Soufisme et zaouïa en Algérie

**Cheikh Khaled Bentounes en messager du « Vivre Ensemble »

bentounes-forum

Le chef spirituel de la Tariqa Alawiya était l’invité ce mardi du forum hebdomadaire. La salle s’est avérée pas assez spacieuse pour contenir l’assistance composée de journalistes, d’universitaires, de curieux. On a même relevé la présence de Monseigneur Teissier, ex Cardinal d’Alger. Il nous a dit être « l’ami de Cheikh Bentounes ».

Il va sans dire que le regard que porte le chef spirituel de la Alawiya sur la religion ne laisse pas indifférent, au moment où l’Islam est souvent associé à la violence par la faute de ceux qui s’en revendiquent en dehors de toute légitimité.

Mais l’invité de Liberté, plutôt  que de verser dans la polémique sur la religion, a préféré parler à son auditoire de la chose qui lui tient actuellement le plus à cœur : son initiative du « vivre ensemble ». Il revient d’emblée sur son récent déplacement au siège de l’ONU en pèlerin de cette démarche porteuse de paix et d’amour.

« Je vous demande de m’aider à répandre ce message, à lui donner une portée à la fois individuelle et collective », lance-t-il en s’adressant particulièrement aux journalistes. Cheikh Bentounes, fera un détour historique pour expliquer l’origine de son initiative.  «C’est une initiative qui est née dans notre pays, à Oran, lors du congrès féminin international qui s’est déroulé du 28 octobre au 1 novembre 2014 ».

Un congrès, pour rappel, qui avait réuni 3.000 personnes et un large panel d’universitaires qui ont eu à débattre de la problématique de la paix. Cheikh Bentounes, qui alterne dans son intervention humour et anecdotes, pour tenir en haleine son auditoire, dit tenir sa fierté de ce que cette initiative en faveur du « vivre ensemble » soit « une initiative de la société civile d’un pays arabe, musulman, africain qui la propose à l’ONU ».

Et au siège de l’ONU, le chef de la Tariqa Alawiya a dû se mettre en « mode » diplomatique pour faire partager son message. Selon lui, plusieurs pays comme le Chili, le Sénégal, le Mali, la France, les États-Unis, le Bénin y adhérent sans réserve. « J’ai même été reçu également par le conseiller d’Obama aux affaires musulmanes », dira-t-il sans en dire plus.

Pour autant, l’invité de Liberté ne sombre pas dans l’angélisme béat et admet que le travail est long et qu’il « nécessite des efforts et surtout des convictions chevillées ». Et pour cause, les voix de la guerre sont plus fortes que celles de la paix, regrette-t-il en déclinant des chiffres hallucinants de centaines de milliards de dollars pour financer cette violence.

« La violence coûte au monde plus de 9,47 trilliards » (1 trilliard = 1000 milliards de milliards, ndlr) indiquera-t-il tout en ajoutant : « C’est le prix de la violence en 2014 » !  Pour lui, le défi sera d’inverser cette tendance et de démontrer que « la culture de la paix reste plus rentable ».

Outre son initiative de paix, Cheikh Bentounes parlera aussi du fameux dialogue interreligieux en focalisant notamment sur la situation de l’Islam dans le monde. En revanche et comme à son habitude, il n’a pas été de main morte avec le Wahhabisme à qui il impute toutes les turpitudes commises aujourd’hui au nom de l’Islam, « une religion de paix, de tolérance, d’amour du prochain » insiste-t-il.

Il met le doigt aussi sur la puissance financière mise au service de la promotion de la version wahhabite de l’Islam. « L‘université de Médine produit 45.000 imams pour 110 pays. Alors imaginez à combien de personnes ils s’adressent dans leur prêches wahhabites et salafistes !», dit-il. Face à cette puissance financière, il admet que « ce n’est pas facile de résister ». C’est un peu David contre Goliath, mais il faut se battre pacifiquement. Sans vouloir être polémique, le chef de la Tariqa Alawiya, vilipendera « les discours de haine lancés par les intégristes ». **Par Abbès Zineb | 12/05/2015 | .algerie1.com/

Forum de Liberté :  Cheikh Khaled Bentounes en messager du « vivre ensemble »

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*La Tidjaniyya : il était une fois…

Par : zoubir ferroukhi

Comment comprendre le soufisme ? Quel rôle pour la zaouïa en Algérie ?

