La ruée vers l’or algérien

       *l’Algérie est détentrice de la première réserve d’or en Afrique

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Un rapport du Conseil mondial de l’or, repris par la presse nationale, classe l’Algérie comme détentrice de la première réserve d’or en Afrique. Alors que l’entreprise d’exploitation des mines d’or fait actuellement l’objet d’une enquête par le DRS, qu’en est-il exactement ?

 Enfin un bon classement : dans son rapport annuel 2010, le Conseil mondial de l’or, une organisation basée à Londres, plaçait récemment l’Algérie à la 22e place mondiale des pays détenteurs de réserves officielles en or, avec un stock estimé à 173,6 tonnes. Il y a autant d’or en Algérie ? Le malentendu s’installait, et des Algériens chômeurs, comme en compte le pays en stocks considérables, ont commencé à préparer pelles et pioches pour une ruée vers l’or dans le désert. Hélas, il ne s’agit pas de gisements ou de mines d’or, mais de réserves d’or, c’est-à-dire des lingots achetés sur le marché international par la Banque centrale algérienne pour constituer des stocks officiels, afin de les utiliser à la fois comme instrument d’échange monétaire et comme réserve de valeur. Autrement dit, l’Algérie possède en or bancaire l’équivalent de 6 milliards de dollars, qu’il faut ajouter aux 200 milliards de dollars de réserves de change. Oui, l’Etat est riche, mais ça, tout le monde le sait. Mais on ne doit pas pour autant poser nos pelles et nos pioches. L’Algérie possède plusieurs gisements d’or, dont deux sont déjà exploités par l’ENOR, joint-venture australo-algérienne à 52/48%. Juste une tonne par an actuellement, et 1,5 tonne envisagée pour l’année 2010. C’est peu, mais en potentialités, l’Algérie serait « la deuxième réserve d’or naturel africain derrière le Congo », d’après Douglas Perkins, PDG de GMA, la filiale du groupe australien qui exploite les mines d’Amesmessa et de Tirek en partenariat avec Sonatrach pour le compte de l’ENOR. Trois millions de tonnes dormiraient dans le sous-sol, selon cet expert, soit près de 100 milliards de dollars. En plein désert. A vos pioches !

La désolation du Tanezrouft

In Ouzzal, un gigantesque bloc de pierres d’un milliard d’années. Juillet 2001, sous la chaleur insupportable dans ce fin fond du désert, entre Bordj Badji Mokhtar et Timiaouine, à 400 km au sud-ouest de Tamanrasset, la mine de Tirek donne ses premières onces d’or à l’Algérie. En bordure de l’effrayant plateau désertique du Tanezrouft, une faille monumentale nord-sud a découpé le Hoggar occidental, et c’est le long de cet accident que les quartz aurifères ont été trouvés. Tirek donne 60 kg d’or par mois avec un taux de 12 g du précieux métal par tonne de roche extraite. Ce qui est relativement faible, et ce qui a poussé l’opérateur australien à se déplacer à 60 km plus au sud, toujours sur la même faille, à Amesmessa, où le taux de 18 g/t est plus encourageant. Et surtout, avec des réserves estimées à 2,5 millions de tonnes, contre 500 000 pour Tirek. Novembre 2008, l’unité de production se déplace à Amesmessa et sous un climat déjà plus doux, le premier lingot est coulé en présence de Chakib Khelil, extrait de la deuxième mine d’or algérienne. Aujourd’hui, la production représente environ une tonne par an, avec des prospectives plus ou moins sérieuses de 5 à 6 tonnes par an, selon les estimations de l’opérateur australien. Mais d’autres gisements existent et les Chinois sont déjà présents au nord du Hoggar où ils ont pris des concessions d’or, pendant que d’autres opérateurs étrangers lorgnent vers Tiririne dans le Hoggar oriental ou encore In Allarène, Derreg et Timeg dans le Hoggar occidental, où les indices d’or sont établis. Tout n’est pas aussi facile pour autant et il ne s’agit pas de pelles et de pioches mais d’une entreprise très complexe. L’Australien du GMA se plaint d’ailleurs du Tanezrouft où la solitude de ce plateau classé comme l’un des plus désertiques au monde engendre des problèmes de chaînes de logistique et d’approvisionnement, conjugués à la bureaucratie nationale. L’or est loin de tout, dans cette région d’In Ouzzal qui veut dire littéralement « là où il y a du métal » en tamacheq. Les Touareg le savaient-ils ? En tout cas, tout le monde le sait, dans cette zone du Nord-Sahel où les difficultés sont nombreuses, le problème de la sécurité reste un paramètre très important, surtout en ce moment où l’armée algérienne a interdit les déplacements au sud de Tamanrasset. Personne n’en parle, sujet tabou. Les Australiens vont-ils partir ?

