Véhicules made in Algeria.1

**SNVI, poids lourd de l’industrie mécanique d’Algérie

**la Société nationale des véhicules industriels (SNVI)-Algérie

Véritable poids lourd de l’industrie mécanique algérienne, la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) a réussi dès sa création à s’imposer en tant que leader régional dans sa spécialité et à bâtir un label grâce à ses produits de haute qualité et un service après-vente performant.
Née au début des années 1980 d’une restructuration de l’ex-Société nationale de construction mécanique (SONACOME) qui regroupait onze entreprises publiques en son sein, toutes versées dans l’industrie mécanique, la SNVI approvisionne, depuis, le marché national en camions, bus et engins de travaux publics en tous genres.
Le démarrage a, toutefois, été dur car le défi de maintenir les unités du constructeur français de camions « Berliet » en production après le départ de l’occupant français en 1962 n’était pas facile à relever, surtout pour un pays nouvellement indépendant, manquant de main-d’£uvre et d’encadrement qualifiés.
Les colons avaient misé à l’époque sur l’incapacité des Algériens à faire fonctionner les unités industrielles et équipements après leur départ définitif vers la « métropole » à la fin de l’occupation.
Mais le miracle se produisit. Grâce à la détermination d’une poignée d’ouvriers algériens, qui travaillaient déjà pour « Berliet », les machines ont été de nouveau remises en marche. Les usines, redevenues à cent pour cent algériennes, commençaient à assembler les premiers véhicules industriels « made in Algeria ».

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Cet exploit est le résultat de la forte volonté et du nationalisme exceptionnel d’une génération d’Algériens qui avaient non seulement réussi à arracher l’indépendance de leur pays, colonisé durant 132 ans, mais aussi à engager sa reconstruction.
La marque de la SNVI était désormais visible sur la majorité des camions et engins utilisés dans les centaines de chantiers lancés ici et là à travers le pays pour édifier l’Algérie libre. Qu’ils soient destinés au transport, aux travaux publics ou à des besoins militaires, les véhicules de l’entreprise étaient devenus incontournables.
Qui des Algériens de l’époque n’éprouvait pas de la fierté en empruntant les fameux bus « Safir » ou en conduisant les increvables camions K66 et K120 de la SNVI qui sillonnaient le pays, assurant le transport des personnes et des marchandises.
Pendant les années 1970 et le début des années 1980, l’âge d’or de la firme, le parc national de véhicules poids lourds était composé essentiellement de produits de la SNVI qui parvenait en ces temps là à fabriquer annuellement plus de 6.000 unités.
Les véhicules de la société, tous modèles confondus, étaient d’une grande utilité pour l’Armée nationale populaire (ANP), héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), qui demeure l’un des plus gros clients nationaux de la SNVI (plus de 60% des produits de la firme sont destinés à l’armée).

Les collectivités locales étaient elles aussi d’importants clients à qui la SNVI fournissait des véhicules adaptés à la nature de leurs missions de service public (transport des personnels et scolaire, ramassage des déchets ménagers, entretien des routes, etc.)

Un label international
La SNVI avait, par ailleurs, réussi à se faire un nom sur le marché mondial grâce à la robustesse et la fiabilité de ses produits, et à la disponibilité de leur pièce de rechange.
Jusqu’à la moitié des années 1980, le siège social de l’entreprise et son usine de Rouiba (Est d’Alger) ne désemplissait pas de délégations étrangères venues s’enquérir de l’évolution rapide de l’industrie mécanique algérienne.
Beaucoup d’entre elles n’hésitaient pas à passer commande pour acquérir des véhicules parmi la large gamme proposée par la SNVI. Pour marquer sa différence et honorer sa réputation de leader, l’entreprise avait lancé, à la fin des années 1970, la fabrication d’une série de nouveaux modèles de véhicules industriels. Ces camions, bus et engins, défiant toute concurrence, étaient écoulés sur le marché local mais aussi exportés vers de nombreux pays.
Conçus pour rouler sur les terrains les plus accidentés, les robustes véhicules de la SNVI étaient, tout particulièrement, appréciés par une clientèle maghrébine, arabe et africaine.
Des pays comme la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, le Sénégal, le Gabon, le Niger, le Mali et l’Irak sont restés des années durant de fidèles clients de la SNVI, qui a même exporté ses produits vers la France de 1986 à 1999.
En remportant la deuxième édition du Rallye Paris-Dakar en 1980, grâce à la performance de son camion « M 210″, la SNVI avait prouvé, une fois de plus, que ses produits n’avaient rien à envier à ceux des constructeurs occidentaux ou asiatiques. Ce franc succès réalisé dans une compétition aussi rude avait boosté le nombre de commandes introduites par les clients étrangers.
Une entreprise citoyenne
A l’instar des autres entreprises nationales, la SNVI a été affectée par la décennie noire, période durant laquelle elle avait enregistré une récession de l’activité et une chute des ventes sans précédent.
Les unités situées dans les régions à forte activité terroriste ont été le théâtre d’actes de sabotage et de vandalisme. Soucieux de la sécurité de leur personnel, les responsables de la société étaient contraints de fermer provisoirement les unités enclavées. Cette situation d’insécurité avait porté un coût fatal à la santé financière de la SNVI.
En 1994, la production annuelle de l’entreprise était de quelque 2.200 véhicules contre plus de 6.200 véhicules en 1981.
De nombreux observateurs, au fait de l’évolution du monde entrepreneurial en Algérie, considèrent la SNVI comme l’une des entreprises nationales les plus citoyennes eu égard à sa mobilisation dans les moments difficiles et de bonheur que le pays a traversés depuis cinquante ans.
Une entreprise spécialisée en industrie mécanique qui se lance, dès qu’elle est sollicitée par le gouvernement, dans la fabrication de chalets en bois pour reloger les sinistrés du séisme de Boumerdès en 2003 et ceux des inondations de Ghardaïa en 2008, est une première dans les annales des firmes du tiers monde.
A l’occasion de la qualification historique de l’Algérie à la coupe du monde de football de 2010, la SNVI avait construit un bus spécial à la hauteur de l’accueil triomphal réservé à la légendaire équipe nationale à son retour du Soudan, le 19 novembre 2009. En sillonnant lentement les rues d’Alger, le bus avait permis aux foules nombreuses d’applaudir les héros d’Oum Dourman qu’il transportait à son bord.
La société a, par ailleurs, participé sans relâche au développement d’un tissu national de sous-traitance dans l’industrie mécanique. Ce donneur d’ordre, connu et reconnu, a également encouragé la création d’une association professionnelle regroupant l’ensemble des spécialistes de la sous-traitance mécanique et leur a offert un local au sein de son usine de Rouiba.
Un ambitieux plan de relance
La SNVI, qui a bénéficié en 2010 d’un ambitieux plan d’investissement destiné à renforcer sa compétitivité et à consolider ses parts de marché, est appelée à contribuer au lancement d’une construction automobile en Algérie, un défi que se sont lancé les pouvoirs publics pour répondre à la forte demande locale et réduire le coût des importations de voitures, sans cesse croissantes.
Malgré ses récurrents problèmes de déficit budgétaire et de sureffectif (plus de 6.500 travailleurs), l’entreprise a de fortes chances de remonter la pente en raison notamment de sa popularité qui n’a pas pris une ride. Même si le marché national est inondé de véhicules d’importation, parfois non conformes aux normes requises, les produits de la SNVI restent très appréciés par les connaisseurs.
Conscient du riche potentiel de cette entreprise, l’Etat l’a chargé depuis quelques années de mener des pourparlers « serrés » avec des leaders mondiaux de l’industrie automobile à l’instar de l’allemand Volkswagen et du français Renault, tous deux intéressés par l’implantation d’usines en Algérie.
Il n’est donc pas fortuit que la SNVI eut été choisie pour prendre part à deux des projets que le ministère de la Défense nationale a conclus en juillet dernier avec le fonds émirati « Aabar  » et l’allemand Daimler Benz (partenaire technologique) pour construire des véhicules industriels en Algérie.
Les deux projets, détenus à 51% par l’Algérie et 49% par le partenaire étranger conformément à la loi en vigueur, produiront annuellement, à compter de fin 2013, quelque 16.500 véhicules industriels, dont 15.000 camions, de marque Mercedes-Benz.
Ils permettront, selon les estimations, de multiplier par cinq la production actuelle de la SNVI qui a construit plus de 2000 véhicules en 2011 d’un montant global de 20 milliards de DA. (APS-18.08.2012.)

