Quand l’Algérie allaite ses voisins.1

**D’importantes quantités de produits algériens passent les frontières

La facture à l’import explose. Tous les mécanismes et artifices déployés depuis 2009 n’y font rien. Bien qu’on se plaise à mettre en avant la hausse des prix des produits de base sur les marchés internationaux, les faits sont têtus.

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<p><span style=Les dispositions prises l’an dernier pour calmer les populations descendues dans la rue crier leur ras-le-bol n’ont fait qu’alimenter la frénésie des consommateurs. Pis, les subventions destinées à soutenir les prix des produits de large consommation ont, en parallèle, alimenté les réseaux de contrebande, lesquels ont aussi su tirer profit des révolutions populaires chez nos voisins libyens et tunisiens. Sinon, comment justifier les chiffres des Douanes algériennes faisant état de fortes hausses des importations, en volume et en valeur, sur l’ensemble des compartiments des produits alimentaires ? La facture céréalière a doublé en une année, celle du sucre a augmenté de 71% et du lait de 53%.

Globalement, la facture alimentaire a atteint en 2011 près de 10 milliards de dollars. On évoque même aujourd’hui des routes de la contrebande qui joindraient directement les frontières à partir des ports de l’est du pays, s’érigeant ainsi en modèle d’économie souterraine assurant la survie de localités des deux côtés de la frontière. Si le bilan de la Gendarmerie nationale et des GGF font ressortir une baisse du rythme des saisies à 61% pour les produits alimentaires pour 215 748 tonnes de produits saisis, la situation est telle qu’elle inquiète des responsables, qui n’hésitent plus à accuser la contrebande de tous les maux. Le fait est qu’on ne peut aujourd’hui comptabiliser ce qui passe au travers des mailles du filet.

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Les services des Douanes algériennes accélèrent la mise en place de nouveaux postes frontaliers de surveillance et les GGF multiplient les patrouilles. Mais cela semble insuffisant, d’autant que des facteurs en amont favorisent la contrebande. Ce sont les subventions consenties par les pouvoirs publics et qui maintiennent les prix très en deçà des prix réels du marché. L’expert financier Mohamed Ghernaout pense d’ailleurs que «là où il y a des produits subventionnés, il y a fatalement des réseaux de contrebande qui se constituent et l’Algérie ne fait pas exception».

Il va sans dire que cela induit forcément un coût. Au-delà de la lourde facture à l’import, les subventions ont mobilisé près de 271 milliards de dinars (environ 3,5 milliards de dollars) sur le budget de fonctionnement de l’Etat pour 2011, lequel commence à être sujet de véritables préoccupations. Pour 2012, la loi de finances entend consacrer 200 milliards de dinars (un peu plus de 2,5 milliards de dollars) pour ces mêmes subventions. Si l’on cumule le manque à gagner induit par les exonérations de droits de douane et de TVA sur les huiles brutes importées, sur le sucre blanc et le sucre roux, qui atteint, selon une première estimation pour la période de janvier à août 2011, à 2,5 milliards de dollars, on prend toute la mesure de ce que nous coûtent les convois qui traversent les frontières.

Retour aux erreurs des années 1980

Il est vrai que tant que la rente pétrolière permettra de financer le budget de l’Etat, on pourra supporter ce fardeau. Or, le risque d’un effondrement des marchés pétroliers pourrait sérieusement mettre à mal les équilibres macroéconomiques. Dans ce sens, Mohamed Ghernaout indique que «les pouvoirs publics sont en train de reproduire le schéma de développement des années antérieures aux programmes d’ajustements, c’est-à-dire reproduire les mêmes erreurs notamment en ce qui concerne les déséquilibres macro-économiques qui sont masqués par la bonne santé financière du pays, tirée par les revenus des hydrocarbures».

L’expert insiste sur la nécessité de chercher des solutions qui pourraient nous éviter les débâcles de la fin des années 1980 et 1990, mais il reste sceptique quant à la possibilité de voir les pouvoirs publics prendre de telles mesures à la veille des élections législatives. La collusion politique est d’autant plus certaine que les choix sont assumés par le ministre des Finances, Karim Djoudi, qui a récemment déclaré que c’est «un choix politique». Samir Bellal, professeur d’économie à l’université de Guelma, pense que la question des subventions n’est plus du ressort de l’analyse macro-économique mais est intimement liée aux problèmes de représentativité et de légitimité politique. Mohamed Ghernaout ajoute dans le même sens que «c’est la relation gouvernant-gouverné qui est en jeu. La solution de facilité consiste à continuer à gérer les frottements sociaux par des mesures inadéquates en arrosant les partenaires sociaux à coup de milliards de dinars, c’est-à-dire en gaspillant les ressources et en brisant l’avenir des futures générations».

