La faucheuse des routes

La faucheuse des routes Faucheuse

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*32 morts et 22 blessées dans un grave accident de la route survenu à l’aube de  samedi  04 juin 2016 près de Laghouat.

A l’origine de ce drame, qui s’est produit vers 2h50 du matin, à hauteur de la commune de Oued El Morra, une collision entre un camion et un bus de transport des voyageurs assurant la ligne Oran-Ouargla. (photo)

33 morts

Le bilan est très lourd et l’émotion de ces familles qui ont perdu leurs proches est encore plus grande.

****Hécatombe, terrorisme routier, criminalité routière, le résultat est le même. Des milliers d’Algériens, d’Algériennes, laissent leur vie sur les routes presque chaque jour. Hier, encore, un tragique accident de la route survenu vers 2h du matin sur la RN 23 au lieu-dit zone Djedar, commune et daïra d’Oued Morra à Laghouat, a fait 33 morts carbonisés et 22 blessés.
Le bilan est très lourd et l’émotion de ces familles qui ont perdu leurs proches est encore plus grande. Il s’agit bien d’une collision entre un bus de transport de voyageurs et un camion poids lourd ayant provoqué un incendie, selon le communiqué de la Protection civile. «L’accident est survenu lorsqu’un autocar de transport de voyageurs, venant d’Oran et se dirigeant vers Ouargla, est entré en collision avec un poids lourd tôt hier matin, près d’Aflou, 31 des personnes mortes, ont été carbonisées, surprises dans leur sommeil par les flammes qui ont ravagé l’autocar en quelques minutes», précise la même source.
D’après le communiqué, toutes les victimes ont été évacuées vers les services sanitaires d’Aflou dont le nombre est de 22 blessées prises en charge par les services de la Protection civile qui ont mobilisé d’importants moyens humains et matériels dépêchés sur les lieux pour porter aide et assistance aux victimes de ce terrible accident de la circulation constitué de 15 ambulances, quatre lance-eau et 19 équipes d’intervention. «Durant la période du 2 au 4 juin en cours plusieurs accidents de la circulation ont été enregistrés durant cette période dont 10 accidents s’étant soldés par 41 personnes décédées sur les lieux d’accidents et des blessures», indique le communiqué de la Protection civile. Un bilan qui s’ajoute, à la longue liste des victimes d’accidents de la route dont le nombre a dépassé 4 610 morts et 55.994 blessés et des pertes matérielles importantes.
En effet, d’après les statistiques du ministère de l’Intérieur le nombre d’accidents de la route a accusé un recul de 14,20% par rapport à l’année précédente avec 55.000 accidents en 2015 contre 65.263 en 2014, mais le nombre de morts ne cesse d’augmenter d’un jour à autre, d’où la nécessité de revoir la politique et la stratégie des pouvoirs publics dans le domaine de la sécurité routière. Certes, les services de la sécurité affirment que le facteur humain est l’une des causes directes des accidents de la route. «Le sommeil et la fatigue de l’un des conducteurs des deux véhicules, pourraient être à l’origine de ce terrible accident»lit-on dans le communiqué. Mais la question qui se pose tourne autour du respect des consignes de sécurité et l’application de la loi sur la sécurité routière, pour faire face à ce phénomène, la loi doit être appliquée à la lettre, notamment, en ce qui concerne les poids lourds à travers l’installation des systèmes de mouchards ou le chrono-tachygraphe qui permet de contrôler la vitesse et les temps d’arrêt, afin d’éviter ce genre de comportements. Sinon, pourquoi adoptons-nous des textes de lois qui ne seront pas applicables sur le terrain?
L’urgence est donc à l’application des différentes mesures de sécurité afin d’endiguer ce phénomène et de sauver des vies humaines, et aussi à l’accélération de l’installation de la délégation nationale de collecte de données, d’échange d’informations entre les différents intervenants dans cette action, la Gendarmerie nationale, le secteur de la santé, la police et autres. Une délégation qui aura pour mission la mise en place des mécanismes et dispositifs nécessaires pour la promotion de la sécurité routière avec également la révision du système de formation, d’évaluation des conducteurs et l’organisation des campagnes de sensibilisation pour espérer rattraper le retard enregistré dans ce domaine.*Par Abdellah BOURIM - Dimanche 05 Juin 2016 / L’Expression

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**Colonel Achour Farouk. Sous-directeur des statistiques et de l’information à la direction générale de la Protection civile

«Nous enregistrons quelque 4000 morts chaque année sur les routes»

*Quel est le bilan des accidents depuis le début de l’hiver ?

