Autopsie d’une opposition.2

*Pour Karim Tabou, l’Algérie vit un « blocage institutionnel global et va droit au mur »

Tabbou

Karim Tabou, porte parole de l’UDS, un parti en attente d’agrément a été l’invité du forum hebdomadaire de Liberté. Avec le punch et la fougue de jeunesse qui le caractérisent, il a répondu à toutes les questions des nombreux journalistes en « switchant » avec un facilité déconcertante de l’arabe au français et inversement.

L’absence du président de la République est une des questions les plus redondantes. Pour Karim Tabou, le pays vit une situation de « blocage global » qui ne se limite pas à la présidence de la république, mais également à l’exécutif et au parlement. Voire même à l’Etat dans sa globalité, dés lors que d’autres institutions n’assurent plus leur rôle.

Ce qui lui fait dire que « l’Algérie est actuellement au jour le jour ». Pis encore, avec une telle gestion « on va droit dans le mur » prévient t-il, d’autant plus que les ingrédients d’une nouvelle explosion collective s’accumulent de jour en jour. Et c’est la raison pour laquelle il appelle à la responsabilité de la classe politique, pouvoir et opposition, pour un sursaut patriotique. Il y va insiste t-il de l’avenir de l’Algérie.

Concernant les initiatives de l’opposition, notamment celle de la CNLTD, son jugement est nuancé. Il se félicite que des partis de l’opposition puissent retrouver le goût de se réunir, de discuter ensemble en s’élevant au dessus de leur chapelles politiques. Mais il marque aussi sa distance par rapport à la Coordination en soulignant que son parti propose un cap clair et des échéances  précises ».

S’agissant de la situation de son parti toujours en attente d’agrément, il s’étalera longuement sur les manœuvre dilatoires de l’Administration pour ne pas donner l’agrément. Mais après une action de protestation à l’APN, le ministre de l’intérieur, selon lui a promis de prendre en charge le problème. « On attend toujours, mais nous sommes déterminés à nous battre pacifiquement dans le cadre de la loi pour obtenir notre droit constitutionnel à créer notre parti politique ».

Concernant son ex parti le FFS, Tabou admet que cette formation fondée par Hocine Ait Ahmed en 1963 « compte un capital historique indiscutable ». Mais indirectement il tacle la direction actuelle du parti pour ses positions . « Le rôle d’un parti c’est d’avoir des positions en prise sur la situation politique du moment, de donner aussi de la lisibilité politique pour les citoyens ».

En sa qualité de jeune responsable, il appelle justement la jeunesse algérienne à s’impliquer dans le jeu politique. « Les Boudiaf , Benmhidi, Abane, Krim avaient notre âge quand ils ont déclenché la Révolution », dira t-il en appelant les gérontes qui dirigent l’Algérie à passer le témoin.*Par Abbès Zineb | 07/10/2014 |algerie1.com

**L’opposition accuse le pouvoir de « faillite » et appelle au retour à « la légitimité populaire »

La CNLTD accuse le pouvoir de « faillite » et appelle au retour à « la légitimité populaire »

La CNLTD a tenu lundi une réunion au siège de Jil Djadid et à laquelle ont assisté Soufiane Djilali, Mohamed Douiba, Ahmed Benbitour, Abdérazak Makri, Mohcin Bélabbas et Amar Khabbaba. Une occasion pour ces responsables d’examiner la situation politique.

Une situation qui se caractérise par « la manifestation de la Police devant le palais du Gouvernement et le siège de la Présidence de la République » selon la Coordination qui indique que « la mise en alerte de la garde républicaine est une preuve de la dégradation de la situation au sein du régime.

La mise sous tutelle militaire de la région du Mzab est mise en évidence dans le communiqué de la Coordination qui alerte aussi sur « la situation difficile qui caractérise ces derniers temps les territoires Touaregs, ajoutant ainsi un surcroit de tension au niveau des frontières ». Sur le plan économique, la  CNLTD note la baisse des prix du pétrole, en accusant les responsables de n’avoir pas pu l’anticiper.

Ce qui, selon eux ne manquerait pas d’avoir des conséquences sur les équilibres économiques et le niveau de vie des algériens, surtout dans le cas où cette tendance baissière persisterait longtemps. La Coordination tient pour responsable de cette situation le pouvoir. Plus singulièrement le résultat de « sa politique de l’échec » contre laquelle la Coordination rappelle avoir mis en garde lors de sa première conférence nationale en juin dernier à Zeralda.

Ce constat étant fait, les responsabilités établies, la CNLTD préconise par conséquent que la solution passe par « le retour à la légitimité populaire, à travers « des élections générales, libres, régulières et transparente sous le contrôle d’une commission électorale indépendante à tous les étapes du processus ».*Par Abbès Zineb | 20/10/2014 |algerie1.com

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*L’opposition empêchée de tenir une conférence

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Les responsables de la CNLTD ont été empêchés, samedi, de tenir une conférence thématique qui devait avoir lieu à l’hôtel Essafir, Alger.

Selon M.Benkhélaf, du parti de Djaballah, les organisateurs n’ont été informés que vendredi en début de soirée de la réponse des autorités de la wilaya d’Alger du refus de ces dernières.

Les raisons du refus : « le thème de la conférence n’est pas précis », selon les autorités de la wilaya. Le thème en question, selon M Benkhelaf porte sur les « conditions d’organisation d’une élection transparente ».

Face au refus des autorités, les responsables de la CNLTD ont improvisé une marche de l’hôtel Essafir vers la Grande Poste. Une marche qui s’est terminée par un rassemblement sur place avec des prises de parole des responsables de la CNLTD. Tout cela à la grande surprise des services de sécurité, visiblement pris au dépourvu, en ce matin de week-end en Algérie.

Le refus de l’autorisation donne déjà un avant goût de ce que sera la réponse des autorités par rapport aux marches que compte organiser le 24 fevrier la CNLTD sur l’ensemble des wilayas , en signe de protestation contre l’exploitation du gaz de schiste. *Par Abbès Zineb | 14/02/2015 / algerie1.com

**il n’est plus possible de faire de la politique.

L’interdiction ce matin d’une conférence thématique autour des « Conditions de la transparence des élections » que devait animer les membres de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) à l’hôtel Safir, à Alger, prouve si besoin était, qu’il n’est plus possible de faire de la politique.

En dehors des activités des partis au pouvoir (FLN, RND, MPA, TAJ, ANR…) qui peuvent à loisir se réunir là où ils veulent, les portes sont hermétiquement fermées devant les partis de l’opposition.

Ce qui s’est passé ce matin est clairement un déni de liberté. Quoi de plus normal en effet que des partis algériens dûment agréés se réunissent autour de n’importe quel sujet, qui plus est dans un établissement hôtelier dont ils ont loué la salle ?.

Ce n’est pourtant pas évident et les animateurs de la CNLTD, Mokri, Belabass, Benkhellaf, Sofiane Djilali l’ont vérifié pour la énième fois à leur dépends. Le refus de l’administration de leur accorder l’autorisation de réunion est pour le moins injustifiable.

Dans un Etat de droit, un parti politique ne doit pas être pris pour une organisation terroriste. Il y a de quoi être sidéré quand on lit l’exposé des motifs de la wilaya d’Alger tentant d’expliquer soit disant le bien fondé du refus d’accorder l’autorisation : «L’intitulé de la conférence n’est pas clair». Voyons !

CNLTD, un sigle frappé du rouge ?

Depuis quand l’administration juge de la pertinence des thématiques des conférences pour décider de leur autorisation ou pas ?
De quelque angle que l’on prend cette interdiction, il s’agit bien d’un abus d’autorité, d’une atteinte à la liberté d’expression et de réunion consacrées par la Constitution.
Où les partis d’opposition devraient-ils se rendre finalement pour exercer leurs activités ? Comment croire que les libertés politiques sont vraiment respectés comme veuille le faire croire le discours officiel ?
Depuis la création de cette fameuse Coordination nationale des libertés et de la transition démocratique, quasiment aucune rencontre thématique devant être animée par des experts indépendants n’a été autorisée.

Atteinte aux libertés de réunion

Les autorités ont fermé à double tours toutes les portes face aux animateurs de l’opposition voire même ceux qui font de l’opposition à l’intérieur du pouvoir.

Faut-il rappeler en effet les mésaventures du groupe de Belayat avec la même wilaya d’Alger qui leur refusait même l’accès aux salles de réunions dans leur volonté d’invalider le CC du FLN.

Il est tout de même bizarre de voir le pouvoir agir ainsi en 2015 ; à l’heure des réseaux sociaux, surtout dans un contexte national et régional qui commande aux algériens de se serrer les coudes.

De fait,  ces atteintes aux droits d’exercice de l’activité politique risquent de connaitre des dérapages incontrôlés. Il est tout de même incroyable de constater que des salafistes aient pu forcer le barrage de la police et marcher sur Alger pour protester contre « Charlie Hebdo » alors que des responsables politiques sont empêché de se réunir même à l’intérieur d’un hôtel !
Le pouvoir serait mieux inspiré de desserrer son étreinte sur une société qui étouffe. Il y va aussi de la sécurité nationale. *Par Rafik Benasseur | 14/02/2015 | algerie1.com

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	Le ton monte au sein de l&rsquo;opposition apr&egrave;s les&nbsp; man&oelig;uvres du pouvoir  » src= »http://www.elwatan.com/images/2015/02/15/boycott_2600964_465x348.gif » /></p>
<p><strong><span style=**L’arbitraire

Les services de la wilaya d’Alger ont opposé un refus aussi étrange qu’inexpliqué à la CNLTD qui a prévu d’organiser une conférence sur «Les conditions d’élections transparentes». Cette interdiction serait-elle un prélude à la réponse que compte réserver le pouvoir aux manifestations prévues par la CNLTD le 24 février à travers le territoire national ?