Il estime que «nos gouvernants manquent de courage et de sens des responsabilités» dans la mesure où la libération des prix implique fatalement une augmentation de l’inflation. Il plaide aussi pour un système de subventions ciblées à travers un filet social, même si ce modèle a été éprouvé au début des années 1990 à cause de la triche de certains.
En tout état de cause, la refonte des modèles économiques reste le préalable pour non seulement contrecarrer l’inflation et la contrebande, mais aussi pour récupérer les marchés qui profitent aux réseaux informels. Il faudrait encore, selon l’expert financier, connaître les besoins des pays limitrophes, le nombre d’entreprises exportatrices en Algérie, mais aussi être concurrentiel face à des économies tunisienne et marocaine tournées vers l’export et aux marchés acquis à la production locale. (El Watan-22.02.2012.)

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**Les produits introduits d’Algérie sur les marchés à Oujda

70% de l’économie du Maroc Oriental dépend de la contrebande

 *gasoil algérien, essence, médicaments, farine, semoule, huile de table, oeufs, lait de vache, la galette de Maghnia, limonades, yaourt et fromages, ustensiles, électroménager ,électronique et autres produits provenant d’Algérie …sont en vente à Oujda à des prix dérisoires!

«70% de l’économie de la région du Maroc oriental dépendent de la contrebande et nous estimons le chiffre d’affaires moyen de cette activité à 6 milliards de dirhams par an. Le secteur informel emploie plus de 10 000 personnes et couvre l’essentiel des besoins de consommation», indique, dans un récent rapport sur le commerce illicite, la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Oujda.

Oujda (Maroc)
Envoyé spécial d’El Watan

Commerce illicite veut dire «produits algériens écoulés dans cette région est du royaume». Et pour obtenir un indice sur l’ampleur de «l’importation» par les chemins détournés de la marchandise «made in Algeria», un tour au «souk el fellah» du boulevard Allal El Fassi, à Oujda, s’impose. Sur les lieux, tout respire algérien, à commencer par la musique raï stridente qui vous accueille. D’emblée, on est effarés par la présence du lait de vache et de la galette de Maghnia, des limonades l’Exquise et Hamoud Boualem, des yaourt et fromages portant toujours le prix en dinars, de l’eau minérale Mansourah… «Le souk porte bien son nom, n’est-ce pas ?» lance notre ami Abderrahmane, sarcastique.

La semoule, la farine (taxées à 90% au Maroc contre seulement 5% en Algérie) l’huile de table, les œufs, les ustensiles, l’électroménager et l’électronique provenant d’Algérie — des produits pour la plupart subventionnés par l’Etat algérien — sont fortement prisés, essentiellement pour leur prix. «Normal, la ménagère opte pour le moins cher», explique notre interlocuteur, nullement impressionné par notre air médusé. «Vous savez, il y a une sorte de Bourse entre les différents partenaires des deux côtés de la barrière.

Actuellement, 1000 DA algériens sont échangés contre 75 dirhams marocains. Vous comprenez donc qu’une bouteille d’eau minérale de Mansourah d’un litre et demi, achetée 25 DA à Maghnia, Bab El Assa ou Souani (il énumère les villes et villages algériens avec une aisance déconcertante) revient à peine 1 dirham au citoyen marocain, alors que son équivalent marocain de même contenance coûte 6 dirhams. Cela explique donc tout cet intérêt pour le produit algérien…»

Les médicaments importés par le ministère algérien de la Santé sont également proposés. De véritables pharmacies à ciel ouvert. Saïdal y est présente, aussi. D’où la colère des officines officielles qui crient au manque à gagner, en expliquant leur inquiétude par «le danger pour la santé de la population engendré par ces médicaments suspects». Pourtant, ajoute Abderrahim, au fait de tout ce micmac, «un patient opte plus facilement pour la boîte de 30 comprimés d’Azantac (anti-ulcéreux) algérien à 110 dirhams plutôt que pour son équivalent vendu dans les pharmacies : une boîte de 20 comprimés à 190 dirhams».
«Le gasoil algérien, selon un pompiste sur la route de Nador, a provoqué la fermeture d’une vingtaine de stations-service dans cette région. Actuellement, on n’en compte que six, et encore, elles ne font que dans les services, comme le lavage-vidange et très peu dans la vente de carburant, dont seules les institutions publiques sont clientes.»