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**La SNVI mise sur le partenariat et l’exportation pour se développer

La Société nationale des véhicules industriels (SNVI) s’attelle depuis 2010 à renforcer sa compétitivité à travers le partenariat et à renouer avec sa tradition d’entreprise exportatrice notamment vers des pays africains, a indiqué samedi à Alger le PDG de la société, M. Hamoud Tazerouti.
« Depuis que la société avait bénéficié en 2010 d’un ambitieux plan d’investissement, nous £uvrons à consolider nos parts du marché national et à relancer nos exportations notamment vers d’anciens clients arabes et africains », a-t-il expliqué dans un entretien accordé à l’APS à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance. Doté d’une enveloppe financière de 12,5 milliards de DA, le plan d’investissement permet à la société de renforcer sa compétitivité notamment par l’acquisition d’équipements modernes.
M. Tazerouti a, à ce propos, annoncé que la SNVI exportera « prochainement » une cinquantaine de bus vers la Guinée Bissau pour une valeur globale de 6,6 millions d’euros.
« Nous avons signé un accord avec les autorités de la Guinée Bissau en février dernier pour leur fournir une cinquantaine de véhicules industriels, construits par nos unités, d’un montant global de 6,6 millions d’euros », a-t-il expliqué.
La livraison de ces véhicules, de type autocars « Safir » et minibus « L25″, commencera dès que la Guinée Bissau obtiendra un crédit de la Banque islamique de développement (BID).
M. Tazerouti a fait savoir, par ailleurs, que la SNVI avait exporté en 2011 une trentaine de camions, d’une valeur de 1,6 million d’euro, vers le Mali, un de ses traditionnels clients étrangers du groupe.
« Nous avions réussi à reconquérir le marché Mali en décrochant en 2011 un contrat avec l’armée malienne, mais la situation qui règne dans ce pays a gelé la reprise d’activité », a-t-il déploré. Des véhicules ont même été exportés vers la France …
Ces opérations d’exportations sont, a-t-il dit, les résultats d’un programme spécifique lancé en 2010 par la SNVI dans le but de reconquérir le marché international, après une longue absence qui remonte aux années 1990.

Héritière de la SONACOME, la SNVI avait une longue tradition dans l’exportation
Elle comptait un important portefeuille de clients étrangers notamment africains et arabes comme la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc, le Sénégal, le Gabon, la Zambie, le Congo, le Niger, le Mali et l’Irak. Les véhicules de la SNVI ont même été exportés vers la France et la Russie durant la décennie 1980 et le début des années 1990.
Le montant des exportations effectuées par la SNVI entre 1986 et 2011 est d’environ 160 millions de dollars, a-t-il précisé.
Concernant le rôle de la SNVI dans le développement de l’industrie automobile en Algérie, M. Tazerouti a affirmé que l’entreprise était prête à relever ce défi pour satisfaire, à la fois, une forte demande locale et réduire le coût des importations de voitures qui ont pris ces dernières années des « proportions inquiétantes ».
Selon lui, les deux conditions nécessaires pour l’émergence d’une construction automobile dans le pays sont réunies : une sous-traitance expérimentée et un marché potentiel.
Pour M. Tazerouti, le choix des partenaires financiers et technologiques étrangers est « décisif » pour l’émergence de cette industrie dans le pays.
A une question sur le partenariat noué récemment entre la SNVI et les constructeurs allemands Daimler et Mercedes Benz, il a expliqué que ces projets ont été négociés et conclus en juillet dernier grâce aux efforts déployés par l’Etat pour lancer en Algérie une construction de véhicules de grande qualité à compter de 2013.
La SNVI a été choisie pour prendre part à deux parmi les trois joint-ventures créées par le ministère de la Défense nationale (MDN) en partenariat avec le Fonds d’investissement émirati « Aabar » et les constructeurs allemands Daimler Mercedes/Benz, en tant que partenaires technologiques.
Les Allemands comme partenaires technologiques …
Ces sociétés mixtes produiront des véhicules et des moteurs industriels de la même qualité que ceux fabriqués dans les usines de Daimler en Turquie et en Allemagne. La première des joint-ventures, auxquelles la SNVI est partenaire, consiste à lancer une plate-forme au site de la société à Rouiba (Alger) pour construire des camions et des bus de marque Daimler.
La production annuelle de cette unité atteindra au bout de quatre ans 16.500 véhicules, dont 15.000 camions, 1.000 autobus et 500 minibus. La partie algérienne dans cette joint-venture est composée de la SNVI qui détient 34% du capital et de l’Entreprise de développement des industries du véhicule (EDIV), relevant du MDN (17%), alors que les 49% restant reviennent à l’émirati « Aabar ».
Le montant global de l’investissement est 15,4 milliards de DA, dont plus de 5 milliards de DA sont fournis par la SNVI.
Au démarrage, la gestion de l’unité, dont la production débutera au cours du 2ème trimestre de 2013 et emploiera quelque 2.000 personnes, sera confiée aux allemands. Il est, toutefois, convenu que dès que la production atteindra sa vitesse de croisière les expatriés se retireront pour céder la place à des gestionnaires nationaux.
Il est prévu aussi que le directeur général soit un étranger désigné par « Aabar », alors que le président du Conseil d’administration sera un algérien.
La deuxième joint-venture qui aura, quant à elle, sa plate-forme à Tiaret construira à partir de la fin 2013, des fourgons utilitaires de marque « Sprinter » et des véhicules tous terrains à quatre roues motrices (4X4) destinés à l’Armée nationale populaire (ANP).
Le capital financier de la société est détenu à 51% par la partie algérienne (34% à EDIV et 17% à SNVI) et à 49% par la fonds d’investissement émirati. Le montant global de l’investissement est de 16,5 milliards de DA dont la quote-part de la SNVI représente plus de 2,8 milliards de DA.
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Des efforts pour reprendre le niveau des années 1980 … Spécialisée dans la fabrication de moteurs industriels à Constantine, la troisième joint-venture, dans laquelle la SNVI n’est pas partenaire, est composée pour la partie algérienne par l’Entreprise algérienne de production de moteur (EMO), qui détient 34% du capital, et le Groupement de production d’industrie mécanique (GPIM), une entité de MDN, qui détiendra 17%. Les 49% restant du capital reviennent à l’émirati « Aabar ».
Ce projet a la spécificité de regrouper à la fois trois partenaires technologiques allemands : Daimler, Deutz et MTU. La production de l’usine de Tiaret est sensée réduire « considérablement » l’importation de ce genre de moteurs.
S’agissant des résultats obtenus ces dernières années par la SNVI, M. Tazerouti a indiqué que l’entreprise continue à faire des efforts pour améliorer sa production et reprendre son niveau des années 1980 (plus de 6.000 véhicules/an).
La SNVI avait réalisé ainsi en 2011 un chiffre d’affaires de plus de 20 milliards de DA et une production globale de 2007 véhicules, alors que les résultats de 2010 indiquaient un chiffre d’affaires de 15,8 milliards de DA et une production de 1.500 véhicules.
Les prévisions pour 2012 tablent, a-t-il ajouté, sur un chiffre d’affaires de 27 milliards de DA. Selon son PDG, la SNVI a de tout temps était déficitaire en raison « des coûts élevés des charges et d’un problème de sureffectif » (6.500 travailleurs).
En 2011, le déficit était d’environ 1 milliard de DA, contre 2,34 milliards DA en 2010, a-t-il ajouté. (APS-18.08.2012.)

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   « L’Algérie peut fabriquer 100 mille véhicules par année » .

 Mr Mokhtar Chahboub, PDG de la SNVI (Société Nationale des Véhicules Industriels)-Algérie-   a déclaré que la moyenne des salaires des travailleurs est estimée à 30 milles DA, et que le salaire de base est estimé à 20 mille DA. Le PDG de la SNVI a ajouté que primes sont à hauteur de prés de 100% du salaire de base, avec 30 % pour la PRC (Prime de Rendement Collective), et 10 % pour la PRI (Prime de Rendement Individuel), et 1 % chaque année représentant une Prime d’Expérience, ainsi que d’autres primes, à l’image de l’augmentation de la prime de panier de 200 DA à 250 DA, la prime accordée pour la femme au foyer estimée entre 1300 Da et 1500 DA. M Chahboub a affirmé que la restauration est doublée et les soins s’effectueront au niveau du centre de « Thalassothérapie » sis à Sidi Ferredj, pour ceux qui travaillent dans les fours.

Une transaction de 48 milliards de dinars entre le ministère de l’Intérieur et la SNVI

Le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales a signé avec la SNVI à Rouiba un contrat d’une valeur de 48 milliards de dinars afin d’approvisionner 1540 APC par des camions et bus, avec la garantie de la maintenance et de la réparation des bus en panne au niveau des parc nationaux des collectivités locales.

