Eco-finance.Algérie

*Condor, une participation réussie au Congrès mondial du mobile ou Mobile World Congress à Barcelone. 

Condor: une participation remarquée

*Le producteur national, Condor, vient de participer avec succès au Congrès mondial du mobile ou Mobile World Congress (MWC) qui a lieu annuellement à Barcelone. Cette première participation révèle la montée en puissance de ce fleuron de la production algérienne de produits high-tech. Condor s’est finalement imposé, à la faveur de ce rendez-vous catalan, dans le cercle fermé des constructeurs de mobiles.
Il passe, désormais, pour être la première entreprise algérienne à mettre le pied à la plus grande exposition de technologies de télécommunications. Condor a été représenté à ce carrefour mondial des nouvelles technologies par une importante délégation, avec à sa tête le président du Conseil d’administration, M.Abderrahmane Benhammadi.
Condor s’est distingué dans ce rassemblement international par la révélation de son tout dernier né, à savoir le A55 Slim. Un smartphone double sim de la gamme Allure, doté d’un processeur 8 coeurs de 1,3 Mhz, d’une RAM de 3 Gb et d’une ROM de 32 Gb, d’une batterie de 3150 MAH et d’un appareil photo de 13 MP et frontal de 5 MP.
Le A55 Slim intègre le système Android 5.1 et est compatible sur les réseaux GSM/3G/4G. Condor a également exposé les nouveaux modèles récemment lancés, à savoir le Griffe G4s et Griffe G2s en plus de P6pro, P6 et P4pro. A la faveur de sa participation à l’édition 2016 du MWC, Condor n’a pas manqué d’annoncer sa volonté d’investir le partenariat international, tout en oeuvrant à renforcer la notoriété et l’image de la marque. Assurément, la participation de Condor au MWC va forcément renforcer l’image de la marque auprès des Algériens qui verront en ce label local une référence et qui accentuera le sentiment d’appartenance à cette dernière. Dans cette logique, M.Benhammadi a tenu un discours sincère en insistant sur le fait que le client reste le centre des préoccupations de son entreprise et que ses équipes ne ménageront aucun effort pour proposer de nouveaux produits tout à la fois technologiques et accessibles et redoubler d’efforts pour renforcer la qualité de service sur tous les fronts.*Par Salim BENALIA - Samedi 27 Fevrier 2016/ l’Expression

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*Suture chirurgicale : fabrication de la marque Péters en Algérie

Vicralys, spécialisé dans le drapage opératoire stérile à usage unique, vient de conclure un contrat de partenariat avec l’un des leaders mondiaux français dans la suture chirurgicale Péters Surgical.

 

Ainsi, les deux partenaires comptent répondre à la demande nationale en matière de suture chirurgicale de marque Péters jusque-là importée. «Dans sa première phase de production, l’unité de Draâ Benkhedda se consacrera à la production de suture pour la chirurgie générale et à la spécialité ophtalmique», a tenu à souligner le professeur Meradji, général manager de Vicralys. «Le groupe, a-t-il ajouté, a pour objectif de répondre à la demande nationale et surtout élargir notre  gamme et le programme s’étalera sur plusieurs années. Il est aussi question de contribuer à travers ce site industriel local à la baisse de la facture à l’importation.»

Pour Jean Marc Chalot, président directeur général de Péters, que nous avons reçu à notre rédaction, en compagnie du Pr Meradji, ce partenariat est aussi «une opportunité pour l’acquisition d’un savoir-faire, surtout que Vicralys est un ancien partenaire qui dispose d’une unité industrielle cohérente par rapport à nos besoins. Elle répond aux normes internationales et nous nous sommes engagés à fabriquer les mêmes sutures que Péters fabrique ailleurs dans le monde et avec un marquage CE».

 

Cet investissement ,engagé selon les exigences de la loi 51/49 est estimé à 400 millions d’euros. Il couvrira, dans sa première tranche, poursuit Jean Marc Chalot, un tiers du marché national estimé à 8 millions d’euros, soit 3 millions d’euros. En attendant le lancement officiel de la fabrication, prévue pour 2014, les deux parties se sont engagées à entamer la formation dans le site et son équipement en matériels adapté. «Au cours de la première phase, nous comptons produire près de 3 millions d’unités par an et doubler la production par la suite, voire la tripler pour la suture destinée à la spécialité», a-t-il précisé avant de souligner que la marque Peters est utilisée dans la majorité des hôpitaux français et elle est commercialisé dans 75 pays.

«Notre objectif en Algérie est de s’inscrire dans la logique de la  pérennisation et apporter une valeur ajoutée», a t-il encore signalé. A noter que Vicralys est l’unique entreprise spécialisée en Algérie dans le non tissé stérile au bloc opératoire avec 2200 références. Ce premier investissement du non tissé stérile, soutient le Pr Meradji, est un grand progrès dans l’activité de soins : «Il constitue une barrière anti-microbienne et anti-virale largement supérieure à celle du linge traditionnel, assure une prévention optimale des infections sur site opératoire et représente un intrêt économique certain et sécurisé. Nous couvrons depuis 2008 les besoins nationaux.» *El Watan-23.06.2013.

**La Banque extérieure d’Algérie a enregistré en 2012 un bénéfice net de 35,6 milliards de dinars

La Banque extérieure d’Algérie (BEA), leader sur le marché bancaire de la place, a enregistré en 2012 une hausse de son bénéfice net à 35,6 milliards (mds) de dinars contre 30,3 en 2011, en hausse de plus de 17%, a-t-on appris hier auprès de cette banque publique.

En 2012, le total bilan de la BEA avait atteint 2307 mds de dinars, alors que son produit net bancaire s’est chiffré à 44,5 mds de dinars, selon les chiffres à la clôture du bilan, fournis à l’APS. Les engagements envers la clientèle, qui représentent l’encours des crédits accordés par la banque, ont atteint 1280 mds de dinars à fin 2012 contre 1080 en 2011, soit une progression de 200 milliards en une seule année.

A fin 2012, l’encours des crédits accordés à l’industrie manufacturière a représenté une part prépondérante de 48% des engagements globaux de la banque ; ceux accordés à l’administration publique 21%. Le secteur de la construction occupe, quant à lui, la troisième place avec une contribution de 13% dans le portefeuille de la banque. Les crédits accordés uniquement en 2012 (200 mds de dinars) ont bénéficié à 44% aux particuliers et ménages, à 21% aux PME et à 16% au secteur public, selon le même bilan.
La BEA avait enregistré, en 2010 et 2011, un accroissement de 12% de ses engagements qui sont passés de 965 mds de dinars à 1080 milliards à fin 2011.

«Cette tendance haussière (des engagements) démontre la forte implication de la banque dans le financement de l’économie et restitue les retombées positives de la stratégie de la banque en matière de diversification de ses activités», souligne-t-on auprès de cette banque. Dans les échanges commerciaux de l’Algérie avec l’international, la BEA est restée leader en 2012 sur la place bancaire tant en matière d’importations de biens et services avec des parts de marché de 17,1% qu’en matière d’exportations, notamment des hydrocarbures canalisées à 98% par ses structures.

Pour 2013, la banque projette d’augmenter son capital à 100 milliards de dinars (un milliard d’euros). «La BEA se positionne grâce à l’évolution positive et régulière de son capital qui est passé de 24 mds de dinars en 2005 à 76 milliards en 2011 comme une banque émergente parmi le système bancaire international», a-t-on ajouté de même source. Ces différentes augmentations de capital ont été réalisées exclusivement par l’incorporation d’une partie des bénéfices engrangés par la banque, relève-t-on. *El Watan-28.04.2013.

**Sonatrach: 38 milliards de dollars de recettes d’exportations au 1er semestre 2012

Sonatrach: 38 Mds de dollars de recettes d’exportations d’hydrocarbures au 1er semestre 2012.
Le groupe Sonatrach a exporté pour 37,7 milliards de dollars d’hydrocarbures durant le premier semestre 2012, a annoncé mercredi le PDG du groupe, Abdelhamid Zerguine.
De même, la production globale du groupe a atteint 102 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) à fin juin dernier dont 57 millions TEP exportés, a indiqué M. Zerguine lors d’une conférence de presse. En outre, les revenus de la fiscalité pétrolière versés au Trésor durant les six premiers mois de 2012 sont de 2.230 milliards de dinars (plus de 30 milliards de dollars), selon un bilan semestriel présenté par M. Zerguine. Par ailleurs, Sonatrach a réalisé 15 découvertes en efforts propres au cours de la même période, ajoute le patron du groupe. (APS-11.07.2012.)

