Le systéme n’aime pas les intelligents,les compétents

** car ils incarnent le renouveau et le changement…des situations meilleures.

Le système leur préfére les  »médiocres »…car dociles et obéissants…sans état d’âme!

**Ces élites que l’on ne retrouvera jamais plus    

Le systéme n'aime pas les intelligents,les compétents cerv

*les meilleurs ne sont sollicités que lorsqu’il y a une situation exceptionnelle, le feu à la maison par exemple

*Par Salim METREF

Au cours d’une émission de télévision diffusée sur une chaine publique française, et en partie dédiée à l’itinéraire d’un ancien premier ministre et l’une des rares personnalités française à ne pas avoir postuler à la magistrature suprême, un célèbre journalise, Bernard Guetta pour ne pas le citer, énonça à propos du choc des ambitions et du tragique destin des meilleurs, que «ces derniers, les meilleurs en l’occurrence, ne sont sollicités que lorsqu’il y a une situation exceptionnelle, le feu à la maison par exemple et que l’on ne peut faire autrement. Mais dans la majorité des cas, tout est toujours arrangements entre les médiocres ».         Ces propos qui peuvent être validés dans tous les contextes, par tous les cas de figure et sous toutes les latitudes sont d’autant plus pertinents qu’ils expliquent aussi et pourquoi les meilleurs s’en vont, préférant le plus souvent l’exil volontaire où forcé et que d’autres restent, dépérissant dans l’isolement et la décrépitude.

Ainsi et dans de nombreux lieux de par le monde, les destins de ceux qui constituent l’élite se brisent souvent sur les remparts de l’incompréhension et de l’autoritarisme et les itinéraires des plus brillants sont souvent anéantis dans les marécages nauséabonds de l’arbitraire et du non-droit. Et il faut le plus souvent fuir où accepter de ne plus exister. Et parfois dans ces contrées là, porter une arme à la ceinture où un fusil en bandoulière est plus gratifiant que brandir l’étendard pacifique de sa propre réussite, fut-il celui du Nobel de Médecine !

L’Algérie n’a pu, hélas elle aussi, échapper à ce cruel et redoutable syndrome: Perdre ses élites et éprouver les plus grandes difficultés à les reconstituer. Combien de nos meilleurs pédagogues, scientifiques, diplomates, hommes politiques, hommes de théâtres, poètes, écrivains, artistes, théologiens, hommes de religion, militaires, avocats, médecins et autres professionnels ont dû subir, le plus souvent seuls, les pires humiliations et payé, rubis sur ongles, leur innocent délit, celui d’être sans doute plus intelligents et plus compétents que d’autres. Sans défense et sans recours, ils acceptèrent, parfois sous la contrainte mais aussi sous la menace, que d’autres abrègent leurs carrières et brisent leurs légitimes ambitions. Et ces départs massifs de nos meilleures compétences ont inéluctablement engendré la dramatique régression, celle qui ne pourra jamais être féconde, que nous observons aujourd’hui au niveau de tous nos secteurs d’activités et dont le symptôme le plus bénin est la déliquescence de tous nos services publics y compris les temples du savoir et de la connaissance que sont sensées représenter nos écoles et nos universités. Les situations métastasiques, elles autrement plus graves et représentatives du manque cruel de compétences avérées qui s’annonce, se manifesteront certainement à court terme !

Mais le gâchis et la déperdition ont déjà commencé tout au début des premières années d’une jeune nation en devenir. Auteur prolifique d’une célèbre trilogie algérienne, complétée plus tard d’une non moins illustre trilogie nordique, qui mieux que Mohammed Dib dont l’œuvre illuminera encore longtemps la littérature universelle contemporaine incarne le mieux, à coté d’autres exilés algériens de renom, cette intelligence arrachée à cette terre bénie du ciel qui continue de porter le deuil de ses meilleurs enfants. Il écrivit, à l’automne de sa vie et dans son dernier livre publié, ses souvenirs d’enfance. Il était, comme le décrivit si bien Tahar Ben Jelloun, «un grand poète et un homme ancré dans l’humilité que l’histoire et ses épreuves lui ont appris ». Expulsé d’Algérie en 1959 par la police coloniale, il mourut en France le 2 mai 2003. Le silence de celui qui ne fût ni bavard et ni agitateur, qui eût la voix paisible et baignée de poésie, et qui assourdit encore de son génie incarne sans aucun doute le mieux ces premières élites qui auraient pu porter ce grand destin contrarié et inachevé de notre pays. Contrarié par l’ironie du sort et inachevé à cause de la cruauté des hommes. Mais l’on ne peut, comme on dit, échapper à ce qui est déjà écrit.

Alors les élites furent achevées et réduites au silence. Ferhat Abbas et Abane Ramdane payèrent aussi les statuts de redoutable tribun et de grand stratège que pouvait leur conférer une intelligence hors du commun. D’autres encore, comme Malek Bennabi où Mouloud Mammeri, fûrent souvent condamnés au silence par ceux qui étaient tout simplement jaloux de leur génie.

