Autopsie d’une opposition.3

**Abderrezak Makri : aller vers un système contrôlé par les hommes d’affaires est le pire qui « puisse arriver en Algérie »

Abderrezak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix - MSP. (Source : Facebook.AbderrezakMokri ©)

Abdelmalek Sellal est revenu, hier samedi en marge de sa rencontre avec les walis, sur l’élection présidentielle aux États-Unis en estimant queDonald Trump avait « arraché sa victoire ». Dans un post publié ce dimanche 13 novembre, Abderrezak Makri analyse la déclaration du Premier ministre dans laquelle il voit une volonté de passer d’un pouvoir contrôlé par les militaires vers un pouvoir contrôlé par des hommes d’affaires.

« On peut comprendre, à travers cette déclaration, qu’il s’agit d’un message à l’institution militaire. C’est-à-dire que Trump s’est insurgé contre l’institution qui faisait les présidents aux États-Unis et s’est imposée à elle avec son argent et cela peut arriver en Algérie », avance le président du MSP.

« Ce que tout le monde doit comprendre est que la transition du contrôle du pouvoir par les militaires vers un contrôle exercé par les hommes d’affaires n’est pas souhaité par les Algériens et ce n’est pas pour ça qu’ont lutté des générations », ajoute-t-il.

Pour Makri, aller vers un système contrôlé par les hommes d’affaires à l’image de Trump est le pire qui « puisse arriver en Algérie ».

Abderrezak Makri explique que le passage vers un système libéral sauvage contrôlé par une poignée d’hommes d’affaires va faire augmenter la pauvreté. « Dans ce cas, il sera demandé à l’armée d’être un moyen entre les mains de ces hommes d’affaires pour réprimer les populations », dit le président du MSP qui ne croit pas que l’institution militaire va « accepter ce rôle humiliant ».*tsa-algerie./ dimanche 13 novembre 2016

************************************

Ali Benflis. Président de Talaie El Hourriyet

Le régime a perdu la bataille des idées, des programmes et des projets

Le parti de l’ancien chef de gouvernement et ex-candidat à la présidentielle en 2004 et en 2014 a décidé de boycotter les prochaines législatives. Pour El Watan Week-end, il revient sur cette décision, sur le contexte d’«impasse politique» et sur les perspectives de l’action politique de son mouvement et de l’opposition.

- Comment concilier les objectifs d’un parti politique (accéder au pouvoir par les élections) et la situation «anormale» que vous décrivez pour expliquer le boycott des législatives ?

***Un parti politique normal va à des élections normales. Or, l’on peut tout dire des scrutins qui se déroulent dans notre pays, sauf qu’ils sont normaux. A quoi servent les élections dans des pays normaux, c’est-à-dire, ceux où existent de véritables Etats de droit ? Elles servent d’abord à aménager une compétition politique saine, juste et loyale. Elles servent aussi à départager entre des programmes et des personnels politiques. Elles servent, enfin, à permettre l’alternance au pouvoir lorsque les peuples la souhaitent. Et à quoi servent les élections dans un système politique tel que celui qui sévit dans notre pays ?

Elles ont, en tout et pour tout, trois finalités et pas une de plus. La première est de permettre au régime politique en place de soigner son image et de justifier le brevet démocratique qu’il se décerne. La seconde est de s’aider d’une clientèle politique qu’il se choisit lui-même. Et la troisième est de procéder, périodiquement, à une sorte d’actualisation de sa distribution des quotas électoraux en vue de récompenser les allégeances et de punir les insoumissions.

Dans de telles conditions, le pluralisme politique devient une fiction. Vous me demandez comment concilier les objectifs d’un parti politique et la situation anormale que je décris. Je vous répondrai qu’il s’agit de faire une cause de la modernisation de notre système politique. Cette modernisation passe par la construction d’un Etat de droit et c’est dans l’Etat de droit, et lui seul, que les élections retrouveront leur raison d’être.

- Quelle marge de manœuvre possède un parti politique en l’absence d’une véritable et libre vie politique ?

***Vous mettez le doigt sur ce que je viens d’appeler la fiction du pluralisme politique dans notre pays. Le mal est là. Dès lors que vous contestez l’existence d’une vie démocratique dans notre pays, le régime politique en place vous oppose la liste de plus d’une soixantaine de partis agréés. Pour lui, tout est dans les statistiques et dès lors que le paysage politique national compte plus de soixante partis, cela doit nécessairement induire que le pluralisme politique est une réalité et que l’Algérie est un pays, selon lui, démocratique.

Pourtant, il faut se résoudre à reconnaître qu’il n’y a dans notre pays qu’un pluralisme politique sous haute surveillance, un pluralisme politique plus toléré qu’accepté est un pluralisme politique dont la seule marge de manœuvre est celle que veut bien lui concéder le pouvoir politique en place quand il l’entend et comme il l’entend.

Je veux dire par là que la marge de manœuvre d’un parti d’opposition est très étroite. Il faut donc compenser cela par la force de conviction et la détermination dans l’engagement. Je répète souvent que dans notre pays, l’opposition n’est ni une sinécure ni une promenade de santé. Cela est regrettable, mais c’est la réalité.

Les démocraties sereines et épanouies reposent sur des majorités politiques fortes mais aussi sur des oppositions fortes. Dans les systèmes politiques de cet ordre, pouvoir et contre-pouvoir s’opposent et se complètent. Ils sont indispensables l’un à l’autre. La démocratie perd lorsque les majorités politiques sont faibles mais elle perd tout autant lorsque les oppositions politiques sont maintenues arbitrairement dans un état de précarité, de vulnérabilité et de faiblesse.

Ces vérités-là importunent et dérangent notre système politique parce qu’il est bâti sur une autre logique. Sa logique est qu’il n’est responsable devant personne et qu’il n’a de compte à rendre à personne. Fort de cette logique, il ne visualise l’opposition politique que comme un adversaire qu’il faut neutraliser, contraindre à l’inaction et réduire au silence. C’est ce que j’appelle l’archaïsme politique, c’est contre cet archaïsme-là que mon parti s’élève et cet archaïsme-là n’est soluble que dans la modernité politique que nous revendiquons.

- Concrètement, quel est votre horizon de travail pour les prochains mois, en parallèle d’une campagne électorale ? Quelle présence sur le terrain avez-vous planifié auprès de votre base et de la société en général ?

***J’ai dit que nous n’allions pas entrer en hibernation, que nous n’allions pas prendre une année sabbatique et que nous n’allions pas nous octroyer un congé politique. Ne devant être que ce que le régime politique en place les destine à être, ces élections sont une perte de temps pour le pays mais elles ne nous feront pas perdre le nôtre.

Le scrutin à venir et la campagne censée le préparer ne nous intéressent pas. Ils sont à ce point négligeables pour nous, que nous ne leur consacrerons aucun effort particulier. Ils ne sont tout simplement pas à notre ordre du jour. Ce qui reste à notre ordre du jour, ce sont les véritables problèmes du pays : c’est l’impasse politique, c’est la crise économique et c’est la montée des tensions sociales. Mes compagnons au sein de la direction du parti et moi-même allons maintenir notre présence sur le terrain politique comme nous le faisons depuis la création de Talaie El Hourriyet.

Nous allons continuer à expliquer à nos compatriotes les menaces que cette impasse politique fait peser sur l’Etat national ; nous allons continuer à leur expliquer en quoi la crise économique n’est pas prise en charge comme il se doit ; et nous allons continuer à leur expliquer pourquoi la détérioration de leurs conditions de vie est la conséquence directe de cette impasse politique et de cette crise économique dont la gestion pêche par approximation, par improvisation et par désinvolture.

En somme, nous continuerons à leur expliquer que l’impasse politique qui nous inquiète et dont nous parlons sans relâche tient au fait que les affaires de l’Etat ne sont plus gérées avec le sérieux, la rigueur et la cohérence qu’elles requièrent. Je sais que notre langage ne plaît pas du tout au régime politique en place. Je sais, aussi, que certains en son sein nous contestent le droit de parler d’impasse politique. J’en suis désolé pour mon pays mais cette impasse politique existe. Elle est visible à l’œil nu. Elle n’est pas une lubie d’opposant insincère et malintentionné. Sinon, comment appeler le fait que pas moins de treize décisions gouvernementales ont été solennellement annoncées puis annulées ou gelées durant cet automne ?

Comment nommer le fait que, pour l’année 2016, cinq Conseils des ministres seulement se soient tenus, alors que l’impasse politique s’aggrave et que la crise économique et sociale bat son plein ? Et comment qualifier le fait qu’aucune autorité gouvernementale n’a daigné aller compatir avec Béjaïa après la déferlante de violence qui s’est abattue sur elle ,? Que le régime politique en place nous explique tout cela de manière convaincante et nous changerons volontiers notre lexique politique.

- Un bloggeur mort en prison, des restrictions liberticides qui se multiplient : comment peut-on continuer à faire de la politique dans ce climat coercitif ?

***Un régime politique qui sait que sont salut est dans l’immobilisme et la stagnation n’aime pas ce qui bouge autour de lui. Son vœu le plus cher est que tous, contraints ou résignés, nous nous accommodions de cet immobilisme et de cette stagnation et que nous les acceptions au mieux comme les signes d’une stabilité ou, au pire, comme une fatalité.

De ce point de vue, le pouvoir politique en place a trois cibles prioritaires : l’opposition politique qu’il ne tolère qu’affaiblie et vulnérable ; les médias indépendants qu’il veut moins intransigeants sur la liberté d’informer et le droit à l’information ainsi que sur les limites qu’il les somme de ne jamais franchir ; et l’îlot que représente une société civile acquise à l’impératif du changement et du renouveau dans une société déboussolée, dévitalisée et angoissée par les lendemains que lui réserve un régime politique figé dans les fausses certitudes et dans les archaïsmes. Faire de la politique, faire de l’information une vocation et agir au sein de la société civile, tout cela est, avant tout, affaire de valeur, de conviction et d’engagement.

Si l’on porte ces valeurs, ces convictions et ces engagements au plus profond de soi, je ne connais pas de moyens en mesure de les gommer à coups d’interdits ou de les réduire au silence par l’intimidation ou la peur. Rien ne peut venir à bout d’une idée juste. L’idée du changement et du renouveau est une idée juste, car elle est une idée de progrès. Et, en tant que telle, elle finira, tôt ou tard, par triompher du statu quo qui est, quant à lui, une idée de recul et de régression.

- La crise socioéconomique qui s’amorce, avec les contestations en hausse, ne serait-elle pas une occasion pour mobiliser le ras-le-bol populaire au lieu de ne parler qu’au «régime» ?

***Mobiliser le ras-le-bol populaire, pourquoi faire ? Voilà la seule question qui vaille et qu’il faut savoir poser en prenant véritablement la mesure de toutes ses conséquences. Est-ce pour provoquer des ruptures violentes à la place d’évolutions pacifiques ? Est-ce pour substituer la terre brûlée au statu quo aussi dommageable et aussi intolérable soit-il ?

Est-ce pour ajouter aux épreuves déjà difficiles qu’endure notre pays d’autres épreuves encore plus lourdes et aux répercussions encore plus imprévisibles. En politique, chacun a le choix de son camp. J’ai choisi le mien depuis longtemps. C’est le camp des évolutions pacifiques ; c’est le camp des mutations maîtrisées ; c’est le camp du changement ordonné, consensuel, graduel et apaisé.

Ce camp est celui du rassemblement de toutes les forces vives du pays et non celui de leur confrontation avec un vainqueur et un vaincu dont le pays sortirait meurtri et exsangue. Ce camp est celui du grand rassemblement national avec des Algériennes et des Algériens côte à côte et non face-à-face et avec des Algériennes et des Algériens main dans la main et non hissés les uns contre les autres. Le ras-le-bol populaire que vous évoquez signifie colère, angoisse et désespoir.

Nos compatriotes ont raison d’être en colère, car une gouvernance défaillante a privé le pays d’occasions en or pour aller vers la modernité politique et pour assurer son développement économique et social. Nos compatriotes ont raison d’être angoissés, car l’impasse politique actuelle ne leur semble augurer que de lendemains à tout le moins incertains. Nos compatriotes ont raison d’être désespérés, car partout où ils dirigent leur regard, ils ne voient que des horizons bouchés. Mais malgré tout cela, il est de notre responsabilité politique de les convaincre qu’un changement pacifique est possible et préférable.

- Comment, selon vous, inverser le rapport de force qui pour l’instant est favorable au système en place ? La fédération de l’opposition autour de l’ICSO ayant, quelque part, montré ses limites…

***A chaque fois qu’une question allant dans ce sens m’a été posée, ma réponse n’a pas varié. Je ne suis pas dans une logique de rapport de force. Je ne me sens pas engagé dans un bras de fer avec qui que ce soit. Ma démarche est celle du dialogue national, du rassemblement national et du redressement national. Je suis sur le terrain politique et, sur ce terrain là, seule compte la bataille des idées, des programmes et des projets.

J’ajoute que le sort de cette bataille-là penche clairement de notre côté, car à l’archaïsme, nous opposons la modernité, à des visions anachroniques, nous opposons des visions d’avenir, et à la régression, nous opposons la marche vers l’avant. Nos compatriotes savent tout cela et c’est cela qui compte à mes yeux, car quoi que l’on puisse dire à propos du rapport de force, le régime politique en place a perdu la bataille des idées, des programmes et des projets.

Dans les Etats de droit les pouvoirs en place bâtissent des rapports de force favorables sur des bilans incontestables, sur des projets politiques attractifs et sur des compétitions électorales qu’ils remportent loyalement. Dans un Etat de non-droit comme le nôtre, le rapport de force se conçoit autrement.

Il se construit dans l’inconstitutionnalité, lorsque la Constitution est foulée aux pieds pour priver l’opposition de ses droits constitutionnels. Il se construit dans l’illégalité lorsque les lois vont toujours dans le même sens, celui de la restriction de la marge de manœuvre de l’opposition sur le champ politique. Enfin, il se construit par la fraude qui empêche toute possibilité d’alternance au pouvoir. Lorsque le rapport de force est conçu en ces termes-là, l’opposition a contre elle tous les moyens de l’Etat indûment utilisés.

Et dans une situation comme celle-là, elle a peu de chances. Lui faut-il pour autant se résigner face à ses faits accomplis ? L’opposition nationale ne se résigne pas, car elle sait que la cause qu’elle défend va dans le sens de l’histoire. Le pouvoir en place, quant à lui, défend une cause allant à contre-courant de l’histoire. Entre ces deux causes-là, il n’y a pas d’incertitude. C’est toujours la cause du changement et du progrès qui finit par prévaloir.

 ***Ali Benflis

Né à Batna en 1944 dans une famille de nationalistes (un père et son frère sont assassinés par l’armée coloniale), Ali Benflis poursuit ses études de lycée à Constantine avant de suivre une formation en droit.

Magistrat puis avocat, il est l’un des membres fondateurs de la Ligue algérienne des droits de l’homme en 1987. Ministre de la Justice en 1988 avant de démissionner en 1991. En 1997, il est élu député FLN.

Benflis sera le directeur de campagne du candidat Bouteflika en 1999 puis son secrétaire général à la Présidence et ensuite son chef de cabinet. Il est nommé chef de gouvernement entre 2000 et 2003.

Il a été secrétaire général du FLN en 2001 avant de démissionner en 2004. Il se présentera deux fois à la présidentielle en 2004 et en 2014. Il est président du Talaie El Hourriyet, agréé en 2015.

 *Adlène Meddi / vendredi 27 janvier 2017

*************************************

Mohamed Saïd réélu à la présidence du Parti de la liberté et de la justice (PLJ) à l’issu de son premier congrès tenu ce week-end à Alger.