**hausse de 63,18 % de l’excédent commercial durant le 1er trimestre 2012 à 9,38 milliards de dollars

L’excédent de la balance commerciale de l’Algérie a connu une forte hausse de 63,18 % durant le 1er trimestre 2012 à 9,38 milliards de dollars (mds usd) contre 5,75 mds usd à la même période en 2011, a appris dimanche l’APS auprès des Douanes algériennes.

Les exportations ont atteint 19,81mds usd au cours des trois premiers mois de l’année 2012, contre 17,31 mds usd à la même période l’année précédente, en hausse de 14,45%, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis).

Quant aux importations, elles se sont établies à 10,43 mds usd contre 11,56 mds usd, enregistrant ainsi une baisse de 9,76%, précisent les chiffres provisoires du Cnis.Cette amélioration du commerce extérieur est due essentiellement à la bonne tenue des prix du pétrole, durant cette période avec une moyenne de 115 dollars le baril, contribuant à une hausse de plus de 14% des exportations algériennes des hydrocarbures, à laquelle s’ajoute une baisse de près de 10% des importations. Le taux de couverture des importations par les exportations est passé de 150% à 190% durant la période de référence. (APS-22.04.2012.)

 **l’Algérie 2e plus gros détenteur de réserves de change dans la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord

Dans un rapport spécial réactualisé sur les perspectives économiques de la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, rendu public hier à Washington, le FMI a classé l’Algérie au titre du pays le moins endetté des 20 pays de la région MENA pour l’année 2012, et du deuxième plus gros détenteur de réserves officielles de change après l’Arabie Saoudite, avec des prévisions de clôture de l’année 2012 de 205,2 milliards de dollars. Le FMI pronostique un matelas de devises de 224,1 milliards de dollars en 2013 (contre 183,1 milliards de dollars en 2011). Le Fonds indique que la dette extérieure brute de l’Algérie ne représentera que 2,4% du PIB en 2012 et devra se maintenir au même taux en 2013 (contre 2,8% en 2011). La dette publique devra baisser, quant à elle, à 8,9% du PIB en 2012 et à 8,6% en 2013 (contre 9,9% en 2011).Selon les évaluations du FMI sur les réserves de change officielles 2012 (hors fonds de souveraineté) des pays pétroliers de la région, les trois plus gros détenteurs de ces réserves sont l’Arabie Saoudite (683,5 milliards de dollars), l’Algérie (205,2 milliards de dollars) et l’Iran (113,1 milliards de dollars). (El Watan-22.04.2012.)

**Approvisionnement en gaz : la Belgique souhaite conclure un nouvel accord

Des responsables du secteur gazier ont déjà rencontré leurs homologues algériens dans la perspective de la reprise des livraisons du gaz algérien vers la Belgique, dont le contrat était arrivé à terme en 2007, selon M. Van Driessche, ambassadeur du royaume de Belgique à Alger. «Il y a eu des contacts informels. Mais il n’y a aucun nouveau contrat» de fourniture de gaz, a précisé M. Van Driessche en marge de la rencontre d’affaires algéro-belge, qui s’était tenue hier à Alger, au siège de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI). Interrogé sur la teneur des discussions entre les deux parties, le diplomate n’était pas en mesure de fournir la moindre indication. A la fin du contrat de fourniture de gaz avec l’Algérie, c’est en direction du Qatar que les Belges sont allés pour s’approvisionner. Il semblerait que la sortie progressive du nucléaire, prévue en 2025, incite les responsables belges à repenser leur politique d’approvisionnement en gaz en multipliant les fournisseurs.

D’où l’intérêt des Belges de voir les exportations algériennes en gaz reprendre de nouveau. Ce pays dispose du port d’Anvers, orienté vers l’accueil de bateaux méthaniers, a souligné l’ambassadeur. «Il servira de hub pour les importations en gaz, non seulement pour la Belgique mais aussi pour l’Europe du Nord», a fait savoir l’ambassadeur. L’approvisionnement de la Belgique est assuré pour l’essentiel par le Qatar, la Norvège et les Pays-Bas. En 2011, la valeur des échanges commerciaux entre les deux pays s’élevait à 3,2 milliards de dollars, selon Ameziane Medjkouh, premier vice-président de la CACI. La Belgique a exporté vers l’Algérie 800 millions de dollars et importé pour 2,4 milliards de dollars.

«La balance est déficitaire», a déploré, pour sa part, Rudi Mertens, attaché commercial auprès de l’ambassade de Belgique à Alger. L’Algérie est le second partenaire commercial de la Belgique sur le continent africain, après l’Afrique du Sud. En 2011, la Belgique a été classée 7e client de l’Algérie et son 14e fournisseur dans le monde. Près de 70 entreprises sont implantées en Algérie, activant essentiellement dans l’immobilier et les transports. Selon ce diplomate, cette rencontre vise à «identifier de nouvelles opportunités de partenariat et d’investissement».

L’ambassadeur a souligné la nécessité de booster les échanges entre les deux pays, en s’orientant vers des formules d’investissement en lieu et place du commerce. Interrogé sur le climat des affaires, décrié par les entreprises autant nationales qu’étrangères, il a soutenu que les opérateurs belges ont surpassé la «crainte», induite par les dispositions de la loi de finances complémentaire de l’année 2009. «L’Algérie n’est pas un cas unique en matière de lenteurs administratives. Il reste à trouver un consensus, au niveau politique et privé, pour surmonter ces lenteurs», a encore estimé M. Van Driessche. Celui-ci a annoncé par ailleurs la visite prochaine en Algérie du ministre belge des Affaires étrangères, le libéral Didier Reynders…(El Watan-30.05.2012.)

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*Dix années accordées aux agriculteurs pour rembourser leurs dettes

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Alger- la direction générale de la Banque d’Agriculture et de développement rural (BADR), a fixé un délai de dix années aux agriculteurs, exclus de la décision du président au profit des agriculteurs, pour leur permettre de rembourser leurs dettes.

Le secrétaire général de l’union nationale des agriculteurs, M. Mohamed Alioui, dans une déclaration faite à Ennahar, a énuméré une série de mesures prises lors de la réunion jeudi dernier avec le Pdg et les cadres de la BADR, entre autre, le délai de dix années fixé aux agriculteurs, qui n’ont pas pu bénéficier de la décision du président du 28 février 2009 à Biskra, concernant l’effacement des dettes des agriculteurs, pour payer leurs dettes. Pendant les trois premières années du délai de remboursement des dettes des agriculteurs et des éleveurs, ces derniers seront exonérés du paiement des intérêts.

Ces nouvelles mesures prises lors de la dernière rencontre avec les éleveurs et les propriétaires des huileries qui ont été exclus de la décision du président de la république et dont le taux des dettes a atteint 60 à 70%. Concernant les agriculteurs exclus de la décision qui n’ont pas pu payer leurs dettes et qui ont été poursuivit en justice, ces derniers bénéficieraient des nouvelles mesures. Selon le secrétaire général de l’union nationale des agriculteurs, tous ses agriculteurs concernés bénéficieront de ces nouvelles mesures.

A noter que les agriculteurs endettés qui n’ont pas bénéficié de la décision du président concernant l’effacement de leurs dettes, ont été poursuivit en justice et sommés de rembourser la totalité de leurs dettes ou la saisie de leurs matériel acquis dans le cadre de l’Ansej…Ennahar/ 29.10.2011.

