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**Comment mesurer l’audience d’un site internet ?

Nombreux sont les internautes qui se lancent dans l’ouverture de sites personnels, mais rares sont ceux qui réussissent à se créer une véritable audience. Mais au fait, comment on fait pour savoir si son blog est populaire ?

La statistique, ça s’apprend !

Bien sûr tous les services de blogging proposent leur propre système de statistique avec des graphiques plus ou moins élaborés, permettant d’avoir un aperçu des visites sur son blog. Ces outils ont l’avantage d’être clairs mais ils ne permettent pas d’aller bien loin en terme d’analyse.

D’autres services plus approfondis existent (Google analytics, Gosquared…) mais attendez vous à mettre les mains dans le cambouis ! Si vous n’êtes pas familiers avec les termes « visiteurs uniques », « trafic sortant », « conversations multi-canaux »… Autant vous en tenir à la première solution.

A chaque visiteur son adresse IP

Tous ces outils d’analyse enregistrent votre adresse IP lorsque vous visitez une page internet. Une adresse IP, c’est la carte d’identité d’un ordinateur. De même que deux personnes ne peuvent pas avoir une identité similaire, chaque ordinateur possède sa propre adresse IP. C’est ainsi que l’on peut déterminer le nombre de visiteurs qui sont passés sur un site et combien de fois ils l’ont fait.

Pas besoin de pratiquer l’auto-satisfaction en passant 30 fois sur son blog dans la même journée : vos visites ne comptent que pour 1. Les visites uniques peuvent être mises en avant lorsque l’on souhaite monétiser son blog par exemple.*3min30.com- 11.04.2013.

**Une minorité d’internautes représente 55% du temps passé sur le web

La dernière étude de l’institut français Médiametrie a publié au début du mois sa dernière étude sur l’audience d’internet en France. On y découvre qu’une minorité d’internautes cumulent plus de 55 % du temps passé à surfer.

Une utilisation polarisée

D’un coté, donc, nous avons les « gros consommateurs », soit environ 5 million d’individus sur les 45 millions recensés (soit 15%), qui cumulent à eux seul 55 % du volume de temps passé sur internet. De l’autre côté on a une masse de 22 millions d’internautes qui ne représente que 7 % de la part totale du temps passé. On discerne donc deux profils majeurs, bien distincts, qui valent pour 65 % de la part d’audience. L’étude de Médiamétrie ditingue un dernier groupe à mi-chemin entre les deux précédents, les « consommateurs moyens » (15 millions d’individus) qui représentent 35 % de la part d’audience restante. Le groupe le plus visité est, sans grande surprise, Google et ses 40M de visiteurs uniques/mois, suivi de près par Microsoft (36M) et Facebook (30M)

Le temps passé sur les blogs et les jeux vidéos

Cette étude révèle aussi que les blogs et les sites communautaires sont les grands gagnants de l’économie sur internet. En effet, non seulement ces derniers cumulent la plus grosse part d’audience, mais on remarque que 77 % du temps passé sur ces site est accaparé par le groupe des « gros consommateurs », ce fameux groupe qui cumule plus de 55 % du temps passé. Ils y passent environ 28h pour une moyenne française de 5h23. Les jeux vidéos en lignent sont le deuxième groupe phare que cette étude fait ressortir, avec plus de 83 % du temps passé (26h) trusté par les gros consommateurs. La moyenne des français, quant à elle, joue environ 4h40. *3min30.com- 11.04.2013.

**Attention ! mot de passe accessible !

Nous choisissons souvent nos mots de passe à partir de notre nom de famille et de notre date de naissance. Ces informations sont très faciles à obtenir par les hackers. Comment bien choisir son mot de passe ?  Suivez les conseils de 3min30 !

Une étude révèle que les 1000 mots de passe les plus courants permettent d’accéder à 91 % des services théoriquement protégés. Ces mots de passe sont pourtant aisément déchiffrables. En effet,  plus de 90 % des mots de passe utilisés pour accéder à son compte en banque, ses emails ou encore Facebook sont accessibles en raison de leur trop grande répétition.

Comment bien choisir son mot de passe

1. Attention à la longueur : plus le mot de passe sera long, plus le pirate mettre du temps à le trouver. Pour qu’il soit difficilement cassable, un bon mot de passe doit comporter au moins huit caractères.

2. Choisissez bien vos mots : évitez tout mot qui peut se trouver dans un dictionnaire. Idem pour les prénoms, les noms de chiens, de chats ou de poisson ou les dates de naissance.

3. Pas de mémo sur le clavier : votre mot de passe est personnel et confidentiel. Ne le donnez à personne ! Évitez aussi de le mettre sur un post-it sur le clavier ou sur l’écran, ou pire encore le stocker dans un fichier informatique.

4. Utilisez des caractères spéciaux : un bon mot de passe ne doit pas être un mot standard. Il est conseillé de mélanger des lettres, des chiffres et des caractères spéciaux pour obtenir un mot de passe sûr. Le problème, c’est que vous aurez aussi du mal à vous en souvenir. Un code doit être facile à retenir mais difficile à deviner. Pour vous aider, choisissez par exemple la première lettre de chaque mot de votre film préféré et rajoutez-y des chiffres et caractères spéciaux.

5. Changez régulièrement : on ne choisit pas un mot de passe à vie. Il est conseillé de le changer régulièrement : dans ce cas, même si un pirate arrive à le découvrir, il ne pourra pas s’en servir très longtemps.

6. Utilisez un mot de passe unique : la réutilisation d’un même mot de passe pour accéder à votre compte en banque, vos emails et vos réseaux sociaux doit être évitée. utilisez un mot de passe unique pour chacun de votre compte.* 3min30.com- 01.03.2013.

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Nabila, une bombe algérienne fait exploser l’audimat sur Internet

«Nabila est une femme spontanée qui accroche la caméra et fait le buzz au-delà de nos espérances» Stéphane Joffre, directeur des programmes de NRJ12

«Non, mais allô! Quoi? T’es une fille, t’as pas de shampoing?» Cette réplique avec l’air moqueur et très hautain prononcée le 6 mars sur NRJ12, dans une émission de téléréalité fait depuis quelques jours le buzz sur Internet. Une avalanche de parodies de la réplique sont fabriquées par tous les champions de la parodies sur le Net y compris par notre Irban national. Des dizaines de vidéos sont diffusées sur YouTube, sur Twitter et sur Facebook. Elle a poussé même des animatrices à l’imiter: Audrey Pulvar sur D8, Alessandra Sublet, sur France 5. Et pourtant, l’auteure de cette réplique célèbre, c’est Nabila Benattia, algérienne installée à Genève, de parents séparés, son père, Français d’origine algérienne, est fonctionnaire à l’ONU depuis 20 ans. Sa mère, d’origine franco-italienne, possède trois nationalités: française, italienne et suisse. Sa grand-mère maternelle serait même comtesse! Flanquée en pin-up glamour, très drôle, Nabila est comme toutes les Méditerranéennes: elle dit tout haut ce que les autres pensent tout bas. Cette célèbre phrase a été prononcée dans le cadre du passage du confessionnal de l’émission «Anges de la téléréalité: Welcome to Florida». Suite à ce succès, la bombe italo-franco-algérienne est très sollicitée. Le magazine people Public consacre sa couverture à la candidate, pour la troisième fois! Mais impossible pour l’heure d’interviewer Nabila, retenue à Miami par le tournage de la série jusqu’au 24 mars. Le producteur Thibaut Valès, un des patrons de la Grosse Equipe, qui produit «les Anges de la téléréalité», est satisfait de ce buzz et se frotte les mains. Il fera de nouveau tourner sa «pouliche» en juin dans la série Hollywood Girls. Nabila joue de la caméra et aussi de son physique très hot, petite voix, forte poitrine et grande taille 1,76 m, sans parler de ses talons élévateurs. Présentée comme une crétine et une décérébrée, Nabila n’a pourtant rien d’une fille paumée et idiote, son rêve c’est de devenir mannequin de mode, faire des photos, créer une ligne de vêtements, explique le producteur de «Anges de la téléréalité», Fabrice Sopoglian. «Elle aime le bling-bling, et n’hésite pas à dire: «Je veux un footballeur riche de 1re Division. Elle n’a pas hésité à raconter dans le détail, ses aventures avec le chanteur Chris Brown, quand il était séparé de Rihanna. Et sa rencontre avec Kim Kardashian, l’héroïne de la téléréalité américaine, qui l’a beaucoup émue. Elle était comme une petite fille, elle est tombée en larmes», confie le producteur. C’est avec ce genre de personne que les producteurs véreux de la téléréalité font de l’audience. Une femme, une voix, un physique et des répliques célèbres… la téléréalité a encore de beaux jours devant elle! *L’Expression-17.03.2013.