–Depuis le début de la saison hivernale, durant la période allant du 24 décembre au 19 mars, nos services sont intervenus 22 273 fois dans 11 984 accidentsqui sont à l’origine de 13 642 blessés et 462 décès. Il est vrai que le nombre des accidents et des blessés est toujours en hausse. Depuis quelques années, nous enregistrons une moyenne annuelle de 4000 morts. Un chiffre lourd, mais tout de même stable.

*Croyez-vous que les mauvaises conditions climatiques soient à l’origine des bilans élevés de ces dernières semaines ?

–Elles n’en sont pas à l’origine, mais sont plutôt un facteur aggravant. Le manque de visibilité en est l’une des causes, s’y ajoute la chaussée glissante qui provoque le phénomène d’«aquaplaning», c’est-à-dire que le véhicule au moment du freinage ne se comporte pas de la même manière qu’en temps sec ; la distance de freinage est rallongée de 4 à 5 mètres, soit une douzaine de mètres pour freiner son véhicule en temps de pluie afin d’éviter un accident. Le non-respect de la distance de sécurité est aussi un facteur favorisant les carambolages fréquents ces derniers temps. Certains conducteurs n’ont pas l’habitude de conduire sur le verglas et, malheureusement, manquent de formation. Ils savent manipuler un véhicule, mais sont loin de maîtriser l’art de la conduite.

*Que faut-il faire pour remédier à cela ?

–Il faut que les auto-écoles s’y mettent réellement et se dotent de simulateurs pour que les conducteurs aient un minimum de compétences et de connaissances sur la conduite en temps pluvieux, neigeux ou sous un vent de sable. Cela aiderait sensiblement à faire baisser le nombre de drames routiers suite aux mauvaises conditions climatiques. Nous devons aussi, avant d’initier une diminution, stabiliser ces bilans et éviter au maximum la hausse.

Cela, bien sûr, nécessite tout un travail, à commencer par les campagnes de sensibilisation et leur continuité. Revoir la consistance de ces campagnes et leur méthode est une urgence. Le pari actuel est de convaincre le conducteur que le code de la route n’est pas là pour limiter sa liberté, mais pour le protéger. Nous devons aussi améliorer sans cesse le cadre juridique et les aspects liés au contrôle technique, à l’état des routes et aux systèmes de signalisation. Il faut tout remettre en question pour espérer arriver à un résultat. L’exemple de la Suède est plus que convaincant.Entre temps, nous ne cessons d’appeler à la prudence et à la vigilance. La prise de conscience des citoyens reste la clé de la diminution de l’hécatombe routière. *Asma Bersali /  el watan / samedi 02 avril 2016

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*L’hécatombe continue sur les routes.

 714 personnes tués et 5665 blessés durant le premier trimestre 2016.

Malgré toutes les compagnes de sensibilisation, l’hécatombe continue sur les routes. Le nombre de victimes a atteint 714 morts et 5665 blessés. Des chiffres effrayants qui sont pourtant en baisse.

714 personnes ont trouvé la mort dans 3225 accidents de la route survenus à l’échelle nationale durant le premier trimestre 2016. Les chiffres de la gendarmerie nationale s’apparentent à ceux d’un conflit armé. Et dire que la tendance est plutôt a la baisse cette année.

En effet le bilan de la gendarmerie nationale traduit une baisse de 25, 57% du nombre d’accidents,  de 3,77% pour les décès et de 25,4 % pour les blessés.

Le bilan met également en relief les causes des accidents: les conducteurs seraient à l’origine de 84,90 % des sinistres, 6,98% seraient dus à l’insolence des piétons,   3,44% à l’état des routes et 4,67% à celui des véhicules .

L’excès de vitesse (36,35%), les dépassements dangereux (12,98%), l’insouciance (6,98%), le non-respect de la distance de sécurité (6,98%), les manœuvres dangereuses (6,58%) et la circulation à gauche (58%) constituent les principaux comportements à l’origine de l’hécatombe.*.algerie-focus./ mardi 19 avril 2016

**Est-il possible de freiner l’hécatombe routière ?

Dans certains pays, la réponse à cette question est non seulement affirmative, mais s’est traduite sur le terrain par des dispositifs responsabilisant toute la société et, en premier lieu, le conducteur.

Leurs résultats sont incomparables. En Algérie, la situation ne fait qu’empirer. Chaque jour, les services de sécurité et la Protection civile émettent des communiqués noirs dans lesquels les chiffres donnent froid dans le dos. Le dernier bilan dévoilé par les services de la Protection civile, arrêté au 26 mars, fait état de 3673 interventions dans 1975 accidents où 62 personnes y ont laissé leur vie et quelque 2287 autres ont été blessées.