« Pas des kangourous »

GMA, Gold Mining Algeria, est la filiale algérienne, propriété à 100% de l’australien GMA Ressources. L’entreprise s’est associée par l’intermédiaire d’une joint-venture à un consortium algérien pour créer l’ENOR, l’Entreprise nationale de l’or, qui gère la production. 52% des parts pour l’Australien. 48% pour Sonatrach, qui a fini par racheter les parts de tous les opérateurs algériens présents au départ dans l’ENOR. Mais il semble que ce ne soit pas suffisant, malgré la rentabilité assurée de la mine d’Amesmessa. Les Australiens veulent investir et se développer mais se plaignent d’un manque de liquidités. Pour cela, ils ont émis des actions pour attirer de l’argent frais. Alors que la partie algérienne a théoriquement un droit de regard sur l’intégration de nouveaux actionnaires, les Australiens de GMA viennent de vendre un actif de 9% pour un montant de 3 millions de dollars à Askom Precious Metals Mining, filiale du fonds d’investissement égyptien Citadelle. Déjà, la partie algérienne s’interroge sur cet investissement, craignant un nouveau scandale du type Orascom Lafarge, où l’Egyptien vendrait immédiatement à un opérateur étranger les parts qu’il vient d’acquérir. Mais rien n’est sûr, le gisement d’Amesmessa est rentable et les Egyptiens, qui exploitent d’autres gisements minéraux en Libye et au Soudan, ne sont pas forcément dans une logique de spéculation. Reste une énigme, comme l’explique un spécialiste algérien de l’Organisme national de recherche minière (ORGM) : « Comment l’Algérie, avec toutes les réserves monétaires qu’elle possède, peut-elle avoir un problème de liquidités pour investir dans un secteur aussi rentable, là où l’once d’or est passée de 400 dollars, à l’ouverture de la mine, à plus de 1000 dollars actuellement ? » Bonne question. La seule mine d’or algérienne va-t-elle fermer ? « Nous ne sommes pas des kangourous », conclut le cadre de l’ORGM. En tous les cas, deux choses sont sûres. Il y a une semaine, le Conseil mondial de l’or faisait un zoom sur l’or algérien. Il y a une semaine aussi, Hosni Moubarak était en Algérie. (El Watan-23.07.2010.)

 

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**Une compagnie canadienne pour explorer l’or dans le Hoggar

La compagnie canadienne Mines Cancor et ses filiales s’apprêtent à lancer dans les jours qui viennent un nouveau programme d’exploitation de l’or du Sud du pays, indique un communiqué de cette compagnie rendu public jeudi 06.12.2012.

D’après le document, Cancor a terminé tous les préparatifs nécessaires pour accomplir son programme d’exploration en Algérie. Il ne reste qu’une autorisation des autorités locales pour installer la base vie et commencer le forage. Le volume initial de ce forage prévu est de 5 000 mètres. Une vingtaine de cibles aurifères très potentielles ont été retenues pour ce premier programme sur le projet Nord Tirek.