*Le changement réel ou l’effondrement de l’Etat

Le succès des assises du parti a été couronné par la nomination par les congressistes de l’ancien ministre des Affaires étrangères sous Chadli et candidat à la présidentielle de 1999, Ahmed Taledb-Ibrahimi comme président d’honneur du parti. Un poste certes honorifique mais qui va sans nul doute conférer au parti un poids symbolique et politique donne le parti a grandement besoin à la veille des élections législatives auxquelles le congrès a entériné la participation.

Taleb Ibrahim jouit d’une influence certaine au sein du courant  nationaliste, de la famille des Oulémas et même au-delà. Il est le père spirituel de Mohamed Saïd. Ce dernier qui a placé son parti depuis sa fondation sur une ligne médiane à mi chemin entre l’opposition et le pouvoir, a interpellé les décideurs du pays à «réaliser le changement dans les actes  et ne pas se contenter des paroles ».

Porté par les congressistes représentants quelques 25 wilayas, il a martelé «l’urgence d’un changement réel ».  «Il n’est plus possible de maintenir dans l’état dans lequel il est aujourd’hui, le refus du changement c’est préparer les conditions d’un effondrement certain de l’Etat », peste Mohamed Saïd.  Partisan d’un changement graduel et ordonné, celui qui fut ministre de la Communication (2012-2013), a dressé le constat d’un pays rangé par «la fragilité des institutions de l’Etat frappées d’illégitimité, d’une corruption généralisée qui gangrène et l’argent sale devenu prépondérant». Intenable pour un pays cerné de crises multiformes qui navigue dans a vue dans un environnement régional en menacé de conflagration. Le président du PLJ a préconisé la nécessité de sortir rapidement de cette impasse par la «construction d’un consensus politique national ».

Une proposition de sortie de crise qui rejoint celle défendu par l’ancien chef du gouvernement Mouloud Hamroche et du FFS. Mohamed Saïd n’a pas manqué l’occasion de décocher quelques critiques contre la révision constitutionnelle adopté l’année dernière estimant que les consultations qui ont présidées à la nouvelle constitution n’ont pas tenue compte des propositions formulées par l’ensemble de la classe politique. « C’est une constitution qui n’est pas consensuelle, le pouvoir a retenu que les propositions qui l’arrangeait» a-t-il pesté. Abordant l’inquiétante situation économique est ses  angoissantes retombées  sociales, Mohamed Saïd s’est dressé contre le partage égale de la misère alors la richesse a été répartie de manière inéquitable.

«Nous ne interrogeons sur qui paiera la facture de la crise économique. La baisse du pouvoir d’achat et l’augmentation des taxes frapperont de plein fouet les couches sociales défavorisées. La répartition des richesses et des charges doit être équitable. Que ceux qui ont bénéficie de l’aisance financière de ces dernières années, ceux qui ont accumulé des richesses en dinars et en dollars doivent payer plus», martèle le président du PLJ. Enfin, Mohamed Saïd a appelé le pouvoir à « tenir ses engagements à l’occasion des élections législatives en faisant respecter la neutralité de l’administration si l’on veut que le futur parlement ne soit pas entaché d’illégitimité». Cependant, il redoute une OPA de l’argent sale sur le scrutin législatif. *Hacen Ouali / el watan / samedi 28 janvier 2017

*************************************

Rachid Nekkaz. Président du Mouvement pour la jeunesse et le changement 

*Mon objectif politique est le départ négocié des 40 voleurs du pouvoir

Avec ses 3124 km parcourus en Algérie, sa plainte déposée contre Saadani et ses nombreuses manifestations contre la corruption organisées à Paris, Rachid Nekkaz reste l’homme politique le plus controversé des deux rives. Il revient, avec son franc-parler, sur tous ces sujets polémiques dont il fait l’objet.

- Vous avez porté plainte pour diffamation contre l’ancien SG du FLN, Amar Saadani, qui vous a accusé d’«être poussé par l’ex-patron des services, le général Toufik». Où en êtes-vous dans cette affaire ?

Tout d’abord, je tiens à dire que je n’ai jamais rencontré le général Toufik. Et que jamais je ne serai l’auteur ou l’organisateur d’actions subversives qui soient de nature à fragiliser la sécurité de notre pays ou à remettre en question sa souveraineté nationale. Les déclarations diffamatoires de Saadani son très graves.

Pire, elles constituent une menace absolue sur ma vie. Ces mensonges publics sont l’une des causes du discrédit de la parole politique en Algérie et de l’absence de confiance entre les citoyens et les hommes politiques. J’ai annoncé publiquement que je laisserai 12 mois à la justice de notre pays pour étudier et juger cette affaire qui permettra d’améliorer l’image de notre justice auprès du peuple algérien et au niveau international à l’heure où notre Algérie traverse une crise politique, morale et financière délicate.

- Pensez-vous réellement que Saadani sera jugé ?

En tant qu’acteur politique algérien, je me dois de faire confiance à la justice de mon pays. Je me dois aussi d’aider les juges à faire correctement leur travail. Cette plainte pour diffamation ira jusqu’au bout, car elle n’implique pas une peine de prison pour Saadani. La peine qu’il encourt est essentiellement morale. Si pour une raison ou une autre cette affaire devait être bloquée, je reprendrai les manifestations anti-corruption à Neuilly-sur-Seine jusqu’en 2019 avec les conséquences fâcheuses pour l’image du gouvernement algérien en interne et en externe.

- Vous avez demandé, il y a deux ans, l’instauration d’une loi sur l’amnistie financière et fiscale à l’endroit des dirigeants en contrepartie de leur départ du pouvoir. Cela ne contredit-il pas les actions que vous menez en France ?

Non, c’est cohérent si on se place d’un point de vue politique et non sur le plan rationnel. Il est important de souligner que je ne suis pas un justicier mais un homme politique. Mon objectif politique est le départ négocié des 40 voleurs du pouvoir.

C’est en leur démontrant notre capacité de nuisance à Paris et en organisant régulièrement des manifestations anti-corruption que les 40 voleurs vont réaliser l’impact négatif de nos actions sur leur image dans les 48 wilayas du pays et à l’étranger. Maintenant, la situation a totalement changé. La santé du président Bouteflika s’est dégradée, le prix du baril a chuté et les relations avec la France sont tendues, surtout que Paris est très préoccupé par sa campagne présidentielle à haut risque.

L’élection de Trump aux Etats-Unis n’arrange pas les 40 voleurs qui ont beaucoup misé sur la victoire de Clinton dont ils ont financé notamment la fondation. Dans ce contexte nouveau et délicat, je crois que les 40 voleurs ont tout intérêt à reconsidérer ma proposition d’amnistie financière et fiscale avant que l’accélération des événements politiques et sociaux ne rende la chose presqu’impossible ou tardive. La balle est dans leur camp.

- En France, vous avez été récemment placé sous contrôle judiciaire. Des députés  demandent de vous interdire de séjour  dans l’Hexagone. Ceux du Front national continuent à entraver vos actions. Quel est votre commentaire ?

En multipliant les manifestations anti-corruption à Paris sur les Champs-Elysées (appartement de 15 milliards de centimes de Rym Sellal) et devant Notre-Dame (appartement de 54 milliards de centimes de Bouchouareb) qui démontrent, vidéo à l’appui, que 100 à 200 policiers français protègent ces appartements achetés avec l’argent du peuple algérien.

A ce sujet, j’ai publié sur ma page Facebook tous les actes notariés officiels qui le démontrent. Aucun ministre ne peut acheter un appartement de 15 à 54 milliards de centimes à Paris avec un salaire de 3000 euros par mois (36 millions de centimes). Le deuxième axe de ma stratégie de pression sur le gouvernement français est constitué par le paiement depuis 2010 des amendes anti-niqab et anti-Burkini.

En payant ces amendes au nom du respect des libertés individuelles et non pour des raisons religieuses (je ne suis ni imam, ni théologien), cela me permet de neutraliser sur le terrain l’application de ces lois liberticides destinées exclusivement à priver de liberté les femmes musulmanes.

Je tiens à rappeler qu’à titre personnel, je suis contre le port du niqab car ce n’est pas la meilleure façon de s’intégrer dans les sociétés européennes. Ma position est celle du philosophe Voltaire qui a dit : «Même si je ne suis pas d’accord avec ton opinion ou ta religion, je me battrai jusqu’à la mort pour que tu aies la possibilité de l’exprimer ou de la vivre».

- Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes se demandent pourquoi Rachid Nekkaz ne paierait-il pas les amendes des chômeurs condamnés pour avoir organisé des actions pacifiques ?

Je prendrai à ma charge tous types d’amendes liées à des actions de protestation pacifique, que ce soit celles des chômeurs, des militants des droits de l’homme ou des supporters emprisonnés récemment à cause du port du drapeau kabyle ou chaoui.

- Vous avez appelé vos abonnés sur votre page Facebook à adhérer à votre parti afin de gagner les prochaines échéances. Comment allez-vous procéder, sachant que votre parti n’est pas encore agréé ?

Nous avons déposé une demande d’agrément pour le parti MJC (Mouvement pour la jeunesse et le changement) depuis le 29 juin 2014. Le ministère de l’Intérieur semble faire la sourde oreille. Vos lecteurs et les nôtres doivent savoir que nous n’avons pas besoin d’obtenir un agrément pour notre parti MJC afin de participer aux élections législatives (députés), municipales (APC) ou à la présidentielle. La loi nous autorise à présenter des listes indépendantes, à condition de rassembler 250 signatures par candidat présenté.

- Si vous comptez participer à l’élection présidentielle, sachant que la nouvelle Constitution vous l’interdit sur la base de l’article 51, comment comptez-vous y parvenir ?

Je serai candidat à la présidentielle de 2019, car j’ai renoncé à ma nationalité française en 2013 et que j’ai toujours voté dans mon douar près de Chlef de 1995 à 2014. Soit pendant 19 ans. J’ai publié en février 2016 l’attestation de l’APC de Aïn Merane et les cartes d’électeur qui le prouvent.

- Vous continuez tout de même à qualifier le pouvoir, qui vous interdit de manifester et de vous exprimer, de démocratique.  Pouvez-vous nous éclairer plus sur votre position ?

Notre démocratie est imparfaite. Elle fonctionne à 85%. Pour les 15% restants, chacun de nous – citoyen, homme politique, journaliste, entrepreneur, syndicaliste, étudiant, fonctionnaire, policier, juge, avocat – doit apporter sa modeste contribution pour l’améliorer au quotidien au service du peuple algérien. En Algérie, il y a des élections à rythme régulier, une pluralité de partis politiques, des médias semi-indépendants et plus d’assassinat politique depuis 1999. C’est encore imparfait, mais c’est moins pire qu’avant. Prenez mon cas. J’ai une liberté de ton qui est totale.

On ne m’a jamais emprisonné en Algérie pour mes propos contre les 40 voleurs. Certes, j’ai été arrêté à 15 reprises. Mais la France aussi, qui prétend être le pays des droits de l’homme, m’a arrêté, menotté et mis en garde à vue pendant 30 heures alors même que je bénéficiai d’une autorisation de manifester. Je crois raisonnablement qu’il faut avancer doucement, sans attendre des changements rapides dans un délai très court. Il ne faut pas mentir au peuple algérien. Il faut avancer avec pédagogie et avec un esprit de responsabilité en appelant chacun des 40 millions d’Algériens d’ici et d’ailleurs à faire un effort et à servir l’Algérie au lieu de s’en servir.

**Rachid Nekkaz

Né en France en 1972, Rachid Nekkaz est un homme d’affaires et un homme politique dont les parents sont originaires de Chlef. Candidat à l’élection présidentielle de 2014 après avoir renoncé à sa nationalité française en 2013, il multiplie les actions d’éclat en Algérie, continue à payer les amendes des femmes en burqa pénalisées en France, et devient sujet de polémiques à chaque reprise. Aujourd’hui, il se prépare pour les prochaines échéances électorales en Algérie.

**Meziane Abane / el watan / vendredi 18 novembre 2016

**********!*********

*Rachid Nekkaz nargue les dirigeants algériens et revient à Alger

Description de cette image, également commentée ci-après

Après plusieurs semaines de manifestations et de rassemblements organisés devant les appartements et maisons des dirigeants algériens à Paris, Rachid Nekkaz défie les hauts responsables et retourne à Alger en dépit de toutes les menaces qui pèsent contre lui. Algérie-Focus a rencontré à l’aéroport d’Alger celui qui dérange et perturbe le sommeil du régime algérien .*Algérie-Focus/ 30 octobre 2016

rn2016

**Qui est Rachid Nekkaz ?

Né en France en 1972, Rachid Nekkaz est aujourd’hui uniquement algérien. Il n’est plus français depuis le 23 octobre 2013 car il a rendu son passeport aux autorités françaises.
Il a vécu 25 ans dans une cité populaire et pauvre de Choisy-le-Roi, près de Paris.
Il est le neuvième enfant sur douze. Sa mère Khédidja est originaire de Béjaïa (06) en Kabylie. Mais en 1871, suite à la révolte des Mokrani contre la colonisation française, sa famille a été déportée dans l’Ouest de l’Algérie entre Chlef (02) et Rélizane (48), à Mazouna. Le père de Rachid est de Ain-Mérane, à 40 km de Chlef.*De parents algériens modestes et analphabètes installés en France depuis 1950, Rachid NEKKAZ a suivi des études d’Histoire et de Philosophie, à la Sorbonne, à Paris. Son Mémoire de Maîtrise portait sur  » La naissance de la Ligue des Etats Arabes « .on père Larbi, décédé depuis 2 ans en Algérie, lui a appris les valeurs de la dignité, du respect et du travail. Il n’est pas harki et il n’a pas tué Krim Belkacem (rumeur indigne qui circule sur Internet).
Son oncle, Djilali Cheboub, décédé aussi depuis 2 ans (Allah irhamhoum), a été un combattant du FLN à la fois en Algérie (où il a été emprisonné par l’armée française de 1957 à 1959) et en France, pour mobiliser la communauté algérienne pendant la guerre d’Algérie. Rachid Nekkaz a un enfant de 13 ans.

**Ayant vécu 25 ans dans une cité populaire près de Paris, il a monté plusieurs associations dans les quartiers, notamment de soutien scolaire, d’initiation à Internet, d’encouragement à s’inscrire sur les listes électorales et de rédaction de livres.En 2005, lors de la révolte des banlieues, après avoir été reçu à Matignon par le premier Ministre Dominique de Villepin, il crée avec Hassan Ben M’Barek le Collectif « Banlieues Respect » afin de lancer un appel à la Paix et au Respect dans les quartiers populaires lors d’un rassemblement de 300 personnes devant le Mur de la Paix, au Champs-de-Mars, à Paris, en présence de la presse internationale.Rachid Nekkaz avait pris aussi en 2009 la défense de trois jeunes lycéens français d’origine tunisienne qui avaient été agressés violemment par des membres de la Ligue de Défense Juive (LDJ : organisation terroriste interdite en Israël et aux Etats-Unis mais autorisée en France), à la sortie du Lycée Janson-de-Sailly, à Paris, dans le 16ème arrondissement.

Achoui

*Rachid Nekkaz s’est notamment illustré en 2008, en organisant les manifestations du Comité de soutien à l’avocat algérien d’origine Kabyle, Maitre Karim Achoui qui avait été condamné injustement à 7 ans de prison. Il fit une grève de la faim pendant 20 jours et paya la caution de 50 000 euros pour faire libérer le talentueux avocat.

