Quand le Web réinvente notre quotidien

*Les SMS, ou la naissance d’un nouveau langage codé

L'internet mobile trop cher par manque de concurrence

Un nouveau type de communication a vu le jour ces dernières années. Il s’est tellement répandu au point que les puristes de la langue se disent parfois scandalisés. Ils peuvent bien s’arracher les cheveux. Les jeunes n’en ont cure.

Avec l’avènement des nouvelles technologies, la messagerie de textes courts envoyés à partir d’une tablette, d’une ligne de « Chat », réseaux sociaux (Internet) ou d’un téléphone portable, ont favorisé la création d’un langage qui simplifie l’orthographe, au grand dam des puristes de la langue qui crient au scandale. Mis à part la facilité, il est important de savoir que le SMS ou Texto est limité et a pour condition d’existence pas plus de 160 caractères pour rédiger et envoyer un message. C’est aussi un monde fait de signes et de mots qui, à première vue, sont incompréhensibles. Comprendre les Smileys, les lettres majuscules qui, à elles seules, peuvent évoquer des mots et autres, est une question d’habitude. Comme, par exemple, la lettre « L » pour dire « Elle » ou bien le « M » pour « Aime », le « MDR » qui signifie « Mort de Rire », « Cc » pour « Coucou ». Pire encore quand on est pris au jeu par des chiffres qui font allusion à des mots. Comme c’est le cas pour « Koi 2 9 » (Quoi de Neuf), « Ok 1 » qui signifie « Aucun » ou pour la phrase en anglais « Laughing at Loud » qui prend comme abréviation un « Lol » pour dire « Rire aux éclats ». Les utilisateurs sont contaminés et deviennent maîtres dans l’art d’écrire des textos. « C’est un langage spécifique qui permet de communiquer simplement et rapidement de manière efficace sans se soucier des normes », dira Farida, étudiante à la faculté d’Alger. En effet, les adolescents et les jeunes adultes sont les usagers les plus fidèles. Tout comme Akram, un lycéen. « Non seulement c’est plus rapide mais aussi économique », a précisé le jeune homme. C’est un avis partagé par la majorité des adolescents rencontrés. Etant donné que le logiciel de traitement de textes des téléphones portables impose une restriction de caractères, cela impose aux utilisateurs de réduire la longueur de leurs messages. Aussi, le langage du SMS permet de « brouiller les pistes » comme le disent certains jeunes. Pour préserver leur jardin secret, beaucoup de filles, également des garçons, ont recours à cette pratique pour établir une limite au cas où leur téléphone se retrouverait entre les mains d’une personne plus âgée ou bien étrangère. « Les codes textos sont efficaces et évitent surtout à certains parents de lire entre les lignes », dira Awatif sur un ton ironique.*Rym Harhoura-Horizon- 14 septembre 2014

*consulter par ailleurs:

*500 millions de SMS

*Les adeptes des vœux virtuels

*La carte de vœux investit Facebook et les mobiles

**cliquer ici: Les adeptes des vœux virtuels

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**En Chine, on achète de moins moins avec la monnaie 

Les Chinois paient de plus en plus avec leur téléphone portable

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*L’argent liquide s’approche des oubliettes en Chine

***le marché du paiement mobile en Chine est déjà 40 à 50 fois plus gros que son équivalent aux Etats-Unis.

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Pékin (AFP) -dimanche 23 juillet 2017– Une course en taxi, des frais de scolarité ou une botte de radis… Les Chinois paient de plus en plus avec leur téléphone portable si bien que le pays qui a inventé le papier monnaie pourrait bien être le premier à s’en débarrasser.

Dans un des derniers marchés en plein air de Pékin, Yang Qianqian scanne à l’aide de son smartphone le code-barre que lui tend un commerçant sur son propre téléphone. En un clin d’oeil, la transaction est faite et la jeune femme, qui étudie la danse, s’en va avec ses sacs en plastique remplis de poires, de patates et d’une pastèque.