**Sonatrach a exporté jusqu’à septembre l’équivalent de 53 milliards de dollars

Le Président Directeur Général de la société nationale des hydrocarbures, Sonatrach, M. Noureddine Cherouati, a révélé que jusqu’à la fin septembre de l’année en cours, Sonatrach a exporté l’équivalent de 53 milliards de dollars. Indiquant que le projet pétrochimique entre Orascom/Sonatrach sera réceptionné d’ici la fin de l’année. Le même responsable a prévu un retard dans la réalisation du gazoduc algéro-italien « Galci », suite à la situation du marché gazier international.

El Khabar : quelle évaluation faites vous de l’exercice 2011 et de l’augmentation considérable des prix des hydrocarbures et exportations de la Sonatrach ?

**Noureddine Cherouati : l’exercice 2011 a été exceptionnel, étant donné que le prix du baril de pétrole Brent de la mer du nord n’a pas baissé au-dessous de 100 dollars, excepté en janvier. De ce fait, le chiffre d’affaires de la Sonatrach et jusqu’au mois de septembre de l’année en cours a été estimé à 53 milliards de dollars.

El Khabar : que pensez-vous de l’état du marché pétrolier et gazier international et est-ce que cet état encourage Sonatrach à lancer d’avantages d’investissements ?

**Noureddine Cherouati : parlons d’abord du marché pétrolier international, qui a connu son plus mauvais état en 2009. Avant de commencer à se relancer en 2010 et en 2011. ces deux années lui ont permis de reprendre son rythme de croissance ordinaire atteignant une production annuelle estimée à 1.3 millions de barils par jour. Par ailleurs, le marché gazier a subi une double crise, la première similaire à celle qu’a connu le marché pétrolier et qui était due à la crise financière internationale, alors que la seconde est due à la production du gaz non conventionnel aux Etats-Unis. On note également, dans ce cadre, la demande croissante sur le gaz naturel liquéfié en Asie en 2011, suite à la catastrophe nucléaire de FOKOYAMA. Par ailleurs, l’année 2012 est prévue d’être relativement stable pour ce qui est du gaz naturel liquéfié, par rapport au gaz exporté par gazoducs, notamment, pour nos plus importants clients en Europe, qui consacrent une importante partie de leur importation pour le secteur industriel, qui souffre à son tour des fluctuations de l’activité économique. Pour ce qui est du cas de la Sonatrach, elle maintient ses investissements qu’elle a lancés dans le domaine du développement et l’exploitation du pétrole brut et gaz naturel.

El Khabar : avez-vous décidé de maintenir le projet d’investissement en aval ou y a-t-il des changements suite aux besoins du marché algérien ou international ? et pourquoi est ce que le projet pétrochimique de Total accuse un retard et où en est-on avec le projet Guassi Touil ?

El Khabar : Sonatrach a-t-elle décidé d’investir au large et si c’est le cas, serait il en association ou avec ses propres moyens, après une précédente expérience au large d’Annaba ?

**Noureddine Cherouati : Sonatrach voudrait se lancer dans l’exploration au large. Toutefois, notre expérience dans ce domaine ne date pas de longtemps. Nous devons commencer par la collecte des informations et donnes géologiques qui sont, pour l’instant, très modestes. Au large d’Annaba, Sonatrach a travaillé sur la collecte d’informations d’ordre géophysique. L’exploration au large n’est qu’à ses débuts.

**Noureddine Cherouati : le programme d’investissement de Sonatrach dans le cadre de l’aval s’introduit dans le cadre de la stratégie de développement tracée à moyen et à long terme et qui consiste dans la réhabilitation des capacités nationales de production. Des investissements d’une valeur de 37 milliards de dollars ont été alloués à ce programme et ce jusqu’aux horizons de 2018.

El Khabar : vous avez lancé un appel d’offres pour choisir des bureaux nationaux qui seront chargés d’effectuer des opérations d’actuariat sur l’ensemble des branches de Sonatrach. A quoi vise cette opération ?

**Noureddine Cherouati : cette opération s’inscrit dans le cadre de la politique de soutien des mesures particulières relatives au contrôle interne de la Sonatrach et en vertu des directives du ministre de l’énergie et des mines. Elle permettra d’accompagner Sonatrach et ses branches dans la modernisation des méthodes et des normes ainsi que des mesures à prendre visant à instaurer la transparence dans la gestion et l’amélioration de l’efficacité du contrôle interne. (El Khabar-24.10.2011.)

**Accord entre Sonatrach, Anadarko et Maersk…

Fin du différend sur la taxe sur les profits exceptionnels

La compagnie nationale des hydrocarbures a conclu un accord à l’amiable avec la compagnie pétrolière américaine Anadarko et la danoise Maersk Oil sur le différend qui les opposait à propos de la méthode de calcul de la taxe sur les profits exceptionnels, selon un communiqué rendu public vendredi soir.

«Sonatrach est parvenue à un accord à l’amiable avec Anadarko Algeria Company et Maersk Olie Algeria et qui aura pour effet, dès son approbation par les autorités compétentes, de mettre un terme définitif aux arbitrages qui ont été introduits par ces deux compagnies aux fins de contester le prélèvement de la taxe sur les profits exceptionnels (TPE) introduite par l’ordonnance n°06-10 du 29 juillet 2006 portant modification de la loi n° 05-07 du 28 avril 2005 relative aux hydrocarbures.»

Cet accord a été conclu sur la base de concessions réciproques des parties et sans préjudice de leurs positions respectives dans les arbitrages», a précisé la compagnie qui ajoute que «dans ce contexte, les parties ont convenu de modifier certaines dispositions du contrat, notamment le mécanisme de partage de la production, qui comprend l’engagement des partenaires de Sonatrach de payer la TPE conformément à la réglementation en vigueur».

Par ailleurs, «l’accord prévoit également de proroger à 25 ans la durée d’exploitation de chaque gisement, les compagnies exerçant par anticipation les options contractuelles prévues à cet effet», selon le communiqué.
De son côté, Anadarko avait rendu public tôt dans la journée de vendredi un communiqué qui annonce l’accord à l’amiable en donnant des détails chiffrés.Dans son communiqué, elle a annoncé qu’elle a conclu un accord avec Sonatrach qui va régler le différend portant sur l’application par Sonatrach de la taxe sur les profits exceptionnels et que cet accord entrera en vigueur dès son approbation par les autorités algériennes. L’approbation mettra fin à la procédure d’arbitrage qui a été engagée, selon Anadarko. La compagnie américaine estime avoir «conclu un règlement juste et équilibré qui va permettre de retrouver la valeur des actifs d’Anadarko à travers une solution à l’amiable qui maintient le partenariat de longue date avec Sonatrach, un partenariat qui leur a permis de produire près de 1,5 milliard de barils équivalent pétrole».

L’accord, qui est fondé sur des «concessions réciproques», selon Anadarko, prévoit «la livraison à la compagnie américaine de volumes supplémentaires de pétrole brut d’un montant de 1,8 milliard de dollars sur une période de 12 mois à compter de la date d’entrée en vigueur de l’accord».
De plus, les deux parties ont convenu de modifier l’accord de partage de la production, «la modification permettra à Anadarko de récupérer une valeur d’environ 2,6 milliards de dollars sur la durée restante du contrat qui sera prorogé à 25 ans».
De son côté, la compagnie danoise Maersk Oil a annoncé aussi que «le règlement, fondé sur des concessions réciproques, prévoit la livraison à Maersk Oil de volumes supplémentaires de pétrole brut d’un montant de 920 millions de dollars environ sur une période de 12 mois à compter de la date d’effet».

Et de préciser que «l’effet de l’amélioration des termes du contrat va modérément augmenter la part de Maersk Oil dans la production de pétrole à partir de la date d’effet et pour la durée restante du contrat de partage de production». Le différend sur la TPE est apparu lors de son application au début de l’année 2007. Il portait sur la méthode d’application.
Les deux partenaires de Sonatrach estimaient que la taxe devait être appliquée sur la valeur de la production qui va au-delà d’un baril à 30 dollars et non sur toute la production. Après plusieurs réunions et des tentatives de conciliation infructueuses, Anadarko et Maersk ont porté le différend devant l’arbitrage international.

