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**Rachid Boudjedra, fidèle à son sens artistique de la provocation, il s’en est pris à tout le monde. Ou presque.

Le Salon international du livre d’Alger s’est ouvert hier au public sur un débat avec le romancier Rachid Boudjedra. Fidèle à son sens artistique de la provocation, il s’en est pris à tout le monde. Ou presque.

Rachid Boudjedra n’a pas changé d’avis sur Yasmina Khadra. «Yasmina Khadra n’est pas un écrivain. Et je le dis en tant que lecteur», a déclaré l’auteur des 1001 Années de la nostalgie, hier, lors d’un débat à la salle Ali Mâachi, au Palais des expositions des Pins maritimes, à l’est de la capitale, à la faveur du 17e Salon international du livre d’Alger (Sila). «Vous avez demandé son avis à Yasmina Khadra sur ce qu’il pense de moi. Je refuse de polémiquer», a-t-il ajouté. Le plus drôle est que le SILA 2012 rend hommage aux deux romanciers, Boudjedra et Khadra. A quand un face-à-face, un débat, entre les deux hommes de plume ? Plus loin, Rachid Boudjedra a confié avoir «un sens très fort» du mépris.

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photo:Yasmina Khadra

«Ce n’est pas négatif, mais Mohammed Dib, c’est la vie tranquille. Le peu de temps qu’a eu à écrire Kateb Yacine, il n’a pas posé de polémique politique. Mouloud Mammeri, grand écrivain, était aussi dans la tranquillité. Moi, je suis dans l’intranquillité psychologique, romanesque, métaphysique et politique. En 2012, je suis marxiste. Cela fait rire beaucoup de gens et enrager bien d’autres», a-t-il dit. Il s’est élevé contre ce qu’il a appelé les règlements de comptes personnels. «Je n’ai jamais été contre le Printemps berbère. Mais, des berbéristes fanatiques m’ont accusé d’être anti-berbère alors que je suis chaoui. Je suis debout. J’écris. Les gens me rencontrent lorsque je suis au marché avec mon couffin. J’ai une vision politique du monde que les autres écrivains n’ont pas», a appuyé l’auteur de Extinction de voix.

Il a illustré son propos par les souffrances de l’écrivain américain William Faulkner. «Parce qu’à l’époque, la société américaine était comme notre société aujourd’hui, fermée et puritaine. Faulkner était anticonformiste. Il a subi l’interdit pendant vingt-cinq ans», a-t-il noté. Il s’est attaqué à la presse mexicaine qui n’a pas été tendre avec la traduction espagnole de son roman L’escargot entêté. «C’est une presse anti-algérienne et pro-islamiste. Pourtant, dans L’escargot entêté, je critiquais d’une manière fine la bureaucratie algérienne de l’époque», a-t-il lancé. D’après ses dires, la plupart des sites littéraires sur internet lui sont hostiles. «Les trois quarts de ces sites sont erronés. Il y en quelques-uns qui sont corrects, comme celui de l’université Harvard aux Etat-Unis, deux autres en Egypte et en Algérie», a-t-il révélé.

Concernant le rapport de la littérature à l’histoire, l’auteur de La pluie a relevé avoir été le seul à aborder des questions sensibles. Et de citer l’exemple des harkis évoqués dans son roman Hôtel Saint-George. «Pourquoi la littérature algérienne n’a jamais abordé l’assassinat de Abane Ramdane ?», s’est-il demandé. Il a rappelé avoir souligné dans son roman Les figuiers de Barbarie ce qui apparaît toujours comme un tabou de la guerre de Libération nationale. «On m’a marginalisé parce que j’écrivais en arabe. Dès que je me suis mis à écrire en français, on m’a donné plus d’importance», a-t-il dit, accusant les maisons d’édition algériennes de déconsidérer le roman écrit en arabe et de refuser de le publier. Refus qui, d’après lui, a motivé son retour à l’écriture en langue française. Enfin, Rachid Boudjedra a critiqué les diplomates français en poste à Alger.

«Dans le passé, il y avait de bons Français. Aujourd’hui, ils sont mauvais, des diplomates guerriers !», a-t-il accusé. A propos de la controverse sur le film anti-islam Innocence of muslims et les caricatures haineuses du journal français Charlie Hebdo, Rachid Boudjedra a estimé qu’il ne faut pas insulter les religions. «Je refuse qu’on touche à l’islam, au christianisme ou au judaïsme. Au judaïsme, pas au sionisme. On doit respecter les convictions des gens. On doit respecter les personnes qui ne croient pas à la religion», a-t-il plaidé.  D’après lui, le discours en Algérie est pro-américain et pro-européen. «Je tiens un autre discours. Je suis monté contre l’Occident fasciste qui donne des leçons de démocratie. Depuis que je suis enfant, je n’ai jamais fait confiance aux Européens, aux Occidentaux par rapport à nous, pays anciennement colonisé», a souligné le romancier minimisant les récentes révoltes populaires dans le Monde arabe.* Par Fayçal Métaoui..El Watan-21.09.2012.