« J’ai du liquide sur moi mais ce n’est pas très pratique à sortir quand je porte des sacs », observe l’étudiante. Alors que le téléphone, Qianqian et ses compatriotes l’ont presque déjà tout le temps à la main…

Dans les grandes villes, le paiement mobile est omniprésent. Lors de la seule année dernière, la valeur des marchandises achetées à partir de terminaux mobiles a été multipliée par trois, à près de 5.000 milliards d’euros, d’après le cabinet iResearch.

Une expansion largement soutenue en Chine par la vigueur du commerce électronique, alors que les consommateurs boudent de plus en plus les points de vente classiques pour tout commander en quelques clics depuis la maison ou le bureau, du repas de midi au billet d’avion.

« Il est tout à fait possible que la Chine devienne dans les dix ans qui viennent la première ou l’une des premières sociétés sans argent liquide », pronostique Ben Cavender, directeur au cabinet d’études de marché China Market Research Group.

Selon lui, le marché du paiement mobile en Chine est déjà 40 à 50 fois plus gros que son équivalent aux Etats-Unis.

- Cap sur l’étranger -

Le pays compte deux géants du paiement mobile, qui comptent à eux deux des centaines de millions d’utilisateurs: Alipay, filiale d’Ant Financial, propriété du groupe de commerce électronique Alibaba, et WeChat Pay, filiale du service de messagerie WeChat, omniprésent en Chine (groupe Tencent).

Le paiement mobile est tellement entré dans les moeurs que certains restaurants de Pékin n’acceptent plus les billets de banque. Taxis, vendeurs de rue, salons de coiffure, affichent bien souvent le code QR que leurs clients n’auront qu’à scanner pour régler leur transaction.

Résultat, les espèces sonnantes et trébuchantes, qui représentaient encore 61% de la valeur des paiements en 2010, devraient voir leur part tomber à 30% en Chine en 2020, prévoit l’alliance Better Than Cash, soutenue par les Nations unies pour aider à la transition vers le paiement électronique, particulièrement dans les pays pauvres.

Les Chinois sont passés d’autant plus vite au paiement par smartphone que la carte bancaire a eu assez peu le temps de s’implanter dans le pays après sa généralisation dans les années 2000.

Mais les plus âgés restent parfois rétifs à l’usage du portable. « Le liquide, c’est plus pratique parce que je vieillis et ne vois pas très bien », confie une marchande de rue sexagénaire. Elle doit parfois accepter les paiements par smartphone parce que bien des clients n’ont plus d’espèces sur eux.

Fort de leur succès, Alibaba et Tencent commencent à se tourner vers l’étranger, visant le marché des touristes chinois à l’international. Tencent vient de s’allier début juillet à l’allemand Wirecard pour lancer WeChat Pay en Europe, où Alipay est déjà disponible.

La sécurité des paiements mobiles est cependant source d’inquiétude, des malfaiteurs ayant par exemple eu l’idée de remplacer les vrais codes barre par des faux afin de voler les données d’utilisateurs et de vider leur compte en banque.

Soucieuses d’encourager la consommation et l’utilisation des services financiers, les autorités sont à la recherche « du juste équilibre entre l’innovation et la réglementation », selon Better Than Cash.

*Pékin (AFP) -dimanche 23 juillet 2017 avec l’OBS

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Bientôt du wifi gratuit dans les écoles secondaires à Bruxelles

La secrétaire d’Etat bruxelloise Bianca Debaets, en charge notamment de la transition numérique en Région-capitale entend mettre la législature qui commence à profit pour équiper les écoles du réseau secondaire d’accès wi-fi gratuits.

« Mon ambition est d’équiper toutes les écoles secondaires bruxelloises, qu’elles soient néerlandophones ou francophones d’ici la fin de la législature. Nous les équiperons avec la fibre optique, ce qui veut dire l’internet haut débit, et avec des écrans tactiles », a notamment dit la secrétaire d’Etat sur le plateau de l’Interview (Télé Bruxelles).Mme Debaets a par ailleurs confirmé que le wifi gratuit serait accessible dès les prochains mois sur la place Rogier, au centre de la capitale et sur la place Collignon, à Schaerbeek.*17/09/14 – 18h37  Source: Belga

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*Skype fête ses 10 ans

Gratuit, permettant de passer des appels téléphoniques via internet, Skype, ce logiciel qui a fêté ses dix ans cette semaine, a rétréci le monde d’une manière que peu auraient pu prédire en 2003.