Un message positif aux compagnies pétrolières

Sonatrach a ensuite repris les contacts pour envisager une solution à l’amiable. Selon nos calculs, Sonatrach a prélevé plus de 10 milliards de dollars depuis le début de l’application de la taxe.
Le président d’Anadarko Algérie avait estimé en 2010 que la taxe avait fait chuter la valeur des actifs de 10 à 2 milliards de dollars. En 2010, la compagnie américaine pensait déjà récupérer 3 milliards de dollars.
Le recours était basé sur le fait que les biens d’Anadarko en Algérie sont exploités en vertu d’un contrat de partage de la production, prévu sur 20 ans, et qui contient une clause de stabilisation visant à protéger ses investissements existants et la valeur relative de ces biens.

En fait, les deux partenaires récupèrent une partie de la taxe prélevée sur une production à venir et évitent l’arbitrage qui aurait été contraignant et nocif pour les relations futures. En choisissant l’accord à l’amiable et en acceptant de dédommager Anadarko et Maersk, Sonatrach lance un message positif aux autres compagnies pétrolières. Cet accord donne aussi une indication sur la révision qui va s’opérer en matière de fiscalité dans la loi sur les hydrocarbures sans pour autant remettre en cause le principe de la TPE. (El Watan-06.03.2012.)

**Selon d’importantes institutions internationales dont la le Conseil Mondial de l’Or

L’Algérie classée 11ème mondialement et 1ère dans le monde arabe en réserves de changes

L’Algérie vient de prendre la 11ème place mondiale, et 1ère dans le monde arabe, en termes de réserves de changes. Elle a, par ailleurs, pris la 23ème place, dans le classement mondial, en terme de réserves en or, et à la 13ème place mondiale en terme de fonds souverains, représenté en Algérie par le fonds de régulation budgétaire.

Selon un expert international, le classement de l’Algérie, pour l’année 2010, peut s’améliorer, notamment, avec l’amélioration de ses réserves de change. Elles puissent atteindre, selon cette source, les 173 milliards de dollars, avec un taux de réserves en or, stabilisé dans les 173.6 tonnes.

Par ailleurs, l’Algérie a été classée par l’institut Suisse des Fonds Souverains, à la 11ème place mondiale, en termes de réserves de changes.

Elle a été devancée par l’Allemagne, avec une réserve de changes estimée à 150.377 milliards de dollars, Hongkong avec 160.700 milliards de dollars, par le Singapour, qui a pris la huitième place dans ce classement, avec des réserves estimées à 168.802 milliards de dollars.

D’autre part, ’Institut Peterson, qui est un Institut pour l’économie internationale, qui s’intéresse aux problèmes économiques internationaux, basé à Washington D.C, a classé l’Algérie en 13ème position en termes de fonds souverains, représenté en Algérie par le Fonds de Régulation Budgétaire, d’une valeur estimée à 47 milliards de dollars.

L’Algérie a été devancée dans ce classement par le fonds d’investissement d’Abu Dhabi, qui possède 875 milliards de dollars, suivi par le Holding « Sama », qui dispose de 431 milliards de dollars, et la caisse de retraites Norvégienne avec des fonds estimés à 356 milliards de dollars, puis par la caisse Singapourienne pour l’investissement, avec des réserves de 247.5 milliards de dollars, et en dernières positions la caisse australienne des futures générations avec 59.6 milliards de dollars et la caisse Qatarie de l’investissement avec 60 milliards de dollars et l’instance de l’investissement Libyenne avec 65 milliards de dollars.(El Khabar-06.10.2011.)

***Madame Laura Baeza. Ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie :

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« L’Algérie n’a pas besoin de ressources financières mais plutôt d’un accompagnement technique afin de moderniser son économie ».

Chaque pays partenaire développe ses relations avec l’UE selon ses propres aspirations, besoins et capacités suivant le principe de l’appropriation. C’est sur cette base que nous nous engageons à faire mieux de notre côté. Les moyens seront fournis selon une approche différenciée qui encourage l’ambition pour la réalisation des reformes. Il s’agit de l’approche « plus pour plus », qui est au cœur de la nouvelle Politique européenne de Voisinage, inspirée par l’esprit du printemps arabe dans le sud de la Méditerranée.

El Khabar : Quelle évaluation faites-vous des négociations entre l’Algérie et l’Union européenne, ayant trait au calendrier du démantèlement tarifaire dans le cadre de l’accord d’association, et quels sont les points de divergences qui n’ont pas permis la conclusion de l’accord jusqu’à présent ?

Laura Baeza : Comme vous le savez, plusieurs rounds de négociations ont eu lieu entre l’Union Européenne et l’Algérie et les dossiers ont beaucoup avancé, Une prochaine session étant prévue la dernière semaine d’octobre à Bruxelles.

Si dans un premier temps, ces consultations ont permis de mieux cerner les motivations de la demande algérienne, nous sommes, à présent, arrivés à la phase de rapprochement des positions afin de trouver une solution négociée. En d’autres termes, il s’agit pour l’essentiel de trouver un accord mutuellement satisfaisant qui respecte les conditions juridiques prévues par l’Accord d’association.

Je tiens d’ailleurs à préciser que dans ces consultations à caractère très technique, l’UE a toujours fait preuve d’esprit d’ouverture et s’est montrée disposée à discuter concrètement des défis structurels auxquels l’Algérie est confrontée et à trouver dès que possible, une solution garante de nos intérêts économiques mutuels.

Je vous rappelle que l’un des objectifs principaux des programmes de coopération est l’appui à la consolidation du développement, la diversification et la modernisation de l’économie algérienne, afin de lui permettre notamment de faire face à la concurrence étrangère et d’exporter ses produits vers les marchés extérieurs, dont celui de L’UE.

El Khabar : Pensez-vous que les doléances algériennes concernant l’accord d’association après 5 ans de son entrée en vigueur sont légitimes, et pourquoi cet accord n’a pas donné de résultat palpable, jusqu’à présent, l’Algérie revendiquant plus d’accompagnements et d’investissements directs, et moins de contraintes pour exporter ses produits vers l’Europe, et met en exergue le manque à gagner du fait du démantèlement douanier ?

Laura Baeza : Tout d’abord, j’aimerais rappeler l’importance qu’accorde l’UE au partenariat avec l’Algérie et l’entrée en vigueur de l’Accord d’association en 2005 témoigne du rapprochement de l’UE avec l’Algérie, en en accordant une structure juridique à leur relation bilatérale.

Dans cet esprit, il ne faut pas oublier qu’un Accord d’association est avant tout un outil qui aide à l’établissement de conditions qui favorisent le développement économique, à l’instar d’ailleurs de ce qui a pu être réalisé dans d’autres pays voisins de la région avec des impacts positifs sur leurs économies à moyen/long terme.

Un Accord d’Association est un menu complet et une bonne base pour établir progressivement des objectifs plus détaillés de notre coopération et accélérer des réformes économiques internes, pour diversifier l’économie d’un pays, pour assurer une meilleure information des opérateurs sur l’accès au marché européen et enfin pour renforcer l’attractivité de l’Algérie en termes d’investissement direct étranger. Toutefois, cela suppose aussi des efforts significatifs pour rendre l’économie algérienne plus compétitive.

Par ailleurs, cette perception négative de l’impact de l’Accord d’association ne me paraît pas justifiée. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, les résultats d’une étude sur l’impact de l’Accord d’association que nous avions commandé fin 2009 démontre le contraire. Les investissements directs européens ont fortement augmenté depuis l’entré en vigueur de l’Accord d’association en septembre 2005. Ils sont passés de 234 millions de dollars (environ 19 milliards de dinars) en 2005 à 1,15 milliard de dollars (environ 94,25 milliards de dinars) en 2009. Les IDE n’ont pas seulement connu une hausse sensible, mais en plus ils se sont diversifiés pour passer du secteur des hydrocarbures où ils étaient largement concentrés pour s’investir à plus de 70% dans d’autres secteurs productifs de l’économie. Mais comme vous le savez, depuis 2009 à nos jours, la crise financière, puis économique internationale a remis en cause la majorité des projets d’investissements des grandes entreprises, non seulement en Algérie, mais de par le monde. Toujours, sur la question des investissements, j’aimerais rappeler qu’il est aussi fondamental de créer un environnement favorable à l’investissement étranger en assurant des conditions stables, non discriminatoires et transparentes, conformément aux dispositions de l’Accord d’association.