Un nouveau coup porté à la liberté de réunion et l’opposition politique se trouve une fois de plus bâillonnée. L’interdiction de la conférence de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) traduit cette tentation autoritaire du pouvoir qui ne laisse aucune marge d’action à l’opposition.

Ainsi, les services de la wilaya d’Alger ont invoqué un motif aussi fallacieux qu’incongru pour interdire la tenue de la conférence sur «Les conditions d’élections transparentes» prévue hier à l’hôtel Essafir de la capitale. Le prétexte ? L’administration considère que «l’intitulé de la conférence n’est pas assez clair». C’est tout. Et pour mieux prendre de court les organisateurs de la conférence, les services de la wilaya d’Alger ont attendu la dernière minute, c’est-à-dire en fin de journée de jeudi dernier, pour informer la CNLTD de son refus. Alors que la demande a été introduite le 20 janvier passé.

Face à cet étrange refus, les principaux leaders de la Coordination ont tenu tout de même à être présents sur les lieux où devait se tenir la réunion pour exprimer leur réprobation. Mohcine Belabbas du RCD, Abderrazak Makri du MSP, Djilali Soufiane de Jil Jadid, Lakhdar Benkhelaf du FJD, Mohamed Douibi de Ennahda en compagnie de leurs militants ont improvisé une marche le long de la rue Asselah Hocine pour dénoncer «les atteintes au droit de réunion». Durant la marche, les principaux animateurs de la CNLTD scandaient «Commission indépendante pour l’organisation des élections» et «Non à la répression des libertés». En fin de parcours, les chefs des partis de la Coordination ont rendu publique une déclaration commune, lue par Mohamed Douibi du mouvement Ennahda, condamnant l’interdiction de la conférence. «Cette interdiction est un acte répressif étrange qui est contraire à l’esprit de la Constitution qui garantit le droit à la réunion.

C’est un message politique négatif que renvoie le pouvoir et traduit l’absence d’une volonté politique d’ouverture du champ des libertés en Algérie», condamne la CNLTD. Cette dernière y voit une obstination à empêcher l’opposition d’agir librement, «une volonté du pouvoir à rendre impossible la classe politique de se réunir dans un esprit responsable pour participer à servir l’Algérie.

Le pouvoir travaille à l’effritement de cette opposition». L’empêchement d’une conférence somme toute ordinaire est un prélude à la réponse que compte réserver le pouvoir aux manif’ prévues par la CNLTD le 24 février à travers tout le territoire national. Les animateurs de la Coordination sont prévenus, mais ils ne se font pas d’illusion. «Nous allons investir la rue et reconquérir notre droit de réunion et d’organisation», réplique le président du RCD, Mohcine Belabbas.

Son camarade du MSP, Abderrazak Makri, qui a exprimé récemment sa volonté d’aller négocier avec le pouvoir, s’est montré virulent en déclarant que c’est «la mafia» qui squatte le pays et ses richesses. Soufiane Djilali de Jil Jadid, quant à lui, dénonce «un pouvoir qui pousse au pourrissement en interdisant l’action pacifique de l’opposition». Cette énième interdiction, qui frappe l’opposition légale en l’empêchant d’agir, intervient au moment même où le pouvoir claironne une révision de la Constitution qui «offrira» à l’opposition plus d’espace d’action et d’expression en lui accordant plus de prérogatives. Flagrante contradiction.*Hacen Ouali–El Watan-15/02/2015

*Réactions d’internautes: *Tous les acquis d’après 1988, sont en train de s’effriter avec cette gouvernance. Cette mafia qui utilise tous les subterfuges pour bloquer les bonnes initiatives des partis politiques, ne cédera d’aucune manière. La seule solution pour l’opposition c’est de mettre de côté les lois (puisque le régime en place ne la respecte pas) et d’investir la rue pour obtenir gain de cause. Sinon cette manière de faire ( demander des autorisations) me mènera nulle part. Bien sûr , il y a un prix à payer, tous les participants sont avertis que la violence sera là ; mais il faut prendre ses responsabilités. C’est l’unique issue .Au lieu de perdre du temps à titiller ce régime et à attendre son feu vert. En dehors de ça, il reste à cette opposition de dissoudre ses partis et faire autre chose.***Ce pouvoir pourri est maintenant devenu paranoique , surtout par les nouvelles de la Suisse qui cache leurs butins voles au peuple algerien. Les clans formant ce regime d’imposteurs ont peur qu’on revele leurs mefaits a l’egard du peuple et du pays. Tout mouvement democratique les fait trembler, ils se cachent derriere leur cordon de police bien payee , ils trouvent bizarre qu’un peuple opprime oise se revolter au lieu de ramasser les miettes qu’ils daignent jeter. Meme la France pense que ce regime est doue a la faillite et va emporter tous avec lui dans le gouffre, laissant un grand vide a remplir par les terroristes !!!

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 40 000 policiers déployés à Alger contre une manifestation pacifique!?

*En dépit d’une répression «sophistiquée» et de la brutalité policière,

L’opposition a réussi son pari de manifester et d’exprimer son refus d’assister à la dilapidation des ressources du pays

***L’opposition aura réussi son pari de manifester non seulement à travers le pays, mais aussi à Alger, sous très haute surveillance et en dépit d’une répression «sophistiquée». Malgré la brutalité policière, elle est parvenue à mobiliser des citoyens aux côtés de chefs de parti, de députés et de représentants de la société civile.

Elle a surtout brisé, en ce 24 février, le monopole d’une commémoration patriotique qu’est la nationalisation des hydrocarbures, dévoyée ces dernières années par un régime autoritaire qui l’a transformée outrageusement en une glorification d’un système politique usé, totalement autiste aux doléances des Algériens. Une récupération «historique» au profit exclusif d’un clan du pouvoir et de ses intérêts, depuis l’accession de Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République.

En dépit de tous les efforts du régime à interdire l’expression de la contestation et du droit de rassemblement dans la capitale, les Algérois qui ont manifesté mardi, ont réussi, aux prises avec un service d’ordre impressionnant et d’une violence inouïe, à briser ce mur de la peur. Une telle violence atteste que des instructions ont été données d’en haut dans ce sens. Une volonté des plus officielles à faire taire par la force, s’il le faut, toute velléité de contestation.

Ceux qui ont manifesté mardi, au-delà du refus de l’exploitation du gaz de schiste vue par Bouteflika comme «un don de Dieu» ont tenu, aussi, et c’est sans doute le plus important, à exprimer leur refus d’assister à une dilapidation des ressources et des richesses par un clan de prédateurs dont les accointances avec le pouvoir sont à peine soupçonnées.

Une crainte somme toute justifiée, comme ont tenu à le montrer les travailleurs de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) de Rouiba qui sont sortis, ce 24 février, pour manifester contre l’accaparement depuis trois jours d’un terrain appartenant à l’entreprise par un «opérateur» privé que l’on dit proche du cercle présidentiel.

Car si le gaz de schiste ou toute autre ressource naturelle représentent, aux yeux des Algériens, une opportunité de financer un développement harmonieux, il n’en demeure pas moins que dans les conditions actuelles d’un autoritarisme dominant dans le domaine politique comme dans la sphère économique, son exploitation suscite des appétits de rapine dans des «milieux d’affaires» peu scrupuleux mais néanmoins bien introduits quand ils ne sont pas proches du pouvoir politique.

Au-delà des inquiétudes somme toute justifiées des citoyens qui ont manifesté, à In Salah et ailleurs, sur les conséquences que pourrait avoir, en l’état actuel des choses, une exploitation du gaz de schiste sur l’environnement, celles de voir cette nouvelle richesse au cœur de prédations en tous genres et d’actes de prévarication sont dans l’état actuel du pouvoir malheureusement tout aussi justifiées.

L’opacité qui entoure les transactions et l’attribution des marchés laisse planer la crainte d’assister à d’autres affaires du genre Sonatrach 1 et 2 et autres rebondissements comme les cavales de Chakib Khelil et Farid Bedjaoui. Et de cela comme de l’impunité dont jouissent tous les prédateurs, les Algériens n’en veulent plus.**Reda Bekkat-El Watan-26/02/2015

**La peur de la Rue !?

*Ni le Président ni le Premier ministre ou les généraux ne connaissent en réalité la rue, pour l’avoir désertée il y a très longtemps. 

D’où vient cette peur de la rue si bien partagée par les dirigeants à plusieurs niveaux d’échelle ? En d’autres termes, pourquoi déployer 40 000 policiers à Alger, soit l’équivalent de l’armée portugaise, tunisienne ou hongroise, afin de contrer des groupes d’opposition qui marchent pacifiquement ? L’argument officiel est connu, tous ceux qui marchent dans les rues sont là pour déstabiliser le pays, voire le système solaire, et ils sont généralement payés par des intérêts étrangers, voire par des marques de baskets américaines. La réalité est plus complexe, ce réflexe d’interdire l’espace public comme on interdit une conférence privée, un mariage ou un bar et d’y rassembler toutes ses forces de toutes ses forces, est lié à la peur, qui, elle-même, vient de l’ignorance.

De la rue, étrange espace représenté en haut lieu comme un animal violent, hostile et imprévisible, non domesticable comme les autres animaux, médias, stades ou mosquées. Une foire peuplée d’étranges créatures que l’on peut nourrir avec des prêts Ansej, un peu d’huile et de sucre mais qui ont toujours faim et se rassemblent en permanence dans une formule où la seule mythologie est la théorie du chaos.

Ni le Président ni le Premier ministre ou les généraux ne connaissent en réalité la rue, pour l’avoir désertée il y a très longtemps. A-t-on déjà vu un ministre ou un wali dans un café, chez le coiffeur, au restaurant ou simplement se promener dehors ? En ce sens, la rue est la rivière de l’échec, puisque dès qu’un homme de la rue devient ministre, chef de daïra ou PDG, il cesse de la fréquenter et n’y retourne plus jamais, passant le reste de son temps à la haïr au lieu de lui parler. Ce qui explique cette peur de la rue, labyrinthe qui mène partout mais ne conduit nulle part. Les policiers n’ont pas été déployés pour sauver le pays. Mais pour sauver un groupe d’hommes qui ne veulent pas retourner à la rue.*Chawki Amari-El Watan-26/02/2015

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*Le FFS contre les politiques d’austérités imposer aux couches des plus défavorisées

Pour le FFS, « notre indépendance, notre souveraineté et notre unité, nationales »  constituent des « lignes rouges ».