*En 2009, il s’est rendu en Chine pour empêcher l’exécution de 12 jeunes Ouïghours musulmans, au Turkestan oriental chinois.

*En avril 2013, après un voyage à Kano au Nord du Nigéria, Rachid Nekkaz a contribué à la libération d’une famille française avec 4 enfants, prise en otages par le groupe armé Boko Haram, en faisant un don de 500 000 $ dans les écoles du Nord du Nigéria musulman, très appauvries.

RN Niqab 1

*Défenseur de la Liberté de religion (Niqab)
En juillet 2010, le président français Nicolas Sarkozy décide, comme en Belgique, de voter une Loi contre les femmes musulmanes qui portent le Niqab en violation des principes de Liberté garantis par la Constitution européenne. Rachid Nekkaz est le seul dans le monde entier à réagi efficacement contre cette loi. Il sait qu’il ne peut pas changer la Loi à court terme, mais il a le pouvoir de neutraliser cette Loi sur le terrain et de la ridiculiser. Comment ? En payant les amendes.Il s’engage immédiatement à créer un fonds de défense de la Liberté et de la laïcité doté d’un million d’euros qu’il finance avec ses fonds personnels.
A ce jour, ce fonds a permis aux 1000 femmes qui portent librement le Niqab en France et en Belgique de continuer à sortir tranquillement dans la rue grâce au paiement des amendes.
Les plus grands leaders religieux musulmans ont salué l’initiative de Rachid Nekkaz en faveur de la liberté des femmes, que ce soit en Egypte avec le Cheikh Abou Ishaq al Houwayni ou en Iran avec le Grand AyatollahLotfollah Safi Golpayegani.

*A ce sujet, il déposera le 5 juin 2013, un recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), à Strasbourg, en France, afin de faire sanctionner la Belgique et la France pour violation des libertés individuelles.

A cause de son action en faveur des femmes portant le Niqab, l’Etat français mettra en place deux contrôles fiscaux internationaux afin de le dissuader de poursuivre son action. Mais il n’a jamais abandonné.

Sauveur de Mosquées en France

En septembre 2011, il prêta 500 000 € au FBI (Front des Banlieues Indépendant) pour l’achat d’un terrain pour sauver de destruction une mosquée à Gennevilliers, située dans le département de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy.

Défenseur des Minorités

Opération « République des Roms »
Le 24 décembre 2010, Rachid Nekkaz offre à la communauté Rom, en guise de cadeau de Noël, un terrain de 16 hectares en Auvergne (région d’origine de Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy), pour un euro annuel, en partenariat avec l’association la Voix des Roms.

Lutte contre la corruption politique et emprisonnement discriminatoire

Afin de montrer à l’opinion publique française que les parrainages des élus peuvent être achetés facilement, Rachid Nekkaz a décidé de lancer une campagne de communication contre le système corruptible des parrainages des élus pour être candidat aux élections présidentielles. Ce système est non seulement corruptible mais pénalise les candidates femmes (90% des Maires sont des hommes).

Déjà le 12 mars 2007, Rachid Nekkaz avait acheté pour 1550 € et déchiré en direct à la télévision sur LCI un parrainage qu’un maire avait décidé de vendre. Voir la video. Aucun politique n’avait réagi. Face à ce silence consternant, Rachid Nekkaz a décidé de frapper plus fort.

Parrainage2007

Ainsi, cinq ans plus tard, à l’occasion de la journée internationale de la femme, soit le 8 mars 2012, Rachid Nekkaz a décidé d’acheter publiquement au profit de Marine Le Pen « candidate halal » un parrainage à un maire alsacien et l’a déposé publiquement au Conseil constitutionnel devant les caméras de télévision. Toujours aucune réaction.

5 jours plus tard, soit le 13 mars 2012, il a procédé de la même manière en déposant un second parrainage acheté au profit de la candidate du parti du plaisir Cindy Lee. Cette fois-ci, les autorités françaises ont réagi, mais de façon autoritaire. Rachid Nekkaz a été mis en garde à vue pendant deux jours puis incarcéré à la prison de Fresnes pendant 5 jours, comme un vulgaire délinquant.

En France, pays des principes et des libertés, ceux qui corrompent sont en liberté et ceux qui dénoncent la corruption vont en prison.
Nekkaz Barreaux

En menant ces actions, l’objectif de Rachid Nekkaz est de remplacer le système corruptible du parrainage des élus par un parrainage républicain de 100 000 citoyens. L’Algérie est en avance sur la France car, avec le parrainage de 75 000 citoyens, tout citoyen peut être candidat. La France devrait s’inspirer du modèle algérien.

De fait, Rachid Nekkaz est un prisonnier politique en France car ce pays lui refuse le droit de se battre pour ses idées et de combattre un système de parrainage qui favorise la corruption des élus. Chose qu’il démontrera avec une vidéo accessible sur son site internet lors d’un procès en France, à Paris, le 24 octobre 2013.

Ecrivain et Chef d’entreprise

En 1997 et 2000, il publie trois livres aux Editions Robert Laffont :

Le premier livre  » On vous écrit d’à côté « , porte sur les difficultés des jeunes de banlieues à trouver leur place dans la société.
Le deuxième livre  » Splendeurs et misères des petits actionnaires  » est un livre sur la finance et le montage des grands projets internationaux comme Eurotunnel et Eurodisney.

Le troisième ouvrage publié en 2000,  » Millenarium, quel avenir pour l’Humanité  » est un livre-entretien avec les Chefs d’Etat du G7 (Clinton, Chirac, Blair…) sur les espoirs des jeunes pour le troisième millénaire et les enjeux pour la Paix dans le Monde. A cette occasion, il avait été reçu au Sommet des Chefs d’État du G7, à Cologne, en Allemagne, le 18 juin 2000.

Grâce aux contacts noués sur le plan international, Rachid Nekkaz proposera, lors de la deuxième Intifada, à Bill Clinton, le projet de déplacer le siège des Nations-Unies de New York à Jérusalem et d’internationaliser Jérusalem afin de pouvoir enfin installer de façon durable la paix au Moyen-Orient. La fin du second mandat de Bill Clinton ne lui permettra pas d’aller jusqu’au bout de ses projets de paix.

Il monte une start-up informatique en 1998, qu’il vend pour investir dans l’immobilier près de Paris.
C’est cette indépendance financière qui lui permet de s’engager en politique et de rester libre.

ENGAGEMENT POLITIQUE EN FRANCE

Candidat aux élections présidentielles de 2007 en France
Villepin
En mars 2006, il décide de se présenter aux élections présidentielles afin de pouvoir inscrire automatiquement tous les citoyens sur les listes électorales (soutien de 2417 Maires, 414 Députés PC, Verts, PS, UDF, UMP), d’accorder le droit de vote aux étrangers aux élections municipales et surtout de montrer que les Français d’origine étrangère sont capables d’assumer des responsabilités politiques.
Pour financer cette élection, Rachid Nekkaz avait vendu sa maison. Portrait du journal Libération.

Lancement d’un nouveau parti et candidat aux législatives de 2007 en France
Aux élections législatives de juin 2007, il décide de lancer un nouveau parti politique, le RSD (Rassemblement Social-Démocrate, ex-PRN) et présente 58 candidats, tous issus de la diversité maghrébine et africaine, avec une ligne politique centre-gauche. Voir en vidéo le bilan et l’analyse de cette action.

Candidat aux municipales de mars 2008 en France
En mars 2008, il se présente aux élections municipales d’Orly dans le Val-de-Marne où il obtient 5,15% des voix.

PRISES DE POSITION SUR L’ALGERIE

Révolte kabyle de 2001
Le 7 mai 2001, Rachid Nekkaz a signé dans le journal français le Figaro et sur le site internet algérien Algeria Watch une tribune dans laquelle il considérait que le soulèvement kabyle était une chance pour la démocratie et le respect des libertés en Algérie.

Défenseur de la mémoire algérienne

Turquie

En janvier 2012, lors d’une tournée médiatique en Turquie, il encouragea le Gouvernement turc à voter une Loi qui apparenterait la colonisation française de l’Algérie à un génocide.

Candidat aux élections présidentielles algériennes en 2014

Le 3 juin 2013, à 15h, Rachid Nekkaz a annoncé sa candidature officielle à la Présidence de la République algérienne, près de Maghnia, à la frontière algéro-marocaine, afin de promouvoir l’ouverture des frontières entre l’Algérie et le Maroc qui permettrait de créer 300 000 emplois sur 5 ans en Algérie.

Rachid Nekkaz met une condition à l’ouverture des frontières : que le Maroc s’engage à mettre en place un programme de lutte contre le trafic de drogues.

Il a aussi lancé un appel à la relance du processus de mise en place du Grand Maghreb.**source: nekkaz-mjc.com/

******************************

*Conférence nationale de l’opposition à Zeralda le 30 mars 2016

** l’opposition reste unie autour de la transition démocratique

CNLTD-1-700x357

*Malgré les pressions du pouvoir et les dissensions internes, les forces de l’opposition ont réussi le pari d’organiser un deuxième congrès. à Zéralda.

Deux ans après la première rencontre, Mazafran I, les forces de l’opposition, rejointes par le mouvement associatif et des personnalités qui n’ont pas assisté à la première rencontre, ont donc tenu à démontrer qu’elles restent attachées à un même objectif, celui de changer le système. «Notre premier objectif est de démontrer que l’opposition reste toujours unie», assure Abderrezak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP).

Preuve que la deuxième conférence de l’opposition est une réussite est la présence en masse de la presse étrangère. Autant les médias internationaux étaient pratiquement absents lors de la rencontre de 2014, autant celle qui se tient au sein du centre de vacances de la fédération des matériaux de construction de l’UGTA en a attiré des dizaines. Du moins ceux qui ont réussi à obtenir un visa d’entrée en Algérie.

Sur le plan politique, il n’y aura certes pas de révolution. Mais, l’opposition ainsi réunie a déjà réussi le pari de faire peur au pouvoir qui a été obligé de mobiliser sa clientèle dans un meeting qui se tient en même temps à la Coupole du complexe olympique du 5-Juillet.

La seconde réussite réside dans l’enrichissement et l’actualisation de la plateforme de Mazafran. Plus encore, les partis et personnalités de l’opposition ont même évité la présence, en leur sein, des slogans du FIS-dissous, ce qui leur était reproché lors la première rencontre de juin 2014.

Le seul bémol est que la rencontre de Zeralda, présidée par Abdelaziz Rahabi, est l’absence, inattendue de Mouloud Hamrouche et de Sid-Ahmed Ghozali. Les deux anciens premiers ministres ont entretenu le suspense jusqu’à la dernière minute. Ils se sont dérobés, tout comme le Front des forces socialistes qui a brillé par son absence.*Essaïd Wakli/ algerie-focus/ mercredi 30 mars 2016

CNLTD-1-700x357

*****La deuxième conférence de l’opposition s’est ouverte mercredi 30 mars 2016 à Zeralda (Alger), en présence de 300 participants, représentant des partis politiques, des syndicats, des associations et de plusieurs personnalités indépendantes.  

Abdelaziz Rahabi a indiqué, à l’ouverture des travaux, que l’opposition a réussi à se réunir malgré « les facteurs de dénigrement et de suspicion». Il a cité le refus des autorités de leur donner une grande salle à Alger pour abriter cette conférence dont la tenue constitue « une preuve que l’opposition reste unie autour de la transition démocratique ». 
 Des personnalités politiques qui avaient pris part au congrès de Mazafran en juin 2014, à l’exemple de Hamrouche, Ghozali et les dirigeants de l’ex-Fis, ne se sont pas manifestés, ce matin, à la Mutuelle des travailleurs de la construction où s’est déroulé la conférence. Le FFS et le MDS ont également préféré ne pas y prendre part.   
 La conférence a notamment réuni les membres de l’Instance de suivi et de concertation de l’opposition (Isco). On note aussi l’absence du président du RCD, Mohcine Belabbas, représenté par des membres du secrétariat national du parti.  
 Ali Yahia Abdnour a indiqué, dans son intervention, que le pouvoir politique qui s’est accaparé l’indépendance de Algérie comme « un butin » n’a pas changé à ce jour. « Les libertés sont bafouées et les juges n’obéissent pas aux lois mais aux directives du pouvoir exécutif », a estimé le doyen des défenseurs des droits de l’Homme. 
 Ali Benflis, président de Talaie El Hourryet, a dénoncé le « chantage sécuritaire » adopté par le pouvoir en place. On cherche à faire peur au peuple dans l’objectif de « détourner son attention » sur l’illégitimité des institutions et la vacance du pouvoir au sommet de l’Etat. Benflis a réaffirmé l’attachement de son parti à la plateforme de Mazafran qui a fixé les contours du projet de la transition démocratique. 
 Pour sa part, le président du MSP, Abderazzak Makri, a expliqué que la conférence de l’opposition « ne va pas renverser l’ordre établi dans l’immédiat. Notre objectif est de mettre la pression sur le pouvoir pour le contraindre à accepter  des élections libres ». Si le pouvoir persiste à refuser la volonté populaire, « le pays risque de revenir à la tragédie des années 90 », prévient le président du MSP. 
 Les différents intervenants ont renouvelé leur attachement à la plateforme de mazafran qui prévoit, en substance, de confier le pouvoir à un gouvernement de transition. Celui-ci se chargera de l’organisation des élections et de l’élaboration d’une nouvelle constitution.  Les travaux de la conférence devront prendre fin vers 17h. *Farouk Djouadi / el watan/  mercredi 30 mars 2016

****************************************

**Pour remettre le pays sur les rails de la sécurité

Le FFS plaide pour la reconstruction du consensus national

C’est à partir d’El Oued que le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Nebbou, a rappelé l’attachement de sa formation au projet de consensus national.

Unique alternative pour remettre le pays sur les rails de la sécurité et de la prospérité. Mais pour reconstruire ce consensus national, il faut, selon Nebbou, une certaine éthique caractérisée par une unité nationale, une paix civile, une solidarité active et aussi à des instruments de mobilisation et de vigilance. Le FFS n’envisage pas de baisser les bras, ne lésinera sur aucun moyen et n’épargnera effort pour la concrétisation de ce projet.

Ainsi, M. Nebbou a appelé, à partir de la ville aux mille coupoles, à l’unité, à la paix civile et à la solidarité nationale. «Pour réaliser les aspirations à la liberté, à l’égalité devant la loi, à la justice sociale, à la dignité de tous les Algériens, nous n’avons qu’un chemin à ouvrir et à sécuriser ensemble, celui de l’unité, de la paix civile et de la solidarité nationale. Des aspirations qui ne peuvent être réalisées qu’avec la mobilisation et la vigilance», a-t-il souligné, en mettant en garde ceux qui voudraient tuer — jusque dans les cœurs des Algériens — ces aspirations pour lesquelles un million et demi de chouhada se sont sacrifiés et qui devraient être appliquées et protégées par un Etat au service de tous les Algériens.

«Ceux-là sont — par la corruption de leurs idées d’abdication des conquêtes historiques du peuple algérien et par leur déni du droit des Algériens à la liberté, à la justice et à la dignité — au service des forces de division, de destruction, de démoralisation et de corruption dans le monde entier», déplore Nebbou, qui a rendu hommage au fondateur du parti, décédé en Suisse le 23 décembre dernier, inhumé dans son village natal, Aïn El Hammam.

«L’espoir nous a été inoculé par le moudjahid et regretté Hocine Aït Ahmed. La vie de ce militant exceptionnel — qui a consacré 70 ans de son existence à la lutte d’abord pour la libération de son pays de l’ignoble domination coloniale, puis à la lutte pour la démocratie, la justice et la liberté pour son peuple — fut pleine d’enseignements sur le militantisme», a expliqué Nebbou, précisant que même la mort d’Aït Ahmed a été pleine d’enseignements ; elle a rappelé au monde que les Algériens sont un peuple qui a une histoire nationale de lutte pour la liberté et la dignité. Les Algériens sont capables de comprendre les défis du siècle, de les relever et les réussir.