Il faut reconnaître que l’ensemble des mesures restrictives prises depuis 2009 n’ont pas favorisé le climat des investissements malgré le potentiel indéniable de l’Algérie. Ces dispositions n’ont pas seulement retardé sensiblement des projets d’investissement étrangers en Algérie, mais ont aussi affecté l’activité des PME-PMI algériennes. Je crois qu’il y a là sans aucun doute, une marge de manœuvre, pour favoriser la croissance, la diversification de l’économie de l’Algérie et l’emploi des jeunes.

Quoiqu’il en soit, l’UE est déterminée à continuer à soutenir l’Algérie dans cette voie tout en l’aidant à profiter davantage des conditions d’accès au marché européen déjà offertes par notre Accord d’association mais aussi par le biais de l’assistance technique de l’UE pour la facilitation du commerce.

El Khabar : Comment jugez vous le traitement des montants alloués à l’Algérie dans le cadre des programmes MEDA, et les autres programmes liés à la politique européenne de voisinage, et pensez vous que l’UPM reste viable ?

Laura Baeza : Le Programme MEDA a été remplacé en 2007 par l’Instrument européen de Partenariat et Voisinage. Dans ce cadre, l’Algérie bénéficie d’un appui sous forme de dons d’environ 58 millions d’euros (environ 5,8 milliards de dinars) par an. Comme chacun le sait, par rapports à d’autres pays de la région, l’Algérie n’a pas besoin de ressources financières mais plutôt d’un accompagnement technique afin de moderniser son économie. C’est l’objectif de l’assistance financière de l’UE à l’Algérie. Par exemple, cette année un important programme de 30 millions d’euros dans le secteur de l’eau et assainissement a été lancé. Ce programme rentre dans le nouveau cadre de la coopération sectorielle qui comprend non seulement de l’assistance technique spécifique à la réforme et à la gouvernance dans le domaine de l’eau mais qui contribue également à la réforme de la gestion des finances publiques.

Chaque pays partenaire développe ses relations avec l’UE selon ses propres aspirations, besoins et capacités suivant le principe de l’appropriation. C’est sur cette base que nous nous engageons à faire mieux de notre côté. Les moyens seront fournis selon une approche différenciée qui encourage l’ambition pour la réalisation des reformes. Il s’agit de l’approche « plus pour plus », qui est au cœur de la nouvelle Politique européenne de Voisinage, inspirée par l’esprit du printemps arabe dans le sud de la Méditerranée.

S’agissant de l’Union pour la Méditerranée (UpM), les développements dans la région offrent une nouvelle opportunité pour les partenaires méditerranéens de s’attaquer aux défis qui ne pourraient être relevés que par une coopération régionale. Les projets phares annoncés au sommet de l’UpM de Paris en sont l’expression, il s’agit notamment du plan solaire méditerranéen, de la dépollution de la Méditerranée, du développement d’autoroutes de la mer et d’autoroutes terrestres et de l’initiative méditerranéenne de développement des entreprises. Tous ces programmes restent pleinement d’actualité dans le contexte économique et politique actuel.

L’UpM est à un tournant crucial. Elle doit démontrer sa capacité à apporter des bénéfices tangibles aux peuples de la région. Pour cela le secrétariat de l’UpM doit se concentrer sur un rôle de catalyseur pour fédérer les États, la BEI (Banque européenne d’investissements), les institutions financières internationales et le secteur privé autour de projets économiques concrets, d’importance stratégique, qui seront sources d’emplois, d’innovation et de croissance dans toute la région. Les pays partenaires pourraient participer à ces projets en fonction de leurs besoins et de leurs intérêts, selon le principe de la géométrie variable.

El Khabar : Comment évaluez-vous la coopération algéro européenne sur le plan politique et sécuritaire, et que peut apporter l’Europe pour endiguer le danger du terrorisme et de ses ramifications dans la région du sahel et la méditerranée. ? Quel rôle peut jouer l’Algérie dans la stratégie sécuritaire européenne dans le domaine de la lutte antiterroriste ou la lutte contre l’immigration clandestine ? Quelle est votre perception sur la menace potentielle d’Al-Qaïda au Maghreb islamique en Méditerranée et au Sahel ?

Laura Baeza : L’Algérie est un partenaire important et stratégique pour l’UE. Il joue un rôle-clé au sein de l’espace Euro-méditerranéen et du Partenariat Afrique-UE. L’UE souhaite développer un dialogue approfondi avec l’Algérie dans plusieurs domaines dont, notamment, la sécurité, la lutte antiterroriste, la migration et la mobilité.

Lors de la première session du Sous-comité « Dialogue politique, sécurité et droits de l’homme » qui s’est tenu tout récemment (les 3 et 4’ octobre) à Alger, les représentants algériens et de l’UE ont eu un échange de vue approfondi sur les questions sécuritaires.

L’UE se réjouit de l’implication accrue des pays du Maghreb et du Sahel dans la coopération régionale visant à améliorer la sécurité et la prospérité de la région saharo-sahélienne. Elle salue également l’initiative algérienne de création, d’une part du Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC) regroupant l’Algérie, le Niger, la Mauritanie et le Mali, et d’autre part, de la cellule conjointe de renseignement sur l’activité de l’AQMI. Ce qui est une démonstration claire de la, la volonté des pays de la région de travailler ensemble pour combattre les défis auxquels ils font conjointement face. Une délégation de haut niveau européenne a participé à la conférence internationale pour la sécurité et le développement des pays Sahel qui s’est tenue à Alger du 7 septembre dernier. L’UE continuera d’être active dans la coopération sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme, où l’Algérie joue un rôle primordial à échelle régionale.

L’Algérie est un grand pays qui a vocation à jouer un rôle de partenaire clé de l’Europe, y compris dans le domaine de la gestion des migrations. Il constitue en effet un pays très important d’origine de personnes pouvant souhaiter voyager ou émigrer vers l’Europe. L’Algérie est aussi un lieu de destination et de transit important pour des migrants provenant de l’Afrique sub-saharienne. Je considère donc qu’il est essentiel pour l’UE comme pour l’Algérie, de gérer le plus efficacement les flux migratoires les concernant. L’UE souhaite fortement développer sa coopération avec l’Algérie dans ce domaine, si sensible.

L’UE a toujours encouragé les efforts visant à la coopération « Sud-Sud » et l’intégration régionale dans tous les secteurs notamment ceux de l’énergie, la sécurité, la lutte contre le terrorisme, les infrastructures, la gestion des frontières et la croissance économique, qui représentent des défis communs auxquels toute la région doit faire face.

L’UE est ainsi prête à intensifier le dialogue avec l’Algérie et d’autres partenaires de la région dans le cadre de la Stratégie pour la sécurité et le développement au Sahel. Elle est, par ailleurs, convaincue que les efforts conjoints pour renforcer les relations entre les pays du Maghreb peuvent jouer un rôle décisif en faveur de la stabilité et la prospérité de toute la région.

El Khabar : Quel rôle peut jouer l’Union européenne pour améliorer les relations intermaghrébines et notamment concernant le conflit du Sahara occidental ?

Laura Baeza : Il est plus que jamais pertinent de renforcer les efforts visant à la coopération et l’intégration régionale, non seulement avec les pays du Sud de l’Algérie mais aussi au sein du Maghreb. Chaque pays a ses spécificités car le vent du « Printemps arabe » souffle différemment en Egypte, en Tunisie, en Algérie, en Libye et au Maroc. Mais il existe des défis communs. Les plus importants sont liés à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme que nous avons déjà évoqué. D’autres sont les contacts entre les peuples, la nécessité de donner de l’espoir aux jeunes, la croissance économique, le développement agricole, les projets d’infrastructure, l’énergie ainsi que la gestion des frontières qui sont des défis communs pour toute la région.

Dans ce contexte, l’UE est ouverte aux suggestions algériennes afin de déterminer la manière dont elle pourrait contribuer à l’intégration régionale par des actions concrètes. Je suis convaincue que les efforts conjoints pour renforcer les relations entre les pays du Maghreb peuvent jouer un rôle décisif en faveur de la stabilité et prospérité de toute la région.