Dans une deuxième phase du programme, la foreuse sera déplacée au site d’In Ouzzal Nord pour forer 2 000 mètres additionnels, précise le document. Le permis de Nord Tirek couvre une superficie de 15 499 hectares (16 km²). Le périmètre de Nord Tirek est sur la bordure Est du môle d’In Ouzzal qui est constitué par une bande de mylonites de 300 à 3 000 mètres d’épaisseur correspondant à un couloir tectonique de déformation majeur.

Cette zone tectonique contrôle la mise en place de nombreux indices filoniens aurifères, dont les deux gisements d’or de Tirek et d’Amessmessa, situés respectivement à 17 et 70 km au sud de la limite sud du permis. Le gisement d’Amessmessa est actuellement en exploitation. Les filons aurifères sont regroupés dans huit champs filoniens à l’intérieur des limites du permis de Nord Tirek.

Ce sont, en allant du sud vers le nord, l’indice Kheima, les champs aurifères des Zones 12, 13 et 17, l’Indice Syénite, le Champ aurifère de Kiouène et l’indice Trois. La compagnie affirme en outre que le champ aurifère de Kiouène, dans la région de Hoggar en «particulier apparaît comme offrant de très bonnes possibilités pour supporter une opération à ciel ouvert.

Ce champ aurifère, très étendu, avec comme dimension 7 km de long sur 2 km de large, contient des réseaux de filons affleurants avec des hautes teneurs aurifères et qui a fait l’objet des travaux antérieurs de tranchées et d’échantillonnage».

Quant aux potentialités de cette mine à ciel ouvert, le communiqué précise que «les résultats obtenus jusqu’à présent sont très encourageants avec d’excellentes teneurs aurifères dans de nombreux échantillons».

De plus, plusieurs grains d’or visible ont été observés entre les zones filoniennes, sur de petits affleurements. «La présence d’or visible dans ces secteurs suggère que les minéralisations aurifères pourraient être beaucoup plus importantes que détectées jusqu’à présent», lit-on dans le document.

Ces résultats, précise notre source, sont déterminants puisqu’ils «indiquent que les minéralisations aurifères s’étendent au-delà des filons connus. La partie centrale du champ aurifère de Kiouene se dessine déjà comme le secteur à cibler en priorité pour les travaux de sondage».

Notons que Mines Cancor Inc est une compagnie minière canadienne engagée dans l’exploration et le développement de propriétés à potentiel élevé en métaux précieux et usuels. En plus de ses propriétés au Québec, la Compagnie détient une participation de 100% dans quatre propriétés en Algérie qui ont un potentiel aurifère.

Les sites à exploiter sont situés dans la région du Hoggar, dans un environnement géologique très favorable pour l’or, similaire à la ceinture des Roches Vertes de l’Abitibi et contiennent de nombreux champs aurifères en surface ou très proches, ce qui permettrait d’envisager leur extraction à ciel ouvert.*08 Décembre 2012-Les Débats

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*Ruée de  bandes de trafiquants d’or dans le Grand-Sud algérien

Eldorado ouvert aux quatre vents et aux bandes de trafiquants d’or, le Grand-Sud n’est plus seulement propriété des sociétés minières et multinationales des métaux précieux. Dans la capitale du Hoggar, edhab, l’or, fait tourner les têtes et réveiller les vieux démons des chasseurs- cueilleurs de métaux précieux.

Tamanrasset. Samedi 28 mars 2015. Une ruée vers l’or qui ne dit pas tout à fait son nom. Dans la capitale du Hoggar, edhab, l’or, fait tourner les têtes et réveiller les vieux démons des chasseurs- cueilleurs (de métaux précieux). Rumeurs diffuses valant leur pesant… d’or et récits invraisemblables de découvertes prodigieuses meublent les palabres et fantasmes locaux.