«Les Algériens peuvent réussir malgré la misère et la propagande des ennemis impitoyables et des esprits faibles qui poussent comme des ronces au milieu de la crise, se hissent au premier rang et parlent haut pour appeler à l’abdication», note Nebbou. Et de  rappeler avec fiertéque le peuple algérien, de toutes les régions du pays, a rendu hommage à Si L’Hocine et, à travers lui, à tous les hommes de parole et d’honneur et aux milliers de martyrs qui ont permis à notre pays de retrouver une place au sein des nations libres.*Nabila Amir/ samedi 02 avril 2016/ el xatan

*Pour le FFS, l’imposture n’est pas finie

La direction du plus vieux parti de l’opposition et tout son groupe parlementaire se sont rendus au cimetière Sidi M’hamed, à Alger, pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Aïssat Idir avant de rendre publique une déclaration des plus virulentes vis-à-vis du pouvoir.

C’est en se recueillant sur la tombe de Aïssat Idir, fondateur de l’UGTA combattante, et sur celle du moudjahid Lakhdar Rebbah, que le Front des forces socialistes (FFS) a choisi de marquer la journée d’hier, loin du cérémonial officiel d’ouverture de la session parlementaire du printemps. Il boycotte cette ouverture de session qui intervient dans un «contexte national, régional et international trouble et troublé», a noté le FFS.

La direction du plus vieux parti de l’opposition et tout son groupe parlementaire ainsi que des élus d’Alger se sont rendus au cimetière Sidi M’hamed, à Alger, pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Aïssat Idir avant de rendre publique une déclaration des plus virulentes à l’égard de l’entêtement du pouvoir à tourner le dos à la raison. «Dans la conjoncture actuelle, le FFS se veut dans la continuité du message de Novembre et du Congrès de la Soummam. Il reste fidèle à ses engagements primordiaux de construire démocratiquement la nation algérienne et l’Etat démocratique et social.

C’est pourquoi le FFS décide de commémorer le 60e anniversaire de la création de l’UGTA, bras syndical de la Révolution algérienne, par ce recueillement sur la tombe de Aïssat Idir», a souligné le premier secrétaire national du parti, Mohamed Nebbou, dans une déclaration. L’analyse faite par le FFS sur la situation politique, sociale et économique du pays est des plus critiques. Le FFS revient sur  l’adoption de la loi de finances 2016 qu’il juge «antinationale et antisociale», et sur le texte de révision de la Constitution, qu’il qualifie de «véritable coup de force institutionnel et constitutionnel».

Et d’alerter : «L’immense majorité des Algériennes et Algériens commencent à subir les conséquences dramatiques de cette loi de finances scélérate et reçoivent des électrochocs répétés suite à une flambée des prix qui n’est pas près de s’éteindre.» Pourtant, a rappelé la déclaration du FFS : «Il y a quelques mois, les mêmes autorités assuraient que le pays ne connaissait pas de crise et qu’il ne serait pas touché par l’austérité.»

«Aujourd’hui, on prêche le discours de vérité. Quel discours tenait-on hier et avant-hier ? Le discours de la ruse, du mensonge, du déni de réalité et de la violence.» «L’imposture n’est pas finie», a asséné le FFS. Concernant le projet de révision constitutionnelle, il a fait remarquer qu’on «veut faire croire à l’extérieur que le pay est sur la voie d’une démocratisation graduelle, alors que les options retenues visent simplement à renforcer le régime par le droit et non à limiter le pouvoir».

Ces options, a estimé le FFS, «instituent la régression des libertés par la juridiciarisation du politique». Et d’affirmer qu’on ne peut parler de séparation des pouvoirs alors que jusqu’à l’heure actuelle, l’initiative des lois demeure le domaine réservé de l’Exécutif. Renvoyant au pouvoir son simulacre de changement, le FFS a asséné : «Chaque matin, tout Algérien qui sort de chez-lui sait qu’il n’est pas dans un pays plus uni, plus juste, plus libre et plus stable.» Le plus vieux parti de l’opposition a averti que la programmation des lois organiques faisant suite à la révision de la Constitution va lourdement impacter l’activité parlementaire.

«Comment ne pas voir que nous sommes en présence d’un véritable carrousel ? Il y a eu inversion des priorités et cela révèle la logique personnelle, si ce n’est partisane ou clanique, qui a conduit à programmer cette révision en dernier», a souligné la déclaration du FFS. Le contenu économique de la révision de la Constitution est aussi mis en lumière par ce parti. «Nous partageons le point de vue de tous ceux qui estiment que cette Constitution consacre la rupture avec l’Etat social, la régression syndicale, la déréglementation de la sphère économique et ‘l’open-sky’ en matière du droit du travail», est-il noté, regrettant que ce nouveau modèle économique n’ait pas suscité  un grand débat citoyen et démocratique.

«Pour rassembler les énergies, pour renforcer la cohésion sociale, il eut fallu opter pour un dialogue politique véritable pour reconstruire le consensus national», a soutenu le FFS attestant que les différentes initiatives politiques présentes sur la scène médiatico-politique ne se confondent pas. «Le pouvoir persiste dans une démarche unilatérale et autoritaire, parce qu’il pense disposer des ressources politiques, diplomatiques, financières, économiques, culturelles et sociales pour continuer dans cette voie et qu’il escompte un retournement de la conjoncture pétrolière en sa faveur», a constaté le FFS, alors que, a-t-il dit, la crise algérienne est antérieure à la chute des revenus des hydrocarbures et remonte même au lendemain de l’indépendance du pays.

«Chaque jour qui passe démontre qu’aucun acteur politique ou social ne peut, à lui seul, trouver une issue politique et mettre le pays sur la voie d’un développement durable», a précisé la même déclaration de ce parti en relevant que le FFS poursuivra dans le travail de proximité auprès de la population et continuera à rechercher et à proposer des mécanismes et des cadres de dialogue et de concertation pour reconstruire le consensus national.

«Ce consensus ne saurait être la réédition de projets frontistes dépassés ou d’alternance claniques qui ne répondent pas à l’espérance démocratique du peuple algérien.» Réagissant à la situation régionale, le plus vieux parti de l’opposition a soutenu une solution politique en Libye, s’est prononcé contre toute intervention militaire étrangère dans la région et a réaffirmé que «la construction démocratique du Maghreb est à même d’apporter à la région la paix, la stabilité et le développement».*Nadjia Bouaricha/ el watan/ jeudi 03 mars 2016

************************************

*Conférence nationale de l’opposition à Zeralda le 30 mars 2016

Divergences de fond au sein des partis de l’opposition à une semaine de la Conférence de Zeralda

Les membres de l’ICSO ont tenu mercredi une nouvelle réunion à Alger pour peaufiner les derniers préparatifs techniques de la rencontre de Zeralda le 30 mars 2016. Les représentants des partis et des personnalités siégeant au sein de cette structure ont réglé bien des détails techniques liés  à la composition du bureau qui va présider la rencontre, le nombre de participants  et les grandes lignes de la déclaration de politique générale qui va sanctionné la rencontre officiellement intitulée ‘Conférence nationale de l’opposition.» Cette conférence se présente comme le grand rendez-vous de l’opposition, après la première rencontre de Mazafran , le 10 juin 2014. 

***«Nous avons discuté des questions techniques : la liste des invités, l’organisation des prises de parole et les objectifs devant être réalisés à l’issue de la rencontre», explique Younès Saber Cherif, chargé de communication du parti Jil Jadid. Selon lui, les animateurs de l’ISCO ont insisté sur la nécessité de sortir, à l’issue de ce congrès, avec des propositions concrètes qui s’inscriront dans la continuité de la mise en œuvre de la plateforme de Mazafran.

«Cette conférence sera chargée de l’évaluation de la démarche entreprise le 10 juin 2015», ajoute-t-il. Pour la réussite de cette rencontre, ajoute Younès Saber Cherif, l’ISCO a décidé d’adresser des invitations aux personnalités, partis et organisations de la société civile.

«Nous invitons toutes les catégories : la classe politique, la société civile, les universitaires et les jeunes, à participer à la réussite de ce rendez-vous pour sauver le pays des dangers internes et externes», lit-on dans le communiqué de l’ISCO. Cette instance, indique Younès Saber Cherif, adressera des invitations aux concernés, y compris à l’ancien chef de gouvernement Mouloud Hamrouche, «dès samedi prochain». «Mais nous ne pouvons pas commenter les décisions personnelles des invités», explique-t-il, précisant qu’environ 400 à 500 personnes devraient prendre part à cette rencontre.

En plus des questions liées à l’organisation, les animateurs de l’ISCO ont adopté la déclaration politique et le document relatif à l’engagement des participants de respecter la ligne de conduite tracée par la coalition dont ils font partie.
Meeting de Saadani : «un non-événement»

Les animateurs de l’ISCO ont également abordé la tentative du pouvoir de parasiter leur action en chargeant le FLN et son nouveau front d’organiser un meeting de soutien au président Bouteflika. «Pour l’opposition, ce carnaval qui coïncidera avec notre congrès est un non-événement. Notre congrès est une réunion sérieuse, qui vise à apporter des solutions concrètes à la crise politique actuelle», souligne Younès Saber Cherif.

L’ISCO critique également l’entêtement du pouvoir réel à imposer des politiques qui ne tiennent pas compte des chiffres économiques inquiétants produits par les institutions nationales spécialisées. «Cette attitude est une provocation contre le peuple algérien et un synonyme de l’abdication devant la crise», estime l’instance dans son communiqué.

Le retour en Algérie de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, a également fait l’objet d’un débat lors de cette réunion. Sans le citer, l’ISCO dénonce une instrumentalisation politique de la justice. «Nous appelons à la préservation de la justice et de la sécurité de toute instrumentalisation politique qui s’inscrit dans le cadre de la lutte des clans au sein du régime, risquant de les impliquer dans des missions anticonstitutionnelles», ajoute-t-on dans une allusion au cas énigmatique Chakib Khelil et aux déclarations du vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP sur la situation sécuritaire. *Madjid Makedhi / el watan/ jeudi 24 mars 2016 / et +

**Le FLN tente de chahuter le congrès de l’opposition

La classe politique algérienne marque un nouveau tournant historique en cette journée de mercredi 30 mars. Partis du pouvoir et ceux de l’opposition organisent, chacun de son coté, une grande messe pour convaincre les Algériens de la justesse de leur cause. Mais à l’occasion de cette confrontation à distance, des divergences apparaissent dans les deux camps, notamment au sein de la mouvance de l’allégeance qui voit ses deux principaux pôles s’entre-déchirer.

Il est vrai que les fractures les plus visibles sont à signaler dans les rangs du pouvoir. Et l’acteur principal de ce vaudeville, Amar Saadani, en rajoute une couche ; la veille du meeting de soutien au chef de l’Etat, que le FLN et ses satellites comptent tenir à la Coupole du 5-Juillet, le secrétaire général tire à boulets sur son principal allié au gouvernement, à savoir Ahmed Ouyahia, et des membres de l’exécutif. Il a estimé, dans une déclaration à la radio, qu’Ahmed Ouyahia «n’est pas digne de confiance». Pour lui, le secrétaire général du RND, qui refuse d’impliquer son parti dans cette initiative du FLN, n’est motivé que par «sa volonté de se présenter à l’élection présidentielle» de 2019. Il appelle donc le chef de l’Etat à le démettre de ses fonctions de directeur de cabinet de la Présidence de la République.

Plus que cela, Amara Saadani estime que le ministre des Finances doit être révoqué et que le gouverneur de la Banque d’Algérie Mohamed Laksaci, n’est qu’un fonctionnaire «aux ordres d’un ancien général à la retraite». Il doit donc quitter son poste.

A ces polémiques, dont seul Saadani a le secret, s’ajoute deux autres défections de taille. En plus du RND, le MPA (Mouvement populaire algérien) d’Amara Benyounès a décidé de ne pas participer au meeting convoqué par Amar Saadani. Ce qui réduit la rencontre à un meeting du FLN, soutenu par des micro-partis qui parasitent le régime en place.

Du coté de l’opposition, qui se réunit mercredi à Zeralda, il n’y a pas de grandes défections. Mais des critiques fusent de l’intérieur de l’ISCO (Instance de suivi et de la coordination de l’opposition). Certains partis et personnalités n’ont pas vu d’un bon œil la présence de certaines personnalités à ce congrès. Il s’agit notamment de l’ancien premier ministre, Abdelhamid Brahimi, et de certains dirigeants du FIS dissout.

Une donne qui n’a pas pour objectif de donner plus de crédit à une classe politique qui n’a plus la confiance des Algériens depuis fort longtemps.*Essaïd Wakli/ algerie-focus/ mercredi 30 mars 2016

******************************************

*Qu’a-t-on fait de la fameuse manne des 850 milliards de dollars?

*Le Mouvement pour la société et la paix (MSP) ouvre un débat sur la crise économique

La situation économique est très inquiétante et fait réagir experts et hommes politiques.

Hier, le Mouvement pour la société et la paix (MSP) a ouvert son siège à un débat autour de la transition économique en invitant l’ancien ministre et expert pétrolier, Abdelmadjid Attar, à diagnostiquer le mal de l’Algérie.

«Un pays dont la force de travail est absorbée par l’administration publique et le commerce avec 50% dans le secteur informel est un pays assis sur une bombe», déclare l’ancien PDG de Sonatrach et ministre des Ressources en eau. M. Attar, qui a plaidé dans son intervention pour une transition énergétique, estime que les premiers signes de la crise ont commencé dès 2007 avec une baisse des ressources et de l’effort de production d’hydrocarbures. Passant de 7 milliards de tonnes équivalent pétrole (tep) au début de l’industrie pétrolière, à un faible niveau de 1,3 milliard de tep en 2015, il est difficile de prévoir d’ici 2020 pouvoir atteindre un niveau acceptable de production.

«Nous avons continué à produire plus que le niveau des découvertes. Nous avons épuisé plus de 50% des réserves qui vont en s’amenuisant» explique le spécialiste en notant que le niveau de consommation de l’énergie n’a cependant pas cessé d’augmenter. «L’Algérie est un pays énergivore, le plus grand consommateur d’énergie en Méditerranée, mais sans aucune valeur ajoutée économique.

Chaque année, la consommation de carburants augmente de 8%, celle de l’électricité en hausse de 12% et celle du gaz de 7%. Nous consommons 3 fois plus d’énergie que durant les années 1990, et le gros de cette consommation est absorbé par le transport et les ménages à hauteur de 79%», alerte M. Attar.

La rente pétrolière qui baisse chaque année depuis 2012 fait craindre à tous les analystes un scénario catastrophe pour l’Algérie. «Même le Fonds de régulation des recettes ne contient pas grand-chose. Les meilleures prévisions disent que les cours du pétrole ne dépasseront pas les 50 dollars en 2016 alors que le pays a besoin d’un prix du baril de 132 dollars pour ne pas sombrer», avertit encore l’analyste qui plaide pour un recentrage des efforts sur le gaz naturel.

«Il est impératif d’arriver à produire 70 milliards de mètres cubes d’ici 2030 pour faire face aux besoins nationaux en gaz. Si on ne produit pas grand-chose d’ici 2020, nous serons obligés de diminuer les exportations de GNL et en 2030 on risque même de ne pas avoir de gaz pour le marché national», indique M. Attar en appelant à miser sur les énergies renouvelables.