Durant la période du 13 au 26 mars, c’est la wilaya de Aïn Defla qui a enregistré le plus grand nombre d’accidents (28) qui ont entraîné 5 décès et 37 blessés. Elle est suivie de la wilaya de Jijel avec 11 accidents, 3 morts et 13 blessés puis de Bordj Bou Arréridj où 3 Chinois ont perdu la vie dans la collision d’un semi-remorque avec leur véhicule léger sur la RN5.

«En raison des perturbations climatiques de ces dernières semaines, les accidents de la route sont en hausse par rapport aux autres jours, affirme le lieutenant Adel Ezzeroug Ezzraïmi, chef du Centre national d’information à la direction générale de la Protection civile.

Durant 24 heures seulement (du 22 au 23 mars, nous avons comptabilisé plusieurs accidents, dont 9 très graves provocant la mort de 5 personnes sur le coup et des blessures à 43 autres. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wilaya de M’sila avec 2 décès et 8 blessés dans deux accidents de la route très graves. La vigilance est vitale dans de pareilles conditions climatiques.»

Pour la période des fortes intempéries du 8 au 14 mars, la Gendarmerie nationale dresse un bilan aussi lourd que celui de la Protection civile. Ses services dénombrent pas moins de 216 accidents faisant une quarantaine de morts et 370 blessés.

Au classement, le bilan fait ressortir Bouira en tête avec 18 drames, suivie d’Alger, de Médéa puis de Blida. Le milieu urbain a lui aussi son quota dans l’hécatombe. Selon les services de la Sûreté nationale, en février dernier, quelque 1292 accidents ont eu lieu, faisant 53 morts et 1492 blessés.

La cause est humaine

Même si les bilans diffèrent, la cause reste la même : l’homme. Au volant, les Algériens n’empruntent plus la route pour se déplacer mais pour s’entretuer. C’est un constat sur lequel s’accordent les différents services de sécurité. Même si l’excès de vitesse et l’attitude dangereuse de certains chauffards sont les causes qui reviennent le plus souvent, l’inconscience des piétons est un facteur majeur dans les accidents en zones urbaines.

Les conditions météorologiques sont un facteur aggravant qui met à nu le manque de formation des automobilistes à la conduite sur route mouillée ou enneigée.

Si les bilans sont lourds, ils sont cependants incomplets et peu fiables en raison de l’absence de suivi. Tous ces chiffres sont relatifs au nombre de blessés et de morts sur le lieu de l’accident. Les blessés qui décèdent en route ou à l’hôpital ne sont pas comptabilisés…

L’éducation routière, le parent pauvre

En termes de prévention routière, l’Algérie se retrouve à la queue. Pour preuve, tous les dispositifs de répression — à savoir les radars de jour et de nuit, les véhicules banalisés, les retraits de permis, les lourdes amendes — n’ont pas poussé pour autant les conducteurs à respecter le code de la route. L’Algérie garde ainsi sa sinistre place ; le bilan macabre de l’hécatombe routière la met presque au même rang des pays en état de guerre.

Les quelques campagnes de sensibilisation et tentatives de revenir vers l’éducation routière, bien que bénéfiques, sont loin de donner les résultats escomptés. Ce qui suscite l’aberration est la présence d’un texte de loi instituant des cours d’éducation routière dans les écoles. Votée en 1987, la loi n°87-09, qui le stipule clairement dans son article 21, est restée lettre morte en raison de la non-publication de son texte d’application. Les militants de la prévention routière souhaitent voir l’application de cette loi, notamment avec la vague de réformes du système scolaire.*Asma Bersali / el watan / samedi 02 avril 2016

**22 morts et 47 blessés durant la fête de l’Aid-el-Adha

L’hécatombe se poursuit sur les routes algériennes dans l’indifférence totale des pouvoirs publics. Vingt-deux personnes ont trouvé la mort et 47 autres ont été blessées dans plusieurs accidents de la route, enregistrés au niveau national entre mercredi et samedi matin, indique la Protection civile dans un communiqué, via l’agence officielle APS. Ces accidents sont intervenus en majorité la veille et durant la fête de l’Aïd-el-Adha.

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Le bilan le plus lourd a été enregistré au niveau de la wilaya de Khenchela avec quatre personnes décédées et autant de blessées suite à une collision entre un véhicule léger et un camion survenu au lieu-dit Chelaghmia dans la commune d’El Mehmel, relève la Protection civile.

La veille de l’Aïd-el-Adha, 10 personnes sont décédées et 14 autres ont été blessées dans six accidents de la circulation.