En ce qui concerne le Sahara occidental et en conformité avec la Résolution 1979(2011) du CSNU, l’UE soutient les efforts du Secrétariat général des Nations unies pour trouver une solution juste, durable et mutuellement acceptable.

L’Union européenne reste par ailleurs solidaire en ce qui concerne la situation du peuple sahraoui et continue à fournir une aide humanitaire substantielle. Depuis 1993, l’aide humanitaire de la Commission européenne s’élève à plus de 150 millions d’euros (15 milliards de dinars environ). Avant la fin de 2011, nous prévoyons d’allouer une nouvelle aide de 9 millions d’euros (900 millions de dinars).

El Khabar : Comment jugez-vous la situation en Lybie, et son issue ?

Laura Baeza : Apres 42 ans d’oppression, les citoyens libyens se trouvent maîtres de leur destin. Malgré son nom de la Jamahiriya ou l’Etat des masses populaires, nous savons que le peuple Libyen était absent du processus décisionnel pendant le régime du Colonel Kadhafi. Cette stagnation démocratique a érodé la société libyenne pendant des décennies et a provoqué, par exemple, l’absence presque totale d’organisations indépendantes de la société civile dans le pays, ou un manque absolu de savoir-faire quand il s’agit d’organiser des élections. Ceci pose des défis énormes pour les autorités de transition qui devront remplir ce vide institutionnel en même temps qu’elles reconstruisent le pays et satisfont les besoins quotidiens des citoyens.

Néanmoins, à travers notre présence dans le pays (depuis mai à Benghazi et depuis le 31 août à Tripoli), nous observons comment les Libyens, sous la direction du Conseil National de Transition, essaient d’avancer sur tous les fronts. Concomitamment à la campagne militaire qu’ils mènent encore aujourd’hui, le CNT travaille à la mise en place de la « Feuille de Route Démocratique » qu’ils ont publiée il y a plusieurs mois déjà. Un nouveau gouvernement devrait être nommé prochainement, une Constitution devrait être établie et des élections législatives et présidentielles devraient avoir lieu dès que possible. Cela ne sera pas une tâche facile car il y a beaucoup de groupes qui considèrent légitime d’avoir un rôle important dans la nouvelle Libye au vu de leurs efforts et sacrifices pendant sept mois de conflit. Sur ce point il faut féliciter le CNT pour l’approche inclusive qu’il a maintenue jusqu’à présent et l’encourager à continuer dans cette direction. Il existe un lien direct entre le pourcentage de Libyens qui se sentiront représentés par les prochains gouvernements et le succès de la révolution libyenne. Il est également essentiel que le respect de la démocratie et des droits de l’homme soit assuré afin que la nouvelle Libye puisse être stable et pacifiée.

L’UE fait partie des trois organisations (avec l’ONU et la Banque Mondiale) qui ont été chargés d’organiser l’assistance post-conflit en Libye en étroite coordination avec le CNT. Nous travaillons à l’évaluation des besoins prioritaires du pays. L’UE est déjà la première donatrice d’aide humanitaire.

El Khabar : Qu’est ce qui est attendu de l’Algérie en matière des droits de l’homme et des libertés mis en exergue par l’article 2 de l’Accord d’association, et comment jugez vous les mesures prises par le gouvernement algérien en terme d’ouverture politique et économique ?

.Laura Baeza : L’UE a salué la décision du lancement de ces réformes politiques par le Président Bouteflika. Nous suivons avec le plus grand intérêt le processus de réforme des lois sur les associations, sur les partis politiques, sur les élections, sur les médias et sur la représentation des femmes dans les assemblées élues qui sont en cours, en espérant que cela aboutisse à la consolidation du respect de toutes les libertés fondamentales, dont la liberté d’association, de rassemblement et de réunion, dans les nouvelles lois conformément aux conventions internationales. Nous saluons par ailleurs les démarches, qui visent à décriminaliser le délit de presse et à abroger le monopole étatique sur l’audiovisuel.

Mais le processus des reformes est avant tout un processus des Algériens. Il est très important qu’il réponde aux attentes des citoyens et que l’Algérie continue ses efforts pour veiller à ce que les consultations de la société civile aient un impacte réel sur la formulation et la mise en œuvre des reformes. La participation de tous les acteurs dans la vie politique, le respect des droits fondamentaux, des médias libres, une justice indépendante et moderne, des élections libres et impartiales sont autant d’indicateurs de la consolidation d’une démocratie

Sur le plan de la coopération, je me félicite de la tenue à Alger les 3 et 4 octobre 2011 de la première session du Sous-comité Dialogue politique, sécurité et Droits de l’homme qui a été créé en 2011. Cette session a été marquée par un esprit d’ouverture, d’écoute et de respect mutuel.

Au plan économique, l’UE a apporté son appui à la mise en œuvre du processus de modernisation de l’appareil économique de l’Algérie. Les programme en cours vont dans le sens d’accompagner la diversification économique, la mise à niveau des entreprises, la modernisation de l’administration publique et de l’enseignement et dans d’autres secteurs encore. Ainsi pour la période 2011-2013, l’Algérie bénéficie d’un budget de 172 millions d’euros (17,2 milliards de dinars), qui concerne des domaines variés tels que l’agriculture (pêche et aquaculture), la protection de l’environnement, la lutte contre la pauvreté ou encore la préservation du patrimoine historique et artistique.

.El Khabar : Qu’en est il de la coopération concernant l’immigration clandestine qui devient un défi majeur pour les pays de la région, et de la libre circulation des personnes qui demeure une revendication des pays de la rive sud de la méditerranée ?

Laura Baeza : L’UE a décidé de proposer à chacun des pays du Sud de la Méditerranée le développement d’un Dialogue sur la migration, la mobilité et la sécurité.

Un tel Dialogue devrait aboutir à la conclusion, avec chacun pays de la région, d’un Partenariat de Mobilité, à savoir une sorte d’accord général permettant de régler aussi bien les questions relatives à la lutte contre la migration irrégulière, que celles relatives à la circulation régulière des personnes.

L’UE a aussi réitéré sa volonté de développer à moyen et long terme un tel dialogue avec l’Algérie, en conformité avec l’approche globale de l’UE sur la question des migrations. Cette approche a pour objectif de créer des synergies entre la migration et le développement économique afin de mieux gérer la migration légale, et de renforcer les capacités de coopération en matière de lutte contre l’immigration irrégulière et de gestion des frontières. (28.10.2011.)

***L’expert en économie M. Mohammed Bahloul à El Khabar

Le gouvernement joue le rôle de pompier et ignore toute logique économique dans sa gestion des dossiers

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L’expert en économie et directeur de l’institut des ressources humaines, M. Mohammed Bahloul, a affirmé que le gouvernement actuel joue le rôle d’un pompier et est soumis aux chantages, en procédant à une augmentation de salaires, répondant à des pressions et calculs politiciens au lieu de se faire selon des normes économiques.

Dans une déclaration à El Khabar, M. Mohammed Bahloul a qualifié d’anarchiques les façons par lesquelles on a procédé aux dernières augmentations des salaires. Ces augmentations qui sont différentes d’un secteur à un autre et qui ne se font pas selon des normes économiques, mèneront à des écarts dans les salaires décidés et dans les manières utilisées. Le même expert a déclaré que l’Etat est en position de faiblesse par rapport aux protestations de la rue. Dans le même contexte, l’expert économique a déclaré qu’à chaque fois que l’Algérie enregistre une importante rente pétrolière, chacun voudrait prendre sa part de cette dernière, ce qui met le gouvernement dans une position, que l’on ne peut qualifier que d’irrationnelle. Pour sa part, le directeur de l’Institut des ressources humaines, M. Mohammed Bahloul, a indiqué que les dernières augmentations de salaires n’ont pas été décidées en se basant sur des calculs économiques mais sur des calculs politiciens.