Ce trafic est tellement vital pour le Maroc que la crise du carburant qui a touché la wilaya de Tlemcen, ces dernières semaines, a alerté les autorités du royaume, si bien que l’Observatoire de la contrebande de la Chambre de commerce d’Oujda a appelé les autorités marocaines à prendre les mesures qui s’imposent afin de prévenir la paralysie de toute la région est du Maroc. Le rapport de cet Observatoire a tiré la sonnette d’alarme : «Les flux de carburant vendus en contrebande peuvent être coupés à tout moment. Ainsi, l’alimentation d’un stock stratégique de carburant national au niveau de l’Oriental s’avère nécessaire.»

Et de souligner, en outre, que «depuis la faillite des stations-service de la région, la majorité des voitures et engins agricoles évoluant dans les villes du Maroc oriental (Oujda, Taourirt, Berkane, Saïdia…) dépendent du carburant algérien dont le prix a connu une hausse de 100%».Voilà un aveu des autorités marocaines sur les «retombées d’un phénomène illégal dont bénéficie le Maroc et dont le préjudice, pour la partie algérienne, serait évalué à des centaines de milliards de dinars (sic) un phénomène contre lequel les Algériens luttent depuis de nombreuses années».

Pour rappel, les éléments de la Gendarmerie nationale de Tlemcen ont saisi, en moins d’une année, plus d’un million de litres de carburant. Quant à la quantité qui est passée entre les mailles du filet, on l’estime à plus de dix fois celle saisie. Pour avoir une idée des «bienfaits» pour nos voisins de cette contrebande, fions-nous à la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Oujda qui, dans un récent rapport, a indiqué que «70% de l’économie de la région orientale dépend de la contrebande. Nous estimons le chiffre d’affaires moyen de cette activité à 6 milliards de dirhams par an (…). Le secteur informel emploie plus de 10 000 personnes et couvre l’essentiel des besoins de consommation de l’Oriental». Et Abderrahmane de conclure, toujours sur un ton sarcastique : «Montre-moi le dinar et je te ramène ce que tu veux de Dzaïr !» A méditer…*Chahredine Berriah (El Watan-22.02.2012.)

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 30% des produits soutenus par l’Etat, sont  destinés au trafic

Lors d’une conférence de presse tenue à Constantine, le porte parole de l’Union nationale des commerçants et artisans  El Hadj Taher Boulanouar  a déclaré  que 30% des produits essentiels  soutenus  par l’Etat  comme la farine , l’huile et la poudre du lait  sont destinés au trafic notamment à travers les frontières.

Pour cela, le conférencier par le biais de l’UGCAA demande une révision de la politique entreprise par l’Etat  afin d’assurer une meilleure prise en charge  des commerçants et barrer ainsi la route aux spéculateurs et trafiquants du marché parallèle.  Il notera également que les commerçants de gros  vendent à des prix exagérés dés fois le double du prix fixé par l’Etat.

Ce qui rend l’équation prix de revient –prix de vente impossible à équilibrer  pour le simple artisan. L’occasion a été propice pour M. Boulanouar de rappeler qu’en absence de lois rigoureuses en matière de vente des produits  a permis la multiplication des marchés  noirs.

De son coté, le président de la commission nationale des boulangers Mr Maamar Andour a souligné que  plus de 2000 boulangeries ont été fermés depuis 2005 à cause des nombreux problèmes que connait le boulanger et surtout les dettes cumulés menaçant prés de 20 000 boulangers sur le territoire national. Abordant le sujet d’une éventuelle grève, le président de la commission a affirmé le contraire car la porte des négociations est toujours ouverte avec le ministère du commerce.

Les artisans boulangers demandent au “gouvernement de trouver rapidement des solutions à leurs préoccupations liées principalement à la garantie d’une marge bénéficiaire des boulangers de 20% environ, à travers la réduction du prix de la farine (matière première pour la fabrication du pain), de 2 000 DA le quintal à 1 500 DA, et l’augmentation du prix du pain à 12 DA.*leconews.com-24.05.2013.

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**Algériens spoliés au Maroc…pourquoi refuse-t-on de leur rendre leurs biens?

 On estime les terres des Algériens spoliés au Maroc à 17.000 hectares appartenant à plus de 1. 000 terriens et propriétaires de biens immobiliers sur tout le territoire chérifien.