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**Benhamadi reconnait aux Algériens

 le « droit d’exiger l’accès à l’Internet et à la qualité des services qui sont liés »

Les citoyens algériens « sont en droit d’exiger la  disponibilité d’Internet et la qualité des services qui lui sont liés », a souligné  le ministre de la Poste et des technologies de l’information et de la communication,  M. Moussa Benhamadi, lors d’une rencontre avec les fournisseurs d’accès à Internet  en Algérie (ISP), a indiqué dimanche le ministère dans un communiqué.

Benhamadi a notamment rappelé aux ISP que « l’heure est à la nécessité  de l’accélération de l’Internet, et que les citoyens sont en droit, aujourd’hui,  non seulement de le demander mais aussi d’exiger sa disponibilité et la qualité  des services qui lui sont liés », a-t-on affirmé de même source. Pour le ministre, « il est inadmissible que notre pays qui a engagé des  moyens financiers et matériels importants pour la mise en place, la mise à niveau  et le développement des infrastructures des télécoms puisse enregistrer des  poches dans différents lieux en matière d’accès à l’Internet ».        

Il a estimé, dans ce cadre, que le citoyen réclame aujourd’hui « plus  que l’eau, l’électricité et le gaz ». Il exige, a-t-il dit, l’accès à l’Internet. 

Le ministre a annoncé, à l’adresse des ISP, que la loi 2000/03 sera  remplacée par une nouvelle loi en 2013, laquelle, a-t-il expliqué, va prendre  en charge les différentes insuffisances sur le plan juridique, « ce qui va donner  plus de latitude aux ISP afin de s’accomoder de leur rôle de partenaire, non  seulement pour le service d’accès à l’Internet, mais aussi pour le développement  du contenu numérique ».*El Watan avec APS-25.11.2012.

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*2,3 milliards d’hommes et de femmes connectés à internet

Leur nombre, qui représente désormais plus d’un tiers de la population mondiale, a augmenté de 11% en 2011. Plus d’un tiers de la population mondiale est connecté à internet, selon un rapport de l’agence spécialisée de l’Onu sur les télécommunications (UIT), publié jeudi 11 octobre 2012. « Le développement des services large bande à travers le monde a entraîné une augmentation de 11% du nombre d’internautes dans le monde au cours de l’année dernière », indique ainsi l’Union internationale des télécommunications. Début 2012, il y avait 2,3 milliards d’internautes dans le monde, soit plus d’un tiers de la population de la Terre. L’UIT précise que les abonnés à l’internet haut débit mobile sont deux fois plus nombreux que les abonnés à l’internet haut débit fixe. Par ailleurs, de plus en plus de personnes ont accès à internet depuis leur domicile. Entre 2010 et 2011, le pourcentage de foyers équipés d’une connexion internet a augmenté de 14%. Fin 2011, un tiers (600 millions) des 1,8 milliard de foyers recensés dans le monde disposaient d’un accès à internet.

Presque un quart des internautes de la planète sont Chinois
Pour ce qui est des pays, la Chine concentre aujourd’hui 23% des internautes de la planète. En outre, la part des pays en développement dans le nombre total d’internautes à travers le monde est passée de 44% en 2006 à 62% en 2011. En ce qui concerne les niveaux de développement, en 2011, la croissance du nombre d’internautes a été plus importante dans les pays en développement (+16%) que dans les pays développés (+5%). Pour l’UIT, ces chiffres reflètent les écarts importants observés fin 2011 entre les taux de pénétration de l’internet dans les pays développés (70%) et dans les pays en développement (24%). L’UIT espère que d’ici à 2015, 40% des ménages des pays en développement aient accès à internet. Le rapport note par ailleurs que l’essor des téléphones intelligents et des tablettes à un prix abordable sur les grands marchés émergents (comme les BRICS) aura une incidence significative sur le nombre d’abonnements au large bande mobile et sur le nombre d’internautes. En outre, conjugué à l’augmentation des applications vidéo mobiles, il contribuera à accélérer le passage du trafic vocal mobile au trafic de données mobile.

86 abonnements au mobile pour 100 habitants
Pour ce qui est du nombre d’abonnements au cellulaire mobile, il a augmenté de plus de 600 millions dans le monde l’an passé pour atteindre un total de près de 6 milliards, soit 86 abonnements pour 100 habitants. Cette hausse est due en grande partie aux pays en développement malgré un ralentissement de la croissance sur ces marchés. « A elle seule, la Chine compte 1 milliard d’abonnés, et l’Inde devrait elle aussi atteindre la barre du milliard en 2012″, relève l’UIT.*lemaghrebdz-15/10/2012

**710 millions d’internautes chinois en 2016

*La Chine comptait fin juin 2016, *710 millions d’internautes, ce qui signifie qu’un internaute sur deux dans le monde se trouve en Chine.

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La population d’internautes chinois, déjà la plus importante du monde, dépasse désormais 700 millions de personnes, ont annoncé mercredi les autorités, représentant plus de la moitié des usagers d’internet dans le monde –à l’heure où Pékin mise ouvertement sur le web pour revigorer sa croissance.

La Chine comptait fin juin 710 millions d’internautes –c’est-à-dire de personnes ayant été en ligne au moins une fois au cours des six derniers mois–, a indiqué le Centre d’information sur l’internet (CNNIC), organisme associé au gouvernement. Ce qui traduit une progression de 3,1% par rapport à fin décembre, a-t-il ajouté dans un communiqué. Cela représente plus du double de la population totale présente aux Etats-Unis, et cela signifie qu’un internaute sur deux dans le monde se trouve en Chine.

Censure
Certes, la censure sur le web chinois reste redoutable: les réseaux sociaux Facebook, Twitter ou Instagram, mais aussi Google et sa messagerie Gmail sont interdits d’accès dans le pays, tout comme une partie des médias occidentaux. Les contenus mis en ligne par les médias chinois et sur les plateformes de discussions sont férocement encadrés. 

Pour autant, Pékin mise sur l’internet, les start-ups innovantes et l’explosion de la vente en ligne pour dynamiser le modèle de croissance économique du pays, dont les moteurs traditionnels (exportations, industries lourdes, production manufacturière) s’essoufflent nettement. Le gouvernement a ainsi introduit un ambitieux plan baptisé « Internet plus », destiné à encourager les usages du web et l’essor des nouvelles technologies afin de moderniser le secteur industriel. 

Internet mobile
Selon le CNNIC, quelque 92,5% des internautes chinois surfent par ailleurs en ligne depuis leurs téléphones portables. « Le mode de vie façonné par l’internet mobile va continuer de se développer, et le projet +internet plus+ facilite les efforts de diversification du gouvernement et des entreprises », a-il commenté. Pourtant, des zones d’ombres subsistent: ainsi, le nombre d’internautes dans les campagnes reste très bas –les habitants des zones rurales ne constituent ne constituent qu’un tiers du total des internautes-, reconnaît le CNNIC. 

Pour les experts du centre gouvernemental, soit les résidents des régions rurales n’ont pas une connaissance suffisante des ordinateurs, de l’internet et des technologies pour y accéder, ou bien ne sont simplement « pas intéressés ». Plusieurs firmes technologiques chinoises –depuis Tencent au géant du commerce électronique Alibaba– se sont imposées ces dernières années parmi les mastodontes du web mondial pesant des milliards de dollars. Et ce à la faveur d’une explosion des ventes en ligne, qui se sont envolées en 2015 de 33%, à 3.880 milliards de yuans (522 milliards d’euros au cours actuel) –soit presque 13% du total des ventes au détail en Chine sur l’année. Le pays comptait l’an dernier 413 millions d’internautes ayant réalisé des achats en ligne, selon le CNNIC.**3/08/2016 – Source: AFP

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Mort suspicieuse d’Aaron Schwartz, un défenseur de la liberté de l’internet et de la réforme des droits d’auteur

Le Wall Street Journal titrait “Un activiste de l’internet se suicide”.

Le médecin examinateur de New York a annoncé la mort par un laconique: “s’est pendu dans son appartement de Brooklyn”.

Des suspicions demeurent. Pourquoi quelqu’un ayant tant à donner en finirait-il de la sorte ? Il était un des meilleurs et des plus intelligents de la génération internet.

Il était le défenseur de la liberté en ligne. Il recherchait de manière altruiste un monde ouvert et libre meilleur. L’information se devait d’être libre, d’accès libre, croyait-il. Il avait une légion de supporteurs dans le monde entier.

Vivant, il symbolisait une lutte vitale à poursuivre. La mort va sans doute l’élever au rang de martyr, mais cela enlève une figure clé qui se devait de rester en vie.

Le New York Times a titré “Un activiste de l’internet, créateur du RSS, retrouvé mort à 26 ans, apparemment dû à un suicide”.