Pour le premier jour de l’Aïd-el-Adha, 3 morts et 27 blessés ont été enregistrés et pour le deuxième jour, 9 morts et 6 blessés ont été recensés dans des accidents de la route, détaille la Protection civile.

Par ailleurs, les secours de la protection civile sont intervenus pour l’extinction de six incendies urbains et industriels dans plusieurs wilayas du pays. La multiplication des accidents de la route ne suscite pas plus de réactions des pouvoirs publics. Le gouvernement a quasiment baissé les bras face au phénomène du terrorisme routier.* samedi 26 septembre 2015 | tsa

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*18 morts et 34 blessés au premier jour de ramadhan

Le mois de Ramadhan se distingue hélas, comme chaque année, par une montée en puissance de la mortalité routière. Rien que pour le premier jour du mois sacré, 18 morts et 34 blessés sont déjà enregistrés, selon des chiffres de la gendarmerie. Au total, 28 accidents ont survenu jeudi dans une vingtaine de wilayas. Et ajoutent encore les services de gendarmerie, ces accidents se sont produits entre 17 h et 20h, soit trois heures avant la rupture du jeûne. Excès de vitesse, irritabilité et somnolence au volent sont les responsables de ces accidents, selon la gendarmerie.*samedi 19 juin 2015

*35 morts et 1.414 blessés en une semaine

Trente-cinq (35) personnes sont mortes et 1.414  autres ont été blessées dans 1.180 accidents de la circulation, survenus dans  plusieurs wilayas du pays durant la période allant du 29 mars au 4 avril 2015,  selon un bilan établi mardi par les services de la Protection civile. 

 Le bilan le plus lourd a été enregistré au niveau de la wilaya de  Djelfa avec 4 personnes décédées et 49 autres blessées, prises en charge  et évacuées vers les structures hospitalières suite à 28 accidents de la route,  a précisé la même source. Par ailleurs, les unités d’intervention de la Protection civile ont  enregistré 15.814 appels de secours dans les différents secteurs d’intervention  pour répondre aux appels de détresses émis par les citoyens.*APS- 07.04.2015 

*961 personnes décédées et 13 815 blessées dans 9 047 accidents de la route, depuis le début de l’année 2014

Le bilan des accidents routiers enregistrés depuis le début de l’année révèle 961 personnes décédées, 13 815 blessées dans 9 047 accidents de la route, a indiqué dimanche le directeur général du centre national de Prévention et de la sécurité routière El Hachemi Boutalbi.

Lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la célébration de la 15ème semaine arabe de la circulation routière, M. Boutalbi a relevé une « hausse considérable et inquiétante » en matière de victimes des accidents de la route enregistrés lors des quatre premiers mois de l’année 2014, comparativement à la même période de l’année 2013.

Le conférencier a souligné que le nombre de décès suite aux accidents de la route a augmenté de 133 morts, soit de 16,06 %, alors que le nombre des blessés a augmenté de 90 personnes, soit 0,66 %.

Il a rappelé qu’une augmentation de morts et de blessés suite à des accidents de la route avait été également enregistré en 2013 comparativement à 2012.

Les statistiques ont démontré que le nombre des morts et des blessés à augmenté respectivement de 2% et de 0,64%. M. Boutalbi a néanmoins souligné que cette augmentation devrait être liée à l’extension du parc automobile national qui a connu une augmentation de 15% par rapport à la même période en 2013.

Plusieurs procédures sont en cours de préparation en vue de faire face à cette situation, a indiqué le directeur général du centre national de Prévention et de la sécurité routière.

Il s’agit, entre autres, de texte législatif concernant l’équipement des véhicules de transport en commun (9 voyageurs) et les véhicules de transport de marchandise excédant les 3,5 tonnes d’un appareil dit Chronotachygraphe qui est en préparation et qui sera soumis au gouvernement.

Il a expliqué que cet appareil permettra de calculer la distance parcourue par le véhicule, sa vitesse et ses temps d’arrêt.

Ces données permettront aux forces de sécurité de contrôler certains paramètres comme les limitations de vitesse et le respect du temps d’arrêt.

Il a, par ailleurs, souligné que le centre national de Prévention et de la sécurité routière organisera, au cour de l’année 2014 un colloque international sur le rôle de la société civile dans la prévention des accidents de la route.

A une question de savoir si l’Algérie comptait imposer des normes de sécurité aux concessionnaires des voitures, M. Boutalbi a indiqué qu’une réflexion a déjà été engagée dans ce sens.