Après une période de silence, les Algériens, terriens et propriétaires de biens immobiliers, «nationalisés» sans indemnisation, à la faveur d’un dahir (loi royale) du 2 mars 1973 ordonnant un «transfert à l’État marocain des immeubles agricoles appartenant aux personnes physiques étrangères ou aux personnes morales» (même si, en réalité, ce texte n’a puni que les ressortissants algériens) reviennent à la charge après la visite du chef de la diplomatie marocaine à Alger. M. Abdou Bousmaha, représentant de ses compatriotes expropriés et propriétaire de biens à Guercif (Maroc oriental) affirme: «Nous avons accueilli l’élection du nouveau gouvernement marocain avec l’espoir de voir, enfin, notre dossier traité. C’est un des contentieux inextricables qui opposent nos deux Etats.

Ces derniers temps, nous avons remarqué qu’un certain esprit d’apaisement et de rapprochement guide les responsables des deux côtés; notre souhait était que notre dossier, qui concerne des milliers de familles algériennes, soit mis sur la table des discussions».

Un autre Algérien dépossédé, Omar T., nous rappelle que «une convention a été signée le 15 mai 1963 entre les deux pays. Pour ne reprendre que deux articles (les 2 et 5) de ce texte, il est clairement indiqué que les ressortissants des deux États installés chez le voisin jouissent des mêmes droits que les nationaux. L’article 2 est explicite et ne souffre d’aucune ambigüité chacune des parties contractantes s’engage à traiter les nationaux de l’autre partie selon les principes de réciprocité et de non-discrimination par rapport à ses propres nationaux…».

Mais, apparemment, entre les textes signés et paraphés et la réalité des choses, il existe un océan. Ces victimes de l’injustice marocaine, qui ont tenté de créer une association pour «défendre leurs biens collectivement et non séparément», mais qui ont échoué en raison des tracasseries administratives, se fient, aujourd’hui, directement aux deux gouvernements pour rappeler leurs droits bafoués. (El Satan-31.01.2012.)

**Les affairistes algériens exportent tout ou une partie des produits chez les voisins

«Des contrebandiers sans scrupules font passer à travers la frontière des produits à la demande des Tunisiens»

«Pour ne pas avoir à subir de pénurie sur les produits algériens, il est préférable de vivre en Tunisie», lâche avec un brin d’ironie un industriel qui a fait fortune dans l’exportation de produits laitiers vers la Libye d’El Gueddafi et la Tunisie de Ben Ali. Ces dernières années, plusieurs d’entre eux ont préféré exporter la totalité de leur production vers les pays voisins. C’est le cas pour ceux qui sont dans la filière agroalimentaire. «Les transferts de produits vers la Tunisie se sont intensifiés ces dernières années, reconnaît Youcef Lamari, directeur du commerce de la wilaya d’Alger. Elles touchent tous les secteurs d’activité, car la demande est très forte. Elles sont la partie visible de nos exportations. Reste la partie immergée. Celle qui échappe à tout contrôle et que nos services combattent.» Autre phénomène : près de 2.600 entreprises tunisiennes inscrites au registre du commerce algérien d’une part, et certains commerçants tunisiens qui ont mis en place leurs propres circuits de contrebande d’autre part. Cheptels, produits de large consommation, chauffages…, les Tunisiens achètent de tout et en grande quantité. «Ils sont malins, détaille Mahmoud l’industriel. Avant, ils étaient dépendants des grossistes. Ils passaient commande et allaient récupérer leur marchandise aux frontières. Maintenant, ils vont eux-mêmes faire leurs achats. Il n’est pas rare de les voir négocier avec les grossistes de la capitale. En plus, actuellement ils s’occupent d’alimenter le marché libyen…» L’année dernière, les autorités algériennes ont enregistré une hausse de près de 70% de la contrebande aux frontières est du pays.*El Watan-28.09.2012.

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Produits détournés vers la Tunisie et la Libye sans servir le marché algérien

Autre casse-tête auquel les grossistes doivent faire face : la décision de certains importateurs de vendre leurs produits sans intermédiaire, directement au port pour ne pas payer les frais de douane et de transport. «Il y en a même qui exportent leurs marchandises directement vers la Tunisie et la Libye, sans servir le marché algérien», révèle Ammar en se désolant devant les plaques limitant l’accès des camions. Dans un autre magasin, des clients se plaignent.

Les importateurs ne seraient pas les seuls à préférer les marchés voisins, réputés plus rentables. Les grossistes aussi écouleraient eau, légumes secs et laitages vers la Tunisie et la Libye. «Les Tunisiens et les Libyens ont l’habitude de venir avec des commerçants de Sétif et Tébessa qui prennent en charge les frais d’acheminement jusqu’aux frontières. Ils se ravitaillent et rebroussent chemin vers les frontières, nous explique-t-on.