Il était un héros populaire de l’internet. Il soutenait la liberté en ligne et une réforme des droits d’auteur. Il soutenait des sites internet libres et ouverts. Il était le champion d’une cause vitale. Il travaillait sans relâche à cette fin.

Le fondateur d’Internet Archive Brewster Kahle l’a appelé “inébranlable dans sa motivation à bâtir un monde meilleur et plus ouvert. Il est parmi les meilleurs esprits de cette génération internet”.

Qui va le remplacer maintenant qu’il n’est plus ? Il disait que verrouiller le domaine public était un pêché. Il travailla sans relâche pour prévenir cela.

En Juillet 2011, il fut arrêté. A cette époque, il téléchargeait de vieux articles universitaires. Il fut accusé de violer les lois fédérales sur le hacking. Le Massachussetts Institute of Technology (MIT) lui avait donné un compte sur invitation pour qu’il le fasse.

Il a développé RSS et fut un co-fondateur de Reddit, site internet d’information de réseau social.

Il fut retrouvé mort quelques semaines avant son procès. Il fut ciblé parce qu’il faisait ce qu’il fallait faire. Il ne volait pas et ne faisait aucun bénéfice. C’était un partageur. Son activisme était au delà des mots.

L’Electronic Frontier Foundation (EFF) défend la liberté sur l’internet, la liberté de parole, la vie privée, l’innovation et les droits des consommateurs. Elle est la championne de l’intérêt public dans chaque bataille critique qui s’applique aux droits digitaux.

Le 12 Janvier, elle titrait “Adieu Aaron Schwartz, activiste et hacker extraordinaire”. Elle l’appela “un ami cher et collaborateur”. Une tragédie mit fin à sa vie.

Des questions vitales demeurent sans réponses. Les supporteurs demandent des réponses, ainsi que les membres de sa famille. Ils accusent les procureurs pour ce qu’il s’est passé. Leur déclaration suite à son décès dit ceci:

“La mort d’Aaron n’est pas simplement une tragédie personnelle. C’est le produit d’un système de justice criminel pourri d’intimidation et d’abus de pouvoir procédurier. Les décisions prises par les officiels du bureau du procureur du Massachussetts et du MIT ont contribué à sa mort.”

Schwartz a fait autant si ce n’est plus que quiconque pour rendre l’internet ce qu’il est: un écosystème de connaissance libre et excitant. Il s’est battu pour le garder de la sorte. Il a défié des lois répressives concernant l’internet.

Il créa DemandProgress, qui “travaille pour gagner des changement de politiques progressistes pour les gens ordinaires en organisant un lobbying populaire”, disait-il.

DemandProgress met en priorité “les libertés civiques, les droits civiques et les réformes du gouvernement”. Il développe des campagnes en ligne pour la justice. C’est un avocat de l’intérêt public et il défie les politiques qui lui font du tort.

Le groupe mobilise plus d’un million d’activistes en ligne. D’autres projets incluent des spécifications pour RSS, web.py, tor2web, The Open Library et le Chrome Port of HTTPS Everywhere.

Il lança Creative Commons. Il fut un co-fondateur de Reddit, d’autres lui firent son succès. Le blog d’Aaron “Raw Thought” discute de “politique et de parodie.” Il avait beaucoup à dire et cela valait la peine d’être entendu.

En 2011, il utilisa le réseau du campus du MIT. Il téléchargea des millions d’articles de journaux. Il utilisait la base de données JSTOR. Les autorités ont affirmé qu’il avait changé l’IP de son ordinateur portable et ses adresses Mac. Elles ont dit qu’il l’avait fait pour circonvenir les blocages JSTOR/MIT.

Il fut accusé “d’accès non autorisé” sous le coup de la loi Computer and Abuse Act. Ce qu’il fit correspond à sortir trop de livres de bibliothèques en même temps.

Les procureurs d’Obama clament que procéder de la sorte est un acte criminel. Ils ont déclaré la guerre à la liberté de l’internet. Ils veulent que la neutralité de l’internet et l’expression libre soient abolies. Ils veulent que des lois fascistes les remplacent.

Ils usurpent le diktat du pouvoir, ils rejettent les principes de la règle de la loi et autres valeurs démocratiques. Ils renforcent l’autorité de l’état policier. Ils mettent en priorité ce qu’aucune société civile ne devrait tolérer.

Ils disent qu’Aaron avait l’intention de distribuer des matériaux sur les réseaux Peer to Peer (P2P). Il ne l’a jamais fait. Aucune importance. Les documents qu’ils sécurisaient étaient retournés, sans dommages, sans dégâts. Les autorités fédérales l’ont quand même mis en accusation.

En Juillet 2011, un grand jury du Massachussetts le convoqua. Il fut assigné à la cour de district de Boston. Il plaida non coupable à toutes les charges à son encontre. Il fut libéré sous caution non sécurisée de 100 000 US$.

S’il était condamné, il faisait face à une peine d’emprisonnement de 35 ans et une amende de 1 million de dollars. Il voulait que les articles scientifiques publiés par les universités et les journaux académiques soient libérés de toute contraintes, qu’ils appartiennent au domaine public. Il désirait que tout le monde y ait accès. C’est le droit de tout le monde.

Il voulait qu’une base de données gigantesque soit établie. Il l’avait fait auparavant. Il ne fut alors pas mis en accusation. Pourquoi donc maintenant ? “Bien que ses méthodes furent provocantes, ses buts étaient de libérer la littérature scientifique financée avec des fonds publics d’un système qui rend impossible leur accès à la vaste majorité de ceux qui en fin de compte paient pour que ces recherches soient réalisées”, a dit l’EEF.

L’EFF l’appelle une cause que tout le monde devrait soutenir. Aaron était politiquement actif. Il se battait pour ce qu’il pensait être juste, Il avait des supporteurs dans le monde entier.

Dans le “monde physique”, il aurait dû faire face au pire à des charges mineures, a dit l’EFF. Du même registre qu’ “empiéter sur une propriété lors d’une manifestation politique”.

Le faire en ligne a changé quelque chose. Il devait faire face à une incarcération de longue durée possible. Pendant des années, l’EFF s’est battue contre cette forme d’injustice. L’activiste politique et universitaire Lawrence Lessig a déclaré la mort d’Aaron une cause juste pour une réforme des lois criminelles informatiques. Les procureurs trop zélés sont des brutes épaisses de cours de récré. Ils en font trop et font du tort.

L’EFF a dit en signe de deuil::

“Aaron, ton amitié nous manquera durement, ainsi que ton aide pour construire un monde meilleur.” Beaucoup pensent la même chose.

Est-ce qu’Aaron s’est suicidé ou a t’il été tué ? Moti Nissani, professeur émérite de biologie de l’université d’état Wayne a demandé: “Qui a tué Aaron Schwartz ?”

Il cita Bob Marley:

Pendant encore combien de temps tueront-ils nos prophètes tandis que nous contemplons à bonne distance ?” Il a listé des raisons pour lesquelles le gouvernement d’Obama le voulait mort.

“Sa mort a été précédée par une campagne vicieuse et totalement injustifiée de surveillance, de harcèlement, de diabolisation et d’intimidation.”

Des personnalités puissantes du gouvernement et du monde des affaires déploraient sa présence. En 2009, des éléments du FBI firent une enquête sur lui. Il n’y eut pas de mise en accusation. Malgré de grosses pressions, il continua. Il défia les autorités de justice. En Octobre 2009, il posta son propre dossier au FBI en ligne. Ceci “signa probablement son arrêt pour le lynchage”, a dit Nissani.

Deux jours avant sa mort, JSTOR, sa supposée victime, retira sa plainte. Mieux encore, ils annoncèrent “que les archives de plus de 1200 articles de son journal seraient accessibles librement au public.”

Aaron avait une très bonne raison de célébrer. Devons-nous vraiment croire qu’il se soit suicidé au lieu de cela ? “Il était jeune et beaucoup l’admiraient.” Le “gouvernement invisible” l’a t’il tué ? “Ils l’ont fait même de manière indirecte, au travers d’un harcèlement constant… tout ceci soulève un dilemme pour ceux d’entre nous qui ont à la fois un conscience et un peu de cervelle.” Combien de temps allons-nous continuer à rester sans agir ? Combien de temps encore allons-nous tolérer ce qui demande une condamnation véhémente ? Quand défendrons-nous nos propres intérêts ?

La liberté est trop précieuse pour être perdue.

Aaron’s Guerrilla Open Access Manifesto

Ses propres mots en disent plus long.

“L’information c’est le pouvoir, mais comme tout pouvoir, il y a ceux qui veulent le garder pour eux-mêmes.” Disait-il.