Les élites, c’est-à-dire les meilleurs, celles et ceux qui peuvent aussi porter les destins des grandes nations et concrétiser les plus grandes ambitions incarnent toujours le renouveau et le changement mais suscitent également les plus grandes rancœurs et subissent desseins les plus sournois.

Les données sont d’une extrême gravité et donnent froid dans le dos. Nos meilleures compétences ne sont plus en Algérie. La déperdition se chiffre en centaines de milliers, voire en millions. Et le syndrome continue. Les investissements consentis pour former cette élite, que nous ne pourrons plus reconstituer, sont colossaux et notre développement économique et social est déjà hypothéqué par ce reflux de l’intelligence et de l’excellence et cet afflux de la méconnaissance et de l’ignorance. Faut-il incriminer ceux qui sont partis ? Certainement pas.

Qu’est-ce qu’on peut léguer quand on a failli à sa mission ?

Beaucoup l’ont fait non sans avoir essayé de changer les choses et sans s’être battus. Beaucoup ont finalement renoncé. Certains sont devenus fous et d’autres se sont même donnés la mort. Nous entendons aussi, ici et là, des propos très critiques, relatifs à cette «supposée inconsistance idéologique, intellectuelle et culturelle » de nos nouveaux députés, qui nous laissent perplexes et dubitatifs. Faut-il se contenter de pérorer sur les qualités de ces jeunes élus lorsque certains parmi les plus âgés, ceux à qui incombait notamment la lourde tâche de les former et de les préparer à cette fonction, ont failli à leur mission ? Souvent âgés, insatiables, ces derniers continuent d’être en situation de responsabilité, faisant fi du sacro-saint principe de solidarité entre les générations et le plus souvent sans jamais avoir pu être les bons coachs qu’ils auraient dû être ! Mais ici, on raffole souvent, sur l’autel de l’égo et de la mégalomanie, du sacrifice de générations toutes entières et on achève bien les élites. Alors de grâce, laissons au moins aux plus jeunes le droit de se construire eux-mêmes et d’acquérir expériences et autres qualités d’éloquence, d’analyse et de synthèse requises. L’heure est grave mais nous nous complaisons toujours dans ce que nous considérons, à tort, comme les signes précurseurs de notre émergence : un étalage d’une richesse suspecte, une consommation effrénée de produits que nous ne fabriquons pas et l’illusion de l’accès et de la maîtrise des nouvelles technologies. En réalité, ces éléments constituent les véritables symptômes de notre sous-développement chronique car nous restons encore et toujours à la traine d’un monde qui se transforme sans nous. Nous consommons goulûment ce qui constitue, pour trois ou quatre décennies encore, notre seule et unique ressource : une énergie fossile qui tôt ou tard disparaitra.

Le sursaut est donc plus que nécessaire. Il est incontournable car indispensable à notre propre survie. La complainte de nos substantielles réserves de change et de nos fastidieuses réalisations ne pourra plus, longtemps encore, voiler notre échec et porter notre obstination à ne plus voir une cruelle réalité : Nous ne sommes plus créatifs et nous n’avançons plus. L’Algérie n’offre plus de perspectives à son peuple. Et nous sommes enfermés dans le cruel dilemme d’un pays riche et d’un peuple pauvre! Sans la liberté et la justice, l’argent et l’autoritarisme n’ont jamais fait bon ménage et ont très souvent été générateurs de corruptions, de rapines et de péculats. Et ils ont souvent constitué le pire des attelages qui ne pourra que nous conduire à notre perte et provoquer notre implacable chute.

L’avenir serait-il donc peut-être moins reluisant que ce que l’on semble vouloir nous faire croire ? Espérons que non et que Dieu nous préserve de cette grande illusion : Celle qui consiste de continuer de croire que tout peut se gérer par la force et se gagner par l’argent. Seuls l’intelligence et le savoir pourront porter l’espérance. Une politique volontariste de développement des compétences et de reconstitution des élites, voulue et soutenue par les pouvoirs publics et soumise au crible du débat libre et démocratique, est indispensable pour espérer une hypothétique renaissance. Tout n’est pas encore entièrement perdu. Et le mensonge, l’incompétence et l’imposture, qui n’auront que trop durer depuis cinquante ans, finiront par se découvrir nus au pied du mur impitoyable de la mondialisation et de sa perversité qui elles ne craignent et ne redoutent que les meilleurs ! *Salim METREF..(paru dans le quotidien d’Oran-jeudi 04.10.2012.

