L’Algérie,terre d’accueil pour les réfugiés syriens et autres

 

L'Algérie,terre d'accueil pour les réfugiés syriens et autres

**Centre d’accueil de Sidi Fredj -Alger

*A la disposition des réfugiés: toutes les commodités nécessaires pour le repos et la restauration » en « toute quiétude » avec leur familles.

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Les réfugiés syriens, qui ont fui leur pays en proie à des violences depuis plusieurs mois, continuaient mercredi de rejoindre le centre d’accueil de Sidi Fredj (ouest d’Alger), mettant fin à leur précarité, a-t-on constaté mercredi sur place. (15.08.2012.)
Le camp d’été de l’entreprise de collecte et d’enlèvement des déchets domestiques de la wilaya d’Alger (NETCOM) de Sidi Fredj, offre de l’avis des syriens rencontrés par l’APS « toutes les commodités nécessaires pour le repos et la restauration » en ce mois de Ramadhan en « toute quiétude » avec leur familles.

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« Depuis notre arrivée dans ce centre d’accueil, tout a été mis à notre disposition. Que se soit l’hébergement, la restauration et même un programme de loisirs a été prévu pour que notre prise en charge soit entière », s’est réjoui Ahmed Mohamed, 30 ans, commerçant qui a fui Damas il y a plus d’un mois.
« Je me sens vraiment comme si j’étais dans mon propre pays. Si ce n’était la guerre et l’instabilité qui touchent mon pays, je ne me ferais aucun souci.
Mais malheureusement, il y a des membres de ma famille et mes autres compatriotes syriens qui sont toujours là-bas. J’ai peur qu’il leur arrivent malheur », a indiqué anxieux Ahmed Mohamed, qui séjourne dans le centre avec 27 de ses compatriotes.
Le nombre de ressortissants syriens qui se sont réfugiés en Algérie est d’environ 12.000, répartis à travers les différentes wilayas du pays. Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, M. Daho Ould Kablia avait affirmé que les autorités algériennes avait pris les dispositions nécessaires pour la prise en charge des ressortissants syriens, notamment à travers la mise à leur disposition de structures d’accueil.
Le centre d’accueil de Sidi Fredj a accueil depuis son ouverture au réfugiés syriens plus de 27 personnes, pour la plupart accompagnés de leur familles.
Un centre qui assure toutes les comodités, d’autres familles attendues
« Depuis le début de l’accueil des syriens, tout ce passe bien. Nous avons mis à leur dispositions tout ce qu’ils avaient demandé comme denrées alimentaires et effets personnels. Nous allons accueillir ce soir deux autres familles, qui sont déjà venues pour voir ce centre », a assuré à l’APS, le directeur du centre d’accueil de Sidi Fredj, M. Hamid Ghoul.
Pour le secrétaire général du Croissant-Rouge algérien (CRA), Lahcène Bouchakour, les familles syriennes bénéficient, pour celles qui ont rejoint les centres d’accueil, d’une « totale prise en charge ». « Nous recevons chaque jour des réfugiés syriens et nous les invitons à rejoindre le centre d’accueil qui offre les commodités et la sécurité nécessaires.
Pour ceux qui n’ont pas encore rejoint ce centre, nous les invitons à le faire, il y va de leur intérêt », a-t-il préconisé. Arrivé avec sa famille depuis une semaine en Algérie, Ahmed Badri, commerçant, vient de rejoindre ce mercredi le centre de Sidi Fredj avec sa femme et ses enfants , après avoir passé une semaine chez une famille d’accueil algérienne à Réghaia.
« Nous avons quitté Alep sous les bombes et les accrochages entre l’armée régulière et l’armé libre. Nous avons failli y laisser notre vie. A notre arrivée en Algérie, nous avions été entièrement pris en charge par une famille de nos connaissance à Réghaia, qui a catégoriquement refusé que nous allions dans un hôtel », a fait savoir M. Badri.
Selon lui, c’est à travers les médias qu’il avait pris connaissance de l’existence de centres d’accueil aménagés pour les réfugiés syriens. « J’ai décidé de rejoindre le centre une fois que j’ai pris connaissance de leur existence. J’étais vraiment ému par l’hospitalité de nos hôtes à Réghaia et ne voulant pas abuser de leur hospitalité, je suis parti à Sid Fredj malgré leur insistance », a-t-il soutenu.
En outre, le square Port-Saïd à Alger, qui a été le lieu de rassemblement des réfugiés syriens pendant quelques semaines semblait être déserté par ces derniers. (APS-15.08.2012.)

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****************Un centre d’accueil à Sidi Fredj

Le gouvernement algérien vient de décider d’apporter de l’aide aux milliers de familles qui ont fui la Syrie en choisissant l’Algérie comme terre d’accueil.
A près un long silence, le gouvernement algérien a décidé de réagir face au drame que vivent les réfugiés syriens en Algérie.

Sans parler de camp de réfugiés, les autorités ont mobilisé le centre de Netcom à Sidi Fredj, où déjà plusieurs familles syriennes qui étaient au square Port-Saïd, à Alger, ont été déplacées. Les premières familles de réfugiés syriens ont été installées hier au centre de Netcom à Sidi Fredj, à l’ouest de la capitale.
Le Croissant-Rouge algérien, les Scouts musulmans algériens, les directions de la solidarité, la Protection civile ainsi que le mouvement associatif ont été réquisitionnés par le ministère de l’Intérieur pour prendre part à l’opération de «solidarité» avec les réfugiés.
Des semaines après, le gouvernement algérien vient de décider d’apporter de l’aide aux milliers de familles qui ont fui la Syrie en choisissant l’Algérie comme terre d’accueil, mais sans pour autant aller jusqu’à ouvrir des camps proprement dits pour réfugiés.

Les actions actuellement entreprises entrent toutes dans un cadre humanitaire. C’est ce qui ressort des communiqués officiels diffusés hier. Pour le ministère des Affaires étrangères, «la question des ressortissants syriens qui séjournent actuellement en Algérie est prise en charge par les autorités algériennes et a fait l’objet de plusieurs réunions interministérielles de coordination». De ce fait, a-t-il ajouté, «partant de notre devoir de solidarité à l’égard de ces ressortissants syriens, un dispositif spécifique et des mesures pratiques de soutien et d’assistance seront mis en ‘uvre incessamment à travers l’implication d’un certain nombre d’intervenants publics ou auxiliaires, notamment les services du ministère de la Solidarité nationale et de la Famille et le Croissant-Rouge algérien, dont les comités de wilaya sont déjà à pied d »uvre».

Intervention du cra
Abondant dans le même sens, le ministère de l’Intérieur a annoncé dans un communiqué la tenue d’une réunion entre ses services et ceux de la Solidarité nationale pour «examiner et valider des recommandations du groupe interministériel créé à leur initiative pour apporter les solutions humanitaires adaptées à la situation des réfugiés syriens se trouvant dans notre pays», ajoutant que le Croissant-Rouge algérien, la Protection civile, les Scouts musulmans algériens et éventuellement la société civile ont été mobilisés pour apporter aide et assistance aux réfugiés afin qu’ils soient hébergés et nourris.
Sur le terrain, les premières familles qui avaient utilisé le square Port-Saïd comme refuge ont été installées au centre de Netcom, à Sidi Fredj.