Quand le Web réinvente notre quotidien windows-live-messenger-skype

Quelque 300 millions d’utilisateurs passent 2 milliards de minutes  (l’équivalent de 38 siècles) d’appels vidéo chaque jour. En anglais, la marque   est devenue un verbe comme Xerox (les photocopieurs) ou Google. Aussi révolutionnaire qu’il paraisse, l’outil n’était qu’un développement   naturel des technologies de télécommunications disponibles à l’époque.  

En août 2003, le Suédois Niklas Zennström et le Danois Janus Friis   pariaient sur l’idée de faire transiter les conversations par les technologies de «peer-to-peer» (connexion entre deux ordinateurs). Skype allait rapidement séduire les internautes à la recherche de   communications internationales bon marché, voire gratuites, à une époque où la mondialisation, les migrations et les voyages ne cessent de s’accélérer.  
Skype ne relie pas que des proches, il rapproche aussi des inconnus. Cette   année, des collégiens britanniques de la Woodham Academy et américains de la Merton Intermediate School ont par exemple organisé un concours de danse   transatlantique.

En 2011, le géant des   logiciels américains Microsoft a payé 8,5 milliards de dollars pour racheter cette entreprise qu’eBay avait payé 2,6 milliards de dollars en 2005. Sur les douze mois achevés le 30 juin, la division de Microsoft qui comprend Skype a dégagé un bénéfice opérationnel de 848 millions de dollars, plus de deux fois celui de l’année précédente.
La courte histoire d’internet est déjà pleine de marques disparues après des débuts prometteurs. Mais difficile aujourd’hui d’imaginer la déchéance de   Skype.*El Watan-02.09.2013

* à une époque où la mondialisation et les voyages ne cessent de s’accélérer

Quitter son île natale de Taïwan pour la Suède n’a pas été pour David Huang le même saut dans l’inconnu que cela pouvait être autrefois, grâce aux appels que lui permet le logiciel Skype.

« Skype a facilité le travail, mais chose plus importante encore, il m’a permis de parler à ma famille chaque fois que j’en ai envie », dit cet homme d’affaires de 35 ans. Gratuit, permettant de passer des appels téléphoniques via Internet, ce logiciel qui a fêté ses dix ans cette semaine, a rétréci le monde d’une manière que peu auraient pu prédire en 2003. Quelque 300 millions d’utilisateurs passent 2 milliards de minutes (l’équivalent de 38 siècles) d’appels vidéo chaque jour. En anglais, la marque est devenue un verbe, comme Xerox (les photocopieurs) ou Google. Aussi révolutionnaire qu’il paraisse, l’outil n’était qu’un développement naturel des technologies de télécommunications disponibles à l’époque. « On avait déjà des appels internationaux bon marché via internet. L’importance de Skype c’était et c’est encore l’émerveillement face à la qualité du son, et la sensation d’être là avec vos amis et vos proches qui sont loin, d’une manière qui n’était pas possible avant », rappelle Martin Geddes, consultant en télécoms britannique. En août 2003, le Suédois Niklas Zennström et le Danois Janus Friis pariaient sur l’idée de faire transiter les conversations par les technologies de « peer-to-peer » (connexion entre deux ordinateurs). Skype allait rapidement séduire les internautes à la recherche de communications internationales bon marché, voire gratuites, à une époque où la mondialisation, les migrations et les voyages ne cessent de s’accélérer.*AFP-01.09.2013

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*La nouvelle génération de services Internet va bouleverser la manière d’organiser sa vie de tous les jours.

coeur-Jusqu’où ira donc le Web ? L’année 2009 a consacré le succès de l’Internet communautaire, dit «Web 2.0». Son plus bel ambassadeur, le réseau social Facebook, est passé de 150 millions d’utilisateurs à plus de 350 millions de membres actifs en douze mois. Il a failli être pris de court par la montée en puissance du site de microblogging Twitter, avant d’adopter, très vite, les fonctionnalités de cette étonnante plate-forme de communication où les internautes partagent de brefs messages informatifs ou ludiques.

