Essence et connivence

*Revoilà la crise de carburant

Comme au mois de février, la crise du carburant est manifeste dans toutes les stations-service avec une pénurie de gasoil et une tension sur l’essence, mais cette fois-ci l’argument du mauvais temps ne tient pas la route.

Revoilà la crise du carburant!

Jeudi 9 avril 2015, la montre affiche 23h, c’est la veille du week-end pour les Algériens. La nuit s’annonce, comme à son habitude, très calme.
Soudain, un événement vient briser ce silence. L’ex-route moutonnière (en venant d’Alger) est bloquée du côté du Caroubier (Hussein Dey)! «Mais que se passe-t-il? Un accident? D’où viennent ces centaines de voitures?», s’interrogent des automobilistes abasourdis par cet embouteillage monstre en pleine nuit. «Il n’y a pas de carburant mon frère, viens vite faire le plein», crie Ishak, un jeune, assis sur une glissière d’autoroute, à un automobiliste. «Une nouvelle crise du carburant? On vient à peine de se débarrasser de la précédente», peste cet automobiliste qui vient de comprendre qu’il sera obligé de passer une bonne partie de la nuit dans une station-service! Et il n’est pas seul dans ce cas-là! Au centre et à l’ouest du pays, il y a panique à la pompe! Pratiquement toutes les stations-service de ces deux régions du pays sont prises d’assaut depuis mercredi dernier et c’était encore le cas jusqu’à hier. Alger et sa banlieue Est et Ouest, Boumerdès, Tizi Ouzou, Blida, Tipasa, Chlef, Oran, Tlemcen,…sont frappés de plein fouet par cette nouvelle crise du carburant. La pénurie a commencé avec le gasoil qui est porté disparu depuis plus de cinq jours. Les plaques signalant qu’il n y’a pas de mazout étaient le nouvel «habillage» des stations-service de ces deux régions du pays.

Pas de gasoil, tension sur l’essence
Les automobilistes de ces villes qui disposent de véhicules qui roulent au diesel sont dans l’impasse. Impossible de trouver du gasoil et si par magie on trouve une pompe à essence à qui il en reste, il faut s’armer de patience. C’est ce que nous confirmons de visu et c’est aussi ce que nous confirme les automobilistes en détresse! «Les queues devant les stations-service sont de plusieurs kilomètres, provoquant des embouteillages monstres», témoignent-ils. Cette situation a créé l’affolement de tous les automobilistes, même ceux qui ne roulent pas au diesel! «Les dernières pénuries toujours dans les esprits, tout le monde s’est précipité pour faire son plein de carburant de peur de se retrouver dans l’impasse. Et vous voyez le résultat…», atteste un pompiste en montrant du doigt les encombrements qui se forment à l’entrée de sa station-service. Cet affolement général due à la pénurie de gasoil, s’est donc répercuté sur les autres carburants. Les stations-service ont rapidement épuisé leurs stocks d’essence sans plomb et super. La tension a donc également touché ces deux autres types de carburants. «Ce n’est pas encore la pénurie comme le gasoil, mais il est également devenu difficile de trouver de l’essence, particulièrement le sans-plomb, très prisé par les automobilistes», souligne le même pompiste avant de révéler qu’il attendait incessamment des ravitaillements en essence. «Mais ça reste flou concernant le gasoil. On n’a pas d’informations précises. La pénurie risque de durer», fait-il savoir au grand dam des automobilistes dont certains ont rejoint les stations-service juste après la prière d’El Fedjr dans l’espoir d’avoir quelques gouttes de carburant. «Il faut attendre plus de trois heures pour espérer passer», s’insurge Réda, un fonctionnaire qui soutient avec humour avoir fait comme «douâa» lors de sa prière d’El Fedjr de ne pas être celui qui son tour arrivé, on lui dit: «pas de chance, vous devez revenir après…». Fayçal, lui avoue se relayer avec les jeunes de son quartier pour guetter les camions de ravitaillement. «On s’appelle dès qu’il arrive, et cela même en pleine nuit «dja l’essence noude taâmar» (l’essence est là, réveille-toi pour remplir, la phrase qui était à la mode pendant les années 1990 où il y avait un manque d’eau en Algérie et les gens se réveillaient aux aurores pour constituer leurs stocks)», poursuit Fayçal. Mais contrairement à Réda et Fayçal, ce n’est pas tous les automobilistes qui prennent avec humour cette crise. Désemparés, beaucoup couvent une colère noire sous la chaleur suffocante qui frappe le pays ces derniers jours. Le moindre petit écart et c’est la bagarre assurée. Surtout quand il y a des petits «malins» qui viennent griller la politesse en essayant de doubler tout le monde dans ces queues qui ne bougent pas pendant des heures. Nous assistons même à un véritable pugilat entre automobilistes au niveau de la station service de Zéralda.

Ambiance électrique
Un véritable décor apocalyptique s’est donc installé au niveau des «poumpas», comme on appelle les stations-service dans notre jargon populaire. Les petites qu’on trouve au milieu des villes ont carrément fermé boutique. Elles ont toutes retourné leurs tuyaux sur les pompes pour faire comprendre aux automobilistes que le carburant ce n’est pas ici… Désertées, on peut remarquer des pompistes qui se roulent les pouces, jouent aux dominos ou piquent un somme en attendant un camion de ravitaillement qui n’arrive pas! Les grandes stations-service, celles qu’on trouve en extra-urbain ont un air de Constantine ou la côte de Bir Mourad Raïs en heure de pointe! Mais que se passe-t-il donc réellement avec cette histoire de carburant? Le fastidieux argument du mauvais temps sorti par Naftal lors de la précédente pénurie qui avait lourdement touché l’est et le sud du pays avant de se propager au centre, ne tient pas cette fois-ci avec le temps printanier qui couvre l’ensemble du pays. «Que se passe-t-il? Pourtant il fait très beau ces jours-ci. Il n’y a pas de problème de mauvais temps qui empêche les bateaux de ravitaillement de carburant d’accoster dans nos ports, comme Naftal avait justifié la précédente pénurie», est la question qui revient sur toutes les lèvres des automobilistes paniqués qui craignent une «contagion» sur le reste du pays.
«La dernière fois cela avait commencé par le Sud et l’Est. Cette fois, c’est le contraire, le Centre et l’Ouest. Va-t-on revivre le même cauchemar?», se demandent-ils avec la même peur que le silence de Naftal n’est pas là pour arranger les choses. Bien au contraire, cette «méthode» de communication qui montre à chaque fois ses limites fait le bonheur des partisans des théories du complot. Les rumeurs les plus folles se propagent telle une traînée de poudre. Certains se demandent si ces pénuries à répétition n’exhalent pas des relents d’un complot de déstabilisation de l’Algérie savamment orchestré. Ils se demandent qui veut allumer la mèche en cette période très délicate? Certains pensent que c’est une stratégie des autorités pour obliger les gens à abandonner le gasoil, voire, l’utilisation du véhicule au profit des transports publics. D’autres estiment que c’est pour obliger, en ces temps de crise, les citoyens à rationaliser la consommation des Algériens en carburant ou encore les prémices d’une augmentation de carburant… Tout cela reste bien évidemment de simples rumeurs qui profitent des nouvelles technologies et du «téléphone arabe» pour prendre de l’ampleur.
Alors, à Naftal de leur «couper la ligne» en fournissant cette fois-ci des explications qui tiennent la route à défaut de solutions rapides et durables…
En attendant, faites attention à vos réservoirs! **Par Walid AÏT SAÏD - Samedi 11 Avril 2015*L’Expression

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	Tension sur les carburants dans plusieurs wilayas du pays  » src= »http://www.elwatan.com/images/2015/04/14/pompe_2602933_465x348.gif » /></p>
<p><strong><span style=**Les raisons d’une tension persistante

Les automobilistes se plaignent, ces derniers jours, de difficultés d’approvisionnement en carburant, quand ce n’est pas de pénurie pure et simple. Ils doivent souvent parcourir des dizaines de kilomètres pour faire le plein. Qui est donc responsable de cette tension sur l’essence ? Selon plusieurs témoignages recueillis dans les stations-service, «la croissance continue et le renouvellement du parc automobile n’explique pas tout».