Contacté, le commandant des Scouts musulmans algériens, Noureddine Benbrahem, a affirmé qu’une partie des capacités de son organisation a été réquisitionnée pour être mise à la disposition des réfugiés : «Le plus urgent, pour l’instant, c’est la restauration et l’hébergement pendant la période du Ramadhan. Uniquement à Alger, nous avons 570 volontaires pour servir 3700 repas chauds à l’heure du f’tour. Nous comptons mettre une partie de ce dispositif à la disposition des réfugiés.» Selon M. Benbrahem, «l’opération de solidarité était déjà effective avant même la décision du gouvernement, mais il lui manquait une organisation plus maîtrisée que seul l’Etat peut apporter. Le recensement de cette population est très difficile dans la mesure où beaucoup ont fini par louer des appartements et une grande partie se trouve à l’intérieur du pays. Nous sommes en train de les recenser».
Et de souligner la difficulté à regrouper les réfugiés, «mais avec le centre de Netcom, il ne restera que l’organisation du camp durant ce mois sacré. Une tâche que les scouts et le CRA sont à même de mener», a-t-il noté. M. Benbrahem a précisé que les moyens de l’organisation qu’il dirige ‘ 68 restaurants avec 10 745 repas chauds et 1634 volontaires répartis sur 17 wilayas ‘ sont suffisants pour répondre à la demande. La seconde étape, a-t-il relevé, consiste à inscrire tous les enfants dans les écoles dès la rentrée scolaire, en attendant que la situation s’apaise dans leur pays.

Respect et dignité
Les mêmes propos sont tenus par le secrétaire général du Croissant-Rouge algérien, Lahcène Bouchakour.
Dans une déclaration à l’APS, il a affirmé qu’en plus de l’aide matérielle, l’organisation s’est lancée dans une opération de sensibilisation des citoyens pour assurer aux réfugiés le respect de la dignité humaine, précisant : «Nous nous sommes même déplacés dans les hôtels de la capitale pour inviter ceux qui y sont déjà à venir dans ce centre d’accueil. Un groupe de sept personnes, représentant les réfugiés syriens, a visité le centre d’accueil.» Visiblement, le gouvernement a fini par réagir, même timidement, à la détresse des réfugiés.
Une détresse que maître Farouk Ksentini, président de la Commission consultative de prévention et de défense des droits de l’homme, a sévèrement dénoncée : «Nous avons saisi le président de la République dans un courrier adressé à son cabinet et ce, à l’issue d’une rencontre avec le représentant des réfugiés. Ce dernier m’avait clairement expliqué que la plus grande préoccupation de tous les réfugiés est liée à l’expiration du délai de leur séjour en Algérie, qui est de 3 mois, étant donné qu’ils sont venus en tant que touristes.» (El Watan-02.08.2012.)

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** Le Croissant-Rouge algérien (CRA)  peine à ramener les familles au centre de Sidi Fredj

Seules quelques familles ont accepté de quitter le square Port-Saïd

Venus en Algérie en touristes, les milliers de Syriens ayant fui leur pays risquent de ne pas bénéficier du statut de réfugiés étant donné que leur cas se rapproche plus de celui des demandeurs d’asile.

Seules quelques familles ont accepté de quitter le square Port-Saïd pour rejoindre le centre d’accueil de Sidi Fredj, pourtant doté de toutes les commodités nécessaires pour une bonne prise en charge. Depuis deux jours, le Croissant-Rouge algérien (CRA)  peine à les faire venir vers ce premier centre mis en place par l’Etat pour les prendre en charge. Au-delà du caractère humanitaire, la situation des milliers de Syriens qui se sont réfugiés en Algérie constitue un vrai casse-tête pour les autorités algériennes.
Si l’on se réfère aux modalités prévues par la convention de 1951, ces Syriens ne peuvent prétendre au statut de réfugiés. En effet, cette convention définit clairement les situations dans lesquelles un Etat accorde ce statut aux personnes qui en font la demande, ainsi que les droits et les devoirs de celles-ci.

Venus par avion en tant que touristes, ils ne peuvent ouvrir droit qu’à une demande d’asile déposée avant l’expiration du délai de séjour légal, qui est de trois mois. Dans le cas contraire, ils tomberont sous le coup du délit de l’émigration clandestine et, de ce fait, risquent d’être placés dans des centres de rétention en attendant l’expulsion. Même complexe, cette situation interpelle à plus d’un titre les organismes humanitaires dans la mesure où ces Syriens ne peuvent plus retourner chez eux eu égard à la situation critique que traverse leur pays. Dans pareil cas, la mission de prise en charge humanitaire incombe en premier lieu au CRA qui, faut-il le préciser, bénéficie du statut d’auxiliaire de l’Etat. Son président, Hadj Benzeguir, affirme que cette situation est unique : «Les Syriens ont opté pour l’Algérie, un pays très loin des frontières de leur pays, en faisant le voyage par avion. Sont-ils là pour une période indéfinie ou limitée ? Nous n’en savons rien. Pour l’instant, ils sont là mais ils ont peur de se retrouver en situation irrégulière une fois le délai du séjour légal de 3 mois expire. Ils ne peuvent prétendre au statut de réfugiés tel que défini dans la convention de 1951.

Cela étant, il y a une situation humanitaire qui nous interpelle en tant qu’ONG humanitaire. L’Etat a décidé d’ouvrir, dans un premier temps, un centre d’accueil pour ces personnes en difficulté, notre mission est de gérer la situation. Le CRA dispose des moyens humains et matériels pour assumer ce rôle. Nous allons faire appel à tous nos comités au niveau national, car le problème touche d’autres wilayas du pays.» Chargé de ce dossier, le secrétaire général du CRA, Lahcène Bouchakor,  précise pour sa part que «plus d’une vingtaine de volontaires sont à pied d’œuvre» à Alger, et ce, depuis des semaines. «Nous n’avons pas attendu le feu vert du gouvernement pour assister les Syriens qui ont rejoint l’Algérie. De par notre mission humanitaire, nous étions les premiers à aller à l’aéroport d’Alger pour nous enquérir sur leur situation. Au début, ils n’étaient pas nombreux. Ils disaient être venus en Algérie en tant que touristes, d’autant que c’est l’un des rares pays qui n’exige pas de visa.

La majorité ont été hébergés dans des hôtels ou des familles, y compris à l’intérieur du pays», dit-il. Néanmoins, précise-t-il, quelque temps plus tard, voyant l’expiration du délai de leur séjour en Algérie approcher, beaucoup ont eu peur de se retrouver dans des centres de rétention pour clandestins ou sous le coup d’une expulsion vers leur pays. «Avec le mois de Ramadhan, comme il n’y a pas de restauration dans les hôtels où ils logent, ils ont préféré se regrouper au square Port-Saïd, à Alger, en espérant toucher la sensibilité des Algériens et, en même temps, pousser les autorités à leur trouver une solution après l’expiration du délai de leur séjour. Quotidiennement, en plus de l’aide procurée par le CRA, ils bénéficient d’une grande solidarité des citoyens.»

