L’Algérie à travers la presse.1

**Ils nous poussent à aimer l’Algérie encore plus

Les moments difficiles et peu réjouissants que nous vivons ces derniers temps requièrent de nous plus de patience et beaucoup de prudence, d’engagement et de respect pour le peuple, les institutions et les hommes qui travaillent en secret ou en public, guettant les opportunistes et les menteurs.  

La maladie et l’absence du Président, ainsi que tous les défis qui nous attendent exigent de nous de nous élever au-dessus des trivialités et des futilités, car nous pourrons toujours y revenir plus tard.

Point du tout par vengeance ou revanche, mais pour montrer aux gens à quel point les dilapidations étaient grandes, la haine profonde, l’injustice endémique et la « hogra » douloureuse.

Pour leur dire combien l’ignorance des bases élémentaires de la culture de l’Etat était répandue parmi ceux censés rassembler au lieu de diviser, aimer au lieu de haïr.

Ceux qui avaient pour mission de rehausser la pratique politique, sociale et déontologique de façon à ne pas porter atteinte au peuple, aux hommes et aux institutions. De façon à ne pas engendrer d’autres rancunes que celles laissées par des personnes que le destin a conduit à des postes où ils croient avoir le droit de contrôler le sort des gens et restreindre leurs libertés ou les soumettre à leurs désirs et à leurs caprices !

Tout au long des cinquante années d’indépendance, l’Algérie a donné naissance à des hommes et à des femmes, qui ont servi leur patrie et ont accompli leur devoir, en restant inébranlables, fermes et fidèles à leurs positions. Ils ont ainsi gagné la reconnaissance et le respect des autres.

Malheureusement, beaucoup d’autres ont été victimes de haines viscérales et de règlements de comptes, notamment ces dernières années, où les choses se sont aggravées.

Par conséquent, nombre d’entre eux sont morts de douleur et de rage, alors que d’autres ont préféré baisser les bras ou fuir le pays, pour leurs opinions et leurs positions différentes de celles de ceux qui détiennent le pouvoir.

Aujourd’hui, la même haine est pratiquée à certains niveaux pour pousser les gens à commettre des bévues et à réagir par l’animosité face aux pratiques exercées par des personnes qui semblent ignorer que leurs méthodes ne font que renforcer notre amour pour l’Algérie et notre pitié envers eux.

Notre conviction de voir l’Algérie plus grande sans eux, et dans tous les domaines, grandit de jour en jour, grâce à une génération cultivée et probe, une génération consciente que les problèmes et les difficultés l’ont rendue plus forte et plus sage. Une génération qui grandit et se consolide chaque jour avec patience et courage face à l’injustice et à la haine…

Un jour, la magie du magicien va se retourner contre lui, et le temps va révéler au grand jour le gros mensonge vécu par les Algériens. Il montrera l’engagement, la patience et l’optimisme du peuple. Un peuple que personne n’a pu tirer vers le désespoir, l’extrémisme ou vers la voie de l’insurrection, des révoltes et de la violence.

Ce peuple n’a que trop goûté à l’amertume et à la dureté de la douleur, il a réalisé que le pays est au-dessus de nous tous et au-dessus de tous ceux qui se croient grands, et qui pensent que le pays leur est redevable.

Notre attachement pour l’unité de la patrie et du peuple, notre amour pour l’Algérie et notre respect les uns pour les autres ne font que grandir. Ce sont là des qualités que nous avons hérité de génération en génération, malgré le changement des présidents, des ministres et des dirigeants, malgré l’insistance de certains que l’Algérie est leur propriété privée… Ils disposent du pays et des personnes à leur guise…

Un pays de la taille de l’Algérie, avec ses sacrifices, son histoire et ses composantes, est au-dessus de tous conflits ou sentiment de haine à l’encontre de ses enfants pour des différences d’opinions et de positions. L’Algérie est trop grande pour avoir peur de ses enfants, ne pas leur faire confiance et les combattre.

D’autant plus que les enfants honorables de notre nation sont convaincus que leur problème ne se pose pas au niveau des institutions de l’Etat ni même des hommes.

Leur problème provient de pratiques individuelles irresponsables, qui ont conduit à l’exclusion et à la marginalisation de nombreux Algériens à différents niveaux, mais qui ne font que renforcer notre amour pour la patrie.

La sagesse, l’engagement et l’endurance de ces combattants n’est ni de la peur, ni de la vulnérabilité, encore moins une capitulation face à certains groupuscules.

C’est la preuve d’une grande capacité de résistance et un sens développé de l’éthique et du respect pour les institutions et les hommes. C’est aussi le témoignage d’un amour pour la patrie qui grandit malgré l’injustice, la haine, la corruption et l’immoralité politique, économique et sociale, qui ne cessent de sévir et face auxquelles nous restons patients. Mais nous n’allons pas nous taire et nous continuerons à les dénoncer dans nos écrits ! *Par Hafid Derradji- tsa-lundi, 10 juin 2013

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**Mouloud Hamrouche

« Il est impératif que l’État préserve tous les droits et garantisse l’exercice de toutes les libertés ».

Notre pays vit des moments sensibles qui vont conditionner son avenir immédiat et profiler irrémédiablement son devenir, au delà de la présidentielle, indépendamment du fait que le Président soit candidat ou pas, par l’arrivée de nouvelles générations aux postes de responsabilité.   

Pour que notre pays vive ces échéances dans la cohésion, la sérénité et la discipline légale et sociale, il est primordial que les différents intérêts de groupes, de régions et de minorités soient préservés et garantis. De même qu’il est impératif que l’État préserve tous les droits et garantisse l’exercice de toutes les libertés. Ceci est essentiel pour assurer la sécurité, renforcer les avancées, corriger les distorsions, et éliminer les failles.

Faut-il rappeler ici et maintenant que la renaissance de notre identité algérienne et notre projet national ont été cristallisés, abrités et défendus, successivement, par l’Armée de Libération Nationale, puis, l’Armée Nationale Populaire ?

Cela n’a été possible que grâce aux hommes qui ont su trouver des compromis et élaborer des consensus. A chaque étape et à chaque crise, ces hommes ont su préserver l’unité des rangs, la discipline et transcender tout clivage culturel, tribal, régional en préservant l’identité et le projet national.

Faut-il convoquer aujourd’hui, la promesse d’édifier un État moderne qui survit aux hommes, aux gouvernements et aux crises ? Faut-il rappeler encore l’engagement pris de poursuivre le processus démocratique ? Faut-il invoquer la promesse de continuer la réforme ?

Nos constituants sociaux ne peuvent s’accommoder de pouvoir souverain sans contre-pouvoir. Il ne peut y avoir d’exercice d’un pouvoir d’autorité ou de mission sans habilitation par la loi et sans un contrôle. Il y va de l’intérêt et de la sécurité de l’Algérie, de tous les Algériens et de toutes les régions du pays.

C’est à ces conditions, que notre Armée Nationale Populaire assurera sa mission plus aisément et efficacement et nos institutions constitutionnelles assumeront clairement leurs rôles et fonctions.

C’est à ces conditions aussi que notre peuple persévèrera dans la voie du progrès, de l’équité et de la solidarité entre toutes ses composantes sociales, et appréhendera les enjeux, tous les enjeux et relèvera les défis, tous les défis d’aujourd’hui.

C’est à ces conditions que notre État demeurera crédible, sérieux et fiable pour ses partenaires et ses voisins.

Chaque crise a ses victimes et ses opportunités.

Évitons de gâcher ces nouvelles opportunités ou d’avoir de nouvelles victimes.

*Mouloud Hamrouche-Alger le 17/02/2014

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**L’état de l’Algérie vu par les étrangers

Rien ne vaut le regard étranger pour jauger la situation de notre pays. D’abord, parce que nous y vivons et, par conséquent, n’avons pas le recul nécessaire. Ensuite et c’est dans notre nature de passer notre temps à critiquer tout ce qui bouge dans le pays. Et même et surtout ce qui ne bouge pas. Donc, toute appréciation par nous-mêmes de la situation en Algérie ne peut avoir qu’une valeur toute relative. Quand elle n’est pas carrément fausse. On ne pense même pas aux dénigreurs impénitents. Il ne reste à notre opinion nationale que les avis extérieurs pour se forger une idée de l’état de la nation. L’Algérie va bien, merci! C’est l’ambassadrice, chef de la délégation européenne, Mme Laura Baeza Giralt, qui, en donnant son avis, mercredi dernier, au terme de sa mission de quatre années en Algérie, l’a confirmé. Elle doit rejoindre son nouveau poste en Turquie. Selon elle, l’Union européenne «écoute beaucoup» la voix de l’Algérie. Pourquoi? «Dans la situation d’instabilité aujourd’hui dans la région, l’Algérie apparaît comme un pays solide, stable et un facteur de stabilité dans cette région», a-t-elle précisé. En réalité, elle a juste rappelé ce que tout le monde constate. Elle ne prononce pas le mot mais c’est au «printemps arabe» qu’elle fait référence. Rappelez-vous tous les «effets dominos» que nous promettaient les «corbeaux» de la politique. Il était impossible aux charognards de penser un seul instant que l’Algérie pouvait être épargnée. Il y en a même qui avançaient des échéances. Lorsque les troubles avaient atteint le Maroc et qui ont débouché sur l’installation d’un gouvernement islamiste, tous les experts «prévisionnistes», tous les ténors de la politique mondialiste, sont restés bouche bée devant le «printemps arabe» qui passait de Tunis à Rabat en «enjambant» Alger. Certes, le peuple algérien rejette dans son ensemble l’aventure de la «rue». Il en a connu les horreurs durant plus d’une décennie. Il s’est battu seul à «frontières fermées». Le monde entier lui tournait le dos. Une telle épreuve marque au fer rouge celui qui l’a subie. C’est aussi un vaccin pour l’éternité. Mais, que l’on ne s’y trompe pas, si nos dirigeants et à leur tête le président de la République Abdelaziz Bouteflika, n’avaient pas piloté avec une grande expertise la sortie du «tourbillon» et le redressement du pays et mis en place les «barrières de protection», nous ne serions pas là à écrire ces lignes aujourd’hui. Laura Baeza aurait, également, dit le contraire de sa déclaration de mercredi. Bien sûr, dans les «états-majors» et même dans les officines, le cas de l’Algérie est toujours à «l’étude». Surtout que notre pays résiste, en plus, solidement à l’épreuve qui lui est infligée à partir des frontières Sud. Il force l’attention, pour ne pas dire le respect, car il y résiste en ayant ses frontières Est et Ouest en prévision «rouge». Au Nord et surtout à l’époque de Sarkozy, on ne peut pas dire que les coups fourrés étaient rares. Malgré tout cet environnement hostile, les récifs ont pu être évités. L’Algérie maintient le cap du développement. Elle poursuit son immense chantier de reconstruction. Sa politique sociale est inédite dans le monde. Le pouvoir d’achat des Algériens a tellement augmenté qu’il frise l’insolence entre le Nord en pleine crise économique et la famine qui sévit au Sud. Mais attention, le constat de Laura Baeza ne doit pas nous faire «ouvrir la bouche» et laisser tomber «le fromage» comme dans la fable. La vigilance est toujours de mise. D’ailleurs, l’ambassadrice européenne est la dernière à louer nos performances. Elle n’est ni la première ni la seule. Beaucoup d’autres sommités étrangères en politique sont du même avis qu’elle. Nous sommes les seuls à critiquer. A dénigrer. C’est notre côté grincheux. Toujours à côté de la plaque alors que la réalité est dans le miroir que nous tendent les étrangers comme Baeza! (L’Expression-01.09.2012.)*Par Zouhir MEBARKI

**Algériens, serrez-vous la ceinture ! 

 l’avant projet de la loi de finances 2013 consacrera l’austérité

L'Algérie à travers la presse.1

Les grands projets d’infrastructures seront annulés et la folie dépensière du gouvernement pour acheter la paix sociale sera stoppée.