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Le premier secrétaire national du Front des Forces Socialistes (FFS) Mohammed Nebbou a déclaré, vendredi à Tizi Ouzou, que son parti s’oppose aux politiques d’austérités tout en assurant qu’il n’est pas question de soutenir ces politiques et de les imposer uniquement aux couches des plus défavorisées de la société.

Comme il a déploré « l’érosion du pouvoir d’achat des algériens et la cherté de la vie qui pénalise les travailleurs qui peinent à subvenir à leurs besoins les plus rudimentaires ».

Le responsable du FFS, qui s’exprimait à l’occasion d’un hommage rendu à feu Aissat Idir à son village natal Djemaa Saharidj dans la commune de Mekla (30 km à l’Est de la wilaya de Tizi Ouzou), a saisi l’occasion pour lancer des messages à leurs adversaires politiques notamment ceux qu’il qualifie de « partisans de l’instabilité, du sectarisme, du communautarisme, de la division et du statu quo » face à qui son parti oppose « notre indépendance, notre souveraineté et notre unité, nationales »  qui constituent leurs « lignes rouges ».

Mohamed Nebbou n’a pas manqué l’occasion pour réitérer l’appel du FFS à la convergence entre toutes les parties de toutes les parties dans le respect des différences de chacune et redonner par là sens à l’action collective « afin d’imposer le changement pacifique et démocratique dans le pays ».

Il a, à ce propos, souligné l’importance de « retisser les les liens entre la classe politique et la société civile », tout en estimant qu’il « s’agit d’une alternative plausible pour redynamiser la société et contribuer à la création de rapports de force et de dynamiques de changement dans le pays ».

Le premier secrétaire national du FFS a saisi l’occasion de l’hommage rendu au fondateur de l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA)pour rappeler que « le pluralisme et la liberté syndicale sont des prolongements logiques du pluralisme et de la démocratie politique » et »qu’on ne peut parler de libertés syndicales sans démocratie politique et sans État de droit comme il serait illusoire d’envisager une démocratie politique réelle sans une société civile active, autonome et forte ». Comme il a suggéré aux syndicats de ne plus « s’enfermer dans les revendications corporatistes et les politiques n’ont pas le droit de s’isoler de la société ».*Par Ameziane Athali | 01/05/2015 | .algerie1.com/

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FFSIFRIS

**Le FFS oeuvre pour un consensus national

L’initiative du Front des forces socialistes (FFS) portant sur l’organisation d’une conférence nationale sur le consensus national prend forme.

Le plus vieux parti de l’opposition entame, à partir d’aujourd’hui, un cycle de consultations avec les différentes parties, notamment les formations politiques, les personnalités nationales, les citoyens ainsi que des représentants du pouvoir. Le parti a déjà tracé un calendrier des rencontres pour cette semaine. Aujourd’hui, l’instance présidentielle du FFS a prévu de rencontrer les secrétaires généraux du RND et du FLN, alors que la journée de demain sera réservée à la personnalité Ali Benflis. Pour ce qui est de jeudi, le FFS a pris rendez-vous avec le leader du MSP et, dans l’après-midi, il rencontrera Mouloud Hamrouche.

Le FFS a décidé d’aller vers ces acteurs politiques pour écouter leur position par rapport à la situation qui prévaut dans le pays et recueillir les avis des uns et des autres sur cette initiative lancée il y a quelques mois.  Mohamed Amokrane Cherifi, membre de l’instance présidentielle a expliqué, hier lors d’un point de presse animé au siège et parti et portant sur l’état de préparation de la conférence, que la reconstruction d’un consensus national est une démarche dictée par la conjoncture politique actuelle. Pour le FFS, il s’agit là de l’unique voie pour affronter les dangers qui planent sur le pays, que ce soit sur le plan national ou international.

La démarche du FFS, selon Amokrane Cherifi, est non partisane, ce n’est pas une conférence nationale politicienne mais une conférence pour l’intérêt national et de haut niveau. «Certes, nous avons lancé cette initiative, mais nous restons de simples facilitateurs et, en tant que tels, nous veillerons à ce que cette conférence soit un cadre où chaque parti, chaque personnalité, chaque citoyen puisse venir exposer ou exprimer son avis et faire des propositions pour aller vers un consensus. Cette démarche doit être neutre, sans préalable. Nous n’allons pas fixé de date pour la tenue de cette conférence. Il ne nous appartient pas de le faire. C’est aux participants, d’un commun accord de décider de cette action.

Le FFS tient à être neutre dans cette opération afin de ne susciter aucune critique», affirme le conférencier. Pour éviter tout amalgame ou une mauvaise interprétation de cette démarche, Amokrane Cherifi assure que l’initiative du FFS ne se substitue nullement aux autres initiatives. Pour lui, chaque action apporte inévitablement un plus pour notre pays : «Cette conférence nationale va rassembler les partis de l’opposition et le pouvoir. Mais nous avons compris, au sein du FFS, que pour la réussite d’une telle initiative il faut l’implication du citoyen. Il faut donner la parole aux Algériens car ils sont les premiers concernés. Cette conférence n’est pas celle des appareils.» Et de préciser que cette conférence se déroulera en deux phases : la première vise à donner la parole aux différents acteurs de la société, quelles que soient leurs sensibilités, et la deuxième consiste à désigner tous les points de divergence et les différentes approches.

Si les convergences l’emportent sur les divergences, il y aura l’élaboration d’une plateforme de consensus. L’instance présidentielle du FFS lance, à cet effet, un appel aux citoyens pour contribuer à la réussite de cet événement, comme il invite les partis politiques, quels que soient leurs programmes ou leur sensibilité, à faire preuve de retenue et d’esprit de conciliation pour contribuer à apaiser les tensions et éviter les surenchères.*Nabila Amir-El Watan-21/10/2014 |

**Louisa Hanoune lève une partie du voile

Une partie du voile est «levée». Il fallait attendre que Louisa Hanoune, la SG du Parti des travailleurs se prononce au sujet des crashs et incidents essuyés par la Compagnie aérienne nationale, Air Algérie, durant ces derniers temps, pour connaître les vraies raisons de ces mésaventures. Tout a été planifié et entre dans le cadre d’un plan de filialisation de la compagnie pour la céder au «privé». Telle est l’explication fournie par Mme Hanoune.
En effet, intervenant hier, lors dune conférence de presse, elle a fait savoir qu’«un plan de filialisation» a été concocté pour Air Algérie, et que le but n’est autre que de «brader cette compagnie nationale et du coup la privatiser». A ce propos, elle a déclaré «à la lumière de ces plans, on comprend parfaitement les événements et incidents dont Air Algérie a fait l’objet». Fidèle à ses principes, Mme Hanoune a souligné qu’elle ferait tout ce qui est en son pouvoir, afin de barrer la route à la privatisation du «fleuron national».
Abordant la question sécuritaire, elle a soutenu que l’Algérie se trouve à la croisée des chemins, et ce, en tenant compte des enjeux et menaces, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, qui guettent l’Algérie. Et plus précisément, ce qu’elle a appelé «la Daéshisation» de la région. Car selon elle, aucun continent ne sortira «indemne» de la guerre féroce qu’est en train de mener la coalition internationale contre l’organisation de l’Etat islamique (Daesh). Il s’agit pour elle de guerre qui a pour but principal de «semer le trouble et la zizanie dans chaque Etat». Par ailleurs, la secrétaire générale du PT, n’a pas manqué de décocher des flèches sur son «ennemi» intime, Amara Benyounès, ministre du Commerce, Abdessalem Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines et Mohamed Mebarki, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle accuse chacun d’eux de tenir des propos contradictoires et d’avoir des discours de «duplicité». Sur ce point, Mme Hanoune a relevé la «clochardisation de l’enseignement supérieur» et exprimé son étonnement par rapport aux déclarations de M.Mebarki qui, d’une part, avoue les défauts du système LMD (licence, master, doctorat), alors que d’autre part, il déclare que «le temps pour un changement n’est pas encore venu». Le fait est que pour elle, «certains responsables sont éblouis par tout ce qui est occidental». D’ailleurs, elle s’est interrogée: «Pourquoi on invente des diplômes, pour qu’après la Fonction publique ne les reconnaisse pas?».
Concernant M.Bou-chouareb, elle a relevé la duplicité de son discours, à travers deux déclarations. D’un côté, il appelle au maintien de la règle des 51/49% et son élargissement aux autres secteurs, alors que d’un autre, il dit qu’elle ne figurera pas dans la nouvelle loi sur l’investissement, et que certains secteurs devraient être épargnés. Ce comportement est pour elle une esquive, et représente le préambule de l’annulation de cette règle. «Il y a des divergences et contradictions entre les responsables» a-t-elle indiqué, en ajoutant «à l’origine de ce recul et ces contradictions, se trouve le déficit en démocratie».
Sur le plan politique, elle a appelé le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à accélérer et concrétiser le projet qui lui tenait à coeur, à savoir les réformes politiques.
La cause palestinienne, priorité du parti, a également été évoquée. Elle a fixé le rendez-vous pour le 29 novembre où des meetings et activités seront menés afin de soutenir cette cause.*Par Kheireddine BOUKHALFA - Dimanche 26 Octobre 2014-L’Expression

**Le FFS rencontre le PT

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Le Front des Forces socialistes (FFS) a indiqué, lundi soir, que ses dirigeants ont rencontré aujourd’hui le Parti des Travailleurs. « dans le cadre des rencontres bilatérales qu’il a entamé, la semaine dernière, avec les acteurs politiques et sociaux, en vue de la tenue de la Conférence Nationale de Consensus ».