Et là, on ne sait pas comment ils font pour passer la marchandise !» A l’extérieur, sur les ruelles non goudronnées couvertes d’une poussière aveuglante, l’ambiance est à l’anarchie. Les commerçants chargent et déchargent la marchandise, indifférents aux plaques de signalisation. Devant chaque boutique, un camion ou un semi-remorque attend d’être déchargé.

La police ? Absente sur les lieux ! Ce qui permet à quelques poids lourds de profiter de l’occasion pour sortir illégalement du marché vers la RN38. Mais pour éviter les infractions, la plupart d’entre eux stationnent dans l’enceinte du site avant 7h du matin. Un officier ayant préféré garder l’anonymat explique que la police n’a pas reçu d’instructions pour surveiller l’entrée du marché. «La police n’a rien à voir là-dedans. Il faut se rapprocher des autorités concernées», lâche-t-il en abrégeant la conversation. .*El Watan-28.09.2012.

**La contrebande grangrène nos frontières

*Sortie et trafic sur les produits de première nécessité, sur le carburant, le cheptel, les produits ferreux et produits alimentaires soutenus par l’État.

les contrebandiers accèdent sans discernement à la demande des marchés des pays voisins et n’introduisent en territoire national que des produits nocifs ou de mauvaise qualité (drogue, cigarettes, alcool frelaté, friperie…).

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Les frontières algériennes, qu’il s’agisse de celles de l’Ouest, de l’Est ou du Sud, sont à l’image d’une passoire via laquelle sont acheminés différents produits de contrebande, ce mal que le pays subit telle une fatalité, en témoigne le bilan des activités des unités des gardes-frontières (GGF) du premier trimestre de l’année en cours. Rendu public hier par la cellule de communication du commandement de la Gendarmerie nationale, dont relève la corporation des gardes-frontières, le bilan en question souligne en première ligne que «le phénomène de la contrebande touchant différents produits ne cesse de prendre de l’ampleur et semble constituer une activité prisée aux frontières, concentré plus particulièrement à travers les tracés ouest et est du pays».

Dans le même document, la cellule de communication ajoute que «l’analyse du bilan des saisies effectuées par ces unités, de janvier à mars 2013, atteste de l’existence d’un trafic de contrebande sur les produits de première nécessité, de nature à compromettre les efforts de l’Etat en matière d’approvisionnement des populations des bandes frontalières, en particulier, et la stabilité macro-économique, en général».

Pire, selon le même document, «les contrebandiers accèdent sans discernement à la demande des marchés des pays voisins et n’introduisent en territoire national que des produits nocifs ou de mauvaise qualité (drogue, cigarettes, alcool frelaté, friperie…).

En effet, le constat établi indique que dans le sens de l’importation, les produits ciblés sont les stupéfiants, les tabacs, les alcools, les effets vestimentaires, les fruits et les légumes saisonniers et les produits alimentaires. Alors que dans l’autre sens, c’est-à-dire «l’exportation», il s’agit essentiellement de carburant, de cheptel, de produits ferreux et produits alimentaires soutenus par l’État.

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Trafic d’armes aux frontières sud.  selon la même source, si les frontières est et ouest du pays sont confrontées beaucoup plus à la pratique de la contrebande, liée au trafic de carburant, du cheptel, des produits ferreux et divers produites alimentaires, celles du sud se distinguent singulièrement par la contrebande d’armes et de munitions et de cigarettes. Treize armes de différents calibres et près de 14 000 cartouches ont été saisies durant les trois premiers mois de l’année par les unités des gardes-frontières mobilisées pour la surveillance des frontières sud du pays.

Outre les armes, le carburant constitue le produit le plus écoulé à travers le circuit de la contrebande. C’est, en effet, une quantité dépassant les 20 000 litres qui été saisie par les éléments des gardes-frontières de janvier à mars 2013. Durant la même période, les mêmes services ont aussi récupéré 245 tonnes de différents produits alimentaires. A cela s’ajoute les quelque 3000 articles vestimentaires de tous genres.

La quantité de produits ferreux qui n’a pu passer entre les mailles des filets de la contrebande a été de 144,5 tonnes. Quelque 450 articles de ménage ont aussi connu le même sort, ainsi qu’une quantité dépassant les 2100 pièces de rechange qui figurent en outre dans le bilan des activités trimestrielles des gardes-frontières.

