Les élus tournent le dos au peuple

**Loi de finances 2017

*Les députés alourdissent certaines taxes proposées par le gouvernement !

      Augmentation  des Taxes = Hausse des Prix

***Coup dur pour le pouvoir d’achat

Certaines taxes proposées par l’exécutif ont été majorées de façon très importante par la commission des finances de l’APN dans le cadre de l’étude du projet de Loi des finances 2017.  

Les députés ont sévi lors de l’étude du projet de Loi de finances 2017 et particulièrement en ce qui concerne les taxes sur certains produits de large consommation.

La taxe sur les pneus pour les véhicules de tourisme a été majorée de 9000% par rapport à ce qui a été proposé initialement par le gouvernement. La taxe préalable de cinq dinars pour le pneu proposée par l’exécutif a été revue à la hausse et fixée par la commission des finances à 450. Même chose pour les pneus pour poids lourds, fixé initialement à 10 dinars, qui a été majorée pour atteindre les 75 DA.

En plus de la taxe de 10% imposée aux boissons alcoolisées et le tabac, les membres de la commission finances ont révisé à la hausse les propositions du gouvernement concernant la téléphonie mobile et Internet. Les 5% de taxes proposées par le gouvernement pour la téléphonie mobile ont été augmentés à 7%, alors que celle sur Internet a été portée à de 12%.*Algérie.Focus/ lundi 21 novembre 2016

***Les salariés, victimes expiatoires du déficit budgétaire

Acculé par la nécessité de réduire le déficit budgétaire et développer au mieux la fiscalité et les finances locales, le gouvernement a pris la décision d’instaurer, dans le projet de loi de finances 2017 (PLF 2017), une nouvelle hausse des taxes dont, essentiellement, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). L’article 23 du PLF 2017 prévoit, en effet, un relèvement du taux de TVA de deux points de pourcentage, soit de 7 à 9% pour le taux réduit et de 17 à 19% pour le taux normal. Deux conséquences majeures découleront inéluctablement de cette hausse : une augmentation généralisée des prix des produits de consommation, localement fabriqués ou importés, et, par ricochet, un rebond de l’inflation. Le pouvoir d’achat des ménages, déjà effrité, va encore baisser et le taux d’inflation, dépassant actuellement les 6%, atteindra facilement des niveaux de 8%, comme le prévoit beaucoup d’observateurs.*cliquer ici:  consommateurs et prix.1

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Décryptage. Les dessous de la Loi de Finances 2017

Une loi taillée sur mesure pour les plus riches en Algérie

*La loi de finances 2017 a été taillée sur mesure pour les riches et conçue dans le but de dépouiller les pauvres.*voir : algerie-focus / mercredi 23 novembre 2016

*******Voici les prix qui vont augmenter

Les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté mardi à la majorité le projet de loi de finances 2017 lors d’une séance plénière, présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l’institution parlementaire. 271 députés ont assisté à la séance de vote. L’adoption de cette loi va changer radicalement la vie économique dans notre pays. Et pour cause, une hausse générale des taxes sera imposée aux Algériens. Une hausse terrifiante qui risque de vider les portefeuilles de nos compatriotes. Preuve en est, voici les conséquences directes de cette augmentation générale des taxes : 

*La loi de finances 2017 entérine officiellement le relèvement de deux points de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cela signifie clairement qu’une hausse des prix généralisée de nombreux produits de large consommation sera appliquée dès janvier 2017. La première augmentation qui touchera directement les Algériens sera encore une fois celle des carburants. Cette hausse sera de 4 DA par litre à la pompe pour l’essence super et le sans-plomb, soit en l’espace de deux ans les prix du carburants ont augmenté de plus de 40% en Algérie. Au regard de l’importance vitale du transport dans notre pays, cette augmentation se répercutera sur la santé financière des Algériens.

L’autre taxe qui aura un impact direct sur le pouvoir d’achat des Algériens est celle  sur les pneus pour les véhicules légers et lourds. Elle passe de 5 DA à 450 Da pour les véhicules de tourisme et de 10 DA à 750 Da pour les poids lourds.

Le tabac a été également surtaxé par la Loi de Finances 2017. Dés janvier prochain,  la taxe sur les tabacs bruns passe de 1040 à 1240 DA le kilogramme. Cela signifie que le paquet de cigarettes devra normalement augmenter de 40 DA et ce prix variera selon les diverses marques distribuées sur le marché national.

Les prix des timbres du passeport vont également augmenter de manière alarmante en 2017.  L’Algérien devra dépenser pas moins de 60 mille Da s’il veut obtenir son passeport biométrique de 48 pages dans un délai maximum à cinq jours de la date du dépôt de la demande. En plus, nos compatriotes devront aussi s’acquitter d’une taxe de 10 mille Da en cas de perte de leur passeport. Cette nouvelle taxe concerne essentiellement “nos ressortissants régulièrement établis ou se rendant à l’étranger”. Par ailleurs, il est également prévu le paiement d’un montant de 1 000 dinars pour le renouvellement d’une carte d’identité biométrique électronique suite à une perte, détérioration ou vol.

De nombreux autres prix seront augmentés, mais il demeure encore difficile de les calculer tant que l’entrée en vigueur des nouvelles taxes n’a pas été déterminée avec précision. A titre d’exemple, plusieurs appareils d’électroménager consommant beaucoup d’énergie, très prisés par les Algériens, verront leur prix augmenter d’au moins 30 % dés 2017 puisque la Loi de Finances impose une nouvelle taxe d’efficacité énergétique sur les appareils importés ou fabriqués localement fonctionnant avec l’électricité, le gaz ou autre produit pétrolier. Il est possible que cette taxe soit appliquée à partir de juillet 2017 pour les produits importés et janvier 2018 pour les produits fabriqués localement. Rien n’a encore été officiellement décidé.

Internet et les communications téléphoniques vont encore augmenter en 2017 si l’on tient compte des dispositions de la Loi de Finances 2017.  Les 5% de taxes proposées par le gouvernement pour la téléphonie mobile ont été augmentés à 7%, alors que celle sur Internet a été portée à de 12%. Reste à savoir enfin comment Algérie-Télécom et les opérateurs de la téléphonie mobile vont répercuter concrètement ces taxes. Quoi qu’il en soit, en 2017, le quotidien va beaucoup, mais beaucoup, changer pour les Algériens. Et les plus pauvres de nos concitoyens risquent de souffrir le martyre.*algerie-focus / mercredi 23 novembre 2016

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               *L’Histoire vous jugera !

Les élus tournent le dos au peuple d-lhistoire-vous-jugera-fecba

*Les mines étaient grises, un peu embarrassés pour certains, mais ils n’ont pas dérogé à la règle, ni failli à leur réputation : sans surprise, les députés de la majorité, FLN et RND, ont adopté hier la loi de finances 2017. Un texte qui mettra, sans nul doute, à rude épreuve des pans entiers de la population. “Ça peut paraître dur pour la population, mais c’est nécessaire”, a admis, tout de même, le président de la commission des finances. “La conjoncture est difficile, mais c’est une nécessité pour aller à une économie diversifiée à même d’affronter les défis”, justifie, pour sa part, le ministre Hadji Baba Ammi. Dans les travées de l’hémicycle, hier, tout comme à l’intérieur, l’heure n’était pas aux bravades auxquelles les députés de la majorité ont habitué leurs collègues de l’opposition.
Les députés de la majorité donnaient l’impression de s’être présentés simplement pour s’acquitter d’une corvée, ou plutôt d’une mission. Une attitude qui n’a pas empêché pour autant l’opposition de faire entendre sa voix. Bien avant le début des travaux, ce sont le PT et le FFS qui donnent le ton : tandis que les députés du parti de Louisa Hanoune “paradaient” dans les travées en brandissant des pancartes où on pouvait lire notamment “Guerre sociale contre la majorité”, “Égalité devant les taxes, taxez les fortunes”, “Touchez pas aux acquis des travailleurs” ou encore non à “L’appauvrissement du peuple”, le chef du groupe du FFS se présentait devant de nombreux journalistes pour annoncer le rejet du texte du projet de loi par son parti. “Le FFS considère que cette loi est une tentative de faire face à une débâcle économique et politique en recourant au plus haïssable des procédés qui consiste à faire payer les couches sociales les plus démunies”, déclare Chafaâ Bouiche. “Le gouvernement a décidé de faire payer les Algériens et d’épargner les barons. Car les barons ont des entrées au gouvernement, ils sont au gouvernement. Ils risquent de devenir tout le gouvernement”, prédit-il. “Le gouvernement veut seulement atténuer les retombées de cette crise sur les oligarques qui soutiennent le régime, mais n’apportent rien au pays”. En guise de baroud d’honneur, il réitère la demande de son parti pour la reconstruction d’un consensus. “Le FFS considère qu’un consensus national est indispensable pour faire face à la crise multidimensionnelle qui n’est pas liée seulement à cette baisse des revenus de la rente pétrolière. Le FFS ne cessera pas de le dire : il faut en finir avec l’unilatéralisme et aller dans une démarche consensuelle pour sauver le pays et préserver son avenir (…)”. Alors qu’à l’intérieur, on s’employait à voter les amendements, le représentant de l’Alliance de l’Algérie verte, Naâmane Laouar quitte l’hémicycle pour annoncer “le boycott du vote”. “C’est l’histoire qui va témoigner. Que chacun assume ses responsabilités !”, lance-t-il devant la presse après avoir défié les députés de la majorité de retirer la prime de départ. Ne restait alors que les députés du PT pour briser l’unanimisme ambiant de la majorité parlementaire. Mais s’il n’a pas réussi à reproduire l’action de l’an passé, le PT n’a pas manqué cependant de faire du bruit, accusant le gouvernement de vouloir “affamer le peuple”. “Vous voulez affamer le peuple, allez taxer les grosses cylindrées”, lance, à la cantonnade, le député Smaïn Kouadria. De quoi susciter une pique de la part du député Azouaou Belgacem du RND qui reproche aux députés du PT de développer des discours alarmistes. C’est alors qu’on assiste à un échange houleux entre les deux partis, provoquant un moment de pagaille, à telle enseigne que le président de l’APN, Ould Khelifa, avait de la peine à rétablir le calme. “Revenez au sujet”, lance-t-il à l’adresse du député du PT. “Pour nous, le patriotisme économique, ce n’est pas des slogans. Ce sont des décisions. Y a certains qui veulent être plus royalistes que le roi”, reprend Ramdane Taâzibt, dans une réponse au député du RND. “C’est une insulte, vous pouvez critiquer nos positions, mais dans le respect. L’histoire vous jugera”, ajoute-t-il. Visiblement très remonté, mais aussi, peut être, par quelques calculs électoralistes, un autre député du PT fulmine, sous les yeux de ministres et de députés qui s’efforçaient à se montrer sereins : “L’Histoire va vous juger. Vous avez poignardé dans le dos Bouteflika. Le colonialisme n’a pas apporté un projet pareil”. N’empêche : le texte est adopté. À une majorité…*Liberté/ mercredi 23 novembre 2016

****Ne disposant que d’à peine une centaine de députés, les partis de l’opposition ont rejeté unanimement le projet de loi du gouvernement. Si le Parti des Travailleurs (PT) a choisi de voter contre le texte, d’autres formations politiques, à l’image de l’Alliance de l’Algérie Verte ou encore du FJD (Front Justice et développement) et surtout le FFS ont décidé de carrément boycotter la séance de vote.

Les députés du Parti des Travailleurs ont organisé dans l’hémicycle une action symbolique de protestation en portant des pancartes sur lesquelles était écrit «Non à l’affamement du peuple ». Par contre, les parlementaires du FFS ont lu aux journalistes une lettre dans laquelle ils expliquent les raisons qui ont poussé leur formation à boycotter la séance. Le FFS considère, en effet, que «cette loi est une tentative de faire face à une débâcle économique et politique en recourant au plus haïssable des procédés qui consiste à faire payer les couches sociales les plus démunies». «Le gouvernement a décidé de faire payer les Algériens et d’épargner les barons. Car les barons ont des entrées au gouvernement, ils sont au gouvernement. Ils risquent de devenir tout le gouvernement», ajoute le FFS.

Le projet de la Loi de finances va être présenté, la semaine prochaine, au Conseil de la nation où il sera, sans aucun doute, adopté définitivement avant qu’il ne soit paraphé par le chef de l’Etat.*algerie-focus / mercredi 23 novembre 2016

****Le cri de détresse lancé par l’opposition parlementaire n’a secoué ni le gouvernement ni les partis au pouvoir. Le projet de loi de finances 2017, pourtant tant décrié par ces parlementaires, a été approuvé hier, sans surprise, par le FLN et le RND, partis majoritaires à l’APN. Le FFS et le FJD ont rejeté, dans le fond et la forme, cette loi, d’où le boycott de la séance de vote dans son ensemble. Le MSP a, quant à lui, présenté d’abord ses onze amendements, tous refusés, avant de quitter l’hémicycle quelques minutes avant le vote de la loi. Le PT a, pour sa part, dit «non» à ce projet après avoir défendu ses 36 propositions d’amendement, toutes rejetées par la plénière.

Il est 10h30 lorsque la cloche sonne le début des travaux de vote autour du projet de loi de finances 2017. Les députés de la majorité (FLN et RND) rejoignent dès la première sonnerie la plénière, alors que les élus de l’opposition (PT, FFS, Alliance de l’Algérie verte, El Adala) ont fait bloc pour protester contre ce projet qu’ils qualifient de «projet de la honte», parce qu’il renferme des taxes supplémentaires.

Unis, ils ont d’abord improvisé un sit-in, arpentant les couloirs de l’APN en brandissant des affiches où l’on pouvait lire «Non au projet de la honte», «L’argent pour eux, misère pour le peuple», «Ayez pitié du peuple», «Nous refusons l’appauvrissement du peuple», «Non aux taxes supplémentaires»… Lakhdar Benkhalef, du parti El Adala, n’a pas ménagé les députés de la majorité qui ont été, selon lui, corrompus par le gouvernement qui a bien voulu préserver une partie de la prime de fin de mandat au lieu de la supprimer  vu la conjoncture économique difficile.

L’opposition parlementaire accuse le pouvoir de vouloir détourner l’attention des citoyens des véritables problèmes en focalisant sur la prime des députés. «La prime est notre dernière préoccupation,  nous avons réclamé sa suppression et la réduction à hauteur de 20% de l’indemnité mensuelle des députés et nous avons suggéré l’annulation des taxes supplémentaires formulées dans la loi de finances, en vain», explique Naamane Laour du MSP. Pour lui, le gouvernement n’assume pas ses responsabilités.

