Cliquez, vous êtes surveillés

*Le FBI peut déclencher votre webcam sans que vous le sachiez

FBI

Après avoir lu cette information avérée, vous collerez peut-être un petit morceau de papier sur votre webcam. Car le FBI et son équipe de hackers peuvent déclencher à distance les caméras intégrées aux ordinateurs, sans vous demander l’autorisation et « sans même allumer le petit voyant qui indique l’état de marche ». Le Washington Post (en anglais) raconte la procédure ce samedi. « Effrayant. Dément. Intrusif. Ridicule. » Le site d’informations high-tech Gizmodo (en anglais), ne manque pas d’adjectifs pour qualifier cette pratique. La méthode est « principalement utilisée dans la lutte contre le terrorisme et dans les enquêtes criminelles les plus graves », assure un ancien responsable de la division des opérations technologiques du FBI, au Washington Post. Elle s’ajoute à tout un arsenal de techniques, mises au point par une équipe de hackers d’élite, pour suivre les déplacements de personnes suspectées de planifier des attentats. Dans certains cas, la justice américaine interdit toutefois au FBI d’utiliser cette technologie jugée « extrêmement intrusive » et qui risque de « capturer accidentellement des informations sur des personnes qui ne sont suspectées d’aucun crime », précise le Washington Post.*lecourrier-dalgerie-08.12.2013

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*Loppsi 2 : comment le gouvernement veut-il surveiller nos ordinateurs?…(En France).

Une personne utilise un ordinateur pour accéder à internet

Une personne utilise un ordinateur pour accéder à internet.

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INTERNET – Mouchard, filtrage, écoutes téléphoniques… La loi débattue mardi à l’Assemblée française promet de traquer le Net…

L’ordinateur dans le collimateur du gouvernement. Le projet de loi «Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure» dite  Loppsi est débattu ce mardi à l’Assemblée nationale. Le texte consacre notamment tout un volet à la cybercriminalité, à laquelle l’Etat veut déclarer la guerre. Comment? 20minutes.fr fait le point.
 
Que prévoit la loi Loppsi?
Le blocage de certains sites et la surveillance de suspects. Les fournisseurs d’accès à Internet pourront bloquer l’accès aux sites publiant du contenu pédo-pornographique, sur décision de justice (article 4). A l’origine, ce blocage pouvait être décrété par une autorité administrative mais il a été amendé par la commission des lois. Autre point soulevé par la Loppsi, la surveillance des suspects dans le cadre d’enquête. Le texte prévoit une liberté accrue pour les forces de l’ordre, qui disposeront des temps d’écoutes téléphoniques plus longs (article 22) et seront autorisées à installer des mouchards informatiques sur les ordinateurs de suspects, à leur insu (article 23).
 
Qu’est-ce qu’un mouchard?
Un logiciel permettant de surveiller un ordinateur à distance et en temps réel. La Loppsi souhaite que les enquêteurs puissent «accéder aux données informatiques des personnes visées par une enquête en matière de criminalité organisée, telles que ces données s’affichent au même moment pour l’utilisateur sur son écran ou telles qu’il les introduit dans l’ordinateur». Une «cyberperquisition» selon la Quadrature du net.
 
Comment s’y prendront-elles?
En mai dernier, Le Figaro détaillait le modus operandi qui devrait bientôt voir le jour. «Concrètement, la police judiciaire pénétrera chez le suspect aidée d’un serrurier, de jour comme de nuit. Elle posera sur sa machine une clé de connexion, sorte de clé USB qui s’enfiche à l’arrière ou, mieux, à l’intérieur, sur l’un des ports disponibles. Et le mouchard renverra les données vers les ordinateurs des autorités», selon le quotidien. La police pourra ensuite «installer à distance des logiciels pirates, sortes de chevaux de Troie, qui la renseigneront en temps réel sur tout ce qui entre et sort d’un PC ou d’un Mac», ajoute le journal. Le mouchard pourra être posé pour une durée de quatre mois renouvelable une fois, soit huit mois de surveillance potentielle. La police devra préciser l’infraction qui justifie le recours au mouchard, le lieu où elle va intervenir, et la durée souhaitée.
 