Plus de 2,5 tonnes de kif traité saisis en 3 mois

Les mêmes services ont en outre mis la main sur une quantité dépassant les 2,5 tonnes de kif traité «en provenance du royaume marocain, dont les narcotrafiquants ont transformé le tracé avec l’Algérie comme une source intarissable de cette marchandise prohibée, attentatoire à la sécurité publique et à la santé des citoyens», souligne le commandement de la Gendarmerie dans son communiqué.

Au total, le nombre d’affaires liées à l’activité de contrebande, traitées par les unités des gardes-frontières/GN de mars à janvier 2013, est de plus de 1300. Affaires dont le traitement s’est traduit par l’arrestation de 93 individus, en sus de 169 autres interpellés pour le motif d’immigration illégale et 78 autres surpris en pleine tentative de franchissement des frontières.*presse-dz.com-23.04.2013.

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**Souk Ahras Nouveau marché pour les Tunisiens :

A Souk Ahras, les voitures immatriculées en Tunisie sillonnent les quatre coins de la wilaya à la recherche de produits de consommation. «Nous venons en Algérie parce que nous avons des parents à Annaba, et nous saisissons cette occasion pour nous approvisionner sur place», témoigne Moncef, un fonctionnaire tunisien qui n’en est pas à sa première visite.

A Heddada, ville distante de 43 km du chef-lieu, nos sources parlent carrément de contrebande qui a atteint un pic depuis le mois de Ramadhan. «C’est un commerce illicite qui vient s’ajouter à celui de l’essence. Le lait en poudre, le café, les boissons gazeuses, les jus, les yaourts et l’eau minérale», énumère un habitant d’un hameau situé à 50 mètres du poste-frontière.

Le lait de marque Candia a connu une forte pénurie à Souk Ahras durant la deuxième quinzaine du mois de Ramadhan, car des quantités importantes auraient été envoyées vers la Libye, via El Kef et Djendouba, en Tunisie. Même chose pour l’eau minérale, toutes marques confondues. «Ils préfèrent les eaux gazeuses produites en Algérie aux marques importées.

Le café Boukhari et la limonade Bona sont très demandés, probablement à cause de leurs prix abordables», explique un commerçant. Par ailleurs, le troc a fait son apparition entre les commerçants. On y échange du yaourt contre des cageots de raisin, ou des munitions pour fusil de chasse contre des produits de large consommation.             A. Djafri

Tébessa. Contrebande d’eau, de dattes et de blé :

La contrebande est à l’origine d’une forte pénurie de certains produits alimentaires,  notamment dans les localités situées près des frontières algéro-tunisiennes ainsi qu’à Tébessa et El Oued. A Tébessa, la pénurie a d’abord touché les médicaments, le lait en sachet, le lait en poudre  pour enfants et même parfois le pain. Puis, elle s’est étendue à la petite bouteille d’eau minérale, la semoule et certains légumes et fruits, comme l’oignon, la tomate et la banane qui ont vu leurs prix s’envoler.

«Des contrebandiers sans scrupules ont fait passer à travers la frontière des produits à la demande des Tunisiens», témoigne un jeune contrebandier d’El Houijebet, situé à quelques encablures de la frontière, dans la wilaya de Tébessa. Par ailleurs, à Bir El Ater, certains spécialistes dans la contrebande du carburant se sont reconvertis en passeurs pour blé dur et dattes. «J’ai été intercepté, il y a une semaine,  par un groupe de jeunes à bord d’une camionnette, affirme Ali, un commerçant local. Ils m’ont acheté mon chargement de dattes.

Par la suite, j’ai appris qu’ils étaient des contrebandiers.» En outre, plus de 20 q de blé dur, qui étaient sur le point d’être acheminés vers la Tunisie, ont été trouvés par des riverains de Oglat Ahmed. «Je me suis spécialisé dans la contrebande du blé destiné à la semence, c’est plus lucratif que l’essence», a avoué un jeune âgé à peine de 20 ans. Les jeunes d’El Houijebet, qui se lancent dans le trafic, ont loué des terrains destinés à la culture de pomme de terre qui, une fois récoltée, sera destinée au marché tunisien. La pénurie a aussi touché le marché des boissons gazeuses de fabrication locale et étrangère.

Les dépositaires à Tébessa ont constaté qu’il existe une forte demande sur certaines boissons. «Nos stocks, comme vous le constatez, sont vides», nous explique un dépositaire d’une limonade de fabrication locale. Même les effets vestimentaires, les ustensiles de cuisine et les fournitures scolaires ont fait l’objet d’exportation illégale vers les pays voisins.    Lakehal Samir  .*El Watan-28.09.2012.