A l’intérieur comme à l’extérieur de l’hémicycle, le climat était très tendu. A plusieurs reprises, les députés du PT se sont accrochés verbalement avec ceux de la majorité. La situation a même failli dégénérer, lorsque le député RND Belgacem Azwaw a accusé l’opposition de faire «du populisme et dans le catastrophisme». Propos qui n’ont pas plus aux députés du PT, qui ont commencé à chahuter la séance en signe de protestation.

L’intervention de Ould Khelifa a mis fin à la «querelle». Khan, député du même parti, a fustigé la majorité en l’accusant d’avoir trahi le président Bouteflika. «Ce projet est une honte pour l’Algérie. Vous avez trahi le Président et vous voulez à tout prix l’affamement du peuple», a lancé le député. De leur côté, les élus FFS estiment que cette loi porte gravement atteinte aux intérêts du pays et méprise la population. Pour Chafaa Bouaiche, chef du groupe parlementaire FFS, le gouvernement a décidé de faire payer les Algériens et d’épargner les barons.

Les députés de ce vieux parti de l’opposition s’étonnent du fait que «le gouvernement ait préféré s’attaquer au pouvoir d’achat des Algériens qui est déjà fragilisé par l’inflation, au lieu d’aller chercher les milliards détournés dans la surfacturation, les transferts illégaux de devises et de la fraude fiscale».

«Cette loi est une tentative de faire face à une débâcle économique et politique, en recourant au plus haïssable des procédés qui consiste à faire payer les couches sociales les plus démunies. C’est pourquoi nous l’avons qualifiée d’antinationale et d’antisociale. Une suite logique de la loi de finances de l’année 2016.»

La crise, pour le chef du groupe parlementaire FFS, est économique autant que politique parce qu’elle concerne une économie qui, des décennies durant, a été rendue totalement dépendante de la rente des hydrocarbures. «La crise que le gouvernement prétend résoudre n’est pas celle dans laquelle se débat le pays depuis des années. Le gouvernement veut seulement atténuer ses retombées sur les oligarques qui soutiennent le régime. Mais cela n’apporte rien au pays», observe le député du FFS. *Nabila Amir / el watan /  mercredi 23 novembre 2016

              ***Quel impact sur le pouvoir d’achat ?

Le projet de loi de finances (PLF-2017) a été adopté hier par l’Assemblée populaire nationale qui ouvre ainsi la voie à une accélération de la politique d’austérité imaginée par le gouvernement, dans le sillage de la chute des prix du pétrole, (( et d’une mauvaise gestion économique et politique, en plus d’une dilapidation sans mesure, des biens du pays ))

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****Une politique qui sera mise en branle dès janvier 2017 et qui aura immanquablement un impact sévère sur le pouvoir d’achat des couches les plus fragiles de la société, mais aussi des salariés et de la classe moyenne. Malgré les protestations et les invectives des députés du Parti des travailleurs — qui a présenté la majorité des amendements et voté contre le texte —, d’El Adala, du FFS et de l’Alliance de l’Algérie verte (qui ont boycotté pour les premiers le débat et pour les seconds le vote final), les députés de la majorité ont voté hier, sans état d’âme, toutes les augmentations de taxes et impôts proposées par le gouvernement qui avait auparavant obtenu l’appui de la commission des finances.

Celle-ci a en effet rejeté en vrac pratiquement tous les amendements introduits par l’opposition, facilitant la tâche aux députés FLN et RND qui se sont contentés de refuser les arguments de leurs pairs des partis de l’opposition, avant de voter à main levée, article après article, tout le contenu du texte proposé par le département de Hadji Baba Ammi.

Malgré un hémicycle pratiquement déserté au fil de la journée, aucun vote électronique ni décompte des voix n’ont été faits par le président de l’APN, tant il était évident que tout se passerait selon les consignes de vote données aux députés par leurs formations politiques.
Si pour les parlementaires de la majorité, il est indéniable que la nouvelle loi de finances va permettre de renflouer les caisses de l’Etat, au vu de la conjoncture économique difficile, sans pour autant remettre en question la politique sociale de l’Etat, pour les députés de l’opposition, en revanche, la LF-2017 sera une loi «antisociale» qui «risque d’affamer le peuple».

Plusieurs altercations et incidents ont d’ailleurs émaillé le déroulement de la séance plénière, sans pour autant perturber le scénario du vote tel que ficelé par la majorité, qui soutient mordicus la démarche de l’Exécutif. Les députés de l’opposition ont notamment dénoncé les augmentations de taxes, impôts et droits de timbre prévues par le texte portant loi de finances 2017, notamment le relèvement de 2% de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui passera ainsi de 17% actuellement à 19% et de 7% à 9% concernant le taux réduit. «Une solution de facilité», estiment les opposants au texte de loi.

Ils fustigent, arguments à l’appui, une tentative «d’appauvrir le citoyen» qui devra également payer plus cher le carburant à la pompe, puisque la loi de finances 2017 prévoit une hausse de la Taxe sur les produits pétroliers (TPP) de 1 à 3 DA/litre respectivement pour le gasoil et les trois types d’essence. La TPP sur l’essence super et sans plomb passera ainsi à 9 DA le litre au lieu de 6 DA actuellement, soit une hausse de 50%, et sur l’essence normale la TPP passera à 8 DA le litre au lieu de 5 DA actuellement, soit plus de 60%, alors que la TPP sur le gasoil passera à 2 DA le litre au lieu de 1 DA actuellement (+50%).

D’autres taxes toucheront également de manière directe le citoyen, qui devra désormais composer avec un impôt sur le revenu global (IRG) augmenté de 5% sur la vente des biens immobiliers et de 10% pour la location d’habitation à usage individuel. Par ailleurs, la loi de finances 2017 fixe la taxe du timbre d’émission du passeport de 24 pages à 25 000 DA et celui de 48 pages dans le cadre de la procédure accélérée à 60 000 DA au lieu de 45 000 DA. Au chapitre des augmentations, on citera aussi une taxe sur le tabac noir fixée à 1240 DA le kilo et une hausse de 10% de la taxe sur les boissons alcoolisées.

Dans cet amas de mauvais présages concoctés hier au sein de l’hémicycle, on relèvera cependant une seule et unique bonne nouvelle : le contenu du nouvel article 130 bis 1 introduit par la commission et voté hier par l’APN en vue de permettre aux citoyens du sud du pays de bénéficier d’une réduction de la facture d’électricité, à hauteur de 65% pour les familles et agriculteurs et de 25% pour les activités économiques. *Zhor Hadjam / el watan /  mercredi 23 novembre 2016

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*Une prime de 260 millions de fin de mandat pour chaque “élu”.

Les députés se partageront la somme astronomique de 12 milliards de dinars en guise de prime de départ. Cette coquette somme représente 20,17% du budget total de cette institution.

Récompensés pour  l’adoption de la constitution et leur disposition sans réserve à valider la loi de finances 2017, les “représentants du peuple” auront une retraite très confortable. En plus de leur salaire mensuel conséquent maintenu à vie, les députés se verront attribuer un autre privilège de taille, celui de la prime de fin de mandat estimé à 260 millions de centimes pour chaque “élu”.

Cette prime conséquente sera puisée des 600 milliards de centimes constituant le budget de cette institution. La somme de 260 millions par personne a été calculée sur la base du cumul de dix mois de salaire. *Massi M./ algerie-focus / dimanche 6 novembre 2016

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*Députés: Tous des sourds face aux rassemblements des travailleurs de l’éducation, les mal-logés et les demandeurs d’emplois devant le Parlement

****Aucun député n’a daigné sortir pour écouter les manifestants qui pourtant, étaient encerclés par la police à quelques dizaines de mètres seulement du Palais Zighout Youssef-Alger.

Quelques 200 agents de l’éducation ont tenté, ce dimanche vers 11 heures, de tenir un sit-in devant le palais Zighout Youssef, abritant l’Assemblée populaire nationale (APN). Les manifestants qui réclamaient la révision de leur statut professionnel ont vite été cernés par la police et repoussés ensuite jusqu’à la placette faisant face à l’hôtel Safir, à environ 100 mètres de l’APN. Dans la foulée, une dizaine d’adjoints de l’éducation ont été interpellés alors que d’autres protestataires ont été malmenés.

« Nous réclamons la révision du statut particulier pour nous reclasser dans la catégorie 10 au lieu de la 08 », a expliqué Fertaki Mourad, coordinateur national des adjoints de l’éducation, dans une déclaration à elwatan.com.  Selon lui, la corporation des adjoints de l’éducation, appelés auparavant  surveillants, compte 40 000 agents à l’échelle nationale. « Des commissions mixtes ont  été formée depuis 2008 pour prendre en charges nos revendication mais rien n’a été fait à ce jour », a déploré le syndicaliste. « Ils refusent même de nous recevoir », a-t-il ajouté, en parlant des responsables du ministère de tutelle. Le rassemblement des agents de l’éducation a été empêché au moment oû les députés écoutaient  une intervention du ministre des Finances, Karim Djoudi, au sujet de l’exécution du budget de l’année 2011. Aucun député n’a daigné sortir pour écouter les manifestants qui pourtant étaient encerclés par les éléments de la police, à quelques dizaines de mètres seulement du Palais Zighout Youssef.*El Watan-29.12.2013

assembleepopulairenationale

**Les travailleurs de l’éducation, les mal-logés et les demandeurs d’emplois, trois catégories sociales du peuple se sont donné rendez-vous devant l’Assemblée pour crier haut et fort leurs simples et légitimes revendications.

Les députés font-ils réellement le travail d’élus du peuple pour lequel ils sont largement payés? C’est la question que ne cessaient de se poser les dizaines de personnes venues manifester devant le siège du Parlement sur le grand boulevard Zighoud-Youcef. Deux personnes ont même failli perdre la vie en se suicidant du haut du parapet faisant face au Parlement. Des cris, des pleurs, des appels étaient mélangés au crissement des talkies-walkies des policiers civils et en tenue venus disperser cet attroupement non autorisé mais spontané d’Algériens en quête d’un avenir meilleur. Tout ce spectacle s’est déroulé devant le regard indifférent et déconnecté de nos chers députés, (ceux du pouvoir comme ceux de l’opposition). Ces mêmes députés qui ne sont pas contents d’être grassement payés à ne rien faire et faire voter des lois à main levée. Ces mêmes députés qui n’ont pas hésité à formuler cette semaine des revendications indécentes: une prise en charge de leur voyage à l’étranger pour tout député et les membres de sa famille, des chauffeurs, des voitures haut de gamme, des gardes du corps pour leurs déplacements dans les régions non sécurisées, des passeports diplomatiques pour leurs conjoints et la liste est encore très longue. Alors qu’en face, ils sont incapables d’écouter les revendications des simples citoyens qui demandent d’avoir un logement décent, un emploi digne et surtout un avenir heureux. Des députés qui ne prennent même pas la peine de formuler les revendications des citoyens de leurs wilayas, alors ils restent sourds aux personnes qui se déplacent des wilayas pour exprimer leurs revendications devant leurs portes. L’Assemblée qui était dans le passé l’espace de débats et de revendications politiques des différents partis n’a jamais été aussi absente et sourde face aux revendications du peuple. Ce peuple qui les a élus et qui regrette aujourd’hui d’avoir opté pour ses partis qui n’ont aucune politique, ces députés qui n’ont aucune assise populaire et surtout ces élus qui n’ont aucun regard pour ce peuple. L’Assemblée dont le boulevard porte le nom d’un historique, Zighoud Youcef, se retrouve dans une situation délicate où un peuple sans défense est ignoré par ses élus et réprimé par sa propre police alors qu’il exprimait le plus simple des souhaits: vivre dans la dignité dans un pays libre et indépendant. Cette situation a été également déclenchée par les récentes déclarations du grand argentier du pays, Karim Djoudi, qui avait révélé lors de son dernier passage à l’APN que la Fonction publique compte «deux millions de postes budgétaires, dont 140.000 postes vacants», alors que les dotations budgétaires sont mobilisées par les lois de finances. Le premier argentier du pays a laissé entendre que ce problème est dû à la «manière avec laquelle les secteurs organisent leurs recrutements». Cette déclaration lourde de sens a jeté de l’huile sur le feu dans une société victime de la mauvaise gestion de ses responsables. C’est justement ces emplois non octroyés que le peuple est venu revendiquer dans la douleur et la passion. Le logement, l’éducation et l’emploi demeurent et restent les trois principales revendications des Algériens depuis plus de 50 ans. Malgré les différentes politiques lancées par les gouvernements qui se sont succédé, ils ne sont pas arrivés à résorber ses problèmes sociaux. Si l’échec du gouvernement et des responsables est parfois pointé du doigt, l’indifférence des députés qui sont souvent absents de l’hémicycle, est la principale cause de la crise en Algérie.*Par Salim AGGAR-L’Expression-Lundi 30 Decembre 2013

**Les députés du pouvoir disent oui aux augmentations du prix de l’essence et du gasoil

*et même, ils en rajoutent!

le prix de l’essence oscillera entre 29 et 31 DA le litre.

À partir de 2016, les Algériens devront payer plus cher l’essence et le gasoil. La majorité parlementaire, composée des députés du FLN et du RND, a dit oui aux propositions du gouvernement contenues dans le projet de Loi de finances 2016 d’augmenter les prix des carburants. Les membres de la commission des finances de l’APN ont même fait mieux. Ils ont proposé pour l’essence des augmentations supérieures à celles suggérées par le gouvernement dans son projet.

En effet, selon un membre de la commission des finances, les députés issus du FLN et du RND se sont mis d’accord pour une augmentation de 6 DA sur le prix du super et du sans-plomb contre 5 DA proposé par le gouvernement.

Pour l’essence normale, le prix hors-taxe bien évidemment sera relevé de 5 DA contre 4 DA proposés par le gouvernement. Avec ces augmentations, le prix de l’essence oscillera entre 29 et 31 DA le litre.

Pour le gasoil, les députés ont approuvé une augmentation de 1 DA avec 17% de TVA contre 2 DA souhaité par le gouvernement. « La commission est contrôlée par les partis au pouvoir. Nous avons été scandalisés par le comportement de certains députés FLN et RND qui ont justifié et défendu les augmentations des prix de l’essence et du gasoil sous prétexte que cela pourrait réduire les embouteillages », explique notre source.