Facebook et Twitter ont tous les deux profité de l’essor des smartphones comme de ces téléphones mobiles intelligents, qui intègrent le plus souvent caméra et GPS, leurs utilisateurs peuvent publier des contenus à tout moment – une photo pendant le repas de Noël, un commentaire «à chaud» en sortant du cinéma, le lien vers un article à peine lu. Leur rencontre a fait prospérer le Web en temps réel.

L’année 2010 verra naître les contours de la nouvelle génération du Web, dite «3.0». Elle poussera plus loin encore ces innovations pour organiser et ­rendre utiles, pour chaque internaute, l’abondance de contenus qui est disponible sur la Toile.

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La réalité augmentée, une révolution

Le mobile est un terminal clé de l’accès de ce nouvel Internet. L’un des fondateurs de Twitter, Jack Dorsey, l’a bien compris. Il vient de lancer Square, un service qui transforme le téléphone en terminal de paiement pour cartes bancaires grâce à un minilecteur de carte qui se branche sur n’importe quelle sortie casque de smart­phone. Le reçu de carte bancaire est ensuite envoyé directement sur le téléphone. La start-up néerlandaise Layar, elle, transforme le téléphone en guide touristique grâce à un navigateur de réalité augmentée. En passant la caméra de son téléphone devant un bâtiment ou une devanture de restaurant, on peut ainsi obtenir des informations sur l’histoire du lieu ou le menu du jour. Ce produit fait appel à deux fonctions essentielles du téléphone : sa caméra, pour projeter les informations sur l’écran, et son GPS, pour la géolocalisation.

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Cette dernière est devenue centrale à un très grand nombre d’applications mobiles communautaires. Avec elles, la géolocalisation devient sociale : sur des services comme Foursquare, Gowalla ou Google Latitude, l’on signale désormais l’endroit où on se trouve à son réseau pour recevoir, en échange, des indications sur les bonnes adresses environnantes. Mieux, après avoir déniché le dernier bar à la mode près de chez soi, on peut également utiliser ces outils pour trouver qui, de ses amis, est assez proche pour pouvoir vous rejoindre. Les contributions des internautes sur ces plates-formes constituent ainsi des «guides Michelin» d’un nouveau genre, personnalisés et adaptés au goût d’une même communauté. Le tri social s’ajoute ainsi au tri géographique.

C’est aussi le raisonnement de services dédiés à l’organisation personnelle de déplacements (Tripit, Dopplr) ou de contenus (Pearltrees, Songkick, Blip.fm).

Le besoin de filtre devient également plus pressant sur les réseaux sociaux. Adoptés par un nombre croissant d’utilisateurs, ils brassent de plus en plus de contenus – avis de consommateurs, articles, vidéos, photos… Des applications tierces comme Tweetag permettent de repérer les sujets qui passionnent ces utilisateurs. Google, de son côté, compte proposer aux internautes de retrouver des contenus produits par leurs proches parmi les résultats du moteur de recherche. Ces outils permettent de donner un sens aux médias sociaux, qui ont jusqu’ici œuvré au développement de leur audience. Place donc au Web sémantique. (Le Figaro-31.02.09.)

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*Les smartphones ont-ils tué l’ennui ?

La lecture de la semaine provient du site de CNN (@cnntech), on la doit à Doug Gross (@goud_gross), et elle s’intitule « Les smartphones ont-ils tué l’ennui ? Et est-ce là une bonne chose ? »

« Regardez les gens autour de vous dans la queue d’un cinéma ou sur le quai d’une gare », commence Doug Gross. « Il y a de bonnes chances pour qu’une grande partie d’entre eux aient le regard baissé sur l’écran de leur téléphone ou autre tablette, en train de regarder leurs mails ou leurs textos, ou de jouer à un jeu vidéo qui aurait nécessité il y a quelques années un ordinateur fixe ou une console.