La 15ème semaine arabe de la circulation routière est organisée du 4 au 31 mai sous le slogan « tous pour un environnement routier sécurisé ».(Aps-04.05.2014)

**4.540 morts et 58.269 blessés en 2013 dans 42.864 accidents de la route

Le terrorisme routier a atteint des proportions telles que des mesures d’urgences deviennent incontournable. D’abord les chiffre : l’année 2013 a enregistré 42.864 accidents de la route qui ont fait 4.540 morts et 58.269 blessés.

Ce qui fait de l’Algérie un des premiers s pays au monde qui connait le plus grand nombre d’accidents routiers. Il faut ajouter à ces chiffres, qui donnent froid dans le dos le nombre d’handicapés à vie qui deviennent un poids pour le trésor public et pour leur famille.

Quant aux pertes matérielles et financières, elles sont estimées à plus de 100 milliards DA par an. Un tableau de bord macabre qui appelle une réaction. Et la décision annoncé jeudi par Amar Ghoul, le ministre du transport va dans ce sens.

En effet, le ministre a fait part de son projet de réunir très prochainement une coordination multisectorielle afin d’examiner les causes de la hausse des accidents de la route.

Cette réunion va regrouper des responsables et experts des ministères, respectivement, des Transports, de l’Intérieur et collectivités locales, des Travaux publics et de la Défense nationale ainsi que les services de la gendarmerie et de la sécurité nationale, a précisé le ministre en marge d’une séance plénière réservée aux questions orales du Conseil de la Nation.

Des mesures répressives devraient être prises à l’issue de cette rencontre afin de mieux lutter contre les accidents de la route qui ont augmenté « d’une manière terrifiante », a déploré le ministre.

D’où la nécessité de coordonner entre tous les secteurs concernés, a-t-il poursuivi. Par ailleurs, le ministre a indiqué que son secteur se préparait à la mise en place du permis biométrique en collaboration avec le ministère de l’Intérieur lequel est chargé de l’élaboration de banques de données relatives à la carte grise, aux permis de conduire et aux infractions, et ce, comme une étape nécessaire avant le lancement de ce nouveau permis.

Pour ce qui est du permis à points lancé par Amar Tou, Amar Ghoul fait marche arrière considérant que les conditions de sa mise en voguer en Algérie ne sont pas encore réunies.*Par Abbès Zineb | 10/10/2014 | .algerie1.com

Terrorisme routier : 4.540 morts , 58.269 blessés pour 42.864 accidents en 2013

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*Retraits de permis de conduire: vers la fin des interventions?

Plus de 450 retraits de permis en moyenne par jour… mais on ignore toujours combien d’entre eux sont récupérés tout de suite après un coup de téléphone. Les interventions pour récupérer les permis confisqués par la police suite à une infraction au code de la route se sont démocratisées ces dernières années.

Mais la Direction générale de la Sécurité nationale (DGSN) semble vouloir y mettre fin. Selon plusieurs sources à la DGSN, un «ordre a été donné aux cadres et aux différents services de la police nationale de mettre fin à cette pratique illégale et nuisible pour l’image de l’institution». Depuis le durcissement du code de la route (2001, 2006, 2009), les retraits de permis immédiats qui font suite à des infractions constatées par les services de l’ordre sont légion. Cette mesure répressive n’a pas entraîné pour autant une baisse du nombre de morts et de blessés sur nos routes.

Elle a, par contre, mené à l’apparition des phénomènes de passe-droit et de corruption pour échapper à cette sanction : interventions de relations influentes pour bénéficier d’un précieux passe-droit et ainsi récupérer son permis dans l’ombre, moyennant une petite compensation financière, du donnant-donnant (contre un passe-droit dans un autre domaine), ou simplement le coup de fil d’un haut gradé. Seule condition, s’y prendre vite, bien avant que les détenteurs de ces permis confisqués ne passent en commission.

Si, il y a encore quelques années – suite à l’adoption la loi n° 01-14 du 19 août 2001, relative à l’organisation, la sécurité et la police de la circulation routière –, cette pratique se limitait aux seules personnes bénéficiant de relations «très» influentes dans les arcanes du pouvoir, elle s’est démocratisée ces trois dernières années. Les interventions se multiplient à toutes les échelles de la hiérarchie et n’importe quel citoyen peut ainsi, avec un peu d’effort et de persévérance, y avoir recours. «La Direction générale met en garde et instruit, de manière récurrente, ses différents services pour faire en sorte d’éradiquer cette pratique», confie une source à la DGSN qui a requis l’anonymat.