Par ailleurs, la commission a rejeté in extremis l’article 71, qui donne l’entière liberté au ministre des Finances d’opérer des transferts budgétaires entre les secteurs après l’adoption du projet de Loi de finances et ce sans revenir au Parlement. « C’est inédit et grave. Le gouvernement est censé appliquer les budgets tels qu’adoptés par le Parlement. En cas de changement, il est impératif de revenir au Parlement », précise notre source. Le vote a été très serré. Une seule voix de différence. « Pour cet article, l’opposition a été soutenue par plusieurs députés de la majorité », soutient notre interlocuteur.

L’autre article rejeté permettrait à l’État de céder le foncier des projets touristiques. Il a été proposé par le ministre du Tourisme.

L’opposition n’a pas pu, par contre, maintenir l’article de loi qui oblige les sociétés étrangères à réinvestir une partie de leurs bénéfices en Algérie. La disposition a été supprimée comme souhaité par le gouvernement.*tas /  mercredi 18 novembre 2015 | Par Achira Mammeri |

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*Des députés au best of du bêtisier 2013

Pour des élus, propulsés sans «escales» du bas de l’échelle, aux plus hautes cimes du pouvoir, c’est l’ivresse totale. Non contents de l’immunité dont ils jouissent sur le territoire national, ils veulent, en exigeant le passeport diplomatique, jouir de ce droit sur l’ensemble de la planète. Pourquoi? Tentons de le savoir…

Depuis quelques années, le bêtisier fait reculer les traditionnelles éphémérides publiées chaque fin d’année par la presse. Le bêtisier qui est le recueil des histoires les plus bêtes et les plus ridicules a mis en avant cette semaine nos députés. Ou plutôt une bonne partie d’entre eux. Selon plusieurs organes de presse, ils seraient quelque 300 députés sur 462 à s’y être illustrés. Triste record puisqu’il est marqué par une action où l’irresponsabilité, l’audace et le mépris de ceux à qu’ils sont censés représenter forment la triste conjugaison d’une turpitude étalée au grand jour. En effet et contre toute attente, ces députés ont rejoint les différents mouvements de contestations auxquelles notre pays est le théâtre en ces temps d’une conjoncture très agitée traversée par bon nombre de pays de la région. Aux chômeurs, aux mal-logés qui manifestaient sous leurs fenêtres, la semaine écoulée, nos députés sont restés sourds. Ils étaient occupés par leurs propres revendications. Penchés sur la pétition qu’ils ont adressée au premier magistrat du pays à qui ils réclament une hausse de leurs salaires et…un passeport diplomatique. La première «prouesse» de nos députés pour figurer dans le bêtisier se trouve dans la forme de la démarche: une pétition. Pour des législateurs qui font et défont les lois, c’est plus que dévalorisant. Procéder de la sorte revient à remettre en cause leur propre raison d’être. Ils se mettent au même niveau que des groupes d’individus non structurés qui défendent des droits incertains. Belle image de la représentation nationale qui ne parvient pas à se représenter elle-même. Ceci pour la forme. Pour le fond, les revendications salariales des députés ne sont pas une nouveauté. C’est pratiquement la priorité des priorités des élus, étalée sur la place publique, à chaque nouvelle mandature. Toute honte bue. Et face aux chômeurs qui réclament un emploi devant la porte de l’Assemblée nationale. Les collègues qui les ont précédés avaient obtenu des salaires mensuels autour de 30 millions de centimes. Pour des élus, propulsés pour la première fois et sans «escales» du bas de l’échelle avec ses bas salaires, aux plus hautes cimes du pouvoir, c’est l’ivresse totale. Pour loger, ils passent de «l’hôtel des voyageurs» au 5 étoiles sans aucune transition. Sans aucune adaptation. Ils passent du G5 au véhicule haut de gamme que la puissance de l’Etat autorise. Ils passent du téléphone mobile 2G à la tablette 3 et 4G sans attendre sa démocratisation. Ils passent des contrôles de la route et les radars qui font la hantise des automobilistes à l’immunité qui les autorise à être des champions de formule 1. Faisons l’économie des autres privilèges comme celui de bénéficier de la meilleure qualité du service de l’administration qui ne cède rien aux handicapés ni aux personne âgées. On ne va pas non plus évoquer les passe-droits connus et reconnus que la bureaucratie leur octroie pour gagner leur sympathie. Tout cela n’a rien de nouveau. Ce qui, par contre, l’est cette fois, est «génial». Ces pétitionnaires demandent au chef de l’Etat qu’il leur soit accordé un passeport diplomatique. Le fameux passeport de couleur rouge qui permet d’identifier rapidement les diplomates dans les pays où ils sont affectés. Pour faciliter leur mission autant que pour manifester le respect dû au pays qu’ils représentent. Quelle mouche a piqué ces députés pour les mener vers une telle demande? Non contents de l’immunité dont ils jouissent sur le territoire national, ils veulent jouir de ce droit sur l’ensemble de la planète. Pourquoi? Pour disent-ils, sans rire, jouir du respect à l’étranger. Au sens où ils pensent et y croient aussi que les respecter, c’est respecter le peuple algérien puisqu’ils le représentent. Que c’est beau! Voyons la scène! Dans un aéroport, prenons l’Europe, nos députés voudraient passer comme une fleur par le couloir réservé aux diplomates en laissant leurs compatriotes faire la queue avec peut-être d’autres désagréments aux guichets des voyageurs «non européens». Ce n’est que l’un des privilèges de ce passeport rouge à l’étranger. Il faut savoir que ce fameux passeport est régi par la convention de Vienne du 18 avril 1961. Il est dit dans le préambule de ladite convention que «le but desdits privilèges et immunités est non pas d’avantager des individus, mais d’assurer l’accomplissement efficace des fonctions des missions diplomatiques en tant que représentant des Etats». Ce qui veut dire que la convention écarte tous ceux qui n’entrent pas dans cette catégorie professionnelle. Et si l’Algérie se hasarde à délivrer un tel passeport à tous ces députés, on imagine aisément sa délicate posture. Surtout que les ayants droit du bénéficiaire ouvrent droit à ce fameux passeport. C’est idéal pour les voyages en famille. Voilà le triste tableau que nous offrent ces députés en cette fin d’année. Après l’absentéisme, l’affairisme, l’impasse sur les permanences, les excès de comportements, c’est là leur dernière «sortie» en cette fin 2013. Qui a dit que nos députés n’étaient pas créatifs?*Par Zouhir MEBARKI-L’Expression-Jeudi 02 Janvier 2014

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*   «Maman, je ne veux pas être ingénieur ou médecin, je veux être député !»

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La d&eacute;putation, une fin en soi ?<br /><br /><br /><br /> » src= »http://www.elwatan.com/images/2012/01/24/idee_835788_465x348.jpg » /></a></span></span></strong></span></p>
<p><span style=Les Anglais ont compris, qu’au-delà de la tragédie de l’amour, Roméo et Juliette est d’abord un drame politique.

De la même manière, les Algériens vont comprendre que l’histoire de Aïcha ou Bendou n’est pas une tragédie d’amour mais tout simplement une comédie politique. Le soleil de l’Occident brille sur le petit village de Aïcha et Bendou, mais les jugements des petites gens dans ce village n’ont pas tellement changé puisque le soleil de l’Orient rayonne toujours sur ses horizons. Les deux soleils se confrontent.

La confrontation reflète la fierté et l’espoir de deux Algériens, Aïcha et Bendou dans leur histoire d’amour politique électorale. Exclus de l’école, ils se créent un job très facile et trop payant. Ils exercent le métier de politicien de fortune sous le slogan : «Deux mille douze, chkoun yefouz». Bendou est un prétendu intellect, Aïcha est tout simplement une dame sage de la rue. Dans cette histoire, les rôles sont inversés. Aïcha est l’éducatrice de Bendou, car ce dernier n’a rien appris à l’école nocturne de Sidi Bouzid. Bendou parle très mal le français, difficilement l’arabe et bégaye quand il essaye de causer anglais à la manière hollywoodienne. Main dans la main, Aïcha et Bendou se préparent pour les prochaines élections législatives avant l’arrivée d’Hillary Clinton le mois prochain.

 Aïcha et Bendou rappellent aux électeurs les paroles de Diderot : «On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte, et l’on boit goutte à goutte la vérité qui nous est amère.» Aïcha a bien compris la comédie politique. Par prudence, elle ne veut pas répéter à Bendou les paroles d’une actuelle députée : «Je ferai comme Zorro qui ne dit au revoir que lorsqu’il arrive au sommet de la crête.» Pour Aïcha, cet adieu est honteux et lui rappelle les paroles de Michaël Kami, le stratège américain, «une vision sans action n’est qu’une hallucination. Ce ne sont pas les sociétés qui font des erreurs, ce sont leurs dirigeants». Electeurs ! Un chèque de dix mensualités dans sa poche, Madame Zéro se prépare pour vous dire, en mai prochain, merci et au revoir.

 

Chaque peuple a le mode de démocratie qu’il mérite, la démocratie n’est pas universelle. Certaines personnes politiques dans le monde arabe conçoivent la démocratie comme une queue de quelques kilomètres d’électeurs qui vont pouvoir voter et s’exprimer bigrement. Cette conception de la démocratie n’est pas vraie et constitue un danger pour la nation. Dans cette démocratie bien conçue pour les tiers-mondistes, les chefs de parti et les présidents d’association ou d’union ne sont pas des démocrates fidèles. Depuis que le monde est monde, ces derniers occupent les mêmes places et chantent la même musique «alternance et changement». Ils oublient que la démocratie sans un peuple éduqué engendre la tyrannie des idiots et encourage l’absolutisme des incultes.

 Exceptionnelles sont les circonstances d’assembler un raisonnement politique sain et serein, de renouer différents points précis dans la gouvernance pour finalement construire une vision cohérente de la démocratie chez nous. Normalement, notre université doit représenter un échantillon de notre peuple. Si la démocratie est professée dans une université, elle doit, sans faute, refléter la situation dans le pays. En évoquant ce sujet un peu épineux, je veux dire que l’université n’est pas un endroit d’exercice de la démocratie, c’est un lieu d’apprentissage de la démocratie. Exercice et apprentissage ne sont pas identiques ! Objectifs inversés, on se retrouve avec des individus dont le but essentiel est de s’exprimer même lorsqu’ils n’ont rien à dire. Des individus qui ne font pas la différence entre un raisonnement politique solidement constructif et un avis arbitraire non nécessaire. La maladie de la démocratie s’aperçoit dans l’éducation de nos enfants dans nos universités : «Maman, je ne veux pas être ingénieur ou médecin, je veux être député. C’est plus facile et c’est plus payant.»

 J’illustre mes idées par une anecdote qui parle d’un député aveugle, trop fasciné par le progrès américain et ébloui par la démocratie américaine. Cet aveugle demanda à Dieu de lui rendre la vue pendant un moment pour voir les effets de la civilisation américaine sur notre monde, Dieu accepta ses prières et lui rétablit sa vue pour un temps très court. Pendant ce temps, l’aveugle voit une vidéo très surprenante, cette vidéo montre quatre soldats vêtus d’un uniforme américain en train d’uriner sur trois cadavres afghans ensanglantés.

Après cette scène, il retourna à nouveau au monde des aveugles. Depuis cet instant, cette scène devint sa norme et sa référence pour décrire la civilisation moderne. Un jour, en séance plénière, ses copains députés parlaient des astronautes américains et de leur mission sur la Lune. Ils discutaient d’une préalable coopération américaine et envisageaient une aide technologique américaine pour propulser un Algérien dans l’espace. Pour participer au débat, cet aveugle demanda à ses amis : «Est-ce que l’astronaute américain ressemble aux Américains de la vidéo ?» Les effets de cette anecdote nous font leçon : un politicien à vision lointaine et bien formé en diplomatie citera toujours cette vidéo comme une référence pour justifier les résultats de la démocratie américaine sur le monde des Zorro. Cette vidéo est un objet barbare qui se répercute sur le système psycho-éducatif de nos enfants. Nos enfants diront à Mme Hillary le mois prochain : «Si la démocratie des urnes de 2012 nous conduit à un comportement de Zorro l’ingrate et la non civilisée, il est plus humain d’uriner dans nos urnes que sur nos cadavres.»

 Bendou aime parler aux gens apolitiques, à ceux pour qui la politique est une affaire intime dont on ne doit pas parler en public. Bendou aime le secret et adore l’anonymat. Son audience se compose de deux groupes très différents : ceux qui vont à la chasse de sangliers, le jour du vote, d’une part, et ceux qui tournent le bouton de leur télévision quand ils voient le spectacle méprisable des Zorro politiques, d’autre part. Par contre, l’audience de Aïcha se compose de ceux qui pensent que la politique est trop compliquée, ou qu’elle est uniquement l’affaire des corrompus et des ambitieux. Pour sa pré-campagne électorale, Aïcha veut dire trois choses aux Algériens de bonne race avant l’arrivée de la contrôleuse des urnes, Hillary Clinton. La première, comme M. Atallah, les Algériens font de la politique sans le savoir ; la seconde est qu’ils suivent une politique dont ils auraient honte s’ils savaient en quoi elle aboutit ; la troisième, il ne faut jamais faire confiance à un politicien de salons «khaliliens», un politicien qui jouit des spectacles de Zorro d’Hollywood pour les appliquer chez nous.

 Bendou n’est pas aveugle, mais se moque des objectifs politiques. Il est formé à l’école nocturne des grands démagogues fondée par le fils de Sakina la Constantinoise. Bendou imagine une route droite et sans obstacles. Une fois en collision avec son obstacle, il blâme le brouillard politique, il passe à l’apposition. En apposition, il maudit le Prince. Chez Bendou opposition et apposition se confondent. En campagne électorale, Bendou cache son césarisme et s’exprime démocratiquement : «C’est la faute du Prince. Il n’a pas fait son travail. Je ne suis sorti ni de l’école de Sidi Bouzid ni de l’école française des écuries, mais il m’a accepté comme collaborateur. Il m’a fait confiance mais en politique césarienne la confiance absolue trahit absolument».