**Salim METREF…Né à Kouba à l’ex-clinique Saint-Antoine, quelques années avant l’indépendance
de l’Algérie, Ingénieur de l’Institut Algérien du Pétrole (I.A.P), Docteur de
l’Ecole Centrale Paris, Ancien Professeur à Passy-Saint-Nicolas-Buzenval,
l’auteur de ce blog a eu un parcours professionnel et un itinéraire humain qui
lui ont permis de découvrir une petite partie de la diversité du monde,
d’apprécier la bonté de l’humain qui reste encore et sous différentes latitudes
un bien commun partagé et de croire qu’une coexistence paisible entre des
peuples si différents, unis par un regard commun et surtout inquiet porté vers
une planète devenue si fragile, est possible. Et puis ces expériences humaines
comme ce vécu, fait de respect mutuel et d’abnégation partagée, d’un professeur
musulman, algérien, dans un prestigieux établissement catholique, français, qui
forgent aussi vos opinions. Enfin cette Algérie qui vous fait vieillir si vite
mais qui a tant besoin de vous et que vous aimez tant. L’espoir est toujours
permis malgré une actualité souvent pénible et parfois même insoutenable qui
vous fait nécessairement rebondir. Alors Incha Allah demain.

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*La relation entre les intellectuels et le pouvoir en Algérie a toujours été très compliquée et difficile

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Khaola Taleb-Ibrahimi. Universitaire et intellectuelle

«Le système a mené le pays à l’impasse»

Figure universitaire et intellectuelle engagée, Khaola Taleb-Ibrahimi décrit le système politique en place depuis 1962 qui a construit son pouvoir sur «le mépris total de la société». En assumant son rôle de «vigie», elle lance un appel pour sortir rapidement le pays de l’impasse dans laquelle il est enfermé afin de lui éviter d’autres drames.

- Vous êtes universitaire depuis de longues années. Dans quel état l’université algérienne est-elle aujourd’hui ?

**Je suis une universitaire impliquée et engagée dans la mesure où je considère qu’avec l’expérience que j’ai accumulée dans ma mission de formatrice, mais aussi dans les travaux et les recherches que j’ai menés dans les sciences humaines et sociales, je ne peux qu’être engagée dans la compréhension de ma société qui s’appuie à la fois sur la recherche et la formation, la recherche d’une action ouverte par des perspectives, qui propose et suggère aux hommes de décision dans le pays des voies par lesquelles les choses pourraient être changées dans notre société. Et puis, la recherche-développement vise à permettre de mieux comprendre la société et de participer à la connaissance. Parce que la mission première de l’université est d’être à l’avant-garde de la société et de la tirer vers le progrès et le développement. Or, ce qui se passe actuellement, qui me désole et me heurte profondément, est que l’université a oublié cette mission ou on la lui a fait oublier.
C’est la société, avec toutes ses tares et contradictions, dans tous ses aspects positifs et négatifs, qui a investi l’université. Et c’est pour cela que nous voyons fleurir à l’université des comportements totalement étranges. L’université doit former des cadres de la nation qui seront capables de relever les défis du monde actuel, en travaillant sur la compréhension de la société et en accumulant un capital de connaissances sur le pays et sur le monde. Elle doit être non pas une tour d’ivoire, mais plutôt une tour de vigilance. Une vigie du pays qui alerte la société et les gens qui sont à la tête du pays. Elle attire l’attention par les travaux qu’elle fait sur ce qui pose problème, ce qui peut être amélioré et changé. Parce que c’est notre mission qui consiste à réfléchir à ce qui se passe dans notre pays.

- Cela nous amène à poser la question du rapport des élites intellectuelles au pouvoir. Sont-elles écoutées par le pouvoir politique ou cherche-t-on plutôt à les soudoyer ?

**La relation entre les intellectuels et le pouvoir en Algérie a toujours été très compliquée et difficile. Nous sommes un pays qui, par sa pesanteur sociologique et historique, regarde ses intellectuels avec beaucoup de méfiance. C’est un trait qu’on voit dans la société. Lisez tout ce qui a été écrit sur l’histoire culturelle et la sociologie politique et culturelle de ce pays et vous verrez qu’on regarde les intellectuels comme étant les empêcheurs de tourner en rond. On leur demande d’être des clercs – ce que Gramsci appelait les intellectuels organiques –, c’est-à-dire d’être au service du pouvoir. Je ne vois pas cette mission d’un point de vue négatif. Je pense qu’il faut des intellectuels proches du pouvoir politique dans la mesure où ils peuvent travailler au bénéfice du pays et, éventuellement, compléter le travail que font les hommes de décision.

A côté de cela, le rôle des intellectuels est d’être des alerteurs qui réfléchissent, des vigiles dans le bon sens du terme, pas les gardiens du dogme. L’intellectuel est là pour avoir des opinions, des convictions, pour pouvoir les défendre et  travailler dans le sens du progrès et de l’évolution de la société. Et qui éventuellement pourrait et devrait s’opposer au pouvoir. Si le pouvoir va dans le sens contraire des intérêts du pays, pourquoi les intellectuels ne pourraient-ils pas le dire ? C’est notre rôle et moi, en tant que femme, intellectuelle et citoyenne algérienne, je revendique le droit de pouvoir exprimer fortement et librement mes opinions et mes convictions.