Le siège du ministère des Finances

L’Exécutif reprendra le travail le 1er août prochain après un congé de 15 jours. De sources crédibles on a appris que le Conseil du gouvernement qui se tiendra ce mercredi, se penchera sur des dossiers d’importance comme l’amendement de la loi sur les hydrocarbures et le règlement budgétaire mais la pierre d’achoppement de cette réunion ministérielle sera, incontestablement, l’avant projet de la loi de finances 2013. «L’élaboration de cet avant-projet de loi tiendra nécessairement compte du contexte économique national et international particulier», rapportent nos sources.
Deux événements interdépendants incitent à ces coupes budgétaires. La chute des prix du baril et la crise financière dans le monde, particulièrement en Europe. Dans la forme, cette austérité s’exprimera par la réduction des dépenses notamment dans les secteurs réputés budgétivores, l’annulation des grands projets d’infrastructures inscrits dans les différents programmes mais qui n’ont pas été lancés, et la fin de la folie dépensière pratiquée par le gouvernement depuis ces dernières années pour acheter la paix sociale. Ne seront financés donc que les projets prioritaires.

Dans le fond, la réduction des vannes budgétaires sera inévitablement ressentie par le simple citoyen. Il subira de plein fouet le ralentissement de ce qui reste de l’activité économique en Algérie et donc un chômage plus dur.
Bien avant l’élaboration de cette loi de finances un timide débat a été lancé non pas pour expliquer les enjeux mais préparer à cette rigueur financière. Ainsi, le ministre des Finances, Karim Djoudi, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Laksaci, le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, ainsi que le président-directeur général de Sonatrach, M.Zerguine, sont tous montés au créneau pour atténuer les effets de cette nouvelle qui a ébranlé bien des certitudes en Algérie. «La tendance baissière du prix du pétrole nous impose d’être prudents (…)», a prévenu le ministre des Finances.
En effet, n’étant pas déconnectée de la réalité internationale, l’Algérie ne peut plus se permettre le luxe de redistribuer anarchiquement la rente.
A l’occasion de la présentation du rapport de conjoncture annuel de la Banque d’Algérie, le gouverneur de cette banque, Mohammed Laksaci, a tiré la sonnette d’alarme sur la soutenabilité des finances publiques «qui ne peuvent plus fonctionner avec un baril à moins de 100 dollars». M.Yousfi a, pour sa part, annoncé que «si la chute récente des cours persiste, elle ferait perdre à l’Algérie 20 milliards de dollars».
L’urgence d’une planification stratégique qui colle aux nouvelles mutations mondiales a été soulignée à maintes reprises par les économiste algériens. Car s’il n’est pas rassurant de voir couler des pays comme la Grèce, et regarder d’autres chavirer comme c’est le cas de l’Espagne, l’Italie et le Portugal, cette lame de fond ne peut pas épargner cette fois-ci l’Algérie. Dépendant à 98% des exportations d’hydrocarbures, l’Algérie est une économie exclusivement rentière. Or, avec la crise financière mondiale, la demande d’hydrocarbures se trouve ralentie puisqu’elle est fonction de la croissance de l’économie mondiale.
Si la situation persiste, le résultat est très simple à deviner: l’Algérie qui importe 75% des besoins des ménages et des entreprises publiques et privées subira directement cette crise.
La boucle sera ainsi bouclée. Avec la chute des prix du baril, les incidences sur l’Algérie seront à un triple niveau: les recettes des hydrocarbures qui vont baisser, les dépenses publiques seront réduites de même que les réserves de change placées à l’étranger seront affectées. Cela, même si notre ministre des Finances s’évertuera à nous démontrer que la crise mondiale épargnera l’Algérie, comme il l’a déja fait en 2010 et 2011. (L’Expression-29.07.2012.)

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**Les partis en Algérie: sens dessus dessous.

Ce n’est pas tout à fait le «printemps arabe» mais une de ses variantes. Nos partis politiques, tous sans exception, ont en fait les frais. Du plus important au plus petit.

Ce «printemps» particulier a été l’oeuvre des électeurs algériens. Depuis les résultats du scrutin du 10 mai, tous nos partis sont sens dessus dessous. Sauf pour le FLN où le «remue-ménage» avait commencé la veille. Toutes les formations politiques qui ont participé aux législatives sont en pleine «révolution». A part le PT de Louiza Hanoune qui échappe à la règle, ils sont tous en proie à de fortes perturbations internes. Ici, il s’agit de «redressement» et de «défiance», là, de «suspension» et «d’exclusion», plus loin, de «désertions», etc. Pourquoi? Les petites causes sont plurielles mais la grande, celle que personne ne conteste, reste la sanction des urnes qui a démenti tous les pronostics et pris tout le monde à contre-pied. Une sanction qui a permis une fulgurante remontée du FLN et de désillusionner les autres. Le message des électeurs est simple à traduire. Tous ont voté pour la stabilité et contre l’aventure. Le vote des Algériens s’est effectué plus par les symboles que par les programmes des partis d’ailleurs inexistants. L’image ancrée dans l’esprit des Algériens fait du FLN, comme l’a si bien dit le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, un «refuge». La majorité en a fait son choix. Pour les autres qu’on peut classer, grosso modo, en trois catégories, il y a ceux dont le sigle se confond avec l’image du leader. C’est le cas de Moussa Touati avec le FNA, c’est le cas de AHD54 avec Rebaïne, c’est aussi le cas de Djaballah avec…quel parti déjà? Ces leaders qui se confondent avec leur parti, avaient tout simplement surestimé leurs forces, surtout dans un environnement géopolitique en ébullition. La différence constatée au PT est due à sa présence plus ancienne. Il la doit aussi à la constance, à l’intégrité et au charisme de Mme Hanoune. Ne parlons pas de tous ceux qui, agréés la veille, pensaient pouvoir se faire le lendemain une place au Parlement. Ils représentent près de la moitié des partis en course. Ils sont, tout simplement, restés sur le bord de la route. Maintenant, le peloton de tête. Le MSP, depuis la mort de son fondateur, Mahfoud Nahnah, ne se classe ni avec ceux qui sont «tirés» par le charisme de leur leader, ni avec ceux qui possèdent un puissant appareil. Tels le RND et le FLN. Ce dernier ne doit, en effet, rien à son leader, qui avait la mine étonnée le soir de la proclamation des résultats. Le FLN est la propriété historique des Algériens. C’est pourquoi ils y sont revenus avec ou sans Belkhadem. Voilà un peu la physionomie du paysage partisan qui explique, en grande partie, les résultats du 10 mai. Un jour de vrai printemps. Depuis hier, c’est l’été mais pour nos partis, tous nos partis, le faux «printemps arabe», n’est pas fini. Le MSP s’en va du gouvernement sans être suivi par ses ministres. De défaite en défaite. Le FLN devrait enfanter dans la douleur, le retour au calme attendu pour le 15 de ce mois. Avec de fortes chances de voir Belkhadem «débarqué». La réunion de «famille», hier, au RND donnera ses résultats lors de la conférence de presse de son secrétaire général, Ahmed Ouyahia, prévue aujourd’hui. A la différence du FLN, au RND les frondeurs ne semblent pas de taille à peser sur le futur du parti. Tout ceci donne un aperçu sur la bourrasque «printanière» qui a soufflé sur nos partis politiques. Ceux qui prédisaient le «printemps arabe» pour l’Algérie devront se consoler du «printemps» de nos partis. Il est l’oeuvre des Algériens. Pour les Algériens. Les électeurs algériens ont servi le fameux «printemps» aux partis algériens. Ce n’est pas tout à fait ce qu’attendaient nos ennemis. C’est juste un lot de consolation. C’est mieux que rien! Non? Par Zouhir MEBARKI – Samedi 02 Juin 2012 . L’Expression.

***Ces lobbys qui menacent l’Etat

L’économie nationale est prise en otage par des lobbys et des cartels au bras long qui se sont introduits dans l’administration.

Qui sont-ils? A quelle chapelle obéissent-ils? Qui est derrière eux? Qui encourage. L’Algérie est-elle à ce point gouvernée par des maffieux, des clans et par des cartels qui nichent dans les rouages de l’Etat? Les propos tenus avant hier par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, selon lesquels c’est le pouvoir de l’argent qui commande en Algérie appellent à tous ces questionnements. Le lobbysme n’étant ni connu, ni reconnu encore moins codifié en Algérie comme c’est le cas aux Etats-Unis, reste une sérieuse menace pour la République. Il n’est pas exagéré même de dire que c’est la plus gave menace après le terrorisme à laquelle fait face la République.
Si le Premier ministre reconnaît que le pouvoir de l’argent et celui des clans maffieux ont pris les commandes du pouvoir en Algérie, il y a lieu de s’inquiéter sérieusement. Avant Ahmed Ouyahia, c’était le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, qui avait dénoncé la mainmise des lobbys sur le secteur du médicament. La secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, n’a pas cessé d’alerter contre cette mafia qui gangrène la société et s’immisce dans la pratique politique.
Depuis deux ans, Mme Hanoune criait à qui voulait l’entendre contre les lobby, du sucre et de l’huile qui menaçaient la paix sociale. Elle n avait pas mis de gants pour dénoncer l’immobilisme du gouvernement, par exemple, face aux révélations faites par le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès. «Le gouvernement est resté inactif, malgré les révélations de Djamel Ould Abbès qui a dénoncé solennellement, les barons de l’importation du médicament, il y a quelques jours dans les colonnes de la presse nationale». La secrétaire générale ira plus loin, en demandant de diligenter une enquête sur les appels que reçoit Djamel Ould Abbès, afin de «démasquer publiquement la maffia du médicament, avant de pousser les jeunes à sortir dans la rue, pour rééditer les calculs des barons du sucre et de l’huile», a-t-elle dit. Cela s’est passé il y a plus d’une année.
Aucune suite n’a été donnée aux proposition de la secrétaire générale du PT. Le ministre de la Santé a confié, le 25 juillet 2011, qu’il subit la pression du lobby du médicament. «Il y a des personnes qui se présentent comme des fils de hauts responsables de l’Etat, afin que je cède à la pression, mais ils se trompent», a-t-il révélé en marge du lancement de la campagne d’information et de sensibilisation «Santé et jeûne» qui s’est déroulée au siège de son département. Mme Hanoune est la première personnalité politique à réagir sur cette question d’une extrême gravité. En effet, quand un ministre de la République se plaint d’être victime de lobby, cela aurait soulevé un tollé général sous d’autres cieux.
Ainsi, la liste des hauts responsables qui crient au danger des lobbys s’agrandit. Après Louisa Hanoun, Djamel Ould Abbès, c’est Ahmed Ouyahia qui rejoint le groupe. Leurs cris seront-ils entendus? Si l’on excepte, Louisa Hanoun qui n’a pas été au gouvernement, M.Ouyahia et M.Ould Abbès, eux sont des membre de l’Exécutif. Et quand ce sont des membres du gouvernement qui se disent victimes de la maffia de l’argent, c’est que la situation est vraiment grave.
De tout temps, on a affirmé que l’Algérie échappe à l’ingérence étrangère. Mais, aujourd’hui, avec la récurrence des scandales des
produits pharmaceutiques, de Sonatrach, de l’autoroute Est-Ouest… l’opinion publique a bien découvert que ses milliards sont détournés et transférés à l’étranger par la grâce d’un lobby qui défie toutes les lois de la République.
Ces lobbys ont jusqu’à présent leur mot à dire sur ce qui se fait comme projet en Algérie. On rappelle à ce propos leur réaction aux émeutes de janvier 2011. Ahmed Ouyahia avait alors accusé, sans pour autant nommer personne, des cercles politico-financiers qui veulent rendre le pays à feu et à sang. Des aveux qui ne sont pas du tout nouveaux dans la bouche des responsables politiques en charge de la gestion des affaires de l’Etat.
Le Premier ministre s’en est même servi à plusieurs reprises et à volonté. Pour lui, l’économie nationale est prise en otage par des lobbys au bras long, introduits dans l’administration. Aucun investisseur ne peut dès lors bâtir quelque chose s’il n’arrache pas le feu vert de ces lobbys à coups de commissions, bien grasses dit-on alors que plusieurs cadres intègres sont harcelés, voire écartés, parce qu’ils ne font pas le jeu de certains milieux mafieux.*Par Kamel LAKHDAR-CHAOUCHE – Lundi 04 Juin 2012 . L’Expression.