Le PDG de la SNVI a affirmé que l’Algérie peut procéder au montage des véhicules touristiques dans les deux prochaines années à venir, et ce se basant sur le réseau des sociétés locales de sous-traitance, activant dans le secteur des industries mécaniques et les pièces de rechanges, dont le nombre est estimé de 500 sociétés au niveau national, contre prés de 20 sociétés de sous-traitance seulement 30 ans en arrière.

Chahboub a déclaré que le renforcement des sociétés de sous-traitance publiques et privées basé sur un fort réseau de PME (Petites et Moyennes Entreprises) autour des secteurs concernant l’industrie mécanique au centre, à l’est et à l’ouest du pays, contribuera dans le soutien des potentiels algériens pour arriver à fabriquer un véhicule touristique en Algérie durant les deux prochaines années à venir.

L’invité d’Echorouk a ajouté que le secteur de la sous-traitance doit être structuré sous forme de branches d’activités spécialisées dans l’industrie de pièces de rechanges pour le premier montage, et sous-traiter les différents cycles de la fabrication, puis la sous-traitance concernant le renforcement des capacités de production. En troisième lieu, la sous-traitance technologique, telle que la fabrication de pièces de rechanges selon les normes technologiques avancées permettant de concurrencer les produits semblables locaux et étrangers ; et quatrièmement la sous-traitance des services de transport, de la restauration, de l’imprimerie et de la construction.

M. Chahboub a poursuivi que l’objectif du gouvernement est d’aider les grandes entreprises publiques, entre autres la SNVI, à préserver les professions stratégiques, contre l’ouverture du secteur de petites et moyennes entreprises. Le PDG de la SNVI a ajouté que le développement du secteur de la sous-traitance est la dernière étape qui précède la phase du montage ces véhicules touristiques en Algérie, que ce soit par des sociétés nationales ou bien à travers des projets de partenariat avec des groupes internationaux de l’industrie automobiles.

M. Chahboub a estimé le nombre de sociétés algériennes pouvant participer dans l’industrie automobile en Algérie à 45 sociétés locales de sous-traitance disposant de hautes qualifications, parmi elles une société qui fait actuellement dans la fabrication de pie ces de rechanges pour des avions Européens « Air Bus »

Chahboub a révélé que les principaux obstacles empêchant le développement des sociétés algériennes de sous-traitance sont : la concurrence parallèle et les charges élevées pour bénéficier des crédits, la hausse du taux des impôts, de la corruption et du foncier industriel. Ajoutant à cela, l’inexistence d’une main d’œuvre qualifiée, et cela a poussé la société à présenter une proposition de loi au gouvernement concernant la nomenclature des professions qu’il faudra développer pour réaliser l’industrie automobile en Algérie. Le PDG de la SNVI a ajouté que l’Algérie peut fabriquer 100 mille voitures par année, tout en affirmant que la SNVI est prête à se lancer dans ce type de projet avec n’importe quelle société spécialiste dans le monde.(Echorouk-26.05.2010.)

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*Volkswagen fabriquera en Algérie, la Golf et la SEAT Ibiza 

La cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre le groupe SOVAC et le Groupe Volkswagen, pour la production des véhicules en Algérie, s’est déroulée ce dimanche sous l’égide du Ministre de l’Industrie et des Mines,  Abdselam Bouchouareb.

Le Groupe Volkswagen a donné son accord pour son installation en Algérie, en partenariat avec  le Groupe SOVAC, dirigé par M. Mourad Oulmi. La société mixte portera le nom de SOVAC PRODUCTION.

Le protocole d’accord signé aujourd’hui est le début d’un nouveau challenge  entre les deux partenaires, qui concrétisent leur projet de production de véhicules, après treize années de partenariat commercial (vente véhicules et pièces de rechange). Au-delà  du partenariat économique, cette nouvelle alliance entre le Groupe SOVAC et le Groupe Volkswagen marque une véritable coopération entre l’Algérie et plusieurs pays européens, à savoir l’Allemagne, l’Espagne et la République Tchèque. Il s’agit en effet d’un partenariat industriel de grande portée économique pour l’Algérie qui inscrit dans sa stratégie industrielle, le développement de l’industrie automobile et de la sous-traitance.

La délégation du Groupe Volkswagen sera conduite par le membre du directoire de  Volkswagen Véhicules Utilitaires en charge de la Production et la Logistique et sera accompagné par une importante délégation de très haut niveau du Groupe Volkswagen, à savoir des représentants des Marques Volkswagen, Volkswagen Véhicules Utilitaires SEAT et ŠKODA SOVAC Algérie annonce que l’usine de Relizane  produira 12 000 véhicules pour la première année et prévoit d’atteindre un volume de 100 000 véhicules au bout de cinq ans.

Le Groupe SOVAC investit 250 millions d’euros dans ce projet. 150 hectares sont par ailleurs accordés à ce projet par la Wilaya de Relizane ».

La présence de représentants des Marques Volkswagen, Volkswagen Véhicules Utilitaires, SEAT et ŠKODA est un indicateur des modèles qui seront produits durant la première année. Il est important de souligner que quatre unités de production seront mises en place dans l’usine de Relizane. Chaque unité représentera une Marque. Ayant toujours été à l’écoute du client et du marché algérien,  Volkswagen a créé la surprise en annonçant la production de son bestseller mondial, la Golf en l’occurrence. Ce véhicule dont l’histoire a débuté en 1974, s’est vendu à 6,99 millions d’exemplaires. En Algérie, la Golf a occupé durant plusieurs années la 1ère place de son segment.

Le deuxième véhicule qui sera produit dans l’usine de SOVAC PRODUCTION a été sélectionné pour son succès extraordinaire auprès des jeunes Algériens. La SEAT Ibiza devenue en quelques années leur voiture préférée sera produite en Algérie.

La sélection s’est portée également sur le véhicule le plus prisé par les Entreprises et l’Administration. La ŠKODA Octavia est en effet la favorite de son segment A sedan. Pour Volkswagen Véhicules Utilitaires le choix est porté sur le Caddy. Le véhicule utilitaire par excellence chez des milliers d’entrepreneurs. Il est à signaler que les modèles qui seront produits seront les nouveaux modèles lancés sur le marché européen.*algerie-focus / dimanche 27 novembre 2016

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Trois constructeurs japonais sont intéressés par l’implantation d’usines de fabrication de véhicules et camions en Algérie, et deux d’entre eux ont déjà entrepris les démarches pour la concrétisation de leurs projets, a indiqué mardi soir à Alger, l’ambassadeur du Japon en Algérie Masaya Fujiwara.         

« Le Japon est beaucoup intéressé par l’investissement en Algérie dans différents domaines d’activités. On y travaille, et il y a de bons signes d’ailleurs, car nous avons déjà des constructeurs automobiles comme Nissan et Suzuki qui ont des projets d’usines de montage de véhicules en Algérie et n’attendent que le feu vert des autorités algériennes pour les concrétiser », a souligné M. Fujiwara.         
Il s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec le président du Club d’affaires algéro-japonais, Mustapha Mekideche à l’issue de la deuxième réunion de ce club à laquelle une trentaine d’hommes d’affaires et représentants d’institutions économiques algériennes ont pris part en compagnie d’une dizaine de leurs homologues japonais. 

Espérant la concrétisation de ces projets « très prochainement », l’ambassadeur a également révélé que le constructeur nippon Toyota est également intéressé par la réalisation d’une usine de montage en Algérie à travers sa filiale Hino  Motors, spécialisée dans la construction des camions et des bus. En plus de contribuer à la création de richesses et d’emplois, ces projets  permettraient, selon lui, de saisir ensemble « beaucoup d’opportunités existantes  dans différents domaines pour développer nos relations économiques ».  
Estimant que les relations économiques entre l’Algérie et son pays « ne sont pas à la hauteur » des potentialités existantes, M. Fujiwara a indiqué qu »un nouvel accord entre le ministère algérien des Affaires étrangères et son homologue  japonais « est en phase de finalisation », pour la création d’une commission mixte entre les deux pays avec l’objectif de hisser le partenariat économique bilatéral. 
Selon lui, la commission devrait tenir sa première réunion au courant du premier  trimestre 2017. Pour l’ambassadeur, l’Algérie est le troisième partenaire commercial du Japon en Afrique, alors que le Japon est le 15eme client de l’Algérie dans le monde. M. Fujiwara, dont le pays prévoit des investissements à hauteur de 30  milliards de dollars en Afrique sur les trois prochaines années, notamment dans les infrastructures et la formation, a souhaité que « ces engagements soient bien appliqués en Algérie », notant que l’environnement est « très favorable »  pour lancer une coopération économique forte.             