Quelle place pour les tarîqat soufies aujourd’hui et demain ? Et d’autres questions encore que nous nous sommes posées, face à une conjoncture plus que jamais favorable, sinon exceptionnelle dans cette direction évidente qui est celle de l’essor aujourd’hui, ou, si l’on veut, du nouveau tournant des zaouaïas et, de manière plus générale, du soufisme dans notre pays.

Avec cette constante à l’esprit que le soufisme et les zaouïas ont été longtemps décriés, pourquoi et par qui, alors même que leur participation à la résistance face à la conquête coloniale et, par la suite, durant la guerre de Libération a été gigantesque ; nous avons voulu fouiner dans l’histoire, remontant les siècles pour les interpeller. Faible mot que ce dernier, quand il s’agit de questionner en même temps l’avenir. Et l’entreprise nous parut trop touffue pour en rester là, tant les données sont immensément abondantes, disparates, voire même contradictoires, les historiens eux-mêmes n’étant pas toujours d’accord. Alors nous préférâmes rouler par nos propres moyens et partir à la rencontre des zaouïas et des soufis, leurs tarîqat et leurs cheikhs. Comme ils sont disséminés à travers les quatre coins du pays — l’Algérie compterait au moins 300 zaouïas —, nous avons choisi les bases des quatre tarîqat les plus en vue en Algérie, pour une compréhension plus fluide et plus directe : la Tidjaniyya, la Alawwiya, la Rahmaniyya et la Hebriyya. L’accueil est toujours sobre et courtois là où l’on va dans ces lieux beaux et si calmes, reflétant l’humilité et la paix : les zaouïas de nos ancêtres. Nous commençons aujourd’hui par la tariqa soufie qui, vraisemblablement, connaît le plus de fidèles et revendique pas moins de 350 millions d’adeptes dans le monde : la Tidjaniyya.
Wilaya de Laghouat. Une centaine de kilomètres environ au nord-ouest du chef-lieu. La fin du printemps a rendu à la terre semi-aride sa dureté rocailleuse et grisâtre, et les touffes d’alfa finissent de sécher dans l’oubli, faute de mieux. L’endroit est perdu quelque part sur les Hauts-Plateaux, entre le djebel Amour et les premiers contours sahariens, comme un bijou périmé dans son écrin usé, et loin de tout il ne reste du palais de Kourdane que des ruines et des souvenirs disparates d’un passé à la fois relativement somptueux certes, mais ambigu aussi, dans la mesure où il ne reflète pas plus l’austérité légendaire des maîtres soufis que le site choisi pour un palais, sec et sans personnalité. De gros pigeons s’enfuient dans un bruit d’ailes affolant, dérangés par notre passage dans le grand salon du premier étage, quand nous foulons le carrelage qui part en miettes éparpillées sur un sol prêt à s’écrouler un jour proche. Du balcon du premier étage du palais, la vue à l’extérieur du grand jardin encore bien entretenu nous fait repérer l’ombre géante, traversée peu auparavant, d’un arbre centenaire qui abrite dans un coin le carré où sont disposées des tombes de quelques-uns des descendants du cheikh Sid-Ahmed Tidjani, illustre cheikh qui jeta les bases de la confrérie qui  portera son nom, à Fès, en 1777, où il séjournait en s’instruisant auprès du cheikh de la tarîqa Kadiria de Sidi Abdelkader al-Jilani, pour la développer ensuite à travers le Sahara, le Touat (Adrar), le Soudan, la Tunisie, au Moyen-Orient, plus loin en Asie et plus près de nous en Afrique.
Le palais de Kourdane demeure un autre symbole que l’on tient à venir visiter à Laghouat depuis de lointains pays. Le nom de ce palais sonne un peu comme une appellation de la profonde Afrique, alors qu’il s’agit de la chaîne de montagnes située derrière le palais, qui forme le djebel Amour à son tour rattaché à l’Atlas saharien. L’intérêt du lieu est lié à la présence d’une source d’eau qui surgit de l’Atlas et baigne les terres avoisinantes. C’est un descendant du fondateur de la tarîqa qui construisit ce palais à la demande de son épouse (1888), surnommée à l’époque Princesse des sables. De l’extérieur, la vue est impressionnante : architecture en arcades, terrasses à ballast, le tout ressemblant à un mas de Provence planté au beau milieu des portes du désert.
Le lendemain, sous un soleil du Sud écrasant, nous visiterons à quelques encablures de là, à Aïn Madhi, fief de la tarîqa Tidjaniyya, le ksar entièrement bâti de pierre taillée construit par la tribu des Ouled Salah il y a plusieurs siècles, et qui côtoie la zaouïa. Ce ksar est une antiquité en plein air, à l’abandon, remarquablement restauré en partie et délaissé pour de vagues motifs, et dont les murs hauts de plusieurs mètres risquent à tout instant de s’affaisser. Un certain Madhi Ben Yakroub, sultan arabe, aurait été le premier à découvrir la source d’eau qui permit le peuplement progressif de la région et avant même la construction du ksar tout autour. C’est une évocation importante ce ksar pour les Tidjanis et adeptes de toute la tarîqa Tidjaniyya qui s’étend ainsi dans de nombreux pays du continent africain jusqu’en Égypte et ailleurs dans le monde, en revendiquant officieusement pas moins de 350 millions de disciples. Car c’est là, à Aïn Madhi et dans ce ksar, que la lignée des Tidjanis trouve ses racines.