***Dr Soheib Bencheikh, ancien mufti de Marseille de 1995 à 2005 :

  «Il faut créer une opinion publique forte»

Ancien mufti de Marseille de 1995 à 2005, candidat aux élections législatives du 10 mai 2012, cet érudit engagé dans les causes justes, a bien voulu nous éclairer sur bon nombre de situations

«Dès qu'on parle de laïcité on devient laïc»

L’Expression: Dr Soheib Bencheikh, qu’en est-il de votre fonction de mufti à l’activité politique?
Soheib Bencheikh: Très jeune, on m’a arraché de l’amphi de l’université pour servir une cause noble, à savoir la défense des intérêts moraux de la communauté musulmane, algérienne par excellence et ce, dans des moments très difficiles, à Marseille. En réalité, je ne suis pas politicien de carrière, mais je suis politique au sens grec du terme. C’est-à-dire, je m’intéresse et oeuvre pour la chose publique. Quant à ma candidature dans le parti El Moustakbel, celle-ci n’était qu’un accompagnement symbolique.

Et de votre lecture des élections législatives du 10 mai dernier?
Les résultats des élections législatives relèvent du miracle et le miracle par définition n’est pas rationnel. Le plus intéressant pour moi, c’est cette expérience personnelle qui m’a permis de découvrir la ferveur populaire dans une période électorale que tout le monde a cru décisive. Malgré les grandes qualités humaines et intellectuelles que j’ai rencontrées, j’ai senti tout de même un grand vide. J’ai senti la nécessité d’un véritable travail d’initiation civique et pédagogique préalable à toute action politique digne de ce nom. Tant que le citoyen algérien ne sait pas encore qu’il est l’unique source de toute légitimité politique, tant que le citoyen ne croit pas encore que ses responsables sont des fonctionnaires comptables devant lui et qui tirent leur salaire de ses propres biens, l’activité politique est superflue et demeure sans fondement. Ce concept de citoyenneté est encore un grand mythe pour la grande masse des Algériens. Ce n’est qu’à partir de ce minimum de ce sens civique et de cette culture citoyenne qu’on peut prétendre à la création d’une opinion publique. Une opinion qui pèse et oriente les décisions politiques et économiques. C’est l’oeil inquisiteur du peuple qui observe, contrôle, voire intimide et sanctionne.

La mouvance islamiste a connu une chute libre, lors des dernières élections législatives. Que pensez-vous du recul de
l’idéologie de l’Islam politique?

Sans une transparence démocratique, je suis dans l’incapacité de mesurer leur véritable dimension. La conjoncture actuelle veut en tout cas que cette idéologie devienne minoritaire en Algérie. Les Algériens les ont expérimentés en tant qu’opposition et ils ont (Ndrl les islamistes) vu leur extrémisme et leur terrorisme. Les Algériens les ont expérimentés aussi en tant que gouvernants et ils ont vu la qualité de leur gestion faite de faiblesse et de petitesse. Ce sont des êtres humains comme tous les autres. Ils ne sont ni sacrés ni consacrés.
Beaucoup d’observateurs avancent que la grande erreur politique de l’Algérie réside dans l’agrément des partis islamistes, qu’en pensez-vous?
La plus grande et la plus dangereuse hérésie, née au début du XXe siècle c’est «l’Islam politique». Une catégorie d’ambitieux politiques se coupent d’une société pourtant musulmane pour se prévaloir à eux seuls de l’islam. Ils prétendent comprendre et appliquer mieux l’islam dans un dessein purement partisan. Ce qui prend en otage la foi de tout le monde. Il n’y a, dans l’Islam, que des lectures. Aucune d’elles n’est sacrée ou infaillible. Nous n’avons ni clergé, ni Eglise, ni prêtrise. Notre religion émane du libre engagement des consciences individuelles. La foi est invérifiable. Elle habite les consciences. Et la conscience échappe par définition au regard du législateur et du politique.
Qu’en est-il des causes de ces idéologies contestatrices au nom de la religion?
La cause de cet «Islam politique contestataire», c’est «l’Islam officiel». Pour consolider leur légitimation politique, des régimes des pays musulmans ont mis injustement la main sur la foi des gens. L’enseignement de l’Islam ainsi que son interprétation «officielle» relèvent de l’Etat et uniquement de l’Etat, ce qui est en soi une aberration doublée d’une injustice! Alors, c’est tout à fait normal, qu’on voit l’émergence des partis politiques contestataires qui, à leur tour, utilisent le même canal, à savoir la chaire de la mosquée et le discours religieux pour accéder au pouvoir. Cette surenchère de type «qui fait mieux, qui dit mieux et qui protège mieux», met la foi de ma mère et de votre mère en otage et perturbe la spiritualité de tout un peuple.
Vous voulez dire que nous ne sommes pas sortis de l’auberge?
L’Algérie a vaincu militairement le terrorisme. Mais sa source idéologique qui est l’islamisme politico-juridique dans sa version la plus obscure, la plus sectaire, est toujours intarissable. Tant que cette idéologie envahit nos foyers, contamine l’esprit de nos jeunes, manipule nos consciences, paralyse nos intelligences, je ne peux pas parler de victoire.
Justement, que faire et par où commencer?
Le savoir religieux est à la base d’un profond travail éducatif. Ce sont les plus croyants, les plus pieux des musulmans, plus ancrés dans l’Islam qui doivent dénoncer les premiers cette utilisation malsaine et impropre de notre religion, de notre noble patrimoine. Ce sont ceux-là les premiers qui doivent dénoncer l’utilisation de la religion à des fins politiques. Ce n’est pas aux modernes, ce n’est pas aux laïcs, ni aux occidentalisés de lutter contre les idéologies islamistes, mais aux hommes et aux femmes versés dans le savoir lumineux de l’Islam de briser le silence et d’interpeller les consciences.
Faudrait-il revenir sur la question de la laïcité pour remettre les choses à leur juste valeur?
Malheureusement, il y a une «crispation psycholinguistique». Dès qu’on parle de laïcité on devient laïc. Si on est classé laïc on n’est plus écouté. C’est devenu un sobriquet dans lequel on enferme les gens. Pourtant, l’unique définition de ce mot est «la neutralité confessionnelle de l’administration» devant le fait de croire ou de ne pas croire. C’est l’essence même du message coranique vieux de quatorze siècles. Il est écrit dans le Coran «Dit: la vérité de ton Seigneur, croit qui veut et mécroit qui veut» (Sourate 18, verset 29), il est écrit aussi: «Est-ce à toi de contraindre les gens afin qu’ils deviennent croyants? Si Dieu l’avait voulu, Il vous aurait fait une seule nation. Faites-vous donc concurrence dans les bonnes oeuvres» (Sourate 5, verset 38), etc. Laissez les gens libres et responsables devant leur conscience et leur raisonnement. Libre à eux de croire ou ne pas croire, de pratiquer ou ne pas pratiquer. Si on les contraint, on obtiendra d’eux, une religiosité de façade et une hypocrisie qui confond carriérisme et engagement spirituel. On ne prie pas Dieu avec ferveur et chaleur parce qu’il y a l’agent de sécurité à côté. Laissez les gens libres dans un monde où nul n’est parfait. Il n’y a que des tentatives de perfection. La vie de l’homme est faite de doutes et de certitudes, de force et de faiblesse, d’erreur et de correction…
On relève la démission de l’intellectuel. Certains pseudo-intellectuels vont jusqu’à demander l’argent pour accorder une intervention d’intérêt public pourtant…
Ceux qui demandent l’argent sont des sophistes (à ne pas confondre avec le soufisme). Par définition, un intellectuel est un homme engagé, non pas seulement dans son discours, mais dans son comportement, sa morale, ses exigences et ses luttes pour des causes parfois impossibles. L’intellectuel est un homme sensible à la souffrance de sa société, un homme de la taille d’Emile Zola, d’un Jean-Paul Sartre ou d’un Bertrand Russel. L’intellectuel, c’est celui qui possède les armes redoutables du verbe et de la plume. L’intellectuel, n’est pas celui qu’on nomme instruit ou cultivé, mais l’homme engagé dans le sens de créateur d’opinion publique, socle d’une véritable citoyenneté.
Quelque chose à ajouter aux Algériens attentifs au progrès national?
Algérien! Nous sommes dans une République démocratique et populaire. Nous ne sommes ni dans un patriarcat, ni dans une «machiakha». Ni Emirat, ni Sultanat, ni Royaume. Algérien! Tu es l’unique source de toute légitimité dans ton pays. N’aie pas peur! Aie la force et le courage moral. Ne polémique pas, n’insulte personne, mais si tu souffres, dis haut et fort ton mal. Celui qui ne confesse pas son mal, il le tue. Ton âme est grande; elle ne se monnaie pas, elle ne s’achète pas. Ne cède jamais ton patrimoine qui est ta morale, ta foi, ton histoire. Refuse tout discours qui se veut protecteur de ton éthique et de ta métaphysique. Exige seulement, un discours rationnel, critiquable et rejetable et sois libre! (L’Expression-04.06.2012.)

**Farouk Ksentini: «Halte à la justice fast-food!»

Le président de la Cncppdh appelle à l’indemnisation des déportés du Sud ainsi que la prise de mesures légales pour les enfants nés au maquis.

«Halte à la justice fast-food!»