 Dans un monde politiquement flou, Bendou est fier de dire : «Telle est la voie des Zorro réformistes lorsqu’ils ne sont pas éduqués.» Ce Bendou est très différent de Bendou l’amoureux de Aïcha la sympathique que nos enfants ont lu dans les aventures de La Casbah algéroise. Il est militant dans le parti politique le plus ancien, mais suit les réformes politiques à sa manière.
Il aime l’équipe nationale et fréquente souvent les stades. Le ballon bien gonflé est son baromètre quand il cause politique.
Très diplomate, il n’ignore jamais les gens qui occupent la touche politique. Aïcha l’a bien informé, elle lui a appris que la touche est le bon coin qui attire les regards et alerte les prétentieux. Bendou respecte ses limites intellectuelles, puisqu’il n’a jamais compris les discours du Raïs. Son dicton préféré est : «Le pouvoir n’est pas héréditaire, il naît dans des urnes truquées.»

 Après de longues discussions et consultations, Aïcha et Bendou nous informent que les conditions de travail du Raïs ne sont pas aussi meilleures que celles des petits Algériens. Il doit, comme tous les Algériens, rejoindre la grève et laisser Sidi Saïd gouverner pendant une semaine. Une semaine suffit à Sidi Saïd pour appliquer son projet de société. Ce projet est bien clair et bien dit dans son discours : «Si un wali ou un responsable refuse de vous écouter, fermez-leur la porte. C’est le seul langage qu’ils comprennent et qui suscite des réponses immédiates».

 Pendant cette semaine, Sidi Saïd jouera le rôle de «Prince saâdien de Tagmadert» et représentera la période de transition pour Aïcha et Bendou. Bendou imagine le royaume hebdomadaire de Sidi Saïd et raconte. Aïcha l’écoute avec attention. Sous la gouvernance de Sidi Saïd, le pays serait totalement paralysé par la grève. Durant cette semaine, l’Algérie deviendra le pays des merveilles. Les prix du pain et du lait diminueront de moitié puisque le peuple fera la grève de la faim ou mangera très peu. Les postes seront transformées en cybers-cafés pour faciliter la communication.

 Les marchés hebdomadaires seront supprimés puisque Sidi Saïd gouvernera seulement pendant une semaine. Nos universités ressembleront aux meilleures écoles finlandaises, où l’enseignant n’est pas comme un dieu face à ses élèves. Le repos sera mode de travail et la distribution des tâches politiques sera très claire. Les redresseurs du FLN auront des barres d’acier trempées à tordre et des outils américains pour déboîter le parti avant l’arrivée d’Hillary. Les fidèles du MSP feront leurs prières derrière Ghannouchi en Tunisie. Les militants du PT déserteront ce parti pour expérimenter l’allégresse de la grève. Khalida dansera le haouzi à Tlemcen. Ben Bouzid assimilera la fonction de bolchevik du RND à Tizi, puisqu’il parle très bien le russe, pas très bien le kabyle et difficilement le français de la Courneuve parisienne.

 Ould Abbès sera surnommé seigneur à Timimoune, car il aime le rythme gnawi entrecoupé de castagnettes de marque Laroche ou Fizer. Amar Tou deviendra majesté ambassadeur à Beni Izguen pour enseigner aux gens de Ghardaïa comment vendre leurs produits à crédit. Abdelhamid Temmar jouera aux jeux de hasard au square Port Saïd. Louh sera un duc contrôleur de la grande maison de détente de Mechria. Medelci avec ses ailes de marque «idrisides djazairiennes» sera sans doute maintenu au poste de pigeon voyageur. Cette fois-ci, il ne dépassera pas les cieux d’El Medress et sera très satisfait, puisqu’il avait reconnu devant nos moudjahidine qu’il n’était pas diplomate. Les autres seront remplacés par quelques Chinois récemment baptisés musulmans autoroutes.

 En conclusion : Aïcha confirme à Bendou que le président sera certainement tranquille des lassitudes politiques pendant cette semaine et la démocratie sera réellement populaire. Les militaires travailleront jour et nuit pour surveiller les frontières d’un pays en grève. Les walis et les responsables politiques vont se taire et ne seront plus entendus. Enfin, les gendarmes prendront leurs badines et secoueront d’un coup fort le linge des Zorro politiquement sale et trop longtemps étalé. Ils établiront l’ordre pour satisfaire le mécontentement des petites gens. D’une manière très simple, les Algériens auront essayé la démocratie à la petite semaine dans un hiver rigoureux. Le prince de Tagmadert n’aura pas droit à une deuxième semaine de gouvernance, puisque nos électeurs seront plus humains que les soldats américains et urineront dans les urnes électorales proposées par les Zorro…Une contribution de Omar Chaâlal (Professeur associé en génie des procédés) paru dans El Watan-25.01.2012.

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Le Parlement est une institution de décor, le pays est géré par téléphone

selon Me Mustapha Bouchachi, ex. président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme

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« Le Parlement est une institution de décor. Et les députés ne sont pas les députés du peuple mais ceux des partis politiques. Ces derniers sont au service du pouvoir en place», estime le député du FFS. Il soutient que « tout le pays est géré en dehors de la loi, en dehors des institutions et par téléphone », lit-on dans les colonnes d’El watan de ce jour.

Ces déclarations de Me Mustapha Bouchachi, ex. président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), nous laissent perplexe et nous renvoient à ce qu’il y a de plus triste de notre âme algérienne. Non pas que nous sommes surpris par cette affligeante réalité de notre peuple, mais simplement qu’elle nous rappelle que ce militant de terrain, leader du mouvement des marches réprimées de 2011, fait aujourd’hui partie de ce parlement de décor, dont la seule utilité est de taire les aspirations du peuple et légitimer le pouvoir aux yeux de la communauté internationale.

Triste situation que la nôtre où se mélangent ainsi dans la même enceinte mercenaires acquis au régime et « politiciens » sans le moindre pouvoir, sinon celui de déplorer la fuite en avant d’un pouvoir résolu à se maintenir quel qu’en soit le prix. La façon dont se déroule la question de la succession du président est la meilleure démonstration que le peuple est exclu encore une fois de l’avenir de ce pays et que le jeu se fait en cercle fermé avec des complicités étrangères… comme toujours. Il restera à nos « élites » les critiques d’après coup et la vie continuera d’être insupportable en Algérie. De même qu’en 2011. Le régime a promis des réformes, certains militants comme Me Bouchachi ont pensé qu’ils pouvaient influer sur le cours des choses en entrant à l’APN, alors que le boycott semblait plus approprié pour obtenir de vraies concessions. 2 ans plus tard, le pouvoir a durci le ton, est revenu sur ses promesses, renvoyant dos à dos les revendications du peuple et les espoirs de ceux qui ont cru pouvoir l’infléchir. Il est tellement sûr de gagner à tous les coups qu’il continue de se choisir comme seul et unique successeur.*Zehira HOUFANI-BERFAS- LQA- 22 juin 2013.

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« Moi, députée ? Hacha ! »

Un président du parti « absent », pas de secrétaire général depuis la « chute » d’Abdelaziz Belkhadem, les députés du FLN ne savent ne que faire. Alors ils compensent en se faisant avec un zèle outrancier les défenseurs des ministres à l’assemblée en usant parfois de coups de poings et de mots grossiers.

La journée du jeudi 20 juin 2013 a été particulièrement agitée, jeudi, à l’assemblée nationale populaire (APN) rapporte le journal El Khabar dans son édition du samedi sous le titre « affrontements et vulgarités sous le dôme du parlement ».  Un député du Rassemblement Algérien, Tahar Missoum, qui appelait le ministre de la santé, Abdelaziz Ziari à la démission, a réagi au chahut des députés du FLN en les accusant d’être « les produits de la fraude ». Cela a provoqué un déchainement de fureur de la part des députés du FLN qui ont foncé vers lui. La  séance a été  levée par le président de l’APN mais cela n’a pas calmé les esprits puisqu’un député FLN a frappé le député Missoum.  Les députés FLN ont montré durant toute la séance une nervosité considérable. Ils se sont encore irrités violemment quand le député islamiste Hassan Aribi a critiqué le bureau de l’APN pour avoir refusé deux questions se rapportant à la répression subies par les familles de disparus et par Ali Benhadj, numéro 2 du FIS et le retrait de passeport depuis 3 ans  pour d’autres dirigeants du FIS comme Abdelkader Boukhemkhem, Kamal Guemazi et Ahmed Ben Mohamed. Citer le nom d’Ali Benhadj a été considéré comme un « sacrilège » par les députés du FLN qui se sont mis à hurler pour empêcher Arribi de parler. On a frôlé à nouveau le pugilat entre Arribi et un député du FLN assis à côté de lui qui n’aurait pas apprécié d’entendre une vulgarité prononcée non loin de l’oreille d’une députée.

Cri de cœur d’une journaliste : moi pas député, jamais !

Un autre député, Lakhdar Benkhellaf, qui interrogeait le ministre de l’énergie et des mines sur les affaires de corruption à Sonatrach a connu une situation similaire. Les députés du FLN n’ont pas apprécié la question et se sont mis à crier. Colère de Benkhellaf qui demande au président de l’APN, Larbi Ould Khalifa, d’intervenir pour faire taire les « fonctionnaires du ministère de l’énergie » et de le laisser poser sa question. Enfin, rapporte El Khabar, le ministre des transports Amar Tou, a provoqué l’autre jeudi (13 juin) sans le vouloir une grande colère des députés. Voulant flatter une journaliste de la radio qui lui posait une question, Amar Tou lui a dit qu’elle ferait une bonne députée. « Hacha » avait réagi la journaliste dans un mot sorti cœur. Ce qui serait traduisible pour ceux qui ne connaissent pas l’Algérien par un « quel horreur, Dieu m’en préserve ! ».  Les députés qui accompagnaient Amar Tou dans sa visite d’inspection n’ont pas du tout apprécié cette réponse spontanée de la journaliste. Ils ont appelé la direction de la radio pour se plaindre de l’affront et ont exigé le retrait de la journaliste. Ce qu’ils ont obtenu puisque la journaliste n’a plus été aperçue durant la visite. Pourtant, c’était sorti du cœur ! *Maghreb Emergent- 22 juin 2013.

**Réactions des internautes:

*C’est une journaliste « fahla ».

*Un éboueur occupé à nettoyer un regard d’égout des eaux usées, est accosté par deux responsables d’un grand parti politique qui étaient occupé à stimuler les électeurs à voter pour leur liste en leur promettant le « paradis terrestre ». Le premier interpella   l’éboueur : «  Dit ! Comment avez-vous été recruté ? L’éboueur : « Ce n’est  pas facile, ya Akhi, il fallait passer un examen oral pendant une demi journée et l’après midi c’était le test sur le patriotisme » le partisan étonné : « Quoi ! pour le poste d’éboueur un examen et un test ? » Et l’éboueur répondra en souriant : « Oui ya Akhi, même pour être éboueur, il faut des bagages et des diplômes, J’ai mon bac plus deux, n’a-t-on pas ramené de l’Espagne un partenaire pour nous  gérer l’assainissement de la wilaya d’Oran ?? Avant d’entrer en classe d’examen on m’a précisé ‘’ Si tu échoue on te fera député’’, j’ai tout donné pour ne pas échouer à cette examen, et j’ai réussi hamdou Allah, j’avais peur de devenir député ! »Les partisans intrigués : « Ah Oui ! de quoi a-tu peur ? ». « D’être maudis par Achaâb, je préfère manutentionner la merde, que de manutentionner n’importe quoi qui fait du mal au chaâb..Fhemtouni !? »

*Il faut aller au fond des choses et non pas s ‘en prendre à des larbins ou  a des suppletifs, il faut aller directement vers ceux qui detiennent le vrai pouvoir, pourquoi s’en prendre a ces mauvais comediens qu’ on appelle improprement deputés? ils ont été choisis pour jouer le sale role, ils gagnent aisemment leur vie en jouant la comédie! tout le monde le sait! On devrait en vouloir  surtout a ceux qui les ont recrutés , il faut dénoncer ceux qui les ont placés là , c’ est à dire le systeme ou si vous préférez: le pouvoir occulte.ceci est valable pour toutes les nominations, c ‘est le meme procédé  detestable qui est utilisé, y compris pour la nomination des ministres, des sénateurs,( hachakoum), des walis, ambassadeurs(re-hachakoum), pdg,etc.ce ne sont que des figurants recrutés, non pas pour leur compétence, mais uniquement pour leur compromission,l’absence d‘état d’ame, l’absence de conscience, ils sont « recrutés » en fonction de leur docilité , de leur lien avec le systeme occulte et de leur fidelité a ce pouvoir mafieux.

*J’ai assisté à un défilé de victoire aux élections 10 mai 2012 comme il est fait d’usage pour les mariages à Ouargla. Cortège de véhicules, klaxons, blocage de la circulation etc. Fête de  »victoire » d’un certain député hachakoum nommé DAOUI,  encadré par des acolytes aussi sauvage, ont failli lunché un septuagénaire leur reprochant leur mauvaise conduite. bon nombre de citoyens présents à cette scène n’ont pas manqué de signaler la régression à laquelle l’Algérie est arrivée par la bêtise humaine; généralisée à tous les niveaux de l’état par ce système pourri qui survit par le maintien de l’épouvantail du terrorisme et la médiocrité.

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 Assemblée populaire nationale

 Une autre session à blanc

 Il est très maigre le bilan de l’Assemblée populaire nationale (APN).

A l’exception du projet de loi portant organisation de la profession d’avocat et celui régissant l’activité commerciale, aucun autre texte de loi à l’ordre du jour de cette session n’a vu le jour. Le rythme de la Chambre basse du Parlement était à son plus bas niveau. L’hibernation des députés était visible à tel point que même le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, l’a ouvertement décrié. En effet, hier à l’occasion de la clôture de la session de printemps, M. Bensalah a reconnu que l’action législative du Sénat n’a pas connu l’intensité habituelle. Selon lui, le nombre de textes de loi traités et adoptés lors de cette session était modeste.

Fidèle à son discours, Bensalah s’est attaqué à ceux qui évoquent avec insistance les conséquences de l’absence du président de la République. Pour sa part, Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l’APN, a tenté de défendre l’institution qu’il préside. Il dira, à l’encontre des personnes qui remettent en cause la crédibilité de l’Assemblée, qu’«il ne serait pas juste de qualifier l’Assemblée de béni-oui-oui ou de chambre d’enregistrement, car le multipartisme est une réalité probante et non une simple vitrine publicitaire». Devant le Premier ministre et son équipe gouvernementale, le président de l’APN est revenu sur le dossier de la corruption et la question portant sur l’ouverture d’un débat formulée par un député et rejetée par le bureau de l’Assemblée. Pour Ould Khelifa, seule la justice, étant indépendante, est habilitée à rendre des jugements et à porter des accusations dans les affaires de spoliation des biens publics.