Grâce aux évolutions récentes de la technologie, la manière dont les gens passent le temps a radicalement changé. Les magazines posés dans les salles d’attente des médecins ne sont guère plus ouverts. Vous n’avez plus un regard pour vos voisins dans une file d’attente. Entre les smartphones, les tablettes et les liseuses, notre société tue chaque seconde d’ennui en un effleurement d’écran. La part de propriétaires de smartphone est en pleine croissance, et près de la moitié d’entre eux disent utiliser leur téléphone pour se distraire quand ils s’ennuient (moitié à laquelle il faudrait ajouter ceux qui, quand ils s’ennuient, se livrent à des activités moins divertissantes comme écrire des textos ou consulter des mails).

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Tout cela fait sens, selon les chercheurs. Caresser son téléphone du doigt répond, disent-ils, à un besoin fondamental de l’être humain : tuer l’ennui par tous les moyens possibles. Christophe Lynn (blog, @chris_ly), professeur d’anthropologie à l’Université d’Alabama, compare ce geste au fait de fumer une cigarette. Les deux peuvent être selon lui des « pivots », « des choses qui nous transportent très vite de la monotonie de la vie quotidienne vers un monde de jeu non programmé ». Avec la possibilité qu’ils offrent de jouer, d’écouter de la musique, de regarder des vidéos, d’aller sur les réseaux sociaux et d’envoyer des textos, les smartphones sur-stimulent le désir qu’ont les êtres humains de jouer, dès que leur environnement se ternit, ajoute l’anthropologue. Et il pense que la société contemporaine pourrait encore renforcer ce désir. « Quand vous êtes habitués à une stimulation constante, dès qu’elle vous manque, vous ne savez plus quoi faire de vous-mêmes, ajoute le chercheur. Quand vous êtes habitués à ne plus avoir aucun temps mort, tout vide produit de l’angoisse. Et là, nous avons le smartphone, il est le perpétuel soulagement à nos angoisses. »"

Si nos téléphones sont si efficaces pour répondre à un désir ancestral, est-ce forcément une bonne chose ? se demande le journaliste de CNN.

A Oxford, au Centre de recherche sur les questions sociales (@socialissues), des chercheurs craignent que cela ne le soit pas. Selon eux, remplir toutes les secondes de notre temps en fixant notre téléphone risque de nous priver de la créativité et autres fruits qui, jusqu’ici, ont caractérisé notre confrontation à l’ennui, expliquent-ils dans « Le désir des désirs » :

La surcharge informationnelle restreint considérablement le temps alloué à la réflexion personnelle, à la pensée, ou simplement à la digression mentale, écrivent les chercheurs anglais. Avec un téléphone portable continuellement allumé et une pléthore de distractions possibles pour l’œil, il est compréhensible que certains trouvent difficile de s’ennuyer de manière introspective. »

Sur cette question, les avis des personnes interrogées par le journaliste de CNN varient. Je vous en livre un plus intéressant que les autres. Une mère de famille admet qu’utiliser son téléphone la distrait parfois de son travail, ou même du visionnage d’un film. Mais, en comparaison des autres moyens de tuer le temps, elle voit là une bonne option. « Je me sens plus productive en lisant des trucs en ligne ou sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook qu’en restant assise à regarder la télé, explique-t-elle. »

Je me permets une remarque. Il me semble que c’est accorder beaucoup de crédit aux technos que de penser qu’elles tuent l’ennui, ou avoir une définition restreinte de ce que c’est que l’ennui. Je ne suis pas certain que l’ennui soit éliminé par l’activité. De même qu’on peut s’ennuyer en fumant une cigarette, les recherches menées par Mathieu Triclot (@Mathieu Triclot) sur les gamers tendent à montrer qu’on peut s’ennuyer en jouant (voir notamment Philosophie du jeu vidéo). Il serait même intéressant d’étudier l’ennui dans les réseaux. S’ennuyer sur Twitter, Facebook, ou dans une navigation hasardeuse peut être plus abyssale que rêvasser sur un banc la joue caressée par le soleil d’automne.

 

Xavier de la Porte

“Xavier de la Porte (@xporte), producteur de l’émission Place de la Toile sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission.