Par ailleurs, le même expert a mis en garde contre une éventuelle chute du prix du pétrole, au cours des prochaines années. Cette baisse qui mènera forcément à une crise que le gouvernement ne pourra pas faire face, suite au déficit dans la couverture des dépenses publiques. Dans le même sillage, l’interlocuteur a affirmé que le gouvernement ne peut pas continuer à gérer en se basant uniquement sur ses ressources, notamment, la rente pétrolière et qu’il était nécessaire de passer. (28.10.2011.)

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Eco-finance.Algérie P150329-14

*Abderrahmane Benkhalfa, expert financier, économiste indépendant:

90 milliards de dollars hors du circuit bancaire!

Abderrahmane Benkhalfa estime que le secteur de l’informel représente l’un des principaux freins au redéploiement économique, il s’en explique dans l’entretien qu’il nous a accordé.

**L’Expression: On assiste actuellement à la mise en place d’une nouvelle stratégie industrielle. Pensez-vous qu’elle a une chance d’aboutir?
–Abderrahmane Benkhalfa:
 Il y a, à l’évidence, depuis deux ans une dynamique nouvelle, autant dans le discours officiel, que dans le traitement des projets internes et des partenariats à l’image des partenariats noués avec l’Italie et le Qatar, pour ne citer que ceux-là. C’est un processus de transformation économique, où tous les acteurs porteurs de croissance, surtout dans l’industrie, sont interpellés pour passer à une phase différente de ce qu’a connu le pays jusque-là.
Le développement social, éducationnel, en termes d’infrastructures, ainsi que la couverture en besoins sociaux et à la lutte contre la pauvreté, doivent faire partie de ce processus et relayés par une croissance portée par le marché et ses acteurs. Ce que nous avons connu était un processus porté par le budget de l’Etat, il y a nécessairement un besoin de restructurer l’économie. Pour cela, il y a trois axes sur lesquels nous devons axer cette transformation.
D’abord, rationaliser les dépenses à travers le marché et fortifier le réseau des acteurs du marché. Autrement dit, les entreprises doivent avoir leurs propres relais sans interventions de l’Etat.
Il faut aussi redonner aux indicateurs économiques leurs vérités. Les prix, les salaires, les taux d’intérêts et les taux de change doivent devenir les principales variables d’une économie de marché. A cet effet, l’industrie, se trouve au coeur de ce processus de transformation économique. Mais elle est aussi en décalage par rapport aux autres secteurs tels que l’agriculture, le Btph et les services.

**Quels pourraient être les atouts à déployer pour mener à terme ce processus de transformation économique?
–D’abord, il faut viabiliser l’espace économique algérien. Il s’agit d’assurer une couverture des services à l’ensemble du territoire national, en eau, électricité, gaz, téléphone, Internet, et bien sûr une infrastructure routière conséquente. Il faut savoir que nous disposons de nombreuses potentialités naturelles et d’une accumulation d’épargne, qui nous donne quatre ans pour réussir ce passage. Il s’agit de faire suivre le développement par la croissance. Cette dernière est de 2% actuellement, il s’agit d’atteindre les 5 à 7%, mais en qualité de croissance. Pour cela, il faut stabiliser la réglementation de l’investissement en Algérie, la fiscalité, et les transferts sociaux, au moins sur une période de dix ans. D’autre part, l’Etat doit apporter un soin particulier aux marchés. Les produits fonciers et agricoles sont au centre de la spéculation. Elles freinent le développement des vrais investisseurs. Il s’agit également de traiter la dualité économique, autrement dit lutter contre l’informel qui, actuellement, se positionne à près de 30% du PIB. Ce dernier est estimé à 250 milliards de dollars. La fluctuation de la valeur du dinar doit être elle aussi contrôlée. Ces facteurs sont devenus une espèce de strabisme de la vision économique en Algérie. Et enfin, il s’agira de réviser la politique des soutiens des prix. Il est certain qu’il y a un besoin de mettre en place une politique forte pour les couches vulnérables de la société. Mais il faut libérer les salaires et les prix. Nous avons des salaires très bas pour des qualification rares et des prix soutenus qui profitent à tout le monde.

**Le commerce extérieur a-t-il un rôle à jouer dans cette transformation économique?
–Il faut savoir que nous n’avons pas les mêmes risques que les pays voisins en matière de dépenses en investissement. Nous avons des attributs d’une relance économique, sans avoir une dynamique en matière de commerce extérieur. Il s’agit de rééquilibrer le marché, de diminuer la facture des importations et augmenter celle des exportations. Cette dernière affiche un montant de 2 milliards de dollars pour un Budget national de 90 milliards de dollars.

**L’adhésion de l’Algérie à l’OMC est-elle réellement bénéfique?
–Il faut y être, mais plus nous retarderons cette adhésion, mieux ce sera. Il faut donner du temps à ce processus de transformation économique pour se réaliser. Il est précisément question de restituer des droits de douanes forts, notamment à l’adresse des pays avec lesquels nous n’avons pas signé d’accord. Nous devons remplacer les produits importés par le transfert de technologie et de management. Il s’agit non seulement de substituer, mais aussi d’exporter. Pour cela il faut transformer les différents gisements que recèle l’Algérie en croissance interne de qualité.

**Que pensez-vous des différents contrats de partenariats signés récemment?
–Ces contrats doivent être scellés avec les pays qui ont connu l’Algérie, en tant que marché. Le principe essentiel de ces partenariats, est d’amener les entreprises étrangères à investir sur le sol algérien. Notamment dans le domaine de l’industrie, des services, et le Btph. Ces secteurs doivent constituer les foyers d’une croissance de qualité.
A cet effet, il y a priorité à la stimulation des PME, pour les agrandir. D’autre part, la mise en place d’un découpage organisationnel nouveau est plus que nécessaire. Il doit être accompagné d’un nouveau Code des investissements et de croissance, et d’une nouvelle charte de fonctionnement des entreprises publiques. Il s’agit de mettre en place un nouveau Code du commerce qui ne ferait aucune différence entre le secteur privé et le secteur public., notamment en matière de management et de pouvoir d’initiative et de négociation. La seule différence qui devrait subsister serait dans la nature des capitaux.

**Quelles seraient pour vous les réelles chances de réussite de ce nouveau processus?
–Le plus important est de faire la différence entre développement et croissance. Un pays peut se développer sans pour autant afficher une réelle croissance. Il ne fera que consommer ses ressources sans les régénérer. C’est précisément le cas en Algérie. La dépense publique est nécessaire, mais ne devrait pas être la voie prédominante.
En parallèle, il s’agit de faire émerger les secteurs en décalage, organiser les marchés, notamment celui du foncier et celui de l’agriculture, repenser le rôle de l’Etat dans la relance économique. Il doit céder la place aux acteurs du marché, en les poussant à grandir, car actuellement le tissu économique est constitué de 80% de petites entreprises qui ne peuvent porter la croissance économique à 7%. Il faut savoir que le potentiel des entreprises à taille significative en Algérie s’élève à 200 seulement. Elles ont la capacité de générer un substitut à l’importation. Et elles ont également le rôle de traîner dans leur sillage les PME. Par ailleurs, les démarches à observer doivent converger dans le sens de la protection des compétences. Il faut installer une culture de gestion, qui appréhende les salaires comme une contrepartie à une compétence effective sur le terrain, et non comme un pouvoir d’achat. Et finalement, l’évolution des salaires doit s’accompagner d’une productivité. Il est indiqué d’éviter les augmentations généralisées et favoriser les augmentations spécifiques. *Par Ali AMZAL - Dimanche 29 Mars 2015/ L’Expression

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**Enquête sur les ports secs

 *400 milliards par mois partent en fumée…

ils vont dans les poches des Européens et les Algériens sont hors jeu..

La vue des dizaines de navires commerciaux venant des quatre coins du monde stationnés au large des ports algériens ne diffère pas des bouchons sur les routes de la capitale. Si le phénomène ne signifie rien pour le citoyen moyen, la réalité de ce que cache cette scène et ce qu’elle lui coûte est tout autre. Cet engorgement se chiffre en milliards, puisque sa durée est ce qui détermine les prix de ce que consomment les algériens. La question qui se pose alors est : « qu’a fait l’Algérie pour désengorger les ports et réduire la facture du contribuable » ?