M. Bouchakor estime, en outre, que la complexité de la situation réside également dans l’éparpillement de ces ressortissants à travers le pays. «Nous avons eu des appels de nos comités à Ouargla, Djelfa, M’sila, Tiaret, etc. pour signaler la présence de groupes de Syriens démunis. Pour l’instant, dans une première étape, seul le centre de Sidi Fredj a été mis à leur disposition par l’Etat. Il s’agit d’un centre d’accueil et non pas de rétention ou de réfugiés. Il peut accueillir jusqu’à 250 personnes et tous les moyens nécessaires pour assurer des repas chauds, la literie, l’hygiène et même l’animation pour les enfants sont mobilisés (…).  J’ai longuement discuté avec ceux qui ont pris place au square Port-Saïd. Ils craignent de subir le même sort que leurs compatriotes qui ont fui vers la Turquie. Selon eux, ils ont été enfermés dans des centres, privés de toute liberté.

Ce ne sera pas le cas. Tant qu’ils n’ont pas dépassé les trois mois de séjour légal, personne ne peut les priver de leur liberté. Ils ont besoin d’une aide humanitaire, nous faisons tout pour leur permettre de traverser cette rude épreuve sans toucher à leur dignité», déclare notre interlocuteur. Il regrette, néanmoins, que seules quelques familles aient accepté de rejoindre le centre de Sidi Fredj. «C’est la meilleure structure au niveau d’Alger. Elle dispose de tous les moyens pour rendre le séjour des familles, surtout les enfants, plus ou moins agréable. Malheureusement, les gens ont peur. Ils pensent qu’ils vont être enfermés à l’intérieur et ne plus pouvoir sortir. Ce n’est pas le cas. Le centre sera géré par le CRA et, de ce fait, il aura un règlement qu’il faudra respecter.

Ce sera une meilleure situation que celle d’occuper un espace public et de tomber sous le coup de la loi», note M. Bouchakor, affirmant avec regret que des réfugiés ayant été installés, mardi dernier en fin de journée, au centre, avaient  rejoint le square Port-Saïd dès le lendemain matin.
«Pourquoi ? Nous n’en savons rien. Pourtant, ils disposaient de toutes les commodités pour une prise en charge convenable. Nous sommes en train d’insister sur la sensibilisation des pères de famille pour qu’ils évitent à leurs enfants la rue. Dans le centre, ils pourront les préparer à une éventuelle scolarisation, mais aussi leur assurer une prise en charge sanitaire», conclut  M. Bouchakor.  *Salima Tlemçani  (El Watan-02.08.2012.)

**Un collectif citoyen de solidarité avec les réfugiés syriens vient de voir le jour à Oran. Cette nouvelle organisation a tenu, dans la soirée de dimanche dernier, une réunion afin de lancer un plan d’aide humanitaire à ces réfugiés.
Ces citoyens, réunis autour d’une table ronde, Syriens et Oranais confondus, se sont entendus sur le fait que l’aide en question sera confiée au Croissant-Rouge algérien. Cette décision évitera, selon ce collectif, de multiplier les centres d’aide et de se concentrer sur un seul acteur, ce qui facilitera la gestion et la communication. «Le Croissant-Rouge doit rester la voix officielle qui s’occupera de procurer les soutiens aux ressortissants syriens en difficulté», souligne Fatma Boufnik, l’initiatrice de ce collectif.
Ce dernier, qui se veut une passerelle entre les réfugiés et les centres d’aide, élargit encore plus son rôle, en organisant des soirées-débats pour se tenir informé de la situation syrienne et se mettre en contact avec les réfugiés d’Oran, mettre en place des statistiques et tenter de répondre à leurs besoins.La prochaine étape sera celle de prendre contact avec les Syriens exilés.

Les recherches qui ont été organisées à cet effet vont être axées sur les petits hôtels, les restaurants syriens qui offrent le repas à ces exilés, le Croissant-Rouge qui nourrit chaque soir cinq Syriens ainsi qu’au niveau de M’dina J’dida et autres lieux populaires.
Les membres du collectif pourront ultérieurement évaluer la situation et mettre en place de réelles statistiques pour ne plus se baser sur des chiffres hasardeux, et pouvoir par la suite schématiser, au vu des besoins, l’aide nécessaire.
Autour de cette table ronde règne une détermination de fer et un grand altruisme. «Ces réfugiés ont besoin de travailler», affirme M. Dalati, ancien directeur de la culture d’origine syrienne. «Le droit au travail ! En voilà un problème», soulève pour sa part un militant du collectif.
Effectivement, les Syriens en exil n’ont pas le droit de travailler, du moins pas dans la légalité, et il n’est évidemment pas souhaité de faire travailler les Syriens sans qu’ils bénéficient d’une assurance ou qu’ils soient exploités à la tâche, comme l’est souvent le travail au noir.
Ce qui engendrera une autre mission, celle d’obtenir à ces ressortissants un statut de réfugiés politiques avec un permis de travail temporaire.
Le collectif a notamment entrepris de lancer un appel aux personnes se proposant d’abriter des ressortissants, mais tant que le nombre de Syriens reste confus, le collectif de citoyens ne peut se prononcer quant au degré de suffisance de ces familles d’accueil.
Autre initiative encourageante qui a jalonné de cette rencontre, c’est celle de faire revivre l’association Le Pont de la fraternité algéro-syrienne, dont quelques-uns de ses anciens membres étaient présents autour de cette table. Le collectif a mis en place un groupe sur le réseau social facebook : «Collectif de soutien aux réfugiés syriens d’Oran», où ils mettront en ligne le compte rendu de chaque réunion et mentionneront les dates des prochaines rencontres.
Ce collectif citoyen se veut être indépendant des associations et se base sur le fait que les personnes qui y participent ne sont en aucun cas obligées de s’engager. Pour l’hébergement, ce collectif appelle les autorités locales, en particulier la DJS, à mettre à la disposition des réfugiés les auberges de jeunesse qui se trouvent en ce moment à la côte Mirauchaux, à Gambetta sur l’avenue d’Arcol et à Belgaïd.(El Watan-01.08.2012.)