Aller au-delà du partenariat commercial 

Il a relevé dans ce sens l’idée de créer le Club d’affaires algéro-japonais, dont la première réunion de création s’est déroulée en juillet dernier. Dans ce sillage, l’ambassadeur a ajouté que l’agence de coopération internationale du Japon (JICA) prépare plusieurs projets en Algérie, dont un plan stratégique de développement des infrastructures, avec une coopération  technique et financière, comme dans le cas du projet d’extension du port de Béjaia.         
Il a également souligné que dans le cadre des réformes économiques adoptées par le Gouvernement algérien, plusieurs entreprises nippones s’intéressent à l’Algérie, notamment à travers le partenariat public-privé, ajoutant qu’il faut « aller au-delà du commerce et arriver à l’investissement et le partenariat ».         

Pour sa part, M. Mekideche a relevé l’importance de la tenue de cette réunion entre les hommes d’affaires algériens et japonais, permettant d’échanger sur les perspectives et les possibilités de partenariat entre les entreprises des deux pays. « Nous allons essayer, à travers ce club, de construire un chemin entre les milieux d’affaires algériens et japonais pour le développement des relations   économiques, et qui ne soient pas uniquement commerciales, mais qui intègrent des éléments technologiques, d’industrialisation et des investissements notamment  dans les énergies renouvelables », a-t-il précisé.         
Pour M. Mekideche, l’Algérie veut consolider ses relations économiques avec le Japon avec un soutien financier prévu par les engagements de la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-VI), tenue en août dernier, à Nairobi (Kenya), dont l’objectif était d’accompagner les économies africaines dans leur développement.         
Parmi les secteurs identifiés pour lancer ce partenariat, l’expert en économie a cité les énergies renouvelables, la mécanique et l’industrie agroalimentaire, mais avec une nouvelle démarche basée sur l’investissement, le développement  des PME et l’industrialisation.
Interrogé sur l’avis des entreprises japonaises de la règle 51/49% régissant les investissements étrangers en Algérie, M. Mekideche a estimé qu’elle ne devrait pas constituer « une contrainte majeure, car ça reste discutable, d’autant qu’il y a un retour d’investissement au profit des entreprises étrangères ». *APS / mercredi 14 décembre 2016

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*Industrie automobile en Algérie

* 10 modèles «made in Algérie » sont en déjà disponibles. 

En plus d’avoir désormais un large choix, à partir de dimanche prochain les Algériens pourront acquérir à crédit les huit modèles Hyundai fabriqués par Tahkout manufacturing company (TMC).

Une large gamme est proposée par Hyundai

*Impensable il n’y a pas si longtemps que ça, les Algériens peuvent désormais conduire une voiture montée sur leur propre terre. Mieux encore, on ne parle plus de la voiture algérienne, mais des voitures au pluriel! 10 modèles «made in bladi» sont en effet déjà disponibles. Il s’agit bien sûr des deux modèles Renault avec la Symbol et la Sendero Stepway et des huit nouveaux arrivés, à savoir les modèles Hyundai fabriqués par Tahkout manufacturing company (TMC). L’usine de Tiaret doit fabriquer les véhicules utilitaires H1 et H100 et six véhicules légers, en l’occurrence la i10 Grand (4 et 5 portes), l’Accent RB (Sedan et Hatchback), l’Elantra, la Creta, le Tucson et la Santa Fe. Une large gamme qui répond aux besoins des différentes couches de la population avec les micro-citadines en passant par les utilitaires jusqu’au gros 4×4. En plus d’avoir désormais un large choix, à partir de dimanche prochain les Algériens pourront acquérir à crédit les huit modèles fabriqués à Tiaret, dont le nom de la ville restait jusque-là associé à l’échec du vieux rêve d’une voiture algérienne. Désormais, c’est une véritable industrie qui est en train d’être mise en place dans cette ville avec déjà la Société algérienne pour la fabrication des véhicules «Safav-Mb» de Tiaret, qui est l’usine automobile mise en place par l’Armée nationale populaire (ANP). Celle-ci doit prochainement elle aussi s’ouvrir au grand public en lui proposant une gamme de fourgons assez diversifiée, qui répondent aux besoins de tous les métiers. En parlant justement de véhicules utilitaires, il est utile de signaler que l’Est du pays en fabriquera également, plus exactement à Batna. Global Motors Industrie (GMI) représentant exclusif de la marque Hyundai Truck & Bus va commercialiser avant la fin de l’année des camions et des bus de la prestigieuse marque coréenne, qui viendront élargir le catalogue des voitures bien de chez nous. Surtout que l’un des leaders mondiaux de l’utilitaire, Iveco, va lui aussi prendre l’accent algérien. Il doit ouvrir,avant la fin de l’année ou au plus tard le début de l’année prochaine, en partenariat avec le groupe automobile algérien Ival de Mohamed Baïri une usine à Bouira. La marque Renault Trucks envisage aussi de s’installer à Meftah (Blida).

*Ça se bouscule derrière Renault et Hyundai...
Le groupe Sovac de Mourad Oulmi devrait leur emboîter le pas avec une usine Volkswagen à Relizane, dont le lancement des travaux devraient intervenir prochainement. Seul point noir, l’usine Peugeot qui tarde à arriver à cause de considérations qui dépassent l’aspect économique. L’industrie automobile semble donc sortie du bout du tunnel, même si les mauvaises langues diront que ce n’est pas une industrie, mais des montages comme on fait avec des légos. Certes, c’est vrai que pour le moment ce n’est que CKD, mais il faut bien commencer par quelque part. Il ne faut pas nier que la base est là, et elle appartient à des Algériens en majorité en partenariat avec les marques étrangères. Ils font donc dans le durable et ne peuvent pas démonter l’usine du jour au lendemain comme pourrait par exemple le faire Renault au Maroc dont l’entreprise est 100% française. En plus, tous ces industriels algériens se sont engagés à augmenter l’intégration au fur et à mesure pour atteindre une moyenne de 40% à l’horizon 2020. Une bonne nouvelle qui vient répondre à ceux qui ne croient pas au futur de l’industrie automobile algérienne qui est en train de se mettre en place doucement, mais sûrement.
C’est également une cinglante réponse aux lobbys qui ont tenté de nous «fourguer» la camelote européenne en faisant le forcing pour ré-instaurer l’importation des véhicules d’occasion. Une tentative d’assassinat contre cette industrie naissante qui aurait été rudement concurrencée sur son propre marché.
Une concurrence déloyale et impossible à vaincre, compte tenu de la spécificité du marché et de l’abandon du soutien de l’Etat. Cela aurait été un lâchage en règle de l’industrie nationale de l’automobile. Heureusement que les autorités n’ont pas cédé à la pression de ces cartels aux tentacules bien introduites à tous les niveaux de l’Etat, et qui ont tenté de faire passer cette réouverture comme une mesure populaire.
Ils ont joué sur le populisme faisant croire aux citoyens qu’ils seraient les grands bénéficiaires de cette mesure. Or, au prix où la devise est au marché parallèle qui est la seule bourse des citoyens, il est mathématiquement et logiquement impossible que le citoyen tire un quelconque bénéfice du retour de ce qu’on appelle communément le moins de trois ans. Contrairement aux projets industriels en cours qui créeront non seulement de la richesse, mais aussi de l’emploi. L’achat de ces véhicules ne sera plus un fardeau pour notre économie, mais une bénédiction qui fera marcher la machine industrielle nationale. Les acheteurs auront un meilleur pouvoir d’achat, vu qu’ils pourront financer leurs véhicules avec des crédits à la consommation.

*D’ailleurs, à partir de dimanche prochain la Banque d’Algérie (BNA) proposera des crédits pour les voitures Hyundai de TMC à 8,5% de taux d’intérêts et un délai de remboursement qui va jusqu’à 5 ans.
Cette banque publique peut accorder des crédits qui peuvent atteindre jusqu’à 70% du prix du véhicule, le taux d’intérêt peut aussi être plus bas dans le cas d’achats groupés d’une société pour ses employés.
Que demander de plus? Il reste néanmoins le volume des voitures «made in dz» qui reste limité. Mais dès que les autres projets se concrétiseront, la demande locale sera incontestablement satisfaite. La voie est donc tracée pour ne rouler les prochaines années qu’en «djazaïri»…/ L’Expression / Par Walid AÏT SAÏD - Jeudi 17 Novembre 2016

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Sortie du premier bulldozer made in Algeria

* en partenariat entre Somatel et Liebherr

Le premier bulldozer made in Algeria sortira dès aujourd’hui-07.04.2013– de l’unité ENMTP de Aïn Smara à Constantine. Ce sera le premier engin d’une puissance de 250 CV, d’une gamme de 7 produits destinés à répondre aux besoins du marché national en engins de travaux publics.