L’Algérie a consommé en 2012 plus de 14 millions de tonnes de carburants, dont 2,4 millions de tonnes importées, ce qui représente en valeur 2,8 milliards de dollars. Loin de rassurer les automobilistes, Saïd Akretche, PDG de Naftal, ne veut pas entendre parler de pénurie. Il a affirmé que «rien ne justifie la crainte des automobilistes à se précipiter vers les stations. Le carburant est disponible suffisamment et le système de distribution fonctionne correctement».

Il ajoute néanmoins : «Aucun système ne peut fonctionner de manière parfaite. Il peut arriver que des problèmes surviennent au niveau de l’exploitation, des ports, des pipelines ou des routes. Mais dans ces cas, il ne s’agit pas de pénurie.» Le PDG tente de minimiser la situation, mais les scènes de chaînes d’attente sont tout, sauf une hallucination collective ! A Alger, mais aussi dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, le même constat: des files d’attente de véhicules dans les stations-service qui débordent jusque sur la rue, créant parfois des embouteillages, ou un ralentissement de la circulation routière. Celles dotées d’une faible capacité de stockage se vident rapidement.

Les automobilistes des wilayas limitrophes, venus s’approvisionner au niveau des stations-service de la wilaya d’Alger sont à l’origine, également, de la tension enregistrée dans la capitale. Malgré tout les automobilistes prennent leur mal en patience en attendant leur tour pour être approvisionnés ! La rumeur de pénurie a vite fait le tour de la capitale et la crise de confiance a fait le reste. Ce sont surtout les transporteurs qui craignent la rupture, synonyme d’immobilisation de leur bus et donc impossibilité de travailler et manque à gagner énorme. Certains stockent des quantités de carburant pour parer au plus pressé en toute illégalité. Ce qui accentue la pénurie.

Les pompistes pensent que la perturbation est «conjoncturelle», mais la pilule passe mal chez les automobilistes. Et c’est avec un dépit ostensible que certains expriment leur frustration : «Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Nous vivons cette situation depuis la semaine dernière. Lorsqu’un camion-citerne fait son entrée dans une station, une lueur d’espoir naît sur les visages», confie un automobiliste dans une des stations-service d’El Biar.

Pour faire face au déficit des carburants, Sonatrach prévoit l’augmentation à hauteur de 30% des capacités des raffineries en activité (Skikda, Alger et Arzew), de la reconstruction de celle de Hassi Messaoud et de la création de trois nouvelles raffineries (Biskra, Ghardaïa et Tiaret) dotées d’une capacité de 5 millions de tonnes chacune et dont la mise en service est prévue entre 2018 et 2019. Mais force est de constater que, depuis quelques années, les perturbations du réseau de distribution sont devenues récurrentes, voire cycliques.

Derrière la panique des citoyens qui a provoqué le rush, n’y a-t-il pas un véritable problème de maîtrise et d’anticipation de la demande de Naftal ? Par ailleurs, Djamel Cherdoud, responsable de la communication de Naftal, cité par des quotidiens, a qualifié ce phénomène de «crise de chaîne» et a assuré qu’aucun problème d’approvisionnement n’a été enregistré et que toutes les stations disposent de leur quota habituel.*Kamel Benelkadi -El Watan-mardi 14 avril 2015

**Le carburant à bon marché en Algérie, c’est le début de la fin.

Le gouvernement envisage d’augmenter les prix de l’essence

 diabète.algérie dans santé

C’est du moins ce qu’il convient d’entendre à travers les propos du ministre de l’énergie Salah Khebri. Ce dernier, par souci de ne pas effrayer l’opinion publique, parle de « rationalisation » et non de « rationnement » de la consommation.

à en croire le ministre, le projet est encore au stade de la maturation,  « Nous sommes en train de réfléchir sur les meilleurs moyens à mettre en place pour limiter le gaspillage et pour lutter contre la contrebande des carburants », a expliqué le ministre qui a évoqué la possibilité d’une carte de carburant qui permettrait un plafonnement de la consommation subventionnée du gasoil et de l’essence. « Il s’agit d’une rationalisation et non d’un rationnement de la consommation (…). Nous n’allons pas toucher à l’utilisation rationnelle des carburants par les citoyens », a insité M Khébri, en marge d’une visite d’inspection du projet d’extension des capacités de stockage des carburants du dépôt de Naftal de Caroubier (Alger).

Pour le ministre de l’énergie, le recours à cette mesure est rendu impératif par deux facteurs. Primo, lutter contre le gaspillage du produit du fait de sa non cherté car subventionné ; secondo, tenter de porter un coup à la mafia des « Hallabas » , cette faune de trafiquants de carburants qui  « refoulent » quotidiennement vers le Maroc, notamment des milliers de litres, réalisant des bénéfices astronomiques.

Toutes les mesures prises pour lutter la fuite du carburant au niveau des  frontières et malgré une tapageuse compagne médiatique, se sont avérées vaines. En Algérie, tout le monde sait que la mafia des hallabas a des prolongements au sein des centres de pouvoir qui lui assurent protection et impunité en contrepartie de gracieuses commissions.

A Tlemcen, une ville pourtant connue pour le dynamisme des PME, spécialisées dans l’artisanat, tout le monde s’est converti dans le commerce du carburant qui rapporte gros. Il faut dire que les précédents gouvernements ont rechigné à prendre pareille mesure  de crainte de provoquer des réactions négatives de la population. Mais aujourd’hui, la situation devient intenable. Ce mécanisme de rationnement est une mesure de bon sens qui s’impose.*Par Abbès Zineb | 27/06/2015 | algerie1.com

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*Les wilayas frontalières de l’est du pays devenues de véritables passoires pour la contrebande du carburant

Tous les moyens sont bons pour passer le carburant hors des frontières

De régions agricoles pour les unes, touristiques pour les autres, les wilayas frontalières de l’Est du pays sont devenues, en l’espace de quelques années, la plaque tournante d’un trafic de produits pétroliers, des cheptels et produits alimentaires qui font courir les populations des régions. La ruée vers le gasoil y est particulièrement déroutante.
Ils sont près de 3000 «intermédiaires» à avoir trouvé en ce filon, un simulacre de solution à leur misère et mal-vie. Appelés communément harraga, à Souk Ahras, Tébessa, Khenchela et El Tarf, entres autres régions, ils ne travaillent pas à leur propre compte, mais sont au service des barons, de la contrebande du carburant qui les exploitent sans scrupules. Ce business, composé de près d’une cinquantaine de réseaux spécialisés dans le trafic de carburant qui écume la bande frontalière longue de 120 km donnant accès à la Tunisie, a flambé dans pratiquement tout l’est du pays, à l’image de Ouled Abbès, à Souk Ahras.
Pour cause, cette localité de la mechta de Chgaga, distante de 15 km de Sidi Fredj, commune frontalière située à 60 km au sud du chef-lieu de Souk Ahras, n’a vraisemblablement pas joui des bienfaits de l’indépendance. Elle est l’une des plus défavorisées de Souk Ahras et des plus pauvres du pays, dont les 5000 habitants vivant dans la précarité la plus extrême.
Avec la dizaine de mètres seulement la séparant du voisin tunisien, tous ces ingrédients réunis ont fait d’elle le terrain de prédilection des contrebandiers. Bon nombre d’entre eux étaient des représentants d’institutions, d’administrations d’après des gérants de stations-service. Ils ont été même unanimes, à admettre que l’ultime point de chute d’environ 30 à 40% des 800 à 900 m3 livrés chaque jour par l’antenne commerciale locale de Naftal n’est autre que Ouled Abbès. Nos interlocuteurs, faut-il le signaler, arrivaient à peine à voiler leur sentiment d’impuissance à maîtriser la situation en raison de la complexité de l’enchevêtrement des intérêts en jeu et de l’ampleur inquiétante prise par la contrebande de gasoil, devenue un véritable phénomène de société.
Les différentes localités et bourgades des wilayas frontalières, présentent un décor sidérant. Partout la présence de jerricans de carburant est frappante, notamment en l’absence de tout point de vente formelle. Nous avons poussé à bout notre curiosité en usant de tous genres d’astuces, pour en savoir plus sur la provenance de ce produit inflammable, mais aucun de nos interlocuteurs, n’a voulu dévoiler l’origine du carburant qui se vend et qui coule à flots. Il est même difficile de croire qu’il existe des stations-service dans le reste des régions frontalières avec la Tunisie. Pourtant, seulement pour la région de Souk Ahras, on compte une station dans chaque région,
totalisant ainsi sept: – El Hdada, El Khdara, Zarouria (hammam Tessa), Aïn Zana et Ouled Driss – deux à El Mrahna, littéralement englouties par le flot de «petits points de vente» de gasoil de contrebande.
Il n’est pas exagéré de dire qu’au niveau des mechtas et bourgades de cette même wilaya, le carburant issu du trafic est vendu dans des jerricans de 20 litres, la nuit, à même les garages, les étables, les poulaillers et les pièces de maisons mises en location par leurs propriétaires moyennant 4000 à 5000 DA. Autre mode opératoire, mis en place par les populations de ces zones frontalières, celui des tranchées creusées d’une longueur de 20 à 40 mètres de long, mises à la disposition des contrebandiers à raison de 1000 DA la journée, pour y cacher les bidons de carburant. Même constat observé dans la wilaya de Tébessa et Khenchela.
Quant à la wilaya d’El Tarf, bien qu’elle soit, elle aussi un point de passage important de milliers de litres de carburants, elle demeure néanmoins au bas de l’échelle, comparativement aux wilayas citées ci-dessus. Ayant toutefois, un seul point commun, elles sont régies par une mafia qui n’est pas prête à baisser les bras.*Par Wahida BAHRI - Jeudi 09 Avril 2015/ L’Expression