- Justement, de nombreux acteurs politiques et sociaux tirent la sonnette d’alarme et disent que le pays va droit dans le mur. Quel regard portez-vous sur l’état du pays ?

**Oui effectivement, le pays va mal. Les indicateurs sont au rouge. Quand des candidats au baccalauréat entrent dans une classe avec des armes blanches et cassent le mobilier scolaire parce qu’ils ne sont pas contents d’un sujet, je suis ahurie. Je suis profondément choquée et très inquiète. Quand des jeunes se comportent de cette manière, comment vont-ils appréhender les problèmes de leur pays ? C’est un signe révélateur d’un grand malaise. C’est une société qui s’installe dans un système qui a nié toutes les valeurs de l’effort qui font qu’on a rien sans rien.

La société et le pouvoir, qui en est l’émanation, ne réfléchissent qu’à l’argent facile et à la meilleure manière d’arriver à des postes de responsabilité, quand bien même ils sont incompétents. La société est bien malade. Alors quand la société est malade, on se pose la question du pourquoi. Et là, on est dans une relation dialectique avec le pouvoir qui dirige ce pays depuis l’indépendance. C’est-à-dire, qu’avons-nous fait de cette société ? Comment en est-on arrivés là ? Il y a certes le rôle de l’école et de l’université, mais celui de l’Etat, de l’administration et aussi et surtout celui du politique.

- Ne pensez-vous pas que c’est lié aussi à la nature du pouvoir politique en place ?

**Evidemment. C’est la nature du système politique mis en place depuis 1962 et qui a construit son pouvoir sur le mépris total de la société et de la population, en disant que de toutes les façons, les Algériens ne sont pas prêts pour la démocratie. Un peuple immature. Mais de qui se moque-t-on ? Et eux, ils sont quoi, de quelle société sont-ils sortis ? Notre histoire prouve que les Algériens étaient capables, dans des moments précieux, de relever les défis. Le dernier défi : les années de terrorisme, de violence extrême que nous n’avons pas encore résolu. Où était le peuple ? Il a bien relevé les défis. Les mamans ont continué à envoyer leurs enfants à l’école et les enseignantes ont continué à enseigner malgré les menaces.

Il faut bien, un jour, se poser la question : pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi ce pays, à la fois riche par la nature et par la qualité de ses ressources humaines, vit-il cette situation ? Pourquoi n’arrive-t-il pas à décoller ? C’est une question éminemment politique et nous avons le droit de la poser. Je pense qu’il faut avoir le courage de dire que c’est le système politique, mis en place à l’indépendance qui continue encore sous des formes plus au moins remaniées, qui nous a menés à cette impasse.

- Que faudrait-il faire pour sortir de cette impasse ?

**Nous n’avons pas de baguette magique, mais notre société est travaillée depuis des années par une volonté de changement. C’est une société qui bouge et qui recèle des forces formidables, si l’on s’appuyait sur elles. Et si on accordait de l’attention à toutes ces forces créatrices qui existent partout, on pourrait proposer, faire un changement qui permettrait à ce pays de sortir de l’impasse. Et quand nous ne lui proposons pas des solutions, c’est elle-même qui va les chercher et se crée ses propres solutions. L’Algérie a d’énormes potentialités, des possibilités de sortir de l’impasse, de devenir un pays où les Algériens vivront de manière digne et décente, et qu’on ne verra plus des milliers de jeunes mourir dans les flots de la Méditerranée pour aller chercher un paradis ailleurs. Le système politique est autiste. Il n’écoute pas sa société et ses pulsations. C’est un système qui en train de tourner en rond ; il navigue à vue et gère ce pays au jour le jour. Cela fait des années qu’on nous a promis un million de logements et, chaque année, des Algériens manifestent pour avoir un toit. Avec les possibilités qu’a l’Algérie actuellement, nous n’arrivons pas à résoudre ce problème ! Le problème réside dans cette navigation à vue et dans la mauvaise gestion. Dans la corruption et dans la mal gouvernance. Nous sommes dans un régime autoritaire.

Ces hommes et ces femmes qui se sont battus pour l’indépendance du pays, nous ne pouvons que les respecter. C’est grâce à eux que nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui. Ceci dit, ces gens-là nous gouvernent depuis combien de temps ! Ils ne sont pas capables de réviser, de se remettre en question, de se dire qu’avons-nous fait ? Le système est en panne déjà depuis longtemps. Va-t-on continuer cette fuite en avant parce que nous avons de l’argent, parce que le pays est riche et qu’il le distribue pour avoir la paix sociale ? Jusqu’à quand ? Et pourquoi, en tant que citoyens, nous n’aurions pas le droit de savoir comment l’argent de l’Algérie est dépensé et pourquoi il est dilapidé ? Pourquoi les gens qui dilapident ne rendent pas de comptes, alors qu’on met en prison un petit jeune qui a volé un portable – ce qui par ailleurs est condamnable –, alors que ceux qui ont dilapidé des milliards ne sont pas inquiétés ? Quelle image donnons-nous de notre société au monde qui nous regarde ? Qu’allons-nous laisser aux générations montantes ? Nous allons continuer à jouer à l’autruche et attendre de voir surgir une nouvelle crise semblable à celle que nous avons vécue dans les années quatre-vingt-dix. Que le pays soit de nouveau au bord de la faillite et qu’on fasse de nouveau appel au FMI et aux plans d’ajustement structurels ! Est-ce qu’on ne peut pas retenir les leçons du passé ?