Composée d’Ali Laskri, membre de l’Instance Présidentielle du parti, de Mohamed Nebbou, 1er secrétaire national, de Karim Baloul, coordinateur du comité d’éthique et la députée Nora Mahiout, la délégation du plus vieux parti de l’opposition s’est entretenu avec la secrétaire générale, Louisa Hanoun et des membres de sa direction en l’occurrence Ramdane Taâzibt, Karim Labcheri et Hamid Boubaghla.

Toujours selon la même source, « la rencontre a été fructueuse et les échanges entre les deux parties très riches ». Les représentants du FFS  ont saisi l’occasion pour expliquer « la démarche » de leur formation visant à reconstruire un « consensus national ». Le FFS rappelle que son initiative politique « inclusive et neutre » vise à « sauvegarder la cohésion et la souveraineté nationales, ainsi que l’édification d’institutions fortes et un développement économique durable ».

Les deux délégations ont également débattu des questions nationales et régionales notamment celles inhérentes aux contexte sécuritaires, politiques, économiques et sociales avant de convenir au maintien de ces contacts et d’approfondir les discussions entre les deux parties.*Par Lila Ghali | 27/10/2014 | algerie1.com***« L’esprit de consensus durant la Lutte de libération nationale revêtait une importance « vitale » et  constitue une « réponse adaptée aux exigences de la situation actuelle pour nous mener vers des horizons plus sûrs », a déclaré, mercredi à Ifri (Béjaia), le Premier secrétaire national du Front des Forces socialistes (FFS), Mohamed Nebbou.

Dans son allocution lors d’un recueillement au mémorial du Congrès de la Soummam, organisé à l’occasion de la célébration de la Journée nationale du Moudjahid (20 août 1955-1956), il a souligné que « du 1er novembre 1954, où un consensus s’est dégagé pour se libérer du joug colonial, au congrès de la Soummam où les acteurs politiques et militaires de l’époque avaient su dépasser les clivages en s’unissant pour un objectif commun, à la naissance du GPRA visant la cristallisation des recommandations de la Soummam, le dépassement des divergences individuelles et la concentration sur l’essentiel, beaucoup de leçons peuvent en être tirées ». Pour Nebbou, « c’est cet enchaînement et cette dynamique extraordinaires, fruit du génie algérien, qui ont donné l’indépendance et poussé la France coloniale à abdiquer ». Le premier secrétaire national du FFS a estimé que cet esprit de consensus est à même de « donner naissance à une ère où l’intérêt suprême du pays va prévaloir sur toutes les autres considérations, une ère de dialogue, de négociation et de rassemblement ».*Par Lila Ghali | 20/08/2014 

*Pôle des forces pour le changement

L’instance de concertation et de suivi de l’opposition a tenu, jeudi dernier, sa deuxième réunion à la permanence de Ali Benflis, ex-candidat à l’élection présidentielle du 17 avril 2014.

C’est d’ailleurs à l’invitation du Pôle des forces pour le changement, que coordonne ce dernier, que la rencontre a eu lieu. Excepté Mouloud Hamrouche, ancien chef de gouvernement (absent pour la deuxième fois) et Si Ahmed Ghozali (qui a délégué un représentant), les autres membres de l’instance étaient présents. Tenue dans l’après-midi, la réunion de cette instance, qui a pour mission de traduire les orientations de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) sur le terrain, a rendu public un communiqué final contenant plusieurs recommandations.

Il a ainsi été retenu de s’adresser prochainement au peuple algérien dans un souci d’explication de la démarche de l’opposition. Réitérant son «attachement à la revendication des libertés, de la transition démocratique et de la réanimation de la scène politique, l’instance de concertation et de suivi insiste sur son refus de la situation de vacance du poste de président de la République qui a paralysé les institutions de l’Etat, mis le pays en danger et provoqué l’absence de l’Algérie sur la scène internationale».

Chantage sur les médias par la publicité

L’opposition réunie à la permanence de Benflis dénonce et condamne «les mesures despotiques prises par le régime politique dans le secteur des médias, notamment la politisation de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel, en plus de l’étouffement de la presse à travers la publicité». L’instance de concertation et de suivi de l’opposition qui n’a pas manqué également de condamner l’assassinat en Algérie du touriste français Hervé Gourdel et de «dénoncer les groupes terroristes et criminels, porte au pouvoir la responsabilité de l’insécurité qui règne dans le pays et l’avertit d’engager l’Algérie dans des plans et des alliances douteuses, obéissant à des agendas étrangers».

Dans un discours introduisant la réunion de l’instance de concertation et de suivi de l’opposition, Ali Benflis a demandé la mise en place d’une cellule de réflexion composée d’un nombre réduit de ses membres pour faciliter son travail. Il sera, selon lui, plus facile que le programme d’actions de l’opposition appelé à sortir sur le terrain soit élaboré par une structure plus souple.

L’ancien chef de gouvernement a aussi fait la proposition d’organiser, à partir d’octobre prochain, quatre manifestations publiques à Alger, Constantine, Oran et Ouargla, pour vulgariser et expliquer la démarche de l’opposition. En effet, l’instance de concertation et de suivi compte bien sortir sur le terrain durant le dernier trimestre de l’année en cours. Reste alors à définir clairement ses objectifs et fixer des échéances pour les réaliser.*El Watan-Samedi 27 Septembre 2014 

**Le FFS ne fait pas une fixation sur la seule personne du président Bouteflika mais travaille au changement de tout le système.

Le FFS ne fait pas de fixation sur Bouteflika et réclame « un changement global du système »

Le tout nouveau secrétaire du front des forces socialistes (FFS) Mohamed Nebbou a fait samedi son baptême de feu en animant hier sa première conférence de presse. L’occasion pour lui de présenter son équipe qui composera le secrétariat du parti. Le point fort de son intervention est le projet actuel du parti, à savoir la tenue de la conférence pour le consensus national.

C’est une conviction profonde au sein de la direction actuelle qui promet, selon son premier secrétaire « d’œuvrer sans relâche à la concrétisation de ce consensus en réunissant, en concertation avec toutes les parties prenantes de l’opposition, du pouvoir et de la société civile, les conditions les plus favorables à la tenue et au succès de la Conférence Nationale du Consensus », selon le texte de la résolution politique du Conseil national.

Quid alors des participants, de la date et du lieu ? Mohamed Nebbou explique que son parti jouera à ce propos le rôle de go-between et que ce sont les participants eux mêmes qui fixeront la date. Le FFS comme partie prenante viendra à la conférence avec son projet. Le premier secrétaire du FFS a confirmé aussi l’existence de contacts préliminaires avec les potentiels participants.

Mais cela reste, selon lui au niveau informel pour le moment. « On n’a pour le moment que des contacts préliminaires et informels. Vous allez le savoir ultérieurement. A chaque fois qu’il y aura contact, vous le saurez », répond le premier secrétaire du FFS à une question. En rapport avec le projet de conférence du consensus Mohamed Nebbou a évoqué aussi la situation politique actuelle du pays, à la lumière de l’interrogation suscitée par l’état de santé du président.

Pas question pour lui de faire une fixation sur la seule personne du président Bouteflika. « Au FFS nous travaillons au changement de tout le système. Changer une personne ou deux ne changera rien. Nous travaillons pour l’Algérie et non contre x ou y », a-t-il martelé, comme pour se démarquer de la CNLTD qui fait du départ du chef de l’Etat et de la mise en place d’une transition son cheval de bataille politique.

Et de façon plus générale, M.Nebbou tente de se situer un peu au dessus de la mêlée en renvoyant pouvoir et opposition dos à dos. « Les propos alarmistes des uns et d’autosatisfaction des autres empêchent de voir la réalité nationale dans toute sa complexité avec ses acquis, ses potentialités et les défis qu’il faudra relever à court, moyen et long terme, notamment les actions concrètes et prioritaires nécessaires au traitement de cette situation » , tranche t-il en suggérant implicitement que la ligne actuelle du FFS serait la plus pertinente. *Par Abbès Zineb | 11/10/2014 |algerie1.com

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*L’opposition en rangs serrés

Un rendez-vous historique pour le changement

islamistes, laïcs, républicains et démocrates se rencontrent à l’hôtel Safir Mazafran, à l’ouest d’Alger

Dernier rassemblement de l'opposition en mars à la salle Harcha

**succès de la conférence de Coordination pour les libertés et la transition démocratique

        *Emotion et espoir à Mazafran 

«Maturité», «entente», «consensus» et «diagnostic de l’impasse politique nationale». L’opposition algérienne réussit son début d’union et se dit prête à dépasser ses clivages afin de concevoir «un avenir meilleur pour tous».

Réunis au niveau du chapiteau de l’hôtel Mazafran à Alger à l’initiative de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), les acteurs politiques s’inscrivant dans l’opposition se réjouissent et qualifient, d’emblée, cette rencontre «d’historique». Et cela pour plusieurs facteurs. Il y a d’abord ce regroupement, pour la première fois depuis l’avènement du multipartisme en Algérie, de l’élite politique nationale. Secundo, le dépassement, comme l’affirment tous les intervenants, des considérations idéologiques et de l’égoïsme qui ont nourri, pendant longtemps, la division de la classe politique nationale.

En troisième lieu, la prise de conscience montrée par ces leaders quant à la nécessité de proposer une alternative à «un système politique défaillant». «J’ai toujours rêvé de ce moment où des partis avec des idéologies différentes se rencontrent. Ce n’est qu’aujourd’hui que nous pouvons parler de pluralisme politique en Algérie», lance l’ancien chef de gouvernement, Mouloud Hamrouche, lors de son intervention, en saluant ainsi ce premier pas vers «une entente nationale». Autour de cette idée, les avis convergent.