*Des complicités à tous les niveaux

La situation s’apparente à un labyrinthe qui renseigne fort bien sur l’étendue du fléau et de l’organisation des lobbies et acteurs de la contrebande qui ont visiblement inspiré pas mal d’Algériens de différents statuts sociaux. 

Ce que nous apprendra Said, originaire de la bourgade de Aïn El Karma, à une dizaine de kilomètres de Bouhadjar, est inouï: «Moi, je travaille pour le compte d’un cadre d’une administration au chef-lieu de la wilaya de Bouhadjar. Il m’a confié son véhicule – une Peugeot 505, pour être utilisé dans le trafic de carburant. On se retrouve chaque fin de journée pour le partage du butin», nous a révélé le jeune homme. Faisant du chômage son cheval de bataille, Saïd n’a eu que la contrebande du carburant pour vivre. «Si l’on me donnait du travail, je n’aurais pas à vivre de la contrebande.» Il fera savoir que des dizaines d’autres familles dans les douars isolés vivent de l’activité illicite, contrebande du carburant et l’alimentation générale et même du cheptel. L’ensemble de ces spécialistes composant la chaîne de la contrebande «djmaât ettahrib», à travers toutes les wilayas frontalières ont fait des fonctionnaires d’administrations locales telles que la wilaya et la commune sans parler des centaines d’agents et cadres d’institutions hospitalières, leur second sobriquet. Ce business de la honte ne fait pas la fierté de Saïd, encore moins celle de ses semblables. Ceux, contraints de rallier le rang des jeunes chômeurs exploités par les contrebandiers du gasoil. En réalité la situation s’apparente à un labyrinthe qui renseigne fort bien sur l’étendue du fléau et de l’organisation des lobbies et acteurs de la contrebande qui ont visiblement inspiré pas mal d’Algériens de différents statuts sociaux. Aussi, le contexte sécuritaire et politique, à savoir les révoltes en Tunisie et en Libye ont été une aubaine pour les contrebandiers.
Ces derniers ont exploité un créneau aussi important, celui des produits pétroliers. Bien que pas nouveau, mais la situation chez nos voisins tunisiens et libyens, pour qui, la demande a connu une hausse sans précédent. Chez ces derniers, il suffit d’avoir un engin roulant pour être client du carburant de contrebande. Chacun des réservoirs des milliers de deux et quatre roues des villages tunisiens limitrophes, contient du carburant algérien issu du trafic. Tout le monde en est consommateur, du simple citoyen, gendarme ou du policier au transporteur routier, en passant par les chauffeurs de taxi. Avec des prix hors de portée, une frange importante de la population tunisienne a jeté son dévolu sur le gasoil algérien. Il n’y a qu’à faire un tour de l’autre côté de la frontière pour pouvoir le constater. Des jerricans de volume variable étiquetés «gasoil algérien» sont exposés tout le long de la route Sakiet Sidi Youssef- et à Hammam Bourguiba en Tunis, avons-nous constaté par nous-mêmes. En revanche, les marchés locaux des wilayas frontalières de la région Est de l’Algérie sont inondés de différents produits illicitement introduits de Tunisie. Il ne peut en être autrement pour des villes situées à quelques encablures d’une frontière. Devant cette situation très complexe dont l’incidence sur l’économie nationale est immédiate, la question que d’aucuns se posent est de savoir si l’Etat a pris les dispositions nécessaires, s’il existe une réelle volonté politique pour empêcher les trafiquants de tous poils de se sucrer à ses dépens. Dans ce sillage il est important de signaler les efforts consentis par l’Etat algérien, à l’effet de lutter contre cette hémorragie économique. On note d’ailleurs, un recul du phénomène de la contrebande aux frontières Est Les mesures exceptionnelles prises par les services de sécurité, au sein du contexte sécuritaire sont à l’origine de la régression du phénomène de la contrebande sous toutes ses formes aux frontières est du pays. C’est une première depuis la dégradation de la situation sécuritaire au niveau du relief frontalier Est du pays, où toutes les zones montagneuses, limitrophes avec la Tunisie notamment, Bouhadjar, Aïn El Karma, sont, devenues de véritables passoires pour les réseaux de contrebandiers, spécialisés en tous genres de contrebandes.
Selon un rapport trimestriel établi, par les services en charge de lutter contre cette saignée économique, le phénomène a considérablement régressé, avons-nous appris de source sécuritaire. Ce constat positif est le fruit de la mise en place d’un dispositif exceptionnel, pris par les gardes-frontières, GGF, déployés sur tout le relief frontalier Est. Selon le même rapport, comme précisé par notre source, l’éradication à 99% de tout mouvement contrebandier nocturne surtout. Permettant ainsi aux populations de plusieurs mechtas aux niveaux de nos frontières, de reprendre leurs activités agricoles, après s’être orientés des années durant, vers le troc du carburant contre les produits alimentaires. Devenu très en vogue, cet échange, s’est vite transformé en commerce très rentable pour les populations frontalières, vivant dans l’enclavement et la pauvreté. L’essor caractérisant ce commerce, s’est transformé en contrebande, occasionnant une véritable saignée pour l’économie nationale et le Trésor public, notamment en ce qui concerne les produits alimentaires subventionnés par l’Etat. Ont aussi apporté leur lot de contribution dans la réduction du volume de la contrebande, les éléments de l’ANP, qui au vu de la situation sécuritaire, prévalant chez nos voisins, les Tunisiens et Libyens, ont renforcé leur déploiement sur tout le relief frontalier Est, et la multiplication des opérations de ratissage.
Par ailleurs et dans le même contexte, nous apprenons que les services des douanes sont en phase de renouvellement et d’extension de leur réseau de transmission radio. La nécessité de tels investissements est imposée par l’immensité du territoire algérien, d’une part et la multiplication des actes de contrebande, d’autre part.*Par Wahida BAHRI - Jeudi 09 Avril 2015/ L’Expression

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*avec une moyenne de 0,18 euro par litre

L’Algérie parmi les dix premiers pays au monde où le carburant est le moins cher, selon le cabinet allemand d’expertise GIZ

 *Aux Etats-Unis, la Chine, ou au Canada, l’essence  est vendue entre 0.76 et 1.27 euro le litre

**Au Maroc le gazole est à 8,84 DH le litre et l’essence super  à 12,77 Dirhams le litre.

*En Turquie et en Norvège l’automobiliste payera son carburant 146 fois plus cher  

 *Les Américain ou les Français payent le carburant respectivement 61 et 111 fois plus cher l’automobiliste payera

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L’Algérie figure parmi les 10 premiers pays où le  carburant est le moins cher au monde avec une moyenne de 0,18 euro par litre,  révèle une étude élaborée par le cabinet allemand GIZ spécialisé dans l’expertise  multisectorielle au niveau régional et international.   