“L’héritage entier culturel et scientifique, publié au cours des siècles que ce soit sous forme de livres, d’articles de journaux est de plus en plus digitalisé et verrouillé par une poignée de corporations privées…”

“Vous voulez lire des articles au sujet des résultats les plus célèbres de la science ? Vous devrez envoyer de grosses sommes d’argent à des maisons de publication comme Reed Elsevier.”

“Il y a ceux qui veulent changer tout ceci. L’Open Access Movement s’est vaillamment battu pour assurer que les scientifiques ne signent pas de décharges de leurs droits d’auteurs mais qu’ils s’assurent au contraire que leur travail soit publié en ligne sur la toile, sous des termes et conditions qui permettent à tout le monde d’y avoir accès.”

“Mais même sous les meilleurs scénarii, leur travail ne s’appliquera qu’à des choses publiées dans le futur. Tout ce qui a été fait jusque maintenant aura été perdu.”

“Ceci est un prix trop élevé à payer. Forcer des universitaires de payer de l’argent pour lire le travail de leurs collègues ? Scanner des librairies entières mais ne permettre qu’aux personnels de Google de pouvoir les lire ?”

“Fournir des articles scientifiques à ceux des universités des pays développés, mais pas aux enfants du sud global ? C’est honteux et inacceptable.”

“Je suis d’accord disent bon  nombre de personnes, mais que pouvons-nous y faire ? Les entreprises tiennent les droits d’auteurs. Ils font beaucoup d’argent en faisant payer pour l’accès et cela est parfaitement légal, il n’y a rien que nous puissions faire pour les en empêcher. Mais il y a quelque chose que nous pouvons faire, quelque chose qui a déjà été fait: nous pouvons les combattre.”

“Ceux qui ont accès à ces ressources, élèves, libraires, scientifiques, on vous a donné un privilège. Vous pouvez vous empiffrez au banquet de la connaissance tandis que le reste du monde est enfermé dehors.”

“Mais vous n’avez pas besoin, en fait, moralement, vous ne pouvez pas garder ce privilège juste pour vous. Vous avez le devoir de partager avec le reste du monde et vous l’avez fait: échangé des mots de passe avec des collègues, rempli des demandes de téléchargement pour des amis.”

“En même temps, ceux qui sont enfermés dehors ne sont pas restés les bras croisés. Vous vous êtes infiltrés dans les trous et escaladé des barrières, libérant l’information verrouillée par les maisons de publication et vous les avez partagé avec vos amis.”

“Mais toutes ces actions se font dans l’obscurité, cachées en sous-sol. Cela s’appelle du vol, du piratage comme si partager une montagne de connaissance était l’équivalent moral que de piller un navire en mer et de massacrer son équipage. Mais partager n’est pas immoral, c’est un impératif moral. Seuls ceux aveuglés par la veulerie refuseraient de laisser un ami avoir une copie.”

“De grandes entreprises, bien sûr, sont aveuglées par l’appât exclusif du gain. Les lois sous lesquelles elles opèrent le requièrent, leurs actionnaires se révolteraient à moins. Et les politiciens qu’ils ont achetés les soutiennent, faisant passer des lois leur donnant le pouvoir exclusif de décider qui peut faire des copies ou pas.”

Il n’y a aucune justice à suivre des lois injustes. Il est temps de venir à la lumière du jour et, dans une grande tradition de désobéissance civile, de déclarer notre opposition à ces grands vols de la culture et du patrimoine public.”

“Nous devons nous saisir de l’information où qu’elle soit stockée, faire nos propres copies et les partager avec le monde. Nous devons nous emparer de ce qui n’est plus dans le domaine des droits d’auteur et l’ajouter dans les archives.”

“Nous devons acheter des bases de données secrètes et les mettre en ligne. Nous devons télécharger des journaux scientifiques et les charger sur des réseaux de partage de fichiers. Nous devons nous battre pour la Guérilla de l’Open Access ou accès libre.”

“Lorsqu’il y aura assez d’entre nous dans le monde, nous ne ferons pas qu’envoyer un message fort d’opposition à la privatisation de la connaissance, nous en ferons une chose du passé. Nous rejoindrez-vous ?”

Ce manifeste d’Aaron Schwartz a-t-il l’air d’après vous d’un manifeste de quelqu’un planifiant de se suicider ?

Stephen Lendman

Le 15 Janvier 2013

Article original en anglais :

http://www.globalresearch.ca/internet-freedom-aaron-swartzs-suspicious-death/5319000

Traduction : Résistance 71

Stephen Lendman vit à Chicago et peut-être joint lendmanstephen@sbcglobal.net.

Son nouveau livre: “Banker Occupation: Waging Financial War on Humanity.”

http://www.claritypress.com/LendmanII.html

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   *un réseau social pour les couples

   » ludique mais futile « 

 De la surexposition à l’intimité

Après Facebook, Twitter, Pinterest et Path, voici « Pair », un réseau social (c’est une chose de le dire) réservé… aux couples, qui vient de lever 4.2 millions de dollar. Explications…

Capture d'écran de la page AppStore de l'application

Il y a une combinaison magique qui fait tourner la tête de tous les investisseurs de la Silicon Valley, depuis l’avènement des réseaux sociaux et des smartphones : celle du réseau social mobile de niche. La gloire revient à celui qui arrivera à mixer : viral – publicité ciblée – récupération de données – usage mobile innovant.

Instagram, qui ne dégage aucun revenu, a été rachetée pour un milliard d’euros par Facebook, pour ne pas que l’outil soit récupéré par Twitter. La bulle internet du web 2.0 connaît ses meilleurs jours, avec l’entrée en bourse du « parrain » Facebook, prévue pour le 18 mai. Dans ce climat d’euphorie, un nouveau réseau mobile fait son entrée sur le marché : « Pair », un micro réseau pour… les couples !

Facebook est souvent critiqué pour faciliter l’accès par des personnes extérieures à ses informations personnelles (faux amis spammeurs par exemple). « Path » est donc arrivé, misant sur réseau de plus faible taille, centré autour de la famille et des amis très proches. L’Homme ultra connecté du 21e siècle semble vouloir partager toujours plus de contenu avec ses proches. Sur Facebook, on a vite fait d’être spammé par une horde d’ »amis », de contacts, présents sur le réseau pour faire de la publicité, plus ou moins déguisée. « Path » avait trouvé la parade en privatisant ce réseau à quelques proches triés sur le volet. Mais « Pair » va encore plus loin

Quel intérêt me direz-vous ? Quelle différence avec l’envoi de SMS et MMS ? Rien. Mais c’est mobile et social ! Ah si, il y a quand même des fonctionnalités magiques qui pourraient faire de cette nouvelle application le « next big thing » de la Silicon Valley : vous pouvez « thumbkisser » (« s’embrasser par les pouces) : c’est à dire connecter vos pouces à distance par une douce vibration, ça fait rêver. Vous pourrez aussi évidemment cliquer pour dire « je pense à toi », qui enverra une petite notification à votre moitié.

Dans le fond, il n’y a rien de révolutionnaire et cela peut éventuellement être utile pour centraliser vos conversations à deux. Mais ce qui est un peu original, c’est que les smartphones actuels font exactement la même chose en organisant les SMS et MMS dans un style « conversation » (en compilant les messages que vous échangez selon un tri chronologique). C’est évidemment moins poussé, mais les fonctionnalités sont identiques. Pour l’instant, d’après ce que nous avons pu trouver, il n’est même pas question de visioconférence dans cette application, ce qui aurait pu être un petit plus réellement intéressant (même si d’autres applications dédiées le font déjà très bien

Après tout il est vrai que cette application se place parfaitement dans son époque, principalement pensée pour les ados ou les jeunes adultes hyper-connectés et très consommateurs de ce genre de services. Encore une application très tendance, technologiquement déjà presque datée, sans réelle innovation. Malgré tout, les fondateurs ont déjà levé plus de 4 millions de dollars pour continuer son développement, pas mal pour un service à priori assez simpliste. (source: Observateur.LePlus+) 03.05.2012.

**Facebook et son éthique douteuse :

   »S’agit-il du véritable nom de votre ami ? »  

 Facebook - 7 février 2012 (RICHARD B. LEVINE/SIPA)

 Facebook va toujours plus loin dans l’intrusion

Après son entrée en Bourse calamiteuse et le bad buzz des adresses mail modifiées sans consentement préalable des utilisateurs, Facebook va-t-il devoir endurer une nouvelle volée de bois vert ? Vous avez certainement tous entendu parler de la chute en bourse de Facebook à son introduction et des éléments troublants qui ont accompagné cet événement financier mondial sans précédent. Parce que oui, un modèle qui n’a pas fait ses preuves via la publicité et qui est basé en partie sur l’exploitation des données privées de ses gentils utilisateurs dociles, ça n’est pas encore gage de réussite financière sur le long-terme. Il faut donc que le réseau social américain prouve à ses nouveaux actionnaires que son modèle financier est viable et durable (enfin, au moins à court terme pour s’en mettre plein les poche, vous avez traduit de vous-même).