Les intervenants soulignent tous l’importance de cette rencontre et cette détermination à consacrer «l’union» en vue de «sauver l’Algérie». «Nous sommes réunis aujourd’hui pour partager et discuter de la peur que nous avons pour l’avenir du pays. C’est une réponse à ceux qui prédisaient un échec de notre démarche. Nous sommes aujourd’hui convaincus que la base de la transition démocratique est l’entente», affirme Mohcine Belabbas, président du RCD.

«Une crise institutionnelle»

Le président du MSP, Abderrazak Makri abonde dans le même sens : «C’est un jour historique et important de par la symbolique de la présence (…) Cette rencontre va participer à changer l’image de l’opposition construite par le système.» Dans son intervention, le président du FJD, Abdallah Djaballah, compare cette conférence à celle de Sant’Egidio en 1995 et s’interroge, par la suite, sur la nature de la réponse que lui réservera le pouvoir. «Le régime va-t-il encore minimiser ce rassemblement et faire la sourde oreille ? Le pays a besoin d’un débat large et constructif», insiste-t-il.

Les félicitations viennent aussi de tous les intervenants. Ces derniers ont saisi cette opportunité pour faire le diagnostic de la crise politique actuelle. Une crise engendrée, selon le président d’honneur de la LADDH, Ali Yahia Abdennour, «par le système qui se maintient depuis 1962». «Il doit partir !», déclare-t-il. Mouloud Hamrouche fait une analyse plus approfondie, en évoquant «une crise institutionnelle», «un échec du gouvernement et des partis», ainsi «qu’un mauvais rôle de l’armée». «L’armée a un grand rôle à jouer car elle est un pilier de l’Etat. Il ne peut pas y avoir de consensus sans une entente nationale», martèle-t-il.

Une vision que partage Mokrane Aït Larbi. «C’est l’armée qui a construit le système. C’est elle qui fait les présidents et les gouvernements depuis 1962. L’armée ne peut pas se retirer dans les circonstances actuelles. Elle doit intervenir pour opérer un changement pacifique», soutient-il. Intervenant au nom du FFS, Ahmed Betatache, premier secrétaire du parti, appelle «au dialogue comme seul moyen permettant la résolution de tous les problèmes». «Notre démarche pour la reconstruction d’un consensus national est basée sur le dialogue avec tous les acteurs politiques, y compris le pouvoir», dit-il. Les consultations autour de la révision constitutionnelle ont été également évoquées par les présents qui dénoncent «une manœuvre du régime».

C’est le cas de Ali Benflis qui s’est exprimé au nom du Pôle du changement. «L’initiative du système actuel est connue. Les objectifs derrière cette initiative : gagner du temps au moment où la problématique autour de la nature du système est posée», dénonce-t-il. Ce conclave qui se poursuivait encore, au moment où nous mettons sous presse, devra s’achever par l’adoption d’une plateforme et des recommandations.

Ils ont déclarés :

-Mouloud Hamrouche, ancien chef de gouvernement :

«Je suis très content de nous retrouver parmi nous. Je suis d’autant plus content que cela fait 25 ans que je porte ce rêve (…). Il ne sert à rien de verser dans le passé ou même de dresser des bilans. La réalité est que le gouvernement actuel est incapable de gérer (…). Ce gouvernement n’a pas de bases politique et sociale. Sa seule base est, malheureusement, l’armée. Or, cette dernière doit être au service de l’Etat et non du pouvoir (…). Nous sommes dans une impasse totale. Pour en sortir, il faut une entente nationale qui nous mènera vers un consensus global (…). Je persiste : l’armée a un rôle à jouer dans cette opération de transition.»

-Abderrezak Makri, président du MSP :

«Cette rencontre est une occasion pour l’opposition de se réunir (…). Nous avons décidé de garder nos programmes, nos convictions tant qu’il n’y a pas de condition d’un exercice politique (…). Nous devons mettre les bases d’un vrai pays de libertés et montrer que le pouvoir ne peut pas faire l’impasse sur l’opposition.»

-Mohcine Belabbas, président du RCD :

«Nous nous sommes réunis, aujourd’hui, pour un objectif simple mais déterminant : sauver l’Algérie. On aurait pu organiser cette rencontre au lendemain de l’indépendance. Mais le système, qui a squatté la volonté populaire depuis l’indépendance, n’a pas permis aux Algériens de se rencontrer (…). Notre présence ici est le premier résultat de la prise de conscience populaire de la nécessité de changement (…). Cette rencontre est la preuve que lorsque les ambitions de la classe politique convergent avec la volonté du peuple, tout est possible.»

-Ahmed Betatache, premier secrétaire national du FFS :

«Le consensus est un vrai défi. Dans ce cadre, il faut éviter les pratiques et les démarches qui ne suscitent pas de consensus et ne permettent pas de rapprochement entre nous (…). La responsabilité des politiques est de créer de nouvelles conditions de consensus (…). La responsabilité des politiques est de créer les conditions d’une renaissance et la préservation du pays de tout recours à la force.»

-Karim Tabbou, secrétaire général de l’UDS :

«Je pense que le fait de réunir autant de monde autour d’une même table est une bonne chose. Il y a beaucoup de convergences. Mais il ne faut pas oublier que le jeu est piégé et que les autorités refusent, malheureusement, d’ouvrir le jeu démocratique. Et lorsque le jeu est fermé, cela mène généralement vers la confrontation. Il y aura, j’espère, d’autres rencontres qui détermineront les mécanismes de la mise en œuvre des idées exprimées aujourd’hui.»

-Ali Benflis, au nom du Pôle des forces de changement :

«Nous partageons le constat de la CNLTD que le système doit changer (…). Nous partageons également le principe de la souveraineté populaire. Mais je dois rappeler que le dialogue ne doit pas se limiter à un duel entre le pouvoir et l’opposition, mais doit intégrer un troisième élément qui est le peuple.»

 (Ali Boukhlef)

******Madjid Makedhi-El Watan-11 juin 2014

***L’hôtel Safir Mazafran, à l’ouest d’Alger, abritera ce mardi 10 juin 2014, la plus grande conférence de l’opposition algérienne depuis l’indépendance du pays.
Des représentants de partis politiques, toutes tendances confondues, ont répondu présent pour débattre de la situation du pays post-présidentielle d’avril 2014.

Il y aura du monde sous le chapiteau de l’hôtel Safir Mazafran. La structure hôtelière, située à l’ouest d’Alger, abritera, cet après-midi, la plus grande conférence de l’opposition algérienne depuis l’indépendance du pays. La rencontre, organisée par la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), va regrouper plus de 200 personnes venues de différents horizons politiques. A signaler que les membres de la CNLTD ne veulent pas se présenter à cette conférence en conquérants. Ils auront le même temps de parole que leurs partenaires. Une manière de consacrer le principe d’égalité, l’essentiel étant de réussir ce premier rendez-vous historique.
Dans un premier document rendu public la semaine dernière, les membres de la CNLTD ont défini les règles du jeu que toutes les parties doivent accepter. Il s’agit notamment de l’acceptation de l’alternance au pouvoir, du rejet de la violence et de la reconnaissance de la citoyenneté et, surtout, de la consécration du caractère républicain de l’Etat. Ces principes généraux font l’unanimité. Mais les participants pourront enrichir le texte durant la conférence. De nouveaux membres ayant rejoint le groupe.Les membres de la CNLTD sont conscients que la conférence nationale des forces de l’opposition ne règlera pas tous les problèmes du pays, surtout que le pouvoir a son propre agenda qu’il mène, notamment, avec les consultations en cours à propos de la révision de la Constitution. D’autant que le pouvoir campe toujours sur ses positions.*El Watan-10.06.2014

***Une réunion inédite 

Les résultats de la réunion importante de l’opposition qui se rassemble aujourd’hui, sous toutes ses couleurs et ses tendances à l’hôtel Mazafran sont très attendus. Une opposition composée de partis boycotteurs de l’élection d’avril 2014, d’anciens candidats à la présidentielle de 1999, 2004 et 2014 et des figures de proue de la scène politique. Une réunion inédite qui rassemble pour la première fois, sous le même chapiteau et autour de la même table, islamistes, démocrates, républicains, laïcs et conservateurs. Rivaux d’hier, adversaires politiques d’aujourd’hui, ces partis et personnalités ont décidé, d’un commun accord, d’enterrer la hache de guerre et mettre de côté leurs préjugés politiques et de se réunir et de débattre pour une cause politique noble: celle de l’alternance démocratique et la consécration des libertés politiques et constitutionnelles. C’est la première fois depuis l’avènement de la démocratie que l’opposition s’affiche aussi soudée dans ses contours. Qui aurait pu imaginer un jour voir assis à la même table, le FFS et le RCD, alors que même la crise en Kabylie et le Printemps berbère n’ont pas réussi à les unir pour la même cause? Qui aurait pu penser voir un jour assis à la même table, des anciens cadres de l’ex-FIS face à l’ancien chef de gouvernement qui a appelé à dissoudre le parti islamiste vainqueur des législatives de 1991? Pour de nombreux observateurs, les résultats de cette réunion importante sont aussi bien attendus par les organisateurs que par les participants eux-même.