Mon pays est en grand danger. Evitons-lui d’autres drames. Ayons le courage d’affronter la réalité de ce qui s’est passé à différentes étapes de notre histoire, de la regarder avec lucidité ! Regardons l’histoire récente et cette décennie de grande violence que d’aucuns voudraient appeler guerre civile ; moi je dis que c’est une guerre civile. Jamais plus cela ! Nous ne voulons pas la revivre et que des Algériens soient sacrifiés sur l’autel du pouvoir.

- Le chef de l’Etat est hospitalisé depuis cinquante-cinq jours maintenant. Quel commentaire cela vous inspire-t-il ?

**Déjà, la gestion de cette affaire montre que nous sommes dans une impasse. Le Président est un être humain, il peut tomber malade et nous devons lui souhaiter un prompt rétablissement. Je respecte l’intimité et la vie de famille de chaque Algérien, mais il se trouve qu’il est le premier magistrat du pays et que, dans le système politique dans lequel nous vivons, c’est le Président qui concentre les pouvoirs de décision.

Il me semble que chaque Algérienne et chaque Algérien sont en droit de se poser la question de savoir ce que devient notre Président. Parce que justement cette mauvaise gestion de la maladie du Président ne fait qu’alimenter les rumeurs. Quand M. Sellal nous dit de ne pas nous focaliser sur la santé du Président, je lui réponds de quel droit vous nous l’interdisez ? Je n’ai pas à me préoccuper des présidents du Chili, du Gabon ou du Vietnam qui se font soigner en France ou aux USA. Un président, un Premier ministre, un ministre sont des personnages publics engagés par la responsabilité pour l’avenir du pays. Et, de ce fait, nous sommes en droit de demander de quoi il en retourne.

Si le Président va bien, tant mieux. Moi je m’inquiète pour mon pays, je m’inquiète du fait qu’avec tous les problèmes que nous avons, on considère que le peuple algérien n’a pas le droit de savoir !

C’est énorme. On continue à considérer ce peuple immature qui, de ce fait, n’a pas le droit de savoir ce qui se passe à la tête du pays.
C’est absolument étrange qu’en 2013, un responsable algérien demande aux Algériens de ne pas se poser de question, de ne pas s’intéresser à une question fondamentale qui engage l’avenir du pays. Je suis sidérée. Je suis en droit de me dire que va devenir l’Algérie dans les mois qui viennent. C’est mon pays, je n’en ai pas d’autre, c’est là que je vais vivre et que mes enfants vivront. On ne peut pas continuer à avoir ces attitudes méprisantes de tous les responsables qui nous serinent, depuis des semaines, que le Président va bien et qu’il dirige le pays alors qu’il est absent.*El Watan-20.06.2013.

*Réactions d’internautes:

Dimoukratile 20.06.13 |

Bravo Madame !!!

Bravo pour cette intellectuelle algérienn qui avec des mots simples et clairs fait un diagnostic de la situation anachronique vécue par notre pays malgré les immenses potentialités qu’il recèle (humaines et matérielles). Mais la question qui reste posée est: les décideurs qui sont à la tête du pays ou le « timonier » en utilisant l’expression maoïste sont-ils prêts à entendre « cette alerte populaire » , il ne faut pas s’attendre aux changement souhaités par l’ensemble du peuple algérien qui ne peuvent être réalisés que dans le cadre d’une « démocratie populaire »
Comment voulez-vous que puisse émerger dans ce pays qui regorge d’atouts et où chaque algérien pourrait vivre dans la dignité un pacte social a minima? C’est tout simplement impossible. Il y a l’Algérie d’en bas qui s’épuise à survivre, l’Algérie laborieuse qui tire le diable par la queue pour nourrir et scolariser ses enfants et puis une Algérie d’en haut dont la source d’enrichissement est le trafic, la corruption, le détournement de capitaux, l’évasion fiscale, etc. Il n’y a que deux façons manières de remettre les compteurs à zéro: soit prononcer une amnistie fiscale générale et obliger les gens à rendre compte de l’origine de leur fortune à partir de l’instant t institué par la loi d’amnistie(ce qui permettra de créer une impôt sur le patrimoine ou sur la fortune) ou bien sanctionner très sévèrement les délinquants qui prospèrent en confisquant tous les biens mal acquis. Tout le reste, c’est du cinéma, une comédie indécente. L’incivisme abyssal de notre population(dont témoigne par exemple l’insalubrité et la saleté repoussante de nos villes) ne nourrit en partie de l’existence de groupes mafieux de plus en plus puissants qui se jouent de toutes les lois(internes et internationales). La justice n’est pas indépendante, etc. Il n’y a pas de volonté politique de s’attaquer au grand banditisme et à la criminalité organisée. Il est donc impossible de demander des sacrifices à celles et ceux qui n’ont déjà presque rien.