«Il faut se débarrasser de la justice fast-food», tel est l’appel du pied lancé par Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (Cncppdh), Farouk Ksentini. Affirmant qu’il ne doutait pas de la qualité de la justice ni de la volonté du magistrat, M.Ksentini a néanmoins tiré sur cette dernière en jugeant nécessaire de se débarrasser de ce qu’il a qualifié de justice fast-food.
Dans ce sens, l’invité de la Chaîne III a commenté le grand nombre de dossiers d’affaires criminelles programmées quotidiennement au niveau des cours – d’une moyenne de quatre affaires par jour – considérant impossible de juger un nombre pareil d’affaires d’une façon décente et raisonnable. ««Ce n’est pas la faute aux magistrats, il y a une politique pénale qu’il faut revoir dans son ensemble», a-t-il recommandé. Farouk Ksentini est également revenu sur le dossier des disparus de la tragédie nationale. «Le dossier des disparus n’a pas été clôturé. La Commission n’a pas pouvoir de le faire. Donc, on peut considérer qu’il est toujours ouvert. Quoi qu’il en soit, nous avons, sur ce dossier, progressé et pratiquement apporté la solution», a t-il déclaré. Selon lui, il reste un noyau de familles des victimes de disparitions forcées qui conteste ce qui a été entrepris par la Cncppdh.
«Ce noyau considère qu’il y a encore des investigations à mener. D’après lui, tant que la justice ne se serait pas prononcée sur les cas de disparitions, le dossier doit demeurer ouvert. C’est un point de vue que je respecte. Mais je pense qu’avec la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, les données ont changé», a-t-il ajouté. Il a qualifié le noyau contestataire de minuscule.
«Son slogan est justice et vérité. On leur a posé la question: comment envisagez-vous de traduire en justice les hauts responsables qui étaient aux affaires à l’époque durant laquelle ont survenu les cas de disparitions? Ils ne répondent pas à cette question. Ils se contentent de dire «justice et vérité». Comment mettre en oeuvre cette justice, c’est plus facile à dire qu’à faire.»
En réalité, depuis des années, les associations des familles victimes de disparitions forcées, considérées par le droit international comme un «crime continu», réclament le jugement des responsables ayant permis cette situation dans les années 1990. Ces demandes sont clairement exprimées dans les textes et déclarations de ces associations dont SOS Disparus. D’après Farouk Ksentini, le nombre de cas de disparus est de 7200. Mais cette statistique fournie par la Gendarmerie nationale est contestée par les familles des disparus. Pour elles, le nombre des disparus est plus important. Mais M.Ksentini estime qu’il n’y a aucune contestation à faire sur ce chiffre. «La Commission a toujours retenu le chiffre de 6146 disparus. Pourquoi? Parce que la Commission a été saisie de 6 146 requêtes venant des familles des disparus.» Les familles des disparus ont, d’après Farouk Ksentini, été indemnisées.
«Il y a moins de 5% d’entre elles qui ne l’ont pas encore été. Elles ont refusé l’indemnisation (…). Aucun parmi tous les Etats qui ont connu le même phénomène des disparitions que l’Algérie n’a apporté des solutions acceptées par tout le monde. Les solutions sont toujours critiquées. A mon avis, l’Algérie a fait tout ce qu’elle pouvait pour apporter une solution acceptable à ce phénomène», a-t-il dit.
Dans son dernier rapport, qui n’a pas été rendu public, la Commission Ksentini a évoqué également «les oubliés» de «la réconciliation nationale». Il s’agit des déportés du Sud dont le nombre est estimé au plus à 18 000. «Ils ont été internés pendant de longues années dans des conditions extrêmement pénibles. Ils ont subi un préjudice moral et physique indiscutable et n’ont pas été indemnisés.»
«En plus de cela, ils n’ont jamais été traduits en justice puisqu’ils ne sont coupables de rien. Il faut faire un geste à leur endroit dans le cadre de la réconciliation nationale», a estimé Farouk Ksentini proposant une indemnisation à ces ex-détenus des camps d’internement administratif du Sud (Béchar, In M’guel, etc).
Farouk Ksentini a également appelé à prendre en charge les personnes qui ont subi des dommages matériels en raison du terrorisme. «Il y a des gens qui ont perdu leurs usines, leurs habitations, leur bétail, leurs véhicules. Toute cette catégorie de la population n’a pas été indemnisée alors qu’il faut le faire. Il faut tenir compte de leurs revendications puisque le préjudice qu’ils ont subi est certain», a-t-il noté.
Enfin, des mesures législatives et légales doivent être prises pour régler le problème des enfants nés sous X dans les maquis aux fins de leur attribuer une identité. «Et s’ils ont des études à faire, il faut les prendre en charge matériellement. C’est à l’Etat de le faire pour que ces enfants soient correctement traités», a-t-il précisé. (L’Expression-04.06.2012.)

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*Avec des réserves de change dépassant 150 milliards de dollards

L’Algérie contribuerait-elle à sauver l’Europe?

 Environ 155 des 175 milliards de dollars des réserves de change sont placés à l'étranger

Pourquoi l’Europe irait-elle chercher l’argent en Chine alors qu’elle peut solliciter les pays africains?

L’impact de la crise de la dette touchant de plein fouet la Grèce affectera inéluctablement l’Algérie dans la mesure où notre économie et sa structure financière dépendent entièrement des recettes des hydrocarbures. Avec un regain de tension au Nigeria et des incertitudes sur le dossier du nucléaire iranien, deux importants producteurs d’or noir, les prix de pétrole sont loin d’être stables et la prudence revenait hier sur le front de la zone euro. L’Algérie, dont les exportations sont constituées à 98% d’hydrocarbures à l’état brut et semi-brut dont le cours dépend de la croissance de l’économie mondiale, importe 75% des besoins des entreprises et des ménages.
Pour certains experts, il y a lieu de supprimer impérativement le Fonds de régulation des recettes afin d’avoir une vision claire du réel déficit budgétaire et de l’effet de la dépense publique via les recettes des hydrocarbures en calculant les lois de finances sur la base du cours réel du marché des hydrocarbures et non sur le cours plancher de 37 dollars le baril. L’Algérie a une économie rentière dont la facture d’importation est constamment sous l’effet de l’inflation mondiale et ayant placé plus de 90% de ses réserves de change à l’étranger tant en bons du Trésor américains qu’en obligations européennes, selon le professeur Abderrahmane Mebtoul.
Environ 155 des 175 milliards de dollars des réserves de change atteints au 1er juillet 2011 sont placés à l’étranger. Ce qui pose la problématique récurrente de leur rendement, a-t-il estimé.
La politique économique qui se réduit au placement des excédents à l’étranger, distribution des salaires sans contrepartie productive avec un déficit budgétaire croissant voilé par le dérapage du dinar par rapport au dollar et à l’euro gonflant tant artificiellement la fiscalité pétrolière (cours des hydrocarbures en dollar converti en dinars) que la fiscalité douanière (importation libellée en euros à 60%), ne pourrait bénéficier qu’aux couches spéculatives et destructrices de richesses, relèvent les observateurs. Par ailleurs, certains croient savoir que les réserves de change algériennes suscitent des convoitises en Europe.
Troisième pays africain producteur de pétrole, le Nigeria est sous le coup de menaces d’attentats, en particulier dans sa capitale Abuja, après des attaques islamistes qui ont fait au moins 150 morts vendredi dernier.
En outre, relève-t-on, le rapport de l’Aiea (Agence internationale de l’énergie atomique) sur l’Iran pourrait engendrer une nouvelle escalade dans le dossier du nucléaire iranien, ce qui s’ajoute aux tensions dues aux révolutions arabes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. La presse israélienne évoque depuis une semaine un débat au sein du gouvernement sur l’opportunité de frappes préventives contre les installations nucléaires iraniennes. Le président israélien Shimon Pères a lui-même prévenu que la possibilité d’une attaque militaire contre l’Iran était plus proche que l’option diplomatique.
Les pays du Golfe sont déjà très présents dans l’économie européenne via leurs fonds souverains. Jusqu’ici, l’Algérie est restée plutôt en retrait. Mais plus pour longtemps, préconise l’économiste Stephen Murphy, responsable d’un fonds d’investissement égyptien, cité par l’agence Reuters, ce lundi 7 novembre. «Les réserves de change en Libye et en Algérie sont substantielles. L’Europe n’a pas besoin d’aller jusqu’en Chine pour trouver des fonds», a-t-il constaté.
Effectivement, les réserves de change algériennes s’élevaient à 174 milliards de dollars à la fin juin. Pour l’instant, l’essentiel de ces réserves est placé dans les bons du Trésor américain. (L’Expression-09.11.2011.)

**Les marionnettes

Il a suffit qu’on fasse preuve de nationalisme en défendant les intérêts suprêmes de ce pays et de ce peuple pour qu’on assiste a une levée de boucliers d’une certaine presse conjuguée à des groupes de pression‭.

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A ces gens-là on dira : Quelle mouche vous a donc piqué chers messieurs? Je connais la mouche et les immondices dans lesquels elle s’alimente. Permettez-moi de me boucher le nez. Messieurs, Notre liberté de ton vous irrite, notre patriotisme vous révulse, notre intransigeance vis a vis de tout ce qui risque de toucher le pays vous donne des cauchemars. C’est bien ca, n’est-ce pas? Alors vous nous inventez des patrons occultes comme ce fameux Monsieur M.M., des actionnaires qui vous arrangent, des bailleurs de fonds véreux. Encore un peu et vous nous mettrez sur le dos la crapulerie mondiale plus la mafia et la Cosanostra. Tant d’honneurs nous flatte. Question: quels intérêts sensibles et vitaux avons-nous touché pour qu’on nous attaque de toutes parts? Je vous le promets, on le saura un jour à force d’investigations et de recoupements. Alors patientez un tout petit peu. Circonstances aggravantes et stupéfiantes : vous les valets de l’étranger, vous vous réclamez de la démocratie. Je meurs de rire. Réjouissez vous donc: C’est là ma seule mort que je vous offre. Vous allez mourir de rage de ne pas me voir mort? Ce n’est pas une mauvaise idée. Pour le reste, je vous promet un Ennahar aussi inflexible sur les principes que professionnel. Tant pis pour vous. Et tant mieux pour nos lecteurs et pour notre Algérie à qui nous faisons le serment de la défendre jusqu’à notre dernier souffle. Kassaman. Cet hymne que certains ne connaissent pas quand d’autres ont appris par coeur d’autres hymnes nationaux. Pour faire plaisir à leurs maîtres qui tirent les ficelles. Messieurs les marionnettistes, vos marionnettes ne font rire personne. Elles sont bêtes à pleurer. Vous pratiquez un humour d’ailleurs, qui nous est étranger. Soyez Algériens, aimez votre pays, débattez à visage ouvert lin des officines qui vous commandent. Est-ce trop vous demandez? Puisque vous connaissez ce refrain, on va vous le chanter pour parler votre langage :  » Ainsi font, font les petites marionnettes… ». Elles font un petit tour et puis s’en vont. Mais nous, nous restons au service de cette Algérie qui vous a nourri, lavé, blanchi, dorloté, enrichi et que vous trahissez en la vendant au plus offrant! Marionnettes et ingrats en plus! On aura tout vu…

(Ennahar-29.09.2011.) 

**Le « top des bourricots »

Quand on réussit à faire dire à quelqu’un, sans utiliser la force, «je suis un bourricot!» c’est qu’il doit l’être sûrement. Depuis quelque temps, d’obscures officines établies à l’étranger publient des classements de performances où l’Algérie quand elle n’y figure pas carrément est toujours «dernière de la classe». Le tout dernier classement nous vient de…Chine. Ou plutôt, certains sont allés si loin le chercher pour nous. Pour nous dire de publier que nous sommes des abrutis. Allez, on vous le donne en mille, certains de nos journaux l’ont publié. Ils ont écrit et dit tout haut qu’une université chinoise de Shanghai avait publié son classement des 500 meilleures universités du monde. On vous laisse lire le commentaire d’un de nos journalistes: «Aucune université algérienne ne figure dans ce top 500, ce qui nous donne une idée sur le niveau atteint par l’enseignement universitaire dans notre pays.» En réalité, le journaliste juge, involontairement, son propre niveau s’il a fait ses études universitaires en Algérie. Il a dit, sans se rendre compte: «Je suis un bourricot!». Laissons le malheureux avec ses complexes et retournons voir ce qui se passe du côté de Shanghai. L’université qui a «scanné» 499 autres concurrentes de par le monde, voulait juste faire parler d’elle et de son pays, la Chine. Résultats des courses: l’université des communications de Shanghai, voulait simplement, à travers cette publication, faire valoir sa place parmi les 5 premières universités chinoises. Elle voulait aussi glorifier les 35 universités chinoises qu’elle a fait figurer sur son top 500. Habilement patriotique puisque les premières places ont été soigneusement laissées à Harvard et Cambridge. Ça c’est du «niveau!». Donc une université chinoise qui travaille à rehausser son prestige et celui de son pays. Un travail qui, mis sous leur nez, a produit l’effet contraire chez certains de nos confrères qui s’en sont saisi pour rabaisser leur prestige et celui de leur pays. Ça c’est du «TOP»! Nous n’avons cité que le dernier exemple car il y en a eu d’autres avant. D’ailleurs, c’est leurs répétitions qui commencent à bien faire. A toutes ces officines qui s’évertuent à publier des classements dévalorisants les Algériens et l’Algérie nous disons: «Nous ne sommes pas tous des bourricots! Nous en avons comme chez vous. Comme dans tous les pays de la planète. Nous savons par exemple qu’un jugement ne vaut que par celui qui l’émet. Et nous ajouterons, pourquoi il l’émet et pourquoi il nous le soumet. Au lieu d’ahaner ce qu’on nous souffle de l’étranger, nous préférons voir par nous-mêmes nos propres performances. Depuis peu, nous n’importons plus de pomme de terre. C’est une performance de notre agriculture. Une performance qui se poursuit puisqu’il ne reste que 30% de nos besoins à couvrir en produits agricoles. Ensuite le cap sera mis sur l’exportation de l’excédent de ces mêmes produits. C’est encore de la performance. Cela veut dire que nous ne sommes pas si nuls que ça en Algérie. Le développement agricole n’est pas possible sans le concours de l’université. Tout le monde le sait. Donc si notre agriculture devient performante il est clair que l’université l’a devancée. Rien de plus simple! Sauf pour ceux qui se sentent à l’aise avec le bonnet d’âne. Ils ne sont pas très nombreux. Heureusement! *Par