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L’Algérie, devenue destination de migrants

L’Algérie, pays de transit, est devenue une destination de diverses catégories de migrants qui s’y fixent, ont indiqué de nombreux experts présents jeudi à Oran à l’atelier sur « La protection des mineurs et des catégories vulnérables des migrants ».
Le secrétaire général de la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH), organisatrice de cette rencontre, Abdelwahab Merdjana, a indiqué que le flux continu de migrants vers l’Algérie et leur fixation dans plusieurs de ses régions depuis plusieurs années déjà démontre que « notre pays n’est plus une zone de transit ».
« L’amélioration de plusieurs facteurs socio-économiques, ajouté à la paix et à la stabilité politique (dont jouit le pays) attire de nombreux migrants vers l’Algérie eu égard aux crises et aux conflits que vivent le continent africain et le monde arabe », a-t-il argumenté.
Pour M. Merdjana cette question (flux de migrants) « mérite une étude rationnelle et claire qui prenne en considération la protection de la dignité humaine des migrants avec en prime l’humanisation des relations avec cette catégorie, afin de lui garantir la protection et l’aide humanitaire nécessaire ».
De son côté, la présidente de la sous-commission de la CNCPPDH, Yasmina Taba, a invité les participants à mieux diagnostiquer les flux migratoires vers l’Algérie, mettant en exergue l’expérience algérienne en matière de protection des migrants, de prise en charge des groupes mobiles et les réfugiés et de maturité de sa politique, comme c’est le cas, a-t-elle soutenu, dans les camps des réfugiés sahraouis à Tindouf.
Pour sa part, le directeur du Conseil italien pour les réfugiés (CIR), Christopher Hein, a mis l’accent sur la nécessité de rendre « cohérentes les législations des pays concernés par ce phénomène, dont ceux de l’Afrique du nord et du Sahel avec les conventions et les recommandations internationales », soulignant que le flux de migrants vers l’Algérie « exige un traitement rationnel et une coopération régionale ».
La représentante de l’Union des juristes italiens pour la défense des droits de l’Homme (UFTDU), Alice Sironi, a abordé la question sensible de la prise en charge des réfugiés mineurs sur les plans social et psychologique.
Elle a indiqué dans sa communication intitulée « Mineurs, victimes de violence et du trafic et autres catégories vulnérables dans le droit international » que l’augmentation du nombre de migrants mineurs « est due aux crimes de trafic humain qui nécessitent le renforcement des institutions afin d’éradiquer ce phénomène ».
De leurs côtés, Reda Sbahiya et Amel Mir Ali, représentants du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), ont évoqué la situation des réfugiés mineurs en Algérie, la qualité de leur prise en charge et les efforts consentis pour leur intégration, notamment en matière d’enseignement et de santé.
Cet atelier est le quatrième du genre depuis la concrétisation du projet « Algérie : renforcer les capacités de gestion des flux de migrants », initié par la CNCPPDH et le CIR en collaboration avec l’UFTDU et financé par l’Union européenne (UE) et le Gouvernement italien. (APS-07.09.2012.)

**De plus en plus de Subsahariens dans les rues d’Oran

De plus en plus de migrants subsahariens, des femmes essentiellement, peuvent vous interpeller aujourd’hui en pleine rue pour demander la charité. Phénomène nouveau qui ne doit pas nous laisser indifférents, leurs enfants sont eux aussi mis à contribution pour interpeller les passants mais aussi les automobilistes sur les carrefours devant les feux tricolores.
Une situation devant laquelle il serait irresponsable de fermer les yeux de la part des pouvoirs publics. L’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. La convention relative aux droits de l’enfant ratifiée par l’Algérie stipule en effet dans son article 22: «Les Etats parties prennent les mesures appropriées pour qu’un enfant qui cherche à obtenir le statut de réfugié ou qui est considéré comme réfugié en vertu des règles et procédures du droit international ou national applicable, qu’il soit seul ou accompagné des père et mère ou de toute autre personne, bénéficie de la protection et de l’assistance humanitaire voulues pour lui permettre de jouir des droits que lui reconnaissent la présente Convention et les autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme ou de caractère humanitaire auxquels lesdits Etats sont parties.»
Ces enfants subsahariens seraient de nationalité nigérienne. Ils sont souvent accompagnés de femmes reconnaissables aux chapelets qu’elles tiennent en main et à leurs habits aux couleurs du désert. Des étoffes aux tons chauds desquelles elles sont drapées de la tête aux pieds. Elles squattent depuis quelque temps, les trottoirs de quelques grandes artères de la ville, comme la rue de Tlemcen, la gare routière de Yaghmoracen ou le boulevard Ahmed Zabana. Complètement dés’uvrées, elles n’ont d’autre moyen de survie que de mendier quelques pièces auprès des passants. Constatant leurs conditions déplorables, des riverains ont commencé à leur envoyer de temps en temps des plateaux de nourriture. «L’Algérien est de nature compatissant, surtout quand il s’agit de personnes fragiles comme des femmes et des enfants», témoigne un habitant du quartier. Avant de souligner: «La situation de ces femmes et enfants ne peut plus durer comme ça. Elles sont de plus en plus nombreuses à dormir sur la voie publique dépourvues des moindres commodités de base d’hygiène. La seule solidarité des habitants du quartier est certes nécessaire mais elle reste insuffisante.»
Pour rappel, une première tentative a été menée au cours du mois de Ramadhan dernier par les pouvoirs publics pour regrouper ces immigrants subsahariens, principalement des femmes et des enfants en bas âge, dans un camp d’accueil aménagé au niveau du lieu-dit Dhayat Oum El-Ghallaz, dans la commune de Oued Tlélat. Ils étaient environ une centaine à rejoindre ce campement sur la rive de Dhayat Oum El-Ghallaz, une zone humide située entre les communes de Boufatis et Oued Tlélat. Les autorités locales avaient mis à leur disposition une dizaine de tentes et des sanitaires mobiles en mobilisant des équipes de la Protection civile, de la commune de Oued Tlélat et du Croissant-Rouge algérien (CRA). Mais à peine installés, ces migrants ont commencé à fuir le camp, par groupes de deux à trois, en faisant de l’auto-stop, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un petit groupe d’à peine une trentaine de personnes. Le site choisi par les autorités locales pour servir de camp n’a, semble-t-il, pas répondu aux aspirations de ces migrants. Il faut dire que le site en question est un lieu complètement isolé de la population, et n’est doté d’aucune infrastructure. C’est ce qui a expliqué une décision de la wilaya de transférer le camp vers la zone industrielle de Hassi Ameur dans des hangars désaffectés qui devaient être aménagés à cet effet. Mais à ce jour, le transfert du camp vers Hassi Ameur est resté au stade de projet. Faute d’un véritable dispositif de prise en charge d’accueil, ces migrants restent dans la nature et n’ont d’autre moyen de subsistance que faire la manche sur la voie publique.*lequotidien-oran…17.09.2012.

**Interview- Ralf H. W. Gruenert. Délégué général du HCR en Algérie:

*L’Algérie s’est montrée accueillante pour plusieurs groupes de personnes fuyant la persécution ou le guerre

-Où en est la situation des réfugiés sous protection du HCR en Algérie ?