**Un hommage a été rendu jeudi à Alger à l’écrivain Rachid Boudjedra lors d’une rencontre organisée pour la première journée du 17e Salon international du livre d’Alger (Sila) qui se tient jusqu’au 29 septembre au Palais des expositions Les Pins Maritimes (SAFEX).

Lors d’une rencontre-débat animée par le journaliste Youssef Sayeh, Rachid Boudjedra est revenu sur son parcours artistique et personnel, ainsi que sur l’engagement politique exprimé dans ses œuvres romanesques. Evoquant ses débuts de romancier avec la parution en France en 1969 de son premier roman « La répudiation », Rachid Boudjedra a parlé d’une « nécessité de rembourrer une faille personnelle », qui a été, selon lui, à l’origine de son entrée en littérature. Un travail de romancier influencé par sa double formation, philosophique et mathématique, estime l’écrivain, et qui lui a permis d’introduire une « dimension métaphysique » dans ses romans, poursuit-il, une dimension dont il revendique la primauté dans le champ littéraire maghrébin. Par ailleurs, la nécessité d’exprimer « une vision politique du monde », traduisant son engagement, notamment marxiste, est, selon Rachid Boudjedra, au coeur de sa démarche d’écrivain.
C’est dans se sens que l’auteur a évoqué la forte présence de la matière historique dans ses oeuvres, de la guerre de libération nationale dans ses deux derniers romans, »Hôtel Saint-Georges » et « Les figuiers de barbarie », passant par l’histoire de la civilisation arabo-islamique avec  » les 1001 années de nostalgie »ou « Le prise de Gibraltar » jusqu’au au pamphlet dénonçant la violence de l’intégrisme islamiste dans « Fis de la haine ». L’écrivain a également tenu à revenir sur son travail de poète, assez méconnu, selon Youssef Sayeh, bien que Rachid Boudjedra ait d’abord publié des poèmes sous le titre « Pour ne plus rêver » en 1965, a-t-il rappelé La poésie que Boudjedra considère comme inséparable de son travail de romancier, et qui se traduit par la grande place accordée à « la poétique du texte romanesque », en particulier dans son roman « La prise de Gibraltar », paru d’abord en langue arabe. Youssef Sayeh a saisi l’occasion de l’évocation du travail de poète de Rachid Boudjedra pour annoncer que les oeuvres poétiques de ce dernier seront publiées en octobre par les éditions Barzakh, annonce confirmée par les éditeurs.
Parlant de ses influences littéraires, Rachid Boudjedra a rendu un hommage appuyé au « maître » Kateb Yacine , ainsi qualifié par lui, en évoquant sa première lecture de « Nedjma » alors qu’il avait quatorze ans et les rapports qu’il a entretenu avec lui par la suite.
L’écrivain a ensuite abordé sa production littéraire en langue arabe, concrétisée par la publication de douze romans dans cette langue. Des romans auxquels Rachid Boudjedra accorde sa préférence, tout en regrettant d’avoir « été considéré uniquement comme un écrivain francophone ». Enfin, l’auteur a commenté certains faits d’actualité, comme ceux relatifs au film islamophobe qui a provoqué des manifestations et des violences dans certains pays musulmans et qu’il a qualifié de « manipulation », tout en condamnant « les atteintes à la religion quelles qu’elle soient ».
Né le 5 septembre à Aïn Beida (dans les Aurès) Rachid Boudjedra prend le maquis en 1959 et rejoint les rangs du FLN (Front de libération nationale) après des études à Constantine et à Tunis. Licencié en philosophie et en mathématiques, il a enseigné à Paris et à Rabat. Auteur d’une trentaine de romans en langues arabe et française, traduit dans plusieurs pays du monde, il est également poète, scénariste, essayiste et dramaturge. Le Salon international du livre d’Alger se poursuit jusqu’au 29 septembre avec la participation de 630 éditeurs venus de 41 pays. D’autres hommages à des écrivains seront organisés durant le Salon, comme l’hommage aux écrivains martyrs Ahmed Réda Houhou et Mouloud Feraoun, ainsi qu’au poète et romancier Rabah Belamri, décédé en 1995.* El Moudjahid-22.09.2012.

**Il n’est pas attendu du roman de retracer la vérité historique…déclare Slimane Hachi. Directeur du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques.

En marge du Salon du livre, un colloque international sera coorganisé par le commissariat du Sila et le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques les 28 et 29 septembre à l’Hôtel Hilton. Il aura pour thème : «Algérie, histoire et littérature».