Les forces de l’ordre pourront-elles surveiller qui elles veulent?
Non, il s’agira de suspects dans le cadre d’une enquête concernant certaines affaires (terrorisme, pédophilie, meurtre, torture, trafic d’armes et de stupéfiants, enlèvement, séquestration, proxénétisme, extorsion, fausse monnaie, blanchiment et aide à l’entrée et séjour d’un étranger) et dès lors que les faits sont commis en bande. Surtout, les ordinateurs ne pourront être surveillés sans l’autorisation d’un juge d’instruction. Enfin, il existe des exceptions à ces mouchards qui ne pourront être posés «dans des cabinets d’avocats, de notaires, d’huissiers, de médecins et des entreprises de presse. Même interdiction concernant le domicile des magistrats, avocats et parlementaires», note Le Figaro.
 
Que craignent les opposants au texte?
Une dérive de la surveillance. Le projet de loi prévoit que celle-ci soit décidée par un juge d’instruction. Or, ce poste est amené à disparaître. «C’est alors le procureur de la République, sous l’autorité directe de la chancellerie, et donc du gouvernement, qui devrait prendre la charge d’autoriser ou non l’installation des mouchards», souligne Numerama. Autre crainte, celle d’une censure tous azimuts. «Le plus gros risque est de voir ce cadre législatif, une fois adopté, élargi à d’autres types de sites illégaux —par exemple de téléchargement, souligne Slate.fr. Et là, la Loppsi viendrait en renforcement d’Hadopi. Ce qui inquiète les anti-Loppsi, c’est que la lutte contre la pornographie enfantine, argument imparable contre lequel personne ne peut rien dire, ne serve à faire passer des lois pour contrôler le web qui sinon n’auraient pas été admises.» (20Minutes -09.02.2010.)

*** Vous aimiez l’Hadopi? Vous allez adorer la Loppsi !

Après la lutte contre la loi Création et Internet, le Web se mobilise contre un projet de loi sur la cybercriminalité…

Après l’Hadopi, voici la Loppsi. C’est le nom du dernier projet gouvernemental qui provoque la colère des internautes. Depuis l’adoption de la très controversée loi sur le téléchargement, Twitter a trouvé de quoi éponger sa gueule de bois post-Hadopi. Alors que la loi Bachelot sur l’hôpital n’a suscité qu’une dizaine de twitts, la Loppsi culmine déjà à plusieurs centaines, avant même d’avoir été présentée par la ministre de l’Intérieur.

Mais ça veut dire quoi, Loppsi?

On dirait le nom d’un bonbon mais c’est en fait l’acronyme du projet de Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. Un texte un peu fourre-tout que va présenter mercredi en conseil des ministres Michèle Alliot-Marie. Au côté de dispositions sur le terrorisme, la délinquance routière ou la réorganisation territoriale de la police, le projet de loi prévoit d’installer des mouchards sur les ordinateurs soupçonnés de cyberdélinquance et d’établir une liste de sites pédophiles à bloquer.

Guillaume Champeau, rédacteur en chef du site Numerama, qui a mené la bataille de l’Hadopi, concentre ses critiques contre cette dernière disposition: «la liste des sites à filtrer sera établie sous la seule autorité du ministère de l’Intérieur et ne sera pas rendue publique. Il y a un vrai danger, on ne sait pas du tout comment un gouvernement pourra utiliser cette mesure: c’est la porte ouverte à la censure».

