodollars que des budgets faramineux sont alloués aux différents secteurs dans le cadre du plan dit de relance de l’économie. Ce pic de l’affairisme et une hausse des “commissions” étaient donc prévisibles, dès lors que la mise en circuit de milliards de dollars s’est faite dans une ambiance de parti unique n’autorisant ni contestation ni même un semblant de débat. L’argent à gogo, l’opposition interdite de médias lourds et presque réduite au silence, un Parlement aphone, la presse constamment dans l’œil du cyclone, les affairistes de tout crin pouvaient s’en donner… à fond la caisse. Ils l’ont fait. Dans de telles conditions, la corruption était réellement “inévitable”, comme vient de le dire Abdelhamid Temmar dans le but de minimiser la gravité du phénomène et d’en limiter les répercussions politiques. Fait non moins grave, le lancement de la multitude de projets inscrits au titre dudit plan de relance, tous aussi coûteux les uns que les autres, n’a pas été accompagné par un renforcement des mesures de suivi, de contrôle et de surveillance. Une sorte d’encouragement aux tentations les plus gloutonnes.
C’est sans doute élémentaire mais il faut encore le rappeler ici : la concrétisation des ambitions de développement économique et social passe par la démocratisation de la vie publique et du fonctionnement des institutions. À défaut, c’est la corruption que l’on libère et c’est son développement qui en devient… inévitable. (Liberté-24.04.2010.)

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7 réponses à “Tous pourris”

  1. 27 11 2011
    rimane f. (19:18:12) :

    des gens pourris ont ét malheureusement remplacés par des gens aussi pourris!!!
    j’ai pris l’avion le mardi 22 novembre 2011 à 13h, à Chlef en partance pour Lyon; arrivée chez moi, par mon grand malheur j’ai constaté qu’on m’avait fouillé ma valise; on m’a ainsi volé une chaine en OR et un pendentif en OR;
    Honte à la douane, honte à ses agents…;
    je trouve scandaleux qu’un agent puisse prétendre à sa fonction , et être voleur à la fois;
    que diable l’emporte!!!!!
    Déjà quand on est descendu de l’avion une femme s’est mise à crier qu’on lui avait cassé les cadenas de ses deux valises,, mais je n’y avais pas pas prêté attention,; moi c’est une fois que je suis arrivée chez moi que j’ai constaté le vol;
    honte à la douane..!!!!!!

  2. 3 11 2011
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