*Oui, mais….Oui, vous avez raison Madame, mais votre père a toujours fait partie de ce système et joué un grand rôle, notamment dans l’arabisation qui nous a ruiné.

**Le tabou de des années de la corruption

Nous savons que nos responsables politiques du plus petit au plus  grand sont la pour se servir et se servir du peuple comme des sujets , ces mêmes responsables se sont servis dans les deniers publics pour bâtir des fortunes colossales tout en privant  le citoyen du simple besoin rudimentaire . Quand les hommes politiques décident unilatéralement sans consentement du peuple algérien d’absoudre la dette de 6 milliards à des pays ou les hommes politiques sont des corrompus qui détournent  l’argent de leurs propres pays . Le pouvoir depuis 1962 à pis en otage le peuple algérien pour vouloir en faire un enfant soumis contraint à l’esclavage.  Cet enfant n’a de droit que subir les réprimandes de son parent même pas nourricier mais satirique. Ayez ma place et vous aurez ce privilège , sur ce principe une politique est fondée ou le plus faible subit le poids de toutes les autorités ou le droit n’a plus de place . Cela s’est accentué avec le régime totalitaire conçu ces dernières années ou même poser des questions devient un tabou. C’est quoi ces mastodontes , ces pachydermes qui veulent s’éterniser allant contre les lois de la nature , cette caste qui s’est auto proclamée comme la seule et unique alternative s’octroyant toutes les prérogatives et privilèges pour soumettre tout un peuple à ses dépends , un peuple qui a délivré l’Algérie du joug colonial. Je le dis haut et fort ces soit disant révolutionnaires vivaient loin du champs de bataille quand le citoyen pâtissait devant les soldats . Alors arrêtez vos fanfaronnades , vous n êtes pas  invincibles ni immortels car le seul juge est Dieu le tout puissant.

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Me Noureddine Benissad. président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme

«Le pouvoir considère suspect tout ce qu’il ne peut pas contrôler»

«Le pouvoir considère suspect tout ce qu’il ne peut pas contrôler»

En tant qu’avocat et président de la LADDH, quel constat faites-vous de la situation des droits de l’homme en Algérie ? Partagez-vous l’avis de ceux qui évoquent une régression dans le domaine ?

**L’ouverture politique amorcée après la Constitution de 1989 a été une bouffée d’oxygène pour les Algériens (reconnaissance du multipartisme, de la liberté de s’associer, de se syndiquer, de manifester, de se réunir, de créer des journaux, etc.).

C’était une période propice à l’adhésion de notre pays à des conventions internationales relatives aux droits de l’homme qui sont très importantes. L’instauration de l’état d’urgence en février 1992, qui a duré 19 ans, a renvoyé le processus démocratique aux calendes grecques. Les violations des droits de l’homme durant cette période ont été les plus graves de l’histoire de notre pays.

Après l’abrogation de l’état d’urgence en février 2011 et l’annonce de réformes politiques par le président Bouteflika suite à des mouvements sociaux, la nature du pouvoir a fini par annihiler tout espoir de changement, puisque sur le plan formel et sur le terrain, il y a eu une régression concernant les libertés collectives, notamment celles de s’associer, de manifester, de se rassembler, de se réunir et de s’exprimer.

Il y a constamment des tentatives de remise en cause des droits des femmes par des groupes sociaux fortement relayés dans la société. Pourtant, une société unijambiste ne peut avancer en sachant que les femmes constituent presque la moitié de notre population. L’égalité en droits entre hommes et femmes ne doit souffrir d’aucune équivoque.

Sont-ce toutes les libertés qui sont remises en cause ?

**Toutes les libertés, pourtant consacrées par la Constitution et les conventions internationales relatives aux droits de l’homme ratifiées par l’Algérie, sont malmenées sur le terrain. Les droits économiques sociaux et culturels sont constamment remis en cause : le droit de créer des syndicats, le droit de grève, le droit au travail, le droit à la santé et à l’éducation. Les richesses nationales sont inéquitablement réparties entre une Algérie d’en haut et une Algérie d’en bas. Regardez ce qui ce passe dans le sud du pays.

Les protestations des citoyens d’In Salah contre l’exploitation du gaz de schiste posent le problème de ce qu’on appelle la troisième génération des droits de l’homme (droit à l’environnement, droit au développement, droit à la solidarité et droit au contrôle des richesses par le peuple). La question de la constitutionnalisation de tamazight comme langue nationale et officielle est aussi un impératif en termes de droit.