L’Algérie indépendante, dont nous allons célébrer le cinquantenaire cette  année, a su se montrer accueillante pour plusieurs groupes de personnes qui fuyaient la persécution, les Palestiniens, par exemple, mais je pense surtout aux Sahraouis pour lesquels l’aide apportée par le gouvernement algérien est considérable. Concernant la situation des réfugiés et demandeurs d’asile en contexte urbain, l’UNHCR reste en attente de la nouvelle loi d’asile. En effet, le contexte migratoire a changé depuis quelques années. L’Algérie est au cœur de flux migratoires que l’on nomme mixtes. Le continent africain est à la fois le théâtre d’afflux massifs de réfugiés, de déplacements forcés de populations et de mouvements de personnes en quête d’un avenir meilleur.

Parce que l’Algérie a longtemps représenté une étape de transit de ces flux, à l’instar des autres pays d’Afrique du Nord, les réfugiés et les demandeurs d’asile subsahariens arrivant en Algérie sont souvent perçus comme migrants clandestins. Il serait à ce titre souhaitable que l’Algérie se dote d’un dispositif juridique plus adéquat, permettant un traitement différencié tenant compte des éventuels besoins de protection que pourraient avoir certains arrivants. L’UNHCR soutient pleinement les efforts du gouvernement algérien pour l’adoption d’un dispositif juridique adéquat. Ces besoins se font de plus en plus pressants, notamment au vu des développements régionaux qui ont cours depuis près de deux ans et aux multiples crises qui ont éclaté dans des pays voisins de l’Algérie.

-Combien de réfugiés et demandeurs d’asile relèvent de la compétence du HCR en Algérie ?

Aujourd’hui, le nombre de réfugiés est de 141 (Congolais Brazzaville et RDC, Camerounais, Ivoiriens, Palestiniens, Irakiens, Somaliens, Tchadiens, Centrafricains, etc.), et 1209 demandeurs d’asile (Camerounais, Ivoiriens, Maliens, Soudanais, Congolais, Tchadiens, Syriens, Libyens, Palestiniens, etc.). En ce qui concerne les réfugiés sahraouis, il n’existe pas de recensement qui donne un chiffre précis. L’UNHCR assiste 90000 personnes les plus vulnérables vivant dans les camps de Tindouf.

-Combien de réfugiés en Algérie avez-vous réinstallés dans des pays tiers ? Qu’en est-il des demandes de réinstallation en attente de réponse ?

La réinstallation est l’une des trois solutions durables envisagées par l’UNHCR, avec le rapatriement volontaire et l’intégration locale. Les principaux pays de réinstallation sont les Etats-Unis, le Canada, la Suède, la Norvège. Nous avons actuellement réinstallé 11 réfugiés entre 2008 et 2011. L’UNHCR a soumis les dossiers de bon nombre de ces réfugiés  pour la réinstallation et reste en attente des décisions.

-Quel est le budget dont a bénéficié l’UNHCR pour cette année 2012 ? Et celui de 2011 ? Quelle est la contribution de l’Algérie ?

Le budget opérationnel du programme sahraoui a été de 10 425 986 dollars en 2011 et 8 833 813 dollars pour 2012, et le budget opérationnel programme urbain de l’ordre de 810 542 et 600 000 dollars. La contribution annuelle de l’Algérie est considérable, notamment en faveur du programme sahraoui, mais je ne peux pas vous donner de chiffre précis. L’UNHCR dispose également d’un programme de renforcement des mesures de confiance (Confidence Building Measures, CBM), destiné aux réfugiés sahraouis vivant dans les camps de Tindouf et les habitants des territoires. Ce programme consiste à assister les familles de réfugiés sahraouis séparées et les personnes vivant dans les territoires. Ainsi, à ce jour, 13 480 personnes en ont bénéficié.

-Notre pays a été confronté à des arrivées massives de réfugiés libyens, tunisiens, égyptiens et syriens suite aux graves troubles politiques ayant ébranlé leurs pays respectifs…

L’Algérie a accueilli un certain nombre de Tunisiens qui sont rentrés lorsque la situation s’est normalisée ; beaucoup de Libyens sont rentrés en Algérie même si les proportions ne sont pas les mêmes que ceux qui ont fui vers la Tunisie.
Lorsque la situation en Syrie s’est dégradée, bon nombre de Syriens ont fui, certains sont arrivés en Algérie. Je pense également qu’il est important de mentionner la crise qui a secoué la Côte d’Ivoire et enfin le conflit en cours au Mali; même s’il ne s’agit pas du monde arabe, du fait de la proximité géographique et des liens traditionnels et historiques de ce pays avec l’Algérie, beaucoup de Maliens sont rentrés en Algérie. Il est difficile pour l’UNHCR de donner des chiffres, car à la différence des autres pays qui ont accueilli ces populations en fuite et où l’Agence s’est directement impliquée dans leur prise en charge, le gouvernement algérien a fait savoir qu’il prenait la responsabilité pleine et entière de les prendre en charge.

Ces crises ont également mis en relief un élément important, à savoir que lorsqu’un conflit éclate comme en Libye, les personnes qui fuient ne sont pas nécessairement toutes libyennes. Le fait qu’elles aient une autre nationalité ne veut pas nécessairement dire qu’elles veuillent rentrer automatiquement dans leur pays d’origine, pour la simple et bonne raison que certaines étaient en Libye parce qu’elles avaient fui leur pays d’origine… C’est le cas de bon nombre d’Erythréens, Somaliens, Soudanais, Ivoiriens, Congolais, Irakiens ou Palestiniens. C’est une situation fréquente de mouvements secondaires où des réfugiés fuient leur pays d’asile en raison de l’instabilité qui peut y régner. L’UNHCR a réitéré son entière disponibilité aux autorités algériennes pour les accompagner dans cette situation.

-Les retombées au plan humain du conflit malien se sont vite répandues sur toute la zone du Sahel. L’Algérie est particulièrement concernée : une crise humanitaire synchronisée semble se dessiner sur ses frontières. Pouvez-vous nous livrer un décryptage sommaire sur cette situation ?

Cette crise est une réelle tragédie qui a poussé des milliers de personnes à fuir leurs lieux de vie. Des familles ont trouvé refuge dans les pays voisins, en Algérie, au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger. Des civils ont également fui vers la Guinée ou le Togo. D’autres sont désormais déplacées à l’intérieur du Mali. Les réfugiés et les déplacés internes sont majoritairement des Touareg, mais d’autres groupes ethniques sont également affectés comme les Peuls, les Bambaras, les Djermas et les Haussas. L’UNHCR a déployé des équipes d’urgence au Burkina Faso, au Niger et en Mauritanie. En Algérie, les autorités ont déclaré avoir la capacité de gérer le flux des personnes arrivant du Mali, notamment par le Croissant-Rouge algérien.