Classée comme étant le 12 è plus important pays producteur de pétrole  du monde et 17 ème en terme de réserves prouvées, l’Algérie est le huitième  pays au monde où le carburant est le moins cher, selon l’étude dont le classement  regroupe 23 pays.          

Selon la cabinet GIZ, l’Algérie fait partie des pays qui décorrèlent  le prix des carburants de celui du cours du baril de pétrole, c’est ce qui explique  son faible coût au niveau mondial.        

 Ainsi dans ce classement, les dix premiers sont le Venezuela, suivi  par la Libye, l’Arabie Saoudite, le Turkménistan, le Koweït, le Bahreïn, l’Iran,  l’Algérie, le Qatar, l’Egypte.          

Pour étayer l’étude comparative, le cabinet précise qu’un automobiliste  américain ou français paye son carburant respectivement 61 et 111 fois plus  cher qu’un vénézuélien. 

En Turquie et en Norvège où le prix de l’essence et du Diesel sont les  plus chers au monde, l’automobiliste payera son carburant 146 fois plus cher  qu’un vénézuélien.  

La différence de taxes et de subvention à l’origine des disparités    

La variation du prix des carburants d’un pays à un autre est due essentiellement  à la disparité de taxes et de subventions appliquées au niveau local, explique  l’étude qui distingue alors quatre groupes d’Etats.    

Le premier groupe rassemble les pays qui décorrèlent le prix des carburants  de celui du baril de pétrole à l’aide de subventions accordées aux distributeurs.   

Il s’agit uniquement de pays figurant dans le top 20 des producteurs  de pétrole comme le Venezuela, l’Iran, l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït,  l’Algérie, les Emirats arabes unis et où le prix du litre de l’essence et du  diesel n’y dépasse pas 0.53 euro.      

 Le deuxième groupe rassemble aussi les Etats producteurs de pétrole  mais avec des subventions moindres, et où le prix du carburant est alors un  peu plus élevé, mais reste inférieur au prix du marché.  

Le prix de l’essence dans ces pays est vendu entre 0.54 et 0.76 euro  le litre, et le litre de diesel entre 0.54 et 0.82 euro, comme en Bolivie, en  Angola ou en Tunisie.    

A l’inverse, on retrouve dans la troisième catégorie, les pays dont  les taxes font passer le prix du litre de carburant au-dessus du prix du marché.  

C’est le cas des Etats-Unis, de la Chine, ou du Canada où l’essence  est vendue entre 0.76 et 1.27 euro le litre. Quant au diesel, il est vendu entre  0.82 et 1.27 euro. 

Le quatrième et dernier groupe est celui des pays où les gouvernements  taxent fortement les carburants comme des pays de l’Union européenne, de la  Suisse, de la Turquie, de la Norvège, mais aussi des pays pauvres comme l’Erythrée  et où le prix est supérieur à 1.27 euro pour un litre.*APS-octobre 2013

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**Les hallaba font la loi à l’Est

3000 camionnettes franchissent quotidiennement la frontière algéro-tunisienne dont 60% sont chargées de carburant.

Les hallaba font la loi à l'Est

La sécurité des frontières ne signifie pas uniquement la lutte antiterroriste. Elle inclut également le combat contre toute forme de crime organisé dont la lutte des contrebandiers, un phénomène grandissant qui menace l’économie du pays. Des sources bien informées confient à ce sujet que ce sont des quantités énormes de carburant qui sont cédées à des intermédiaires tunisiens et acheminées vers la Tunisie. Ceux-la même reçoivent jusqu’à 150.000 DA algériens par mois en échange de leur service illicite.
L’acheminement se pratique au quotidien selon nos sources et les «hallaba», nom par lequel on distingue les trafiquants du carburant, en tirent le plus grand bénéfice. Ainsi, les hallaba ne sévissent pas uniquement à l’ouest du pays, mais même aux frontières est du pays. On rapporte que «le carburant subventionné, en Algérie, coûte presque quatre fois moins cher qu’en Tunisie», soulignant qu’«un litre d’essence coûte 23 DA, alors que l’automobiliste tunisien paie cette essence algérienne et même libyenne», proposée dans des bidons alignés au bord des routes, 1,2 DA tunisien le litre».
Une économie parallèle, qui inhale l’essentiel de l’économie en Algérie. Nos sources expliquent que le carburant dont l’acheminement est assuré par des personnes des régions de l’est du pays avant d’être cédé aux intermédiaires, est transporté à bord de véhicules tout- terrain ou sur des dos d’ânes durant la nuit.
Le carburant n’est pas le seul produit dont usent les contrebandiers pour s’enrichir, le lait, le sucre, l’huile, la semoule ou encore la farine, des matières premières également subventionnées en Algérie, sont aussi des marchandises qui rapportent aux trafiquants. D’ailleurs certains expliquent qu’à l’origine de la crise du lait en Algérie, ce sont les activités de la contrebande! Cependant, «les enquêtes de la Banque mondiale sur le terrain prouvent que le carburant demeure le produit phare de la contrebande. En effet, 3 000 camionnettes franchissent quotidiennement la frontière algéro-tunisienne, dont 60% sont chargées de carburant».
Les mêmes enquêtes indiquent que «47% des contrebandiers transfrontaliers entre l’Algérie et ses deux voisins opèrent sur le front frontalier avec la Libye et ils ne sont que des ouvriers journaliers».
La mission des forces de sécurité, les GGF notamment, demeure complexe et exige une stratégie à part entière devant permettre d’atténuer le déficit causé à l’économie du pays.
«Le carburant nerf de la guerre», c’est par cette expression que l’ex-ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, avait défini ce trafic. L’ex-ministre s’était publiquement alarmé des chiffres, «25% de la production nationale de carburant est gaspillée et exportée illégalement», affirmant que «la contrebande est devenue un problème sécuritaire et économique». Durant l’été 2013, le gouvernement algérien avait pris de nouvelles mesures pour enrayer le trafic. Mais cela n’a pas pour autant freiné les ardeurs des trafiquants. Dans ce même contexte, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal qui s’est déplacé d’ailleurs en Tunisie il y a deux jours, déclarait en juillet dernier: «Nous avons fermé les yeux durant de longues années. Nous étions cléments avec nos voisins, mais plus maintenant, car la contrebande est devenue insupportable pour l’économie nationale, d’autant que les pertes financières sont colossales.»
La ville de Tébessa est qualifiée comme étant la capitale de la contrebande du carburant. Située à moins d’une heure des frontières, ses locataires ne vivent que du trafic. C’est aussi dans ses maquis denses que se terrent encore des groupuscules du Gspc, branche d’Al Qaîda au Maghreb, dont certains éléments sont devenus des complices de la contrebande, vu la conjoncture actuelle. Dans cette ville nul n’ignore que la contrebande contrôle le terrain, malgré les efforts de l’Etat, on rapporte que les trafiquants ne sont pas inquiétés et «les  pick-up circulent sans plaque d’immatriculation, ni feux arrière». Reste à dire que les mesures entreprises par le gouvernement sont laconiques et tout justes provisoires. Pour des experts, la stratégie doit être aussi bien sécuritaire qu’économique avec un engagement plus sévère du gouvernement.*Par Ikram GHIOUA-L’Expression-Samedi 08 Fevrier 2014

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*Tlemcen : La prison pour les Algériens pour avoir fait le plein

A Tlemcen, des citoyens sont poursuivis en justice pour avoir fait le plein. Acquittés par la justice, ils ne peuvent récupérer leurs véhicules pour autant. Durcissement des procédures ou loi injuste ? El Watan Week-end est allé à la rencontre de ces citoyens révoltés.

«Au lieu d’étouffer la population avec des lois aussi absurdes, il faut que les services chargés de lutter contre la contrebande surveillent convenablement les frontières. Ici, nous avons la trouille à chaque fois que nous voyons la jauge indiquant le niveau du carburant baisser. S’alimenter en carburant dans notre région, c’est l’enfer.» A Tlemcen, notamment à Maghnia, ville frontalière au Maroc, faire le plein est un luxe que seuls les services de l’Etat se permettent. Des queues interminables se forment quotidiennement au niveau des 64 stations-service que compte la wilaya.