«Pour les énergies non conventionnelles, il faudra attendre encore quelques années pour maîtriser les techniques. Les énergies renouvelables sont une solution parfaite pour assurer notre sécurité énergétique qui est un enjeu plus important que la rente», explique M. Attar, appelant à des réformes globales pour arriver à une nouvelle politique économique garantissant d’autres sources de revenu que la rente pétrolière.

L’ancien Premier ministre, Sid Ahmed Ghozali, invité du MSP, a tenu à souligner dans son intervention qu’il faut éviter de tomber dans le piège de la crise causée par les prix du pétrole : «En insistant sur cette idée de cause à effet entre baisse des prix et crise économique, le système veut justifier des mesures d’austérité touchant au niveau de vie des citoyens. Le problème de l’Algérie n’est pas dans le prix du pétrole mais dans son système politique qui 55 années durant a basé le budget de l’Etat sur une richesse que nous n’avons pas créée.» Et l’ancien Premier ministre d’ajouter : «L’insistance sur les prix du pétrole est la manœuvre d’un pouvoir qui a échoué à permettre à la société algérienne de faire exploser son énergie créatrice…

A cause de ce système, le pays court de grands dangers et son unité est menacée. Ce système a échoué, il doit partir.» Effleurant le cas du retour de Chakib Khelil, Sid Ahmed Ghozali souligne que la rencontre au MSP n’a pas pour objectif de faire le procès d’une personne. «Nous ne sommes pas là pour nous rabaisser à parler d’une personne, mais cela ne veut pas dire que nous fermons les yeux sur les scandales qui ont touché ce secteur… on se demande d’ailleurs pourquoi la justice algérienne ne s’est pas portée partie civile dans l’instruction ouverte par la justice italienne. Est-ce la preuve d’une implication de l’Etat dans cette affaire ?»
L’ancien Premier ministre Ahmed Benbitour a noté, pour sa part, que le pouvoir actuel est incapable de répondre aux exigences de l’heure et d’apporter des solutions. L’ancien ministre Abdelaziz Rahabi estime, quant à lui, que l’interrogation essentielle aujourd’hui est de savoir ce que l’Algérie a fait de la fameuse manne des 850 milliards de dollars. Et d’affirmer que les responsables du bilan de la politique énergétique depuis 1999 ne sont autres que Abdelaziz Bouteflika et Chakib Khelil.* el watan/ dimanche 27 mars 2016 

**Les échecs du pouvoir vont mener à la perte de la souveraineté

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) exprime son inquiétude quant à l’aggravation de la crise multidimensionnelle qui touche l’Algérie.

Dans un communiqué sanctionnant la réunion, vendredi dernier, de son secrétariat national, le RCD a affirmé que la crise financière «s’installe durablement». La raison, selon cette formation politique de l’opposition, est en premier lieu la baisse tendancielle de la production d’hydrocarbures, une demande interne qui explose, la chute des prix du baril mais aussi le retard énorme dans le développement des énergies renouvelables.

«Elle ne peut être dépassée par des annonces et une compilation de mesures dictées par la fluctuation des rapports de force au sommet de l’Etat. En un mot, sans une stratégie déclinée et acceptée par les acteurs économiques et sociaux», souligne ce parti politique, selon lequel «cette politique est aussi inopérante au plan social».

«L’inflation galopante couplée à une dévaluation rampante touche déjà les couches moyennes. Plus que cela, les licenciements dans le secteur économique et les plans de restructuration remis à l’ordre du jour dans un contexte d’absence de cap dans la politique gouvernementale plongent de larges couches de la population dans le désarroi et l’incertitude», met en garde le RND, qui dénonce l’absence d’une représentation forte du monde du travail à cause de la domestication de l’appareil de l’UGTA et la répression opposée aux revendications des syndicats autonomes.

Le RCD, qui fait partie de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), relève la «chasse organisée contre les animateurs du mouvement des chômeurs principalement actif dans le sud du pays». Une chasse aux sorcières qui «signe la faillite d’un système politique qui rameute ses relais pour crier à l’ingérence étrangère et aux menaces à nos frontières et mobilise ses forces de répression pour dénier aux habitants de ces régions leurs droits de citoyen». Le RCD a également parlé des menaces qui pèsent sur la sécurité et l’intégrité du pays.

Des menaces qu’il juge réelles. Ces menaces, estime cette formation politique, «sont pour une part aggravées par un pouvoir qui a fait de la souveraineté de l’Algérie un sujet de marchandage dans le sillage du viol de la souveraineté populaire». Le RCD estime que face à une telle crise, on ne peut donner de crédit à des discours de circonstance plus enclins à «stériliser la vie politique».

«La défense de la nation ne peut se confondre avec les urgences du système ; elle commence par un processus qui rend au peuple algérien sa souveraineté», a-t-il soutenu. Pour ce parti, la préservation de la stabilité du pays est une démarche qui est «le contraire de l’exécution d’un agenda de règlements de comptes entre factions qui ont ruiné les aspirations des libérateurs du pays et les espoirs de générations entières de la jeunesse».*Mokrane Ait Ouarabi/  el watan/ dimanche 27 mars 2016 

**********

*Abderrezak Mokri, président du MSP :

« Les clans se disputent le pouvoir et l’après Bouteflika » 

Mokri - TSA Algérie

Comment expliquez-vous les réactions que continue de susciter la lettre du général Toufik ?

Le général Toufik était une personnalité très importante au sein du pouvoir. C’était un décideur qui avait un poids énorme lui permettant d’influencer le cours des événements en Algérie. Les Algériens ne s’attendaient pas à ce changement subit des rapports de force. Il est quand même assez étonnant de voir quelqu’un, qui n’a pas parlé pendant 25 ans, s’adresser à l’opinion publique à travers une lettre où il se présente comme quelqu’un de faible qui ne trouve pas d’autres moyens pour réconforter son ami (le général Hassan).

Qu’en est-il des réactions au sein de la classe politique notamment celle du vice-président de l’APN, Baha Eddine Tliba ?

Ce sont les nouveaux maîtres du FLN ! On sait que certains appartenaient à d’autres courants politiques tandis que d’autres n’avaient pas d’intérêt pour la politique. Je rappelle que M. Djemei, par exemple, était le président du groupe des indépendants. Ces personnes sont arrivées au FLN, avec de l’argent et non par leur militantisme, pour servir leurs intérêts. Elles ont réussi à changer le parcours idéologique du FLN.

Pensez-vous toujours que cette déclaration du général Toufik est banale ?

Cette lettre ne nous concerne pas du tout. Le général Toufik était un décideur et l’un des premiers responsables de ce qui s’est passé en Algérie. Il était parmi ceux qui ont fait revenir Abdelaziz Bouteflika et il était responsable du fait que Cheikh Nahnah n’a pas été candidat en 1999. Lorsqu’on parle de l’armée, on parle des services de sécurité de l’armée. J’ajoute que le général Toufik s’était même accaparé plus de pouvoirs que ses prédécesseurs.

Qu’est ce qui a changé ou ce qui va changer après son départ ?

Le général Toufik est parti au moment où l’État algérien est arrivé à une situation de déliquescence. Aujourd’hui, nous avons des forces occultes qui travaillent dans l’ombre et qui prennent des décisions en dehors des institutions de façon non-démocratique. Aujourd’hui, l’argent sale exerce une mainmise sur l’Algérie en coopération avec des forces étrangères. Je vous signale que c’est la première fois qu’on entend les ambassadeurs de la France et des États-Unis dire que les rapports entre leurs pays et le nôtre sont dans leurs meilleurs états depuis l’indépendance. En fait, ils se servent comme ils le veulent. Donc avec ou sans le général Toufik, l’Algérie s’est engagée dans une crise économique et politique très grave.

Vous partagez donc l’analyse faite par Louisa Hanoune ?

On n’est pas d’accord sur l’analyse de la situation. D’abord, certains partis politiques et pas seulement Louisa Hanoune, estiment que le président de la République n’est pas responsable (de la situation). Au MSP, nous disons qu’il est le premier responsable. Tout le monde sait que le Président ne gouverne pas. Ce n’est pas parce qu’on nous le montre à la télévision pour un conseil restreint ou accueillant des ambassadeurs qu’il gouverne ! Le Président est dans la situation d’un malade qui a fait un double AVC. Il ne peut pas gouverner. Les clans se disputent donc le pouvoir et l’après Bouteflika.

Vous avez lancé un défi à Saâdani

Nous n’avons pas lancé un défi seulement à Saâdani mais à tous ceux qui veulent s’accaparer la légitimité populaire. Nous leur disons : ayez le courage et installez une instance indépendante pour la gestion des élections si vous êtes sûrs que vous allez gagner et si vous estimez que vous n’êtes pas majoritaires grâce à la fraude électorale.

Vous assumez une partie de la responsabilité concernant la situation actuelle du pays, selon M. Saâdani puisque vous avez fait partie des différents gouvernements depuis 1995 jusqu’en 2012…

Il faut que je rappelle à M. Saâdani que nous nous sommes portés volontaires pour soutenir les institutions qui allaient s’effondrer. À ce moment-là, le FLN avait rejoint l’opposition ! Nous avions intégré le gouvernement au moment où l’Etat était pauvre et ses caisses étaient vides. Nous en avons payé le prix. 400 cadres et militants du parti ont été assassinés. Nous avons quitté à un moment où l’État était riche et la stabilité acquise. Le MSP a décidé de quitter le gouvernement de son propre gré. Le pouvoir était déçu et ne voulait pas qu’on quitte. Jusqu’à maintenant, il nous appelle à revenir au gouvernement !–*vendredi 18 décembre 2015 | Par Hadjer Guenanfa | tsa

************************************

Said Sadi - TSA Algérie

*Saïd Sadi, l’ancien président du RCD :

La police politique est le parrain du désastre algérien

Dans sa première réaction aux événements qui se sont succédé au cours de l’automne dernier, l’ancien président du RCD, Saïd Sadi, s’interroge sur la finalité de cette guéguerre qui oppose deux anciens alliés qui ont longtemps tiré profit de leur alliance.

Il y a une guerre entre Toufik et Bouteflika, mais les deux hommes ont des points communs.» C’est ce qu’a déclaré l’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi. Dans sa première réaction aux événements qui se sont succédé au cours de l’automne dernier, il s’interroge sur la finalité de cette guéguerre qui oppose deux anciens alliés qui ont longtemps tiré profit de leur alliance. «Toufik est resté à la tête du DRS pendant un quart de siècle. Aujourd’hui, il est vrai qu’il y a une guerre entre lui et Bouteflika. Mais le plus important est de savoir quel est son élément déclencheur.

N’est-ce pas juste une guerre d’intérêts ?» s’interroge Saïd Sadi qui était l’invité, jeudi soir, de la chaîne Berbère télévision. «Je connais Bouteflika, je sais que, peut-être, il a d’autres visées. Peut-être que ce n’est pas pour réaliser les aspirations des Algériens que le DRS a été démantelé. Peut-être aussi que la manière n’était pas la bonne. Mais je peux vous assurer que si la police politique n’est pas dissoute en Algérie, il ne peut y avoir une vie meilleure, une égalité et une démocratie», tranche-t-il d’emblée. Car, assure-t-il, «le DRS est le parrain du désastre algérien».

Contrairement aux interprétations données aux derniers changements à la tête du DRS, depuis la mise à la retraite du général Toufik, Saïd Sadi affirme que Bouteflika n’a pas dissous le DRS. Selon lui, il l’a seulement démembré. «Beaucoup disent que Bouteflika a procédé à la restructuration du DRS pour lui substituer un autre, qui lui soit totalement favorable. C’est une éventualité qu’on ne peut écarter», indique-t-il. En connaisseur des personnalités de Bouteflika et de Toufik, Saïd Sadi précise que les deux hommes ont des points communs : «Tous les deux ne veulent pas d’un pays construit sur la loi et la volonté populaire.

Ce sont des manipulateurs. Peut-être l’un plus que l’autre, mais ils sont tous les deux dans la manipulation. Chacun essaie de piéger l’autre et, au final, c’est Toufik qui en est victime.» Poursuivant, l’ancien homme fort du RCD assure que sur «le fond, il n’y a pas de divergences ni idéologique, ni éthique, ni politique entre les deux hommes». «Ils se sont aidés mutuellement et chacun attend un retour d’ascenseur de l’autre.

Certes, c’est Toufik qui a ramené Bouteflika, c’est lui qui lui a bourré les urnes, c’est lui qui a cassé l’état-major de l’armée en 2004 et qui violé la Constitution. Il a fait cela par calcul politique. Toufik pensait avoir plus la possibilité de rester encore au pouvoir avec Bouteflika qu’avec ses collègues de l’armée. Mais ses calculs ont été faussés», soutient-il, affirmant que «Toufik a perdu la bataille».

«Il y a un risque de Daechisation de la société»

Revenant sur la lettre du général Toufik, Saïd Sadi qualifie son geste de «maladroit». Selon lui, l’ex-patron du DRS aurait dû «parler de tout le monde et non pas d’une seule personne (le général Hassan, ndlr)». Interrogé par le journaliste sur la démarche du Groupe des 19-4, il affirme d’abord «ne pas comprendre l’objectif de cette démarche. Ils disent que Bouteflika est bon et les ministres sont mauvais.

Cela relève d’une culture orientale qui consiste à dire : il y a le bon pacha et des méchants vizirs». Saïd Sadi affirme également ne pas croire à l’éventualité d’un transfert familial du pouvoir. «Je ne crois pas à la candidature de Saïd Bouteflika. Cela ne passera pas dans la sociologie politique algérienne. Si Saïd Bouteflika veut créer un parti, c’est son droit et personne ne peut l’en empêcher.

Mais il n’a pas le droit de gérer son parti avec l’argent public et d’utiliser l’administration à son service», explique-t-il. Qualifiant la multiplication des initiatives politiques de «dilution», Saïd Sadi estime qu’il y a, actuellement, deux possibilités pour le pays : «Soit on va, avec la raison, à une sortie de crise organisée d’en haut, soit ça va partir dans la rue, avec un risque de daechisation des esprits.» Et d’ajouter : «Il faut que les gens comprennent que s’il n’y a pas d’union dans les prochains jours, c’est la pagaille qui s’installera avec Daech à l’intérieur.»   -*Madjid Makedhi / el watan/ samedi 19 décembre 2015

**********************************

*La Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) s’apprête à reprendre ses actions de rue. 

boycotteurs_849789_679x417

«La Coordination considère que le discours du pouvoir et de ses appareils au sujet de l’Etat civil est un aveu clair que l’exercice politique n’avait pas cette qualité par le passé. Et cela confirme la véracité des positions de l’opposition. De plus, ce prétendu Etat n’a aucun sens si la volonté populaire n’est pas respectée», précise la CLTD.

La Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) s’apprête à reprendre ses actions de rue. «Les responsables de la Coordination se sont entendus sur l’organisation d’une série d’activités, à la fin du mois d’octobre, qui seront annoncées au moment opportun», souligne cette structure dans un communiqué rendu public hier. Réunis, dimanche dernier, au siège du Mouvement de la société pour la paix (MSP), les acteurs de la CLTD, composée de cinq partis et une personnalité nationale, estiment que «c’est un devoir national de sauver le pays de la crise actuelle et de préserver l’Algérie et les Algériens».