L’émission du 6 octobre 2012, préparée en partenariat avec rue89, était consacrée aux rapports du journalisme avec les algorithmes à l’occasion des Assises du journalisme en compagnie d’Eric Scherer (@ericscherer), directeur de la prospective et des nouveaux médias à France Télévision et d’Olivier Lecompte (@olivier_ternes), responsable des projets numériques du groupe Sud-Ouest. Enfin, en compagnie de Benoît Thieulin (@thieulin) de la Netscouade, l’émission s’est également intéressée aux pigeons, ces entrepreneurs qui ont fait campagne contre la réforme fiscale proposée par le gouvernement. » **M.Blogs-12 octobre 2012

*******L’iPhone, le smartphone préféré des Français

Chaque mois, les détenteurs d'iPhone dépensent plus que les utilisateurs des mobiles classiques.
Chaque mois, les détenteurs d’iPhone dépensent plus que les utilisateurs des mobiles classiques. 

Apple aurait écoulé entre 1,8 et 2 millions de son téléphone mobile dans l’Hexagone en 2009, soit plus d’un sur deux dans cette catégorie vendue en France.

coeur-Bingo pour Apple dans l’Hexagone ! Son téléphone mobile vedette, proposé par les trois opérateurs depuis le printemps, a poursuivi sa percée en fin d’année. L’iPhone est devenu le téléphone mobile adapté pour l’Internet préféré des Français, choisi par plus de la moitié des acquéreurs de smartphones. Selon nos informations, l’entreprise a conquis la deuxième place, ex aequo avec le finlandais Nokia, sur le marché français, en valeur, des téléphones mobiles, derrière le puissant groupe sud-coréen Samsung. Même en nombre d’unités, la firme de Cupertino réalise une percée majeure. Plusieurs professionnels assurent que les ventes de l’iPhone vont atteindre entre 1,8 et 2 millions d’unités en 2009. Autrement dit, Apple aurait réalisé environ 8,5 % des 23,5 millions de mobiles vendus en France en 2009, ce qui le situerait au quatrième rang derrière Samsung, Nokia et LG. De plus, la firme californienne aurait pris 20 % du marché en valeur. «Le marché français devrait progresser cette année grâce à la commercialisation de 3,5 millions de smartphones», assure Matthieu Cortesse, directeur des télécoms pour le cabinet d’études GfK.

Les portables évolués ont un poids croissant en France. «En octobre, l’ensemble des smartphones ont représenté 16 % des livraisons de téléphones mobiles, contre 7 % en 2008, et 40 % du chiffre d’affaires du secteur», ajoute l’expert de GfK.

Apparu en France en novembre 2007, l’iPhone a d’abord été vendu exclusivement par Orange. Fin 2008, l’opérateur avait déjà distribué 684 000 iPhone à ses clients sur le marché français. En près de deux ans, Orange a écoulé au total 1,3 million d’iPhone en France.

Une facture de 103 euros

Mais, depuis le printemps 2009, après une plainte de Bouygues Telecom auprès du Conseil de la concurrence, tous les opérateurs peuvent distribuer l’iPhone. En mai, lorsque les trois opérateurs se sont retrouvés sur la même ligne, les ventes d’iPhone ont flambé de 200 %. Ce bond a été suivi d’un autre de 100 %, en octobre 2009, grâce au lancement de la nouvelle version, l’iPhone 3GS. Au total, Bouygues Telecom revendique 330 000 livraisons à fin novembre. De son côté, SFR déclare avoir vendu plus de 500 000 iPhone entre fin avril et fin octobre.

Orange, SFR et Bouygues Telecom ne divulguent pas leurs ventes de Noël. Tout juste concèdent-ils «qu’elles se passent bien sur un marché concurrentiel». «Les ventes sont nettement supérieures à celle de Noël 2008, car tous les opérateurs proposent l’iPhone», précise Matthieu Cortesse de GfK. Pour attirer de nouveaux clients en cette fin d’année, les prix de l’iPhone ont encore baissé. Les trois opérateurs proposent désormais une gamme d’iPhone 3GS de 59 à 179 euros avec abonnement. SFR solde même les vieux 3G à 29 euros.