 Flicage d’utilisateurs

 Pour cela il faut que Facebook joue sur la publicité. C’est à peu près son seul moyen de générer des revenus continus et réguliers. Évidemment, pour les marques, c’est un formidable outil de marketing ultra ciblé, je ne remets pas du tout cela en cause. Mais les méthodes sont parfois très limites en termes d’éthique et de respect des utilisateurs. Car tous les moyens sont bons pour assurer une audience qualifiée (réelle et qui passe plus de temps sur le réseau pour être encore plus captive des annonceurs) aux marques qui font de la publicité sur le réseau. Rien de plus simple avec un retour à la bonne vieille délation pour éviter les méchants spammeurs et les gens qui sont là pour utiliser la force du réseau sans donner leurs informations privées (crime de lèse Facebook s’il en est). C’est le très bon Nikopik qui a sorti l’information ce vendredi matin, après que Facebook lui a gentiment demandé de confirmer l’identité d’un de ses « amis ».

Évidemment, comme toujours, il s’agit d’améliorer le service ! En l’occurrence, l’exemple de Nikopik parle d’une vérification portant sur un certain « Abdelkader ». Délit de nom exotique ? Terroriste en puissance ? Ou simple coïncidence ? Toujours est-il que ce principe est assez surréaliste sur une plateforme qui se voulait un lieu d’échange et une nouvelle plateforme sociale. Il y a souvent eu des débats sur le fait d’avoir un pseudonyme ou nom sur les réseaux sociaux et Facebook a donc clairement choisi son camp.

 Facebook va toujours plus loin dans l’intrusion

 Ils arriveront toujours à justifier cela pour la transparence des échanges et la qualité des profils. Personnellement, je pense que c’est plutôt la question de la qualité des données à revendre qui est en cause. Je suis sous pseudo sur Facebook pour éviter la manipulation de mes données personnelles. Mais la majorité des gens savent très bien qui je suis et je m’en sers à des fins professionnelles « amateurs » pour la gestion de ma passion musicale (management de groupe, booking, le tout bénévolement, oui, ça existe encore et Facebook est indispensable pour cela). Et cela ne gène personne que je sois né à El Paso ou que je sois allé dans une école fantaisiste. Les seuls lésés dans l’histoire ce sont les publicitaires qui pensent me cibler avec des offres alléchantes, au final bien loin de mes préoccupations.

Pour le côté « plus un utilisateur est présent sur notre réseau, plus il nous rapporte d’argent », Facebook a eu la lumineuse idée de changer les informations de contact de tous ses utilisateurs sans leur demander quoi que ce soit. Tout cela s’est passé la semaine dernière, votre e-mail de contact a été modifié pour afficher une adresse @facebook à la place. Bon, tout cela est très facilement modifiable (de nombreux articles sont sortis pour vous indiquer comment changer son adresse dans les paramètres, il fallait bien ça), mais tout de même ! C’est bien cavalier de la part de Facebook d’imposer un tel changement. D’ailleurs les réactions négatives n’ont pas tardé à pleuvoir.

Pour résumer, afin d’enfermer encore un peu plus les utilisateurs dans son système, Facebook se donne le droit de changer à tout moment votre information de contact, source potentielle de contacts professionnels ou personnels primordiaux. Mais non content de cela, il met également en place un système de délation pour améliorer la fiabilité des données récoltées. Vous pouvez payer pour promouvoir vos statuts, quelle sera la prochaine étape ? Se faire rémunérer pour traquer les faux profils ou les profils qui sortent un peu trop de l’ordinaire ? Tout a l’air possible, ne doutons plus de rien…Un énorme bad buzz à venir pour le roi du buzz ?  (source: Observateur.LePlus+)  09.07.2012.

Mise à jour, le 9 juillet 2012. Un porte-parole de Facebook France a contacté la rédaction du Plus pour réagir à l’article. Voici les éléments qu’il aimerait porter à la connaissance des internautes.

« La mission de Facebook est de rendre le monde plus ouvert et connecté. Les internautes utilisent Facebook pour rester en contact avec leurs amis et leur famille, pour savoir ce qu’il se passe dans le monde et pour partager et exprimer ce qui importe à leurs yeux.

Facebook s’est construit sur une culture où les utilisateurs révèlent leur véritable identité. Cela engendre une responsabilité plus importante et un environnement plus sécurisé et digne de confiance pour les internautes. Utiliser un faux nom ou une fausse identité est une violation de nos principes, nous encourageons donc les internautes à signaler toute personne qui pourrait agir ainsi, soit via les liens à cet effet présents sur le site, soit en nous contactant via le formulaire de notre rubrique dédiée aux questions des utilisateurs. Nous avons une équipe qui s’occupe uniquement de toutes ces questions, qui lit toutes les remarques envoyées, les signalements d’éventuels faux profils et agit en conséquence.

Facebook est un groupe constitué de personnes à l’identité connue qui ont des contacts humains dans la vie de tous les jours, les utilisateurs de Facebook tireront le meilleur du site en utilisant leur véritable identité. Nous envisageons de supprimer un profil seulement si nous estimons qu’il n’est pas authentique et qu’il comporte de fausses informations. »

**Facebook passe à la loupe les conversations privées

Page d'accueil du site Facebook.

 Le réseau social est doté d’un logiciel capable d’analyser les discussions pour détecter automatiquement les comportements suspects et en particulier les activités pédophiles…

Vous pensiez que tout était permis sur Facebook? Pas tout à fait. Un journaliste de Reuters, qui s’est entretenu avec un responsable de la sécurité sur le réseau social, révèle que le site fondé par Mark Zuckerberg utilise un système de surveillance des conversations pour traquer les activités criminelles et les prédateurs sexuels. Le bouton mis à disposition des utilisateurs pour signaler certains contenus est donc loin d’être le seul moyen pour Facebook de s’assurer que certaines limites ne soient pas franchies.

Facebook utilise ainsi un logiciel de contrôle qui se focalise sur les conversations (messages privés et discussions instantanées) entre membres du réseau social qui se connaissent à peine sur Facebook, n’ont pas d’amis en commun ou possèdent une différence d’âge considérable. Le robot s’intéresse également aux propos incorrects et aux utilisateurs dont les données de profil pourraient être fausses. Le programme scanne aussi les conversations, à la recherche de certaines phrases déjà observées dans les archives de discussions engagées par des criminels, et notamment des prédateurs sexuels. Si un comportement suspect est détecté par le robot, un employé de Facebook prend le relais et regarde de près les échanges. Il prendra ensuite la décision ou non de faire appel aux autorités.

Reuters raconte le cas d’un homme d’une trentaine d’années arrêté par la police et mis en examen après avoir eu une conversation avec une adolescente de 13 ans sur Facebook, à qui il avait donné rendez-vous après ses cours le lendemain de leur première discussion. C’est le logiciel qui avait scanné la conversation et l’avait signalée aux équipes de Facebook, qui ont ensuite appelé la police.

Il est rare que Facebook dévoile ce genre d’informations concernant son fonctionnement interne et sa sécurité. Le réseau social chercherait-il à rassurer les parents, inquiets, alors qu’il souhaite ouvrir ses portes aux moins de 13 ans prochainement? Ces révélations ne manqueront toutefois pas de rouvrir le débat sur la confidentialité. Certains utilisateurs verront sans doute dans ce système une violation de leur vie privée, sujet sur lequel Facebook est déjà très critiqué. Et comment éviter les dérives?

«Nous n’avons jamais voulu mettre en place un système dans le lequel les employés fouillent les communications privées, donc c’est très important que nous utilisions des technologies affichant peu de faux positifs», se défend Joe Sullivan, directeur de la sécurité de Facebook, auprès de Reuters. Selon l’agence de presse, Facebook n’est pas la seule société à avoir recours à de la surveillance à la fois technologique et humaine pour contrarier les desseins des pédophiles. (20Minutes-13.07.2012.)

**Yahoo! confirme le vol de 450.000 identifiants et mots de passe

Le siège de Yahoo!  à Sunnyvale en Californie.