«A cet effet, les membres de la CLTD s’accordent sur la nécessité de s’approcher davantage des citoyens et d’accomplir le devoir de sensibilisation avec tous les moyens de communication disponibles. Ensemble ou au niveau des partis, il a été décidé d’organiser des actions de proximité et d’utiliser les médias et les réseaux sociaux», lit-on dans le même communiqué. Pour la CLTD, «il est désormais clair que le régime s’entête et maintient sa fausse trajectoire en ne montrant aucune volonté d’enclencher une transition démocratique négociée, qui permettrait à tous les Algériens de préserver leur pays et de le prémunir contre les troubles sociaux prévisibles».

«Ces troubles sont des conséquences des fractures économiques qui résultent de l’échec du système politique et sa corruption», ajoute la même source. Lors de leur réunion, clôturée en début de soirée, dimanche dernier, les membres de la CLTD ont examiné la situation politique nationale. Ils se sont attardés, selon leur communiqué, sur la crise dans laquelle patauge le système, en dépit des grandes transformations qui ont eu lieu en son sein, ces derniers temps, et les tentatives de certains de ces appareils de proposer des initiatives inutiles.

«La Coordination considère que le discours du pouvoir et ses appareils au sujet de l’Etat civil est un aveu clair que l’exercice politique n’avait pas cette qualité par le passé. Et cela confirme la véracité des positions de l’opposition. De plus ce prétendu Etat n’a aucun sens si la volonté populaire n’est pas respectée», précise la CLTD. «C’est confirmer aussi que cet Etat n’a jamais existé durant les précédents mandats du président Bouteflika ni même avant.»

Dans ce sens, la Coordination réitère son exigence d’installer une instance indépendante pour la préparation et l’organisation de l’opération électorale. «Le refus du régime d’accepter cette demande est une preuve qu’il continue à fonctionner selon les méthodes du parti unique, qui consistent à imposer toujours d’en haut la carte politique pour éviter le contrôle populaire et institutionnel des affaires publiques», soutient la CLTD. Pour cette instance, l’instauration d’«un Etat civil est tributaire d’élections indépendantes et transparentes».*Madjid Makedhi/ el watan/ mardi 13 octobre 2015

**Ali Benflis: «toutes les autocraties sont atteintes de paranoïa « 

ei21-630x330

Ali Benflis a animé lundi un point de presse à l‘occasion de l’installation du Secrétariat National de cette formation politique, nouvellement agréée. L’occasion pour lui de rebondir sur l’actualité. Dans un discours où il a rappelé le projet politique qu’il dit défendre depuis 11 ans, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2014 s’est exprimé sur l’actualité nationale et surtout a commenté la déclaration du chef d’état- major et vice-ministre de la Défense, Gaïd Salah, qui mettait il y a quelques jours seulement en garde contre les ennemis de l’Algérie à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. Ali Benflis n’y est pas allé avec le dos de la cuillère.

Selon lui, «toutes les autocraties sont atteintes de paranoïa ; et les autocraties finissantes voient des ennemis partout alors même qu’elles représentent elles-mêmes le péril le plus sérieux pour leur Etat et leurs sociétés qu’elles empêchent par tous les moyens de prendre le chemin des changements et des réformes indispensables». «Si des ennemis de l’Algérie existent à l’intérieur et à l’extérieur du pays, notre peuple a  le droit de connaître leurs identités», indique le président de Talaie El Houriat avant d’ajouter : «Qu’on les lui fasse connaître à haute et intelligible voix pour le mobiliser et le préparer à leur faire face.»«Autrement, souligne Ali Benflis, ces mises en garde ne seront jamais prises pour ce qu’elles sont : de vains instruments d’une entreprise de diversion et d’intimidation.»

«Ceux qui croient pouvoir encore procéder par la menace, le chantage et la peur, dit-il, se trompent lourdement.» «Notre peuple sait tout du régime politique en place et toutes les mises en garde du monde ne le feront pas renoncer à son aspiration légitime au changement et au renouveau d’un système dépassé autant par les mutations nationales que par la marche du monde», souligne l’orateur qui rappelle encore une fois que les retombées dommageables de la vacance du pouvoir affectent tous les segments «de la vie politique, économique et sociale du pays».

Pour lui, «la vacance du pouvoir vaut au pays de ne plus être gouverné avec la clarté, le sérieux et la rigueur attendus des gouvernants». «N’est-ce pas à une absence de clarté, de sérieux et de rigueur que l’on dit de ce surprenant communiqué de la présidence de la République expliquant et justifiant trop tardivement des décisions prises près de trois semaines auparavant», déclare le président de Talaie El Houriat. «Ce communiqué a suscité plus d’étonnement qu’il n’a apaisé les préoccupations et il a soulevé plus de questionnements nouveaux qu’il n’a apporté de réponses persuasives aux questions initiales», ajoute-t-il.

«S’obstiner à vouloir faire passer les changements intervenus dans le haut commandement de l’ANP pour une restructuration, alors que tout le monde a pu constater qu’il ne s’agissait  en tout et pour tout que d’un transfert  de prérogatives d’un commandement à un autre, relève d’un leurre politique dont personne n’est dupe», estime Ali Benflis qui  considère que «présenter ces changements comme s’inscrivant dans le cadre de réformes politiques plus vastes participe d’une véritable entreprise de mystification tant chacun sait que l’obsession du régime politique, en ces moments, n’est pas dans le changement mais dans la survie et qu’il n’a pas l’esprit aux réformes mais à la préservation du statu quo à tout prix». Il affirme même que «soutenir contre toutes les évidences que ces changements vont dans le sens de la consécration de l’Etat de droit, est un outrage à l’intelligence de la part d’un pouvoir lui-même vacant et illégitime».

Le président de Talaie El Houriat n’a pas manqué de revenir sur le mal algérien : les irrégularités qui faussent la volonté populaire. Selon lui, «la fraude a gangrené notre système politique ; elle en est la marque honteuse ; elle révèle le peu d’éthique politique sur lequel il repose». «L’on ne dira jamais assez tous les torts que la fraude a portés au pays et tous les dommages qu’elle lui a occasionnés», soutient-il avant de sérier les conséquences des fraudes électorales sur le pays : «Que peut-il bien rester de l’autorité de l’Etat après avoir subi l’outrage de la fraude ? Où peut bien être l’Etat de droit lorsque les institutions qui le servent ne sont rien d’autre que le produit douteux de scrutins faussés ? Que reste-t-il de la citoyenneté, de la souveraineté populaire et des droits civiques et politiques après le passage de la fraude ?»  

«Je n’ai pris aucun engagement avec Mezrag»

Le président de Talaie El Houriat a répondu à l’ancien chef du groupe terroriste Armée islamique du salut (AIS), Madani Mezrag, qui annonçait, il y a quelques jours, lors d’une émission de  la chaîne El Watan TV DZ, fermée hier, que l’ancien chef de gouvernement lui avait indiqué d’attendre deux ans pour revenir à l’activité politique. Ali Benflis a apporté un démenti catégorique au propos de l’ancien chef terroriste. Selon lui, il était à l’époque, effectivement,  chargé d’une mission par la Présidence, en compagnie du général Smaïn Lamari et du général Fodil Cherif. «La délégation qui s’est rendue à Jijel n’avait fait que porter à la connaissance de Madani Mezrag le contenu de la loi sur la concorde civile et les procédures à suivre», a affirmé le président de Talaie El Houriat. «Telle était notre mission», a souligné Ali Benflis en précisant que lui et les deux autres responsables n’ont pas parlé d’autre chose.  S. R.

*Said Rabia/ el watan/ mardi 13 octobre 2015

****L’occasion pour lui de rebondir sur les récents propos de Madani Mezrag, selon lequel Benflis lui avait donné des engagements, lors des négociations avec l’AIS en 1997 pour reprendre l’activité politique. Benflis est formel , contestant avoir conclu un quelconque « deal » avec l’ex-chef de l’Armée islamique du salut (AIS), Madani Mezrag, tel qu’affirmé par ce dernier. Il a attesté s’être déplacé en 1999 à Jijel avec deux autres responsables (le général Smain Lamari et Fodhil Chérif), alors qu’il était chef du gouvernement, « exclusivement » pour expliquer le contenu de la loi sur la Concorde civile.

****************************

Hamid Ferhi. Coordinateur national du MDS

«Les tenants du système jouent sur la peur de l’instabilité»

Après des années de tourmente et de division nées suite au décès de son chef historique, El Hachemi Cherif, le Mouvement démocratique et social (MDS) renaît de ses cendres. Lors du congrès de mai 2012, une direction collégiale a été élue. Hamid Ferhi est le coordinateur du bureau national. Dans cet entretien, il s’exprime sur des sujets d’actualité, sur la situation des partis de gauche et celle de son parti, le MDS.

-** L’actualité nationale est marquée, ces dernières semaines, par des changements au sein d’importantes institutions, notamment le DRS. Quelle lecture en faites-vous ?

C’est la fin d’une époque, la fin de la génération de Novembre et, par conséquent, de la légitimité historique. En soi, c’est une bonne chose. Des générations n’ont pas eu accès aux hautes responsabilités. Et c’est une opportunité, une chance qui est donnée aux générations d’après-indépendance d’y d’accéder. Cependant, tous ces changements n’augurent pas de la fin de la police politique. L’arrestation d’activistes et le recours systématique à la détention préventive… sont des signes qui ne trompent pas.

-** Pourtant, d’autres politiques parlent de luttes de clans. Partagez-vous ce constat ?

Quelles que soient les raisons qui amènent tel ou tel responsable à quitter ses responsabilités, les tenants de la thèse de «lutte de clans» préconisent en réalité qu’il y a des possibilités d’effondrement des institutions de l’Etat. Cela conforte les tenants du système qui jouent sur la peur et donc sur la démobilisation des citoyens. Le MDS pense, par contre, que l’Algérie est entrée dans une stabilité qui peut permettre à un courant patriotique et démocratique de structurer la société s’il s’en donne les moyens, c’est-à-dire mobiliser les citoyens autour de leurs préoccupations et des objectifs stratégiques d’un pays comme l’Algérie.

-** Croyez-vous à la notion de l’Etat civil dont parlent les partisans de Bouteflika ?

L’Etat civil est une fumisterie. C’est le cheval de Troie de tous les islamismes et les rentiers du système. C’est la nouvelle formule trouvée pour contourner l’exigence d’un Etat démocratique, social, séparant le politique du religieux, assumant pleinement notre algérianité.

- **Appelez-vous, comme le font certains partis, à des élections présidentielles anticipées ?

Le MDS se bat pour le changement total du système. Il se bat pour un Etat démocratique, un Etat des citoyens, un Etat qui sépare le politique du religieux, qui partage les richesses matérielles et immatérielles qu’il produit. Les élections ne sont qu’un moyen et dans les conditions actuelles, si elles se tenaient, elles seraient déterminées par les tenants du système.

-** Les prix des hydrocarbures, seule entrée de devises du pays, ont chuté. Le gouvernement n’arrive pas à trouver la parade. Pourquoi, selon vous ?

Dès son retour aux affaires, Bouteflika a choisi de démobiliser la société, de généraliser la corruption avec un mot d’ordre : «Enrichissez-vous !» Il a continué la destruction de l’outil de travail (public et privé) en faveur des importateurs et de l’informel. L’amnistie fiscale en est une autre preuve. Dire qu’il n’a pas trouvé de parade, c’est le dédouaner. Seul un pouvoir qui représente les intérêts du travail peut mobiliser la société pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures. L’Algérie est un pays pauvre, même avec un baril à 100 dollars. C’est pour cela qu’il faut un pouvoir qui mobilise toutes les ressources du pays en faveur de la production, dont le facteur principal est l’éducation et la formation.

-** L’éducation, la formation et une économie solidaire sont justement des thèmes phares des partis de gauche. Or, ce courant semble réduit à sa simple expression. Pourquoi, selon vous ?

Pour le MDS, la gauche n’est pas un ensemble de sigles. Ceux qui portent les intérêts les plus progressistes sont les courants de gauche. Aujourd’hui, tous ceux qui ont intérêt à l’investissement productif, qu’il soit public ou privé, à l’éducation de nos enfants, à une consommation sobre… sont les courants de gauche en opposition aux forces qui représentent la spéculation, l’informel, l’import/import…

- **Vous pensez donc que le courant de gauche a toujours sa place ?

Absolument ! Ce qui se passe dans le monde en est la preuve. «Travailler plus pour gagner plus» a montré la duplicité des pouvoirs soumis à la finance mondiale ; exactement comme ceux qui taxent les Algériens de fainéants alors que notre jeunesse fait des «miracles» dans les pays qui l’accueillent.

- **Mais pourquoi ne pas créer une alliance entre tous ces sigles de gauche ?

Pour le MDS, la classe politique algérienne est obsolète. Elle fonctionne comme des appareils en soi, mais pas au service de la société. Cela donne le spectacle peu reluisant d’alliances contre-nature qui finissent par décourager toutes les bonnes volontés. Cependant, cela n’empêche pas des contacts avec plusieurs formations de gauche.

- **Vous considérez, donc, la CLTD comme une alliance contre-nature ?

Je ne connais pas plus «contre-nature». Une alliance qui propose au pouvoir de se défaire sans dire ce qu’on mettra à la place est le comble de l’irresponsabilité. Les seuls gagnants dans ce type d’alliances sont les tenants de la régression.

- **Comment expliquez-vous le retour des anciennes figures terroristes sur la scène publique ?

Cela n’est possible que pour servir l’agenda du système, que ce soit quand la Présidence invite Madani Mezrag comme «personnalité nationale», lorsque Hamadache apostasie les Algériens ou quand des partis politiques donnent aux anciens terroristes du FIS une tribune. Les islamistes ont depuis longtemps perdu l’initiative, d’où leur opportunisme à coller à toutes les initiatives pour continuer à exister. C’est le cas de la réconciliation nationale qui laisse la porte ouverte aux assassins de djounoud et la volonté de sa constitutionnalisation en lieu et place de la résistance du peuple algérien sans laquelle Novembre serait enterré.

- **Souhaitez-vous toujours une alliance des Républicains ?

Le MDS travaille pour un front intérieur – opposition et pouvoir – qui garantisse la stabilité du pays, capable de mener les réformes arrivées à maturité : régler la question identitaire en officialisant tamazight, consacrer l’algérianité en arrêtant d’utiliser la religion à des fins politiques et en exploitant toutes les richesses colossales pour un développement durable, où le citoyen serait au centre. Il faut revenir aux fondamentaux de la Révolution de Novembre dans les relations internationales, c’est-à-dire la coopération, la solidarité et la non-ingérence dans les affaires internes des pays.

- **Le MDS est passé par plusieurs étapes. La dernière a été couronnée par l’organisation d’un congrès en 2012. Qu’est-ce qui a changé dans votre parti ? A-t-il fait sa mue ?

Le MDS est l’expression d’un courant politique qui prend ses racines dans les années 1920. Il a pour objectif l’émancipation du peuple algérien et la construction d’un ensemble maghrébin. Notre parti a vécu au rythme des moments forts qu’a connus le pays et, comme toute organisation, il a connu des retards et, souvent, précurseur du débat sur les grands problèmes auxquels sont confrontés l’Etat et la société. C’est le cas du coup d’Etat de Boumediène, en 1965, qui a donné naissance à l’ORP/PAGS et les transformations qui ont suivi Octobre 1988 qui a abouti à la création de Ettahadi/Taffat et du MDS. La disparition d’El Hachemi Cherif nous a plongés dans une crise qui n’a connu son dénouement que récemment.

Le MDS d’aujourd’hui s’est doté d’une direction collégiale qui prépare l’organisation à fonctionner avec des courants politiques pour mettre à la disposition de la société un outil qui permette l’arbitrage des divergences par la voie du consensus, quand cela est possible, ou par la voie électorale à chaque fois que la situation l’exige. Le MDS d’aujourd’hui ne peut pas exiger du pouvoir un fonctionnement démocratique et rester dans une gestion et des méthodes héritées du FLN historique.