Le nombre important de retraits de permis immédiats suite à une infraction au code de la route (135 000 en 2012 et 170 000 en 2013) a augmenté de près de 30% entre 2012 et 2014. Durant la même période, le nombre de morts sur la route a, lui aussi, augmenté : 4447 morts en 2012 et 4540 en 2013. «Ces interventions rendent cette mesure caduque et elle est très mauvaise pour notre image», confie une autre source. Il reste à vérifier, sur le terrain, la répercussion de cette initiative. *Bouredji Fella-El Watan-mercredi 13 mai 2015

*Avis partagés des automobiliste

Au moment où les conducteurs militent sur les réseaux sociaux et tentent de mobiliser l’opinion publique pour abolir la loi stipulant le retrait de permis de conduire, la Direction générale de la Sûreté nationale a émis une directive interdisant toute sorte d’intervention pour la récupération de ce document précieux pour bon nombre d’Algériens. Une décision qui suscite moult débats dans les rangs des conducteurs à travers le pays.

Pour Omar, 35 ans, fonctionnaire dans une société privée à Alger, cette mesure est plus répressive que jamais. «Si seulement cela servait réellement à quelque chose de concret. Le nombre des accidents de la route ne baissera jamais avec cette décision. Il y a beaucoup de choses à faire avant de penser à doubler les sanctions contre le simple citoyen et lui fermer toutes les issues», s’emporte-t-il.

Pour ce jeune usager de la route, il faut d’abord œuvrer à réhabiliter les différents axes routiers dont la plupart sont dans un état catastrophique, que les éléments des forces de l’ordre donnent le bon exemple en respectant eux-mêmes le code la route et surtout veiller à la mise en place des plaques de signalisation et l’éclairage. «La plupart des accidents qui surviennent sur nos autoroutes sont dus à la fatigue. Si vous ratez un des relais, il est presque impossible de trouver un espace pour se reposer.

Le faire sur la bande d’urgence n’est pas une sage décision à cause de l’insécurité», ajoute notre interlocuteur. Pour Lydia, une jeune étudiante, cette directive n’arrêtera pas le circuit des interventions, bien au contraire. Elle encourage encore plus le réseau de la corruption. Un simple agent de l’ordre en souffrance financière peut facilement succomber à la tentation. «Pour une somme dérisoire de 2000 DA, le chauffard peut éviter le retrait de permis et toutes les autres manigances pour le récupérer», dit-elle. Très sceptique sur l’application de cette directive, Yacine, un quinquagénaire et chauffeur de taxi depuis près de 20 ans, relève un autre phénomène. «Généralement, ceux qui osent les excès de vitesse sont très bien épaulés, souligne-t-il.

Aucune directive aussi stricte qu’elle puisse paraître ne pourra empêcher ces fils de hauts responsables de l’Etat de récupérer leur permis. D’ailleurs, ils peuvent même conduire en l’absence de cette pièce sans être inquiétés.» Il est vrai que pour garder son permis dans sa poche, il faut juste respecter le code de la route. Dans l’impossibilité de le faire respecter et de réunir toutes les conditions pour une conduite saine, l’unique solution qui reste est d’aller vers l’extrême : pour un taux zéro accident de la route, il faut enlever tous les «cartons roses».*Asma Bersali–El Watan-mercredi 13 mai 2015

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Enquêtes, indemnisations, prise en charge sanitaire…

La lourde facture des accidents de la circulation

**Si les dégâts humains entre blessés et décès engendrés par les accidents de la circulation sont quantifiés comme le montant les statistiques périodiques des services de sécurité et du ministère des Transports, très peu de données existent sur le coût économique de ces accidents dont le plus dramatique (11 morts et 25 blessés) remonte au 11 mars 2015 et qui est survenu au nord d’In Salah (collision entre un bus de voyageurs et un semi-remorque sur la ligne Béjaïa-Tamanrasset).

Mais, il est clair que  ces  accidents entraînent des pertes économiques considérables pour ceux qui en sont victimes, leur famille, et l’économie nationale dans son ensemble. Et pour cause, en plus des traitements coûteux et des enquêtes, il y a également une perte de productivité et aussi de revenus pour les victimes et leurs familles.

Une situation aggravée par la non-souscription à l’assurance vie en Algérie puisque l’engouement des Algériens pour ce produit d’assurance reste faible. Il y a, en parallèle, les indemnisations supportées par les assureurs.

A combien se chiffrent toutes ces pertes ? Un  représentant de la sûreté urbaine relevant de la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a avancé, en 2014, un coût allant jusqu’à 100 milliards de dinars annuellement, sans donner de détails.