Véhicules made in Algeria.1

Fruit d’un partenariat entre la Somatel filiale de l’ENMTP et du leader allemand Liebherr, la société industrielle commune Somatel Liebherr produira des engins de travaux publics de Label Liebherr, à l’image de bulldozer 250 et 350 CV, des rétrochargeurs d’une capacité de 2 m3 et de 4 m3 ainsi que des pelles sur chenilles et sur roues d’une capacité variant entre 18 et 50 tonnes. Le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements, Cherif Rahmani, a dans ce sens précisé, hier à Alger, que les produits Liebherr fabriqués en Algérie bénéficieront du label Liebherr et du transfert du savoir-faire et de la technologie allemands en la matière.

Un transfert de savoir-faire qui sera assuré, selon les propos de Willi Liebherr, président du groupe éponyme par des cycles de formation dispensés aussi bien en Algérie qu’en Europe. Les engins de Liebherr Algérie permettront ainsi de satisfaire la demande issue de divers secteurs comme les mines et carrières, les hydrocarbures, les travaux publics, l’irrigation et le bâtiment où la demande est importante. Ainsi, l’unité de Aïn Smara produira 166 engins dès cette année.

La production montera ensuite en cadence durant les quatre prochaines années pour atteindre les 400 engins/an avec une possibilité de passer à 540 engins/an dès la sixième année. Ce partenariat est d’autant plus important, selon les propos du ministre, qu’il permettra de réduire la facture d’importation d’engins de travaux publics d’au moins 7 milliards de dinars dans une première phase et, par ricochet, des transferts de devises. Celui-ci fera par la suite l’éloge des retombées du projet dont l’investissement initial se situe à 8 millions d’euros, indiquant que l’unité de Aïn Smara permettra non seulement de créer des emplois, mais offrira de nouvelles opportunités aux PME de sous-traitance dans la mesure où le taux d’intégration du projet devrait atteindre au bout de la cinquième année entre 35 et 50%. M. Rahmani précisera cependant que le taux d’intégration dépendra du produit à développer ainsi que des capacités des PME.

Quoi qu’il en soit, le projet de Somatel Liebherr intègre d’ores et déjà les moteurs refroidis à l’eau prévus dans la gamme de production de l’EMO de Oued Hamimine.  L’objectif étant, selon le ministre, de faire de Constantine un pôle industriel régional dédié à l’industrie mécanique.

Un projet qui prend forme avec la mise en route récemment de l’unité de tracteurs en partenariat avec l’américain Massey Fergusson.   Le premier responsable du département de l’industrie a aussi estimé que la multiplication des accords avec les Américains, les français de Renault, les finnois de Sampo et les Allemands reflète le renouveau et la diversification de l’industrie algérienne en général et mécanique en particulier. Une diversification que le ministre souhaite approfondir avec les partenaires allemands de Liebherr et élargir à l’hôtellerie, l’industrie de l’électroménager et l’industrie aéronautique d’autant plus que Liebherr est l’un des fabricants de composants pour Airbus. *Roumadi Melissa-El Watan-07.04.2013.

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*Tracteurs agricoles à Constantine

Le premier tracteur agricole de la marque Massey Ferguson sort aujourd’hui de l’usine en Algérie

Entrée en production de la société mixte algéro-américaine

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Le premier tracteur agricole de la marque Massey Ferguson sortira aujourd’hui (17.12.2012.) de la nouvelle ligne de production de la société mixte algéro-américaine Algerian Tractors Company (ATC), implantée dans la zone industrielle Oued Hamimine d’El Khroub (Constantine).

L’annonce a été faite par Cherif Rahmani, ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, lors d’une conférence de presse animée hier à l’hôtel El Aurassi en présence de Martin Heinrich Richenhagen, PDG du groupe américain AGCO Massey Ferguson. La société est le fruit d’un partenariat entre l’Entreprise nationale des tracteurs agricoles (Etrag) et la société de commercialisation de matériel agricole (PMAT) pour la partie algérienne, et le Groupe industriel AGCO/Ferguson pour la partie américaine. La répartition des actions a été établie selon la règle des 51/49% régissant les investissements étrangers en Algérie. Le management de la société est confié au partenaire US. Ce projet vise à «industrialiser en amont l’agriculture algérienne.

Nous avons l’ambition de créer un pôle industriel à Constantine», a souligné le ministre, estimant qu’un réseau de sous-traitants nationaux sera mis en place incessamment et bénéficiera d’une aide logistique afin de lui permettre de produire certaines pièces et composants. Une partie des moteurs à eau utilisés dans la fabrication des tracteurs sera produite par l’entreprise algérienne des moteurs, avec un taux d’intégration nationale de 30% la cinquième année, d’après M. Rahmani. L’usine devrait produire, à son entrée en activité, en 2013, 3500 tracteurs par an d’une puissance de 46 à 150 chevaux avec l’ambition d’atteindre 5000 véhicules/an en 2018. ATC prévoit d’investir 35 millions de dollars sur cinq ans et d’atteindre le chiffre de 700 emplois sur la même période. Outre la satisfaction du marché local, le PDG du groupe américain ambitionne d’exporter ces tracteurs vers le marché africain.*El Watan-17.12.2012.

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L’Algérie au secours de PSA Peugeot Citroën…

Elle pourrait entrer au capital du constructeur automobile PSA qui est à la recherche d’un second souffle

En grande difficulté en France, le groupe se porte bien en Algérie

ces rumeurs faisaient monter l’action PSA de 6,5% à la Bourse de Paris

Sur les dix premiers mois de 2012, PSA a vendu en Algérie plus de 50 000 véhicules, soit 93% de plus que sur la même période en 2011.

Le salut de PSA viendra-t-il d’Algérie ? Selon le site d’information économique la Tribune, Alger pourrait rentrer au capital du constructeur automobile, à la recherche d’un second souffle. L’idée «commence à faire son chemin entre les deux pays», avance la Tribune, indiquant que le sujet aurait été évoqué par Jean-Pierre Raffarin, envoyé spécial du président Hollande pour les relations économiques entre la France et l’Algérie, lors d’une visite outre-Méditerrannée, fin novembre.

En grande difficulté en France, où il prévoit de fermer son usine d’Aulnay en 2014, le groupe se porte bien en Algérie : sur les dix premiers mois de 2012, il y a vendu plus de 50 000 véhicules, soit 93% de plus que sur la même période en 2011. Il reste devancé par Renault, mais le projet d’installer une usine de la marque au losange en Algérie traîne en longueur. Selon une source française citée par la Tribune, Alger «s’acharne sur Renault alors qu’elle peut bien prendre une participation dans le capital de PSA et ensuite lui demander de venir y créer des usines».

Le sujet pourrait être de nouveau abordé par François Hollande, qui se rendra en Algérie les 19 et 20 décembre 2012, avec une délégation de ministres et d’hommes d’affaires.

En milieu de journée, ces rumeurs faisaient monter l’action PSA de 6,5% à la Bourse de Paris. Et ce malgré le démenti de Jean-Pierre Raffarin, l’ex-Premier ministre affirmant sur Twitter ne pas avoir abordé le sujet lors de son déplacement en Algérie. PSA, de son côté, n’a fait aucun commentaire. Le constructeur reste engagé dans de difficiles négociations avec les syndicats au sujet d’un plan social devant aboutir à la suppression de 11 214 postes entre mai 2012 et la mi-2014.*Libération-12.12.2012.

*L’article de la Tribune

*L’idée d’une participation algérienne au capital du constructeur français commence à faire son chemin entre la France et l’Algérie. Le sujet a été évoqué lors de la visite de l’envoyé spécial du président François Hollande pour les relations économiques entre les deux pays, Jean-Pierre Raffarin, lors de sa visite à Alger fin novembre.

Et si l’Algérie, qui veut à tout prix se doter d’une industrie automobile, volait au secours de PSA? L’idée d’une participation algérienne au capital du constructeur français commence à faire son chemin entre les deux pays. Le sujet a même été évoqué lors de la visite à Alger fin novembre de l’envoyé spécial du président François Hollande pour les relations économiques entre les deux pays, Jean-Pierre Raffarin. « La France accepte bien volontiers que des intérêts algériens entrent au capital de ses entreprises, grandes ou petites. Cela relève de la décision des autorités algériennes et des entreprises concernées. C’est un sujet qui a été abordé au cours de récents contacts franco-algériens », a déclaré Jean-Pierre Raffarin à l’issue de sa visite au quotidien TSA.