De rite malékite
et de tendance ash’arite
Le faste de l’époque a disparu avec ses promoteurs. Mais là n’est pas le plus important. Car le véritable enjeu aujourd’hui c’est en réalité de bien connaître, pour la tarîqa Tidjaniyya comme pour toutes les autres tarîqat, le contenu de la mission sociale et éducative que disent devoir remplir les adeptes du soufisme, et qui, pour beaucoup, n’est pas tout à fait compris, des siècles après l’arrivée des premiers soufis en Algérie (au XIIe ou XIIIe siècle), sinon passe pour être totalement inconnu pour la plupart des Algériens. La tarîqa Tidjaniyya s’illustre, cela dit, par son impact considérable en Afrique en effet, notamment au Soudan et au Sénégal, et en quantité de fidèles d’ailleurs de loin plus nombreux dans d’autres pays du continent qu’en Algérie. Elle semble être plus implantée dans ces pays et autrement plus présente aussi bien dans la vie politique que dans tous les autres secteurs.
À deux reprises, des délégations de haut niveau conduites par des descendants directs de cheikh Sid-Ahmed Tidjani sont parties de Laghouat (en 2004 et en 2009) pour intervenir dans le conflit du Darfour au Soudan, porteuses de message de paix. Elles ont été reçues de façon quasiment officielle à Khartoum. À Dakar, au Sénégal, l’ex-président Abou Diouf reste un Tidjani convaincu qui a hautement honoré, durant son mandat, les cheikhs de la tarîqa. Les exemples de la présence remarquable de la Tidjaniyya dans le monde sont légion.
Or, le pilier principal du soufisme est surtout constitué du dhikr, on le sait, c’est-à-dire l’évocation répétée plusieurs fois du nom de Dieu, l’étude du Coran, l’étude de hadiths (récits rapportant des paroles ou des actes du Prophète Mohammed), la lecture du Coran. L’ensemble se déclare entièrement de rite malékite (“madhhab maliqi”, qui ne se contenterait pas d’une analyse superficielle du texte à l’égard du Saint Coran et de la sunna) et asch’ara, du nom de l’imam irakien Abou al-Hassan al-Asch’ar, descendant d’un compagnon du Prophète Mohammed, et qui développa un courant de pensée théologique de l’Islam se basant en gros sur la dialectique (kalam plutôt que falsafa). Peut-être s’agirait-il ici de l’explication globale, voire principale, de la raison d’être du soufisme, et, partant, des tarîqat et des zaouaïas, la nuance entre ces deux dernières est que la première initie la démarche, pendant que la seconde est l’organisation qui sert à mettre en œuvre cette démarche. De fait, il s’oppose donc au mouvement wahhabite dont le fondement est le salafisme, en référence aux salafs, premiers musulmans des trois premiers siècles après le Prophète Mohammed, mouvement qui prône une approche littéraliste de l’Islam. Ce mouvement, rappelons-le, refuse, en effet, le culte des saints — et stigmatise donc ouvertement les zaouïas, à son tour  —, comme il refuse également la démocratie et la laïcité qu’il accuse de “corrompre la foi musulmane”. Enfin, rappelons encore que les salafistes se disent vouloir imiter le Prophète Mohammed  en tout, y compris dans leur façon de s’habiller ou de manger, les plus célèbres d’entre eux étant At-Tirmidhiy et Ibn Taymiyyah dont les œuvres contribuèrent à développer le dogme fondé sur le reniement des quatre écoles de jurisprudence sunnites, (les madhahib : maliqi, hanafi, chafiî et hanbali) et à disputer en même temps les courants soufis et ascha’rites.(Liberté-26.08.2010.)