De son côté, le Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR) qui dresse annuellement les bilans de ces accidents en analysant les causes n’aborde pas toutefois  les conséquences économiques d’un tel phénomène en raison de la difficulté d’amasser les  données.

Souvent, ces informations sont noyées parmi tant d’autres. Par exemple, la prise en charge des blessés, notamment ceux nécessitant un long processus de soins (opérations, rééducation, transfert à l’étranger…), les soins ne sont pas évalués, selon un expert contacté à cet effet. «Les blessés des accidents de la route sont intégrés parmi les hospitalisés. Leur prise en charge n’est pas évaluée de manière spécifique», nous dira-t-il.

Ce que nous précisera par ailleurs Lamri Larbi, économiste de la santé. Tout en rappelant que l’accident de la route n’est pas un risque social et n’est pas couvert en tant que tel par la sécurité, il notera que la prise en charge médicale intervient de façon indirecte.

«Les moyens dépassés par l’ampleur des sinistres»

Une question qui commence à être étudiée du côté des économistes de la santé. «Ce n’est que récemment que les économistes algériens de la santé commencent à s’intéresser aux coûts économiques des accidents de la circulation», notera encore M. Lamri,  pour qui les moyens financiers mis en place par l’Etat (infrastructures routières, infrastructures hospitalières, appareillages des handicapés…) sont insuffisants. Idem pour les structures hospitalières.

Et pour cause, les moyens existants sont dépassés par l’ampleur des accidents dont le nombre augmente beaucoup plus vite que les moyens de la prise en charge des victimes.

C’est le cas pour les victimes handicapées à vie. Dans ce cas, l’invalidité, les handicaps et les soins sont pris en charge par les caisses de l’assurance sociale pour les assurés sociaux et leurs ayants droit, selon M. Lamri qui ajoutera : «Pour les non assurés sociaux, ces dépenses viennent réduire leurs revenus et pour les ménages économiquement faibles et vulnérables elles affaiblissent leur épargne qui aurait pu servir à améliorer leur niveau de vie.»

Comme conséquences, ces dépenses peuvent même générer un endettement qui peut  maintenir ces familles dans la précarité.
Pour cela, il n’est pas exclu, selon notre interlocuteur, que certains accidents provoquent l’appauvrissement de nombreux ménages dont le seul revenu peut disparaître lorsque il y a décès du chef de famille salarié ou que son handicap à vie ne lui permettant pas de générer des revenus pour subvenir aux besoins, même élémentaires, de sa famille comme la nourriture, l’habillement ou le logis.

Préjudice économique difficile à quantifier

Au final, combien coûtent réellement ces accidents ? Combien coûte la prise en charge sanitaire des accidentés ? Comment intervient l’assurance sociale ? Combien payent les assureurs ? Quel impact financier sur les familles des victimes ? Autant de questions qui restent sans réponses…

Car ils sont nombreux les acteurs à intervenir dans la prise en charge des accidentés, allant des services de sécurité (pour les enquêtes sur le terrain) au ministère de la Santé (pour les soins), passant par les ministères des Transports, des Finances et enfin  celui du Travail et la Sécurité sociale.

Tout le monde s’accorde à dire d’ailleurs qu’un sinistre automobile n’est pas indemnisé à travers la seule assurance auto. Souvent l’Etat intervient  pour prendre en charge les sinistrés. Dans de nombreux cas, les victimes font appel à la justice pour arracher leurs indemnisations.

Cela pour dire que toute une chaîne  intervient à des degrés différents pour faire face aux drames de la circulation, dont les préjudices économiques sont importants de l’avis des experts, mais difficiles à évaluer faute d’échanges entre ces secteurs.

Et ce, d’autant que très peu d’études ont été menées dans ce cadre. La dernière en date remonte à 1999. Elle avait été conduite dans quatre wilayas sur un échantillon de 500 accidents, puis extrapolée sur le territoire national. Mais en  seize ans, beaucoup de choses ont changé.

Le parc automobile s’est considérablement renforcé.  Idem pour le réseau routier et pour le nombre d’accidents. Ce dernier a  connu une évolution exponentielle.  Entre-temps, le nombre de morts sur les routes a fortement augmenté pour atteindre près de 4000 en 2014, pour plus de 24 000 accidents.

Même à l’échelle mondiale, il existe peu d’estimations du coût des accidents de la route, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui précise qu’en 2000, ce coût s’élevait  à 518 milliards de dollars environ.  L’OMS rappelle par ailleurs que les accidents de la circulation coûteraient aux pays de 1% à 3% de leur Produit national brut.