Des grains d’or ramassés à tout bout de champ en proche périphérie de Tam : à Outoul, Tit, Adryan, jusqu’à ces filons présumés en (quasi) surface que les chercheurs déterrent au loin vers le nord, Moulay Sidi Lahcen, où au sud sur la route de Tinzaouatine ou In Guezzam : à Tirek, In Ouzal,  à Tiberkatine, à Tiririne-Hanane. Eldorado ouvert aux quatre vents et aux bandes de trafiquants d’or, organisées et multiraciales (algériens, ghanéens, nigériens, tchadiens, soudanais…), le Grand Sud n’est plus seulement propriété des sociétés minières et multinationales des métaux précieux.

Il est 9 heures. Alors que le village de Tagroumbaith, 15 km au sud, pestait devant le ksar de la wilaya contre les eaux usées de la ville de Tam qui s’y déversent et empoisonnent sa population, à quelques mètres de là, devant le tribunal de Tam, les  4×4 de la gendarmerie livrent au parquet leur cargaison de chercheurs d’or surpris, détecteurs de métaux en main, à creuser des tranchées à la recherche du filon rêvé. Ils risquent de deux à cinq ans de prison.

Des arrestations et prises de ce genre se sont multipliées ces derniers mois, œuvre de l’armée et de la gendarmerie et se poursuivent. Tel ce coup de filet spectaculaire effectué ce mardi 31 mars à la frontière nigérienne : 54 personnes de diverses nationalités arrêtées et 26 détecteurs récupérés par un détachement de l’ANP.

Le nouvel Eldorado

Le sujet met résolument mal à l’aise les autorités sécuritaires et l’omerta étant presque de mise. Au groupement de la gendarmerie de Tam, on hésite à évoquer le sujet. «Seul le commandant du groupement, en déplacement à In Guezzam, est habilité de vous en parler», s’excuse un capitaine.

Dans les couloirs de la section de recherche, une dizaine de trafiquants d’or, menottes aux poignets, attendent leur tour pour passer à table. «Mais où avez-vous trouvé une usine d’or (mines d’Amessemessa, ndlr) déposer son bilan ?» s’interroge cet officier de la police dont la devise des singes, ‘‘rien vu, rien entendu et rien dit’’ faite sienne est synonyme de vie sauve. La ‘‘faillite’’ provoquée des mines d’Amessemessa-Tirek répond justement au désir de «ceux qui, grâce à l’or de Tamanrasset, on bâti des châteaux et construit leur fortune». Pour l’officier, le trafic d’or dans la région n’est pas qu’une affaire de jeunes désœuvrés. «C’est une grosse maffia.

Tout comme le trafic d’armes et de cocaïne. Une affaires de gros bonnets auxquels il ne faudrait surtout pas se frotter au risque de se retrouver découpé en pièces, jeté au fond d’une poubelle, ou largué dans le Sahara pour servir de nourrir aux corbeaux». Moussa Tita* se présente comme un «nouveau venu» dans le milieu des trafiquants d’or. «Croyez-moi, même des maâlmine, des patrons, ont changé d’activité (…) parce que ça rapporte gros.»

Certains auraient, selon lui, monté carrément leurs propres équipes, dotées de véhicules tout-terrain, des moyens et appareils de détection à plus de 70 millions l’unité. «Alors que dire des jeunes, des chômeurs (…) qui somnolent sur un trésor. Et j’en ai vus qui ont acheté devant moi leur Toyota grâce à l’argent de l’or.» Tita dit avoir accompagné des «cousins» à lui dans quelques-unes des équipées exploratoires dans le Sahara. Equipées souvent longues, éprouvantes et à haut cœfficient de risque. «La bouteille d’eau est échangée contre des grains d’or».

Le néo-chercheur d’or parle de bandes hyper organisées, armées, ayant une connaissance solide du terrain, des pistes et voies de passage des militaires et GGF et surtout jalouses de défendre leur territoire . «Quand vous dites à un ingénieur des mines qu’il y a de l’or (de l’oued) à Takalous, il vous dira : c’est où ça ?», preuve de leur méconnaissance du potentiel existant.