-Quel est le rapport entre l’histoire et la littérature ?

Nous avons souhaité examiner cette question de la relation entre l’histoire et la création littéraire et poétique en invitant des universitaires, des spécialistes du texte, des critiques littéraires. Nous avons invité des auteurs, des écrivains et des poètes pour discuter pendant deux jours de ces questions. Quelle est la substance du roman lorsque celui-ci s’inspire de l’histoire ? Que prend-il de l’histoire ? Il n’est pas attendu du roman de retracer la vérité historique, mais qu’il s’inspire de l’histoire quotidienne des gens, de l’histoire des peuples, des communautés et des sociétés. Il s’agit pour nous d’examiner ce qui est pris dans l’histoire pour faire le roman.

Dans Hamlet, de William Shakespeare, le prince danois est bien présent mais l’histoire du prince n’est pas dans la pièce. Shakespeare s’était saisi d’un événement historique pour en faire l’une des plus belles œuvres théâtrales de l’humanité. Rachid Boudjedra, par exemple, a toujours collé à l’histoire pour écrire ses romans. Dans Le sommeil du juste, de Mouloud Mammeri, il y a des tranches d’histoire. Des tranches qui ne peuvent pas être tout à fait l’histoire. Nedjma de Kateb Yacine est un livre d’histoire. Il remonte jusqu’à Keblout. Mais, les événements dans le roman Nedjma ne sont pas l’histoire. L’écrivain fait la transformation de ces événements historiques pour en faire du merveilleux… Ce colloque va s’interroger sur ce qui dans le sens devient sensible, émotion.

-Qu’en est-il des invités du colloque ?

Une quarantaine d’intervenants vont aborder plusieurs thèmes. Nous avons, par exemple, invité Habib Tengour, Rachid Boudjdra, Najet Khada, Mourad Yelles, Zineb Benali, Amara Lakhous. Nous allons annoncer le programme du colloque jeudi prochain.

-Le colloque est dédié à la romancière, poète et essayiste algérienne Assia Djebar

Nous rendons hommage à Assia Djebar, une romancière de talent, une écrivaine algérienne de renom, dont la notoriété a dépassé nos frontières. Membre de l’Académie française, elle a beaucoup écrit et est représentative de la littérature algérienne. Nous sommes fiers de lui dédier les travaux du colloque. *  Fayçal Métaoui..El Watan-21.09.2012.

Depuis 2011, à Angers, les élèves de l'école Marcel-Pagnol disposent d'iPad pour se connecter à Internet.

**table-ronde sur l’émergence du livre numérique

Le développement du livre et de l’édition numérique dans les pays en voie de développement est une nécessité pour ces pays qui doivent adhérer à la révolution technologique et numérique que connaît le monde, a estimé vendredi à Alger l’universitaire et éditrice tunisienne Sana Ghenima.
Lors d’une table-ronde organisée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc) dans le cadre du 17e Salon international du livre d’Alger, le thème de l’émergence du livre numérique a été débattu en présence de l’éditeur argentin, Octavio Kulesz, l’éditrice tunisienne Sana Ghenima et Amar Aribi, président de l’Association nationale de l’édition numérique (Anen).
Après avoir présenté les contenus ludoéducatifs qu’elle produit et commercialise en Tunisie, Sana Ghenima a soulevé la problématique de la dépendance technologique des pays en voie de développement vu qu’aucun d’eux n’est producteur de supports (tablettes, liseuses ou téléphones).
Selon elle, pour parer à ce manque, les pays en voie en développement peuvent développer l’industrie du contenu numérique.
Pour sa part, l’éditeur argentin Octavio Kulesz a présenté une étude comparative des taux de pénétration du livre numérique dans les zones d’Amérique latine, d’Afrique du Nord, d’Afrique subsaharienne et dans d’autres pays comme la Russie, l’Inde et la Chine.
D’après cette étude, des pays comme la Chine ou le Brésil seraient les plus avancés dans le domaine du livre numérique grâce à leur maîtrise technologique et à la production locale de supports.
Rebondissant sur les résultats de cette étude, les intervenants se sont accordés à dire qu’il incombe aux Etats d’insuffler une dynamique à ce secteur en prenant l’exemple de l’Inde qui a produit localement des tablettes numériques pour les distribuer aux élèves afin de moderniser le secteur de l’éducation.
Les pays du Maghreb présentent pour leur part un « très grand potentiel » d’industrie du contenu dont le marché peut s’étendre à tout les pays arabes et musulmans grâce à la langue commune, a estimé Sana Ghenima. Cependant l’éditrice a considéré qu’asseoir une industrie et une culture « ne peut être du ressort d’une petite entreprise privée ».
Considérant que l’édition numérique est « inexistante » en Algérie, le représentant de l’Anen, Amar Aribi, a souligné la nécessité de l’implication des Etats pour pérenniser l’édition numérique, qui, en plus de représenter « un bond qualitatif pour l’éducation et la culture, peut aussi régler certain problèmes qui minent l’édition classique comme les coûts d’impression et de distribution ». *APS-23.09.2012.