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*LAHBIB TIDJANI, EN CHARGE DE LA TArIQA TIDJANIYYA

“Nous sommes une confrérie musulmane, non une secte”

Liberté : Quelle est l’audience actuelle de la Tidjaniyya ?
Lahbib Tidjani : En Algérie, l’audience de la Tidjaniyya n’est pas considérable comme dans d’autres pays. Toujours est-il que d’après l’étude faite par un scientifique européen, nous pouvons chiffrer notre tarîqa à quelque 350 millions d’adeptes dans le monde. C’est un chiffre non officiel, mais tous les responsables de la Tidjaniyya sont formels : l’entrée de nouveaux adeptes partout est quotidien. Ce n’est pas du folklore, et c’est une école, non une secte.

Vous ne faites pas de politique…

Tous les responsables se défendent d’en faire une activité. Et du reste, nous n’y connaissons guère. Mais comme devoir national, la politique nous interpelle parfois comme tous les citoyens. En revanche, la Tidjaniyya ne s’oppose pas à l’activité quotidienne de son adepte si celui-ci est versé dans la politique, sauf qu’il ne doit pas y avoir contradiction avec ses croyances religieuses. Notre cheminement est celui d’une société musulmane qui appelle à l’islam. Nous privilégions de propager la juste parole et non de tuer ni même de désigner du doigt le mécréant.

L’existence des zaouaïas n’est pas reconnue par tout le monde…
 On a collé au tassaouf certaines pratiques qui nous sont en réalité étrangères et  avec lesquelles nous n’avons aucun lien. Cependant, est-ce que les musulmans, tous, pratiquent leur religion comme l’a indiqué le message du Prophète (QSSSL) ? Alors, si maintenant nous voyons des musulmans se marginaliser à titre individuel, doit-on pour autant condamner l’ensemble de la communauté ? C’est la même problématique.

L’organisation de la tarîqa a une certaine ressemblance avec la franc-maçonnerie, du point de vue structurel, dit-on …
Nous nous sentons tout à fait éloignés de cette ressemblance. La franc-maçonnerie cache l’image de Dieu par celle de l’hypocrisie. Ils parlent en effet de l’Architecte en Chef, pourquoi donc ont-ils honte d’évoquer le nom de Dieu Tout-Puissant. Et la base de leur activité, c’est la dissimulation. Nous sommes une confrérie musulmane, non une secte qui se forme généralement autour de n’importe quoi.

Dans un certain sens, peut-on dire que les zaouaïas se sont quelque peu éclipsées de la scène en Algérie ? Pourquoi ? 
Les zaouaïas ont connu une certaine indifférence, un recul, oui. Puis, vers le début des années 1980, elles ont regagné leur audience. Mais le lobby opposé à notre existence a repris le dessus et a écarté les zaouaïas de la scène. Ce n’est qu’avec la venue à la tête de l’État du président Abdelaziz Bouteflika, que nous sommes retournés enfin à nos origines, à nos sources qui ont délivré notre identité nationale, pour y puiser l’essentiel. (Liberté-26.08.2010.)