Il a, dans ce sens, mis en garde contre la «politisation» des affaires de détournement de deniers publics qui, précise-t-il, «est un crime impardonnable». En qualifiant de fléau du siècle la corruption, M. Ould Khelifa pense que «ce serait faire dans la précipitation et l’injustice que de généraliser les accusations de corruption et d’ignorer le grand nombre de cadres nationaux, engagés dans la culture de l’Etat et veillant à la préservation des biens publics».
Notons par ailleurs que l’installation du bureau de l’APN est reportée à la prochaine session d’automne. Et la clôture de la session de printemps s’est faite avec l’ancien bureau, en raison de la crise qui secoue le FLN…*El Watan-07.07.2013.

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**Nos députés votent une augmentation de salaire pour eux-mêmes :

Plus dix millions par mois à ajouter aux 30 millions!

    un véritable scandale et une absence de toute morale

C’est une provocation pour le simple citoyen écrasé par l’inflation et qui peine à boucler ses fins de mois

Si l’information au niveau du site TSA, en date du 04 mai 2013,  s’avère vrai que les députés ont voté pour eux-mêmes une augmentation sous forme de prime  de dix millions de centimes par mois (100 000 DA-plus de 5 fois le SMIG qui est inférieur à 200 euros au cours officiel où 1 euro est égal à 100 DA)  qui s‘ajouter aux 30 millions   du salaire initial, cela constituerait un véritable scandale et une provocation contre la majorité de la population qui peine à boucler ses fins de mois. Ces députés, qui ont été  très mal élus, (nombre  de  voix  par rapport aux inscrits,  6,11% pour le FLN, 2,42% pour le RND, 2,19% pour l’alliance verte  et 1,31% pour le PT, sans parler des partis insignifiants) outre le fait qu’ils ne soient pas  représentatifs, ont été, face aux actuels remous sociaux, incapables de calmer  la population. Bien au contraire, ils ont été chassés  de leur région.  Pour preuve, malgré toute sa bonne volonté, le Premier ministre, jouant au pompier, ainsi que les forces de sécurité sont  confrontées à la population sans aucune intermédiation. Cette éventuelle augmentation, si elle venait à se vérifier,  traduirait en fait   une absence de morale chez ces députés  (faites ce que je vous dis et ne faites pas ce que je fais) et, donc, un divorce entre l’Etat et les citoyens, dénotant d’un manque de confiance pouvant conduire à une décadence de la société. Avec de nombreux amis, nous demandons au président de la République ainsi qu’au Premier ministre  de s’opposer  à cette augmentation injustifiée dépassant tout entendement humain et  qui risque,  à juste titre, de conduire toutes les  catégories sociales à demander des augmentations  sans contrepartie productive, conduisant inéluctablement le pays  vers une inflation effrénée  et, à terme, donc, vers une dérive  sociale. Mesdames et Messieurs les députés, nous vous demandons simplement  de respecter  la population  largement meurtrie, surtout avec les scandales de corruption à répétition  qui la démobilise. Votre salaire actuel est déjà loin,  très loin,  des services que vous rendez à la nation. Ayez un peu de pudeur et de dignité ! *Par le professeur Abderrahmane Mebtoul-Mon journal-04.05.2013.

**L’indécence des députés

Malgré les affaires de corruption qui ont défrayé la chronique, ces derniers temps, les députés sont restés bouche cousue.

Encore une récompense pour ne rien faire. Les députés de la chambre basse sont très gâtés. Leur salaire passera de 300.000 DA à 400.000 DA. Cette nouvelle augmentation a été accordée sous la forme de plusieurs primes. «La décision a été prise, mardi dernier, lors de la réunion du bureau de l’APN consacrée à la gestion du budget de l’Assemblée populaire nationale», indique une source parlementaire. Selon la même source, les députés ont obtenu une augmentation de 40.000 dinars de la prime de location de logement, qui passe ainsi à 100.000 dinars par mois. «Le président de l’APN a accordé aux représentants du peuple une hausse de 40.000 dinars de la prime de restauration et de transport et une autre prime de 20 000 dinars pour les frais divers des députés lors de leurs déplacements pour assister aux séances de l’Assemblée et à l’utilisation du véhicule personnel».
La dernière augmentation remonte à 2008, soit quelques mois avant l’amendement de la Constitution. Cette récente rémunération tombe très mal. Qui veut mettre de l’huile sur le feu? L’annonce de l’augmentation, en elle-même, est déjà une provocation pour le simple citoyen. Ecrasés par l’inflation, les Algériens ont du mal à boucler leurs fins de mois. La gravité de cette décision est surtout accentuée par le contexte social dans lequel elle intervient. Depuis des mois, le pays est plongé dans une instabilité sociale qui tend à devenir chronique.
Des grèves, des marches et des manifestations publiques rythment le quotidien des Algériens. Il s’agit surtout de savoir qui a pris cette décision dans un pareil contexte et que cherche-t-il à travers cela? Il faut dire que les députés menacent réellement la paix sociale.
Cette augmentation va embraser le front social. L’institution parlementaire, qui reste mal perçue par les citoyens, risque de ternir son image avec cette augmentation. Alors que leur rendement est quasiment nul, les élus du peuple ont la vie belle. Hébergement, véhicule de luxe, téléphone, frais de mission, toutes les dépenses sont aux frais de la princesse. Avec tous ces avantages, les élus du peuple ne font rien, à part lever la main pour adopter un texte recommandé.
Le constat se fait de lui-même. La septième législation n’a pas apporté grand-chose à la société. Malgré les affaires de corruption qui ont défrayé la chronique ces derniers temps, les députés sont restés bouche cousue. Aucun rapport, ni commission d’enquête n’ont été revendiqués.
Les députés n’ont pas eu le courage de dire basta à la corruption et de demander que la lumière soit faite sur les scandales dans lesquels l’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, est impliqué. Ce n’est pas tout. Les députés sont restés à côté de la plaque lors de la campagne menée contre le kidnapping des enfants. Alors que des voix se sont élevées à travers tout le territoire national pour réclamer l’application de la peine de mort, le Parlement n’a même pas pris la peine de pondre un communiqué. Idem pour le problème du Sud. Ce n’est qu’après l’implication du gouvernement que le Parlement a bougé le petit doigt en expédiant une délégation de députés au Sud, laquelle a été chassée par les contestataires. Censés être à l’avant-garde des attentes de la société, les députés vivent sur une autre planète. Atteints du syndrome pavlovien, les élus du peuple ne font que lever la main.*Par Nadia BENAKLI -L’Expression-06.05.2013.

**40 millions pour les sénateurs, comme pour les députés!

Ces augmentations interviennent dans un contexte social fragile marqué par des manifestations et des grèves.

Les sénateurs vont rembourser l’augmentation perçue ces derniers mois, à la suite de la tempête d’indignation soulevée dans l’opinion publique

L'annonce de l'augmentation, est perçue comme une provocation par le simple citoyen

Voilà ce qui s’appelle «la solidarité parlementaire». Après les députés qui auraient eu une augmentation de salaire de 10 millions de centimes, les sénateurs leur emboîtent le pas.
En effet, les sénateurs, ont vu, dès la fin du mois de janvier dernier, leurs primes d’hébergement augmenter.
Selon des sources de la chambre haute du Parlement, la prime en question est passée de 64.000 à 120.000 DA.
En effet, cette importante augmentation intervient au coeur de la polémique qu’a engendré l’augmentation qu’auraient à toucher les députés. Elle intervient également au moment où l’Etat opte pour la prudence dans les dépenses budgétaires maintenant que les prix du baril amorcent une chute sérieuse.
C’est dans ce contexte que les salaires des sénateurs passent à 367.000 DA par mois. Là il s’agit, bien entendu des salaires des simples sénateurs.
Par contre, les présidents de groupe, les présidents de commission ainsi que leurs vice-présidents toucheront un salaire qui avoisinera les 40 millions de centimes, ce qui signifie une augmentation de 20%.
Quant au président du Conseil de la nation, ce dernier touchera un salaire égal à celui du Premier ministre, soit plus de 60 millions de centimes par mois.
Il faut savoir que ces augmentations interviennent au moment où les députés de la chambre basse ont vu aussi leur salaire augmenter de 300.000 DA à 400.000 DA.
Une augmentation accordée sous la forme de plusieurs primes suite à une décision qui a été prise, la semaine dernière «lors de la réunion du bureau de l’APN consacrée à la gestion du budget de l’Assemblée populaire nationale», a indiqué une source parlementaire. «Le président de l’APN a accordé aux représentants du peuple une hausse de 40.000 DA de la prime de restauration et de transport et une autre prime de 20.000 DA pour les frais divers des députés lors de leurs déplacements pour assister aux séances de l’Assemblée et à l’utilisation du véhicule personnel», indique notre source La dernière augmentation salariale remonte à 2008, à la veille de la révision de la Constitution. L’annonce de l’augmentation, est perçue comme une provocation par le simple citoyen. Alors, quand des grèves, des marches et des manifestations publiques font boule de neige dans toute l’Algérie, il faut penser à modifier les politiques sociales afin d’être plus souples avec les chômeurs et autres catégories à la situation précaire et exclus de la société.
Alors que des services publics manquent de moyens, dont les hôpitaux, que les petits salaires stagnent, que les prix sont en hausse, que le pouvoir d’achat des Algériens est en baisse constante, que le citoyen ne sait plus comment payer sa facture de gaz et d’électricité…. la première démarche de nos élus consiste en l’augmentation de leurs primes et leurs salaires!
Un scandale! Les sénateurs et les députés ont répondu n’avoir aucun commentaire à faire….
Il convient de noter enfin que ces augmentations interviennent dans un contexte social fragile marqué par des manifestations et des grèves et au moment où l’Etat pense réduire ses dépenses.*L’Expression-12.05.2013.

**réactions d’internautes:

Nenuphar
Les députés et sénateurs, beni oui-oui, sont récompensés pour leur automatisme à lever le bras pour pas grand chose. Ils sont devenus de véritables jouets mécaniques réglés à lever le bras à chaque fois qu’ils sont dans leur fauteuil.
La « famille révolutionnaire » a crée une caste de zombies aptes à ne jamais contester ni à mordre la main de celui qui lui donne à manger.(c’est l’argent du peuple qui n’est pas pret d’accepter cela)
Ils savent que des sommes énormes sont détournés par les sinistres qui « gouvernent » le pays et afin de leur clouer le bec, on leur distribue quelques miettes. Les poules doivent avoir des grains cela leur évitera de caqueter. Tout le pays d’en haut se sert à profusion en plongeant leurs grosses et grasses mains dans le sac ouvert à leur disposition alors que l’Algérie d’en bas, crève la gueule ouverte et malade de ces agissements qui sont faits au grand jour sans que des juges ou des procureurs s’ne offusquent et lancent des enquêtes pour nettoyer ces écuries.

mo.. mo – algerie

c est l avance ou la tchipa aux deputes et senateures pour voter les prochains amendements de la constitution

gif-anime-scintillant-etoile-etoiles-angel-paradise

**Après qu’ils eurent bénéficié d’une augmentation depuis janvier 2013 

   Les sénateurs vont rembourser la différence perçue ces derniers mois

Contrairement à l’Assemblée populaire nationale, le Conseil de la nation aurait augmenté les indemnités des sénateurs. Ils devraient rembourser la différence perçue ces derniers mois.

L’affaire des augmentations des indemnités tourne à la crise. Après l’Assemblée populaire nationale, les regards se tournent aujourd’hui vers le Conseil de la nation dont les membres ont bénéficié de cette hausse.

En effet, le «principe» de cette augmentation avait fait l’objet d’un accord entre les bureaux des deux chambres lors d’une réunion de coordination qui s’est déroulée au lendemain de l’ouverture de la session de printemps.

Une réunion présidée conjointement par Abdelkader Bensalah et Larbi Ould Khelifa. C’est sur la base de cet accord que le président du Conseil de la nation a décidé d’augmenter les trois indemnités.

Selon une source proche du Sénat, la somme totale serait de 102 000 DA par mois. Il aurait également été décidé d’appliquer cette hausse à partir du mois de janvier, soit dès l’installation de la nouvelle composante du Conseil de la nation. Pour sa part, Larbi Ould Khelifa devait en faire de même. Sauf que la presse est venue jouer les trouble-fêtes.

C’est le site d’information en ligne Tout sur l’Algérie qui a rendu publique cette affaire. L’information selon laquelle le salaire des députés atteindrait les 40 millions de centimes a provoqué une véritable tempête. Face à cette situation, le président de l’Assemblée populaire nationale décide de mettre au placard la décision.

Dimanche dernier, la Chambre basse du Parlement est montée au créneau pour démentir «catégoriquement » des informations rapportées par «certains journaux nationaux» faisant état d’une hausse de salaire de 100 000 au bénéfice des élus nationaux.

«Les services du président de l’APN démentent formellement les affirmations de certains titres de la presse nationale relatives à une prétendue augmentation des indemnités des membres de l’APN et considèrent, par conséquent, que de telles informations sont dénuées de tout fondement», avait indiqué la direction de la communication et de l’information de l’Assemblée populaire nationale dans un communiqué de presse.

Toutefois, ce même communiqué confirme que la question d’une révision à la hausse des indemnités d’hébergement, de transport et de restauration avait été abordée lors d’une réunion du Bureau de l’Assemblée.

«Le principe de l’augmentation des indemnités relatives au logement, au transport et à la restauration a été effectivement discuté lors d’une réunion du Bureau de l’APN tenue il y a six mois et aucune décision n’a été prise à ce sujet.» Selon nos sources, Abdelkader Bensalah aurait envisagé de faire marche arrière. Ainsi, l’administration de la Chambre Haute aurait reçu des instructions pour opérer «des retenues sur salaires».

Si cette instruction venait à être appliquée, les sénateurs devront rembourser la différence perçue ces derniers mois. Reste maintenant à savoir pourquoi les bureaux des deux chambres ont augmenté les indemnités des parlementaires. Pour l’opinion publique, cette hausse est intimement liée au projet de révision de la Constitution et au processus d’adoption par voie parlementaire.

Un lien difficile à démentir après le précédent créé par la révision constitutionnelle de 2008. * Le Soir d’Algérie-14.05.2013.