**Le carburant prisé par les passeurs…2 millions de litres ont passé la frontière en 2011

Véritable atteinte à l’économie nationale

Des cargaisons de carburant de près de 2 millions de litres ont passé la frontière l’année écoulée, selon des statistiques fournies par la gendarmerie.

Bien que les quantités destinées à la contrebande aient connu une baisse de 6% en 2011 comparativement à l’année 2010, le volume des cargaisons de carburant ayant traversé les frontières du pays durant l’année écoulée a été de 1 659 840 litres, si l’on tient compte des statistiques qui nous ont été fournies par les services de la Gendarmerie nationale.
C’est dire qu’il ne s’agit aucunement d’une banale affaire de contrebande, dont les répercussions sur l’économie du pays ne peuvent être que marginales. Le débat invoquant le trafic de carburant dans les régions frontalières revient, ces dernières semaines, comme une prière, sur fond de crise d’équilibre entre l’offre et la demande qui caractérise depuis plusieurs jours la situation du marché national du carburant. Selon les derniers chiffres émanant de la compagnie publique des hydrocarbures, Sonatrach a dû importer en 2011 2,3 millions de tonnes de produits pétroliers, dont la valeur est estimée à 2 milliards de dollars.

Dans le détail, M. Zerguine, le PDG de Sonatrach,fraîchement désigné pour succéder à Nordine Cherouati, a précisé que sur les 2,3 millions de tonnes de produits pétroliers importés, les carburants représentent 1,6 million de tonnes (1,3 million de tonnes de gasoil et 360 000 tonnes d’essence). Le coût des importations de l’Algérie en carburants a été multiplié ainsi par dix, puisque dans les années 2005 et 2006, le pays importait pour environ 200 millions de dollars annuellement. Aujourd’hui, l’Algérie importe annuellement pour 2 milliards de dollars, compte tenu de l’évolution fulgurante du nombre de voitures roulant au gasoil et à l’essence sans plomb, à en croire le PDG de Sonatrach, qui s’exprimait récemment sur le sujet lors d’une conférence de presse.

Près de 2 millions de litres de ces achats de l’Algérie vont vers la contrebande pour soutenir l’économie des pays voisins, au vu et au su des autorités du pays. Un manque à gagner énorme pour l’économie algérienne.
La gravité du phénomène est double, surtout lorsqu’on sait qu’il est en connexion étroite avec d’autres formes de criminalité organisée.
Selon le bilan des activités de police judiciaire pour 2011, il est ainsi indiqué que 4625 affaires traitées représentent 38,81% de la criminalité organisée. L’évolution est de 2% par rapport à 2010. Les wilayas touchées par les maux en relation avec la criminalité organisée sont surtout Tlemcen (2024 affaires), Tébessa (797 affaires), Souk-Ahras (657 affaires). C’est dire que toutes les régions frontalières du pays sont gangrenées par ce fléau.

Pour preuve, dans le compartiment des autres atteintes à l’économie nationale, il est recensé 145 affaires de criminalité organisée, dont 27 à Tébessa et 18 à El Tarf. En outre, 20 affaires de détournement et dilapidation, 21 de fraude fiscale et 85 infractions à la réglementation des changes ont été enregistrées en 2011 au niveau des régions frontalières, qui passent pour être des foyers de la criminalité organisée face à la passivité du gouvernement. (El Watan-22.02.2012.)

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**Contrebande…12.600 litres de carburant saisis a Tamanrasset

Les services de lutte contre la contrebande relevant de la sûreté de wilaya de Tamanrasset ont réussi, récemment, une opération coup-de-poing qui s’est soldée par la saisie de 9800 litres de carburant, indique une source officielle.
La cargaison, qui serait destinée à être acheminée hors de nos frontières, a été emmagasinée dans des fûts d’une capacité variant entre 30 et 200 litres et entreposée dans un bouge situé au lieudit Sersouf, non loin de la ville. Une enquête a été immédiatement ouverte par la police pour identifier les personnes qui seraient impliquées dans cette affaire. Signalons que les mêmes services ont également récupéré 2800 litres de carburant, abandonnés à la sortie sud de la ville, sur la route menant vers In Guezzam, par les contrebandiers qui ont pris la clé des champs en apercevant les éléments de la police en patrouille dans le secteur.(El Watan-06.09.2012.)

**Frontières Est : le trafic représente 40% de la criminalité organisée

 Le phénomène de la contrebande dans les zones frontalières est et ouest du pays va crescendo. Pas moins de 4.625 affaires ont été traitées en 2011 par les garde-frontières de la Gendarmerie nationale.