**Il est le onzième du rang dans la lignée de khalife Cheikh M’hamed Tidjani Khalifa est décédé

Le cheikh M’hamed Tidjani Khalifa, général de la tarîqa Tidjaniyya, 11e du rang, est décédé mardi à la suite d’une longue maladie. Il était à la tête de la plus grande confrérie d’Afrique, depuis le décès de cheikh Abdedjebar en 2006. De sources crédibles, le successeur sera, selon le règlement de la zaouïa, le membre le plus âgé qui sera élu à ce rang de khalifa général. Le nom du cheikh Ali Tidjani Ben Larabi a été avancé. Il est à noter que le défunt s’est chargé d’organiser le séminaire international de la zaouïa Tidjaniyya, qui s’est déroulé à Laghouat, et divers colloques nationaux. Rappelons, enfin, que la zaouïa Tidjaniyya a offert ses bons offices en vue d’une réconciliation dans la province du Darfour au Soudan.(26.08.2010.)**Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adressé mardi un message de condoléances à la famille du défunt cheikh Mohamed Ben Mahmoud Al-Tidjani, Calife général de la tarîqa Tidjaniyya dont voici le texte. “C’est avec une grande affliction que j’ai appris le décès de cheikh Mohamed Ben Mahmoud Al-Tidjani, calife général de la tarîqa Tidjaniyya, qu’Allah bénisse son âme et l’entoure de sa grâce. Dès son jeune âge, le défunt apprit le saint Coran et les préceptes de la tarîqa Tidjaniyya de ses chouyoukh, ce qui lui a permis d’accéder au rang de calife général et d’imam de la confrérie. Le défunt a emprunté le chemin de Dieu en propageant les valeurs de l’islam. Le défunt a répondu à l’appel du Tout-Puissant laissant derrière lui une pieuse pensée chez ses compagnons et ses disciples parmi ceux qui portent en eux le saint Coran et qui ont consenti de grands sacrifices pour défendre l’islam. En cette douloureuse circonstance, je vous présente mes sincères condoléances, implorant Dieu Le Tout-Puissant de combler le défunt de ses bienfaits, de lui accorder Sa Sainte Miséricorde et de l’accueillir en Son Vaste Paradis aux côtés des croyants et des sincères. Je prie Allah de vous inspirer la patience et la résignation devant sa volonté et de vous en rétribuer.” 

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**La pierre philosophale existe bel et bien !

La ville d’Annaba accueillera, les 11, 12 et 13 décembre 2010, la septième édition de ce festival itinérant, organisé annuellement par le Cnrpah. Il sera question de l’œuvre de l’éminent savant algérien, Abou Abbas Ahmed Ibnou Ali Al-Bûnî, “le plus grand alchimiste de l’islam”.