Il faut dire que l’opposition a toujours été incomplète dans ses actions. En 25 ans de démocratie, l’opposition ne s’est rassemblée sous la bannière:islamiste, démocrate et républicain que deux fois dans son histoire: lors du sommet de Rome à l’initiative de la communauté catholique de Sant’Egidio en janvier 1995.
A l’époque, huit partis qui se sont exprimés lors des élections législatives 1991 se sont réunis: Ahmed Ben Bella, président du MDA, Hocine Aït Ahmed, président du FFS, Abdelhamid Mehri, secrétaire général du FLN, Anouar Haddam, chef de la délégation parlementaire du FIS à l’étranger, Mahfoud Nahnah, leader du MSP, Abdallah Djaballah, président du parti Ennahda, Louisa Hanoune, porte-parole du Parti des travailleurs, Noureddine Boukrouh, président du PRA et Ali Yahia Abdennour, responsable de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (Laddh).
Même si cette réunion était très mal perçue par Alger, on reprochait notamment à cette opposition d’avoir organisé cette rencontre à l’étranger en pleine polémique sur le «qui-tue-qui» et de remettre en cause l’arrêt du processus électoral. Mais aujourd’hui le contexte politique et sécuritaire est totalement différent.
L’Algérie a dépassé largement le cap de la crise sécuritaire, l’opposition est autorisée à se réunir même si il ne lui est pas permis de faire des marches. Pour preuve, l’opposition s’est réunie une deuxième fois presque 10 ans après Sant’Egidio en mars 2014, lors d’un meeting important des partis appelant au boycotte à la salle Harcha, en pleine campagne électorale. Pour la première fois, le RCD, le MSP, Ennahda, Djaballah Benbitour et Jil Jadid, se sont donné le mot pour faire front contre la présidentielle. Ce jour-là, même Ali Belhadj l’ex-N°2 de l’ex-Fis était présent avec ses fans, volant la vedette aux têtes d’affiche de cette rencontre dans les médias.
Mais malgré l’échec de leurs actions durant la présidentielle, le front de l’opposition ne s’est pas fissuré ou disloqué, contre toute attente, il s’est élargi à d’autres courants et à d’autres personnalités. Ce qui a été considéré par certains analystes politiques comme un fait rare dans une démocratie arabe. Souvent dans les pays arabes et même africains l’opposition est laminée et divisée par des tentatives de déstabilisation externes ou internes, mais là où le pouvoir en place a laissé le champ libre à l’opposition pour se réunir et s’exprimer sous toutes ses tendances. Reste à savoir si cette opposition élargie va sortir avec un projet sérieux. Car le plus grand souci des organisateurs de cette rencontre, c’est de savoir qui récoltera les fruits de cet important rassemblement de l’opposition. Car il existe plus de divergences que de convergences entre les différents courants qui animent ce mouvement. La présence de certains éléments de l’ex-FIS, des anciens chefs de gouvernement aux ambitions tournées comme Sid Ahmed Ghozali ou Mokdad Sifi ou Taleb Ibrahimi, ne sont pas à la même hauteur de l’ambition politique d’un Ali Benflis, d’un Mouloud Hamrouche. De plus, le FFS de par son poids sur la scène politique ne compte pas laisser le terrain d’action au RCD ou même au MSP si cette réunion aboutit à une action concrète qui fera bouger les choses.
Sachant que même si cette «union sacrée» de l’opposition aboutit à une déclaration générale importante qui appelle à une véritable transition politique avec un appel à la révision radicale de la Constitution. Il est presque impossible de faire adopter le projet par le pouvoir. Ce dernier est solidement appuyé sur les partis de la majorité présidentielle qui ne comptent pas se laisser distancer sur le terrain politique. Ils seront aidés dans leur action par une opposante de taille, Louisa Hanoune.*L’Expression-10.06.2014

**Abderrazak Makri. Président du MSP

«Le temps ne travaille pas en faveur du pouvoir»

-Docteur Makri, votre formation est partie prenante de la coordination de l’opposition. Pourquoi cette coordination ? Qui participera à la conférence nationale qui se tient aujourd’hui ?

***Les motifs de cette conférence sont nettement mentionnés dans sa plateforme. Nous considérons que l’Algérie connaît une crise multidimensionnelle qui va en s’aggravant. La non-gouvernance, la corruption, l’échec de la politique de développement, la mauvaise gestion des problèmes sociaux exposent le pays à des dangers énormes qui peuvent aller jusqu’à la désintégration du tissu social et même mettre, à terme, l’unité du pays en péril. Tout cela est bien entendu dû à l’absence de démocratie, l’impossibilité de la séparation des pouvoirs, l’impossibilité du contrôle et la non-transparence dans la gestion des affaires publiques et la fermeture du champ des libertés empêchant une véritable participation citoyenne.

La fraude électorale entretenue d’une façon permanente, structurelle et systématique a saccagé les acquis de l’ouverture politique survenue après les événements du 5 Octobre et a foulé aux pieds les sacrifices des Algériennes et des Algériens lors de la crise nationale des années 1990 en donnant des institutions dénuées de toute crédibilité. Il est impératif de changer cette situation. Cette conférence propose une issue par une transition démocratique inclusive dans la paix et le dialogue avec toutes les parties et, en premier lieu, avec le système politique en place.

-L’idée d’une période de transition n’est pas perçue de la même manière que l’on soit dans l’opposition ou dans le pouvoir. Ce dernier ne veut même pas reconnaître qu’il y a une crise. Comment allez-vous faire pour pousser le système à composer avec vous ? Allez-vous, par exemple, initier des actions de rue ?

***Le pouvoir en place est fidèle à lui-même, il n’est pas de ses habitudes d’écouter la voix des autres. Il ne reconnaît jamais ses carences. Tous les experts économiques, même les siens et ses institutions spécialisées, parlent d’un échec flagrant de sa politique économique après avoir investi pendant 15 ans l’équivalent de 700 milliards de dollars ponctionnés du patrimoine énergétique limité des Algériens et des générations futures. Cela revient à une incompétence sans appel ou à un égoïsme antipatriotique flagrant. Le pouvoir politique n’est pas conscient que même si les rapports de forces actuels lui conviennent, le temps ne travaille pas en sa faveur.

La crise va fatalement s’accentuer s’il n’accepte pas le changement et c’est lui-même qui va se trouver de plus en plus en difficulté. Notre rôle en tant qu’opposition et de prévenir, d’éveiller les esprits, d’empêcher l’effondrement du pays en préparant une classe politique crédible, efficace, expérimentée, proche des citoyens, capable de mobiliser, de travailler ensemble et de prendre ses responsabilités en toute circonstance pour l’intérêt de l’Algérie et de tous les Algériens. Tous les moyens pacifiques, qui aideront à ces finalités, sont envisageables dans la concertation entre les partis et au sein des institutions de ces partis.

-La coordination compte des partis de différentes obédiences. Le votre, le MSP, est-il prêt à faire des concessions sur le plan idéologique comme l’a fait Ennahdha en Tunisie ?

***La plateforme approuvée au niveau de la coordination (par ces partis de différentes obédiences) détermine le cadre général rassembleur. Nous sommes donc en avance par rapport à l’expérience tunisienne. Nous nous sommes rassemblés avant qu’une crise globale nous y oblige et nous nous sommes mis d’accord sur les principes, les règles, les objectifs, les mécanismes et les critères de la transition démocratique que nous voulons.Tous les partis politiques sont conscients des concessions qu’ils doivent faire pour leur pays. En ce qui concerne les questions idéologiques votre interrogation demande plus de précision. De toutes les façons la nature idéologique de l’Etat que nous voulons tous est déterminée dans la plateforme, dans le volet consacré aux principes et règles.*Ali Boukhlef

*********************FFS

** Les forces du changement sont dans la société. Elles sont loin des luttes et des mœurs dans le sérail.

(…)En Algérie, la situation tient lieu « de la foire aux enchères et de marché de maquignons ». D’un coté, nombre d’acteurs politiques veulent à tout prix exploiter ce moment particulier qu’a constitué la conjonction des émeutes en Algérie avec le soulèvement populaire en Tunisie et les manifestations dans les autres pays pour des enjeux politiques internes.

Les enjeux qui les intéressent vraiment ne remettent pas en cause la nature et la pérennité du régime. Il s’agit de luttes pour la répartition de la rente et du positionnement à l’approche d’échéances électorales et successorales.

Ils savent très bien que dans l’état actuel du rapport de force interne, les actions menées n’ont aucune rentabilité immédiate et surtout, ne peuvent pas constituer des bases de départ pour la construction d’une alternative démocratique. Bien au contraire, il s’agit de luttes internes pour des alternances claniques.

Les forces du changement existent effectivement. Elles demandent encore à être identifiées à l’épreuve de leur autonomie vis-à-vis du pouvoir et à l’épreuve de la cohérence et de la constance de leur position politique dans la durée.

On ne peut pas, à la fois, participer à l’enterrement du processus démocratique, à l’extinction de la vie publique, à la sauvegarde et à la pérennité du régime et à justifier la sale guerre, pour que soudainement se prévaloir de l’opposition démocratique et du choix populaire.

On ne peut à la fois passer son temps à conférer avec le DRS et faire appel aux forces du changement. Les forces du changement sont dans la société. Elles sont loin des luttes et des mœurs dans le sérail. Elles sont étrangères à ce milieu.

Les forces du changement se sont les forces dont on ne parle jamais. Elles ne sont ni dans les journaux, ni à la Télévision ; elles ne sont ni dans les salons ni dans certains états majors politiques, économiques ou médiatiques. Elles sont dans le pays profond, pays réel.

Si vous n’allez pas vers ces forces, elles viendront vous balayer. L’exemple tunisien est à méditer.

Sous le regard de la communauté internationale, le pouvoir tombe dans une régression abyssale et affligeante. Après l’instrumentalisation de la langue et de la religion à des fins politiques, voici venue l’ère de l’utilisation de l’administration et des commis de l’Etat à des fins partisanes. Le communiqué de la wilaya d’Alger daté du 20 janvier rappelle l’époque soviétique et les pratiques staliniennes. Le ministre de l’intérieur peut être fier : Son wali va au charbon.

Le ministre de l’intérieur continue d’interdire les activités publiques. Il est vrai que ce pouvoir « légal » a été soutenu en son temps par ceux qui sont devenus aujourd’hui les victimes. Plus grave et plus dangereux, on cherche depuis un certain temps à contrer des manifestations en tentant de dresser une partie de la population contre une autre.

En tout état de cause, la communication du wali d’Alger qui aurait pu être une bonne chose dans l’absolu s’est transformée en désastre et peut s’assimiler à un appel à la violence. Il s’agit là d’un terrorisme d’Etat. La sagesse, la lucidité et la puissance véritables auraient dû dicter une autre conduite.