Depuis la mi-janvier 2012, plus de 130 000 Maliens ont été déplacés à l’intérieur de leur pays et plus de 140 000 personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins, en Mauritanie, au Burkina Faso, au Niger et en Algérie (source : UNHCR Broadcast). L’UNHCR a participé à la mission d’évaluation de l’assistance humanitaire à Bordj Badji Mokhtar et Timiaouine organisée par le CRA, les 28 et 29 avril 2012. Nous avons pu constater les efforts considérables entrepris par le gouvernement, à travers le CRA, pour améliorer les conditions de vie de 352 réfugiés maliens vivant dans le camp de Timiaouine et 53 femmes et enfants dans le camp de Bordj Badji Mokhtar. En l’absence de recensement, le nombre exact de la population de réfugiés maliens vivant en Algérie n’est pas connu. La plupart des  réfugiés sont accueillis par des relations.

-Des ONG et organismes internationaux ont maintes fois pointé du doigt l’Algérie, lui reprochant les mauvais traitements et les violations des droits humains dont seraient victimes les réfugiés subsahariens. Le HCR Algérie a-t-il été saisi dans ce sens ?

L’UNHCR soutient le gouvernent à donner une  formation appropriée au bénéfice des autorités en charge afin de traiter de manière différenciée les personnes en besoin de protection et celles qui quittent leur pays pour d’autres raisons, les réfugiés et demandeurs d’asile sont souvent vus sous le spectre de l’immigration clandestine. Il reste entendu que l’UNHCR est à l’entière disposition des autorités pour les accompagner dans ce processus, en termes de mise en place du cadre juridique, mais également de renforcement des capacités nationales.
L’UNHCR a également attiré l’attention du gouvernement qu’il existait des situations urgentes et préoccupantes de certaines catégories vulnérables, à l’instar de celle des mineurs non accompagnés ou des femmes seules. (El Watan-23.06.2012.)

**Des milliers de subsahariens fuient la guerre et la pauvreté vers l’Algérie

L’Algérie est devenue un pays de destination de milliers de migrants en provenance d’Afrique subsaharienne. Leur nombre est en constante hausse, en raison de la pauvreté et de l’instabilité régnant dans bien de pays. Une fois les frontières sud de l’Algérie franchies, ces aventuriers poursuivent leur périple jusqu’au nord. Faute de moyens, la plupart d’entre eux s’y installent. De nos jours, des jeunes et des moins jeunes migrants irréguliers, pour la plupart d’entre eux, sont perceptibles dans nos rues.

Les services de sécurité affichent une certaines souplesse à leur égard et n’interviennent généralement qu’en cas de dépassements ou d’infractions. Cependant, l’on assiste ces derniers temps, à bien d’affaires douteuses dans lesquelles ils sont impliqués, tel que le trafic de fausse monnaie, le trafic de drogues dures, escroquerie etc… et ce, bien qu’une autre catégorie de ces jeunes migrants ait opté pour des travaux manuels en vue de survivre, tels que le bâtiment, la cordonnerie ou les petits travaux dans les marchés et les lieux publics. Pour tenter de comprendre le phénomène et trouver des solutions à bien de problèmes pouvant y découler, des experts ont été dépêchés par la commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme (Cncppdh) en Italie, afin d’étudier l’expérience des autres pays en la matière.

« L’Algérie est devenue un pays de destination d’un flux important de migrants en provenance d’Afrique subsaharienne, d’où la nécessité d’étudier l’expérience des pays ayant déjà connu ce phénomène à l’exemple de l’Italie », a indiqué Yasmina Taya, membre de la commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme (Cncppdh). L’oratrice qui a conduit la délégation d’experts algériens, lors d’une mission d’étude en Italie, dans le cadre des échanges d’expériences avec ce pays, a affirmé que « l’Algérie était, auparavant, un pays de transit, mais elle est devenue un pays d’installation, surtout des populations en provenance d’Afrique subsaharienne, et ceci depuis de nombreuses années ».

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Elle a précisé que ces flux migratoires mixtes s’ »accentuent » et « deviennent de plus en plus importants », d’où, a-t-elle noté, la nécessité de connaître toutes les procédures et les systèmes mis au point par l’Italie et d’autres pays ayant connu ce phénomène, et qui avaient acquis une expérience en matière d’octroi d’asile, de travail et dans la régularisation des permis de séjour. S’agissant de l’expérience italienne en la matière, elle a indiqué qu’en raison de sa position géographique, ce pays a longtemps été un pays de transit et d’installation pour une grande partie des immigrants qui se rendent en Europe depuis l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie. Pour faire face à cette situation, l’Italie a mis au point « un système national approprié en matière de migration et d’asile conformément au cadre légal européen, au droit international et dans le respect des droits de l’Homme », a-t-elle relevé.

Ce système a permis la mise en place de procédures pour l’asile, l’intégration et la régularisation avec possibilité de trouver un travail et obtenir un permis de séjour et de conditions d’accueil conformes aux normes en matière de gestion des flux migratoires mixtes, a-t-elle encore expliqué. Cette mission d’étude en Italie, ambitionne de faire de la coopération régionale, un point de démarrage pour mieux comprendre et appréhender le phénomène des flux migratoires mixtes, a-t-elle dit.

De son côté, le président du Conseil italien pour les réfugiés (CIR), Christopher Hein a relevé la nécessité d’une « approche régionale » entre les pays méditerranéens et ceux du Sahel afin de trouver des « solutions communes » à la problématique du flux migratoire mixte. Il a précisé que l’Algérie et l’Italie sont pour le développement d’une « approche régionale » pour faire face à ce phénomène. Il a expliqué que l’ampleur de ce phénomène nécessiterait une « approche internationale », tout en indiquant que beaucoup de migrants quittent leurs pays d’origines, soit pour des raisons socio-économiques ou à cause de la guerre comme c’est la cas au Mali.*source: Les Débats-08.04.2013.

**Près de 25.000 réfugiés africains sur le sol algérien

Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Daho Ould Kablia, a souligné jeudi que près de 25.000 réfugiés de plusieurs  pays africains se trouvaient sur le territoire algérien en raison de la situation  d’instabilité que traversent leurs pays.

« Il est impossible de les refouler à l’étape actuelle pour des raisons  humanitaires et du fait des situations de conflit ou de guerre que vivent leurs  pays d’origine », a indiqué M. Ould Kablia qui répondait à une question orale  d’un membre de l’Assemblée populaire nationale (APN) sur les mesures prises  par les autorités algériennes face au phénomène d’immigration clandestine  d’Africains vers l’Algérie.

  Il a précisé à ce propos, que l’Etat a arrêté une batterie de mesures  « pratiques » pour regrouper ces réfugiés à travers l’installation de tentes dans  les régions frontalières du pays et réunir les conditions de vie idoines.Il a rappelé en outre, la tenue d’une réunion au niveau des ministères  de l’intérieur et de la défense pour prendre les dispositions nécessaires à  la « sécurisation » de ces lieux.

D’autre part, M. Ould Kablia a imputé l’ »augmentation notable »  du nombre d’Africains en situation illégale sur le territoire algérien à  la situation de leur pays d’origine notamment ceux du Sahel comme le Mali et le Niger.  Les autorités algériennes ont pris toutes les mesures pour la prise  en charge de ces migrants jusqu’au retour de la stabilité et de la sécurité  dans leur pays respectifs et ce, en application des engagements internationaux  ratifiés par l’Algérie en matière de respect des droits de l’homme, a-t-il encore  poursuivi.  *El Watan-13.12.2012.      