Les records d’Hadopi seront durs à battre

Mais comme le souligne dans un article Marc Rees, rédacteur en chef de PC INpact, l’autre grand site sur l’actualité numérique, «toute démarche critique marque un risque; celui-ci de vouloir sous-évaluer les atteintes à la dignité de la personne humaine, ici de l’enfant, sous des prétextes technico-juridiques qui ne pèsent pas lourds». L’importance des menaces visées par la Loppsi – pédophilie et terrorisme – a en effet de quoi refroidir ceux qui refusaient la surveillance du web au profit des maisons de disques.

Sur Internet, le combat contre la Loppsi atteindra-t-il les sommets de la lutte anti-Hadopi? Numerama et PC INpact sont déjà sur le pont. Numerama a repris son dispositif sur Hadopi en créant une page spéciale Loppsi, qui agrège tous les articles et les twitts publiés. Il sera quand même difficile d’atteindre les sommets de la loi Création et Internet, quand certains articles recueillaient plus de 2.000 commentaires sur PC INpact comme celui-ci, ou enregistraient plus de 240.000 lectures, comme celui-là. Son confrère de Numerama Guillaume Champeau a pourtant l’impression que le sujet «mobilise encore plus» qu’Hadopi.

«Effet miroir»

«Hadopi a provoqué des pics de lectures et provoqué des réactions par milliers, parfois épidermiques, souligne Marc Rees, de PC INpact interrogé par 20minutes.fr. Mais la froide comptabilité de l’audimat ne m’intéresse pas. Je ne réalise pas d’étude de marché avant de rédiger quoi que ce soit, préférant me fier à l’actualité des nouvelles technologies, aux choix de société dans cet environnement numérique, à ma formation et mes sensibilités.»

Avec Hadopi s’est constituée une communauté d’internautes soucieux de défendre les libertés sur Internet. «Hadopi et la Loppsi forment un ensemble cohérent, estime Guillaume Champeau. La loi d’Alliot-Marie est une pièce que Sarkozy rajoute dans son puzzle du filtrage du net». Pour Marc Rees, «l’intérêt pour Loppsi s’explique aussi par la proximité des deux lois dans l’agenda législatif. Du coup, il est indéniable que, dans la tête des internautes comme dans celle des journalistes, il y a un effet de miroir entre les deux». (20.Minutes-26.05.2009.)

****LOPPSI …..

Le gouvernement français l’a bien compris. Pour limiter l’espace de liberté qu’est l’internet, il faut contrôler. Mais comment arriver à réduire à néant un espace de liberté sans avoir de contestation ? C’est tout simple, grâce aux pédophiles !
Le « prétexte » de la pédophilie est, sans mauvais jeu de mot, vicieux. Tout simplement car il profite de la crédulité des français. En utilisant le mot « pédophile », tout le monde est instantanément terrifié ! C’est humain. Ca fait appel aux sentiments plus qu’à la raison. En faisant ainsi croire à la majorité e la population française qui connait mal internet que la pédophilie est accessible par n’importe qui (et surtout aux enfants), il devient soudain facilement simple de réduire un espace de liberté à néant.
Pourtant, les professionnels du net s’accordent à dire qu’il n’y a pas de sites ou de photos pédophiles sur le Web. Le Web a appris a s’auto-réguler depuis plus de 15 ans ! Il n’y a donc aucun risque pour un enfant de finir sur un site pédophile… Il n’y en a pas ! Alors à quoi bon faire une liste noire des sites pédophiles ? Pour protéger qui ?
Ce n’est même pas une loi qui va attraper les auteurs d’activité illégale puisque ces derniers ont depuis longtemps redoublé d’ingéniosité pour passer outre ce filtrage (qui comme
Hadopi est contournable avec un simple service de VPN à 5 € par mois…).
Alors Loopsi va servir à surveiller qui ? Ceux qui ne savent comment se rendre invisible ? Vous ?

A ne pas confondre avec la loi LOPSI adoptée en 2003, ce nouveau projet de loi, aussi nommé LOPSI 2009 révise totalement les libertés individuelles et ceux notamment sur Internet… Ce projet de loi pourrait être présentée pendant l’été en catimi pour éviter une mobilisation des citoyens.