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**Les députés rejettent l’impôt sur la fortune

Sur les 80 amendements suggérés par les députés, 40 ont été rejetés par la Commission.

Les fortunes dont l’origine douteuse et échappant à toute forme de contrôle et d’imposition demeurent écartées, une fois de plus, du débat. Pour cause, la Commission des finances de l’Assemblée populaire nationale (APN) n’a pas retenu cet impôt dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2013.
Un expert en économie réagit sur un ton à la fois ironique et cru: «Ils ont raison, les riches ne devront pas participer à l’effort national, ni encore moins à financer les dépenses publiques. C’est une attitude logique étant donné que le peuple est prélevé à la source, quant à eux, ils sont exonérés», dit-il.  Pourtant, «un Etat de droit est un Etat ou chacun participe à l’effort national en fonction de ses moyens… la fameuse justice sociale!», conclut-il. Enfin, la Cour des comptes, dans son dernier rapport, a estimé insignifiant «l’impôt sur le patrimoine, qui demeure infime en dépit de l’importante évolution de la propriété privée». Pour balayer cette question de tout débat, la Cour des comptes avance ses statistiques: «l’impôt sur la fortune représente à peine 0,02% de la masse des contributions fiscales directes».
Toutefois, l’existence de l’ISP ne peut garantir le contrôle de l’ensemble du patrimoine dont dispose un contribuable fortuné. L’incohérence des recouvrements fiscaux est criant dans la mesure où la fiscalité s’appuie sur les retenues à la source, notamment l’IRG sur salaires, alors que le patrimoine est rarement taxé, car ne représentant moins de 1% du total des impôts recouvrés.
Enfin, selon les experts, «les flux financiers, transitant par les circuits informels et la corruption, ont pris de telles proportions, que les moyens matériels et humains, dont dispose la DGI, demeurent insuffisants pour assainir la situation». En tout cas, la copie de la loi, qui est soumise hier au vote des députés, est, à quelques petites exceptions près, identique à celle proposée par Karim Djoudi, ministre des Finances. Sur les 80 amendements suggérés par les députés, 40 ont été rejetés par la Commission qui n’a gardé en fin de compte que les modifications ayant touché la forme et non le fond de la loi.
Parmi les amendements rejetés par la Commission figure aussi l’annulation de la vignette auto. Là aussi, le rapporteur de la Commission des finances estime qu’il n’est pas possible de la supprimer sans proposer une alternative. «Cette taxe rapporte au Trésor public 7 milliards de DA annuellement. C’est une fiscalité pérenne, contrairement à la fiscalité pétrolière», a soutenu Mohamed Bellatar.*L’Expression-12.11.2012.

**Les riches ne sont redevables de rien.

Ce sont les «représentants» du peuple qui l’ont voulu. Le verdict est sorti de la chambre du peuple. Les fortunes algériennes n’ont à s’inquiéter de rien. Ni du blanchiment d’argent, ni du marché parallèle de la devise, ni de la traçabilité du dinar, ni du financement de l’insertion, ni du chômage, ni de la participation aux grands projets de la nation… Les élus du peuple ont pu, en l’espace de quelques semaines seulement après leur installation, inaugurer les beaux jours du capitalisme féodal algérien !

La loi de finances 2013 a été adoptée hier à la majorité absolue par l’Assemblée populaire nationale (APN). Les députés de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), du Front des forces socialistes (FFS) et du Parti des travailleurs, qui l’ont contestée en votant contre, n’ont pas pu peser sur les décisions de la chambre basse, dominée par le vieux parti.

Le Parlement a rejeté la proposition de certains députés de l’opposition qui ont demandé d’introduire l’impôt sur la fortune.

Proposition contestée par les députés du FLN, qui ont présenté comme argument l’existence, déjà, de l’impôt sur le patrimoine. La loi a également exclu les veuves de moudjahidine du bénéfice de l’importation de véhicule qui privilégiait les veuves et les enfants de chahid, en les autorisant à importer des véhicules de tourisme sans payer de taxes douanières.

La loi de finances 2013, dont le budget est basé sur un baril de pétrole à 37 dollars pour le prix référentiel et à 90 dollars pour le prix du marché, prévoit une hausse de 10 % des recettes à 3 820 milliards de dinars et une baisse de 11 % des dépenses à 6 879,8 milliards de dinars.

Le déficit budgétaire doit ainsi s’établir à 3 095,8 milliards de dinars, soit quelque 19 % du PIB, contre 28 % pour l’exercice précédent. La loi de finances table sur une croissance du PIB de 5% (contre 4,7% en 2012), et de 5,3% hors hydrocarbures et un taux d’inflation de 4%.

La loi de finances prévoit la création de 52 672 postes dans la fonction publique, portant ses effectifs à près de 2 millions d’argents. Elle introduit par ailleurs de nouvelles mesures qui visent à encourager l’investissement productif, à faciliter les procédures fiscales et douanières, et à lutter contre la fraude fiscale.

Le texte de loi expliqué dans le détail décharge le Conseil national de l’investissement(CNI) des investissements inférieurs à 1,5 milliard de dinars, contre un seuil de 500 millions de dinars auparavant. Il propose d’autre part l’habilitation des services des Domaines pour fixer le montant de la redevance annuelle de concession et de décider de l’octroi des avantages financiers introduits par la loi de finances complémentaire de 2011.

Le texte prévoit également l’exonération des droits d’enregistrement, de la taxe de publicité foncière et de la rémunération domaniale des actes portant concession des biens immobiliers relevant du domaine privé de l’Etat, établis dans le cadre de la régularisation du patrimoine immobilier détenu en jouissance par les EPE et les EPIC.

Pour relancer davantage les PME algériennes, le texte de loi élargit l’appui financier de la Caisse de garantie des crédits d’investissement aux PME, et aux entreprises dont une partie du capital est détenue par le fonds d’investissement de l’Etat.

La loi de finances profite également aux entreprises spécialisées dans l’aquaculture, qui vont bénéficier de l’expansion du périmètre des dépenses du Fonds national de développement de la pêche et de l’aquaculture, pour inclure les aides à la promotion de cette filière au même titre que la pêche.

Enfin, le texte de loi prévoit également des mesures de lutte contre la fraude fiscale à travers la sanction pour défaut de dépôt de la documentation justifiant les prix de transfert appliqués. Les sanctions devraient également être appliquées en cas de constat d’un «flagrant délit fiscal». * 12 Novembre 2012-Le Jeune Indépendant

**Le gouvernement octroie de gros salaires aux élus locaux

Entre 141 000 DA et 162 000 DA par mois

Le gouvernement fixe, dans un décret publié ce samedi 9 mars au Journal officiel, les conditions de détachement et les indemnités des élus locaux. Pour les élus des Assemblées populaires communales (APC), leurs indemnités sont directement liées au nombre d’habitants de leurs communes. Les salaires des maires varient de 77 000 DA pour les communes de moins de 10 000 habitants à 132 000 DA pour les communes de plus de 200 000 habitants, selon le décret. Pour les vice-présidents d’APC, les indemnités oscillent entre 50 000 et 100 000 DA.

Pour les membres des Assemblées populaires de wilaya (APW), ils sont rémunérés en fonction du nombre d’élus que compte leur assemblée. Les présidents des APW dont le nombre d’élus est de 35 toucheront 93 000 DA par mois. Les présidents d’APW dont le nombre d’élus est de 43 percevront une indemnité mensuelle égale à 125 000 DA. Pour celles dont le nombre d’élus est de 47, ils percevront un salaire de 141 000 DA. Pour les APW qui comptent entre 51 et 55 élus, leurs présidents toucheront une indemnité mensuelle de 162 000 DA. Leurs vice-présidents toucheront entre 75 000 et 140 000 DA, selon le nombre d’élus.
Dans le cas où l’indemnité prévue par ce texte est inférieure au traitement ou au salaire perçu par l’élu au titre de son poste de travail dans son organisme employeur d’origine, l’indemnité versée « devra correspondre à la rémunération mensuelle prévue dans son emploi d’origine avant son élection ».*TSA-10.03.2013.***Réaction d’un internaute: Espérons que ces salaires correctes vont aider à en finir avec la corruption de certains élus. Si un Maire qui touche 100.000 DA demande du Bakchich, il faudra le pendre sur la place publique!

**Les anciens ministres recyclés au Sénat

Le Président Bouteflika a désigné deux membres du comité central du FLN, ennemis jurés de Belkhadem.

Les noms des sénateurs désignés par le chef de l’Etat, M.Abdelaziz Bouteflika, au titre de membres du tiers présidentiel, sont connus. Un communiqué du Conseil de la nation a rendu publique la liste des 30 heureux parlementaires. Il s’agit de: «Abdelkader Bensalah, Mohamed Akhamoukh, Rachid Bougherbal, Mohamed Zakaria, Messaoud Zitouni, Mohamed Bentebba, Abdelkrim Korichi, Abdelkader Bensalem, Abdelkader Chenini, Hamoud Chaid, Fouzia Benbadis, Mohand-Akli Benyounès, Abdelouahab Hacene, Saïd Barkat, Djemel Ould Abbès, El Hadi Khaldi, Nouara Saâdia Djaâfar, Hachemi Djiar, Aboubakr Benbouzid, Salah Goudjil, Aïcha Barki, Hafida Benchehida, Leila Ettayeb, Ibrahim Ghouma, Tayeb Ferhat, Yacef Saadi, Zohra Drif Bitat, Mohamed Boukhalfa, Ali Mahsas et Brahim Boulahia». Il ressort du communiqué que six ex-ministres sont nommés au Sénat, à savoir, Saïd Barkat (Solidarité), Djamel Ould Abbès (Santé), Hachemi Djiar (Sports), Nouara Djaâfar (Famille), El Hadi Khadli (Formation) et Aboubakr Benbouzid (Education). Sortis par les fenêtres du gouvernement, ils rentrent au Sénat par la grande porte. Les nominations des sénateurs du tiers présidentiel appellent à au moins, deux remarques: primo, Ahmed Ouyahia n’est pas président du Sénat comme le laissaient supposer certains observateurs. Il n’est même pas nommé sénateur. Ce sera, donc, Abdelkader Bensalah qui présidera la première chambre du Parlement. Secundo, la composante du tiers présidentiel est un lâchage pur et simple signifié à Abdelaziz Belkhadem, ancien protégé du chef de l’Etat qui l’avait notamment nommé chef du gouvernement entre mai 2006 et juin 2008.
Le Président Bouteflika a en revanche désigné deux membres du comité central du FLN, mais surtout ennemis jurés de Belkhadem, à savoir El Hadi Khaldi et Salah Goudjil.
Il est utile de rappeler que Salah Goudjil, 81 ans, n’a jamais fait partie de l’entourage du Président Bouteflika.
D’ailleurs lors de l’élection présidentielle de 1999, Salah Goudjil avait soutenu la candidature de Mouloud Hamrouche. En 2004, il s’est rangé aux côtés du candidat Ali Benflis. Depuis deux ans, il mène une guérilla contre Belkhadem qu’il accuse de gérer le parti comme un chef de zaouïa. A noter enfin que seul un ministre de l’ex-équipe gouvernementale ne fait pas partie de la liste du Président. Il s’agit de l’ex-ministre de l’Habitat, Noureddine Moussa que d’aucuns avaient accusé d’avoir fourni de faux chiffres sur les programmes de logement.*L’Expression-08.01.2013.

****Les anciens ministres limogés du gouvernement à l’issue du remaniement ministériel opéré le 24 mai 2012 ont été – à l’exception de Nacer Mehal et Noureddine Moussa – désignés par le président de la République au tiers présidentiel du Conseil de la nation.

Six ministres dégommés par le Président pour incompétence ont été repêchés, par ses soins, pour siéger dans la «prestigieuse» Chambre haute du Parlement. Une Chambre qui, il faut le rappeler, n’a aucune prérogative ; elle n’a ni le pouvoir de proposer des projets de loi ni le droit d’amender un texte de loi…

La désignation au Conseil de la nation de ministres, dont certains sont «honnis» et «vomis» par la population, ne répond donc à aucune logique politique, mais plutôt à celle du clanisme. D’aucuns estiment que face à la pression de la rue, le président Bouteflika était, de toute évidence, obligé de mettre en «veilleuse» son clan, et à sa tête Djamel Ould Abbès. Tout n’est que question de calcul. Les ministres exclus ont été mis en réserve et rappelés une nouvelle fois au service de «la République». Hier, Bouteflika a tiré du tiroir les noms des ministres ayant porté haut et fort son programme. Ils feront, encore une fois, parler d’eux puisqu’ils occuperont pour une période de six ans des postes aussi importants que celui de ministre, que ce soit du point de vue rémunération ou avantages.

La démarche du Président s’apparente à une insulte à la face d’une population qui a décrié et dénoncé le rendement et surtout la longévité de ses ministres. S’il s’était en effet avéré une quelconque compétence de ces ministres, pourquoi Bouteflika les aurait-il chassés du gouvernement ? Pourquoi recourir à ces liftings gouvernementaux si c’est pour que ceux qui sont remerciés par la porte reviennent par la fenêtre ? Djamel Ould Abbès, du haut de ses 75 ans, ministre «indésirable», l’homme le plus contesté par les professionnels de la santé et qui a géré de manière catastrophique le secteur de la Solidarité, a été repêché par son ami Bouteflika pour siéger au Sénat. Quel sera son rôle ? Va-t-il contribuer à la réussite des réformes engagées par le Président, lui qui n’a pas su mener à bien ne serait-ce qu’un seul chantier ? Saïd Barkat, un autre ministre décrié qui a eu à gérer de façon hasardeuse deux départements ministériels, et ce, durant plusieurs années, a fini par montrer ses limites. A la tête du ministère de l’Agriculture puis de celui de la Solidarité, Barkat n’a réalisé aucun exploit et n’a mené à terme aucune réforme. Il est toutefois récompensé par Bouteflika en devenant sénateur.