Le Front des Forces Socialistes, quant à lui, demeure cohérent avec ses choix politiques primordiaux : Le changement radical, pacifique et démocratique du régime politique en Algérie.

Le FFS revendique :

• La levée des mesures d’exception qui étouffent le peuple algérien depuis 18 ans, à savoir la levée de l’Etat d’urgence qui permet au régime d’imposer ses options politiques, économiques, sociales et culturelles et ne protège en rien la population

• Le rétablissement des libertés civiles

• L’ouverture du champ médiatique

• La garantie des droits d’association et de manifestation

Le Front des Forces Socialistes appelle au rassemblement des forces politiques autonomes qui militent pour la construction d’une alternative démocratique.

Vive le FFS

Vive l’Algérie

P/ Le Secrétariat national

Le Premier secrétaire

Karim TABBOU

Autopsie d’une opposition.2 karim-tabou-ffs-300x206

*jan 21st, 2011*algerie1.com/

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*Amira Bouraoui : « le combat pacifique ne fait que commencer » 

« Barakat se porte très bien et poursuit son militantisme qui se fera via l’argumentaire, la réflexion et les actions de rue afin de continuer à faire pression sur ce régime moribond », affirme Amira Bouraoui. Interview.

Barakat a entamé une série de rencontres avec les représentants de plusieurs partis politiques. Quelles sont vos conclusions ?

Les entrevues ont été très enrichissantes sur le plan politique et nous ferons bientôt une synthèse afin de regrouper les principales divergences, suggestions et solutions proposées. Un compte rendu sera fait afin d’informer nos militants ainsi que nos sympathisants et l’opinion publique sur le contenu et le déroulement de ces rencontres.

Ce sera fait en toute transparence afin que ces discussions et entrevues fassent ressortir les grands axes de convergences chez tous ces acteurs politiques et ces intellectuels algériens. Nous souhaitons que le citoyen algérien soit mis au cœur du champ politique et non pas en marge comme le fait le régime en place. Le citoyen a des droits mais aussi le devoir et la responsabilité de rester informé.

Selon des membres de Barakat, la décision d’engager des discussions avec les partis politiques n’a pas été approuvée par le mouvement…

Une Assemblée Générale a eu lieu et un débat s’est engagé sur ces discussions. Un vote de l’assemblée a approuvé cette décision de discuter avec les partis d’opposition qui ont rejeté le 4ème mandat ainsi que le projet de la révision constitutionnelle que s’apprête à imposer le pouvoir en place, celui la même qui l’a violée par le passé. Ceci a été voté et approuvé et ceux qui n’ont pas estimé utile de se déplacer pour assister à cette assemblée bien qu’ayant été informés ne peuvent contester le vote. Maintenant, si ces personnes ne se reconnaissent plus dans la décision de cette assemblée et s’ils estiment pouvoir militer autrement en s’isolant, pourquoi pas.

Je tiens à vous signaler que 9 parmi les 19 signataires contestataires nous ne les connaissons pas et qu’une partie des autres ont quitté le mouvement il y a bien longtemps.

Les contestataires vous accusent de vouloir entrainer le mouvement dans «  le dédale de vos ambitions personnelles »…

Non, mon ego n’a nul besoin de politique, j’ai un besoin de citoyenneté algérienne. Les quelques individus qui m’insultent aujourd’hui après avoir milité à nos cotés hier ont par contre un gros problème de leadership et Barakat n’appartient à personne, pas même à Amira Bouraoui, produit médiatique.

Tout le monde est utile pour l’opposition mais nul n’est indispensable. Le mouvement Barakat n’est pas Amira Bouraoui, je ne suis qu’une voix parmi d’autres. Je me limite à respecter le vote de l’assemblée du Mouvement qui représente un échantillon citoyen.

Mais vous êtes la figure la plus visible du mouvement.

Vous savez, quand je suis sortie le 22 février 2014, dire NON au 4ème mandat et NON à ce Système, je ne m’attendais pas à cette médiatisation qui m’a fait plus de tort que de bien mais qui a permis de servir une cause que je défends. Je suis une militante pour la démocratie et pour l’Etat de droit. Mon ego n’a aucunement besoin d’une quelconque reconnaissance. J’aime mon métier de médecin et en aucun cas je n’ai envie d’être autre chose que médecin.

Ceci dit, je ne condamne absolument pas les opposants qui ont des ambitions politiques et qui œuvreront pour le bien de l’Algérie.

Comment se porte Barakat après cette dissidence ?

Ce que certains appellent dissidence n’est rien d’autre qu’une décantation de quelques membres qui aspirent peut être à militer autrement et nous leur souhaitons bon courage. Barakat se porte très bien et poursuit son militantisme qui se fera via l’argumentaire, la réflexion et les actions de rue afin de continuer à faire pression sur ce régime moribond, bâti sur la corruption, la médiocrité et le mensonge.

Qu’en est-il du projet de la plateforme politique de Barakat ?

La plateforme (le manifeste) de Barakat est en cours d’élaboration. Nous devons la discuter en Assemblée générale avant de l’adopter.

C’est pour quand l’AG ?

Prochainement. Je ne peux pas vous donner une date. 

Un dernier mot ?

Oui. J’aime le dernier mot (sourire). Le citoyen Algérien qui fut indigène sous l’occupation coloniale et qui s’est vu méprisé après l’indépendance par un régime patriarcal, doit reprendre le pouvoir. Plus jamais nous nous ne tairons car c’est bien parce que nous nous sommes tus trop longtemps qu’on en est arrivé là.  

Notre silence n’était pas voulu, il est le fruit de tant d’années de violence, d’injustice et de manipulation par ce régime mais aujourd’hui, le Mouvement Citoyen Barakat a décidé de ne plus jamais se taire face à l’injustice. Notre cri d’indignation sera toujours pacifique et ceci quelque soit la violence du régime contre nous, que ce soit par ses interpellations injustes ou ses matraques dans lesquels il a beaucoup investi à défaut d’investir contre le chômage, pour la santé ou pour l’éducation. Le combat pacifique ne fait que commencer.*Propos recueillis par Farouk Djouadi-El Watan-25.05.2014

**La conférence pour la transition démocratique aura lieu le 10 juin 2014 à Alger

Les membres de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) se sont réunis ce dimanche 2014 au siège du MSP à Alger. Ils ont décidé, selon un communiqué diffusé cet après midi, de tenir la conférence pour la transition démocratique le 10 juin prochain à l’hôtel Hilton d’Alger, à partir de 13 heures. 

La CLTD a adopté « la plateforme définitive » de la conférence et a désigné les membres de la commission commune qui se chargera de sa direction. La même source a précisé que la liste des participants à cette conférence a été établie et les invitions seront envoyées aux concernés à compter d’aujourd’hui.

Le communiqué de la CLTD a été signé par Lakhder Benkhelaf ( FJD-Adala), Mohcine Belabbas (RCD), Abderazzak Makri (MSP), Soufiane Djilali ( Jil Djadid), Mohamed Douibi ( Ennahda) et Ahmed Benbitour.*El Watan-25.05.2014

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*A la tête du parti depuis 1963, Aït Ahmed quitte la présidence du FFS

50 ans après la création du FFS dont il a été l’inspirateur et un des membres fondateurs, Hocine Aït Ahmed quittera la présidence du parti à la faveur du 5e congrès qu’il a convoqué pour le printemps 2013. Le leader charismatique du plus vieux parti d’opposition a décidé de constituer la «fondation Hocine Aït Ahmed».

Cinquante ans après la création du FFS, Hocine Aït Ahmed quittera la présidence du parti et décide de créer une fondation. L’annonce avait, hier, l’effet d’un tremblement de terre au siège du FFS. Le leader, le grand militant politique, passe ainsi le témoin et choisit de sortir de 70 années de militantisme politique par la grande porte. «Rappelons-nous nos ‘‘devoirs de vérité et de lucidité’’ : mes convictions et ma ferveur sont toujours aussi vivaces qu’aux premières heures de mes soixante-dix ans de militantisme. Mais les cycles de la vie s’imposent à tous. Je dois ainsi vous dire que le moment est venu pour moi de passer le témoin et que je ne me présenterai pas à la présidence du parti pour le prochain exercice», a-t-il annoncé hier aux membres du conseil national réunis en session extraordinaire. Dans un message empreint de solennité, Aït Ahmed invite les cadres et militants du parti à conduire le FFS sur le chemin qu’il s’était tracé il y a 50 années, celui du combat politique pour une alternative démocratique.

Maintenez le cap, dit-il aux membres du CN en mettant l’accent sur deux principes fondateurs du parti «la collégialité et l’éthique». «Je vous confie dès à présent le soin de maintenir le cap, de préserver et de développer le FFS, dans la collégialité, conformément à l’éthique qui a toujours guidé nos actions», souligne le leader charismatique qui gardera tout de même un lien de filiation avec le FFS, à qui il a donné naissance et nourri de son riche parcours militant et qui est arrivé à un âge de maturation lui permettant de suivre son chemin. «Je reste encore, bien entendu, à l’écoute des militantes et des militants, et en relation de confiance avec le comité éthique et le secrétariat national à qui je demande d’engager, dès maintenant, le processus de préparation du 5e Congrès du FFS par la mise en place, conformément à nos statuts et notre règlement intérieur, de la commission de préparation du congrès national (CPCN) et de tout mettre en œuvre pour sa réussite», promet Da L’Hocine qui ne coupe pas le cordon même s’il décide de prendre du recul et d’ouvrir un nouveau chapitre de sa vie. «Je resterai, dans l’avenir, toujours proche de vous dans la réflexion et l’action, en particulier avec la collaboration de mes enfants, dans le cadre de la ‘‘Fondation Hocine Aït Ahmed’’ que j’ai décidé de constituer.»