Un calvaire imposé par la loi pour lutter contre la contrebande du carburant vers le Maroc. Et un malaise mal digéré par la population locale, notamment celle de Maghnia. Dans cette ville, un contrôle de routine par la gendarmerie peut dégénérer en poursuite judiciaire, avec le risque de finir en prison ou d’écoper d’une amende de quelques millions de dinars. La cause : l’instruction 05/06 paru au Journal officiel, le 28 août 2005 (n°59), qui interdit formellement de faire le plein de tout véhicule, particulier, commercial ou celui de transport. «Aux yeux de l’Etat, nous sommes tous des halaba (contrebandiers)», lancent des jeunes rencontrés place des Djouadjine, non loin du tribunal, en centre-ville.

Indignation

Mohamed Amine Bounoua, 29 ans, père d’un enfant, affirme avoir été interpellé par la gendarmerie alors qu’il était de retour d’un mariage à Beni Saf, wilaya de Aïn Témouchent, à 120 km de la frontière algéro-marocaine. Puis accusé de contrebande de carburant, en vertu de l’article 12 de l’instruction (05/06). «C’est vrai que j’avais le réservoir plein (90 litres) mais j’étais à 120 km de la frontière. Pourquoi m’avoir interpellé ?, s’interroge Mohamed Amine. Ils m’ont accusé de contrebande alors que je n’avais ni tuyau ni jerrican en ma possession. Je devais payer une somme de 5 millions de dinars aux Douanes. J’ai passé 22 jours en prison, puis j’ai été innocenté par la cour de Tlemcen.»

Mohamed Amine n’était pas seul ce jour-là. Quatre autres personnes, de différentes wilayas, ont été interpellées par les mêmes gendarmes. «A Maghnia comme dans le reste de la wilaya, vous ne pouvez remplir que 500 DA de gas-oil ou d’essence. Avec ces 500 DA, je ne peux remplir que 20% du réservoir de ma Volkswagen Passat. Combien de kilomètres veulent-ils que je roule avec 18 litres !», s’indigne le jeune père. A la wilaya de Tlemcen, le chargé de communication Sofiane Zendagui n’en démord pas : «C’est la loi. Les véhicules légers n’ont le droit qu’à 500 DA de carburant. Les véhicules lourds comme les camions, seulement à 2000 DA. » Impossible pour autant de mettre la main sur l’instruction (05/06) : Sofiane Zendagui affirme que la wilaya ne dispose pas de copie. «Elle est collée dans toutes les stations-service se trouvant sur le territoire de notre wilaya», précise-t-il.

Injustice

A l’instar de Mohamed Amine, plusieurs automobilistes sont affectés à Maghnia et ses environs par cette loi. La lutte contre la contrebande engagée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika semble faire des victimes innocentes. La direction régionale des Douanes de Tlemcen avance un pourcentage de 60% des affaires judiciaires liées à la contrebande du carburant dans lesquelles elle a eu gain de cause. Ce qui veut dire que 40% des citoyens poursuivis en justice ont été acquittés par le tribunal ou par la cour de Tlemcen. «Le problème est que cette loi rend tout le monde suspect. Elle n’épargne personne. Il suffit que vous ayez le plein et on vous interpelle pour contrebande !», s’indigne Karim*, 27 ans et père d’une fillette.

Lui aussi a été accusé de contrebande selon les articles 2, 12 et 25 de l’instruction (05/06). Il a été placé sous mandat de dépôt pour une durée de 10 jours puis acquitté par le tribunal de Maghnia, puis par la cour de Tlemcen en deuxième instance mardi dernier. «Ils m’ont interpellé alors que j’étais chez ma sœur à Akid Abbèss, à la frontière. Mon véhicule est neuf et il n’y a aucun indice qui indique que je suis contrebandier. J’ai été aussi accusé de conduite sans permis alors qu’ils m’ont même pas laissé le temps de prendre mes papiers», explique Karim. En attendant que l’affaire parvienne à la Cour suprême, Mohamed Amine et Karim ont du s’acquitter d’une consigne de 500 000 DA chacun auprès des services des Douanes, pour pouvoir récupérer leur véhicule à la fourrière. «Ils nous fatiguent. Pourquoi sommes-nous censés passer par toutes ces épreuves ? Nous sommes dénués de tout droit ici», s’emporte Karim. 

Lutte

Pour la direction régionale des Douanes de la wilaya de Tlemcen, qui compte aussi les wilayas de Saïda et Sidi Bel Abbès, la lutte contre la contrebande doit être acharnée et les lois durcies pour combattre sérieusement un fléau qui fait rage dans la région. «Les chiffres annoncés quant à la contrebande dans nos frontières par le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, à El Oued, font peur et nous mettent devant le fait accompli. Ici, nous efforts ont donné leurs fruits grâce à l’instruction 05/06. Nous avons pu préserver la moitié des réserves de carburant dans les 64 stations-service que compte Tlemcen qui, jadis, étaient détournées illégalement vers Maroc. C’est un exploit.

L’instruction 05/06 va être durcie. Elle va être revue prochainement par les deux Chambres de l’Assemblée populaire nationale», révèle Mohamed Benbrahim, directeur régional des Douanes de la wilaya de Tlemcen. La direction – qui nous a facilité la tâche – n’ignore rien du malaise que vivent les citoyens. Mais y voit une nécessité absolue pour le moment. «Nous comprenons le dérangement que cause cette instruction. Nous voyons cela tous les jours dans nos stations-service. Mais nous ne pouvons lutter réellement contre la contrebande si nous ne durcissions pas les procédures. Les citoyens doivent être compréhensifs et doivent nous aider dans le combat que nous menons», explique Toufik Moualek, sous-directeur de l’informatique et de la communication au niveau de la direction régionale des Douanes de la wilaya de Tlemcen. Pour sensibiliser les citoyens, la direction régionale des douanes de Tlemcen en partenariat avec la société civile de la wilaya a organisé, le 23 janvier 2014, une rencontre sur le thème : «Ensemble, protégeons notre société et notre économie».

Solution

Les citoyens rencontrés à Maghnia, innocentés en première instance, se demandent aussi pourquoi les Douanes font appel à chaque fois qu’un jugement d’acquittement est prononcé. Ils ne comprennent pas pourquoi la procédure doit parvenir jusqu’à la Cour suprême pour pouvoir récupérer leur véhicule. Une démarche longue et fastidieuse qui peut prendre des années. Réponse de Kada Benrafa, directeur technique de la direction régionale des Douanes de Tlemcen : «Nous sommes une institution d’Etat et notre mission est d’appliquer la loi et non la discuter. Pour qu’un citoyen acquitté puisse reprendre son véhicule, il doit être muni d’une grosse (jugement définitif). Nous avons pleinement le droit de faire appel au jugement et c’est ce que nous faisons jusqu’à ce que la Cour suprême refuse notre recours. A ce moment-là, le citoyen récupère non seulement son véhicule mais aussi la somme qu’il a payée pour la consigne. »

Pour autant, les citoyens rencontrés ne sont pas contre la lutte contre la contrebande. Ils réclament simplement du discernement de la part des autorités : «Nous voulons une loi qui puisse faire la différence entre un propriétaire d’un véhicule et un contrebandier. Nous voulons que les citoyens acquittés ne soient pas suivis par un appel au jugement par la direction des Douanes. Que la gendarmerie n’interpelle pas n’importe le qui et n’importe comment. Que cette loi qui interdit le plein du réservoir soit bannie. Qu’ils surveillent les frontières et qu’ils laissent tranquilles les citoyens vivre leur vie le plus normalement du monde. » Certains d’entre eux envisagent de changer de ville pour avoir la paix. «Je veux m’installer au centre du pays, dans une région saharienne, où je n’aurai pas sur le dos le contrôle de la  gendarmerie et où j’éviterai les queues interminables des stations- service. Je suis fatigué. Je suis un citoyen comme mes semblables algériens et je veux être traité de la sorte», implore Mohamed Amine.*Meziane Abane-El Watan-07.02.2014

**Réaction des internautes:

*Et oui , telle est l ‘ Algerie ! le gros mange le petit ; les contrebandiers ont de quoi payer et soudoyer les forces de l ‘ ordre , que ça soit la gendarmerie ou la douane ! Ils sont tous complices ! Un seul reproche que je puisse vous faire à tous : C ‘est d ‘aller voter aux prochaines éléctions alors que toute l ‘Algerie devrait les boycotter , car connaissant les resultats  d’avance ! A bon entendeur !