Le Festival international Soufisme, culture et musique s’intéresse, cette année, à la portée pratique du soufisme dans le cadre d’un colloque international, qui aura lieu  les 11, 12 et 13 décembre à la salle de conférences de l’hôtel Sabri d’Annaba, sous le haut patronage de la ministre de la Culture et du wali d’Annaba.
Organisé annuellement par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (Cnrpah), vingt-deux pays (Algérie, Allemagne, Azerbaïdjan, Bulgarie, France, Inde, Iran, Italie, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Liban, Macédoine, Maroc, Ouzbékistan, Russie, Suisse, Syrie, Tadjikistan, Tunisie, Turquie, Yémen) participent à cet évènement qui s’intéresse cette année à la pensée d’Abou Abbas Ahmed Al Bûnî, un éminent savant qui naquit à Annaba et qui vécut au XIe siècle. “Il est né à Annaba. Après plusieurs voyages (Tunisie, Alexandrie, Le Caire, La Mecque, Jérusalem, Damas, où il a rencontré le savant Ibnou Assaker), Bagdad, il est retourné en Tunisie (ou l’Égypte) où il mourut. Il a écrit environs quarante ouvrages, mais ses œuvres les plus connues sont Chams el maâref el koubra et Yanabiê el hikma. Ahmed Al-Bûnî s’est intéressé à plusieurs sciences, dont la chimie, l’astronomie, le houroufisme et l’alchimie”, fait remarquer le Dr Zaïm Khenchelaoui, le coordinateur scientifique du colloque. Et d’ajouter : “C’est le plus grand alchimiste de l’islam et un grand soufi qui est connu dans le monde entier. Mais, hélas ! son ouvrage le plus connu, Chams el maâref el koubra, n’a jamais été édité en Algérie. Il a aussi montré comment construire des carrés magiques composés de nombres entiers généralement distincts, écrits sous la forme d’un tableau carré.”
Outre l’important apport de cet homme à la pensée arabo-musulmane et même universelle, il sera question, durant les trois jours du colloque, de l’étude de la problématique de l’Homo Universalis dans le soufisme opératif.
“Ce colloque est une rencontre entre académiciens qui réfléchissent sur le soufisme. Nous insistons sur la rigueur scientifique”, explique notre interlocuteur, qui n’ignore évidemment pas que la rigueur scientifique est l’éternel reproche qu’on fait au soufisme.
Par ailleurs, l’alchimie est le thème central de ce colloque, mais pas l’alchimie qui consiste à transformer les métaux en or, plutôt l’alchimie qui tend à atteindre une certaine perfection dans le comportement, et à devenir un homme universel.
Un homme qui deviendrait lui-même la pierre philosophale. “C’est un travail intérieur, psychologique, spirituel et initiatique”, estime M. Khenchelaoui. L’alchimie telle qu’elle est abordée par Al-Bûnî est la relation qu’entretient l’homme avec Dieu ; une manière pour l’homme d’atteindre une perfection qui le rapprocherait davantage de son créateur. “L’émir Abdelkader consacre, dans Kitab el maouaqef, une partie à l’alchimie et dit que ce n’est pas le fait de transformer la terre en or, mais tout un travail sur soi ; un travail intérieur”, a-t-il signalé. Car “le soufisme est le fait de comprendre les choses de manière plus profonde. C’est la conscience même de la pratique religieuse”.
Al-Bûnî est un personnage fascinant certes, mais c’est sa symbolique qui importe le plus pour les organisateurs de ce colloque qui développera la pensée d’Al-Bûnî, surnommé par ses contemporains Kindy Ez-Zaman.(Liberté-05.12.2010.)

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*Sidi Lakhdar Benkhelouf,poète et soufi du 16é siècle

**Personnage mythique du XVIe siècle, Sidi Lakhdar Benkhelouf, décédé à l’âge de 125 ans à Mostaganem, a été réhabilité au cours de la soirée du lundi 30 juillet 2012 à la fondation, les Amis de la rampe Louni-Arezki (Casbah). A cette occasion, le musicologue et chercheur Abdelkader Bendaâmache a animé une conférence-débat, la première du genre, pour réhabiliter cette immense personnalité et érudit qu’était Sidi Lakhdar Benkhelouf. Poète populaire au grand talent, dont l’oeuvre importante est chantée il fut un soufi convaincu et combattit l’invasion espagnole durant l’année 1558. Apportant son témoignage sur cette immense personnalité, le président de la Fondation, Arezki Aït Aoudia, a souligné qu’en 1962, il entendait déjà parler de lui. Mais, Sidi Lakhdar Benkhelouf est resté inconnu du grand public. «Tenant compte de l’importance du personnage historique, il est de notre devoir de réhabiliter la mémoire des personnalités culturelles, historiques d’une part, et de l’autre, encourager les chercheurs à approfondir davantage leurs travaux pour la préservation du patrimoine historique», affirme M. Aït Aoudia. Dans une salle archicomble, Abdelkader Bendaâmache évoque la richesse biographique et poétique de cette légende qui vient d’être réhabilitée. Le premier livre sur Sidi Lakhdar Benkhelouf a été publié en 1958 avec 74 poésies populaires et jusqu’en 2007, un deuxième livre a été mis sur le marché national.