Yahoo! ne pouvait pas rester silencieux plus longtemps. Un jour après qu’un groupe de hackers publie en ligne les identifiants et mots de passe de 450.000 de ses comptes utilisateurs, l’entreprise s’est exprimée officiellement. Dans un communiqué, la firme américaine, embarrassée, a présenté ses excuses aux utilisateurs concernés et a reconnu: «Nous confirmons qu’un ancien fichier provenant du Yahoo! Contributor Network contenant environ 450.000 identifiants et mots de passe relatifs à Yahoo! et à d’autres sociétés a été compromis le 11 juillet». Toutefois, Yahoo! minimise ce piratage de données, assurant que «moins de 5% de ces comptes avaient des mots de passe valides». L’entreprise Web affirme qu’elle fait le nécessaire pour réparer la faille qui a conduit au vol de mots de passe et qu’elle préviendrait les utilisateurs dont les comptes ont pu être compromis. Yahoo! rappelle une règle de base dans son communiqué: «Nous encourageons les utilisateurs à changer leur mot de passe de manière régulière».

D’après le site spécialisé Ars Technica, le groupe de hackers qui affirme avoir récupéré ces informations, se présentant sous le nom de D33DS Company, a pu récupérer des détails non-cryptés de comptes en pénétrant un sous-domaine non-identifié de Yahoo!. Il s’agirait de comptes d’utilisateurs de Yahoo! Voice, une application VoIP (voice over internet protocol) du service de messagerie instantané Yahoo! Messenger, permettant de téléphoner via un PC. Les hackers ont indiqué que cette attaque était «un signal d’alarme» pour souligner la faiblesse de sécurité sur Yahoo!.

Au mois de juin, le réseau social professionnel LinkedIn avait également été victime de vol de données confidentielles. Plus de six millions de mots de passe avaient été récupérés et publiés par un internaute. (20Minutes-13.07.2012.)

**Comment repérer un hoax ?  canular-fausse information

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A l’heure où les fausses alertes se multiplient sur le plus grand réseau social du web, il est temps de rappeler quelques réflexes fondamentaux à adopter pour distinguer le vrai du faux et éviter de répandre la « bonne nouvelle » aveuglément.

Les hoax, fake et consorts ont encore de beaux jours devant eux sur le web. Or, si, en 1998, l’alibi de l’ignorance ou de la naïveté tenait encore la route, l’internaute d’aujourd’hui a désormais un nombre suffisant d’indices en sa possession pour décéler les arnaques flagrantes et éviter ainsi de les répandre sans discernement.
L’appel au partage
La présence dans le texte d’un appel clair au partage de l’info permet généralement à l’internaute de flairer la fausse piste. A l’époque, les arguments étaient certes plus « grossiers » qu’aujourd’hui et laissaient présager une dangereuse épidémie de choléra dans la famille ou une pluie de sauterelles sur le pays si l’internaute brisait la chaîne. Bien que légèrement plus subtile de nos jours, l’argumentation censée appuyer le propos s’avère souvent démontable en quelques clics.
Vérifier l’information
La recherche d’une confirmation sur quelques sites pertinents suffira dans la plupart des cas à déceler la supercherie. Présent depuis la nuit des temps aux côtés des internautes, le fidèle Hoaxbuster demeure toujours aussi efficace. D’autres ressources spécialisées dans le canular feront également l’affaire: HoaxSlayer, Snopes, Hoaxkiller voire une simple vérification sur Google…
Comme le rappelle le site d’info 20minutes.fr, n’oubliez pas non plus d’examiner la véracité des citations de personnalités historiques, souvent erronées, détournées, voire inventées de toutes pièces, mais exploitées pour appâter le lecteur.

Photoshop et publicité déguisée…
Le passage de l’ouragan Sandy a apporté son lot de photomontages en tout genre: plongeur dans le métro new-yorkais, nuages spectaculaires au-dessus de la statue de la Liberté, etc. Là encore, si les images proposées semblent davantage inspirées des meilleures productions apocalyptiques hollywoodiennes ou, au contraire, tout droit issues de l’imagination débordante d’un graphiste en manque d’activité, le doute et la réflexion doivent normalement prendre le dessus sur le sacro-saint PARTAGE de l’information…
Si le scénario semble trop parfait, si la mise en scène semble trop léchée, peut-être s’agit-il également d’une campagne publicitaire savamment distillée aux endroits propices à l’emballement médiatique.
Bref, on peut aussi tomber dans le panneau mais après quelques précautions d’usage. Un peu d’attention et de réflexion: ouvrir l’oeil, et le bon.*7s7–27.11.2012.

** C’est quoi un HOAX…Un HOAX, que l’on peut traduire par canular en anglais, consiste le plus souvent sur internet à faire circuler de fausses informations. La méthode de diffusion se fait essentiellement par mail et par ce que l’on appelle les lettre-chaines. Parmi les exemples célèbres d’hoax : la fin de la gratuité d’hotmail, les téléphones nokia gratuit, les dons de Bill Gates à qui veut, ou encore la recherche d’organe pour une fillette malade. Tous les hoax ne sont donc pas de très bon goût et les motivations de ceux qui font naître ce genre de rumeurs sont assez flous. Pour vous prémunir de ce genre de canulars, nous vous conseillons de visiter www.hoaxbuster.com , site qui s’est fait une spécialité de dénoncer les hoax. Cela vous évitera de faire suivre ce genre de mail à vos contacts et de passer pour un naïf ;)

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cyberattaques et contrôle des réseaux

Washington a lancé 231 cyberattaques en 2011

Les services de renseignement américains ont lancé 231 cyberattaques en 2011, visant notamment l’Iran, la Russie, la Chine ou la Corée du Nord, affirme le Washington Post hier, sur la base de documents fournis par Edward Snowden. «Ces révélations (…) fournissent de nouvelles preuves que les +cyberguerriers+ de plus en plus nombreux de l’administration Obama infiltrent des réseaux informatiques à l’étranger et en perturbent le fonctionnement», écrit le Post, qui se fonde sur le budget secret des services de renseignement américains fournis par l’ex-sous-traitant de l’Agence de sécurité nationale (NSA). Outre ces cyberattaques, des spécialistes «s’introduisent dans des réseaux étrangers pour les mettre sous un contrôle américain discret», poursuit le quotidien, évoquant un projet baptisé GENIE et dont le budget s’élève à 652 millions de dollars: Des logiciels malveillants ont ainsi été placés «chaque année dans des dizaines de milliers de machines». «D’ici la fin de l’année, GENIE devrait contrôler au moins 85.000 logiciels implantés dans des machines choisies stratégiquement tout autour du monde», contre environ 21.000 en 2008, selon les documents consultés par le quotidien.«Les documents fournis par Snowden et des entretiens avec d’ex-responsables américains illustrent une campagne d’intrusion informatique bien plus importante et plus agressive que ce qui avait jusqu’à présent été envisagé», poursuit encore le Washington Post. Parmi les 231 cyberattaques menées en 2011, selon ces documents budgétaires, «près des trois quarts visaient des cibles de la plus haute importance, que d’anciens responsables identifient comme des adversaires comme l’Iran, la Russie, la Chine et la Corée du Nord ou des activités comme la prolifération nucléaire», ajoute le quotidien.
Le virus informatique Stuxnet, qui avait attaqué en 2010 le programme nucléaire iranien, avait été attribué par Téhéran à une attaque israélo-américaine. Les Etats-Unis ont plusieurs fois appelé au cours des derniers mois la Chine à cesser ses activités de piratage informatique, mais «les services de renseignement américains utilisent de manière routinière dans le monde entier des logiciels malveillants bâtis par le gouvernement qui diffèrent assez peu dans leur fonctionnement des +menaces perfectionnées persistantes+ que les responsables américains attribuent à la Chine», pointe le Post.*L’Expression-01.09.2013

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**le bug 3 Suisses fait le buzz sur Internet

 En pleine mutation vers le commerce électronique, la marque « Les 3 Suisses » affrontait mardi (12.06.2012.) un buzz négatif bien malvenu sur les réseaux sociaux, après avoir bradé par erreur tous les articles de son site à moitié prix, puis annulé les commandes des internautes.

vidéo: Bug sur le site des 3 Suisses : tout à -50% ! 