Takalous et les cartes au trésor

A 450 millions (de centimes) le kilo d’or au prix local, l’or extrait frauduleusement est revendu au Niger, et atteint parfois les 600 millions/kg. «Cet or là, moi je n’en ai pas vu la couleur»,  commente ce bijoutier à Tam, qui met tout sur le dos de ces «filières africaines» qui commercialisent leurs détecteurs de métaux made in China et vendent même des cartes minières du Grand sud, des cartes au trésor cédées à des prix astronomiques :  30 et 70 millions de centimes.

Une ruée vers l’or ? Naceri Ali, le directeur de l’énergie (et des mines) préfère tempérer les ardeurs. Le haut cadre parle lui d’un «phénomène maîtrisé», qui n’est plus aux «proportions d’il y a quelques mois», dit-il. Les services de sécurité ont, selon lui, pu contenir le phénomène qui touchait surtout les gisements frontaliers avec le Niger. Le DEM se montre sceptique quant à la réalité des découvertes. «On a entendu, comme vous, ces rumeurs, mais cela me paraît invraisemblable.

Des roches contenant un, voire même deux kilogrammes d’or, franchement ça me paraît trop gros pour être vrai.» La meilleure teneur d’or découverte jusque-là ne dépasse pas les 18 g/tonne. Notamment dans les gisements aurifères de Tirek ou de Tiririne-Hanane.  Il en veut aussi pour preuve le fait que les gendarmes qui font régulièrement des arrestations saisissent les détecteurs de métaux, mais «jamais ils n’ont trouvé cet or dont tout le monde parle». Un bilan de la gendarmerie de Tam datant de décembre dernier faisait état de la récupération de 500 grammes d’or au cours de leurs opérations. Tout de même loin des lingots supposés.

«Si l’or pouvait être cueilli comme ça en plein air, je pense que les ouvriers de la sonarem seraient aujourd’hui tous milliardaires», fait mine de plaisanter le DEM. Ingénieurs des mines, du haut de leurs vingt ans d’expérience, Barmaki Abdelkader et Baîra Mohamed réitèrent le même scepticisme. «Si je me fie à ma conviction profonde, à mes connaissances scientifiques, dit-le premier, je vous répondrais que des quantités comme celles rapportées par la rumeur ne peuvent tout bonnement pas exister.»

La Sonarem (entreprise nationale d’exploitation des mines d’or), avec ses 700 employés, son expertise, ses cartes et explosifs n’a jamais dépassé le seuil de 85 kg/an. «Au Niger, il suffit de payer une taxe à l’Etat pour partir, librement, avec ses détecteurs de métaux rechercher de l’or dans le désert», rappelle le second. Baïra observe que les gisements aurifères algériens sont de type filonien. «Les gîtes alluvionnaires des rivières d’Afrique peuvent être exploités par orpaillage avec peu de moyens. Ce n’est pas le cas du filonien.» Et même sans ça : «Ce qui brille ne peut pas être toujours de l’or (…) car ça peut aussi être de la pyrite, du quartz, dont les propriétés sont proches avec l’or.»

De naguère route de l’or, du sel, la route qui traverse le Ténéré continue à l’être. L’or du nord Niger qui a fait les beaux jours de l’Empire du Ghana (à partir du VIIe siècle) et autres cités d’or et de sel, fait aujourd’hui la fortune des empires miniers. Sur son site internet, Concor, la multinationale canadienne  (détentrice des quatre titres de propriété aurifères à Kiouene,  Tirek Nord et des permis pour Tan Chaffao Ouest et Est, In Ouzzal Nord) loue le potentiel d’un de ses gisements — répartis sur plusieurs milliers d’hectares — : «La propriété du Nord Tirek, lit-on, sise sur une faille majeure, associée à de nombreux champs aurifères de surface ou très proches (…), offrent un potentiel exceptionnel pour une extraction à ciel ouvert».