D’autres ex-ministres comptant de maigres réalisations dans différents secteurs sont désignés aujourd’hui au poste de sénateur : El Hadi Khaldi, Hachemi Djiar, Boubakeur Benbouzid et Saâdia Nouara Djaâfar. Bouteflika a également désigné son interprète personnelle, Hafida Benchehida, et la présidente de l’association Iqraa, Aïcha Barki, comme sénateurs du tiers présidentiel aux côtés de Zohra Drif-Bitat, Leïla Ettayeb et Fouzia Ben Badis. L’actuel président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, semble tout indiqué pour avoir un autre mandat de président du Sénat puisqu’il a été reconduit comme sénateur. Sa reconduction est un signe de Bouteflika pour le désigner comme deuxième homme de la République. Salah Goudjil, l’ennemi juré de Abdelaziz Belkhadem et figure de proue du mouvement des redresseurs du FLN, est également au nombre des personnalités nommées par Bouteflika. Ce dernier a reconduit d’autres membres du tiers présidentiel, notamment les anciens moudjahidine, à l’instar de Ali Mahsas et Yacef Saadi, et a écarté Mostefa Boudina et Abdelkader Reguig ainsi que Zahia Benarous. L’installation des nouveaux sénateurs devrait avoir lieu le 9 janvier 2013. Une séance plénière consacrée à la validation de la qualité de membre et l’élection du président du Conseil est prévue suite au renouvellement partiel de ses membres.*El Watan-08.01.2013.

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 «mise à mort politique» des patrons de certains partis

Ils ont été utilisés par le pouvoir, puis rejetés

ouyahia

Cependant, ils en ont profité au maximum

Une intention affichée de préparer le terrain à une candidature surprise, en 2014

Après la démission forcée du patron du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, c’était le tour, le week-end dernier, du secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, de quitter les rênes de l’ex-parti unique, mais contrairement au premier qui a préféré partir sans fracas, le second a fait beaucoup de bruit en refusant le verdict du retrait de confiance prononcé par la majorité des membres du comité central (CC) réunis en session ordinaire pendant trois jours à l’hôtel Riadh de Sidi Fredj.
Les deux chefs des deux partis du (ou au) pouvoir s’en vont, comme dans un mouvement synchronisé, en même temps.

Comme sur du papier à musique ! Pour le premier, le mandat court jusqu’au prochain congrès du parti prévu en juin, pour l’autre, il s’étale jusqu’à 2015. Leur éviction en ce moment précis, avant que leur mandat n’expire, soulève beaucoup d’interrogations. Si l’on peut conclure, sans risque de se tromper, que la «décision» dénote l’urgence imposée par un agenda intimement lié à l’élection présidentielle de 2014, la question reste entière quant à la nature de cet agenda. Certains analystes évoquent la volonté de mettre hors course Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem, deux candidats potentiels et préparer le terrain pour un quatrième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Mais puisque les deux responsables politiques se sont engagé qu’ils s’abstiendraient à présenter leur candidature dans le cas où le chef de l’Etat exprimait son désir de succéder à lui-même, pourquoi alors les trouve-t-on aussi encombrants pour un «projet» auquel ils adhèrent totalement ?

Dans une Algérie où la visibilité politique est entièrement brouillée par l’«antijeu démocratique», où la volonté populaire n’est qu’accessoire devant celle des tenants du pouvoir, l’énigme reste indéchiffrable. Du moins avant que l’opinion publique ne prenne connaissance des contours de la révision constitutionnelle annoncée. Cela n’empêche pas, cependant, certaines spéculations qui avancent tantôt l’impossibilité d’un quatrième mandat du président Bouteflika et que la mise à «mort politique» des patrons du FLN et du RND participe d’une intention affichée de préparer le terrain à une candidature surprise, tantôt du projet du chef de l’Etat de prolonger son règne par le biais de nouvelles dispositions constitutionnelles qui préconiseraient un mandat présidentiel de sept ans (un septennat) au lieu de cinq ans (quinquennat), actuellement.

Seulement, la crise qu’a vécue ces derniers temps le FLN et la manière dont le secrétaire général déchu du parti, Abdelaziz Belkhadem, connu pour sa loyauté envers le premier magistrat du pays, grâce auquel il n’aurait pas eu le parcours qu’il a fait, pourraient, soutiennent certains observateurs, être l’expression de l’absence d’un consensus au sommet de l’Etat autour de l’élection présidentielle de 2014. Et la manière avec laquelle démarrent les débats sur la question est annonciatrice d’une année 2013 chaude et riche en événements, pas forcément constructifs pour l’avenir du pays bloqué par une gérontocratie qui refuse de passer le témoin.*El Watan-04.02.2013.

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*Les députés disent NON à la revalorisation des pensions des retraités et des handicapés !

 La loi de finances 2012 ne prévoit aucune augmentation pour les retraités

Veto à l’hémicycle. Les retraités doivent vieillir encore pour espérer arracher une augmentation de leurs pensions. Et pour cause. Les députés ont dit «NON» hier à la proposition faite par Ali Brahim, élu de la wilaya de Bouira, consistant à accorder une pension équivalente au Snmg aux retraités qui n’ont pas d’autres revenus.
Le même député a proposé l’introduction d’un nouvel article de loi dans la loi de finances 2012 pour prendre en charge les augmentations des pensions des retraités. Introduite dans le rapport complémentaire de LF 2012, cette proposition a été «rejetée» lors du vote.
La commission des finances et des budgets de l’APN justifie, dans son rapport complémentaire, que cette question n’est pas du ressort de la loi de finances.
M. Fedala, président de ladite commission, propose que d’autres mesures soient prises pour augmenter les pensions des retraités comme cela était le cas pour les enseignants et les médecins et autres praticiens de la santé. Officiellement, la loi de finances 2012 ne prévoit aucune augmentation pour les retraités, selon le document adopté à l’APN.
Mais le vote a suscité une grosse polémique entre le président de l’APN, M. Ziari, et l’auteur de la proposition, M. Brahimi. Pour ce dernier, son amendement aurait été accepté par la majorité à l’hémicycle et que M. Ziari aurait mal fait ses comptes. Les retraités ne sont pas les seuls à faire l’objet «d’omission».
Les handicapés et les chômeurs en font partie. Pour la première catégorie de ces citoyens, pourtant diminués physiquement, un amendement a été proposé pour introduire un nouvel article dans la LF 2012 afin d’augmenter les pensions des handicapés à 50% du salaire national minimum garanti (Snmg). Autrement dit, l’amendement vise à augmenter la pension de cette tranche de la société à 9000 DA. Proposition refusée.
Argument: une telle décision engendrera un impact négatif sur le budget de l’Etat qui doit débloquer une enveloppe supplémentaire de l’ordre de 14.280.000.000 DA, soit une augmentation de 125%, justifie la même commission dans son rapport. Et de corroborer que les handicapés bénéficient de plusieurs autres avantages de la part de l’Etat. Pour ce qui est des chômeurs, les députés ont rejeté un autre amendement visant la création d’une pension estimée à 50% du Snmg et qui sera destinée aux chômeurs. La commission refuse et justifie sa décision par les nombreux dispositifs mis en place pour lutter contre le chômage et encourager l’insertion professionnelle.
Pour le logement, les députés ont réussi à réduire la durée d’incessibilité du logement LSP à 5 années au lieu de 10 tel qu’il a été proposé par le gouvernement. En vertu de cet amendement accepté par la commission et voté à l’hémicycle, le logement LSP est incessible durant les cinq premières années de l’acquisition. Cependant, ils ont refusé l’attribution d’une aide de l’Etat quand il s’agit de la location de logements. De même qu’ils ont rejeté la proposition visant à faire passer l’aide au logement rural de 70 à 100 millions de centimes.
L’APN avait introduit, dans le cadre de loi de finances complémentaire 2011, une mesure autorisant la cessibilité de ce type de logements juste après leur acquisition, une mesure qui n’a pas eu les faveurs du gouvernement, déterminé à «lutter contre la spéculation foncière», défend Karim Djoudi, ministre des Finances.
Pour la lutte contre le cancer, la commission propose une nouvelle taxe de 0,5% applicable sur la production et l’importation des boissons gazeuses. Cette taxe sera versée au fonds de lutte contre le cancer. Pour la même cause, d’autres taxes également ont été proposées, notons celles de 2 DA sur le tabac et 0,5% sur le chiffre d’affaire des opérateurs de la téléphonie mobile. Soulignons enfin que le projet de loi de finances pour 2012 a été adopté hier à la majorité par l’Assemblée populaire nationale (APN), au cours d’une séance plénière. Les députés du Parti des travailleurs se sont abstenus lors du vote de ce texte de loi auquel plusieurs amendements ont été introduits. (L’Expression-03.11.2011.)

**Farouk Ksentini à propos du marchandage des voix des «élus locaux» :

   «C’est une conduite mafieuse»

Après le cri du coeur de Louisa Hanoune, qui a livré à l’opinion publique les «tarifs» pour l’achat des consciences de nos «élus» locaux à Alger, voici venu le tour d’un homme qui a la réputation de ne pas avoir la langue dans sa poche, et de dire souvent tout haut ce que beaucoup se contentent de penser tout bas. Trop, c’est trop !

De coup de théâtre en coup de théâtre, et de coups fourrés en coups fourrés, nos chers élus locaux, choisis par nos, non moins chers, partis politiques parmi le tout-venant, parfois même au sein de la lie et de la plèbe de la société, franchissent chaque jour un pas de plus dans les actes délictuels dans leur course effrénée vers le contrôle de nos wilayas et de nos communes.

Désormais, il est devenu plus qu’évident que cette mandature locale sera la pire de toute l’histoire de l’Algérie indépendante, de même que les élections du 29 novembre passé avaient failli frôler la mascarade.

Bref, et après une campagne électorale aphone et sans relief, aucun, après une défection citoyenne particulièrement «parlante», après la multiplication de preuves faisant état de graves fraudes, presque toujours commises par des «gars» du FLN et du RND, après des résultats surréalistes venus nous projeter vers l’ère anté-Octobre 88, voici venu le temps de sordides marchandages, d’achats de voix et de consciences d’élus pour des prix faramineux, de chantages, d’agressions et de toutes sortes d’actes délictueux pour accaparer la future gestion, que l’on suppute «mafieuse» de nos malheureuses collectivités locales.

Ainsi, donc, et après le coup de gueule, ou coup de coeur, de la Pasionaria algérienne, Louisa Hanoune, qui a livré à l’opinion les tarifs d’achats des consciences et des voix de nos élus locaux au niveau des communes d’Alger, voici venu le tour de Farouk Ksentini, président de la CNCPPDH (Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme), également conseiller au niveau de la Présidence de la République, de jeter un véritable pavé dans la mare, en commentant un pareil phénomène venu décrédibiliser de manière durable, aussi bien la classe politique qu’une bonne partie de ses élus locaux.

L’homme, qui n’a pas la réputation d’avoir la langue dans sa poche, tant s’en faut, a en effet qualifié de «conduite mafieuse» le marchandage de voix des élus aux APC.

Cette pratique est une «conduite mafieuse, hautement immorale, qui va à l’encontre de la Constitution et de la loi électorale», a-t-il affirmé, en effet,, dans une déclaration faite au site d’information TSA. Allant encore plus loin, il a comparé ce marchandage à «une fraude à peine déguisée». «Je dirai même que c’est une fraude à ciel ouvert et que cela exacerbe la population », s’est-il encore exclamé.

«L’argent sale conduit à une politique avariée », développe Me Ksentini, qui s’interroge également sur la position des chefs de parti : «C’est d’autant plus regrettable si les chefs de partis sont au courant de ce marchandage et qu’ils le cautionnent.»

Rappelons pour finir qu’en dépit de ces jeux d’alliance mafieux, à partir desquels les nouveaux «élus» comptent forcément s’enrichir vite et bien, et à moindre effort, plusieurs centaines de communes risquent de se retrouver sans exécutif, une fois le délai des 15 jours impartis se sera écoulé sans que le moindre «accord» n’ait pu être trouvé entre les élus locaux.

À cause d’un article de loi surréaliste, régissant l’élection du président d’APC, et du nombre pléthorique de partis politiques en lice, dont une bonne vingtaine a été agréée dans la foulée des réformes politiques initiées dans le sillage du «printemps arabe», l’Algérie se trouve au bord du blocage de ses collectivités locales, dont une partie est tombée entre des mains peu recommandables et peut-être, même, à l’orée d’une nouvelle crise institutionnelle et politique.*10 Décembre 2012-Le Courrier d’Algérie

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**Diversion

 Le Parlement «nage» à contre-courant

 «Les attentes du citoyen par rapport à son Parlement» est le thème retenu pour la journée parlementaire organisée au Sénat à l’occasion de la Journée mondiale de la démocratie qui a lieu le 15 septembre de chaque année depuis 2007. Très bonne question, mais on a tout de même l’impression que si nos sénateurs en sont encore à se triturer l’esprit pour savoir ce que le citoyen (dans le monde) attend par rapport à son Parlement (c’est-à-dire aux missions dévolues à celui-ci), c’est à désespérer. De plus, il s’agit du Parlement pas des parlementaires. Ce qui est différent. De l’institution pas des mandatés. L’intitulé du thème est clair. Alors on est dans un schéma purement académique qui est posé pour faire diversion. Il est clair que le rôle du Parlement dans toute démocratie est archi- connu. On ne va pas le refaire. Ce n’est que pure théorie contenue dans tous les textes qui régissent les chambres. Cela n’a rien à voir avec le thème «Les attentes du citoyen algérien (et non dans l’absolu) de (et non «par rapport») son Parlement». Non, ce n’est pas de cela que va traiter la journée parlementaire. Dommage! Pour les deux: le citoyen qui est floué et le Parlement qui verse dans la diversion pour mieux masquer ces manquements. Les Algériens n’ont que faire d’un débat scolastique. Ils attendent un état des lieux, un mea-culpa et aspirent à un ressaisissement de leurs parlementaires qui doivent remplir dorénavant plus correctement leurs missions. Une telle «feinte» juste après les réformes politiques adoptées en Conseil des ministres pour plus de démocratie et pour une vraie représentation nationale a de quoi désespérer le plus optimiste d’entre les citoyens que nous sommes. Une «feinte» pour éviter de parler de l’absentéisme chronique. Du désintérêt que porte le parlementaire à ses électeurs une fois le scrutin publié. Les salaires faramineux et les avantages multiples que s’octroient députés et sénateurs (à une ou deux exceptions et à qui il faut rendre hommage). L’indigence du travail législatif de ces mêmes parlementaires (pas de propositions de lois, que des projets du gouvernement). Nul besoin d’assister à une telle journée pour apprendre quelles sont «les attentes du citoyen par rapport à son Parlement». La littérature sur ce sujet est abondante. C’est du comportement spécifique de nos parlementaires que souffrent les citoyens algériens en particulier et la démocratie algérienne en général. Un tel choix de thème risque d’aggraver la relation ou plutôt le fossé qui existe entre les électeurs et les élus. S’il fallait trouver le meilleur moyen pour atteindre, lors des prochaines législatives, une abstention plus importante que par le passé, le Sénat vient de la servir avec ce thème. On ne se paie pas impunément la tête des citoyens. Il faut en finir avec ces «journées mondiales» vidées de leur sens et célébrées comme une corvée obligatoire. Le déphasage entre la volonté incontestable du président de la République d’apporter de profondes réformes politiques pour une plus grande expression démocratique au profit de tous les Algériens et le choix d’un tel thème par des parlementaires, est, on ne peut mieux, exprimé. Les communications présentées lors de cette journée vont nous apprendre le rôle du Parlement dans le meilleur des mondes. Sous tous les cieux et que tout le monde connaît. Pour occuper la «journée» et éviter d’aborder les lacunes propres à notre Parlement. Les organisateurs ont-ils seulement conscience qu’ils agissent à contre-courant de l’énorme travail entrepris actuellement pour réformer, pas seulement les textes, mais, plus encore, les mentalités? Il y a de quoi en douter à la lecture du thème de cette journée. Par

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**Les élus tournent le dos au peuple

 **Pour quelques millions de plus 

Les députés préparent leur deuxième mandat

«Un deuxième mandat équivaut à un salaire de 30 millions à vie et une retraite dorée.»