*Cette façon de combattre la contrebande de carburant est inappropriée, on emmerde les automobilistes parce qu’ils ont fait le plein de leur reversoir c’est déraisonnable.Pendant que vous y êtes interdisez la circulation des véhicules sur toutes les routes frontalières du Maroc vous obtiendrez des résultats excellents.

*Le pouvoir ne se casse pas la tête, c’est le petit qui paye à la place du fossoyeur!! moi je me souviens en 2011, j’étais de chemin au travail et je passe pas la station pour faire le plein, et le pompiste m’oblige à faire la chaîne comme les trafiquant, je voulais insister pour lui expliquer des choses, refuse d’écouter je lui ai dis que je vais appeler la gendarmerie, il a rigolé et me lance une belle réponse ! surtout ne la fais pas car ils vont t’embarquer, ya ouled leblad yekhdmou m »ahoum!! (mon ami, ils travaillent avec eux)

*Les clandestins sont connus par par un pompiste;cela doit etre connu par les douaniers, gendarmes etc.Donc qu’ils applique la loi,car ces traficants ne paient aucun impots et ils ne font qu’accentuer le malaise des citoyens

*pour resumer tout simplement dans un bled pareil la loi est faite pour le riche et le chatiment pour le pauvre…et en algerie les coupables sont toujours les pauvres  citoyens jusqu’à preuver le contraire

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**Grave crise de carburant à l’Ouest du pays

L’Ouest du pays est en train de vivre une grave crise de carburant. D’énormes files d’attente se constituent aux niveaux des stations-service d’Oran ou Tlemcen, pour ne citer que ces deux wilayas.

Les autorités locales craignent même des «débordements» si jamais le problème persiste. Et ce n’est pas les «assurances» de Naftal, l’entreprise de distribution des carburants, qui va atténuer cette tension. En effet, la société a tenté, il y a trois jours, de calmer les choses en indiquant que «Naftal a mis tous les moyens qu’il faut pour répondre à la demande». «Nous assurons la livraison des carburants même la nuit. Fait exceptionnel afin de répondre à cette forte demande», ajoute-t-on du côté de cette entreprise.

Une tension provoquée, selon les responsables de Naftal, par l’accroissement de la demande de près de 20 % en ce début d’été. Bien évidemment, le trafic des carburants y est pour quelque chose aussi. Il y a quelques semaines, le Wali de Tlemcen a pris la décision de plafonner l’achat de carburant, à 500 dinars pour les véhicules touristiques et 2000 pour les camions et bus, afin de mettre un terme à ce trafic très fructueux. En effet, plusieurs jeunes achètent du carburant algérien, à l’aide de véhicules disposant un grand réservoir, afin de le vendre au Maroc. Bien évidemment, la fermeture des frontières entre les deux pays n’a jamais été un frein pour ces trafiquants. La décision de la wilaya de Tlemcen de plafonner l’approvisionnement en carburant n’a pas été mise en application dans les autres wilayas. De ce fait, les différents trafiquants se sont rués vers les stations-service d’Oran, Ain Temouchent et Sidi Bel Abbes. D’où toute cette tension. Sauf que certains pensent que le problème est lié à la capacité de l’entreprise à approvisionner le marché local. En tout cas, le problème risque de s’aggraver dans les semaines à venir, notamment après le mois de Ramadhan. Pour l’instant, ces files ont pénalisé la majorité des citoyens qui perdent un temps fou à vouloir s’approvisionner en carburant. *Elyas Nour-A-F. 30.06.2013. algerie-focus.com

**Avec 0,22 euro/litre pour l’essence et 0,13 euro pour le diesel

L’Algérie classée 3éme pays dans le monde où le prix du carburant est le plus bas

L’Algérie est classée parmi les pays où le prix du carburant était le moins élevé en 2010, selon les résultats d’une enquête établie sur la base des prix officiels dans 96 pays et publiée sur un site Internet spécialisé. Selon cette enquête, effectuée par une maison de courtage française spécialisée dans la commercialisation de voitures, l’Algérie est classée troisième au niveau mondial parmi les pays « qui assurent un prix du carburant très bas », après l’Arabie Saoudite et le Venezuela, alors que l’Egypte est en quatrième position. Le prix de l’essence à la pompe en Algérie est à 0,22 euro/litre, alors que celui du diesel est vendu pour 0,13 euro, précise l’enquête, qui relève, par ailleurs, qu’en Arabie Saoudite, l’un des plus grands pays producteur de pétrole dans le monde, le  »sans plomb » est vendu à 0,12 euro et le diesel à 0,06 euro. *APS

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**Les hallaba (trafiquants de carburant), un immense réseau de contrebandiers qui alimentent le Maroc à travers des  frontières passoires. 

        Pétrole contre drogne!

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Les citoyens de Tlemcen en colère interpellent le wali 

             «Mais où est l’Etat ?»

phénomène de rupture de stock provoquée par les contrebandiers

conséquences néfastes sur plusieurs activités socio-économiques

cliquer ici: Quand l’Algérie allaite ses voisins.2

« Les décisions des walis de plafonner la distribution par véhicule, c’est le poudre aux yeux. »

**Connivence…il y a quelques jours, déclare un citoyen, j’étais a Tebessa; toutes les stations services étaient en panne seche, les hallabas opèrent en plein jour, au su et vu de toutes les autorites toutes confondues et dans l’impunite totale; ce trafic s’apparente aux autres trafics d’armes et de stupefiants, il est parrainé et protegé par de grosses pontes,  les intouchables, la maffia sicilienne est un enfant de choeur a coté de la mafia algérienne, il n’y a plus d Etat, plus d autorité, une véritable menace pour le pays.

*consulter par ailleurs:

Quand l’Algérie allaite ses voisins.2

Pétrole contre drogue     

C’est la contribution des hallaba au marché commun  maghrébin

*cliquer ici: L’UMA suspendue au fait des «rois»

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Face à l’absence de l’Etat, les hallaba redoublent de voracité

Ce trafic rapporte aux hallaba, jusqu’à 90.000DA par jour

« Non, ce n’est pas parce que Naftal opère moins d’enlèvements de carburant auprès de Sonatrach qu’il fait défaut aux stations-services. Nous autres, les cinq distributeurs privés de l’ouest du pays, nous avons vu nos quotas d’enlèvement doubler depuis mai, ce qui hors d’Oran  compense en grande partie la défaillance de Naftal » soutient un distributeur.

Cette affirmation à bonne source contredit celle qui prétend que le mal à Oran proviendrait de l’inopérante décision des walis de Tlemcen et de Témouchent, celle-ci ayant enjoint aux stations service de ne servir qu’un nombre maximum de litres de carburant aux automobilistes et camionneurs. D’aucuns ont pu constater que la source de tous les problèmes proviennent des hallabas depuis des années, à la différence que cette fois-ci, leurs rangs ont été renforcé par de nouveaux trafiquants dont ce n’était pas l’activité.