Pour les mines d’Amessemessa-Tirek (achetées à 14 millions de dollars), l’australien Douglas Perkins, ancien P-dg de Gold Mining Algéria associé avec la Sonatrach avec 52% des actions dans l’ENOR avait longtemps tablé (ou fabulé) sur une capacité de production de 3 tonnes d’or par an. La première coulée de lingot s’est faite en 2008. Quelques centaines de kilos d’or produits, très loin des tonnes annoncées, la junior australienne introduite par Chakib Khelil est dissoute dans le scandale et les gros volumes de cyanure utilisé dans l’exploitation déchaînée. Grosse arnaque, en or et en devises trébuchantes, pollution de la nappe, GMA est liquidée.

Dernière entichée de l’or du Hoggar : Zakham Construction LTD, la multinationale libanaise, engagée déjà — du temps où Abdelmalek Sellal était ministre des ressources en eau — dans la construction des pipelines du Gazoduc Med et dans le méga projet de transfert d’eau : In Salah-Tam. Des pipelines d’approvisionnement en eau, à double tranchée sur une distance de 382 km réalisées en EPC avec Cosider et Erciyas. Ayant valeur de précieux carottages, ces deux grands chantiers ont visiblement convaincu la libanaise de se convertir à l’or de Tiririne-Hanane. Gold Algerian Lebanesse, la joint-venture algéro-libanaise d’affinage des métaux précieux, commence à peine à installer ses bases dans ce no man’s land qui n’en est décidément pas un.

Or et «cri du Sahara»

Maison de la culture, samedi 28. Timihar, littéralement réminiscence, troupe théâtrale de Tazrouk, sud de Tam, est à l’affiche à la maison de la Culture de Tamanrasset. Senoussi Karziq joue les premiers rôles dans Sarkhat Essahra (Le cri du Sahara), interprétée en Tamashaq, la langue touaregue. «Le thème est inspiré de l’actualité, de ce qui agite les profondeur du Sahara», résume l’intérpète.

La pièce déroule l’histoire de deux frères rentrant d’un long exil se disputant âprement la propriété du désert avant de se réconcilier sous les bonnes grâces de la sœur — rappelant Dassine, la mythique reine et poétesse targuie — et de l’Imzad, instrument monocorde, dont seules les femmes touarègues savent et peuvent en jouer. *Mohand Aziri–El Watan-dimanche 19 avril 2015

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10 réponses à “La ruée vers l’or algérien”

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    Alors que les Australiens de Gold Mine of Algeria (GMA), partenaire de Sonatrach dans l’exploitation de la mine d’or d’Amesmessa (Tamanrasset), sont soupçonnés d’enfreindre les dispositions de la loi minière, plusieurs investigations sont menées par le parquet d’Alger, appuyé essentiellement par ceux de Ouargla et de Tamanrasset, wilaya dans laquelle siège la direction régionale de l’Enor (Entreprise nationale, extraction et traitement du minerai d’or). Certaines parties ont été auditionnées, hier, par la police judiciaire de Tamanrasset, dans le cadre d’une enquête approfondie sur cette affaire d’Enor, avons-nous appris de sources proches du dossier.

    C’est le dernier épisode en date depuis l’ouverture d’une instruction par le procureur général près la cour d’Alger, relative à cette affaire. En tout cas, l’émergence de Gold Mine of Algeria (GMA), créée à quelques semaines seulement avant les soumissions pour un appel d’offres au partenariat avec Enor, les conditions d’octroi du marché et les comportements troublants de certains responsables de GMA s’avèrent être un curieux amalgame qui risque de prendre le caractère d’un gros scandale. Les comptes de GMA, les lignes de crédit, les factures, les salaires et les transferts sont autant de questions d’une importance primordiale qui intéressent aussi la brigade financière et économique relevant du Département du renseignement et de la sécurité (DRS). Le flash-back de cette affaire s’articule autour de trois questions principales : comment GMA a-t-elle été sélectionnée pour prendre des participations dans Enor alors qu’elle n’a aucune activité minière dans le monde ? Quel est le bilan de cette société depuis son implantation en Algérie en tant que partenaire de Sonatrach à hauteur de 52% ? Et pourquoi les Australiens de GMA ont décidé de recourir aux capitaux étrangers pour renflouer les caisses de la société, quitte à nager à contre-courant de la réglementation algérienne ?