Soufisme et zaouïa en Algérie dans actualité

 Dans un de ses poèmes portant sur la bataille, le 26 août 1558 contre des forces espagnoles à Mezeghrane, le poète écrivait: «Les Arabes et les Kabyles ont combattu ensemble l’invasion espagnole. Offrande de Dieu, aux deux chefs qui ont combattu ensemble l’ennemi.» «Beaucoup de choses que nous ignorons encore de lui», selon le conférencier, qui a été quelque peu gêné par des interventions hors sujet. «Quand un spécialiste ou chercheur parle d’un sujet, il faut écouter, au lieu de se lancer dans des réactions émotives», ont souligné des personnalités présentes, à l’image du maître de l’andalou Ahmed Serri et de cheikh Namouss, qui s’est déplacé pour l’occasion, malgré son âge avancé (97 ans). Léguant un trésor inestimable, l’écrivain renommé Kaddour M’Hamsadji, très connu sur la scène littéraire nationale, dira à ce propos: «La connaissance de l’histoire et la préservation du patrimoine national dans toutes ses dimensions, constituent les bases de l’avenir des générations futures.» Sidi Lakhdar Benkhelouf, à l’âge de 50 ans, fit un grand voyage à Tlemcen pour accomplir un acte de dévotion à l’endroit de Sidi Boumediene, le saint patron de cette ville d’où la légende d’«El Amana», ou le legs du saint savant à son illustre hôte. Avec la même ferveur spirituelle, à l’age de 78 ans, Sidi Lakhdar Benkhelouf, se rendait pendant l’été 1558 au mausolée de Sidi Abderrahmane Ethaâlibi, le saint gardien d’Alger, sis à l’entrée de la Casbah, pour célébrer, en fidèle disciple, du saint savant, une louange avec une profonde méditation de reconnaissance à la mémoire du grand savant et humaniste Sidi Abderrahmane Ethaâlibi. Patrimoine précieux, la bâtisse garde à nos jours, les traces des hommes qui ont fait l’histoire de l’Algérie éternelle. Un genre de rencontre à même de réhabiliter les personnalités historiques dans différentes disciplines, notamment la poésie et la musique.(L’Expression-01.08.2012.)

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La saga des M’rabtines

*ENTRE LÉGENDE, FICTION ET RÉALITÉ

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Dans la vie quotidienne des populations citadines et rurales, il n’est pas un fait merveilleux ou extraordinaire raconté par un Mokadem (le chambellan) qui n’obtienne immédiatement créance auprès du saint (M’Rabet, ouali.)

Dans les histoires relatées par nos grandmères, nous avons tous été, durant une bonne partie de notre existence, subjugués par les contes se rapportant aux faits (et méfaits) des « Ghoual » (les ogres) des « Djenoune » (les génies) des « Azzam », des Chayatines et autres personnages légendaires et/ou mythiques. Nous avons été aussi impressionnés par les histoires de sorciers et exorcistes et, la crédulité aidant (frisant parfois l’hystérie) notre sens de la logique, de la réalité s’en sont retrouvés émoussés conférant à cette situation une inaptitude au raisonnement, à la déduction et à la synthèse. Aussi , nombreux (et nombreuses surtout) versent dans une croyance et un attachement débridés ne connaissant, comme les primitifs, que la force, n’admettant comme dogme que celui voué au culte du saint local. Et c’est précisément cette disposition d’esprit qui amène des populations entières à tout accepter des M’Rabtines soucieux de leur faire admettre sans contrôle les histoires les plus invraisemblables destinées à renforcer leur prestige et leur notoriété. Les information que nous publions en direction de notre fidèle lectorat sur certains saints vénérés sont la transcription fidèle de conversations tenues avec d’éminents hommes de foi et de culture tels cheikh Belghoul (Aïssaouas) Baba Chérif Chouaib (Éducateur émérite) et d’autres.

SIDI MANSOUR EL GUECHI 
À environ 10 kilomètres d’El Harrouch sur la route de Annaba on aperçoit le tombeau de Sidi Mansour originaire de Béni Guecha. Selon Baba Chérif Chouaib qui nous a rapporté le fait, il est attribué à ce saint homme la faculté de faire abattre des malédictions terribles sur tous ceux et celles qui prêtent de faux serments près de son mausolée.