Les opérateurs français sont très friands du mobile d’Apple, car les clients dépensent beaucoup plus chaque mois qu’avec un téléphone mobile traditionnel (32 euros selon l’Arcep). Les opérateurs refusent pudiquement de dévoiler les chiffres précis. Mais dans la décision de la cour d’appel de Paris statuant sur l’exclusivité d’Orange en février 2009, Orange avait déclaré que la facture moyenne des abonnés à l’iPhone s’élevait à 103 euros. Cette somme très élevée s’explique par le fait que les clients de l’iPhone se recrutent parmi les catégories sociales aisées mais aussi parce que le prix des abonnements pour l’iPhone comprend un accès illimité à l’Internet.

Grâce à sa simplicité d’usage, «l’iPhone est devenu une marque en tant que telle pour désigner un smartphone», ajoute l’expert de GfK. De ce fait, les concurrents d’Apple tentent de dupliquer son modèle. Nokia, Samsung, LG, Motorola, SonyEricsson, RIM et autre HTC proposent tous en France des smartphones dotés d’écrans tactiles. Certains des appareils peuvent se connecter à des magasins d’applications, à l’instar de l’iPhone sur le site AppStore. Pour l’instant, aucun concurrent n’a entamé la suprématie de la firme dirigée par Steve Jobs. (Le Figaro-29.12.09.)

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Le roman-photo fait son « come-back » sur le web

Que vient faire un article sur le roman-photo sur un site consacré au journalisme en ligne ? Attendez un peu, vous allez voir. Le roman-photo, comme le roman-feuilleton, c’est ce type de publication qui abreuve le lecteur d’un récit, au compte-gouttes. Un moyen de capter et de maintenir attention et curiosité, et donc de garantir un lectorat pour l’auteur, mais aussi le journal qui le publie. Cette curiosité, c’est ce qui fait l’audience, tant convoitée à la tête des médias. Alors, qu’est-ce que ça donne, le roman-photo en ligne ?
Apparu en 1947 dans l’Italie d’après-guerre, le roman-photo  a connu son apogée en France, dans les années  60, certains périodiques tirant jusqu’à 1500 000 exemplaires par semaine. Présent au début dans la presse généraliste comme dans la presse satirique – dont le fameux Hara Kiri, le roman-photo est tombé en désuétude 50 ans plus tard. On lui prête volontiers des attributs tels que « mièvre », « kitsch », ou encore « lecture de mémé ». Même les salles d’attente de médecins n’en possèdent plus. Seul l’éternel Nous Deux fait de la résistance, et se porte plutôt bien, avec précisément 279 085 exemplaires vendus en 2011.  La descente aux enfers du roman-photo semble pourtant ralentir ces derniers temps. Depuis quelques années, on observe en effet une singulière transition. Du papier, il semble migrer vers le net. Les développeurs comptent bien utiliser l’outil Internet pour redorer le blason du roman-photo maintenant bien décati.
  Pari insensé ou coup de poker ? Fiction ou réalité ?