**De plus en plus Tunisiens fuient leur pays vers l’Algérie, a la cherche d’une meilleure vie de l’autre côté de la frontière

Ils sont de plus en plus nombreux en Tunisie à tenter le voyage sans retour vers l’Algérie. Alors que de nombreux Algériens fuient leur pays, leurs voisins tunisiens cherchent une meilleure vie de l’autre côté de la frontière.

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Des Tunisiens de Ghardimaou, du gouvernorat de Jendouba, dans la région des frontières nord-ouest de la Tunisie, ont décidé de marcher en direction de l’Algérie, ce lundi 7 janvier, pour dénoncer leurs conditions de vie dans leur pays, d’après la radio tunisienne Shems FM. Ils défendent leur droit à une amélioration de leur situation sociale et à trouver du travail.

Pour ces Tunisiens, cette marche est symbolique, ils se dirigent vers l’Algérie, un pays où il fait meilleur vivre par rapport à la Tunisie. En effet, l’an dernier de nombreux cas de harragas tunisiens ont été recensés. Ce phénomène a commencé à se développer après la chute de Ben Ali en Tunisie et la révolution tunisienne. L’instabilité sociale du pays a poussé de nombreux Tunisiens à se rendre en Algérie. Il faut rappeler que plusieurs groupes de Tunisiens avaient tenté de passer la frontière algérienne. En février et en mars 2012, des dizaines de jeunes Tunisiens avaient fui leur pays. En août 2011, l’Algérie avait également découvert 70 Tunisiens de la région de Feriana, du gouvernorat de Kasserine, tentant de rejoindre le village algérien de Boudarias.

Avec près de 691 700 chômeurs dans leur pays, les Tunisiens sont las d’attendre une évolution de la situation socio­économique qui ne semble pas vouloir se produire. Beaucoup optent pour la seule alternative qui se présente à eux : la fuite.*algerie-focus.com–07.janvier, 2013

**Une longue tradition dans l’humanitaire

   «Depuis le déclenchement des hostilités au Mali au début de l’année 2012, un nombre important de Maliens ont rejoint l’Algérie, en quête de sécurité.» Tel est le constat fait dans le dernier  rapport de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés.
«Ces réfugiés sont pour la plupart accueillis dans des familles qui vivent le long de la frontière.» D’après les informations communiquées au HCR, «des milliers de Syriens sont également arrivés par avion dans le pays. Tant les Maliens que les Syriens bénéficient de l’assistance du Croissant-Rouge algérien, qui dispose actuellement des ressources nécessaires pour répondre aux besoins de ces deux populations réfugiées».
Selon Adrian Edwards, porte-parole  du HCR, «malgré les améliorations de la situation sécuritaire dans certaines régions, la peur de rentrer est courante». Sur les 430.000 personnes déracinées depuis début 2012 au Mali, selon  les statistiques disponibles, près de 260.665 personnes sont déplacées à l’intérieur des frontières de leur pays.
La population réfugiée s’élève à près de 170.000, dont plus de 70.000 en Mauritanie, 47.200 au Burkina Faso, 50.000 au Niger et 1.500 en Algérie, selon ses chiffres.
Pour M. Edwards, les retours spontanés parmi les personnes déplacées sont encore faibles, bien que les services d’autobus aient repris la semaine dernière entre Bamako et la ville de Gao dans le Nord, tandis que les embarcations  ont également repris les liaisons pour desservir les villes de Mopti et de Tombouctou.           Pour les personnes déplacées et les réfugiés, la principale inquiétude concerne l’insécurité. «La poursuite des combats, les attentats-suicide, les attaques de représailles contre certaines communautés, la présence de mines  terrestres et de munitions non explosées dans les régions de Mopti, Gao et Tombouctou,  sont cités comme motifs de reporter le retour», a déclaré M. Edwards.
L’absence de services essentiels dans le nord du Mali est également un facteur : avec peu d’écoles ouvertes sur place, et les autorités gouvernementales encore absentes dans de nombreuses villes, beaucoup de familles déplacées préfèrent encore attendre.
Il a souligné que «pour les personnes qui se trouvent en dehors du Mali, une complication  supplémentaire concerne l’appartenance ethnique». Précisant que la majorité des réfugiés sont Touareg ou Arabes, M. Edwards a affirmé que «la peur des attaques de représailles est très répandue, ainsi que la peur de la criminalité ou de la présence de djihadistes dispersés au sein de la communauté». Selon le HCR, des efforts de réconciliation sont nécessaires en urgence, ainsi que des efforts pour combattre l’impunité, encourager la coexistence pacifique entre les communautés, aider à la stabilisation, ainsi qu’au rétablissement de la sécurité à long terme, et empêcher que les crises de déplacement du Mali ne se prolongent.
Les Maliens et les Syriens bénéficient de l’assistance de l’État qui a l’habitude de venir en aide et répondre aux besoins de ces deux populations réfugiées. Dans ce contexte, il y a lieu de rappeler que le président du Croissant-Rouge algérien, M. Hadj Hamou Benzeghir, avait déclaré récemment que l’Algérie possède les capacités matérielles et humaines susceptibles de lui permettre de prendre en charge les refugiés maliens quel que soit leur nombre, précisant que pour l’instant, «on n’a pas encore assisté à un rush des ressortissants de ce pays en proie à une crise politique sans précédent et depuis le début des combats».
Dans le sillage de sa déclaration, il a mis en valeur l’expérience avérée de notre pays dans le domaine de la prise en charge des refugiés, comme ce fut le cas durant les années 1990 où 60.000 réfugiés maliens et nigériens se sont installés sur notre territoire. «Ces refugiés ont bénéficié d’un traitement global et adéquat», a-t-il rappelé.