La marque Peugeot très populaire en Algérie

En France, PSA est en grandes difficultés et va fermer l’usine d’Aulnay, alors qu’en Algérie, les ventes de Peugeot, une marque qui y est très populaire, explosent. Durant les dix premiers mois de 2012, la marque Peugeot a vendu 54.500 voitures en Algérie, en hausse de 93% par rapport à la même période de 2011, selon les chiffres officiels. Dans le classement des constructeurs, Peugeot arrive en deuxième position, derrière Renault ! « L’Algérie s’acharne sur Renault alors qu’elle peut bien prendre une participation dans le capital de PSA et ensuite lui demander de venir y créer des usines », avance une source française. L’Etat algérien, dont les réserves de change avoisinent les 200 milliards de dollars, dispose de moyens financiers pour devenir actionnaire de PSA.

En négociations depuis plus de deux  ans, l’implantation d’une usine Renault en Algérie a peu de chance de se concrétiser lors de la visite du président François Hollande en Algérie les 19 et 20 décembre prochain. Des négociateurs algériens étaient à Paris la semaine passée pour discuter du pacte d’actionnaires avec Renault. « Le dossier Renault n’est pas encore finalisé », avouait Jean-Pierre Raffarin fin novembre à Alger. Le ministre algérien de l’Industrie, Cherif Rahamani, n’est ni pessimiste, ni optimiste, sur la signature d’un contrat avec Renault à l’occasion de la visite de François Hollande.

En fait, Renault se fait prier pour réaliser cette usine tant souhaitée par les Algériens. Le constructeur tricolore fait trainer les discussions, mais sa position est délicate. Premier sur le marché algérien avec près de 100.000 véhicules vendus en 2012, Renault ne veut pas dire non aux Algériens au risque de perdre le marché algérien de l’automobile, l’un des importants d’Afrique, avec 418.665 véhicules importés durant les neuf premiers mois de 2012.*la Tribune-12.12.2012.

**Renault et Peugeot cartonnent en Algérie

Les deux constructeurs tricolores dominent le marché automobile algérien, en forte hausse. L’Algérie a importé 418.665 véhicules durant les neuf premiers mois de 2012, contre 298.816 véhicules à la même période en 2011, soit une croissance de 40%.

En Algérie, Renault et Peugeot ne connaissent pas la crise. Durant les neuf premiers mois de 2012, les deux constructeurs français ont vu leurs ventes augmenter respectivement de 60,6% et 56,6% par rapport à la même période de 2011, ont indiqué lundi les douanes algériennes. Les deux marques totalisent, à elles seules, près du tiers des véhicules importés par l’Algérie durant cette période, soit 418.665 unités. La marque au losange a vendu 93.034 véhicules pour près de 740 millions d’euros, contre 57.918 unités et 421 millions d’euros à la même période en 2011. Renault devrait dépasser cette année la barre symbolique des 100.000 véhicules vendus en Algérie contre 75.000 unités en 2011.

La marque au lion, durement touchée par la crise qui frappe le secteur de l’automobile en Europe, poursuit en Algérie son redressement et occupe désormais la deuxième place sur le marché local. Elle a écoulé 42.668 voitures pour près de 400 millions d’euros contre 27.255 unités pour 258 millions d’euros durant les neuf premiers mois de 2011, selon les douanes. En 2011, Peugeot avait vendu plus de 33.000 véhicules en Algérie. En troisième position, on trouve le sud-coréen Hyundai avec 38.937 véhicules pour 254 millions d’euros, contre 39.949 unités pour 225 millions d’euros à la même période en 2011, enregistrant ainsi une légère baisse de 2,5%.

Plus de 400.000 véhicules importés

L’Algérie a importé 418.665 véhicules durant les neuf premiers mois de 2012 contre 298.816 véhicules à la même période en 2011, soit une hausse de 40,1%, toujours selon les douanes. La facture des importations des véhicules a connu aussi une forte hausse de 37,77%, passant de 2,7 milliards d’euros durant les neuf premiers mois de 2011 à 3,7 milliards d’euros à la même période de 2012. En 2011, l’Algérie avait importé 390.140 véhicules, en hausse de 36,73%, pour une valeur de 3,5 milliards d’euros par rapport à 2010.

En dépit de la suppression du crédit automobile en 2009, les ventes de véhicules en Algérie continuent d’augmenter, soutenues par les hausses des salaires accordées aux fonctionnaires en 2011, avec des rappels salariaux sur quatre ans, les aides accordées par l’Etat aux jeunes pour acquérir des véhicules pour créer des micro entreprises et l’absence d’un réseau de transport en commun de qualité, ce qui pousse les Algériens à s’équiper en voitures.

Bientôt une usine Renault en Algérie

Le dynamisme du marché algérien plaide pour le projet d’implantation d’une usine locale de Renault, en discussion depuis des années. Interrogé sur l’avancement du dossier, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, en visite dimanche à Alger, a affirmé qu’il « avançait très bien ». « Nous sommes parfaitement confiants sur l’aboutissement de ces négociations », a-t-il ajouté sans vouloir entrer dans les détails. Un accord-cadre pour la réalisation d’une usine Renault en Algérie a été signé le 25 mai après 15 mois de négociations. Il reste encore à mettre sur pied une joint-venture entre le constructeur français et le partenaire algérien pour la production dans un premier temps de 75.000 voitures par an sur un site proche d’Oran (ouest).

Plus généralement, le ministre français a plaidé dimanche à Alger pour un « pacte de coproduction » entre les deux pays afin d’affronter la mondialisation qui les a durement affectés. « Nous travaillons avec mon collègue à faire surgir une sorte de pacte de co-production où ce que nous pourrions produire en partie en France et en partie en Algérie offre de nombreux avantages qui pourraient être gagnant-gagnant », a déclaré Arnaud Montebourg en se référant au ministre algérien de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’Investissement, Cherif Rahmani. Arrivé à Alger pour une visite d’une journée, le ministre du Redressement productif,  tout comme son interlocuteur ont insisté lors d’un point de presse sur les similitudes des deux pays dans la situation économique actuelle en préconisant « une alliance industrielle » notamment pour assurer l’emploi de la jeunesse des deux pays.

Cherif Rahmani a confirmé cette « démarche similaire, complémentaire, articulée », notamment en prévision du sommet d’Alger en décembre à l’occasion de la visite d’Etat du président François Hollande. Les deux parties veulent mettre en oeuvre un scénario « de sortie de crise (…) mais aussi labelliser, pérenniser le partenariat entre la France et l’Algérie pour le rendre irréversible », a souligné Cherif Rahmani. Et de son côté Arnaud Montebourg a souligné avec insistance que la coopération doit être établie « sur un pied d’égalité ».la Tribune-06.11.2012.

**La société mixte Renault Algérie Production sera créée en janvier 2013

La société mixte algério-française Renault Algérie Production, qui doit gérer et développer l’usine automobile du constructeur Renault à Oued Tlélat (Oran), sera créée en janvier 2013, a appris samedi l’APS  auprès d’un responsable du secteur de la mécanique.

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 »En janvier 2013, la société mixte sera créée. On l’a appelée Renault  Algérie Production. Cette société de droit algérien sera enregistrée, sachant que le pacte d’actionnaires est prêt, de même que les statuts », a affirmé M.Bachir Dehimi, président du directoire de la société de gestion des participations équipements industriels et agricoles (Equipag).

Détenue à hauteur de 51% par la partie algérienne via la Société nationale  des véhicules industriels (Snvi, 34%) et le Fonds national dÆinvestissement (Fni, 17%), et à 49% pour le constructeur français, cette joint-venture produira au démarrage 25.000 véhicules/an, puis 75.000/an avant d’arriver à 150.000 véhicules/an  dix ans après le début de la production.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, de la PME et de la  promotion de l’investissement, le pacte d’actionnaires relatif au projet a été  paraphé le 9 décembre puis signé mercredi denier lors de la visite du président  français François Hollande en Algérie.        

S’agissant des investissements prévus dans le cadre de cette joint-venture  algéro-française, le ministre de l’Industrie, Cherif Rahmani, a tenu à préciser  à l’APS que déterminer  »le montant du capital et de l’investissement (du projet)  relève de la société commune ».           »Le ministre n’a pas et ne peut pas donner de chiffres concernant l’investissement  parce que ce montant du capital et de l’investissement relève de la société commune », a précisé M. Rahmani.

Selon les précisions de M. Dehimi, le premier véhicule sortira de l’usine   »18 à 24 mois » après le lancement de la réalisation du complexe industriel, qui s’étalera sur une superficie de 150 hectares.   »En décembre 2014, nous sortirons le premier véhicule. C’est-à-dire  dans deux ans, soit la période qu’il nous faut pour la réalisation de l’usine »,  a ajouté M. Dehimi, qui a participé aux négociations avec le constructeur français  pour la concrétisation de ce projet commun.