**cession des droits et des coéditions en débat

Dans le cadre de la tenue de la 17e édition du Salon international du livre d’Alger, une conférence portant sur «La cession des droits et des coéditions» a eu lieu samedi après-midi à la salle B de la SAFEX, au Palais des expositions d’Alger.
Les différents intervenants qui se sont succédé ont été unanimes pour affirmer que l’achat des droits et la coédition est une nécessité absolue afin de mettre à la disposition du lecteur algérien une large gamme de titres littéraires de qualité et à un moindre coût. Les différents intervenants, en l’occurrence Samy Bencheikh, directeur général de l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (Onda), Fatma El Boudi, représentante de Dar El Aïn (Egypte) et Yacine Hannachi des éditions Média Plus ont tiré la sonnette d’alarme afin de régler d’une manière définitive ce problème qui pénalise en quelque sorte le potentiel lecteur. Dans son argumentaire, le directeur général de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins, Samy Bencheikh, est revenu sur les champs d’action très larges de son institution et des mécanismes juridiques en matière de protection des auteurs. De son côté, l’éditeur Yacine Hannachi a pointé du doigt le problème de la réédition d »uvres d’auteurs algériens éditées à l’étranger. «Je considère, explique-t-il, que les prix de vente des livres sont diminués au moins de moitié s’ils sont édités localement». Et d’ajouter «La problématique de l’importation de ces ‘uvres constitue le principal handicap devant la cession des droits». L’éditeur prendra comme exemple, le roman de Kateb Yacine, Nedjma qui a édité en France mais qui, hélas, est importé en Algérie. Yacine Hannachi est convaincu que tant que l’exportation est florissante les éditeurs refuseront de céder les droits et le prix de vente du livre restera toujours aussi élevé. De son côté, Fatma El Boudi a mis en exergue la problématique de la propriété intellectuelle et de l’exploitation illégale des ‘uvres dans le monde arabe en évoquant la création par l’Association arabe des éditeurs d’une liste noire d’exploitants. Sur la même lancée, l’éditeur Yacine Hannachi a salué la politique d’aide à la publication du ministère algérien de la Culture. Il a même préconisé la création d’un fonds d’aide à la cession de droit. Manière singulière de diminuer les importations ainsi que le prix de vente des livres. Pour rappel, la ministre française déléguée à la francophonie, Yamina Benguigui avait affirmé dernièrement, à Alger, «vouloir réfléchir à la mise en place de solutions techniques et financières pour permettre aux éditeurs français de céder les droits sur des auteurs algériens francophones afin que leurs ‘uvres puissent être éditées en Algérie». Des balises et solutions à la fois, diront les participants, qui permettront, à coup sûr, aux lecteurs algériens de retrouver leur patrimoine à des prix plus abordables.*LNR-24.09.2012.

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 18e salon international du livre-Alger  

      du 31 octobre au 9 novembre 2013

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*cliquer ici: Salon international du livre-Alger

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**Débat autour du corps, du sexe et du désir au SILA

«Ecrire est toujours une façon de se mettre à nu»

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<div><span style= Le corps, le désir, le sexe et le fantasme sont présents d’une manière ou d’une autre dans la littérature.

Littérature de l’intime, graphie du corps». Thématique vaste mais assez peu abordée dans les débats littéraires en Algérie. Lundi, au 18e Salon international du livre d’Alger (SILA), au Palais des expositions des Pins maritimes, Noureddine Saâdi et Malika Mokeddem ont débattu de cette question. Rachid Moncef, qui a modéré le débat, a rappelé que Rachid Boudjedra a fait «entrer» le corps dans la littérature algérienne d’une manière fracassante dans les années 1970. Youcef Sebti, pour la poésie, en avait fait de même. «Quand j’écris, j’ai l’impression d’habiter un autre corps. L’écriture malmène le corps. L’écrivain ressent de fortes sensations, mais le corps ne bouge pas, reste immobile pendant le temps d’écriture. Il faut sortir de temps à autre, faire de l’exercice pour récupérer son corps», a déclaré Malika Mokeddem.

L’auteure de Mes hommes a estimé qu’écrire est un acte intime. «On traîne le micro portable dans le lit pour écrire, dans l’intimité totale. On est avec les personnages. Se lancer à corps perdu dans l’écriture signifie que l’on jette beaucoup de tabous», a-t-elle affirmé, revendiquant le «je» dans son écriture. Elle a cité l’exemple de son roman Mes hommes, où elle a décrit ses rapports avec l’autre sexe. «J’ai étudié dans un lycée où il y avait peu de filles. J’étais donc souvent dans un milieu masculin face à eux ou contre eux dans l’affrontement. Le premier homme que j’ai affronté était mon père. Dans ce roman, j’ai exploré toutes les facettes de ma relation aux hommes», a-t-elle confié. L’auteure, de Je dois tout à ton oubli, craint de tomber dans la légèreté, dans l’écriture sur l’intime.