Sur le plan programmatique, le MDS a été fondé avec le mot d’ordre de la double rupture : avec le système rentier bureaucratique et l’islamisme politique. Aujourd’hui, le MDS qualifie le système de despotique avec une orientation néolibérale adossée à la rente. Il considère l’islamisme politique comme battu et ne doit sa survie qu’à des manipulations du système et les alliances contre-nature de la classe politique.
Nous pensons que la situation internationale offre des possibilités de revenir à un non-alignement positif. L’Algérie détient des ressources qui lui permettent d’améliorer le niveau de vie actuel en continuant l’effort d’investissement.

Or, l’opposition et le pouvoir, éléments du même système, tendent à faire peur à la société pour lui imposer plus d’austérité, plus d’inégalités sociales. Le MDS travaille à mobiliser la société à utiliser toutes les ressources disponibles au service d’un développement durable.
La société algérienne connaît des problèmes des sociétés modernes – consommation de drogue, mariages tardifs, divorces nombreux, des jeunes qui refusent de se marier, jeunes filles mères, absence de loisirs – alors qu’il subsiste des comportements archaïques, comme les violences faites aux femmes, divorces abusifs, enfants abandonnés… C’est aussi à ces questions que le MDS est en train de travailler.

- **Etes-vous optimiste ?

Absolument ! La société est consciente des enjeux internationaux et ne veut pas, à juste titre, d’un «printemps arabe». Elle est consciente que le système politique algérien est dépassé. Les forces patriotiques et démocratiques ont donc un boulevard devant elles.
*Ali Boukhlef / el watan/ 20 octobre 2015

*****************************

*La CLTD: L’état des Libertés passé au crible

L’administration continue d’opposer mécaniquement des refus aux demandes d’autorisation pour les activités publiques de l’opposition. La CLTD, qui devait clore hier son cycle de conférences thématiques, s’est vu obligée de se rabattre sur le siège d’Ennahda, le Nadi El-Moudjahid lui étant refusé.

Les autorités ont récidivé. Elles se sont encore illustrées, hier, par leur refus d’autoriser la tenue au Nadi El-Moudjahid d’une conférence thématique de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD). Habitués à ce refus récurrent, après la première interdiction, la semaine passée, de la conférence thématique sur “Le gaz de schiste”, les membres de Cltd se sont rabattus sur le siège d’Ennahda,  qui était chargé de préparer cet ultime rendez-vous du cycle des conférences thématiques hebdomadaires lancées le mois avril dernier.
Le thème choisi par la Cltd pour cette conférence, en l’occurrence “La transition démocratique et la réalités des libertés (en Algérie)”, est justifié par cette interdiction. “Le fait de nous interdire de tenir une conférence sur ce sujet précis renseigne, on ne peut mieux, sur la situation des libertés dans notre pays”, a été le commentaire récurrent chez les intervenants à la conférence animée par l’ancien ministre et diplomate, Abdelaziz Rahabi, et Salah Benchouri, enseignant du droit constitutionnel à l’université de Biskra. “Vivons-nous dans un État de droit qui garantit les libertés ?
Le pouvoir en place vient de nous répondre clairement à travers l’interdiction de la présente conférence” a, de prime abord, fait remarquer l’universitaire qui, à travers un propos didactique sur le droit constitutionnel, a démontré comment les libertés sont piétinées sous le régime de Bouteflika.
Pour sa part, M. Rahabi a consacré plutôt son intervention à une étude comparative des historiques changements démocratiques provoqués dans différents pays de par le monde. Il citera, entre autres, les exemples de l’Espagne dont le changement politique fut imposé par le décès du dictateur Franco, ou encore les expériences de la transition démocratique vécues par le Portugal et l’Argentine.
Ces expériences remises au goût du jour, l’ancien diplomate a, en conclusion, recommandé aux acteurs de la Cltd de tenter d’imposer certaines conditions nécessaires pour éviter de retourner à l’ancien système, si le changement souhaité arrive à être réalisé.
Le RCD, représenté à cette occasion par Ouamar Saoudi, secrétaire national chargé de l’économie, a, par ailleurs, décliné sa feuille de route pour réussir la transition démocratique. À la veille du congrès de l’opposition annoncé pour le 6 juin prochain, le RCD préconise, entre autres, la promulgation d’un nombre de lois dont celles devant porter sur “la décentralisation et les élections”, sur “les partis et les syndicats”, ou encore sur “une loi sur l’éducation”. Le RCD propose également d’aller vers la promotion des langues populaires dont tamazight, la révision du code la famille, mais aussi la mise en place d’“une commission de vérité et de la justice”. M. Saoudi a expliqué que cette commission sera conçue pour “faire la lumière sur la question des disparus forcés et, par ricochet, mettre fin à l’impunité”. Le RCD milite, par ailleurs, pour un système politique parlementaire. Dans leurs interventions respectives, les représentants des différents partis composant la Cltd n’ont pas manqué d’égratigner les tenants du pouvoir actuel auxquels ils imputent tous les maux affectant la situation du pays.*Liberté-13-05-2015 

d-le-ffs-se-defend-detre-une-bouee-de-sauvetage-pour-le-pouvoir-e75c0

**Déclaration du FFS à l’occasion de la fête de l’indépendance

Le FFS a poblié, dimanche une longue déclaration, à l’occasion de la fête de l’indépendance. Le texte commence par des regrets du parti pour qui  « la célébration du 53ème anniversaire de l’indépendance nationale aurait dû être un moment de communion autour d’un bilan collectif et d’un projet d’avenir commun ».

Ce qui n’est pas le cas pour le FFS qui fait un parallèle entre la paralysie du président et celle des institutions. « Ce n’est pas seulement le Président de la République qui est « malade », « paralysé » et « inaudible » : c’est tout le pays », lit-on dans la déclaration qui voit dans cette situation la conséquence de la prise brutale du pouvoir en 1962 par le clan d’Oudjda, qui avait orchestré un putsch contre le GPRA, dépositaire légal et exclusif de la légitimité révolutionnaire.

Revenant encore à la situation présente, le FFS note qu’il « n’a cessé de dénoncer des  dysfonctionnements institutionnels trop nombreux ». Il en énumère quelques-uns : le conseil des ministres qui ne se réunit jamais, le parlement réduit au rôle de chambre d’enregistrement « sans possibilité de constituer des commissions d’enquête sur les scandales financiers ou sur la situation au Sud ou à Ghardaïa ».

Le FFS a rappelé aussi son refus à cautionner « les mesures économiques prises dans un tel cadre institutionnel déliquescent, et dont la finalité, sous couvert de libéralisation du marché autant que sous couvert de protection de l’économie nationale, n’a cessé de servir des relais du clientélisme  et de la corruption ».

La déclaration du FFS s’arrête également sur le mode de gouvernance actuel marqué par ce qui est qualifié d’  « accaparement  frauduleux des richesses nationales (qui) a pris une ampleur qui menace directement et indirectement la pérennité de l’Etat ». Et de souligner aussi que  « la baisse des revenus de la rente pétrolière, annoncée depuis des années par les experts, est déjà là avec ses conséquences dramatiquement ignorées par un personnel dirigeant trop occupé à faire semblant de diriger un pays devenu ingouvernable dans le cadre du système actuel ».

Dans le sombre tableau qu’il dresse de la situation du pays, un petit point positif tout de même : la diplomatie,  « S’il faut noter la justesse de l’action et des positions de notre diplomatie dans la région, il ne faut pas s’aveugler sur les limites, internes et externes, qui menacent à tout moment de réduire à néant les efforts accomplis », dit Mohamed Nebbou, signataire de la déclaration  pour qui  « à  l’heure de la globalisation économique, de la globalisation de la communication et de la globalisation du terrorisme, nul ne peut faire l’économie d’un effort de cohérence et de cohésions nationales  pour faire face à l’ampleur des bouleversements en cours ». Et de rappeler à juste titre, le dernier attentat qui a frappé la Tunisie, alors que la Libye s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos. Pour le FFS, l’Algérie n’est pas à l’abri d’une rechute, après avoir payé « un prix terrible à la violence et au terrorisme ».

En conclusion, le FFS estime que l’Algérie «  53 ans après la proclamation de l’Indépendance nationale, l’Algérie est plus que jamais à la croisée des chemins ». Elle a le choix entre deux voies : celle « de la construction d’un consensus national qui préserve les acquis historiques et jette les bases solides d’une volonté nationale souveraine pour faire face aux périls », telle que préconisée par le FFS, qui relance ainsi son projet de « Conférence nationale pour le consensus », ou bien celle de l’effondrement dans le fracas « le fracas des divisions mortifères qui ravagent aujourd’hui de nombreux états du monde ». *Par Abbès Zineb | 05/07/2015 | algerie1.com

**Le RCD estime que la solution à la crise passe par la dissolution du DRS

«La police politique continue de régenter la vie publique»

L e Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) réitère sa demande de dissolution du DRS, qui continue, selon lui, de régenter la vie politique nationale.

Ayant été parmi les premiers partis à dénoncer le contrôle total de la scène politique par ce corps de sécurité, baptisé par l’opposition  «police politique», le parti de Mohcine Belabbas qualifie les derniers changements à la tête du DRS «d’agitation médiatique autour des seules luttes du sérail qui sont l’ultime moyen pour leurrer la communauté nationale et la détourner du statu quo actuel et des sombres desseins dans lesquels les tenants du pouvoir veulent enserrer la nation».

«En l’absence d’instances de médiation et de concertation légitimes, crédibles et affranchies des chapelles et autres officines occultes, ces agissements risquent de précipiter le pays dans une désintégration annoncée», affirme le RCD dans un communiqué rendu public à l’issue de la réunion de son secrétariat national.

Ce faisant, la direction du parti exige la dissolution du DRS, comme condition sine qua non pour permettre au pays de sortir de la crise actuelle.
«En ces temps de crise aiguë, nous n’affirmerons jamais assez que la sortie de la crise passe par la dissolution de la police politique, qui continue à régenter la vie publique et à infliger le fait du prince et le retour à la souveraineté du peuple dans une consultation organisée exclusivement par une instance indépendante de gestion des élections pour mettre un terme aux fraudes électorales», lit-on dans ce communiqué.

Dans ce sens, le parti rappelle la proposition de la CLTD qui favorise l’avènement d’une transition démocratique et l’émergence d’une nouvelle élite politique capable d’impulser une vision et une gouvernance audacieuses et à inscrire l’intérêt national dans son agenda politique.

Revenant sur la fermeture, mardi dernier, de la chaîne de télévision privée El Watan DZ, le RCD précise que «cette décision administrative est un abus manifeste qui s’ajoute au verrouillage du champ public, aux atteintes à la liberté d’expression et aux cabales judiciaires fomentées contre les journalistes et les militants politiques et syndicaux».

Abordant la réunion tripartite qui s’est tenue mercredi dernier à Biskra, le RCD la qualifie de «fuite en avant». Soulignant l’exclusion des syndicats autonomes de cette rencontre, le parti précise que cette tripartite a «créé l’exploit en n’inscrivant aucun dossier» à son ordre du jour.

«Elle ne vise rien d’autre que la caution de partenaires sociaux et économiques, choisis dans le tri, à l’effet de légitimer la politique d’austérité déjà mise en branle», précise la même source.

Le pouvoir, enchaîne le RCD, ne veut pas tirer les enseignements des crises précédentes et s’enfonce, comme toujours, dans le cynisme et l’approximation et privilégie corrélativement la fuite en avant, au lieu de faire preuve d’un minimum de sens des responsabilités et d’esprit patriotique pour préserver les maigres chances de sauvegarde dont dispose encore la nation.

Dernière tripartite : «une fuite en avant»

La réduction brutale des dépenses, annoncée à la hussarde, ne peut être, ajoute-t-on, l’apanage à la crise financière qui frappe le pays, faute de l’avoir anticipée avec les embellies de ces quinze dernières années investies dans la spéculation, le gaspillage et le transfert de richesses au profit exclusif de la prédation et de réseaux clientélistes et rentiers.

«Cette politique d’austérité qui commence par des coupes sombres dans le budget d’équipement mine l’avenir immédiat du pays», lance encore le RCD.*Madjid Makedhi / el watan-samedi  17/10/2015 |

****************

**les intérêts des clans, les visions et les calculs étriqués de certains se dressent contre le consensus national, 

Le Front des Forces Socialistes (FFS) a réagi, mardi, aux propos de Farouk Kessentini selon lesquelles « les signataires du Contrat national à Rome allaient livrer le pays aux terroristes » en qualifiant ces déclarations  d’  » expression haineuse d’un serviteur zélé d’un régime politique qui se trouve dans l’impasse et qui refuse toute alternative crédible ».

Nebbou s’est, à ce propos, interrogé « comment voulez-vous qu’on ne soit pas révoltés et indignés d’écouter un responsable d’une instance, sensée faire de la promotion des droits de l’Homme son cheval de bataille, s’immiscer dans le politique et porter des jugements fallacieux sur  l’histoire ».

Cette réaction du FFS est contenue dans le discours du premier secrétaire national Mohamed Nebbou prononcé à l’occasion de la célébration du 52ème anniversaire de la fondation du parti.

Nebbou a soutenu que « le Contrat national signé à Rome, en janvier 1995, était une chance pour la paix comme étaient les accords du 16 juin 1965, l’appel de Londres de 1985, le Mémorandum adressé aux décideurs en 2001 et notre projet de reconstruction d’un consensus national ».

Le responsable du FFS,  après avoir relevé l’absence de volonté politique du pouvoir pour œuvrer à la rechercher de la solution prônée par son parti à savoir le consensus national,  souligne que « les intérêts des clans, les visions et les calculs étriqués de certains se dressent encore contre notre démarche, mais face au refus et aux manœuvres des uns et à la résistance des autres, notre détermination et notre persévérance paieront ».

Dans son même discours, le premier secrétaire national du plus vieux parti de l’opposition a annoncé que « notre groupe parlementaire va relancer le projet de loi que le bureau de l’APN a rejeté  sous prétexte que le pays ne dispose pas de ressources financières pour indemniser les martyrs du FFS. Le FFS ne réclame pas des indemnités pour ses martyrs. Le FFS revendique une reconnaissance morale à ses valeureux chouhadas ».*Par Ameziane Athali | 29/09/2015 |  algerie1.com

**Abderazak Makri :

Makri MSP TSA Algérie

« Les responsables veulent déplacer les monopoles de l’État à une minorité d’hommes d’affaires

Le président du MSP, Abderazak Makri, a assuré ce samedi 10 octobre, à Alger, que l’opposition algérienne n’est pas disposée à « être bernée de nouveau », dans une allusion, probablement à l’initiative d’Amar Saâdani appelant à un large Front National.

«L’opposition n’est pas prête à être bernée de nouveau. Elle ne fera des concessions que dans le cadre du lancement du processus de transition en exigeant des garanties concrètes dont la plus prioritaire est la mise en place de la Commission indépendante pour l’organisation des élections », a affirmé Makri dans une allocution à l’ouverture d’un colloque des Présidents des bureaux de wilayas du parti.

Il a affirmé avoir mis en garde, par le passé, les dirigeants du pays sur la « situation difficile que travers le pays » et que « celui-ci se dirigeait vers une grave crise économique ». « Le régime n’a aucune vision économique », a-t-il dit, ajoutant : qu’ « Ils (les responsables, NDLR) veulent déplacer les monopoles de l’État vers une minorité d’hommes d’affaires et de PME dont les relations et les intérêts s’enchevêtrent avec les forces dirigeantes et l’étranger et dont la finalité est que la France avec les États-Unis dirigent et provoquent des changements ».