** Les pétrodollars ne suffisent plus

«Nous nous sommes installés dans le provisoire et la médiocrité et avons cessé de travailler. Dans leur majorité, les Algériens ont confondu l’indépendance et l’Etat providence. Tout un chacun se met à attendre les pétrodollars.» C’est ce qu’écrivit en 1985, avec une incroyable lucidité politique, Ferhat Abbas, dans son livre «Demain se lèvera le jour» qui vient d’être publié à titre posthume. Un quart de siècle s’est écoulé depuis, et nous sommes toujours dans le même schéma. Le premier président du Gpra est mort tranquillement et il ne se retournera pas dans sa tombe car nous n’avons pas trahi sa pensée. Nous ne travaillons toujours pas, nous naviguons à vue dans nos stratégies économiques et nous attendons tout de nos pétrodollars. Sauf qu’au début du XXIe siècle, nos pétrodollars ne suffisent plus.
L’année 2011 a été inaugurée par des émeutes sur la cherté des produits alimentaires et celle de 2010 a été clôturée par une rareté sans précédent du sachet de lait après avoir été marquée par une «boulimie» des importations. En ce début du XXIe siècle, les alertes des experts se font de plus en plus pressantes: les pays en développement risquent gros quant à leur sécurité alimentaire. Changer les habitudes alimentaires, en finir avec le gaspillage des ressources et le gâchis de nourriture, ne pas se priver des technologies nouvelles comme les OGM. Un rapport publié lundi par le gouvernement britannique dessine des pistes pour nourrir la planète en 2050. L’Algérie, qui importe 75% de ses besoins alimentaires, en fait partie, même avec ses milliards de dollars.
La question de la sécurité alimentaire maintes fois posée, n’est pas résolue dans notre pays comme dans les pays pauvres. En d’autres termes, nous risquons, à tout moment, d’être affamés et nos milliards de dollars dans les caisses. Il ne s’agit pas de simples supputations quand on voit à quel point l’Algérie dépend du marché extérieur. Notre pays est aujourd’hui, le premier importateur africain de denrées alimentaires. Et en moyenne, 60% de la consommation nationale de lait en poudre nous vient de l’extérieur. Le calcul est vite fait: nous sommes aussi menacés que le plus pauvre pays de la planète. Alors que l’humanité ne parvient déjà pas à nourrir les 7 milliards existants, l’équation alimentaire va s’aggraver de manière exponentielle sachant que la population globale devrait atteindre 8 milliards d’individus en 2030 et 9 milliards en 2050. Il n’y a pas de recette miracle: il faut une politique cohérente et réfléchie pour relever le défi de l’alimentation. Un défi gigantesque pour le monde et pour notre pays, car les nouvelles flambées annoncées des prix des denrées alimentaires, font craindre de nouvelles tensions. (L’Expression-25.01.2011.)

** Importaion en hausse de 2,3% en 2010…ils ont atteint 40,21 milliards de dollars   

Après des baisses enregistrées dès janvier 2010, les importations ont entamé leur tendance haussière dès octobre dernier, laquelle s’est poursuivie les deux derniers mois de l’année pour terminer avec une hausse annuelle de 2,34%, selon les Douanes Algériennes. Ceci dit, les importations de l’Algérie ont atteint 40,21 milliards de dollars en 2010, contre 39,29 mds dollar en 2009, accusant une hausse de plus de 2,3%, après avoir connu une légère baisse durant les neuf premiers mois de l’année précédente. Sur les sept groupes de produits que contient la structure des importations, deux seulement ont connu de légères baisses de plus 2% chacun. Il s’agit des biens de consommation non-alimentaires qui ont enregistré une baisse de 2,57%, en passant de 6,14 milliards de dollars en 2009 à 5,98 milliards dollars et de celui des demi-produits avec -2,17%, totalisant 9,94 milliards de dollars, selon les chiffres provisoires du Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis). Pour les autres groupes, la hausse la plus prononcée a été enregistrée par le poste des énergies et lubrifiants (+72,13%), passant de 549 millions de dollars à 945 millions de dollars, suivis par les biens d’équipement agricoles (+41,63%) avec un montant de 330 millions de dollars et les produits brut avec +17,17% soit 1,40 milliard dollars. D’autres groupes de la structure ont également connu des hausses, mais de moindre ampleur, comme les biens alimentaires (+2,80%) qui se sont établis à 6,02 milliards de dollars et les biens d’équipements industriels (+2,87%), qui ont atteint 15,57 milliards de dollars. S’agissant du groupe des produits alimentaires importés, le Cnis précise qu’à l’exception des groupes céréales, semoule et farine, qui ont connu une importante baisse (-15,32%) avec une décrue à 1,98 milliard de dollars en 2010 contre 2,34 milliards de dollars en 2009, celui du café et thé avec une baisse de 7,51% pour atteindre 240,2 millions de dollards et celui des viandes (-1,97%) pour totaliser 168,8 millions de dollars, les autres produits ont tous augmenté. La hausse la plus remarquable a été enregistrée, selon le Cnis, par les sucres et sucreries avec 19,28%, passant de 568,9 millions de dollars en 2009 à 678,6 millions en 2010, suivis par les laits et produits laitiers, en hausse de 15,11% à 992,8 millions dollars, suivis par les légumes secs (+14,14%) pour une valeur de 298,6 millions de dollars. Pour le groupe des biens destinés au fonctionnement de l’outil de production, il est à relever essentiellement la hausse de 17,28 % des importations des huiles destinées à l’industrie alimentaire puisque le montant est passé de 509,3 millions de dollars à 597,3 millions de dollars, relève encore le Cnis. Le groupe des produits de consommation non alimentaires a connu quant à lui une baisse de 2,57% en 2010 par rapport à 2009. Cette évolution baissière a concerné surtout les médicaments (-4,66%) pour totaliser 1,66 milliard de dollars, et les véhicules de tourisme (-4,51%) pour un montant de 1,455 milliard de dollar.(Le Currier d’Algérie-25.01.2011.) 

**DÉCONNECTÉ DE LA RÉALITÉ SOCIALE, LE PARLEMENT CLÔTURERA SA SESSION LE 2 FÉVRIER
Nos députés partent en congé
 

Le Parti des travailleurs et le RCD ont plaidé pour l’ouverture d’un débat sur la situation sociale, en vain.

Le Parlement s’apprête à baisser rideau. La session parlementaire d’automne sera clôturée le 2 février prochain, comme le prévoit le délai constitutionnel. Ni report ni prolongation. Alors que la rue bouillonne et des voix s’élèvent un peu partout, l’institution législative se désengage de toute responsabilité vis-à-vis de la société. «C’est un Parlement qui ne sert à rien», affirme un député du mouvement El Islah, rencontré avant-hier dans les couloirs de l’APN. «Nous sommes des représentants du peuple et nous devons parler des problèmes de la société», a-t-il précise en regrettant l’attitude de l’Assemblée. Les raisons d’une crise sociale se multiplient dans la forme sans pour autant capter l’intérêt du Parlement. Cette institution reste insensible aux cris de la rue. Pour preuve, elle a complètement passé sous silence les dernières émeutes qui ont éclaté à travers le pays. Ni communiqué ni déclaration, les deux chambres parlementaires «APN, Sénat» ont sombré dans un mutisme sans précédent. Pour échapper à la polémique, les deux chambres avaient même reporté leurs travaux prévus le 9 janvier jusqu’au 16 janvier dernier. Pis encore, MM. Bensalah et Ziari ont repris les travaux comme si rien ne s’était passé. Alors que les émeutes ont fait la une des chaînes étrangères, les deux responsables n’ont pas daigné lâcher au passage une phrase en signe de solidarité ou d’indignation. Des partis politiques siégeant à l’hémicycle revendiquent l’ouverture d’un débat général sur la situation politique et sociale du pays.
Le Parti des travailleurs (PT), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) ont plaidé pour l’ouverture d’un débat, en vain. «Nous avons proposé à M.Ziari l’ouverture d’un débat général sur la politique du pays, mais il a refusé», a reconnu Ramdane Tazibt du PT. Le RCD a également fait de même. En guise de protestation, ce parti a décidé de boycotter les plénières de l’APN. Il faut reconnaître que l’ouverture d’un débat général a été soutenue par plusieurs partis tels que le mouvement de El-Islah et le MSP.
Des députés et des sénateurs de l’Alliance présidentielle cautionnent cette proposition. «Il est temps de s’ouvrir sur la société avant que ça ne soit trop tard», a averti le sénateur du tiers présidentiel, M.Boudina. Croisé lors des débats sur le projet portant sur le cinéma et les espaces protégés, ce sénateur n’a pas dissimulé son indignation. «C’est bien dommage, on discute du cinéma et de l’environnement alors que la société est en ébullition», a-t-il déploré. Ce sénateur n’était pas le seul à avoir exprimé son désarroi. D’autres sénateurs trouvent qu’il n’est pas normal que des institutions de l’Etat qui représentent les citoyens ne s’impliquent pas dans le règlement des problèmes de la société entre autres la jeunesse.
En attendant la clôture de la session, le Parlement tente de meubler son agenda par des activités qui n’ont aucun rapport avec la brulante actualité. Il s’agit d’un séminaire international sur les parlements nationaux et régionaux qui se tiendra aujourd’hui et demain à la résidence El Mithak. Un autre séminaire sur la formation militaire est également prévu la semaine prochaine. Outre ces deux séminaires, l’APN a programmé une séance de questions orales pour après-demain. Du côté Sénat, l’examen, le menu est dérisoire.
Le projet de loi sur le règlement budgétaire de 2008 est le seul chantier prévu avant la clôture. «Mis à part le projet de règlement budgétaire, nous n’avons aucune autre activité», a déclaré hier, le responsable de communication au sein de la chambre haute. Alors que le tableau s’annonce bien sombre sur le front social, le Parlement semble être complètement déconnecté de la réalité. Les immolations, les harraga, les grèves et les pénuries sont autant de maux qui gangrènent le quotidien des Algériens. S’ajoute à cela, la vieille crise du logement et de l’emploi. (L’Expression-25.01.2011.)

**reconquérir les espaces publics que le pouvoir a confisqués 

**si le pouvoir s’entête encore à verrouiller les espaces politiques et médiatiques et à empêcher la population  de  s’exprimer pacifiquement, il prend le risque de voir se réaliser en Algérie un scénario à la tunisienne.

Partis politiques, syndicats autonomes et diverses associations de la société civile se concertent en vue d’engager une dynamique de mobilisation visant à reconquérir «les espaces publics que le pouvoir a confisqués».