    En 2002, les instances algériennes, en charge du patrimoine minier, ont lancé un appel d’offres au partenariat avec Enor qui disposait déjà d’une usine de production à Tirek, à 50 km d’Amesmessa, réalisée par des Sud-Africains. Après étude et analyses des différents critères déterminant le choix du futur partenaire d’Enor, il a été arrêté un critère et une condition, à savoir l’augmentation de la valeur nominale des actions d’Enor et la participation à 50% au minimum dans le capital social de cette entreprise. L’ouverture des plis des offres commerciales, le 29 mai 2002, en présence de l’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a donné pour seul gagnant la compagnie australienne Gold Mine of Algeria. Nous ignorons jusqu’ici la liste qui comprend l’ensemble des compagnies soumissionnaires, malgré nos multiples tentatives auprès d’Enor et du ministère de l’Energie et des Mines. Selon certaines indiscrétions, GMA aurait été créée à quelques semaines avant la date de soumission pour un appel d’offres au partenariat ouvert d’Enor. Nos recherches se sont soldées par des conclusions étonnantes : GMA est immatriculée en Australie, siège à Londres et active uniquement dans les champs du minerai d’or de Tirek et Amesmessa à Tamanrasset et ne détient donc aucun autre marché minier dans le monde. La première question qui s’impose est celle de savoir pourquoi le comité d’évaluation des offres avait opté pour GMA, alors que l’entreprise semble n’avoir aucune expérience dans l’exploitation des mines d’or ? GMA devient ainsi actionnaire majoritaire dans Enor (52% des actions), alors que Sonatrach a été reléguée à la position d’actionnaire minoritaire (48%), en dépit même de la cession, en avril 2006, par les actionnaires d’ENOR, en l’occurrence la Banque d’Algérie, SAA, ENOF, SGP Somines, Agenor et ORGM, de leurs actions détenues dans ENOR à l’actionnaire Sonatrach SPP.

    Les banques algériennes au secours des Australiens

    Selon les termes de cet actionnariat, GMA apportera de nouveaux capitaux afin d’augmenter le capital social d’Enor, une opération qui permettra à l’entreprise de disposer d’un meilleur équilibre pour se concentrer sur son développement. Cet apport financier, de l’ordre de 14 millions de dollars d’après nos informations, devait être accompagné d’un apport logistique qui consiste à acquérir un broyeur géant afin de rentabiliser l’approvisionnement de l’usine de Tirek en minerai. Cependant, cette acquisition d’ordre logistique n’a jamais eu lieu. Sollicité pour une interview, le directeur général d’Enor n’a pas voulu répondre à nos questions, alors qu’une source de la direction régionale de Tamanrasset nous a indiqué qu’ « il n’y a jamais eu acquisition d’un broyeur géant, mais plutôt le transfert de l’unité de lixiviation du site Tirek, une propriété de l’Algérie, vers le site d’Amesmessa ». Effectivement, un récent rapport sur l’examen des activités de GMA, réalisé par son équipe de gestion, dirigée par l’intérimaire de l’ex-PDG Douglas Perkins, en l’occurrence Ken Crichton, fait état d’un transfert d’une unité de lixiviation à partir du site Tirek vers Amesmessa.

    « La mise en service de cette unité a été plus lente que prévu et est maintenant attendue pour début juin 2010 », lit-on dans le rapport en question. GMA, qui bénéficiait ainsi de largesses inestimables depuis sa naissance en Algérie, a eu également droit à des lignes de crédit ouvertes par des banques algériennes. La valeur des crédits mis à la disposition des Australiens se chiffre à plusieurs dizaines de millions de dollars, d’après nos sources. Cette opération bancaire a suscité la curiosité des enquêteurs de la brigade économique et financière du DRS qui ont décidé de mener une série d’investigations à ce sujet. Plusieurs interrogations s’imposent : sur quelle base a été décidée cette opération d’allocation de crédits par les banques algériennes ? Quelles sont les conclusions du rapport des émissaires d’une banque publique à Tamanrasset, chargés d’enquêter sur le patrimoine de GMA ? Quelles sont les garanties données par GMA afin de pouvoir bénéficier des crédits de cette même banque ?