Vous avez affiché vos craintes quant aux atteintes portées à la liberté de la presse et vous avez parlé d’un réel danger…

**Oui. La liberté de la presse est en danger et il est urgent qu’une loi vienne réguler la publicité avec des critères transparents. La publicité a une très grande importance pour la presse, dans la mesure où les ressources qu’elle procure permettent de faire baisser, ou plus exactement, de ne pas faire augmenter le prix de vente du journal. Les recettes de publicité constituent généralement la moitié des recettes du journal.

La vie ou la survie d’un journal dépend absolument de ses recettes de publicité. Ainsi apparaît une question d’importance capitale,   celle de la distribution de la publicité.

La distribution de cette manne pose le problème de la pression exercée par l’annonceur, qu’il soit étatique ou privé. Le droit de l’information ou loi sur l’information ne comporte pas actuellement de protection particulière sur cette question.

Cette distribution de la publicité échappe à tout contrôle législatif et les critères de distribution ne peuvent être que discriminatoires, puisqu’elle se fait en fonction de la ligne éditoriale du média. La répartition de cette manne publicitaire est faite selon les critères contestés et contestables, puisque ce sont, toujours, les journaux dociles qui sont le plus servis.

A votre avis, pourquoi une telle régression ? De quoi ce pouvoir a-t-il peur ?

**Je suis tenté de vous répondre qu’une société «véritablement démocratique» est une condition d’existence des droits de l’homme. La question des droits de l’homme est intimement liée à l’état des lieux qu’on fait sur la démocratie. Le paradoxe, là encore, est qu’il est plus facile de défendre et faire progresser les droits de l’homme dans les pays démocratiques que là où ils ne sont pas respectés.

A mon sens, le pouvoir ne veut pas changer son logiciel qui consiste à penser que tout ce qu’il ne contrôle pas est suspect. Pourtant les pouvoirs sans contre-pouvoirs ne peuvent déboucher que sur des tyrannies.

Ceci dit, on ne saurait, même dans des démocraties achevées, se reposer uniquement sur le pouvoir et les juges pour garantir les libertés. Le respect des droits de l’homme dépend aussi de la capacité des citoyens à se mobiliser pour les défendre, à les transformer en «cause civique».

En parlant justement de la société et de ses revendications, nous assistons ces derniers jours au procès des représentants de chômeurs.Vous avez déclaré que le seul tort de ces personnes est d’être des militants des droits de l’homme.

Pourquoi cet acharnement contre ces jeunes ?

**J’ai assisté, à côté d’autres de mes confrères, à tous les procès où les poursuivis étaient tous des chômeurs, mais en même temps des défenseurs essentiellement de leur cause, à savoir le droit d’avoir accès à un emploi ou tout simplement l’accès à une vie décente. Ils ont été poursuivis pour avoir manifesté pacifiquement et exprimé une opinion sans recourir à aucune forme de violence. Ils sont actifs sur le terrain des droits de l’homme et c’est leur seul tort. Ils n’ont commis aucun délit et n’ont fait qu’exercer leurs droits constitutionnels.

Peut-on dire qu’il y a une chasse contre les défenseurs des droits de l’homme ?

**Les défenseurs des droits de l’homme sont dans leur rôle en dénonçant les violations des droits de l’homme et il est de l’obligation de l’Etat d’être à leur écoute et d’amorcer des dialogues à chaque fois que c’est nécessaire. Car l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les causes des malheurs des sociétés et des peuples. On ne peut indéfiniment apporter des solutions sécuritaires et judiciaires à des problèmes politiques et sociaux.

Il y a une semaine, nous avons assisté au procès des mis en cause dans l’affaire Sonatrach 1, qui a été, comme attendu, reporté. Quelle est votre lecture ou vos analyses concernant cette affaire ?

**Je ne connais pas les détails de l’affaire Sonatrach 1, mais j’ai cru comprendre que la défense a demandé le renvoi de l’affaire, car elle estime que les conditions d’un procès équitable n’étaient pas réunies. Je regrette que des personnes qui sont censées être innocentes soient en détention depuis 5 ans.  On devrait se pencher sur ces questions, car ce sont des drames humains.

Je suis d’avis aussi qu’on doit réfléchir sérieusement à trouver un équilibre entre le droit d’informer et la présomption d’innocence.

Youcef Ould Dada est condamné pour avoir mis en ligne sur sa page facebook une vidéo mettant en cause des policiers et a été poursuivi pour «outrage envers les corps constitués» et diffusion de documents de «nature à nuire à l’intérêt national».Est-ce normal ?