Moins 50% sur tout le site: le bug 3 Suisses fait le buzz sur Internet

L’offre était trop belle : dans la nuit de lundi à mardi, des internautes s’aperçoivent qu’un code promotionnel censé offrir 20% de réduction sur certains produits mode et décoration permet de commander n’importe quel article du site à moitié prix.
L’information se répand sur les réseaux sociaux, et Les 3 Suisses réagissent dans la nuit, après avoir constaté un « volume de commande inhabituel » sur certains produits comme les iPad, qui ne font d’ordinaire pas l’objet de promotions.
Il faudra attendre le milieu de l’après-midi pour que Les 3 Suisses s’excusent via un communiqué sur Facebook et annoncent au grand dam des internautes l’annulation de leur commande assortie le cas échéant du remboursement.
Le groupe, qui dit ne pas être en mesure de communiquer dans l’immédiat le nombre de clients concernés, s’estime dans son bon droit. « Les internautes étaient conscients (de l’anomalie) et ont compris qu’il s’agissait d’un bug » et n’ont donc pas pu commander de bonne foi, a justifié un porte-parole.
Les choses pourraient ne pas être aussi simples, car la légalité de l’annulation des commandes est laissée « à l’appréciation des juges », souligne Jean-Marc Granier au service juridique de l’Institut national de la consommation (INC).
« Les 3 Suisses vont devoir démontrer que c’était une erreur manifeste et que tout le monde devait le savoir », a-t-il dit à l’AFP. Cela semble assez évident pour le high tech, rarement sujette à promotions. Le groupe a d’ailleurs déjà gagné en justice dans une affaire de téléviseur bradé par erreur.
Les choses seraient plus difficiles pour le groupe nordiste contre « un consommateur de bonne foi qui a acheté trois chemises à moins 50% » et engagerait une action en justice pour être livré, a-t-il nuancé. (RTL.Be-13.06.2012.) 

**Vidéo: collection été 3 SUISSES  2012

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Peur sur le Web

Propagande, pensée unique, méfiance et peur de l’autre : on n’est jamais responsable du malheur qui nous arrive. Alors les malheurs du monde, autant tous les mettre sur le dos d’Internet. L’avantage, c’est qu’on ne peut pas l’entendre pleurer dans la nuit.

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Axiome : si une société va mal, ce ne peut être la faute de ses dirigeants. C’est donc la faute d’un autre : “ces péchés ne sont pas les nôtres, entassons-les sur le dos de ce bouc et chassons-le, pour qu’avec lui ils disparaissent”. Magie !

La stratégie du bouc émissaire ne date pas d’hier et Moïse lui-même n’en fut pas l’initiateur : combien de jeunes vierges, sacrifiées pour apaiser la colère du volcan (qu’on croyait trop vieux), furent désignées à la vindicte du peuple par un chef de clan, pour se dédouaner de son manque de prévoyance ? Et combien de chats noirs écorchés, combien de jeunes femmes de Salem brulées, de prophètes crucifiés au nom du “c’est pas moi c’est l’autre” ? La facilité du procédé vient sans doute du fait qu’il est profondément inscrit dans nos gènes.

Nous avons évolué, bien sûr : nous avons, depuis, appris à industrialiser la technique.

Le juif, le tzigane… plus près de nous le rom ou le musulman : ce que nous ne comprenons pas nous fait toujours un peu peur. Et la peur est le moteur idéal de la haine, surtout lorsqu’elle est instillée par ceux qui savent, qui nous conseillent et qui nous dirigent. Et lorsque les choses vont mal et que la seule explication est trop complexe pour être facilement acceptée, quoi de mieux que les vieilles recettes ?

Et, donc, citoyens, tremblez, ayez peur.

Ayez peur de l’autre, de l’étranger, du compliqué et de la nouveauté. Ayez peur des rencontres, de la différence, de l’espoir et du risque. Ayez-en peur, et quand vous serez assez terrifiés, haïssez-les. Ca vaudra toujours mieux que si vous vous mettiez à haïr ceux qui sont vraiment responsables de vos malheurs : vous risqueriez alors de les renverser. Et ça, hein, ce serait vraiment terrifiant.

Le responsable, donc, ce n’est pas vous (ni vos élus) : c’est l’autre. C’est toujours l’autre.

La crise ? C’est de la faute des Grecs. Ou des immigrés. Ou d’autre chose : je ne sais pas, mais en tous cas ce n’est pas de la faute de la gestion du pays, de la dérégulation de la finance et du contrôle accru des peuples, du soutien aveugle à des industries dépassées au dépens de celles du futur. Ça ne se peut pas : ce serait remettre en question tous nos choix politiques des 50 dernières années.

Impossible.

Et, de plus en plus souvent, bien sûr, c’est de la faute à Internet.

Il faut dire qu’il l’a bien cherché.

Hormis quelques geeks anarchistes, barbus et mal habillés (qui sont-ils ? Quels sont leurs réseaux ?), qui comprend vraiment ce machin ? On l’utilise, oui : c’est pratique, et rapide, et plein de chatons mignons. Mais comment ça marche au juste ? Comment ça se fait qu’on ait payé pendant des années des factures de téléphone démesurées pour appeler nos voisins de palier ou réserver des billets de train et que, tout d’un coup, tout ça devient presque gratuit, à peine le prix de trois paquets de clopes par mois pour un usage illimité ? C’est pas naturel.

Ça cache forcément quelque chose.

Et puis, à part nous, c’est plein de gens qui l’utilisent ! On ne les connait pas ! On les côtoie, mais on ne sait pas qui c’est. Des anonymes ! Des pirates ! Des terroristes ! Des voleurs de pains au chocolat, même si ça se trouve ! Ça fait peur. Et en plus tous ces gens disent des choses avec lesquelles, des fois, on n’est pas d’accord : ça prouve qu’ils sont autres. Différents. Pas nous, donc dangereux. Forcément responsables.

On nous a dit “c’est l’avenir”. On nous a dit “c’est la liberté”. Mais c’est aussi la liberté des autres ! Et ça, vraiment, c’est insupportable.

Et puis, l’avenir de quoi, au juste ? De la presse ? Elle dépérit. De l’économie ? On licencie chez Peugeot. Du lien social ? Mais on nous dit à longueur de télé que ce n’est que du lien virtuel dépourvu de toute réalité.

En plus si on regarde bien, eh ben la crise elle a commencé en même temps que le Web : c’est bien la preuve que c’est de sa faute, mon bon monsieur (patron, remettez-moi un jaune bien de chez nous).

Le “non” au traité européen qui devait tous nous sauver ? C’est la faute à Internet. La crise du disque dont l’industrie a refusé toute évolution ? C’est de la faute à Internet. La crise de la presse du Figaro ? C’est de la faute à Google. La crise économique ? C’est de la faute à Amazoggapple qui défiscalise (alors que, c’est bien connu, jamais une entreprise bien française comme Total n’aurait fait un truc pareil). Internet est d’origine américaine, donc il n’existe que pour nous dominer et nous détruire. Dont acte.

Allons plus loin : après tout personne n’est responsable d’Internet.

Et, donc, il ne peut pas se défendre. On peut tout lui mettre sur le dos.

Le terrorisme ? C’est de la faute à Internet.

La pédophilie ? C’est de la faute à Internet.

La violence ? C’est de la faute à Internet (et aux jeux vidéo).

La disparition des artistes ? C’est de la faute aux pirates de l’Internet.

La crise de la presse ? N’allez pas croire que les unes racoleuses de l’Express en soient la cause, ou que nos journalistes ne sachent plus quel marronnier sortir du feu, non : c’est de la faute à Internet bien sûr.

Le règne de la rumeur ? C’est Internet qui a inventé la rumeur, c’est bien connu.

La fin de la vie privée ? N’allez pas penser au traçage de vos déplacements via votre carte Navigo, au nombre écrasant de caméras de vidéosurveillance, aux puces RFID dans vos achats, au passeport biométrique et à tous ces petits détails. Non : la fin de la vie privée, c’est de la faute à Internet et puis c’est tout.

La faim dans le monde ? C’est de la faute au 4e opérateur de téléphonie mobile (ah non pardon je pique le texte de notre ministre du redressement productif à nous qu’on a).

J’en oublie, nécessairement. Depuis quelque temps, tout et n’importe quoi est de la faute à Internet. Il est la cause de tout, il est responsable de tout, il est à l’origine de tout. Même le refus d’utiliser les millions de doses de vaccins contre la grippe H1N1 de Roselyne était de la faute à Internet (si si).

Et puis même moi j’en ajoute encore, quand j’attribue à Internet une (petite) part de responsabilité dans la genèse du printemps arabe, alors hein !

C’est entendu tous les malheurs de ce monde sont dûs à Internet.

Et s’il en fallait encore une preuve : devinez qui vient dans nos écoles pour sensibiliser les jeunes aux “dangers d’Internet” ? La police, bien sûr !

Et pas pour rassurer la (future) population, non : elle vient avec trois clips hyper anxiogènes (ici, là et là), un discours de peur, d’usage excessif, et des conseils de filtrage et de limitation.

Il ne faudrait quand même pas que nos digital natifs prennent confiance en leur capacité à appréhender un monde que leurs ainés ne comprennent pas : on risquerait sinon qu’eux aussi, à l’instar des jeunes arabes, en usent plus tard pour renverser des gouvernements éclairés. Houla.

Ne croyez pas qu’on enverra aussi des entrepreneurs du Web, ou des activistes des libertés numériques, pour contrebalancer le message et leur donner envie d’entreprendre, d’oser la liberté ou de risquer la rencontre : ce serait trop difficile pour nos jeunes cervelles. Un bon discours de peur ne se satisfait pas de trop de complexité. Restons simples.