Une longue tradition dans l’humanitaire
Le gouvernement algérien a d’ailleurs pris les devants en mobilisant tous les moyens nécessaires en termes d’accueil, de main-d’œuvre, en mettant en place un centre d’hébergement doté des équipements indispensables et conforme aux critères internationalement reconnus, et ce à l’effet de garantir un maximum de sécurité jusqu’à ce que ces refugiés puissent retourner chez eux dès lors que la quiétude sera réinstaurée au Mali. L’Algérie ayant en cette occurrence recouru à un renforcement de ses capacités dans ce domaine depuis ces cinq années. En effet, «le centre de Timiaouine reste le plus performant en comparaison avec ce qui existe de similaire dans tous les pays voisins du Mali», a également souligné, M. Hadj Hamou Benzeghir. Pour rappel, l’Algérie, voulant éviter une catastrophe humanitaire, a entrepris très tôt de porter son aide à ces sinistrés, principalement ceux se trouvant sur son territoire. C’est une contribution constante de l’Algérie pour soulager les populations déplacées du pays suite à la crise au nord du Mali. L’Algérie avait récemment offert à ce pays, des vivres  pour l’aider à faire face à une situation humanitaire créée par l’occupation de ses régions septentrionales. En février dernier, l’Algérie a décidé de fournir des aides humanitaires aux réfugiés maliens ayant fui leur pays vers le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie.
La politique d’aide de l’Algérie envers ces réfugiés ne se limite pas uniquement qu’à ceux qui se trouvent sur son territoire, mais bien à l’ensemble des sinistrés du conflit dans d’autres pays des niveaux inférieurs à leurs moyennes à long terme.
On rappelle que l’Algérie avait accordé, début 2012, une aide humanitaire d’urgence de 65 tonnes au bénéfice des Maliens revenus de Libye et aménagé des sites d’accueil pour les réfugiés maliens et leur a accordé une aide de 135 tonnes de vivres.
En plus de l’accueil et de la prise en charge des Maliens réfugiés en Algérie, les autorités algériennes ont accordé des aides humanitaires aux ressortissants maliens ayant trouvé refuge en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso. Par ailleurs, les 18.000 Syriens venus sur le territoire algérien ont bénéficié des conditions d’une vie décente, en leur offrant la sécurité, ainsi qu’aux 4.000 autres qui y résident légalement.*Wassila Benhamed-El Moudjahid-04.03.2013.

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**Les réfugiés libyens dans la wilaya d’Illizi-Algérie

Environ 5.000 libyens se sont réfugiés dans la wilaya d’Illizi dans des camps ou dans la ville, et ces gens tentent de survivre…

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Des hommes, des femmes, jeunes et moins jeunes qui, à un moment donné de leur vie, habitaient ce qui s’appelait officiellement, entre 1969 et 2011, la Jamahiriya arabe libyennne . Aujourd’hui, ils sont environ 5.000 à s’être établis à travers l’immensité saharienne de la wilaya d’Illizi, principalement à Debdeb, Bordj Omar Idriss et dans le chef-lieu de wilaya. Deux ans après leur arrivée en Algérie, leur situation est toujours aussi précaire. Mohamed, un jeune Touareg algérien, gère un cybercafé au centre-ville d’Illizi : «Les Libyens qui sont chez nous, qu’ils soient Touareg ou non… sont encore meurtris par rapport aux événements qui ont secoué leur pays qui, pourtant, paraissait l’un des plus stables de la région, si ce n’est du continent africain.» Dans leur majorité, ils sont Touareg. Rares sont ceux qui sont venus des grandes villes du nord du pays, comme Tripoli, Syrte ou même Benghazi.

Dans le centre-ville d’Illizi, à un rond-point surplombé d’une majestueuse statue d’un Touareg sorti tout droit du Tassili, une automobile, immatriculée en Libye, s’arrête non loin d’un café. Le chauffeur, un certain Ali, âgé d’une trentaine d’années, raconte : «J’habite Sebha, au sud de la Libye. Je viens régulièrement en Algérie, mais depuis que la frontière a été fermée, je suis obligé de transiter par la Tunisie. J’ai de la famille ici à Illizi. Certains membres sont établis en Algérie depuis plusieurs années et sont bien intégrés dans la population, mais d’autres… Ceux-là, c’est clair que ce sont des clandestins. Ils vont avoir des difficultés énormes à régulariser leur situation, surtout ici à Illizi-ville. Ceux de Debdeb, au moins, vivent dans des camps de réfugiés, mais pour combien de temps ? Ceux d’Illizi sont hébergés chez des familles, parfois se cachent à l’extérieur de la ville, mais ça ne peut pas durer.»

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Direction In Amenas sur la RN3. La nuit va bientôt tomber et, dans cette partie du territoire algérien, elle tombe vite. Nous avons fait au moins 40 km sur la piste, puis la Toyota s’arrête net. Pour éviter des soupçons, il faut continuer à pied. La marche s’étend dans la nuit noire sur du sable et de la pierraille. Elle dure au moins trois quarts d’heure dans le noir le plus total. Au loin, un feu est allumé. Une quinzaine de personnes autour de ce réchaud improvisé. Beaucoup d’hommes, quelques femmes. Certains habillés à la mode terguie, d’autres non. Beaucoup sont bruns. Un homme, que nous appellerons Ahmed, paraît avoir 45 ans, une épaisse moustache sur le visage, des dents lui manquent. (…)

A la sortie d’Illizi,  c’est un couple avec trois enfants, originaire de Sebha, qui héberge trois parents, originaires de Syrte, le bastion d’El Gueddafi. Trois parents, trois hommes, âgés respectivement de 43, 38 et 27 ans. Ils ont fui Syrte au cours de l’été 2011, lors des bombardement des forces de l’OTAN. «Au lieu de prendre la direction de la Tunisie, comme la plupart de nos compatriotes, explique Omar, le plus âgé des trois, nous avons préféré nous rendre en Algérie. La Tunisie était promise à un avenir instable, alors que l’Algérie paraissait beaucoup plus solide sur le plan politique. Après quelques mois, au centre du Croissant-Rouge de Debdeb, certains de notre groupe ont voulu tenter leur chance à Hassi Messaoud. Mes deux compagnons et moi-même avons préféré nous établir à Illizi où j’avais quelques contacts sur place. D’ailleurs, je n’ai plus eu une seule nouvelle des autres qui nous accompagnaient. Nous étions un groupe de 10 initialement.» Idriss, le troisième homme, se redresse d’un coup. Il insiste sur les conditions de vie, de «survie» même : «De temps à autre, nous essayons de gagner notre vie, à travers de petits boulots au noir. Je fais un peu de mécanique, chez un garagiste du coin. Je lui rends service. Il me paye un peu, ça me permet de me nourrir et de ne pas mendier. El Hamdoulillah, je tiens le coup, mais pour combien de temps, encore. Quand je pense que des Libyennes sont livrées à elles-mêmes. Ça fait mal. Il paraît que certaines s’adonnent à la prostitution du côté d’In Aménas et de Djanet. Elles tentent elles aussi de survivre en vendant leur corps, ce qu’elles n’auraient jamais fait du temps de la grande Jamahiriya.»

Quant aux relations avec la population locale, elles sont plutôt bonnes, selon nos interlocuteurs. «Tout se passe correctement. D’ailleurs, certains de nos compatriotes touareg qui vivent ici depuis des années nous ont beaucoup aidés moralement. (…) Les Libyens de la wilaya d’Illizi voient un sombre avenir pour leur pays. «Ils sont complètement déstabilisés, conclut Mohamed, le gérant du cybercafé. Beaucoup n’ont vécu que les 42 ans de règne d’El Gueddafi. Ils ont grandi avec lui, ils ont été en quelque sorte éduqués par lui, d’où cette agressivité qu’ils expriment. Mais ils doivent réapprendre à vivre, et ça prendra du temps, malheureusement.»*El Watan-12.04.2013.

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Une réponse à “L’Algérie,terre d’accueil pour les réfugiés syriens et autres”

  1. 2 08 2012
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