«Le défi est d’éviter le roman à l’eau de rose sans avoir peur des tabous.» Pour Nourredine Saâdi, écrire est toujours une façon de se mettre à nu. «Que ce soit dans l’écriture dite d’autofiction où l’auteur croit qu’il raconte sa vie, alors qu’il s’agit que d’écriture, ou  dans la fiction élaborée avec une narration et des personnages. Dès lors que l’on écrit, on livre aux autres quelque chose qui relève du domaine de l’intimité. Un livre est toujours révélateur de ce qui est un écrivain», a expliqué l’auteur de La nuit des origines. D’après lui, le corps est fantasmé dans la littérature. «Le premier corps qui est en jeu est celui de l’écrivain. Et dans ce rapport et dans cette émotion entre le corps et ce que l’on écrit, il y a quelque chose qui se noue, je crois que c’est la littérature», a-t-il indiqué. Il a souligné que la représentation du corps dans les littératures diffère d’une société à un autre.

«Dans la culture occidentale, on pense qu’il existe une séparation entre le corps et l’âme. Cela vient de la philosophie grecque. L’image du corps a pris de l’ampleur depuis Nietzsche. Il y a une façon de représenter son corps comme  si ce corps était l’objet essentiel de son identité», a analysé Noureddine Saâdi. Pour Rachida Moncef, le corps n’a jamais été un enjeu dans les littératures européennes. Avis non partagé par Noureddine Saâdi. «Le XIXe siècle français a été marqué par ce rapport de l’éciture au corps et aux censures», a-t-il précisé, citant l’exemple du procès fait à Gustave Flaubert autour du roman Madame Bovary (paru en 1857). Il a rappelé que l’Eglise chrétienne a tout fait pour interdire à la littérature d’exposer les corps…*Fayçal Métaoui-El Watan-06.11.2013

*consulter par ailleurs:

Les petits secrets du Salon du livre d’Alger

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**Anouar Benmalek et Abdelkader Djemaï au SILA

«L’écriture, c’est l’imprévisible»

Anouar Benmalek a appelé à plus d’audace de la part des écrivains, alors que Abdelkader Djemaï a estimé que l’écriture est parfois liée au hasard.

Les romanciers algériens, Anouar Benmalek et Abdelkader Djemaï, se sont retrouvés dimanche à l’espace littérature au pavillon central du Palais des expositions des Pins maritimes au 18e Salon international du livre d’Alger (SILA) pour évoquer l’amour et le voyage en littérature. «Tout romancier rêve d’écrire une histoire d’amour. Je me dis toujours que je suis un auteur de love story, mais j’ai le malheur de vivre dans des pays où l’histoire est tragiquement présente», a confié Anouar Benmalek. Il a cité l’exemple de son roman L’amour-loup (sorti en 2002), dont l’histoire se déroule à Beyrouth et à Damas. Une histoire d’amour. «C’est un livre qui évoque la tragédie aussi. Le sentiment de désespoir qu’on avait pour le Moyen-Orient était fort déjà. L’histoire du roman se termine mal, mais beaucoup moins mal que dans la réalité d’aujourd’hui», a-t-il relevé.

L’amour- loup narre l’histoire de Chaïbane, un étudiant algérien, qui rencontre à Moscou Nawal, une étudiante palestinienne. Anouar Benmalek a fait le parallèle avec la situation politique et militaire dramatique de la Syrie d’aujourd’hui. «Avoir le choix entre un dictateur ou des fanatiques armés. Le monde arabe est-il condamné à ce malheur ? Sommes-nous condamnés à nous détruire les uns après les autres ? Il est terrible de constater que la belle, la grande mosquée de Damas, soit touchée par les bombardements», a-t-il affirmé. Selon l’auteur de Le Rapt, les Algériens n’ont pas assez parlé de leur histoire. Il a cité l’exemple de l’Emir Abdelakder, «personnage complexe et extraordinaire», qui a été ignoré par le cinéma algérien.