«Ce qui représente près de 40% de la criminalité organisée enregistrée durant l’année 2011. Soit une hausse de 2% par rapport à l’année passée», révèle la Gendarmerie nationale. Les trois marches du sinistre podium de la contrebande reviennent respectivement aux wilayas de Tlemcen avec plus de 2000 affaires, 800 à Tébessa et 660 à Souk Ahras. Trois régions dont le dénominateur commun est la situation géographique frontalière avec le Maroc pour la première et la Tunisie pour les autres. Les produits «exportés» par les contrebandiers vers ces pays varient de la bière au sucre en passant par la semoule et le gasoil, les véhicules tous poids confondus. Et si la courbe de ce trafic frontalier continue son ascension d’une année sur l’autre, il n’en est pas de même pour les fraudeurs.

Ainsi, ils étaient 1697 contrebandiers à être arrêtés en 2011 contre 2130 en 2010, soit une baisse de 20%. Cette situation s’explique par le risque qu’encourent les trafiquants aux frontières, qui dissuadent l’intervention humaine et encouragent par conséquent les sorties des produits à passer à l’autre côté des frontières algériennes. Quant aux principaux produits, les unités de la Gendarmerie nationale ont procédé, durant la même période à la saisie de 1 659 840 litres de carburant, 215 748 tonnes de produits alimentaires et 2103 têtes de cheptel. A un degré moindre, les Douanes algériennes ont saisi en 2011 à Annaba, El Tarf et Souk Ahras 20 000 litres de carburant.

A cela il faut ajouter des quantités similaires, sinon plus, qui ont réussi à passer à travers les mailles des services de sécurité. Pis, tous ces produits sont subventionnés directement et indirectement par l’Etat. En effet, le prix réel d’un litre d’essence est de près de 60 DA, celui du gasoil de près de 50 DA/l, ceux du sucre et l’huile respectivement de 140 DA/kg et de 180 DA/l. Quant au cheptel ovin, bovin et caprin, la subvention est indirecte puisque les éleveurs sont aidés sur l’aliment du bétail. Les émeutes qui avaient secoué, en janvier 2011, le pays après une augmentation des prix du sucre et de l’huile avaient poussé le gouvernement à décider des mesures en faveur du soutien des prix de ces deux produits, qui lui avaient valu 26 milliards de dinars, selon le ministère du Commerce. Une manne qui a profité, outre aux Algériens, aux Tunisiens, aux Libyens et même aux Marocains.

Le printemps arabe : l’autre aubaine

Et si la contrebande a toujours existé aux frontières est et ouest du pays, elle s’est intensifiée davantage lors des chaos qu’ont connu nos voisins de l’Est, en l’occurrence la Tunisie et la Libye. En effet, sinistrées par l’absence totale d’approvisionnement en produits alimentaires de première nécessité, les familles victimes des conflits armés du Printemps arabe ont eu recours à la contrebande pour subvenir à leurs besoins alimentaires et énergétiques. Il suffisait d’avoir un engin roulant pour être client du carburant de contrebande. Il n’y a pas un type de consommateur particulier à la frontière tunisienne.

Tout le monde est consommateur, du citoyen, gendarme ou policier au transporteur routier, en passant par les chauffeurs de taxi. Avec des prix hors de portée, une frange importante de la population tunisienne a jeté son dévolu sur le gasoil, le sucre, la semoule et l’huile algériens. Il n’y qu’à faire un tour de l’autre côté de la frontière pour le constater. Des jerricans de différents volumes étiquetés «gasoil algérien» sont exposés en évidence le long des routes de Tunisie. De même pour les denrées alimentaires, les «consommateurs» tunisiens reconnaissent tous la qualité du carburant et des produits alimentaires algériens par rapport aux leurs, très chers durant cette période de chaos.

En revanche, les marchés locaux de Souk Ahras et Tébessa sont inondés de divers produits illicitement introduits de Tunisie via le troc tels les confiseries, les épices et les pâtes. Il ne peut en être autrement pour des villes situées à quelques encablures d’une frontière. Devant cette situation très complexe dont l’incidence sur l’économie nationale est immédiate, la question que d’aucuns se posent est de savoir si l’Etat a pris les dispositions nécessaires. Existe-t-il une réelle volonté politique pour empêcher les trafiquants de tout poil de se sucrer à ses dépens ? Les efforts conjugués de la Gendarmerie nationale et des Douanes algériennes, certes louables, demeurent insuffisants devant la voracité des contrebandiers. (El Watan-22.02.2012.)

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