    Quoi qu’il en soit, les crédits ont été débloqués et les sommes sont consommées en un laps de temps record. Quelques mois plus tard, GMA fait part de ses premières difficultés financières, dues surtout au renoncement des banques d’inscrire de nouvelles sommes au crédit de GMA suite au surgissement des premières enquêtes contre GMA et Enor, mais aussi à la politique budgétaire des Australiens qui n’hésitent pas, semble-t-il, à brûler la chandelle par les deux bouts. Pour preuve, certains documents, dont nous disposons, montrent que les responsables de GMA ont loué à plusieurs reprises des aéronefs de Tassili Airlines à coups de millions de dinars. Ces mêmes responsables de GMA, dont certains ont démissionné suite à l’apparition des premières enquêtes, ont procédé à des importations de matériels usés et d’autres disponibles sur le marché algérien. C’est à ce moment que les Australiens décident de s’orienter vers les capitaux étrangers. Et pour attirer les investisseurs, le PDG de GMA a annoncé, depuis Londres, avoir découvert « le plus grand gisement d’or en Afrique après celui du Congo ».

    Comportements troublants

    De quoi attirer les convoitises et les capitaux étrangers après le renoncement des banques algériennes. Dans le communiqué du mois de mai 2010 de GMA, il est indiqué que les administrateurs de GMA sont en pourparlers avec des investisseurs potentiels, y compris les actionnaires existants, afin de garantir un fonds de roulement pour l’entreprise. « La levée de capitaux immédiate est destinée à fournir des fonds de roulement suffisants pour les opérations de la société jusqu’à ce que la nouvelle unité de lixiviation soit opérationnelle. » En novembre 2009, le groupe GMA Ressources a confirmé avoir cédé 9% de son capital, d’une valeur de 1,9 million de livres sterling, à l’entreprise égyptienne Asec Mining. Selon GMA, cette prise de participation devrait lui permettre de renflouer ses caisses pour les besoins de financer un nouveau plan de développement. Une fois de plus, l’opérateur australien a annoncé, en juillet dernier, la nécessité d’une nouvelle collecte de fonds afin de mettre sur les rails un plan d’investissement destiné à améliorer la production. L’objectif, cette fois-ci, étant de collecter une somme de 1,6 million de livres sterling. Mais les responsables australiens de GMA commettent, cette fois-ci, une erreur fatale. Ils viennent d’enfreindre la loi minière n°01-10, notamment dans son article 75 lié à la cession et le transfert des droits conférés par un titre minier. Effectivement, le contrat conclu récemment par GMA et l’égyptien Sahara Gold Limited, une filiale en propriété exclusive de SAE Ascom contrôlée par Citadel Capitals, a provoqué les foudres des autorités algériennes qui ont adressé, par le biais de l’Agence nationale du patrimoine minier, un dernier rappel à l’ordre à l’opérateur australien (voir encadré). GMA a annoncé également la nomination de Omar El Alfy en tant que directeur non exécutif, avec effet immédiat. Cette nomination intervient suite à la conclusion d’un accord de souscription portant sur l’achat, par Sahara Gold Limited, de 120 000 000 d’actions ordinaires d’une valeur de 0,01 livre chacune. GMA vient ainsi de commettre une erreur monumentale qui lui coûtera éventuellement cher. Parallèlement, les investigations menées par les instances judiciaires et les enquêteurs du DRS risquent de déboucher sur une grosse arnaque appelée « Gold Mine of Algeria ».

    ParAli Titouche




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