C’est même à Oran, Sidi Bel Abbès et Mostaganem qu’ils se déplacent. Leur astuce pour les véhicules de tourisme ayant des réservoirs de 200l dont certains trafiqués (R25, R30 et Mercedes ancien modèle) ? Ils ont doté leur véhicule d’un réservoir GPL et roulent ainsi à bien moindre frais, ne consommant aucune goutte de la précieuse marchandise qu’ils transportent. Dans les wilayas limitrophes de Tlemcen, la situation est pire : «Dans certaines stations les livraisons de carburant qui s’écoulait à la pompe en 8h partent maintenant en moins de 2h ». La raison ? « C’est la forte demande au-delà de la frontière et l’augmentation du prix d’achat du litre, soit 100DA et 120 DA respectivement pour le gas-oil et le super ! »

Cette forte demande et le renchérissement des prix ont provoqué l’émergence de nouveaux acteurs dans le trafic sur le carburant. A cet égard parce que dans le bâtiment, les affaires sont moins juteuses, les camions des entrepreneurs ont été convertis à la « halba ». Un de nos interlocuteurs nous invite à faire le compte : « Un semi-remorque emportant 800l de mazout à raison de 13,70DA le litre et revendu à 100DA l’un, ça rapporte combien ? Tout frais déduits comme ceux d’intermédiaires à la frontière, pour le propriétaire du camion cela rapporte 30 000DA. Et avec trois rotations par jour au minimum, cela rapporte 90 000DA, ce qui est nettement mieux qu’un transport de matériaux au mieux sur Oran et qui ne rapporte que 20 000DA. »

A la question de savoir, si les distributeurs ne sont pas complices, notre interlocuteur objecte : « Même si nous pouvions appliquer la circulaire du wali, on ne le pourrait pas pour deux raisons. La première, c’est que les hallaba ne sont pas des enfants de chœur, ils passent vite à la menace et comme nos agents sont sans protection ils s’exécutent. Et ils s’exécutent d’autant plus volontiers que les hallaba se sont pris de les arroser par de généreux pour ne pas dire faramineux pourboires. Savez-vous qu’ils les ont tellement appâtés que ce sont les pompistes qui les alertent dès l’annonce d’une livraison de carburant. Vous les voyez parfois stationnés par dizaine sur les terre-pleins de stations où pourtant nulle goutte de carburant n’est disponible. » D’autres interlocuteurs parmi les usagers de la route, mettent plutôt en cause l’absence de réaction de l’Etat : « Les décisions des walis de plafonner la distribution par véhicule, c’est le poudre aux yeux. Chacun sait qui est qui. On connait les véhicules utilisés pour le trafic, ne serais-ce que ceux dont les réservoirs sont trafiqués, ce qui est interdit par la loi.

Dans un pays aussi fliqué que notre pays, il est impensable de croire qu’on ne sait pas qui fait quoi. C’est la décision politique qui manque. »*El Watan-30.06.2013.

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Oran affectée par la pénurie de carburant

**une tension qui s’installe dans la durée

Les  transporteurs de marchandises sont les premiers à être pénalisés par cette disette d’essence. Cette crise risque de porter préjudice à leur activité.

Depuis plus d’une semaine, la tension sur le carburant persiste et risque de durer avec l’arrivée des vacanciers des 4 coins du pays et la venue de nos compatriotes installés à l’étranger pour passer les vacances d’été et le mois sacré du ramadhan. Cependant, les transporteurs de marchandises expriment leur colère, face à une crise qui risque de porter préjudice à leur activité : «J’ai un contrat que je dois honorer. Mon client (une entreprise) ne peut tolérer l’absence répétée de mes camions. Lui aussi a des engagements à honorer. Il y a le problème des hallaba mais aussi l’approvisionnement des stations en carburants qui semble insuffisant», martèle un transporteur de marchandises. En effet, plusieurs stations-service sont en rupture de stocks d’essence et de gasoil régulièrement. D’autres font face à des chaînes interminables.

A Oued Tlélat, il a fallu l’intervention de la police pour gérer le flux des véhicules. Des altercations ont été signalées. Pour les patrons des stations : «ceux qui dénoncent les «hallaba» c’est leur problème. Moi, je n’ai pas le droit de refuser le plein à un client», fait savoir un pompiste. Pour ceux qui réclament le rationnement : «c’est une fausse solution. Il y a insuffisance de carburant. Nos raffineries ne peuvent satisfaire la demande.» Selon notre source, seule la raffinerie d’Arzew est opérationnelle pour le moment.

Pour Naftal, il s’agit d’une insuffisance de transporteurs de carburant et «tout sera fait pour mettre fin à la tension» qui, apparemment, s’installe dans la durée. Sollicité, le SG de l’UGCAA de la wilaya d’Oran, Abed Mouad, dira : «Effectivement, il y a une crise de carburant. Nous demandons aux autorités locales et surtout la Sûreté urbaine, de nous aider et prendre des mesures contre les hallaba, surtout ceux de la wilaya de Tlemcen où le wali a pris des mesures de rationnement».*El Watan-27.06.2013.

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Carburant non conforme servi à Oran

*des additifs non conformes ont été injectés dans le super et le sans-plomb 

Les automobilistes oranais crient au scandale et à l’indignation : du carburant non conforme est servi, depuis jeudi dernier- 19 septembre 2013-, dans les stations Naftal. Face à ce fait gravissime, l’entreprise étatique entretient un silence radio, ne se risquant pas à émettre le moindre communiqué.

Le black-out est quasi total sur l’information, au grand dam des automobilistes, qui se voient pris entre le marteau et l’enclume. «Il y a quelques jours de cela, je me suis rendu à la station-service de Bastié, témoigne un vieil automobiliste. J’ai fait le plein de super. Dès lors, j’ai constaté que le tuyau d’échappement dégageait trop de fumée. Sans tarder, j’ai fait la vidange de mon réservoir et j’ai refait le plein, avec du normal cette fois. Là, j’ai constaté qu’il n’y avait plus de dégagement de fumée. J’en ai conclu qu’il y avait quelque chose d’anormal dans la constitution de l’essence super.»

Une automobiliste nous dira, quant à elle, que sa voiture ne carbure qu’avec de l’essence «sans plomb» : «J’ai fait le tour de toutes les stations, mais le sans-plomb était introuvable. Plutôt que de ne plus rouler du tout, je me suis résignée au super, et cela bien que cette essence porte préjudice au moteur de ma voiture.» D’autres nous avouent tergiverser encore : «Mon réservoir est presque vide et je ne sais pas si je vais me risquer à faire le plein ou pas. Je ne veux pas que mon moteur soit bousillé.»

Aux dires de sources internes à l’entreprise étatique, parlant sous le couvert de l’anonymat, «un produit non conforme, composé d’additifs, a été injecté dans le super et le sans-plomb». Ce produit, nous explique notre source, était à la base destiné à améliorer la qualité du carburant, or il s’est avéré que les additifs qu’il contenait étaient non conformes et pouvaient occasionner de terribles dégâts non seulement aux voitures, mais aussi aux pompes à essence qui, pour certaines, ne parvenaient plus à aspirer. D’ailleurs, une boutade, depuis avant-hier, est sur toutes les lèvres à Oran : «Seule l’essence ‘normale’ est normale !»

On ignore, pour l’heure, la provenance de ce produit qui a pollué le carburant super et sans plomb, mais une chose est sûre : il a d’ores et déjà «esquinté» les volucompteurs multi-produits d’absolument toutes les stations Naftal et endommagé bon nombre de pompes à essence des véhicules. Depuis dimanche dernier, les services techniques de Naftal s’attellent à effectuer les réparations nécessaires et cela notamment en extrayant de la cuve ce produit douteux. Il n’empêche  : le mal est fait ! Une bonne partie de ce carburant pollué a déjà été vendue, toute honte bue, aux automobilistes.

A ce propos, il est à rappeler que beaucoup de gérants de stations-service ont tout bonnement refusé de remplir leur cuve d’essence dès lors que celle-ci provenait des citernes de Naftal. Une chose est sûre : les stations encore épargnées par ce fléau, selon notre source, sont celles du secteur privé. «Et cela pour la bonne raison que ces stations sont dotées de volucompteurs anciens, dont le mesureur est à piston. De ce fait, il résiste à ce produit non conforme. Les mesureurs des stations Naftal sont à vis. Ils sont alors plus fragiles par rapport aux autres !»
Toujours est-il, la galère, chez les automobilistes, est loin de voir le bout du tunnel. Ces derniers, désirant  se ravitailler en essence «normale», continuent à créer des chaînes interminables à l’approche des stations.*El Watan-24.09.2013

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A Sidi Bel Abbès : pénurie de carburant

 Les automobilistes et autres transporteurs de Sidi Bel Abbès sont manifestement préoccupés par la nette insuffisance de carburant qui, selon la plupart d’entre eux, est annonciatrice d’une véritable pénurie.