Rencontrer d’autres opinions ? Trop dangereux. Laissons faire Finkielkraut et Wolton : s’ils passent à la télé c’est qu’ils sont plus intelligents que nous, et s’ils nous disent qu’Internet c’est le mal, qui sommes-nous pour les contredire ? Une opinion unique pour un pays, c’est bien suffisant.

Découvrir d’autres cultures ? Vous n’y pensez pas !

Imaginons qu’on s’aperçoive qu’elles ne sont pas si différentes, ni incompréhensibles, sur qui pourrions-nous projeter nos peurs alors ?

Créer de nouveaux modes d’expression, de nouveaux usages, une économie moins pyramidale, l’affichage insouciant de nos vies quotidiennes ? Et puis quoi encore ? Si leurs parents se sont satisfaits de l’ancien monde, nos enfants ne méritent pas d’inventer le leur.

Et puis la peur pourrait disparaître, les vraies responsabilités apparaître, et là, là, je ne sais pas, je ne sais plus. Il vaut mieux, restons prudents, souscrire à l’assurance d’AXA “contre les dangers d’Internet“. Ça au moins, c’est du solide.

Vous pensez que tout ce qui précède est une caricature ? Mais pourtant, non, vraiment pas. Je n’ai rien inventé, et le nombre inhabituel — pour moi — de liens dans ce billet est là pour le prouver.

J’ai toujours vécu Internet comme un désir. Désir de liberté, désir d’autogestion, d’amitié et de culture partagées. Désir de rencontrer l’autre, de confronter mes opinions, d’apprendre et de découvrir. Je n’ai jamais, ou si peu depuis presque 20 années d’usage du réseau, croisé de haine ou de danger. Je ne nie pas qu’ils existent, mais j’affirme qu’ils sont si minoritaires que j’ai — depuis longtemps — remis en question l’idée reçue (à l’école bien sûr) que l’homme est un loup pour l’homme.

Je me suis trompé. Que je suis naïf.

*owni.fr-Le 29 novembre 2012 Laurent Chemla

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Owni : la soucoupe sur une voie de garage

Atterrissage brutal pour la soucoupe Owni. Cet « Objet web non identifié » lancé en 2009 sur fond d’engagement anti-Hadopi, est en profonde phase de mutation. De site d’info spécialisé en data-journalisme et actus numériques, il devrait se transformer en agence de prestations pour les médias et les entreprises. La société aux 17 salariés garderait ses graphistes et ses développeurs, mais se séparerait de ses journalistes. Au moins d’une partie : le chiffre de huit licenciements a été évoqué en interne, sur les 11 cartes de presse qui peuplent la « soucoupe », le siège d’Owni près de la place de la République à Paris. Pire, selon une source citée par l’AFP, le plan de licenciements concernerait douze salariés mais des négociations seraient en cours pour que soient gardées huit personnes, dont trois journalistes.

« C’est une rumeur », a rétorqué le président d’Owni Didier Adès, interrogé par Libération après la publication d’un article de Rue89 sur cette mutation. « Rien n’est arrêté, rien n’est encore défini. On a plein de discussions à l’heure actuelle. Mais tout ce que je peux vous dire, c’est qu’Owni ne ferme pas. » Didier Adès n’en dira pas plus.

Cette probable mutation n’est pourtant pas vraiment une surprise : les derniers mois d’Owni ont été plutôt chaotiques, entre guerre des chefs, décisions hasardeuses et secrets de couloirs.   Fin mai, le site d’info se sépare de sa société éditrice, 22 Mars, renommée Tactilize. Trois salariés et quelques free-lance y développent des applications mobiles. De l’autre côté, naît Owni SAS, pour chapeauter le site d’info « dédié aux enjeux de pouvoirs et de société à l’ère du numérique », précisait alors un communiqué. Curieuse décision : sans 22 Mars-Tactilize, Owni.fr, qui fonctionne intégralement sans pub, met en danger son modèle économique.

C’est là qu’intervient Eric Series, à la tête du fonds d’investissement Avenport, déjà actionnaire d’Owni. L’homme d’affaire investit entre 1 et 1,5 millions d’euros dans la société. Au départ, cet apport devait servir à laisser du temps aux dirigeants du site pour trouver un équilibre économique.  Mais Series serait parvenu à transformer ses obligations, obtenues grâce à son investissement, en actions. Il serait désormais l’actionnaire majoritaire d’Owni SAS, et grand maître à bord. C’est donc Series lui-même qui apporte aujourd’hui sa solution : une activité de prestataire, beaucoup plus rentable qu’un site d’info, et un rapprochement avec la revue Usbek & Rica, dont Series connaît le jeune fondateur, Jérôme Ruskin.

Impossible d’en savoir plus sur ce rapprochement. La communication est rompue depuis bien longtemps entre l’équipe et la direction. « On ne sait rien, on n’a aucune info sûre depuis six mois, regrette une salariée. La seule chose évidente, c’est qu’ils vont dégraisser côté journalistes, mais on ne sait pas dans quelle proportion. Et on ne sait rien du devenir d’Owni, à part cette histoire d’agence de vente d’applis. »Owni est une petite structure, avec moins de vingt salariés. Mais compte une armée mexicaine à sa tête : un directeur technique, un directeur commercial, un directeur artistique, et un directeur de la rédaction. Sans compter le président, Didier Adès… « Ca fait des mois qu’ils se tirent dans les pattes, dénonce un salarié. Chacun a un projet concurrent. »

Preuve de ces frictions en interne, le directeur de la rédaction et de la publication d’Owni, Guillaume Dasquié, évoquait cette semaine son opposition au rapprochement avec Usbek et Rica dans une interview à la lettre professionnelle Satellinet. « Il y a eu plusieurs  scénarios envisagés, dont une fusion pour créer une entreprise de  presse commune avec des contenus en ligne et sur papier, expliquait-il. Ce projet de fusion ne convenait pas selon moi, principalement en raison d’une confusion au sein de ce magazine entre des activités éditoriales et des activités de conseil [d’Usbek et Rica]. Je ne suis pas le seul décideur et les discussions pourraient théoriquement reprendre. Mais dans ce cas, une éventuelle fusion avec Usbek & Rica se ferait sans moi. »Guillaume Dasquié y détaillait également son propre projet : ouvrir le site à la publicité, concevoir et vendre « des applications en partenariat avec d’autres médias », et vendre « des contenus payants, par exemple des ebooks en format court sur de l’actualité chaude ».

Owni.fr s’est vu décerner à Boston le titre de meilleur site d’informations en ligne, en langue non anglaise en 2010 et 2011, par l’association américaine de l’information en ligne (ONA). Il avait notamment mis au point les « War Logs », une application permettant de visualiser les documents confidentiels de l’armée américaine divulgués par WikiLeaks, fin 2010. « Des problèmes d’ego et un manque de vision », selon une journaliste, ont neutralisé ce joli projet, moderne et ambitieux.*Libération-05.12.2012.

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La vidéo « Gangnam Style » vue plus d’un milliard de fois sur YouTube

Gangnam Style, le clip déjanté du chanteur sud-coréen Psy, déjà la vidéo la plus regardée sur YouTube depuis la création du site, a franchi vendredi 21 décembre 2012 la barre symbolique du milliard de connexions, entrant un peu plus encore dans la jeune histoire du Web.

Sorti en juillet 2012 en Corée mais devenu réellement populaire à l’étranger début août, le clip du rappeur de 34 ans, dans lequel il mime une danse du cheval invisible, a fait le tour de la planète. Mis en ligne le 15 juillet 2012, Gangnam Style totalisait vendredi matin 1 000 382 639 connexions, selon le décompte de YouTube, confortant ainsi son avance sur le clip de Baby, du jeune Canadien Justin Bieber (813 378 917 connexions), qu’il avait devancé fin novembre.

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Le tube, au style volontairement outrancier et mettant en scène la désormais populaire danse du cheval, parodie la vie des riches oisifs d’un quartier chic de Séoul et se veut l’antithèse de la K-pop, la pop sud-coréenne connue pour ses boys bands lisses et ses ritournelles sentimentales. Il a été vu par de hauts dirigeants comme le président américain, Barack Obama, le secrétaire général des Nations unies et compatriote du rappeur, Ban Ki-moon, l’artiste dissident chinois Ai Weiwei ou encore le maire de Londres, Boris Johnson.

Quant à Psy, de son vrai nom Park Jae-Sang, il a été décoré en novembre de l’une des plus prestigieuses récompenses sud-coréennes, l’ordre du mérite culturel Okgwan.*Le Monde.fr avec AFP |21.12.2012

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