Du jeune de militant de 16 ans qui a rejoint le PPA à celui de 19 ans qui a rédigé le rapport stratégique sur la lutte armée pour l’indépendance, en passant par ses positions et actions d’une importance capitale durant la guerre de Libération, notamment sur le plan diplomatique, et arriver à son engagement dans l’opposition sans concession contre la dictature qui s’est installée après l’indépendance jusqu’à nos jours, sont autant de jalons qui ont marqué non seulement sa vie d’homme de conviction et d’engagement mais aussi et surtout la vie du pays. Il quittera donc organiquement dans six mois le FFS pour une autre œuvre qui appartiendra aussi à tous les Algériens, et où il contribuera encore une fois à léguer une mémoire, des valeurs et l’espoir en un avenir meilleur qu’il a toujours semé. Aït Ahmed n’omet pas dans son message d’orienter le parti sur la voie à suivre afin de faire face aux épreuves. «Mais le FFS ne serait pas ce qu’il est, c’est-à-dire le plus vieux et le plus solide parti d’opposition démocratique, s’il n’avait su, tout au long de ces années, serrer les dents durant les épreuves, renforcer les liens entre les militants les plus sincères, faire corps avec sa base et remonter, victorieux, à contre-courant de tous les traquenards», dit-il en faisant allusion aux embûches rencontrées par le FFS depuis sa décision de prendre part aux dernières législatives.

Aït Ahmed assène aux voix discordantes ceci : «En dépit de toutes les crises, fomentées dans les officines ou générées par un climat ambiant peu soucieux de sincérité et de dialogue franc, le FFS a élargi sa base militante, conquis de nouveaux citoyens et convaincus de valeureux militants de joindre leurs forces aux siennes à travers diverses régions du pays.» Mais lancera aussi à l’adresse des militants du FFS en guise de mise en garde : «Cet acquis inestimable doit être mesuré à sa juste valeur. Pour les partis comme pour les femmes et les hommes, il faut savoir grandir, si on ne veut pas finir dans les dérives infantiles.» Le message de Hocine Aït Ahmed aux membres du conseil national (CN) est aussi et comme de tradition, une analyse lucide sur la situation politique du pays. Une situation qui n’est pas sans lier à celle qui prévaut dans la région, estime-t-il. «La menace d’une guerre de déstabilisation majeure pèse lourdement sur la région du Sahel. Elle peut entraîner l’ensemble du Maghreb dans des turbulences dévastatrices. Les peuples de la région risquent de se retrouver de nouveau ballottés par des forces hostiles à leur développement, à leur cohésion et à leur liberté. Tous trois insuffisamment promus et renforcés par des régimes trop occupés à réprimer leurs peuples et à se quereller pour anticiper les mutations et les bouleversements», a-t-il averti en plaidant pour l’urgence de la «mobilisation des consciences vives de la région».

Et d’ajouter : «Plus que jamais, le Maghreb devra apprendre à sortir de la politique des slogans creux pour investir la voie du dialogue et des choix stratégiques mutuellement bénéfiques.» Et de qualifier les régimes dans la région de «trop peu sincères». Hocine Aït Ahmed prévient que «le parti, le pays et l’ensemble de la région seront des sujets de réflexion et de débat constant pour les mois qui viennent» et invite le CN à inscrire ces préoccupations pour les travaux du 5e congrès du parti qu’il a convoqué pour le deuxième trimestre 2013. «Nous sommes dans le sens de l’histoire et notre peuple ne renonce jamais. Cet événement doit donner tout son sens à un véritable changement démocratique dans notre pays», conclut-il. *El Watan-22.12.2012.Nadjia Bouaricha

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**Message de Hocine Aït Ahmed au Conseil national du FFS réuni en session extraordinaire le 21 décembre 2012 à Alger :

Chers camarades,
Depuis la préparation de la convention nationale du parti sur les élections législatives et jusqu’à ces élections communales, beaucoup de chemin a été parcouru. Sur ce chemin il y a eu beaucoup d’obstacles. Mais le FFS ne serait pas ce qu’il est, c’est-à-dire le plus vieux et le plus solide parti d’opposition démocratique, s’il n’avait su, tout au long de ces années, serrer les dents durant les épreuves, renforcer les liens entre les militants les plus sincères, faire corps avec sa base et remonter, victorieux, à contre-courant de tous les traquenards.

En dépit de toutes les crises, fomentées dans les officines ou générées par un climat ambiant peu soucieux de sincérité et de dialogue franc, le FFS a élargi sa base militante, conquis de nouveaux citoyens et convaincus de valeureux militants de joindre leurs forces aux siennes à travers diverses régions du pays. Cet acquis inestimable doit être mesuré à sa juste valeur.
Pour les partis comme pour les femmes et les hommes, il faut savoir grandir, si on ne veut pas finir dans les dérives infantiles.

Il ne s’agit donc pas de se satisfaire d’avoir résisté, et survécu, aux terribles épreuves que le parti a traversées en même temps que le pays. Les défis qui attendent d’être relevés sont au moins aussi importants et sérieux que ceux que le parti a relevés au cours des décennies passées.
D’autant que les conjonctures nationale et régionale, déjà fort troublées par les crises qui secouent chacun des pays de la région, s’alourdissent en raison des contrecoups de la crise internationale.

La menace d’une guerre de déstabilisation majeure pèse lourdement sur la région du Sahel. Elle peut entraîner l’ensemble du Maghreb dans des turbulences dévastatrices.
Les peuples de la région risquent de se retrouver de nouveau ballottés par des forces hostiles à leur développement, à leur cohésion et à leur liberté. Tous trois insuffisamment promus et renforcés par des régimes trop occupés à réprimer leurs peuples et à se quereller pour anticiper les mutations et les bouleversements.

Chers camarades,
Plus que jamais, la mobilisation des consciences vives de la région est impérative. Plus que jamais, le Maghreb devra apprendre à sortir de la politique des slogans creux pour investir la voie du dialogue et des choix stratégiques mutuellement bénéfiques.

Pour l’heure, l’ensemble des régimes, anciens ou nouveaux, restent scandaleusement dépendants de leurs «amis» d’Orient ou d’Occident, et trop peu sincères et engagés dans le développement politique démocratique, le développement économique régional et le rapprochement effectif entre les Etats, les peuples et les régions de l’ensemble maghrébin.

Chers camarades,
Le parti, le pays et l’ensemble de la région seront des sujets de réflexion et de débat constant pour les mois qui viennent.
Aussi je vous invite d’ores et déjà à inscrire ces préoccupations pour la préparation des travaux du 5e congrès du FFS, nouvelle étape de notre feuille de route, que je convoque officiellement pour le second trimestre de l’année 2013. Nous sommes dans le sens de l’histoire et notre peuple ne renonce jamais. Cet événement doit donner tout son sens à un véritable changement démocratique dans notre pays.

Chers camarades,
Rappelons-nous nos «devoirs de vérité et de lucidité» : mes convictions et ma ferveur sont toujours aussi vivaces qu’aux premières heures de mes soixante-dix ans de militantisme. Mais les cycles de la vie s’imposent à tous. Je dois ainsi vous dire que le moment est venu pour moi de passer le témoin et que je ne me présenterai pas à la présidence du parti pour le prochain exercice.

Dans cette perspective, je vous confie dès à présent le soin de maintenir le cap, de préserver et de développer le FFS, dans la collégialité, conformément à l’éthique qui a toujours guidé nos actions.
Je reste encore, bien entendu, à l’écoute des militantes et des militants et en relation de confiance avec le comité éthique et le secrétariat national à qui je demande d’engager dès maintenant le processus de préparation du 5e congrès du FFS par la mise en place, conformément à nos statuts et notre règlement intérieur, de la commission de préparation du congrès national (CPCN) et de tout mettre en œuvre pour sa réussite.

Je resterai, dans l’avenir, toujours proche de vous dans la réflexion et l’action, en particulier, avec la collaboration de mes enfants, dans le cadre de la «Fondation Hocine Ait-Ahmed» que j’ai décidé de constituer.
Avec mes salutations militantes et mes vœux de réussite pour les prochaines étapes de lutte et de construction du parti et de l’alternative démocratique dans notre pays, ainsi que pour l’édification d’un Maghreb démocratique.
Hocine Aït Ahmed

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*Abdelmadjid Menasra:

« La Réconciliation nationale, c’est le fruit d’un effort national« 

Le président du Front du changement, M.Abdelmadjid Menasra a souligné, hier à Saïda, que la Réconciliation nationale dont jouit actuellement l’Algérie, «fruit d’un grand effort national», est à préserver. Animant un meeting à la Maison de jeunes les Frères Abedlli de Saïda, M.Menasra a affirmé que «tous les pouvoirs politiques, l’Armée nationale populaire et les partis politiques ont contribué à cet effort qui a engendré la Réconciliation nationale et l’arrêt de l’effusion du sang dont a souffert l’Algérie durant les années 1990. Cet effort a été couronné par un retour de la paix au pays et il faut le préserver contre des menaces». Il a ajouté que son parti «oeuvre à instaurer la paix et la stabilité dans le pays pour un avenir basé sur les composantes de la nation et l’unité nationale. Le même intervenant a exhorté à s’inspirer des sacrifices consentis par les Algériens lors de la guerre de Libération nationale contre l’occupant français dont les manifestations du 11 Décembre 1960 que l’Algérie vient de commémorer et dont il faut tirer comme leçon, l’union et l’abnégation pour l’indépendance du pays, deux éléments qui peuvent «servir aujourd’hui pour mettre l’Algérie à l’abri des dangers qui la menacent». A propos de la réconciliation entre le Front du changement et le Mouvement de la société de la paix (MSP), M.Menasra a indiqué qu’elle s’opère lentement, mais se dirige vers la bonne voie qui réalisera l’unité des deux partis appartenant à la même école politique et au même courant idéologique.l’Expression-15.12.2013

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Une réponse à “Autopsie d’une opposition.2”

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