Dans le cas de l’Algérie, «il n’existe pas d’études exhaustives du coût des accidents de la circulation. Si on situe l’Algérie dans la moyenne de 2% et en fonction de son PIB pour les années 2011, 2012 et 2013, on peut estimer ce coût pour notre pays respectivement de 290, 322 et 331 milliards de DA», précisera M. Lamri qui poursuivra : «Ces montants exorbitants intègrent tous les coûts liés aux indemnisations des dommages corporels des victimes, des pensions d’invalidité, des prises en charge médicales et des journées de travail perdues.

S’ils étaient évités, ces montants pourraient être investis dans des secteurs économiques et culturels pour le développement socio-économique du pays.» 

***La part de l’assurance auto en évolution continue***

La branche automobile se trouve en tête de liste en termes de primes d’assurance et d’indemnisations, selon le dernier bilan du Conseil national des assurances (CNA) pour l’année 2014.

Et ce, malgré la baisse des importations de véhicules en 2014. Ainsi, le chiffre d’affaires de cette branche a augmenté de 3%, totalisant un montant de police d’assurance de 61,4 milliards de DA pour représenter  55,5% de la production des assurances dommages (plus de 110,5 milliards de dinars).

Au premier trimestre 2014, cette a branche avait généré 61,7% des rendements des assurances dommages et  avait progressé de 8,2% par rapport au 1er trimestre 2013 avec un chiffre d’affaires de 19,6 milliards de DA. En 2013, la branche auto avait évolué de 16,6% en 2013 par rapport à 2012.*Samira Imadalou-El Watan-Lundi 23 mars 2915

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* 1.633 morts dans des accidents de la route durant le 1er semestre 2013

Mille six cents trente trois (1.633) personnes ont trouvé  la mort et 22.332 autres ont été blessées dans 12.879 accidents de la route durant   le premier semestre 2013, indique lundi un bilan du commandement de la Gendarmerie nationale.

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Par rapport au premier semestre de l’année précédente, le nombre de décès a baissé de 26 personnes alors que celui des blessés a augmenté de 969  personnes et celui des accidents de 472, précise la même source.

La wilaya de M’sila vient en tête pour ce qui est du nombre de décès  avec 65 morts, suivie de Djelfa (63 morts), de Tlemcen (62 morts), de Sétif  (58 morts) puis Batna et Constantine (56 morts chacune). Selon la même source, le facteur humain reste la principale cause des  accidents (10.497) alors que les piétons étaient à l’origine de 918 accidents. 

Par ailleurs, l’état des véhicules est à l’origine de 772 accidents outre les autres facteurs ayant trait à l’état des routes et à l’environnement.*APS-22.07.2013.

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**112 morts, 1.600 blessés dans 1.400 accidents de la route depuis le début du Ramadhan

Cent douze (112) personnes ont trouvé la mort et environ 1.600 autres ont été blessés dans 1.400 accidents de la circulation depuis le début du mois de Ramadan à travers plusieurs wilayas du pays, indique un bilan des services de la Protection civile.*Médias

**Accidents de la route

24 morts et 62 blessés en quatre jours

Vingt-quatre  personnes sont mortes et 62 autres ont été blessées dans 27 accidents de la circulation routière à travers plusieurs wilayas du pays durant la période du 18 au 21 juillet, a indiqué hier un communiqué de la Protection civile.

Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wilaya de Chlef avec deux personnes décédées et 4 autres blessées suite au renversement d’un véhicule léger, survenu sur la RN19 dans la commune de Ténès. Par ailleurs, les agents de la Protection civile ont procédé à l’extinction de 4 incendies urbains, industriels et incendies divers. Ces incendies ont causé des brûlures et des gênes respiratoires à 9 personnes dans la wilaya de Tamanrasset, a précisé la même source. A propos du bilan des noyés durant la même période, la Protection civile a déploré la mort de 3 personnes dans des réserves d’eau dans les wilayas de Blida, Sidi Bel Abbès et de Aïn Defla.

Concernant le dispositif de la surveillance des plages et des baignades à travers les wilayas côtières, les agents de la Protection civile ont effectué, depuis le 1er juin, 18 862 interventions, ajoute le communiqué. Suite à ces interventions, 12 910 personnes ont été secourues et sauvées de noyade dans les plages surveillées et 4914 personnes ont été soignées par les agents de la Protection civile. Par contre, 37 personnes sont décédées, dont 28 dans des plages interdites à la baignade, précise la même source. Concernant les noyés dans les réserves d’eau, les unités de la Protection civile ont enregistré, depuis le 1er juin, le décès de 47 personnes.*APS-22.07.2013.

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2 réponses à “La faucheuse des routes”

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