Le paradoxe algérien

*Marche de solidarité pour la Palestine

   on autorise, puis on interdit!?

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	Hier sur la place du 1er Mai, des&nbsp; manifestants emp&ecirc;ch&eacute;s d&rsquo;entamer leur marche pour Ghaza  » src= »http://www.elwatan.com/images/2014/07/26/ghaza-b-souhil_2304989.jpg » /></p>
<p><strong><span style= La marche pour la Palestine a été empêchée, hier à Alger, alors que la rumeur avait circulé, la veille, laissant croire que les autorités permettaient les manifestations pro-palestiniennes. Plusieurs figures politiques, essentiellement de la mouvance islamiste, accompagnées de leurs militants, ont convergé vers la place du 1er Mai pour une marche qui devait aboutir à la place des Martyrs ; ils se heurtent à un barrage infranchissable dressé par les forces de l’ordre.

L’accès à la rue Hassiba Ben Bouali est carrément barré par des fourgons cellulaires, suscitant l’indignation des manifestants, provoquant une confusion générale et une mésentente entre les organisateurs. Des petits rassemblements se forment autour des leaders politiques et des prises de parole sont improvisées. Mohand-Arezki Ferrad, ancien parlementaire, s’est dit «choqué» de l’empêchement de la marche.
«C’est une catastrophe, on nous empêche même d’exprimer notre solidarité pour un peuple meurtri.

C’est du despotisme», a-t-il accusé. Même sentiment d’indignation exprimé par l’ancien ministre Noureddine Bahbouh, qui dénonce l’interdiction d’une «marche pacifique». Djamila Bouhired, héroïne de la guerre d’indépendance, qui fait partie des initiateurs de la manifestation, ne trouve pas de mots pour exprimer sa colère. Bousculée et étouffée par des manifestants qui voulaient se rapprocher d’elle, elle a fini par partir pendant que le chef de file du Front pour la justice et le développement (FJD), Abdallah Djaballah, accompagné de Abdelkader Boukhemkhem et de Khaled Ben Smaïn, arrivent à la place du 1er Mai. Nourddine Benbrahem des Scouts et par ailleurs ancien parlementaire du RND, accourt vers Boukhemkhem pour lui faire la «bise».

Abderezak Makri, président du MSP qui a ramené le gros des troupes, tente de franchir le barrage, mais c’est peine perdue. Impossible.
Les officiers de police se montrent fermes et intraitables. «La marche est interdite», lui lance un officier. Makri rebrousse chemin et tente d’improviser un rassemblement suivi d’une prise de parole. Il en est empêché dans un premier temps par des militants islamistes qui appartiennent visiblement à un autre courant. Le président du MSP réussit tout de même à prendre la parole pour fustiger le régime : «Il est inacceptable que dans le pays du million de martyrs on empêche une marche de solidarité avec nos frères palestiniens.

Ceux qui ont interdit cette manifestation servent les plans d’Israël, des Américains et des Français. Ils ont vendu la cause palestinienne.» Et Makri d’assurer que les Algériens «n’accepteront jamais la trahison de l’Algérie». Non loin, Djilali Soufiane de Jil Jadid, qui s’est replié avec ses militants pour éviter de figurer dans un rassemblement aux couleurs islamistes, ne comprend pas l’interdiction et va encore plus loin dans son accusation au pouvoir en place : «Le pouvoir n’aime pas la liberté. S’il n’avait pas peur de la réaction du peuple, le pouvoir aurait soutenu de manière claire l’attaque israélienne contre la Palestine. Voilà où nous a menés le régime Bouteflika : lui assis et le peuple à genoux.»
Ainsi, la mobilisation prévue pour la solidarité avec la Palestine et la dénonciation de l’agression de l’armée israélienne contre la bande de Ghaza a tourné au procès du régime.

Fortement remontés les manifestants n’ont cessé de scander des mots d’ordre hostiles au régime algérien et au président Bouteflika. Un autre groupe de manifestants, visiblement autonome et bien encadré, crie sarcastiquement : «Ya dawla wach diri bina baâthina nharbou essahyina» (ô pouvoir que fais-tu de nous, envoie-nous combattre les sionistes). Abdelaziz Rahabi qui, lui aussi, est venu pour la marche pour la Palestine, dit ne pas comprendre l’empêchement de la manifestation : «On aurait pu laisser les Algériens marcher et exprimer leur solidarité avec les Palestiniens.

En l’interdisant, cela a donné l’occasion aux islamistes de tenir un meeting.» Au bout de deux heures d’un rassemblement «désordonné», la plupart des leaders politiques et leurs militants quittent les lieux ; le barrage dressé par les forces de l’ordre est levé, laissant la voie libre à quelques dizaines de manifestants qui rejoignent la place des Martyrs. Contrairement à d’autres capitales du monde, Alger a été empêchée de marcher pour la Palestine.*El Watan- 26.07.2014 

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*On prête aux étrangers puis on efface

Effacement des dettes des pays africains et de deux pays arabes

Comment appuyer des efforts de développement d’autres pays au moment où en Algérie le front social est en perpétuelle ébullition, à commencer par la grogne dans le secteur de la santé?

On prête et on efface. Les dépenses outrancières consenties par le gouvernement algérien, au cours des deux dernières années répondent-elles à une logique économique?