A une année de la fin de la législature, les députés s’agitent. Le temps est aux conciliabules, aux tractations et parfois même aux coups bas car le jeu en vaut la chandelle. Il s’agit pour ces mêmes députés de gagner la sympathie de leurs états-majors pour qu’ils leur accordent une chance de se présenter à un deuxième mandat. Mais que signifie un cumul de deux mandatures au niveau de l’Assemblée et pourquoi autant d’agitation de la part de nos députés?
«un deuxième mandat équivaut inévitablement à un salaire de 30 millions à vie avec des avantages en plus, s’il vous plaît» a expliqué un parlementaire siégeant actuellement à l’APN parlant sous couvert de l’anonymat. Et ce n’est pas tout, ces «élus du peuple» bénéficient de moult avantages allant de prêts sans intérêts pour l’acquisition de véhicules, la construction de villas en plus des voitures de service et des microportables et téléphones mobiles. Rien que pour les 389 députés siégeant à l’APN, l’Etat débourse, annuellement, près de 1000 milliards de centimes. Petits arrangements entre amis sur le dos du contribuable, ou fantasmes puisés dans le Trésor public?
«Parmi nous, il y a de tout, des affairistes, des opportunistes, mais également des personnes qui travaillent», a-t-il tempéré. «Les députés algériens touchent un tel salaire sans être astreint à un minimum de rendement. Ils ne font que voter les textes de loi qu’on leur soumet et ne prennent même pas en charge les vraies préoccupations de leurs électeurs», a-t-il poursuivi. Une année nous sépare des prochaines élections législatives. Un temps précieux pour les élus de la nation qui se préparent d’ores et déjà à se lancer dans l’arène du combat pour le siège. «C’est de bonne guerre!», comme on a tendance à l’entendre dans les cercles politiques. Il est intéressant de livrer quelques vérités sur le monde des parlementaires algériens. Tout a commencé en 2008, les députés ont substantiellement réévalué leurs salaires.
Le triplement de leurs salaires représente plus de 20 fois le salaire national minimum garanti (Snmg), qui, lui, a attendu fin 2009 pour être porté à 15.000 DA. Choqués, beaucoup d’Algériens ont dénoncé cette «injustice» à l’époque. «Pour chaque député élu, les Algériens devront payer près 21.000.000 dinars, soit 60 mois à 350.000 dinars. C’est le salaire des députés! La plupart des médias n’en parlent pas!», a indiqué un député joint par nos soins, mais qui préfère garder l’anonymat.
«Et là, je parle uniquement d’un seul salaire pour un seul député. On est près de 380 députés à l’APN. Sans parler de la facture des autres privilèges», a-t-il indiqué. «Faites des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer vos députés», a-t-il ironisé encore. Qu’est-ce qui fait courir les députés pour un deuxième mandat? Il faut savoir que le député verse pour la retraite 25% de son salaire comme cotisation, donc tout se joue autour du nombre d’années cotisées. S’il a exercé deux mandats, la retraite qu’il percevra à 60 ans sera nettement plus élevée. C’est le contribuable qui paie!
Outre le fait que ces salaires soient scandaleusement élevés, nos députés ne répondent même pas à leurs obligations fondamentales, car parmi ses obligations «le parlementaire est tenu d’assister aux réunions de l’Assemblée populaire nationale et à celles de la commission dont il est membre» et d’«observer pendant les séances de l’Assemblée le règlement intérieur sous peine d’application des sanctions disciplinaires prévues par le règlement».
Les parlementaires quand ils ne se distinguent pas par leur absence à l’hémicycle, ne sont le plus souvent intéressés que par leur confort et privilèges. «Il sont censés oeuvrer pour régler les problèmes de ceux qui les ont mandatés et non pas pour accéder à un statut qui leur assure un bon salaire et une multitude de privilèges comme c’est leur cas actuellement», a déclaré Mayla, une jeune étudiante en électrotechnique qui s’initie au syndicalisme estudiantin. Même attitude pour Noufel, un jeune cadre dans une banque étrangère. «Je me rappelle, lors de la campagne électorale des élections législative en 2007, les députés avaient promis tous d’ouvrir des permanences dans leurs circonscriptions et de travailler pour améliorer les choses. La réalité est là. Ils ont augmenté leurs salaires et se sont volatilisés», a-t-il déploré. Avec l’éventualité de la dissolution de l’APN, ces élus du peuple ont vécu depuis le début de l’année, trois mois durant, l’une des pires inquiétudes, car hantés par les derniers événements qui ont secoué le pays au tout début du mois de janvier dernier. Le risque de dissolution était pour les parlementaires synonyme de perte de privilèges dont notamment un salaire surprenant.
Pour rappel, depuis longtemps le Parti des travailleurs (PT) a exprimé cette revendication. Il a été rejoint par d’autres formations politiques telles le Rassemble-ment pour la culture et la démocratie (RCD), le Front national algérien (FNA), El Islah et Ennahda.
Depuis le discours du président de la République, qui a écarté toute éventualité d’élections législatives anticipées, les parlementaires étaient aux anges.
Une joie qui prendra fin pour ceux qui ne se verront pas réélus pour un second mandat. Tout compte fait, le mandat parlementaire expire au mois d’avril 2012. Certaines promesses commencent à refaire surface déjà. Les appétits ont d’ores et déjà tendu leurs appâts derrière les prochains isoloirs. Mais face aux électeurs du printemps prochain, quelles fleurs, pour quelles abeilles? (L’Expression-05.05.2011.)

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** Les élus tournent le dos au peuple

*des citoyens pris entre le marteau et l’enclume. 

 POUVOIRS PUBLICS IMPUISSANTS, PARTIS POLITIQUES ABSENTS ET ASSOCIATIONS DÉFAILLANTES…

Elles sont environ 1000 associations nationales et 77.500 locales à disposer d’agrément et à briller par leur absence sur le terrain.

Si on n’applaudit pas, on se tait! On ne s’oppose jamais et on ne dénonce pas, non plus. Telle est la devise ou le mot d’ordre fortement répandu chez les partis politiques et les différentes associations «activant» sur le terrain en Algérie. Alors que le pauvre citoyen est fragilisé par les dépenses de l’Aïd, de la rentrée scolaire et les derniers jours de ce mois sacré du Ramadhan, les formations politiques et les associations brillent par leur absence. Les commerçants continuent à imposer leur diktat. Le marché fait toujours sa loi. Le simple citoyen se trouve seul face à ces événements qui frappent de paupérisation.
Il ne sait plus à quel saint se vouer. La rue reste le seul et unique moyen d’expression. Les commerçants font la loi, les pouvoirs publics restent impuissants, les partis politiques et les associations s’éternisent dans leurs vacances en laissant la rue s’exprimer. De nombreuses manifestations éclatent ici et là.
En l’absence d’un partenaire qui peut les aider à arracher leurs droits et qui peut faire entendre leurs voix, les citoyens ont recours au langage de la violence pour exprimer leur ras-le-bol. Devant cette situation, des questions méritent d’être soulevées. A quoi servent les partis politiques en Algérie? Pourquoi les associations ne jouent-elles pas convenablement leur rôle? Pourquoi les élus n’accomplissent pas leur mission? Parlons d’abord des associations. Elles sont environ 1000 au niveau national et 77.500 au niveau local. Il s’agit juste d’un statut d’association. Sur le terrain, on n’en voit aucune trace. Manque de sensibilisation. Absence de travail de proximité, manque d’activité. Celles-ci qui préfèrent se déclarer dans leur statut comme des associations apolitiques, ne font, en réalité, que de la politique. Elles resurgissent uniquement lors des événements électoraux. A l’occasion des élections législatives et présidentielle notamment, elles se mettent à diffuser des communiqués sous forme de motion de soutien à un candidat.
Et puis, elles disparaissent au lendemain du scrutin et de la proclamation des résultats. N’est-ce pas là une action politique? Le premier partenaire de la classe ouvrière, l’Ugta en l’occurrence, n’inscrit pas, semble-t-il, cette situation à l’ordre du jour de son agenda. L’organisation de Sidi Saïd aurait dû intervenir à travers les syndicats affiliés, à l’image de l’Ugcaa. Ce syndicat a son mot à dire. Il a son rôle à jouer. Il s’agit d’un partenaire très important à la fois des pouvoirs publics et des citoyens. Il peut user de son pouvoir pour mettre la pression sur les autorités afin d’imposer un contrôle rigoureux des marchés pour assurer la stabilité des prix.
Or, les responsables de l’Ugcaa se contentent de communiquer les prix des différents produits qui existent sur le marché.
Pire, les associations ont apporté leur soutien à la loi de finances complémentaire de 2009 alors qu’elle a été rejetée par l’ensemble de la société. Un partenaire social, dites-vous? En ce qui concerne les partis politiques, il suffit juste de rappeler qu’ils sont aux abonnés absents.
La première impression qui vient à l’esprit est que ces partis vivent dans un autre monde et ils sont loin de la réalité que vivent les citoyens algériens. Leurs responsables sont beaucoup plus préoccupés par leurs problèmes personnels que par leur désespérance. Ils
observent un silence radio devant les événements évoqués. Aucun mot. Aucune déclaration. Aucune réponse à l’appel de détresse des citoyens pris entre le marteau et l’enclume.(L’Expression-14.09.09.)

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*Cette colère qui fait peur

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**DES ÉMEUTES ÉCLATENT DANS PLUSIEURS RÉGIONS DU PAYS

Les élus tournent le dos au peuple, le gouvernement brille par son immobilisme et la classe politique indifférente devant l’absence d’enjeux électoraux très proches.

Flambée des prix, chômage, baisse du pouvoir d’achat, à ces ingrédients l’on ajoutera le stress des foyers qui doivent faire face à une rentrée sociale très particulière marquée par trois événements principaux: Ramadhan, Aïd et rentrée scolaire. Sans oublier, bien évidemment, la déception de milliers de citoyens demandeurs de crédits de consommation après la décision du gouvernement de supprimer cette formule. D’autres sont rongés par la crainte de perdre leur poste d’emploi suite aux nouvelles mesures prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009. L’on fera l’impasse sur les soucis quotidiens du citoyen algérien, illustrés notamment par la hogra et la bureaucratie. Un cocktail explosif qui menace la paix sociale chère aux autorités publiques. La rue bouillonne et les signes d’une explosion se manifestent chaque jour que Dieu fait. Parfois, il suffit de rien ou même d’un banal tournoi régional de football pour que le pire se produise. C’est le cas des échauffourées qui ont eu lieu au village Ighil Ouantar à Seddouk (Béjaïa). Alors que deux équipes jouaient les dernières minutes de la rencontre, un individu pénètre sur le terrain. Cela a suffi pour mettre le feu aux poudres. Une bagarre généralisée s’ensuivit. Les supporters des deux équipes en arrivent rapidement aux mains après un moment d’échanges verbaux acerbes. Dans la foulée, on s’en prend au siège de la commune et à la Maison des jeunes. Hier encore, les citoyens de Tirmitine ont organisé un grand rassemblement devant le tribunal de la ville de Tizi Ouzou. (Ndrl lire le papier de Kamel Boudjadi). Mais en Algérie, la révolte est souvent liée à des problèmes de fond ancrés comme une fatalité dans la société et qui se reproduisent chaque année face à une incroyable impuissance des autorités publiques à leur trouver des solutions. C’est le cas de l’éternel problème du logement. Le scénario est le même: l’APC affiche la liste, et le déluge s’ensuit. Pas plus tard que la semaine dernière, des mécontents ayant été écartés, selon leurs dires, de la liste des bénéficiaires de logement dans le cadre de l’évacuation des habitants du site du Bardo, ont protesté devant une école primaire située sur le même site, qui abritait l’opération des recours, en présence du chef de daïra. Les citoyens ont accusé les élus locaux de pistonner leurs connaissances et d’écarter de la liste des bénéficiaires, les personnes qui sont véritablement dans le besoin.
Les élus tournent le dos au peuple qui les a confortablement placés dans leurs sièges. Absence de communication et d’interlocuteur, rupture de contact et surtout grand désarroi poussent jeunes et vieux dans la rue, notamment pour contester, comme ce fut le cas à Khenchela après l’arrêt des travaux de la construction d’un nouvel hôpital.
Les jeunes se sentant exclus et marginalisés en raison de l’absence de toute prise en charge de leurs préoccupations, investissent les rues, saccagent les commerces et bâtiments administratifs. Mais ces messages de la rue peinent à trouver une oreille attentive. La classe politique doit assumer une grande part de responsabilité dans cette situation. Face à l’absence d’enjeux électoraux très proches, les partis se murent dans un silence et n’affichent aucun intérêt pour les préoccupations des citoyens.
Quant aux réponses apportées par le gouvernement, lorsque toutefois il décide de réagir, elles sont en général évasives ne répondant souvent à aucune logique. En Algérie, il y a un mouvement social qui se développe en dehors des partis politiques et des syndicats traditionnels. Ce n’est pas le schéma idéal d’un Etat de droit qui aspire à la paix et à la démocratie.(l’Expression-01.09.09.)

 

21 réponses à “Les élus tournent le dos au peuple”

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