Le responsable de la Sgp Equipag a souligné par ailleurs que l’objectif  de la partie algérienne à travers l’implantation de cette usine est de réduire les importations de véhicules.  »Ce projet va permettre à terme de réduire la facture de nos importations. L’Algérie a réalisé ce projet pour satisfaire son marché, et le substituer aux  importations, tout en créant de l’emploi aux algériens », a-t-il affirmé. Les différentes phases de mise en oeuvre du projet devraient permettre  de générer quelque 6.000 emplois.

Plus de 400.000 véhicules de différentes marques sont importés annuellement en Algérie pour un montant de quelque 4 milliards de dollars.* El Watan avec APS- 22.12.2012.

**Pourquoi cette différence de coût entre l’usine de Renault Maroc et l’usine de Renault Algérie ?

L’objet de cette présente contribution est de comparer les coûts de l’usine de Tanger et celle prévue à Oran en Algérie, sans passion, privilégiant les indicateurs économiques. Et ce, pour savoir si l’usine d’Oran sera rentable dans le temps. En management stratégique, ll n’appartient pas à une entreprise publique ou privée de faire du social, devant être rentable face à la concurrence internationale, mais à l’Etat régulateur.

1.- Le cas de Renault Tanger

Au départ la production de Renault Tanger  est  de 200.000 unités an devant aller  vers 400.000 unités  horizon 2014/2015.  Le projet est localisé  sur 300 hectares  avec toutes les utilités  avec une capacité de véhicules à bas coût. Le véhicule familial Logdy, dernier né de Dacia, la branche « low-cost » du groupe Renault, sera  fabriqué dans cette nouvelle usine.

Destiné en premier lieu aux marchés émergents, il sera également commercialisé en Europe. Cette unité profitant du bas cout de la main d’œuvre  pourrait créer 6.000 emplois directs et 30.000 indirects dans le nord du Maroc. Des  fournisseurs de premier rang ou de sous-traitants sont déjà implantés dans la zone franche d’exportation, située en face de l’Espagne.

Cette unité  bénéficie  d’une  exonération d’impôt sur les sociétés pendant cinq ans, allégements de TVA, subventions pour la formation, aides financières à la construction. La structure du coût du projet  selon différentes sources et les documents en notre possession,    est  de  1,1 milliard d’euros  engagés en 2 tranches,  lancée, bénéficie de 640 millions d’euros.

Les fonds propres engagés pour ce projet, capital et comptes courants, s’élèvent à 240 millions d’euros répartis entre Renault Nissan France et la Caisse de Dépôt et de Gestion marocaine respectivement à 51 % et 49%.

L’apport  financier du constructeur automobile français qui apporte donc 122,4 millions d’euros  contre 117,6 millions d’euros pour la CDG contribuant ainsi  qu’à concurrence de 11,12 % du 1,1 milliard d’euro, l’essentiel étant   son apport en technologie et savoir faire. Le fonds Hassan II est l’un des plus importants contributeurs au projet pour un montant de 200 millions d’euros  sous la forme d’un prêt à un taux d’intérêt bonifié  à la société Renault.

Trois autres banques marocaines  Attijariwafa Bank, le Groupe Banques Populaires et BMCE Bank, se sont engagées à financer le projet à hauteur de 105 millions d’euros, à parts égales essentiellement  les investissements relatifs au projet en équipements et génie civil.Elles financeront également  les sous-traitants  d’environ  80 entreprises qui vont s’installer dans la région pour accompagner la fabrication des voitures par Renault sur le nouveau site.

Le reliquat de 95 millions d’euros, (plus d’un milliard de dirhams), sur le montant total de la première tranche de l’investissement représente les subventions de l’Etat marocain sous formes de terrains aménagés hors site de plusieurs hectares, notamment  des interventions de l’ONCF, l’ONEP et Tanger Med où toutes les infrastructures portuaires sont mises à disposition du projet ainsi qu’un espace de stockage de plusieurs hectares réservé sur le port pour parquer les voitures en attente d’exportation.

La deuxième tranche est d’environ  460 millions d’euros (plus de 5 milliards de dirhams) et sera financé en partie par les cash flows dégagés et à concurrence de 40 % à 60% par dettes.

2.- Le cas Renault Algérie

L’usine produira dans le cadre de la règle 49/51%, l’Etat algérien étant majoritaire  notamment la Renault Symbol, un modèle dérivé de la dernière Logan sans aucune exportation en direction de l’Europe, le gouvernement algérien s’étant engagé à ne pas autoriser d’autres constructeurs à s’installer en Algérie pendant une période  de trois années ce qui contredit les règles élémentaires  de l’Accord que l’Algérie a signé avec l’Europe et surtout des perspectives d’adhésion à l’organisation mondiale du commerce qui prohibent toute restriction au libre échange.

Il est étonnant donc que le ministre de l’Investissement donne un montant de l’investissement de 1,1 milliard d’euros encore de son côté, une source proche de Renault a indiqué à l’AFP que « l’investissement initial est de 50 millions d’euros », sans donner de précisions sur le montant que le constructeur investira à terme dans l’usine.

Or la capacité représente   25.000 unités divisé par 2.000.000 à Tanger soit 1% des capacités de Tanger au départ et 75.000/4.000.000  soit 1,8%  à la vitesse de croisière.

Pourquoi dès lors le même montant d’investissement  que celui de Tanger ? Par ailleurs le nombre d’emplois créés  annoncés par les pouvoirs publics de  8 000 postes d’emplois directs et 20 000 autres indirects donnerait une productivité en Algérie largement inférieure à celle du Maroc   où nous assisterions alors à des emplois rentes subventionnés par le Trésor public.

Car il faut savoir  que la  capacité moyenne  pour des voitures de gammes moyennes  s’adressant à un large marché, fonction de la stratification des revenus de chaque pays, doit être de plus de 300.000 unités /an ce qui alourdira l’amortissement pendant au moins quatre à cinq ans.

Il    ne sera jamais question que Renault supporte les surcoûts et produise les mêmes gammes qu’à Tanger car en France existe une opposition et une transparence des comptes et que c’est la rentabilité  économique qui doit primer. Pendant la période d’exonérations fiscales et d’avantages accordés par le gouvernement algérien via l’agence l’ANDI,  l’unité pourrait tenir face à ses concurrents.

Mais aussitôt les  avantages  arrivés à terme, cette unité devra rembourser ses emprunts et payer ses charges fiscales  et ce dans le cadre de la règle 49/51%. A ce moment là l’unité ne peut être rentable avec une capacité si faible.

A moins que l’Algérie supporte les surcoûts  mais trop important par rapport au ratio capacité sur  l’investissement annoncé. Par ailleurs  le taux d’intégration souhaitable à terme  devrait être   au maximum de 50/60% , devant  être  réaliste en cette ère de mondialisation , n’existant  nulle part  dans le monde  une firme  avec une intégration de 100% et ce afin grâce à la sous traitance par des réseaux décentralisés afin de réduire les coûts et être compétitifs.

Le taux d’intégration de 42% annoncé par  le ministre du secteur à l’occasion de la signature de l’Accord,  ne sera effectif  qu’au bout d’une certaine période.

Comment ne pas rappeler l’expérience du complexe  de Roubia dont le taux d’intégration ne dépasse pas 20%, malgré plusieurs assainissements financiers et après plusieurs décennies d’expérience- précisément depuis les années 1970,  faute de management stratégique notamment dont la   ressource humaine, richesse bien plus importante que toutes les réserves d’hydrocarbures.

Aussi, les  négociations  entre  le groupe Renault et l’Algérie  doivent   porter outre sur le transfert technologique et managérial,  une  « co-localisation » définie comme  un partage de la valeur ajoutée entre la France et l’Algérie.

Et sur la production  d’autres gammes  avec une capacité extrapolée horizon 2015  d’un minimum de 250.000 à 300.000 unités par an, cette capacité étant forcément  excédentaire dans la mesure où nous sommes dans une économie ouverte ou vous ne pouvez imposer aux consommateurs algériens, ni marocains,  d’ailleurs  d’acheter Renault.

En résumé, la rente des hydrocarbures 98% des exportations et les réserves de change qui en sont résultante et non le travail,  plus de 193 milliards de dollars fin octobre 2012,  étant la propriété de tout le peuple algérien, une explication urgente s’impose car dans la structure des couts,  l’amortissement sera  trop important par rapport aux normes internationales.