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH – aile Mustapha Bouchachi), le  Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), le Collectif des lycées d’Algérie (CLA), le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) et la Coordination des sections du CNES (syndicat des enseignants du supérieur), auxquels se sont joints le Front des forces socialistes (FFS), le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Mouvement démocratique et social (MDS – aile Hocine Ali), le Parti pour la justice et la liberté (PLJ) ainsi qu’une dizaine d’associations de la société civile parmi lesquelles RAJ, SOS Disparus, le Comité des chômeurs du Sud et le Syndicat des étudiants de Tizi Ouzou, ont convenu, hier à Alger, au terme d’une réunion de près de quatre heures, de se constituer en Coordination nationale afin de «provoquer non pas un changement dans le régime, mais un changement du régime». Le Cnapest (syndicat des enseignants du secondaire), qui a participé à cette réunion, a demandé un temps de réflexion avant d’adhérer à l’initiative.

C’est sans doute la première fois depuis de longues années  qu’autant de syndicats autonomes, de formations politiques et d’associations de la société civile conviennent de mener des actions sous le même étendard. Le mérite revient sans doute à maître Ali Yahia Abdenour et à maître Bouchachi, qui ont su trouver les mots justes pour convaincre tous les acteurs de s’asseoir à la même table et d’aller dans le même sens.

La dernière fois où les partis avaient fait cause commune remonte à 1997. Le FFS, le RCD, le PT, El Islah et le MSP avaient, rappelle-t-on, battu ensemble le pavé à Alger pour dénoncer la fraude massive qui avait entaché les élections législatives organisées en juin de la même année. Il faut dire aussi que depuis le retrait mémorable, en 1999, des adversaires de Abdelaziz Bouteflika de la course à la présidentielle, les partis politiques de l’opposition ont beaucoup plus passé leur temps à s’entredéchirer et à cultiver leurs divergences plutôt qu’à s’opposer au pouvoir et à convenir d’un SMIG politique sur la base duquel ils pourraient travailler ensemble. Une prise de conscience se serait-elle vraiment opérée au sein de la classe politique et syndicale ? Cela veut-il dire que l’expérience et les leçons de ces 20 dernières années ont été assimilées par la société civile ?

C’est ce que, visiblement, il faut déduire des discours tenus par les participants à cette rencontre. Aussi, l’idée de s’organiser en coordination, ont souligné unanimement les représentants des syndicats et des partis appelés à y siéger, découle du constat selon lequel «aucun acteur politique ou syndical ne saurait parvenir, seul, à provoquer le changement» et qu’«il n’y a rien à attendre d’un pouvoir qui refuse le dialogue et qui utilise la terreur et la corruption comme mode de gouvernance». D’où la nécessité, ont-ils soutenu, «de travailler main dans la main» pour «briser le mur de la peur et se réapproprier les espaces publics que le pouvoir a confisqués par la force de la matraque».

Tout le monde a également convenu du fait que depuis les dernières émeutes, la situation s’est considérablement aggravée et qu’il fallait agir pour provoquer un changement en profondeur et non un énième replâtrage.
En attendant de provoquer le changement souhaité, les participants à cette réunion – abritée par la Maison des syndicats de Dar El Beïda – ont retenu le principe d’organiser, le 9 février prochain, date qui correspond au 19e anniversaire de l’instauration de l’état d’urgence, une marche à Alger pour exiger la levée de l’état d’urgence, la libération des jeunes arrêtés durant les émeutes du 5 janvier dernier et l’ouverture des champs politique et médiatique. Mais d’ores et déjà, la majorité des présents à la Maison des syndicats a soutenu individuellement la marche à laquelle a appelé le RCD, qui est prévue pour aujourd’hui à Alger, et qui reprend, pour ainsi dire, les mêmes revendications.

«L’armée doit rentrer dans les casernes»

Dans leurs prises de parole, le secrétaire général du Snapap, Rachid Malaoui, le responsable de la coordination des sections du CNES, Chouicha Kadour, et le représentant du Satef, Sadali Mohamed Salem, ont tous mis l’accent sur le fait qu’«il est illusoire de penser qu’il est possible de défendre les travailleurs dans un pays où les libertés sont quotidiennement foulées aux pieds». «Le problème de l’Algérie est un problème de fond. Le Snapap se  sent interpellé par les problèmes de la société et le drame que vit la population. Un syndicat qui n’a pas de lien avec la société n’est pas un syndicat. Nous ne pouvons pas nous contenter de nous comporter en spectateurs et de nous limiter à demander uniquement des augmentations de salaire. Nous ne sommes pas des tubes digestifs. Les syndicats doivent sortir de leur corporatisme», a lancé M. Malaoui, avant d’exiger, lui aussi, «un changement du régime» et un «gouvernement légitime et représentatif».

Tous les présents se sont également entendus sur le fait que «c’est l’armée et le DRS qui gèrent réellement le pays et qui sont responsables de la crise». «Le problème c’est eux. Ils doivent quitter le champ politique et rentrer dans leurs casernes», ont-ils répété les uns après les autres.Abdelaziz Bouteflika et les autres décideurs du pays en ont également pris pour leur grade. Ils ont été accusés de se comporter en «véritables colonisateurs et de pousser les jeunes à se suicider et à devenir des terroristes». Très critiqué à cause du «mépris» qu’il affiche à l’égard de la population, le chef de l’Etat a été accusé, en outre, de bâtir un système à la Ben Ali pour réduire le peuple à un statut de simple sujet.

Dans ce contexte, Mohamed Saïd, président du PLJ, a prévenu que si le pouvoir s’entête encore à verrouiller les espaces politiques et médiatiques et à empêcher la population  de  s’exprimer pacifiquement, il prend le risque de voir se réaliser en Algérie un scénario à la tunisienne. Si cela venait à se produire, Mohamed Saïd dit craindre de voir l’Algérie vivre le pire et les fondements de l’Etat vaciller, car la situation a atteint un niveau de pourrissement avancé.
A noter que les participants ont retenu le principe de se revoir la semaine prochaine «pour approfondir la réflexion» et élargir la coordination à d’autres acteurs de la société civile.
(El Watan-22.01.2011) 

**Des intellectuels appellent au changement

Un nouvel appel émanant de la société civile pour un changement démocratique vient d’être lancé par un groupe d’une trentaine d’intellectuels, parmi lesquels des universitaires, des journalistes et des écrivains.

«La chute brutale du régime dictatorial de Zine Al Abidine Ben Ali par la juste action du peuple tunisien ouvre une nouvelle situation politique dans un Maghreb lié par un destin commun. Cette revendication pour la liberté et le changement s’exprime de différentes manières depuis longtemps en Algérie» lit-on dans la déclaration des initiateurs de cet appel. Cette dernière explique que «la crise de janvier n’est pas soluble dans l’huile», «des milliers de jeunes Algériens de toutes les régions du pays, exclus, démunis, sans espoir pour leur avenir, ont répondu à l’enfermement dans lequel est tenue la société algérienne par le seul moyen à sa disposition : l’émeute». Les signataires de l’appel au changement estiment que «la tentative du pouvoir et de ses médias de délégitimer les manifestants est vaine.

Le pouvoir dépense sans compter et sans contrôle depuis qu’il dispose de grands revenus énergétiques. Mais les émeutes, les mouvements sociaux n’ont jamais été aussi nombreux que ces dernières années». Qualifiant la situation de «grave», le groupe d’intellectuels estime que «le pouvoir est seul face au désarroi et à la colère des Algériens. Il ne compte que sur l’état d’urgence permanent, la répression policière, la manipulation et le verrouillage médiatique». Et comme en Tunisie, précise la déclaration, «les viols de la Constitution et l’instauration d’un système de présidence à vie en Algérie ont précipité le pays dans une impasse dramatique».

Les signataires de la déclaration pour le changement affirment leur «détermination à refuser la fatalité de cette crise nationale».  Ils soutiennent et appellent à «la convergence de toutes les autres initiatives de citoyens, d’associations, de syndicats et de partis politiques allant dans le sens de la levée du carcan sur la vie publique et pour l’avènement de l’alternance démocratique en Algérie».

*L’Algérie a retrouvé son calme après une semaine de folie, voilà qu’on nous promet qu’une folie furieuse nous viendra d’ailleurs. 

 Pris entre ce qui se passe en Tunisie et ses prolongements, les Algériens ont presque oublié qu’un bateau algérien est aux mains des pirates, quelque part au large des côtes somaliennes, avec à son bord 27 membres d’équipage dont 17 compatriotes. L’Algérie a retrouvé son calme après une semaine de folie, voilà qu’on nous promet qu’une folie furieuse nous viendra d’ailleurs.  Les Tunisiens retrouvent leurs esprits et les Algériens le prix de l’huile et du sucre. Les Tunisiens ont un nouveau gouvernement qui ressemble trop à l’ancien pour être honnête.Ils ont alors décidé de marcher. Ils ont déclenché des émeutes pour faire partir Ben Ali et seulement des marches BCBG pour dissuader son reliquat de ministres. Normal, la grosse artillerie pour les gros poissons, la petite pour les petits. On ne va tout de même pas sortir tout ce qu’on a dans le ventre pour quelques ministres RCD. D’abord, parce qu’on l’a déjà sorti dans la première phase, plus déterminante, ensuite parce que les ministres, échaudés par ce qui est arrivé à leur ancien patron et sa famille, n’ont pas vraiment besoin que la rue tunisienne sorte les gros moyens pour renoncer à la pige de la transition qu’on leur a proposée. Les Algériens, eux, n’ont rien choisi paraît-il. Quelqu’un avait dit qu’il y avait un problème de sucre, d’huile et de pain et qu’on allait protester pour ça. Et on a protesté.En 1988, quelqu’un d’autre, ça ne peut pas être le même, parce qu’il aurait trop vieilli, a dit qu’on allait avoir besoin d’un peu de démocratie et qu’il fallait une révolte pour ça. Et on l’a faite sa révolte, que d’autres appellent les «événements». On aura remarqué que nos étapes à nous sont drôlement espacées. Mais on a fait comme nos frères. Pour la démocratie, c’était il y a vingt-deux ans et on avait mis le paquet. Les dirigeants de l’époque aussi. Il y a eu des morts, des emprisonnés et des torturés. Cette fois-ci, c’était juste une petite histoire de bouffe. On a fait la petite protesta pour «celui qui a dit» et quelqu’un d’autre nous a remis l’huile et le sucre à leur prix, en promettant aux commerçants de ne pas payer les impôts comme d’habitude, aux grossistes de ne pas payer par chèque comme d’habitude et en «rassurant» les trabendistes qu’il n’y a aucune lutte contre eux comme on le fait de temps en temps. Ce serait aussi intéressant qu’on nous dise si on a des nouvelles du vraquier Blida et si les otages sont en bonne santé. Mais personne n’a rien dit sur la question. Il ne se passe rien quand personne n’a dit. Et c’est énervant. (Le Temps d’Algérie-19.01.2011.) Chronique.

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**Les mercenaires et les autres

La faillite de notre élite - une chronique de Hafid Derradji

Tout observateur du niveau de débat politique et médiatique qui domine dans certains milieux, se rendra, vite, compte de l’ampleur de la tragédie qui touche l’élite de notre pays. 

Il verra une élite dépourvue de sens moral et éthique et incapable de jouer son rôle face à la perte des valeurs et des principes, face à l’absence de conscience professionnelle et à la violation de la loi, même lorsque cela porte atteinte aux symboles de la nation et aux institutions de la République. 

Ainsi une polémique de très bas niveau prend de l’ampleur au vu et au su des autorités judiciaires, et face au  silence du Président et de certaines personnalités, partis politiques et de l’élite. 