Ils ont, de ce fait, du mal à expliquer les causes réelles de cette perturbation qui affecte la distribution de carburant. Une perturbation qui a tendance à refaire surface de manière répétitive. Les longues et fastidieuses files d’attente qui se profilent, depuis quelques jours, dans les différentes stations-service sont, en effet, d’autant plus préoccupantes pour les automobilistes qu’elles constituent, à leurs yeux, une contrainte insupportable. Certains se disent littéralement étonnés par cette situation qui survient en pleine saison estivale, une période, disent-ils non sans amertume, propice aux déplacements. Visiblement peu rassurés par la pénurie de carburant qui commence à pointer le bout de son nez, ils demandent, rien de moins, que l’intervention urgente des pouvoirs publics pour mettre fin à cette situation.* El Watan-25.06.2013.

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 Perturbations dans l’approvisionnement et contrebande

Les appareils dont les « pistolets » décrochés de leurs gaines annoncent l’absence du précieux produit, découragent plusieurs clients venus pour l’essence normale et ceux pour le gaz oil.

Cela fait une semaine que la ville de Batna  vit une tension sur le carburant. Selon les propos des uns et des autres, il y aurait diverses causes. D’abord, l’on dit que le problème est dû à la rénovation du matériel de la station Naftal, à El Aurassia, située à l’entrée nord de la ville. D’autres avis imputent cette tension aux contrebandiers qui, acculés dans les wilayas de Tébessa et Khenchla, se sont rabattus sur les stations-service de Batna. Une petite visite dans l’une des cinq stations du chef-lieu de wilaya nous renseigne un peu plus sur la situation qui prévaut. Située à la sortie Est de Batna au quartier Ezzouhour (route de Tazoult), Cette station Naftal sert 14000 l d’essence et 25 000 l de mazout par jour en temps normal, elle est dépourvue d’auvent (préau), l’entrée et la sortie sont détériorées, à l’image de presque toutes les stations de la région.

Le client autant que les pompistes souffrent de la chaleur en été et de la pluie en hiver. Dans la matinée d’hier, une très longue file d’automobilistes et un seul appareil d’essence super en service. Les autres appareils dont les «pistolets» décrochés de leurs gaines annoncent l’absence du précieux produit découragent plusieurs clients venus pour l’essence normale et surtout pour le gaz oil. Pas de mazout, pas d’essence normal. «Rien que pour la journée d’hier, nous avons servi 27 000 l de mazout», nous dit l’un des employés. «Nous avons remarqué que beaucoup d’automobilistes immatriculés dans la wilaya de Khenchela sont venus faire le plein ici», nous précise-t-il comme pour étayer l’idée de la contrebande qui se rabat sur Batna. Les clients habitués de la station rencontrés sur place sont unanimes à se plaindre des conditions d’accueil ; beaucoup dénoncent l’irrégularité de l’approvisionnement en essence «sans plomb». Les employés pour leur part, ils n’arrêtent pas de subir les vociférations des mécontents. L’un d’eux nous a parlé de la surcharge du travail, disant : «Nous sommes 5 pompistes et nous devons gérer 7 appareils dans le régime des 3×8».

Les autres informations que nous avons pu recueillir sont relatives à l’absence d’aire de stockage de l’essence sans plomb. «Les camions viennent directement de Skikda servir les stations», nous a-t-on dit ; ce qui explique l’irrégularité d’approvisionnement de cette gamme. Certains usagers méticuleux préfèrent parfois garer leur voiture au lieu de dépanner avec du super. Le directeur de Naftal, contacté par nos soins pour une éventuelle explication de la situation, nous a répondu qu’il n’était pas habilité à le faire, une attitude qui ne fait que renforcer nos doutes ; alors pénurie ou pas ? *El Watan-26.06.2013.

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**Tension sur les carburants à Aïn Témouchent

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 Le trafique de carburant engendre des néfastes conséquences sur plusieurs activités socio-économiques. Les automobilistes
sont agacés par ce phénomène de rupture de stock de carburants provoquée par les contrebandiers.

Le trafic de carburants affecte tout le territoire de la wilaya d’Aïn Témouchent. Il engendre des néfastes conséquences sur plusieurs activités socio-économiques : le tourisme, la circulation des personnes, les agriculteurs se plaignent quotidiennement du manque de gasoil dans les stations de distribution, les transporteurs publics passent le plus clair de leur temps au niveau des stations pour s’approvisionner, les automobilistes sont agacés par ce phénomène de rupture de stock de carburants provoquée par les hallaba (trafiquants de carburant).

Chaque jour, matin et soir des individus, généralement des hallaba, assiègent les stations d’essence pour s’accaparer d’importants volumes en carburant et repartent en direction de la frontière algéro-marocaine pour écouler leur «marchandise». Dans ce contexte, le bureau d’Aïn Témouchent de la Ligue des droits de l’homme vient, dans une lettre adressée à Mme le wali -dont notre Rédaction détient une copie dans laquelle est écrit ce qui suit : «Nous vous demandons de bien vouloir prendre les mesures nécessaires pour réprimer ces contrebandiers (Hallaba) et qui sont dans la plupart du temps responsables des accidents graves de la circulation routière et donner des instructions fermes aux gérants des stations d’essence…». *  El Watan-19.06.2013.

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Pénurie de gasoil à El Oued et Touggourt

 Les citoyens d’El Oued et Touggourt souffrent de la pénurie de mazout qui touche toute les stations de la région.

Les automobilistes sont en colère parce qu’il est souvent difficile de faire le plein dès la matinée et il faut même aller chercher ce produit chez des particuliers. Les fellahs se plaignent aussi parce que leurs machines agricoles ne fonctionnent plus à cause de l’absence de ce précieux liquide. Touggourt et El Oued se trouvent dans une région où de nombreux véhicules de toutes sortes viennent remplir leurs réservoirs et des centaines de transporteurs de marchandises et d’automobilistes passent par ces deux villes. Certains transporteurs, ayant doté leurs véhicules de grands réservoirs, font la navette la nuit entre Touggourt et la Libye pour revendre ce produit à des prix alléchants, ce qui leur permet de gagner des sommes importantes en très peu de temps.

La voie du Nord-Est étant actuellement sous surveillance, les trafiquants en tout genre se sont rabattus vers la région de Touggourt pour éviter de se faire coincer par les services de sécurité. Certains prétendent aussi que cette pénurie, qui touche régulièrement un grand nombre de wilayas du Sud, a trop duré. «Il est temps de trouver une solution à ce problème», déclarent des citoyens exaspérés. Cette situation insupportable est due surtout, selon les chefs de station, au fait que l’approvisionnement est resté le même depuis des années, alors que le nombre de véhicules a énormément progressé.*El Watan-29.06.2013.

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Alger : Disparition mystérieuse de 250.000 litres de carburant

Vol ou erreur de gestion ? Une énorme quantité de carburant, estimée à 250 000 litres, a disparu, dans la nuit de samedi à dimanche dernier de l’unité de raffinage de Naftal au Caroubier à Alger. Trois jours après les faits, aucune réponse n’est disponible. Selon le quotidien arabophone Echourouk qui a donné l’information, aucun responsable n’a réussi à donné une explication cette mystérieuse disparition. Un responsable, qui s’est exprimé lors d’une réunion de crise, a avancé l’option de fuite due à d’éventuelles avaries dans les canalisations. La version n’est apparemment pas crédible pour les responsables de la société publique qui soupçonnent un vol. Mais comment faire sortir une telle quantité sans que les personnes ne soient débusquées ? Il semblerait, selon toujours la même source, que des camions de transport de carburant soient utilisés pour faire sortir normalement du carburant. Ce qui suppose, naturellement, des complicités dans plusieurs échelles de responsabilité. Cela ne peut être fait, également, dans qu’il n’y ait manipulation des données dans les ordinateurs de l’unité de production qui alimente toute la région centre du pays. Selon des sources locales, cette affaire n’est pas unique. D’autres cas de disparition de quantités énormes de carburant se seraient déjà produits sans que l’opinion publique ne soit informée. Il est évident que dans ce cas, le carburant se retrouve dans le marché informel ou de contrebande. Selon le journal, les responsables de l’entreprise publique ne voulaient pas commenter l’affaire.*E.W-18.10.2012.

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25 réponses à “Essence et connivence”

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