«Si nous ne sommes pas capables de raconter l’histoire de l’Emir Abdelkader, c’est que nous ne le méritons pas. L’Emir a été réduit à être le fondateur de l’Etat algérien moderne. Mais il n’est pas que cela», a-t-il regretté, citant également l’exemple d’El Mokrani et Ben M’hidi. Abdelkader Djemaï, qui vient de publier chez Barzakh La dernière nuit de l’Emir, a, pour sa part, parlé de la perpétuelle errance de l’Emir Abdelkader. Dans ce roman, Abdelkader Djemaï revient sur le départ en exil de l’Emir Abdelkader en décembre 1847 et évoque sa smala qui était composée de 20 000 personnes. «C’est un immense western, plus puissant que les films de John Ford ! Il  y a l’épopée, la fantasia, l’amour. Ce n’était pas un voyage semé de pétales de roses. L’Emir Abdelkader n’était pas uniquement un guerrier. Il était un homme d’une dimension universelle, poète, philosophe, un être qui a réalisé son destin», a-t-il souligné. Il a rappelé que l’Emir avait mené un combat contre l’ignorance et l’injustice.

écrits spirituels de l’émir abdelkader

Selon lui, il y a encore des choses à raconter sur l’itinéraire politique, militaire et intellectuel de l’auteur de Ecrits spirituels. «Les livres écrits sur l’Emir ont été l’œuvre d’historiens. J’ai voulu aborder sa vie à travers la littérature. Dans le livre, La dernière nuit de l’Emir, j’évoque le voyage avec 96 personnes après la défaite. Avec lui, il y avait des blessés, des vieux, des enfants… Beaucoup d’entre eux n’avaient jamais vu la mer. Ils allaient la voir à Ghazaouet. J’ai fait beaucoup de recherches, notamment au Musée de la marine de Rochefort (France) où j’ai trouvé dans des cahiers de bord les noms, les prénoms et l’âge de tous ceux qui avaient accompagné l’Emir Abdelkader dans son voyage. J’ai failli m’évanouir en voyant cela. Je me suis dit : là, je peux écrire sur l’Emir Abdelkader», a souligné Abdelkader Djemaï, indiquant explorer la valeur «espace» que suggère l’homme d’Etat algérien dans l’écriture littéraire.

Durant sa campagne contre les occupants français, l’Emir Abdelkader s’était beaucoup déplacé avec sa smala entre plaines et montagnes «L’écriture est une aventure. L’écriture, c’est l’imprévisible, le hasard, l’intuition», a soutenu le romancier. Pour Anouar Benmalek, le romancier a tous les droits. «Le romancier n’est pas historien. Il a le droit de tordre la réalité. Je peux écrire sur l’Emir en inventant des histoires», a-t-il indiqué. Il a reconnu avoir pris des précautions dans l’écriture du roman Le rapt où il évoque le massacre de Melouza (commis par le FLN en 1957 contre un village soutenant le MNA).

«J’ai pris soin de tout vérifier pour que les révisionnistes, ceux qui nient l’existence de ce massacre, ne puissent pas dire que ce n’est pas vrai. Après la sortie du roman en Algérie, personne n’est allé avoir l’avis des rescapés de ce massarce. Il y a encore plein de tabous en Algérie. Il y a un agent de la SM (Sécurité militaire) qui est dans notre tête», a-t-il noté. Selon lui, les Algériens ont été privés de vérités et de fantaisie. «Le problème en Algérie n’est pas la censure, mais c’est celui de ne pas donner d’occasion à cette censure de travailler», a remarqué Anouar Benmalek, appelant à plus d’audace de la part de ceux qui écrivent.*  Fayçal Métaoui-El Watan-05.11.2013

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**Débat autour de l’écriture dramatique au Sila

«L’exhibition de la parole»

Le théâtre est d’abord un langage, un mouvement, une création. Pas une langue !

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<p><strong><span style=La conférence porte un curieux titre : «Archéologie du Moi en souffrance : écrire pour le théâtre ?» Les intervenants sont des passionnés de l’écriture et du quatrième art. Habib Tengour, Aziz Chouaki et Mustapha Benfodil étaient ensemble, samedi soir, au 18e Salon international du livre d’Alger (Sila), dans l’espace réservé au «littératures», au pavillon central du Palais des expositions des Pins maritimes, pour parler de leurs expériences respectives. Assis autour de Noureddine Azouz, qui a modéré le débat, les trois auteurs ont dressé un état des lieux assez large de la création théâtrale en Algérie, ses pesanteurs historiques, ses blocages et ses perspectives.

Habib Tengour a évoqué sa rencontre avec Ould Abderrahamne Kaki à Mostaganem, dans les années 1960. «A l’époque je voulais écrire pour le théâtre. J’avais lu tous les livres de la bibliothèque municipale sur le théâtre de l’absurde, la tragédie grecque. Kaki a lu mes textes, il m’avait dit que les personnages parlaient beaucoup. Il avait ajouté que le théâtre c’est le mouvement, et m’avait conseillé d’écrire en arabe populaire. Je ne pouvais pas écrire en arabe, donc, je me suis concentré sur la poésie», s’est rappelé Habib Tengour, soulignant que Kaki est le fondateur du théâtre moderne algérien. Il a avoué que son obsession a toujours été de travailler sur la langue d’écriture et a évoqué le cheminement d’une adaptation en France d’un de ses romans, L’épreuve de l’arc  (paru en 1990), pour les planches, avec l’aide d’Alain Raïs. «J’ai travaillé avec ce dramaturge et poète français. C’était une première expérience.