**Effectivement, le jeune Ould Dada a été condamné pour outrage à corps constitué.

On ne va pas refaire son procès, mais nous avons soutenu pendant le procès qu’il fallait juste que les autorités vérifient la justesse des déclarations du jeune Ould Dada en ouvrant une enquête impartiale. Mais là aussi c’est le pot de fer contre le pot de terre…

Le projet relatif aux associations a fait couler beaucoup d’encre. De nombreux militants algériens et d’ONG étrangères disent que la liberté d’association est entravée et considèrent que la loi 2012-06 sur les associations a restreint les libertés.

La loi rend les organisations de droits de l’homme vulnérables à une ingérence gouvernementale excessive ? Est-ce que cela se ressent déjà sur le terrain ?

**La loi du 6 janvier 2012 relative aux associations est une loi liberticide. Elle est en régression par rapport à la loi de 1990, car elle consacre désormais le principe de l’agrément au lieu du système déclaratif.

Elle n’est conforme ni à la Constitution ni aux conventions internationales, notamment au pacte international sur les droits civils et politiques ratifié par notre pays. Sur le terrain, on constate une discrimination entre les organisations non gouvernementales (ONG) et les organisations véritablement gouvernementales (OVG).

Cette politique est savamment entretenue par les autorités tant au stade de la création que du financement et du traitement politique. Plusieurs associations, dont la nôtre (la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme), ont critiqué cette loi et ont même présenté un projet alternatif, mais il n’y a eu aucune réaction positive, pour ne pas dire qu’il n’y a eu aucun interlocuteur.

La polémique enfle entre les magistrats et les défenseurs des droits de l’homme autour de la détention provisoire. Vous avez toujours dénoncé le recours abusif à la détention provisoire. A votre avis, quelle est la démarche la mieux indiquée ?

**Il est faux de penser que c’est une polémique entre magistrats et défenseurs des droits de l’homme ou des avocats. La justice algérienne est rendue au nom du peuple algérien, il est donc normal que la question de la détention provisoire et de la justice d’une manière générale soit une des questions sociétales.

A mon sens et dès lors que l’on pose la liberté et la présomption d’innocence comme règles et la détention provisoire (prison) comme une exception, il faut le préciser davantage dans le code de procédure pénale et encadrer tout le processus décisionnel de mise en détention (mise en place de mécanismes collégiaux), en renforçant les droits de la défense et des recours, car mettre en prison une personne est un moment délicat. Il faut aussi privilégier les mesures alternatives à la mise en détention.

Ceci dit, la question de la détention est étroitement liée à la question de l’indépendance de la justice. La justice doit être le véritable garant des libertés en réformant les lois organiques relatives au statut de la magistrature et du Conseil supérieur de la magistrature. Il faut aller aussi vers l’indépendance du parquet vis-à-vis de l’exécutif et  faire du parquet une institution indépendante, comme le juge du siège.

La défense devrait avoir les mêmes armes que l’accusation pour garantir des procès équitables.  C’est d’une réforme profonde dont on a besoin et la LADDH appelle depuis des années à des états généraux sur la justice.

-Vous avez toujours soutenu la cause des familles des disparus, mais pour l’heure rien n’est réglé. Où se situe le problème ?

 **Il me semble que la société algérienne est assez mûre pour affronter la vérité. Parler des disparus n’est pas une plaie à rouvrir, mais une catharsis nécessaire pour que les causes qui ont mené à la violence que nous avons connue ne se reproduisent plus. Le processus de vérité et de justice est long, mais il est indispensable pour la réconciliation.

Vous avez été approché par le FFS dans le cadre de son initiative pour la tenue de la conférence du consensus. Que pensez-vous de ce projet et aussi de la démarche de la Coordination nationale pour la transition démocratique (CNTD)?

**Les démarches du FFS et de la CNTD sont respectables. Ces acteurs sont dans leur rôle de partis de lancer des initiatives politiques. Le pouvoir réfute les concepts du changement et de transition démocratique. Nous sommes, donc, dans une sorte de société bloquée. Je ne connais pas d’expériences de transition démocratique dans le monde où le pouvoir n’a pas été partie prenante à ces processus.

Il y a quelques jours, l’Algérie a célébré la Journée de l’avocat. Que pouvez-vous dire à ce sujet et quelle est aujourd’hui la place de l’avocat dans notre société ?

**La Journée nationale de l’avocat a été un moment convivial pour que la famille de la défense se rencontre, mais aussi un moment d’émotion d’évoquer nos aînés qui ont donné leur vie ou une partie de leur vie pour l’indépendance de notre pays.

C’est aussi une opportunité pour se donner des perspectives et veiller à l’indépendance du barreau, à renforcer son rôle dans la société et à sa mise à niveau en faisant de la formation continue une priorité. Les avocats sont par définition des défenseurs des droits de l’homme et on doit inlassablement défendre les libertés des citoyens, car rien n’est définitivement acquis.*Nabila Amir-El Watan-lundi 30 mars 2015

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Une réponse à “Le systéme n’aime pas les intelligents,les compétents”

  1. 20 11 2012
    mulberry (22:01:49) :

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