 Eléments de réponse avec Serge Gaillard Roy, webmaster du site Mybestory.com
Capture d’écran du site Mybestory.com
Qu’est-ce qui vous a poussé à lancer le site de roman-photo, mybestory.com ?
  Historiquement, j’avais prévu il y a une dizaine d’années de faire un site exclusivement destiné aux femmes, du type portail comme aufeminin.com. Ce qui m’intéressait c’était la récurrence de l’audience et je me suis dit que ce ne serait pas les crèmes cosmétiques et les recettes de cuisines qui feraient revenir les gens tous les jours. Pour avoir une audience fidèle, et une récurrence quotidienne,  j’avais imaginé que le feuilleton serait la meilleure possibilité. Vous vouliez donc un lectorat fidèle, l’avez-vous actuellement?
  On l’a, il commence à augmenter; mais ça a été quand même long. Il a fallu trois ans pour qu’on commence à avoir des lecteurs revenant régulièrement.  Actuellement, on tourne à 3500 lecteurs quotidiens. Notre principe c’est de publier chaque jour un épisode d’un feuilleton en sept parties, ce qui aboutit à un roman-photo complet par semaine. Donc tous les jours on publie un petit morceau de cette histoire, avec la possibilité de lire quand même à côté des romans complets qui sont déjà parus. Le plus de notre site, c’est que le lecteur a la possibilité de fabriquer lui-même son propre roman-photo. Jusqu’ici cela était gratuit, mais l’audience n’étant pas suffisante pour assurer la rentabilité, on mettra en place un système payant probablement en 2013.
 70% des lecteurs ont moins de 50 ans
Pourquoi le choix du numérique ?
  Le numérique nous permet d’éviter la concurrence et de cibler une clientèle nouvelle, différente de celle du roman-photo sur papier. On a eu cette volonté de relancer  le photo-roman sur des bases nouvelles. On a donc fait des études et nos chiffres étaient assez flagrants. La majorité de nos lecteurs étaient des actifs qui arrivaient à 9 heures du matin au bureau et qui commençaient la journée par la lecture de leur feuilleton. Maintenant, on observe que les courbes d’audience varient ; ça reste encore de la lecture au bureau, mais on note un développement de la lecture à domicile. Le passage à Internet a rajeuni la clientèle du roman-photo. Sur notre site, contrairement aux idées reçues,  70% des lecteurs ont moins de 50 ans. Pensez-vous à une adaptation de Mybestory sur tablette par exemple ?
  Ça marche déjà sur iPhone, ou sur n’importe quel autre smartphone où vous pouvez lire des romans-photos sous forme de feuilleton. Ils sont diffusés en même temps que sur Mybestory. C’est un principe de lecture Internet et non pas optimisé pour smartphone, mais ça reste lisible. Et croyez-vous à un retour à la mode du roman-photo, du fait que vous l’avez adapté sur internet ?
  C’est la raison pour laquelle on a développé ce site. Maintenant, on n’a pas encore la réponse qu’on souhaitait en termes d’audience. Même s’il y a une croissance qui est assez flagrante depuis quelques mois, le renouveau complet du roman-photo va être long, car il faut casser cette image de ringardise. Mais en même temps, on note des points positifs : la période de crise nous est plutôt favorable, car dans les moments difficiles, on retourne plus facilement vers le sentimental. De plus, les jeunes filles, en général, sont toujours fleur bleue; plus que les garçons, ce qui fait qu’on espère quand même un renouveau du lectorat. Pour cela, on veut s’appuyer sur des magazines comme Girls, qui sont plus à destination filles post-ado. Ceux-ci qui diffusaient pendant un certain temps des romans-photos ont recommencé et basculent sur d’autres supports. Ils y croient encore, il y a un marché en devenir. Il faut casser cette aura négative attachée au roman-photo. C’est pour cela que  l’on s’est attaché à le faire sur Internet pour changer le lectorat traditionnel qui avait quand même tendance à vieillir un peu ces derniers temps. Envisagez-vous un retour du roman-photo dans les sites de presse généraliste en ligne ? (comme Le Monde, Libération..)
  Nos romans paraissent régulièrement sur des sites de quotidiens régionaux, comme sur celui de La Provence   par exemple. Je sais aussi que le Monde prépare un article sur mybestory.com.  Cependant, ces grands quotidiens sont déjà très sollicités et nous n’avons pas encore réussi à établir des liens. J’y travaille.
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  Entre cure de jouvence et retour difficile, le destin du roman-photo balance donc. S’il faut retenir une qualité de cette forme de récit associée à la presse, c’est bien sa capacité à fidéliser les lecteurs. Un atout pour les sites d’information en ligne ? Pourquoi pas. Il faudrait toutefois que le style-même de ce genre de feuilleton  s’offre une nouvelle jeunesse. Aurélie et Michelle, les créatrices du blog La Michauré, l’ont bien compris. Si leurs histoires, quelques vignettes publiées régulièrement et dans lesquelles elles relatent leurs tribulations d’étudiantes parisiennes, ne servent que leur site, elles sont très suivies sur les réseaux sociaux (plus de trois mille personnes sont abonnées à leur compte Twitter, par exemple) et sont relayées par des dizaines d’internautes. De quoi conserver ce petit « espoir » de voir un jour ce genre de chroniques bien particulier s’immiscer dans l’information sur le web et dans ses stratégies économiques.
**source: Journalisme.Info-15 02 2013.

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10 réponses à “Quand le Web réinvente notre quotidien”

  1. 18 06 2015
    sdorttuiiplmnr (14:38:50) :

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