Considérant que « la transition économique demande de grandes réformes dans plusieurs secteurs », Abderazak Makri prédit « une période difficile » pour l’Algérie, laquelle ne sera « préservée » qu’à travers « un consensus de toutes les forces politiques ». Selon lui, « l’occident veut transformer l’Algérie d’une zone d’influence et en zone de dépendance ». « L’Algérie va passer par une grave crise et l’Occident planifie sa division », dit-il. Par ailleurs, à l’adresse des partis du pouvoir qui présentent les restructurations au sein du DRS comme une civilisation de l’État, Abderazak Makri a observé que cela « traduit une reconnaissance que les années précédentes le pouvoir était militaire ». «Nous avons une vision claire sur comment doit être un dirigeant et nous nous emploierons à être des garants de la stabilité  et de l’unité du pays ». « Personne ne pourra nous faire peur ni nous fera de pression », a-t-il assuré.* samedi 10 octobre 2015 | Par Sonia Lyes | tsa

**Mohcine Belabbas :

« On assiste à des règlements de comptes entre les responsables du malheur national »

*Alger-TSA/ dimanche 11 octobre 2015 | Par Hadjer Guenanfa 

 

Mohcine Belabbas, TSA Algérie

*Le président du RCD, Mohcine Belabbas, craint de voir le pays aller vers une austérité effroyable. « (Le chef de l’État) instruit les pouvoirs publics afin de préparer l’opinion à des mesures d’austérité pour cause de grave crise financière qu’il attribue à une conjoncture mondiale contraignante », a indiqué Mohcine Belabbas dans sa déclaration faite, ce dimanche 11 octobre, au forum du journal Liberté.

« Il faut faire la différence entre l’austérité et la bonne gouvernance (…) L’austérité est quand on décide de toucher à des projets structurants et ça a été fait depuis longtemps. Ils (pouvoirs publics) ont renoncé à la construction de cinq CHU à travers le pays », a-t-il signalé au cours du débat avant d’ajouter : « Pourquoi on n’ose pas parler des subventions des prix des produits de base. (On ne peut pas les toucher) parce qu’elles ont été conçues dès le départ pour acheter la paix sociale ».

Le président du RCD estime nécessaire une refonte totale du modèle social algérien. « Une économie qui fonctionne a besoin d’une fiscalité alliant justice sociale et efficacité, l’identification et l’imposition des grosses fortunes, (…) l’imposition des biens et des avoirs à l’étranger », estime Mohcine Belabbas qui suggère également la suppression des wilayas déléguées, la fermeture de certaines ambassades et consulats et évoque les sureffectifs notamment au niveau de la police et de l’armée.

« Jeter l’anathème sur des investisseurs privés »

Mohcine Belabbas pense qu’il est aussi nécessaire de se mobiliser contre l’austérité qui sera effroyable. « Je ne vois pas quand est-ce que les Algériens vont sortir s’ils ne sortent pas dans ce genre de périodes. Et je m’interroge d’ailleurs sur le silence des structures syndicales alors qu’on nous annonce une austérité effroyable », a-t-il déclaré.

En 2015, son parti a organisé huit marches populaires notamment pour dénoncer l’annulation de projets structurants.

Le président du RCD critique les appels à la solidarité lancés par le pouvoir et se demande de quelle crédibilité peuvent-ils bénéficier dans le contexte actuel marqué par des « luttes de clans ». Il accuse les dirigeants de « favoriser la corruption », de  multiplier « les obstacles administratifs » et de « jeter l’anathème sur des investisseurs privés qui font travailler dans la légalité des dizaines de milliers de citoyens, qui exportent et qui participent à l’ancrage de l’économie nationale dans les normes mondiales », en allusion aux problèmes rencontrés par le patron de Cevital.

Sur les changements au sein du DRS et l’arrestation de généraux, Mohcine Belabbas annonce dès le début qu’il risque de décevoir. « Vous ne m’entendrez pas m’attarder sur ce qui passionne les amateurs de guerres de clans car pour nous, ce serait confondre les effets et les causes », a-t-il affirmé avant de revenir sur le sujet au cours du débat. « Ces arrestations ne sont pas nouvelles et elles s’inscrivent dans les mœurs du pouvoir », a-t-il avancé.

« Restructuration (du DRS) ou déstructuration… »

Le président du RCD parle de « désinformation dans ce genre d’informations et d’exagération ». « Dès que quelqu’un exprime une position, on essaie de voir si l’opinion conforte tel ou tel clan. C’est dangereux. Maintenant, les gens ont peur et évitent d’exprimer leurs opinions pour ne pas être catalogués. Il y a trop de manipulations en ce moment », a-t-il assuré, avant de souligner qu’il était plus préoccupé par la situation des militants politiques détenus dans le cadre des événements de Ghardaïa et qui n’ont pas les mêmes moyens de défense que les généraux.

Mohcine Belabbas estime que tout changement au sein du DRS doit faire l’objet d’une loi et non d’une décision. « Les récentes mesures portant restructuration ou déstructuration, c’est selon, de la Direction de renseignement et de la sécurité confirment l’incurie des tenants du pouvoir (…) On a assisté et on continue d’assister à des règlements de comptes entre les responsables du malheur national », a-t-il souligné. Un débat « sérieux » devrait avoir lieu autour de ces changements, selon lui.

Interrogé sur les dernières déclarations de Madani Mezrag, le président du RCD a répondu : « C’est quelqu’un qu’on a invité à la présidence de la République ! Pourquoi on attaque ces journaux qui l’invitent ? », se demande-t-il avant de parler du « dérapage du ministre de la Communication, Hamid Grine. « Il décide de poursuivre en justice le média et pas la personne ! Le contraire de ce qui s’est passé avec le général Benhadid d’ailleurs », a-t-il signalé.*tsa

********************************************** 

arton38793

Benflis dénonce la dérive du système vers « une république dévoyée dans ses fondements ». 

*Oran-samedi 16 mai 2015—Ali Benflis met le cap sur le congrès fondateur de son parti « Talaiou El Houriyat »(pionniers des libertés) en organisant samedi les première assises régionales à Oran, où se sont retrouvés les militants d’Oran, Sidi Bel Abbes, Relizane, Mostaganem, Tlemcen, Aïn  Témouchent, Saida, Mascara, Tiaret et Tissemsilt.

La rencontre avec les militants de l’Ouest du pays aura été l’occasion pour l’ex candidat à la présidence de lancer quelques salves contre le président Bouteflika, mais en se gardant de le citer. Il dénoncera ainsi « la personnalisation du pouvoir, la soumission des institutions et l’utilisation de la constitution au service d’un seul homme et du pouvoir qu’il incarne et non au service du peuple souverain. Un pouvoir qui ne se conçoit pas autrement que comme un pouvoir à vie » a ajouté l’ancien candidat.

Pour Ali Benflis, une telle derrive, qui n’est pas sans rappeler les mœurs des républiques bananières a des conséquences : « une république dévoyée dans ses fondements ».  Forçant le trait, il met en évidence les périls qui pèsent sur une « Algérie affaiblie, une nation menacée par la discorde et la division, et une société dévitalisée ».

Puis de conclure à ce propos que l’Algérie est entrain de traverser la crise la plus grave de son histoire moderne ». Ce qui n’est pas sans attiser les convoitises des puissances étrangères ». Ali Benfli , en avocat de l’opposition, refuse que celle-ci endosse la responsabilité de la situation actuell. Elle est selon lui, la responsabilité exclusive du pouvoir en place obnubilé par la hantise de sa propre survie.

Mais pour autant, Ali Benflis revendique le droit de cette opposition à activer sur le terrain. « L’opposition politique est un devoir national sacré et pas seulement un droit consacré par la Constitution » » dit-il. En parlant du rôle de son futur parti, il explique que celui-ci contribuera à « éveiller les consciences et à tirer la sonnette d’alarme sur la situation que vit le pays et non à semer la discorde, à diviser les rangs des Algériens et à créer le désordre ».

« L’objectif de notre parti est d’accélérer le processus d’alternative démocratique en Algérie », a-t-il encore souligné. Concernant les préparatifs du congrès constitutif, il a estimé que ceux-ci « se déroulent dans de bonnes conditions », appelant ses militants à contribuer activement, par les débats et leurs propositions, à la réussite de cet événement.*Par Khidr Ali | 16/05/2015 | algerie1.com

********************************

*Louisa Hanoune préconise la saisie de tous les biens acquis par des procédés illégaux. 

hanoune-explications

*Alger–samedi 16 mai 2015/Louisa Hanoune à laquelle il faut reconnaître une ténacité dans la communication, a de nouveau invité la presse samedi pour la réunion du bureau politique de son parti. Elle était surtout attendue sur la question du remaniement opéré jeudi par le président Bouteflika.

D’autant plus attendue qu’elle y est pour quelque chose, après ses charges récurrentes contre ce gouvernent à « 30% composé de « corrompus ». Ou encore sa polémique avec Nadia Labidi. Visiblement contente que cette dernière soit dégommée. Mais dans le même temps, elle exprime son incompréhension de voir certains ministres « intouchables » garder  leurs postes, car jouissant du parapluie de « l’oligarchie prédatrice qui s’est incrustée dans les centres de décision ».

En revanche, Louisa Hanoune regrette que certains ministres soient sacrifiés malgré leur intégrité. Elle cite en particulier Youcef Yousfi dont elle avait défendu il y a quelques mois « le nationalisme ». Pas plus qu’elle dit ne pas comprendre le choix de Bouteflika d’opter pour une diplomatie à deux têtes. « C’est, redoute-t-elle, de nature à créer des chevauchements et des conflits de prérogatives ».

Si elle ne voit pas d’inconvénients pour les affaires maghrébines er africaines pour Messahel, elle ne comprends pas le pourquoi de la « coopération internationale ». S’exprimant sur le dossier de la corruption, elle n’y va pas par quatre chemins en préconisant que soient saisis tous les biens acquis par des procédés illégaux. « Il faut laisser faire la Justice «  a-t-elle martelée.

« L’Etat doit, dans le contexte économique difficile actuel, saisir tous les biens acquis au moyen de la corruption » insiste encore Louisa Hanoune qui a exhorté le ministère public à exercer le droit de s’autosaisir de toutes les affaires soulevées par son parti dans son combat, à tous les niveaux, contre la corruption.

Au sujet de l’affaire Khalifa, elle estime que le dossier est entrain d’être noyé dans le détail. Toutes les personnes impliquées dans cette affaire doivent être jugées et rendre des comptes devant la justice ». « Il faut montrer aux Algériens qu’il ne s’agit pas d’une simple mise en scène ». En évoquant ce procès, elle est revenue aussi sur la déposition de l’ex PDG de SAIDAL Ali Aoun. en se demandant  pourquoi ce dernier a-t-il comparu en tant qu’accusé et non pas comme témoin en dépit de ses efforts « en faveur du groupe Saidal qu’il a préservé face aux tentatives de privatisation ».*Par Abbès Zineb | 16/05/2015 | algerie1.com

******************************

*Louisa Hanoune au Forum de « Liberté »

« Nous avons un Etat parallèle qui se met en place »

Autopsie d’une opposition.3

« En même temps que la prise de contrôle des centres de décision économiques, nous avons un Etat parallèle qui se met en place », a alerté Louisa Hanoune, Secrétaire générale du Parti des Travailleurs. C’était lors du Forum de « Liberté » du mercredi 06 mai, où l’ancienne candidate aux Présidentielles s’est prononcée sur différents sujets.

De l’économie à la politique du pays, Louisa Hanoune n’a pas cessé de dénoncer ce qu’elle appelle « l’oligarchie, qui est née de la matrice de l’Etat ». Pour  elle cette dérive est « beaucoup plus dangereuse que le terrorisme ». Et que ce dernier était « extérieur à l’Etat ». D’après elle, « l’Etat était uni et soudé comme une seule main, et les institutions et les corps constitués avaient pour seul objectif sauver la république et combattre le terrorisme ». Alors qu’ « aujourd’hui la gangrène est à l’intérieur de l’Etat jusqu’au plus haut niveau, c’est à dire le gouvernement et les autres institutions », a-t-elle déclaré.

Louisa Hanoune a profité également de son intervention pour mettre en garde contre le « chaos généralisé », qui peut mener à un « effondrement de l’Etat comme en Somalie ».

L’invitée de « Liberté » est revenue sur la dernière déclaration du ministre de la justice demandant au parquet de s’autosaisir pour les cas ayant un impact sur l’opinion publique. « combattre ce siphonnage des fonds publics, (…) », est « une question de survie pour ce pays »  a-t-elle indiqué. Tout en ajoutant : « je le dis, et j’assume mes responsabilités, de par les informations dont nous disposons, environ 30 % du gouvernement est entaché  par les conflits d’intérêts». *Imène Amokrane-.liberte-algerie.com/mercredi 06 mai 2015

**Le Front des Forces Socialistes (FFS) accuse le pouvoir de vouloir « prolonger le système actuel par simple phénomène de ralliement d’appareils et de foules supplémentaires, à son point de vue au nom de la  patrie en danger, et ceci sans rien changer à sa méthode de fabrication du consensus en dehors de toute transformation des conditions d’exercice du politique, ni de son  rapport au politique, à l’intérieur du pouvoir et entre le pouvoir et la société ».

Dans un communiqué rendu public, samedi, à l’issue de son Conseil National (CN) réuni en session ordinaire, le FFS « considère que la neutralisation de toute nouvelle dynamique nationale arrange les affaires des propositions concurrentes celle du FFS » tout en accusant le pouvoir d’agir pour renforcer le « statu quo derrière un changement de façade, au nom du renforcement du front interne ».

Pour le plus vieux parti de l’opposition, il y a aussi « des partisans de l’établissement d’un rapport de forces avec le pouvoir institutionnel au travers d’un agenda électoral qui ne transformerait en rien les règles actuelles d’exercice du pouvoir ni les conditions d’implication de la société ».

Cette dernière option qui aurait été envisagée est créditée de « peu de popularité », selon le FFS qui avertit qu’ »une telle approche tient précisément au fait qu’elle nie toute existence d’un péril sur le pays et propose de prendre le risque d’éclater le statu quo sans garantir les conditions d’une maîtrise nationale et démocratique des conséquences d’un tel éclatement ».

Le CN du FFS conclut son communiqué par rappeler que « la forte mobilisation du 18 avril 2015, a permis la réaffirmation par la direction, les militants et les sympathisants de leur attachement à l’identité et aux principes du parti, et à la nécessité de la reconstruction d’un consensus national pour parvenir à  un changement pacifique et démocratique ». Comme il annonce la poursuite de sa démarche visant « à l’élaboration d’un cadre de concertation dynamique et évolutif pour le développement, d’abord d’une perception, puis d’une formulation d’un consensus national ».*Par Kaci Haider | 23/05/2015 | .algerie1.com

********************************

2 réponses à “Autopsie d’une opposition.3”

  1. 18 01 2017
    Christelle LyonBeauté (13:30:01) :

    Bonjour, votre site me semble tout à fait enrichissant. Notre institut fournis des peelings TCA et AHA professionnels dans le bassin Lyonnais à prix cassé.

    http://www.lesatelierspeeling.com/peelinglyon

  2. 18 06 2015
    sdorttuii plmnr (10:01:42) :

    Glad to be one of the visitants on this awesome web site : D.

    http://www.sdorttuiiplmnr.com/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




évasion |
Généalogies |
vivreavec1handicap |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ANTI CORRIDA
| dartagnan
| Actualité de la Politique d...