Cette situation risque d’avoir des répercutions destructrices pour l’État et pour les jeunes générations qui ne connaissent que haine, animosité, exclusion, règlements de comptes et conflits de valeurs entre ceux qui veulent rester au pouvoir et ceux qui veulent l’acquérir.  

Face au manque de sagesse et à l’absence des autorités judiciaires, le conflit a atteint une tension telle, qu’il a porté atteinte à la vie privée des gens et aux sensibilités des institutions de la République

Par conséquent, l’État se retrouve faible, ou affaibli intentionnellement, par un clan qui n’a aucune culture de l’État. Un groupe de mercenaires incapables de mesurer le poids de la responsabilité qui leur est confiée et ne réalisant à quel point ils portent préjudice à l’Algérie que nul ne peut réduire à la personne d’un seul homme.  

C’est le déclin politique, économique et social.  Nous vivons une situation tragique où les concepts se sont renversés, les valeurs perdues et où la servilité et l’obédience sont érigées en politique d’État. 

Tout le monde s’accorde à dire que l’extrémisme engendre l’extrémisme. C’est ainsi que les pratiques radicales de l’État, de l’intimidation, du laisser-aller et de l’exclusion ont conduit à la radicalisation du mécontentement dans certains milieux politiques et parmi le peuple.

Faut-il rappeler que cette polémique n’est que le résultat du ressentiment, de l’exclusion et de ce que subit le peuple depuis l’élection présidentielle de 2004 ? Aujourd’hui le même scénario se répète, les gens sont divisés en protagonistes et antagonistes du quatrième mandat, ce qui mènera forcément à plus de pressions et de complots de  vengeance entre les deux camps. 

Et encore une fois, l’Algérie restera otage de calculs et de règlements de comptes, et dépendra des actions et des réactions des uns et des autres. 

Aujourd’hui, nos problèmes sont nombreux et ne se limitent plus à un chef d’État malade et incapable d’exercer ses fonctions et qu’on pousse à rester au pouvoir de façon inhumaine. Ni à une classe politique faible à tous les niveaux ou à des pratiques ne respectant pas l’éthique et la déontologie. 

Nos problèmes viennent d’une élite intellectuelle, culturelle et politique qui n’a pas su jouer son rôle face au pouvoir et à l’opposition, ni vis-à-vis du peuple et de la nation. C’est une élite qui n’est plus en mesure de s’acquitter de ses tâches car elle est prise dans l’engrenage de l’opportunisme, elle cherche à se positionner pour accéder au pouvoir ou par peur du pouvoir, sinon par crainte de perdre ses avantages et ses acquis.  

Le besoin d’un nouveau souffle pour notre élite et les changements que doit subir notre système, viennent s’ajouter à la nécessité de mettre en place des règles de déontologie pour régir l’action politique et la vie sociale.

L’Algérie d’aujourd’hui ne peut être gérée par un seul homme. Son développement devra être porté par tous les hommes et toutes les femmes de ce pays. Notre société n’a point besoin de discours de soutien, ni de tribulations, de scandales et de scission. Elle a besoin de mettre fin à cette mascarade, de trouver des solutions à ses problèmes et de sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouve à la veille de l’élection présidentielle. Tout comme elle doit dépasser ce qui risque de se produire après cette échéance électorale si les choses continuent d’être aussi tristes, moroses et effrayantes ; et en l’absence de perspectives claires pour l’avenir. Les jeunes ont plus que besoin d’un modèle à suivre, alors qu’ils sont perdus au milieu de luttes et d’interactions entre les différentes parties du pouvoir. Il est temps pour ces antagonistes de partir dans le clame et d’emporter avec eux tous les provocateurs et toutes les pratiques que nous n’avons que trop supportées, et qui sont aujourd’hui un poids pour un pays dont les enfants ont mal de lire et d’entendre les injures que s’échangent les enfants de l’Algérie.

De nombreux politiciens ont échoué à offrir une alternative et à faire l’opinion. Certains se sont tout simplement placés dans l’optique de l’obéissance par peur ou opportunisme, pendant que d’autres prennent part à un scénario de mauvais goût pour préserver des intérêts personnels. Les intellectuels, quant à eux, ont abandonné leur devoir de sensibiliser et de cultiver l’opinion publique. Ils se sont, à leur tour, impliqués dans des polémiques primitives et des conflits insignifiants, cédant ainsi  le terrain aux opportunistes et aux détenteurs de l’argent.

C’est ainsi que nous avons mis fin à tout modèle positif pouvant servir d’exemple pour les différentes franges de la société. On a tout détruit et permis aux détenteurs de l’argent et du pouvoir d’occuper le terrain, car le niveau de notre élite est médiocre et ne répond à aucune norme d’excellence. * Hafid Derradji-tsa-lundi, 17 février 2014

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*BILAN ÉCONOMIQUE DE 2010  Indicateurs économiques positifs mais  

Les principaux indicateurs macroéconomiques et financiers de l’Algérie se sont sensiblement consolidés en 2010, mais paradoxalement, leurs répercussions effectives sur le terrain n’ont pas été à la hauteur. Les attentes de développement socioéconomique sont restées sans réponse concrète. Les principaux indicateurs macroéconomiques et financiers de l’Algérie se sont sensiblement consolidés en 2010 en dépit des turbulences externes, ce qui devra permettre au pays de poursuivre sans difficultés le programme d’investissements publics pour les cinq prochaines années, parallèlement à la poursuite de la politique de recadrage de l’économie. Dans ce sens, la croissance devra terminer l’année à hauteur de 4% et 6% hors hydrocarbures, d’après les prévisions avancées dans le cadre de la loi de finances 2011. De même, la position financière extérieure de l’Algérie s’est nettement améliorée par rapport à 2009 à la faveur notamment de la nette progression des réserves de change qui ont atteint 157 milliards de dollars à fin septembre dernier. Dans le même contexte, la disponibilité du Fonds de régulation des recettes (FRR) située autour de 4 316 milliards de dinars, devrait permettre de sécuriser la position financière du pays en comblant une partie du déficit budgétaire accusé par le financement des dépenses publiques. L’excédent commercial constaté au cours des 11 premiers mois de 2010 (14,83 milliards de dollars), est particulièrement dû à la bonne tenue des cours du brut sur les marchés internationaux. La performance positive de l’économie algérienne a été confirmée par le Fonds monétaire international (FMI), qui mise sur une poursuite de la croissance du PIB en 2011 avec un rythme relativement plus soutenu par rapport à l’année précédente. Le FMI table sur une croissance positive pour l’Algérie de 4% pour l’année prochaine, soit le même chiffre avancé par le gouvernement dans la loi de finances 2011. Le PIB nominal devra, à cet effet, progresser à 159 milliards de dollars en 2010 pour s’établir à 171,6 milliards de dollars en 2011 contre 139,8 milliards de dollars en 2009. En outre, le taux de chômage, qui tourne aux alentours de 10%, n’est pas plus élevé que celui enregistré dans la plupart des pays européens. En revanche, les investissements publics continuent de tirer, presque seuls, la croissance du pays, alors que les capacités de l’appareil productif local demeurent limitées et ne lui permettent pas encore de contribuer au développement. L’optimisation de la compétitivité des entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, à travers la mise à niveau demeure un autre défi à relever par l’Algérie qui s’apprête à entrer dans une nouvelle phase décisive de l’Accord d’association avec l’Union européenne, entré en vigueur il y a cinq ans.D’autant plus, la croissance ne pourra pas être portée pour toujours par les investissements publics, alors que la diversification des sources de financement de l’économie devient une nécessité. Bien que ces principaux indicateurs se soient sensiblement consolidés en 2010, le manque de concertation avec les partenaires socioéconomiques, de visibilité, de contrôle et de planification ont fait que les résultats étaient mitigés. En 2010, la question capitale de la concertation entre les différentes organisations patronales et les pouvoirs publics, n’a pas été résolue. Plusieurs importantes décisions économiques étaient prises sans aucun débat contradictoire. L’incompréhension s’est installée et la mise à l’écart des compétences dans la conception de l’avenir économique de l’Algérie a considérablement dissuadé les investisseurs les plus téméraires. D’autant plus que la mauvaise organisation et le manque de démocratisation de la gestion économique ainsi que l’inexistence d’un contrôle fiable des deniers publics ont suscité les convoitises de malfrats de tout bord. De nombreux scandales liés à des malversations sur les projets lancés dans le cadre des deux précédents programmes de développement ont éclaté en 2010. L’ampleur de la corruption a touché presque tous les secteurs qui se sont caractérisés par une gestion opaque, ce qui grandement favorisé le divorce État/citoyens. Ce divorce a été exprimé par des grèves, fermetures de routes et émeutes à répétition. Un bon nombre de citoyens s’estiment lésés de leur droit légal à un logement, à un poste de travail, à un salaire décent et à une justice sociale équitable. Ceci dit, sur le terrain les choses ne sont pas aussi brillantes comme elles ressortent dans les rapports officiels. (Le Courrier d’Algérie-02.01.2011.) 

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UNE NOTE DU MINISTÈRE ITALIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES LE SOULIGNE

  L’Algérie, un partenaire «stratégique»

L’Algérie demeure un partenaire d’«une importance stratégique pour l’Italie». C’est du moins le constat fait par le ministère italien des Affaires étrangères. Selon une note publiée sur le site internet, ledit ministère affirme que les deux pays poursuivent des «objectifs communs» dans la création d’un espace de sécurité et de prospérité dans la Méditerranée. Le maintien du soutien politique et économique de l’Italie à l’Algérie pendant les années les plus sombres du terrorisme illustre, on ne peut plus clairement, la volonté de l’Italie de maintenir cette relation de «partenariat privilégié» entre les deux pays a rappelé le ministère italien des Affaires étrangères sur son site internet. Dans ce cadre, il a relevé que les rencontres et les échanges de visites entre les deux pays sont fréquents, notamment depuis la signature en 2003, entre Alger et Rome du Traité d’amitié, de coopération et de bon voisinage. Ce traité a institué, entre les deux pays, le principe de «consultations régulières», en Italie et en Algérie, au plus haut niveau politique et institutionnel. Dans ce cadre, a eu lieu à Alghero, le 14 novembre, 2007, le premier Sommet italo-algérien, co-présidé par le Premier ministre Prodi et le président Bouteflika, «le premier événement de cette ampleur réalisé par l’Italie avec un pays non-européen», souligne le ministère. «L’objectif des deux pays est de définir des projets concrets et des initiatives qui permettent la poursuite du renforcement des partenariats existant dans les différents domaines d’intérêt commun, tels que la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la consolidation du partenariat dans le secteur de l’énergie, le renforcement de la présence des entreprises italiennes dans l’économie algérienne, la création d’un partenariat stratégique dans le secteur de la défense », a-t-il notamment indiqué . Évoquant la coopération bilatérale en matière de défense, le ministère des Affaires étrangères italien l’a qualifiée d’une «importance croissante» pour l’Italie. «L’Algérie est un partenaire très fiable dans la réalisation des objectifs de lutte contre le terrorisme et le renforcement de la stabilité dans la région méditerranéenne et au Sahel», a souligné le ministère, ajoutant qu’une «grande partie de cette fiabilité est démontrée dans le cadre du Dialogue méditerranéen et le Dialogue 5+5». Abordant les liens économiques, le ministère a souligné que l’Italie est «l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Algérie» et est le 3e fournisseur et le 2e client de l’Algérie. «Les principaux produits exportés sur le marché algérien sont l’acier et les machines, tandis que les produits importés sont principalement les hydrocarbures, dont le gaz naturel, qui représente environ 98% des importations italiennes en provenance de l’Algérie. «L’Algérie est le premier fournisseur de gaz naturel de l’Italie, en couvrant environ 35% de la demande nationale. Les exportations de gaz algérien vers l’Italie ont lieu principalement à travers le gazoduc Transmed, reliant l’Algérie à la Sicile via la Tunisie, d’une capacité d’environ 34 milliards de mètres cubes par an», a rappelé la même source. (Le Courrier d’Algérie-02.01.2011.)