La ministre de l’Intérieur, Michelle Alliot-Marie a annoncé lors du Forum International Cybercriminalité, que la France allait accroître son action pour lutter efficacement contre la cybercriminalité, en renforçant notamment les sanctions encourues par les personnes qui se livrent à de telles activités. Ces mesures s’ajoutent à celles récemment mise en place, telles que l’augmentation du nombre des cyber-enquêteurs, la création d’une plate-forme de signalement des contenus illicites et d’un groupe dédié aux escroqueries sur internet. On apprend ainsi que le projet d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI 2), qui sera présenté devant le Parlement sous peu et après avis du Conseil d’Etat, contiendra des mesures visant à renforcer la sanction en cas d’usurpation d’identité sur internet, à faire bloquer les contenus à caractère pédopornographique par les fournisseurs d’accès à internet, et à autoriser la captation de données numériques à distance. Ce texte aura également pour objectif d’améliorer la performance de la sécurité intérieure par une modernisation technologique favorisant les capacités d’investigation (ex : vidéoprotection, lecture automatique des plaques d’immatriculation), un renforcement de l’équipement (ex : achat de kits salivaires permettant de dépister l’absorption d’alcool et de stupéfiants) ainsi que de la protection des personnels (nouvelles tenues), et une approche valorisant l’accompagnement social (effort en matière de logement des agents), mais aussi de financer les projets de mutualisation favorisés par le rapprochement entre la police et la gendarmerie (ex : achat d’hélicoptères de manoeuvre). Parallèlement, la France va accroître la coopération internationale à travers l’adoption par le Conseil des ministres de l’Union européenne de la création d’une plateforme européenne de signalement des infractions relevées sur internet, qui sera mise en place en 2009, et la poursuite de la coopération bilatérale, notamment avec les Etats-Unis ou la Russie. En outre, un Conseil national du numérique, chargé de la concertation avec les acteurs du secteur, sera créé dans le cadre du plan France numérique 2012. Enfin, le ministère de l’Intérieur souhaite renforcer la protection des entreprises face à l’ingérence et l’espionnage industriel. Pour y parvenir, chaque préfet de région sera chargé d’élaborer un plan triennal d’intelligence économique, en lien avec les services concernés. Les entreprises du secteur de l’intelligence économique seront soumises à déclaration, et leurs dirigeants à une procédure d’agrément, via l’avis d’une « commission consultative nationale », qui associera les professionnels. Pour réduire le risque de trafics d’influence, l’Etat va instaurer un délai de carence de 3 ans avant que les fonctionnaires civils et militaires ayant exercé dans un service de renseignements, puissent exercer des activités privées.

Ce que cela induit pour l’Internet est cité dans l’article 6 de ce projet de loi : « impose(r) aux fournisseurs d’accès à Internet l’obligation d’empêcher sans délai l’accès aux contenus illicites dont les adresses électroniques sont désignées par arrêté du ministre de l’intérieur sous peine d’un an d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende.« . Cette loi va donc instaurer un délit d’usurpation d’identité sur Internet mais permettra également la mise en place de la géolocalisation des internautes, le blocage des sites illégaux, dont la liste sera fournie par le Ministère de l’Intérieur, mais surtout que la captation à distance de données numériques par des logiciels mouchards, dont les utilisateurs (services de l’Etat) ne seront plus obligés de vérifier la légalité. Ceci impliquera une intervention des fournisseurs d’accès Internet, qui devront installer sur leurs infrastructures réseau un certain nombre de dispositifs techniques de filtrage et de surveillance…
Loppsi pourrait également un avant-goût du traité international ACTA qui permettrait à une majorité de pays de limiter la contrefaçon.

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25 réponses à “Cliquez, vous êtes surveillés”

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