Plus tard, nous avons monté un autre texte : Traverser, traitant de la question de l’exil. En fréquentant les comédiens et les gens du métier, j’ai compris que je pouvais écrire des pièces en français, sans que cela soit du français, pour évoquer la réalité algérienne en réfléchissant en Algérien», a-t-il affirmé, précisant qu’il ne fallait pas nécessairement s’exprimer en arabe dialectal pour raisonner en Algérien. Habib Tengour a écrit une pièce de théâtre, Captive sans éclats, pour souligner le drame des femmes dans l’Algérie des années 1990 (la pièce est publiée aux éditions APIC à Alger). L’auteur a souhaité une traduction du texte pour que la pièce soit montée. «Ecrire, c’est se confronter à des auteurs. Pour moi, c’était Homère, Joyce, Hugo, Shakespeare…Le théâtre est pour moi une autre façon de travailler la poésie», a-t-il souligné. Aziz Chouaki, qui a écrit une vingtaine de pièces pour le théâtre français, a estimé que l’écriture romanesque est plutôt horizontale, alors que l’écriture dramatique est verticale. «Le passage de l’écriture romanesque à l’écriture théâtrale est pour moi une exhibition, une mise en avant de la parole», a-t-il dit. Il a rappelé avoir commencé par l’écriture de romans avant de passer au théâtre.

Pour lui, il est nécessaire de doter le théâtre algérien de moyens pour traduire les textes. Mustapha Benfodil a, pour sa part, estimé qu’il est important d’accéder à une certaine forme d’universalité dans l’action théâtrale, la nationalité des metteurs en scène ou de la langue important peu. «L’art est d’abord  langage. Il faut d’abord maîtriser la dramaturgie. La langue n’est qu’une technique. Et puis, la théâtralité du texte doit être apparente. Savoir quand et où on peut parler de théâtre», a-t-il affirmé. Mustapha Benfodil est auteur de plusieurs pièces, comme Clandestinopolis et Zizi dans le métro.  Habib Tengour a relevé que le public du théâtre a changé en Algérie. «Le public de Kaki et de Alloula résonnait au chiir al malhoun. Aujourd’hui, le melhoun, ça ne dit rien au public. Les jeunes Algériens ne sont plus dans ce rapport à l’arabe populaire porté par cette forme de poésie. Les jeunes sont imprégnés de la langue arabe classique. Cheikh Hamada ne leur dit rien. Il y a eu des ruptures historiques. Nous sommes dans une société urbaine avec des rapports individualistes. La langue n’est pas la même», a analysé Habib Tengour. Selon lui, les jeunes qui doivent écrire sont tenus de penser le théâtre autrement…*Fayçal Métaoui-El Watan-04.11.2013

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*L’ambassadeur britannique au Salon international du livre d’Alger

Réouverture  du British Council en 2014

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<p><strong><span style=En marge d’une animation pour enfants, donnée à l’occasion du 18e SILA par le conteur anglais Mike Dodsworth, l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Martyn Roper, a annoncé la réouverture du  British Council en 2014, ainsi que d’autres actions en direction de la langue anglaise.

L’ambassadeur de Grande-Bretagne en Algérie, Martyn Roper, a profité de la tenue du Salon international du livre d’Alger pour revenir sur certaines actions entreprises dans le cadre de la promotion de la langue anglaise en Algérie. L’orateur a indiqué : «Compte tenu de l’intérêt de la langue anglaise en Algérie, nous avons augmenté les activités cette année d’une manière importante. Le British Council rouvrira ses portes l’année prochaine. Nous sommes en train de préparer cette réouverture.»

Le British Council, établi en Algérie depuis 1962, avait vu ses activités diminuer durant les années 1990, pour disparaître ensuite totalement. L’ambassadeur a indiqué que la coopération avec le ministère de l’Education nationale a augmenté considérablement. Un programme de formation de professeurs en langue anglaise, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale sera lancé au courant de ce mois. «Nous avons élaboré un programme pour soutenir les professeurs et les inspecteurs algériens de langue anglaise. De ce fait, nous avons employé 81 inspecteurs du Royaume-uni», a-t-il déclaré. Pour rappel, près de 400 enseignants et inspecteurs ont bénéficié, au courant de  cette année, d’une formation en Grande-Bretagne. Parmi les nouveautés introduites par le Royaume-uni, figure l’établissement d’un nouveau réseau pour les professeurs en langue anglaise. Chaque mois sera sanctionné par des ateliers gratuits, façon judicieuse de favoriser les rencontres et les échanges entre confrères de même profession. De même que sera créé un forum afin de développer la langue anglaise en Algérie.