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RELATIONS ALGÉRO-AMÉRICAINES

  «Interventionnisme» de Washington

L’année 2010 a été marquée par un flux d’hommes d’affaires, responsables politiques et militaires américains en Algérie. Ce regain d’intérêts américains pour l’Algérie est motivé par le souci du pays de l’Oncle Sam de faire profiter ses entreprises économiques dans les grands projets lancés tous azimuts en Algérie. Pour les observateurs, le choix fait par les États-Unis d’organiser à Alger la première Conférence sur l’entreprenariat États-Unis-Maghreb pour renforcer la coopération entre les USA et le monde musulman, est un signe fort de la place privilégiée accordée à l’Algérie par la première puissance mondiale. Cette vision a été confirmée par le Service de recherche du Congrès américain qui a qualifié l’Algérie de «puissance militaire et économique dominante dans la région» du Maghreb et qui «représente de plus en plus un partenaire- clé des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme». Dans son rapport adressé aux parlementaires américains, cette agence fédérale a affirmé qu’en tant que producteur d’énergie, l’Algérie est également une «source importante de gaz naturel pour les États-Unis», sans être un des principaux bénéficiaires de l’aide financière américaine, étant donné la bonne situation financière du pays qui a plutôt besoin d’un partenariat adossé au transfert de technologie. C’est d’ailleurs cette nouvelle conception de partenariat que le ministre algérien des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, avait présentée aux responsables politiques et économiques et aux hommes d’affaires américains rencontrés en octobre dernier à Washington. Le ministre avait expliqué que si l’Algérie était une région proche de l’Europe sur les plans notamment géographique, historique et économique, cela ne signifie pas pour autant l’exclusion d’autres partenaires. «Le marché algérien est ouvert aux firmes américaines sur l’ensemble des secteurs d’activité pour lesquels des budgets publics importants sont affectés. Nous avons besoin du savoir-faire et des équipements des compagnies américaines. L’Algérie n’est pas un marché pour quelques pays européens», avait-il clairement souligné aux dirigeants d’entreprises américains qu’il avait appelés à s’engager davantage avec les sociétés algériennes pour un «partenariat gagnant-gagnant». Dans le domaine du partenariat économique toujours, des délégations d’hommes d’affaires américains se sont rendues à trois reprises à Alger durant l’année en cours pour rechercher des opportunités d’investissements. Allant au delà du seul secteur de l’énergie, ces missions économiques étaient composées de sociétés activant dans les secteurs de l’industrie pharmaceutique, l’agroalimentaire, la construction et l’habitat, les ressources en eau, les technologies de l’information et de la communication, les services technologiques et les transports. Le gouvernement américain intervient de plus en plus auprès des sociétés américaines, les appelant à s’impliquer davantage dans les projets en Algérie, perçue parmi les pays dont les perspectives de croissance sont les plus fortes dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena). Pour le Département d’État, le gouvernement américain entend aider les entreprises américaines à mieux connaître les pays à forte croissance de la région Mena dont l’Algérie, considérant que la croissance future des États-Unis se trouve désormais ailleurs que sur le territoire américain. C’est dans cette approche que le directeur principal de l’Engagement mondial auprès de la Maison-Blanche, Pradeep Ramamurthy, s’est rendu à Alger en juillet pour tenter de renforcer le partenariat économique dans «une vision à long terme» entre son pays et l’Algérie qui demeure le deuxième partenaire commercial arabe des États-Unis après l’Arabie Saoudite. (Le Courrier d’Algérie-02.01.2011.)

*menacer les médecins comme les enseignants…

Si le ministre de la santé, Said Barkat, est capable de menacer les médecins comme l’a fait Benbouzid qui a menacé de remplacer les enseignants grévistes par 50 mille autres (en chômage), il n’aurait pas hésité à le faire. La seule chose, qui pourrait le dissuader d’agir de la sorte, c’est le fait qu’il n’existe pas 45 mille médecins chômeurs disponibles, pour le moment, en Algérie. Sinon « la famille qui tient les rênes du pouvoir »,  n’aurait pas hésité un seul instant  pour recourir à cette solution extrême. Les problèmes exposés par les médecins et les enseignants, et ce dans le respect du cadre légal autorisé par les lois de la Constitution, ne peuvent pas attirer l’attention de cette « famille ». Mais quand ces deux catégories crient fort pour revendiquer leurs droits et par la même constituer une gêne à la quiétude du locataire d’El Mouradia, à ce moment-là, leurs voix sont bien entendues.
Quand Benbouzid décide que son secteur pourrait laisser tomber, du jour au lendemain, plus de 50 mille algériens, et mettre en péril les revenus de leurs familles, sachant que ce responsable vient du même secteur qu’il dirige, et quand le docteur Said Barkat tourne le dos pendant 3 longues mois aux fonctionnaires qui portent le même diplôme que lui et plus, … ceux qui se sont débrouillés pour quitter le pays et qui ont vu leur grade déclassé, certains professeurs ont accepté de devenir infirmiers, ne devraient pas regretter leur départ, car ils ont été épargnés de la paupérisation et les coups de matraque. Ceux qui ont préféré quitter le pays pour aller chercher une vie meilleure sous d’autres cieux, auraient subi le même sort que leurs collègues menacés d’expulsion et de passage à tabac.
Les deux ministres sus cités sont bien au courant que les 95 mille cadres algériens grévistes ne peuvent pas être reçus par le palais d’El Mouradia, comme il a été le cas pour le franco-algérien, Zinedine Zidane et sa famille, sinon à quoi serrent les matraques ?
Malgré la reprise des cours à la suite de la décision du tribunal de Sidi M’hamed déclarant la grève illégale, les parents d’élèves peuvent s’attendre des enseignants, à des efforts visant à prendre en charge leurs enfants ? Benbouzid peut-il dormir la conscience tranquille après avoir semé la terreur au sein de 50 mille familles algériennes, en les menaçant de suspendre leurs revenus ?
Qu’aurait perdu Barkat s’il a reçu les médecins grévistes pour débattre de leurs problèmes ? Que peut gagner, en contrepartie ce docteur lorsque les médecins pendant son mandat sont pourchassés à coups de matraques ? Songent-t-ils à l’image qu’auront d’eux, les générations futures ?
L’histoire témoignera qu’un professeur universitaire a passé toute sa vie au gouvernement et que son collègue, médecin, et qui après avoir occupé le poste de ministre de l’agriculture, il est ministre de la santé, et que lors de leurs mandats « l’élite » a été traquée à coups de matraques. Elle témoignera aussi que tous ceux qui se sont rendus au palais d’El Mouradia, pour faire part de leurs problèmes, n’ont trouvé aucune voie de dialogue, sauf les forces anti-émeutes. Malheureusement, Benbouzuid et Barkat et tant d’autres responsables « s’en foutent » complètement de l’histoire. (El Khabar-11.03.2010.) 

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**1,5 MILLION DE MALADES RISQUENT D’EN PÉRIR
La mafia de l’hémodialyse sévit

Les masques sont tombés. Un réseau mafieux prend en otage le réseau de l’hémodialyse en Algérie. Ce réseau a pesé de tout son poids pour interdire les appareils d’hémodialyse fonctionnant à base de bicarbonate liquide. «Cette interdiction ne répond à aucun critère scientifique. Elle résulte des agissements d’une mafia qui a le bras long au sein de la Caisse nationale d’assurances sociales (Cnas)», a indiqué, hier, le Pr Tahar Rayane, président de la Société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation (Sandt), lors d’une conférence de presse animée au siége d’El Moudjahid à Alger. Laquelle conférence a porté sur la prévention de la néphrologie diabétique, l’insuffisance rénale chronique terminale en Algérie et le don d’organe.
«Nous dénonçons les agissements de cette mafia de l’hémodialyse», a fulminé le Pr Rayane. «Mafia de l’hémodialyse», le mot est lâché. Cette mafia semble avoir une capacité d’influence au point de passer outre l’autorité du ministère de la Santé. Selon le conférencier, la décision de remplacer les appareils à solution liquide par ceux qui fonctionnent à base de poudre n’émane pas du département de Saïd Barkat. «Elle a été prise en dehors de l’institution ministérielle. Ensuite, la Cnas a été actionnée pour son application», a révélé le conférencier.
«En 2006 nous avons saisi le ministère du Travail et de la Sécurité sociale, ainsi que celui de la Santé concernant les agissements de ce réseau», a rappelé Mohamed Boukhors, président de la Fédération nationale des insuffisants rénaux (Fnir). Depuis, l’évolution de la situation montre l’étendue des largesses dont bénéficient ces milieux officieux dans les institutions de l’Etat. «Les malversations criminelles gangrènent ce secteur. Cette mafia a le bras long», a accusé le représentant de la Fnir. Les anomalies ne se limitent pas à ce stade. Le transfert des malades des centres d’hémodialyse publics vers ceux du privé répond, essentiellement, à des considérations lucratives. «Des médecins proposent leurs services à des cliniques et laboratoires en contrepartie de commissions financières», a déploré l’intervenant.
Aussi, il a signalé que des officines sont derrière le forfait du remboursement des médicaments. Ces officines travailleraient en étroite collaboration avec des multinationales pharmaceutiques.
Ainsi, les insuffisants rénaux sont les victimes principales de ces pratiques. Par ailleurs, le Pr Rayane a annoncé que 6 millions d’Algériens présentent le risque d’atteinte rénale. Sur ce total, 1,5 million de citoyens sont atteint d’une maladie rénale chronique.
Actuellement, l’Algérie dispose de 270 centres d’hémodialyse dont 10 activent dans le secteur privé.
«L’insuffisance rénale chronique (IRC) touche 25% des hypertendus, 39% des patients dyslipidémiques, 25% des sujets âgés de plus de 60 ans et 60% des personnes atteintes du cancer», a mentionné une étude faite par la Sandt. A l’échelle mondiale, 500 millions de personnes souffrent d’une insuffisance rénale. Pour cette année, l’Algérie compte 13.000 patients qui bénéficient de l’hémodialyse. Chaque année, 3500 personnes sont atteintes de l’IRC. Sur ce plan, les estimations de la Sandt sont effrayantes. Pas moins de 20.000 personnes pourraient être atteintes de l’IRC d’ici 20 ans. En effet, les insuffisants rénaux vivent un véritable drame. Ces derniers jours, deux filles sont décédées car n’ayant pu bénéficier d’une prise en charge adéquate.
L’une originaire de Annaba, Aya, était âgée de 11 ans. L’autre était âgée à peine de 17 ans. Elle habitait dans la wilaya de Médéa. «Chaque vie humaine perdue est un malheur», a déclaré, pour sa part, le Pr Benarbadji, le doyen des néphrologues algériens et maghrébins. Pour rappel, la première greffe rénale en Algérie a été réalisée le 14 juin 1986. «Nous étions les premiers à le faire à l’échelle maghrébine. Actuellement, nous accusons un retard considérable par rapport aux pays voisins, dans ce domaine», a regretté le Pr Benarbadji. Il est certain que la prise en charge des IRC nécessite une intervention sur plusieurs plans. Il s’agit entre autres, de l’hémodialyse et de la transplantation d’organe. Sur ce dernier chapitre, le Pr Rayane a précisé qu’une agence nationale de transplantation d’organe verra le jour, au plus tard, au moins de juillet prochain. (L’Expression-11.03.2010.)

 


 

4 réponses à “L’Algérie à travers la presse.1”

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