Non, rétorquent les économistes qui voient en l’augmentation tous azimuts des salaires et primes de millions de travailleurs, le prêt de 5 milliards de dollars au FMI, et tout récemment l’effacement des dettes des pays africains et de deux pays arabes, à savoir l’Irak et le Yémen, un épuisement programmé des réserves de change.
A commencer par le prêt accordé au FMI. Car, comment expliquer qu’un pays qui était l’otage, une décennie durant, des conditionnalités du Fonds monétaire international, accorde à ce dernier un prêt aussi important? D’autant plus que le FMI n’est pas très populaire auprès du citoyen lambda.
N’est-ce pas cette institution financière mondiale qui est derrière le démantèlement d’une partie du tissu industriel public déficitaire et le licenciement de dizaines de milliers de travailleurs, lors du plan d’ajustement structurel des années 1990? Pourtant, de par cette attitude paradoxale, Alger n’augmente pas son poids et son influence au sein du FMI. C’est également une position qui est loin de refléter son poids dans l’économie mondiale.
Il aurait donc fallu utiliser la somme accordée au FMI dans l’effort de développement national. D’autant plus que le prêt de l’Algérie au FMI n’a aucun impact sur ses décisions. C’est ce qu’a affirmé récemment le Dr Mebtoul à L’Expression. Rappelant que le FMI, qui veut augmenter de 500 milliards de dollars ses ressources, a demandé un prêt de 20 milliards de dollars à l’Algérie, notre interlocuteur notera que 5 milliards de dollars représentent uniquement 1% des 500 millions de dollars. «Il n’y a donc aucun impact sur les décisions du FMI», a-t-il indiqué. Avec un taux d’inflation mondiale de 3%, le Dr Mebtoul estime que même les placements à l’étranger sont presque à un taux d’intérêt négatif. Sur un autre chapitre, le gouvernement a annoncé avoir procédé, depuis 2010, à l’instar des mesures prises en faveur de 14 pays membres de l’Union africaine, à l’annulation des dettes détenues sur deux Etats membres de la ligue des Etats arabes, en l’occurrence l’Irak et le Yémen, pour un montant supérieur à 500 millions de dollars.
Un geste qui, indique le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, «intervient dans la continuité du soutien de l’Algérie à l’endroit des peuples arabes en particulier, dans les situations qui nécessitent des actions de solidarité immédiates, notamment comme appui à la reconstruction et aux efforts de développement économique et social». Comment appuyer des efforts de développement d’autres pays, au moment où en Algérie le front social est en perpétuelle ébullition, à commencer par la grogne dans le secteur de la santé? Aussi, d’aucuns se demandent comment le gouvernement décide-t-il de prêter au FMI et d’effacer les dettes de pays, sans la moindre consultation du Parlement et de la classe politique. Des mesures qui interviennent, paradoxalement, dans une conjoncture sociale des plus tendues.
A noter que l’Algérie a procédé depuis 2010 à l’annulation des dettes, d’un montant global supérieur à 902 millions de dollars, qu’elle détenait sur 14 pays membres de l’Union africaine (UA). Cette mesure, annoncée à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de la création en 1963 de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), a bénéficié au Bénin, au Burkina Faso, au Congo, à l’Ethiopie, à la Guinée, à la Guinée Bissau, à la Mauritanie, au Mali, au Mozambique, au Niger, à Sao Tomé et Principe, au Sénégal, aux Seychelles et à la Tanzanie.
Là aussi, il s’agit d’«un geste concret d’entraide qui s’inscrit dans le cadre de la solidarité africaine et illustre la volonté politique du gouvernement algérien d’assumer pleinement son engagement en faveur de la promotion économique et sociale du continent». Il est tout à fait normal de soutenir les efforts de développement en Afrique, mais faudrait-il encore songer à rationaliser ses dépenses, pour parer à toute éventualité, en cas de baisse subite des prix du pétrole.*L’Expression-02.06.2013.

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Hillary Clinton dévoile avoir fait du lobbying auprès du président Bouteflika

*au profit de la compagnie américaine General Electric pour un contrat de 2.5 milliards de dollars.

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Hillary Clinton, l’ex-Secrétaire d’Etat américain, a révélé dans son nouveau livre, Hard Choices, sorti aujourd’hui 10 juin, qu’à l’issue de sa rencontre, à Alger en octobre 2012, avec le président Abdelaziz Bouteflika, qu’elle était « optimiste » sur le fait que la compagnie américaine General Electric (GE) allait décrocher un contrat de 2.5 milliards de dollars.

« Moins d’une année après, c’était fait » écrit madame Clinton dans son livre, reconnaissant ainsi explicitement avoir réussi son lobbying auprès des plus hautes autorités algériennes.

Effectivement, le 22 septembre 2013, c’est le le PDG de Sonelgaz, Nourredine Boutarfa, qui a annoncé que General Electric a remporté un contrat de fourniture de turbines d’une capacité totale de 8.400 mégawatts pour un montant de 2,2 milliards de dollars ».

« L’accord avec GE vise à augmenter la capacité de production d’électricité de l’Algérie pour mettre fin aux coupures fréquentes ces dernières années, notamment durant l’été, et à abandonner progressivement la fourniture de centrales clé en main et à domicilier la fabrication en Algérie, selon M. Boutarfa qui a fait cette annonce à la radio nationale.*algerie1.com- 11/06/2014 

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3 réponses à “Le paradoxe algérien”

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