De son côté, la directrice de la langue anglaise auprès du British Council, Mme Deidre Nicolas, n’a pas caché sa joie de voir défiler au quotidien des milliers d’enfants, accompagnés de leurs parents, au niveau de l’esplanade de la Safex. Ces bambins ont été invités à découvrir le talent avéré d’un conteur anglais, Mike Dodsworth. Ce dernier se plaisait à livrer tous ses messages en langue anglaise facile, aidé en cela par des mimiques très parlantes. «Nous sommes fiers de présenter ce spectacle pendant le SILA, sachant que les enfants algériens s’intéressent à la langue anglaise. Ils veulent apprendre cette langue à tout prix», a-t-il expliqué. Par ailleurs, l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Martyn Roper, s’est dit satisfait des bonnes relations bilatérales entre l’Algérie et le Royaune-uni. «Les chiffres commerciaux affichent cette année une augmentation de près de 20%. Les échanges commerciaux entre les deux Etats ont atteint 6,4 milliards de dollars. Nous envisageons d’ici décembre 2013 atteindre 2 milliards en termes d’exportations vers l’Algérie. La Grande-Bretagne est classée pour la première fois le 10e fournisseur de l’Algérie.»*Nacima Chabani-El Watan-07.11.2013

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*Le plus jeune auteur du SILA, Anys Messaour, 17 ans, signe son premier roman

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<p><strong><span style=Le plus jeune auteur du salon international du livre d’Alger pour cette édition 2013, n’est autre que le jeune prodige Anys Mezzaour, auteur de Le lien des temps, la proie des monstres, publié aux éditions Enag.

Frisant  à peine les 17 ans, Anys Mezzaour est détenteur d’une belle plume. Lycéen en classe de terminal  à Alger, Anys livre son premier roman dans le genre littéraire dit «fantasy.  Une foule nombreuse est venue mardi après-midi, au niveau du stand des éditions Enag, pour découvrir ce jeune auteur. Ce dernier s’est adonné, en effet,  à une séance de  vente- dédicace des plus saturées. Tout sourire et d’une amabilité sans limite, Anys Mezzaour a fait preuve de beaucoup de patience à répondre aux interrogations des uns et des autres.

Ce premier roman d’une pagination de 321 pages, raconte l’histoire  un jeune adolescent de seize ans  qui est attaqué par un groupe de quatre assaillants. Il fut intercepté alors qu’il s’apprêtait à remettre un rapport. Il est doté de pouvoirs magiques et vivant dans un univers parallèle, pris en chasse par l’ennemi public numéro un de son pays. Au fil de l’intrigue, il devra faire face à des vérités longtemps cachées et à des situations qu’il n’aurait jamais imaginé pouvoir vivre.

Depuis, son entrée à l’Académie de magie d’Elementia jusqu’à son séjour sur Terre en passant par les complots aux plus hauts sommets de l’Etat, Bill Stuart vivra une aventure extraordinaire à la frontière du réel. Si d’aucuns estiment qu’il y a un rapprochement entre son histoire et la saga de Harry Potter, Anys précise que la ressemblance repose seulement sur le fantastique. Cependant, son roman tend plutôt à avoir des similitudes avec Les Seigneurs des agneaux. Anis Mezzaour confie fièrement qu’il a développé un intérêt certain pour la littérature à l’âge  de huit ans.  Il s’est lancé dans l’écriture de ce roman  en 2008 alors qu’il avait seulement onze ans.

«Au cours de mon enfance, j’ai imaginé plusieurs histoires fantastiques. Parfois, j’en racontais à ma famille.  Je me plaisais  à les transcrire sur du papier. Je ne me doutais  pas un instant que cela constituerai la charpente de mon premier roman. Après plusieurs abondons et plusieurs reprises dû  à ma scolarité, j’ai finalisé cette œuvre en février dernier» explique-t-il. Ce jeune auteur a tenu à préciser que son grand père maternel, Kaddour M’hamsadji – écrivain algérien notoire -  ne  l’a aucunement influencé dans son écriture. «Nous avons chacun,  dit-il, un genre différent d’écriture. Mon grand-père adoré a été plutôt mon premier lecteur».

Anys Mezzaour ne compte pas mettre un terme à cette fabuleuse expérience dans l’univers de l’écriture. Il  promet d’ores et déjà à ses lecteurs le deuxième tome Le  Lien des temps, la proie des mondes. Il est à noter que  Kaddour M’hamsadji a dédicacé de son côté à la même heure et au même stand son dernier ouvrage intitulé A quoi sert le livre ?*Nacima Chabani-El Watan-07.11.2013

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