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Nous avons tenté dans cette enquête d’en savoir plus sur ce qu’avait entrepris l’Algérie pour désengorger les ports et éviter au trésor, aux opérateurs et aux consommateurs de multiples pertes en raison du temps passé par les navires au large et par les containers attendant d’être déchargés dans les ports. Nous avons joints les parties concernées, à commencer par l’administration des douanes, du commerce et du transport, ce dernier a rejeté la responsabilité par l’intermédiaire d’un de ses responsables qui a refusé de parler de manière officielle, sur le ministère du commerce et les douanes, alors que le ministre du commerce a été très franc lors de son entretien avec nous sur le sujet, tandis que les douanes ont refusé de donner leur point de vue. L’Algérie a décidé au début des années 2000 d’ouvrir la porte aux investissements privés étrangers dans le domaine des ports secs, dont la plupart ont été attribués aux étrangers, et qui ont la même fonction que les ports, pour pouvoir les désengorger et réduire la durée de stockage des marchandises dans les containers à bords des navires au large ou dans les ports. Des entrepôts sous douanes ont été en parallèle ouverts, et on compte aujourd’hui 6 ports secs sur le territoire, dont trois dans la capitale, alors que les entrepôts publics et privés. Mais cela n’a pas eu l’effet escompté et la durée de « blocage » des navires et des containers est toujours aussi longue et les prix des produits de consommation toujours aussi élevés. Le directeur central des régimes douaniers, délégué par le directeur général M. Abdou Bouderbala pour s’entretenir avec nous, n’a pas nié l’impact de l’engorgement des ports sur l’économie en général et les revenus du trésor et sur les prix, et nous a fourni dans ce contexte les détails du programme de son administration pour désengorger les ports, en autorisant les privés à ouvrir des entrepôts douaniers et des ports secs dont le nombre est de 300 en comptant les ports secs. M. Slimane Zemmouri et son collaborateur M. Habsa Adel ont précisé que les ports secs ont joué un rôle important dans le désengorgement des ports maritimes et que l’augmentation de leur nombre a pour but d’éviter au trésor les pertes résultant de l’engorgement.. Le responsable a dans ce contexte indiqué qu’il existait quatre ports secs dont trois sociétés résultant d’une association algéro-étrangère avec des turcs, des suisses et des français se chargeaient de gérer des ports secs, et qui sont « Arcas » dans la zone industrielle de Gué de Constantine, « MTA » à El Hamiz à Dar El Beida et « Sima » à Rouiba, en plus de quatre ports secs publics, « ACS », une annexe du port d’Alger à Rouiba, et il n y a que deux ports secs en dehors d’Alger, le premier à Annaba et le deuxième à Oran. A la question de l’augmentation du nombre de ports secs puisqu’ils ont un rôle efficace dans réduction des pertes pour l’économie et le consommateur, le responsable a précisé « nous avons trois demandes, deux à Alger qui sont à l’étude et attendent l’accord de principe pour débuter leur activité après avoir rempli les conditions techniques et juridiques, cela concerne « Mageco » et « sud entrepôts » qui sont tous deux à l’étude. Une source bien informée au ministère des transports qui a refusé de parler de manière officielle face à la difficulté d’obtenir une autorisation de s’entretenir avec des responsables, a indiqué que les sociétés privées gérant actuellement les ports secs engrangeaient chacune 4 milliards par jour, ce qui signifie que les trois sociétés mixtes engrangent en tout près de 400 milliards par mois dont la moitié au moins étaient transférés sachant que leurs comptes sont en Suisse, en France et en Turquie. Le ministre du commerce, M. Mustapha Benbada n’a pas hésité à répondre à nos questions évitant de faire porter à son ministère la responsabilité de l’engorgement des ports, précisant que le ministre du commerce contrôlait la conformité de 20% des importations seulement, ajoutant que son secteur saluait l’augmentation du nombre de ports secs et que l’ouverture dans ce domaine réduira assurément les prix des produits de consommation, assurant que son service avait décidé d’ouvrir des inspections au niveau des ports secs afin de faciliter les procédures, ce qui avait un effet direct sur les prix des produits de consommation et a souligné que son ministère avait pris contact avec l’administration des douanes et que les deux structures avait constitué une commission de coordination commune pour étudier les solutions à même d’éviter au trésor et au citoyen des pertes. (El Khabar-26.09.2011.)

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**appel d’offres pour l’étude d’un nouveau site portuaire entre Alger et Ténès

 Le projet de réalisation d’un nouveau port commercial dans la région centre, entre Alger et Ténès, semble avoir démarré avec le lancement mardi d’un appel d’offres national et international pour la recherche d’un site portuaire.L’appel d’offres restreint, lancé par le ministère des transports, porte sur  »l’étude de la recherche d’un site portuaire entre l’ouest d’Alger et l’Est de Ténès ».Les bureaux d’études agréés, à titre individuel ou constitués en groupement, ayant réalisé au moins une étude similaire (étude d’un nouveau port ou d’extension de port) durant les dix dernières années, sont éligibles à cet appel d’offres. Ils doivent également avoir à leur actif un chiffre d’affaires annuel moyen sur les trois dernières années dans les études maritimes et portuaires de 200 millions de DA algériens ou équivalents en devises. Dans le cas d’un groupement, le ministère exige que le mandataire désigné doit impérativement satisfaire à ces critères sous peine de rejet de son offre. Le ministre des Transports, M. Amar Tou avait annoncé en mai dernier que son secteur avait engagé »une réflexion pour la réalisation d’un nouveau port en vue d’alléger la pression sur les ports de Bejaia (est) et Ténès (ouest) ». Cette nouvelle structure sera réalisée entre Bejaia et Ténès, avait-il indiqué. Pour le ministre, la construction de ce nouveau port est dicté par « la forte activité commerciale que connaîtra Alger en matière d’importation et d’exportation ». Des experts dans le domaine maritime estiment par ailleurs nécessaire la réalisation d’un nouveau port dans la région centre. Le Directeur général du port d’Alger, M. Abdelaziz Ghettas, avait estimé dans une déclaration à l’APS que la construction de ce nouveau port serait d’un grand apport pour l’économie nationale, considérant cette infrastructure comme « un générateur de richesse et d’emplois pour un développement à long terme ». Le nouveau port, « qui sera une extension des activités des ports d’Alger, de Bejaia et de Ténès ne peut être que bénéfique pour l’économie nationale », a relevé de son côté M.Abdennabi Mezara, directeur commercial central à Nashco, filiale de la CNAN. Il a préconisé le renforcement de cette nouvelle infrastructure par des aires de stockage et des voies de circulation rapide. Le transport maritime de marchandises se fait actuellement à travers dix grands ports commerciaux, dont celui de Djen-Djen, dans la wilaya de Jijel, qui dispose d’importantes capacités d’exploitation du fret maritime en boites ou en vrac. (Echorouk-27.09.2011.)

**435 milliards de dinars d’investissements étrangers en Algérie depuis le début de l’année 

Durant le premier semestre de l’année en cours, les investissements étrangers directs en Algérie ont atteint 435 milliards de dinars, selon Abdelkrim Mansouri, directeur général de l’ANDI (Agence nationale de l’investissement). Pour le directeur de l’ANDI, ce niveau d’investissement (IDE : investissement directs étrangers) n’a jamais été enregistré. Les investissements étrangers enregistrent une nette augmentation. Ceux-ci concernent les secteurs comme l’agroalimentaire, les matériaux de construction et le médicament et de nombreuses activités industrielles. Ces investissements doivent être en harmonie avec la politique de développement du pays, selon notre interlocuteur, qui ajoute que l’Algérie est un pays ouvert mais qui veut recevoir des investissements directs qui créent de l’emploi, intègrent l’économie nationale et assurent le transfert de technologie. Par ailleurs, les investissements nationaux ont eux aussi enregistré une hausse importante. Quelques 4.000 projets ont été lancés par des Algériens durant les six premiers mois de l’année 2011, une augmentation de 33% par rapport à la même période de l’année 2010. (Ennahar-29.09.2011.)

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23 réponses à “Eco-finance.Algérie”

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