Comme j’ai eu à le démontrer récemment dans plusieurs interviews et contributions nationales et internationales parues entre octobre et décembre 2012, toute projet en Algérie doit rentrer dans le  cadre des normes internationales évitant l’utopie néfaste  des subventions à répétition  du produit du cancer de la rente des hydrocarbures, subventions ciblées qui en peuvent être que transitoires.

En cette ère de Re-mondialisation, le véritable  co-développement devra  s’inscrire dans le cadre  du  Maghreb, pont entre l’Europe et l’Afrique, qui à l’horizon 2030, sous réserve d’une meilleure gouvernance et  la valorisation du savoir, l’axe se déplaçant de l’Asie, sera le continent qui dynamisera l’économie mondiale.* Par Abderrahmane MEBTOUL*Expert International- 23 Décembre 2012-Le Midi Libre

**Point de vue: un projet pour les dupes !?

L’encre des signatures de l’accord n’a pas encore séché que déjà des signes contradictoires apparaissent. L’attitude des dirigeants du groupe Renault sur leur projet industriel en Algérie est pour le moins troublante. Interrogée par le quotidien français Les Echos, sur le montant de l’investissement, «une» porte-parole de Renault répond que «pour le groupe, l’investissement sera de 50 millions d’euros dans un premier temps». Un autre quotidien français La Tribune se veut plus précis et rapporte sous le titre «un petit projet…» que, Jean-Christophe Kugler (le signataire pour Renault de l’accord en question) «souligne laconiquement que le ministre (Rahmani) a dû faire une estimation (un milliard d’euros) de l’ensemble des travaux qui vont au-delà du périmètre de l’usine». Dans le même article, le même Kugler affirme que le projet ne créera que «350 emplois directs» dans un premier temps non défini. Alors que du côté algérien, il a été question de la création de 3000 emplois directs et indirects. D’autre part et sur le site du groupe automobile on apprend que la production de l’usine algérienne «ne sera pas commercialisée en Europe». Pour jeter le doute sur la qualité de cette production on ne trouvera pas mieux. On a la nette impression que les dirigeants Renault sont tellement contents d’avoir conclu ce marché qu’ils le font savoir par «une danse du scalp» autour du projet. Plus que cela, nous avons l’intime conviction que tout sera fait par les dirigeants actuels du groupe Renault pour que le projet capote d’une manière ou d’une autre. D’abord, ils se donnent le temps pour ce faire. Le premier véhicule ne sortira de cette usine qu’à la fin 2014, disent-ils. Dans un premier temps, la production annuelle sera de 25.000 véhicules, ajoutent-ils. La montée en cadence est prévue dans un second temps. Qui interviendra quand? Ils ne le disent pas. En attendant, un calcul simple démontre que Renault reste dans l’importation pour la vente en l’état de ses véhicules en Algérie. La marque écoule 75.000 véhicules chaque année sur le marché algérien. Pour les deux années à venir, cette importation se poursuivra. Dans deux ans, c’est-à-dire à la date prévue pour la production en Algérie, cette quantité passera au moins à 100.000 véhicules/an. Soustrayez les 25.000 véhicules en tenant compte qu’il ne s’agira que d’un seul modèle et vous vous rendrez compte que Renault restera principalement importateur et accessoirement producteur en Algérie. Si tout se passe bien et que le projet n’accuse ni retards ni remise en cause. Avec tous les atermoiements et tous les prétextes invoqués, depuis des années, par Renault pour ne pas investir en Algérie, il est permis d’avoir des doutes sur leur sincérité à respecter l’accord signé le 19 décembre dernier. Il ne faut pas oublier que Renault n’est pas une entreprise comme les autres. Ses dirigeants font beaucoup de politique et un peu, un tout petit peu de l’économie. Même pas le souci du profit. Comme dans le projet à hauts risques de la voiture électrique. Sans réseau de stations-service spécifiques. Sans aucune garantie de parts de marché d’un produit inédit qu’il sera difficile d’écouler. Ils y vont malgré tout tête baissée. Dans la panique, ils viennent d’appeler à la rescousse le distributeur Leclerc pour les bornes de recharge. Sans parler du peu d’autonomie que permet cette recharge. Sans parler du coût de l’énergie électrique. En politique on ne compte pas. C’est tellement vrai qu’on peut refuser d’aller au profit, comme en Algérie, et choisir les pertes d’un marché «à l’aveugle» du véhicule électrique. Tout ceci devrait inciter nos responsables à la plus grande vigilance dans le suivi de l’accord conclu avec cette firme. Dont acte! * Par Zouhir MEBARKI – Lundi 24 Decembre 2012 . L’Expression.

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Face à la concurrence de Mercedes et Volkswagen et d’autres marques allemande

Renault (et Sanofi) changent de ton …. Le syndrome de «l’enfant gâté» ne tient plus

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«On n’a pas le choix…!». C’est par cet aveu que Carlos Ghosn, P-DG de Renault, a annoncé dans un entretien au quotidien français que son groupe avait (finalement) décidé d’investir en Algérie. «Nous ne pouvons pas ignorer le souhait du gouvernement algérien de se doter d’une usine… On le fera!» a-t-il précisé. A la bonne heure! Mais qu’est-ce qui a transformé ce P-DG en quelqu’un de plus alerte et qui ne traîne plus les pieds comme il l’a fait depuis des années? Il donne lui-même la réponse: «S’il y a une usine en Algérie, nous ferons tout pour qu’elle soit Renault.» Il fait allusion à la concurrence d’autres marques comme Mercedes et Volkswagen notamment. La première marque allemande a déjà signé, en juillet dernier, les actes de création de trois sociétés à capitaux mixtes algéro-émirati-allemands. Il s’agit de la production en Algérie de camions, cars, bus, de véhicules industriels, d’engins agricoles et de travaux publics et une modeste part de 10.000 véhicules tout-terrain et utilitaires par an. Le tout sous le label, très connu, Daimler. L’autre marque allemande, Volkswagen, est en pourparlers avec les autorités algériennes depuis une année. Là il s’agit d’un projet de production de véhicules utilitaires pour les besoins du marché algérien mais aussi avec la vision d’exporter vers l’Afrique. Pour dire l’importance du projet en cours. Renault sait que les allemands ne plaisantent pas. C’est pourquoi Ghosn passe du «point mort» pour redémarrer sur les chapeaux de roues. Certaines sources affirment même qu’il panique tellement qu’il a osé demandé aux autorités algériennes de lui accorder l’exclusivité ou plutôt, s’agissant du monde des affaires, le monopole. Chacun aura compris la tentative d’écarter les allemands. On passe de la «dragée haute» au syndrome de «l’enfant gâté».

Même topo pour l’autre groupe français du médicament Sanofi. Pris la main dans le sac par le précédent ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, avec des surfacturations de ses importations, ce labo a été condamné par la justice algérienne. Il a tenté de «rouler des mécaniques» en menaçant de se retirer. «De tels investissements… dans notre engagement ne sont possibles que si nous pouvons exercer notre métier et nos activités dans un climat de confiance, de dialogue…» avait «averti» Antoine Ortoli, vice-président du groupe avant d’introduire un recours auprès de la cour d’appel. Un chantage qui n’a rien donné puisque la cour a confirmé, par la suite, le premier jugement. Du pire, Sanofi est passé au meilleur. Il y a quelques jours, une dizaine de journalistes algériens ont été invités par Sanofi à visiter ses installations à Frankfurt où le groupe produit de l’insuline. Ce qui a donné lieu à des reportages, plutôt élogieux, dans nos journaux. Dans la foulée, le même Antoine Ortoli, en profite pour retirer sa «menace» et dire que «cette affaire (la condamnation pour surfacturation) ne remet nullement en cause nos projets d’investissements en Algérie». Il ajoute même que son groupe est sur un nouveau projet d’investissement de tout un complexe industriel à Sidi Abdallah. Miracle de la concurrence là aussi car quelques semaines plus tôt, le danois Novo Nordisk a signé avec Saidal un important accord de partenariat pour produire «toutes les formes d’insuline» et couvrir ainsi 25% des besoins de notre pays. Du coup, Sanofi change de ton et se fait plus conciliant. Il remplace le directeur de sa filiale Algérie et multiplie les propositions comme la production de vaccins en Algérie. Le temps est à la décrispation. «On peut tourner la page sans la déchirer» a-t-on coutume de dire en pareille circonstance. Une nouvelle phase de probation s’ouvre pour Renault et Sanofi grâce au rapport de forces inversé. Ainsi vont les affaires! *Par Zouhir MEBARKI – L’Expression..Lundi 01 Octobre 2012

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4 réponses à “Véhicules made in Algeria.1”

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