EL M’RABETA KOUACHIA 
Originaire d’Ouled Achour, El Kouachia revenait un jour de Aïn Fakroun (Oum El- Bouaghi) vers Aïn M’lila. Il lui fallait pour arriver à destination contourner l’imposant Djebel Guerioune. Écrasée de fatigue et harassée, merabta Kouachia ne voulut pas faire le détour et résolut de séparer le massif en deux. Elle frappa le sol du pied et instantanément il se produisit une brèche par laquelle elle put passer. La sainte femme fut enterrée près de cette brèche et la légende rapporte qu’à la suite des funérailles, un olivier poussa subitement et plus tard des dizaines d’oliviers poussèrent. La population de la région de Aïn M’lila vient souvent en pèlerinage sur leslieux et lorsque la Zerda est organisée, on dit que les oliviers s’agitent et frissonnent également. Ces faits nous ont été relatés par Ami Bouha, une figure incontournable à Aïn M’lila.

SIDI BOUKACHABIA
De son vrai nom Sidi Belkacem Ben El-hadj-Said, ce vénérable personnage doit son surnom à la Kachabia qu’il affectionnait particulièrement. Affilié à une importante confrérie religieuse dont il était le mokadem, Boukachabia avait semble-t- il le don de divination étant l’ami de Dieu (Habib Rabi), ce saint homme avait reçu ce don d’Allah et s’en servait pour punir tous ceux qui se rendaient coupables de méfaits.

SIDI TERAÏ BENHAMLA
Ce vénérable personnage est enterré au douar Ouled Anane( Aïn M’lila) et a vécu au temps de Mohamed Tchaker Ben Abdellah, bey de Constantine. Cet homme avait une solide réputation de sagesse et de savant (alem). Ses admirateurs prétendent que le bey était venu un soir lui rendre visite pour tester ses pouvoirs . Le Bey fut transformé en femme qui reprit sa forme. Cette légende est à rapprocher de celle de Salah Bey avec El Ghrab.

SIDI BELGACEM BENGUERBÂA 
Membre de la confrérie des Rahmania, Sidi Belgacem Benguerbâa habitait la bourgade de Téleghma à une quarantaine de kilomètres de Constantine. La population l’entourait d’une grande dévotion et ses admirateurs lui prêtaient des pouvoirs surhumains. On dit à Téleghma que le saint homme se serait placé devant un train en marche sans avoir été écrasé ! La locomotive s’était immobilisée immédiatement et le conducteur effaré serait descendu de sa machine et aurait fait acte de soumission à Benguerbâa. Cette légende se rapproche de celle de Sidi Mohamed Benbelgacem (Boussaâda) et de celle de Sidi Amara Benboudiar ( N’bails Guelma).

SIDI AMARA BENBOUDIAR 
Ce ouali résidant près de la station de chemin de fer de Nador (Hammam N’bails), est issu de la confrérie des Rahmania. Il est relaté que ce religieux aurait arrêté un train en marche en étendant tout simplement la main dans la direction de la locomotive ? et ce, afin de lui permettre d’effectuer la prière de l’Açr.

SIDI HAMEIDA ANNABA 
Ce vénéré personnage habitait dans la région de Annaba et a acquis uneréputation de sainteté auprès des crédules population annabies qui affirment que le Saint homme pouvait être arrosé d’eau bouillante sans subir la moindre brûlure… Effarant !

SIDI ALI TAYAR OU ETTAYER
Par le temps d’aviation qui court, il est intéressant de parler d’une légende répandue au sein de la population de la région des Maâdid (M’sila). Il s’agit d’un saint homme dont le tombeau se trouve dans une maison à Tazerout. Ce personnage aurait, selon les dires des habitants de la région, reçu d’Allah le don remarquable de circuler dans les airs qu’il utilisait en volant sur tous les points où se tenaient les zerdas, ziarates et autres hadras afin de s’assurer de l’exécution stricte des préceptes du Saint Coran. Ceux qui n’observaient pas les prescriptions du Livre Sacré étaient châtiés grâce à l’intercession du saint homme auprès d’Allah.

SIDI BELGHIT Sidi Belghit 
est enterré dans une mosquée située à quelques encablures de la ville de Sedrata. Ce vénérable personnage vivait à l’époque de Salah Bey. Il est attribué à Sidi Belghit quantité de « miracles ». Un autre merabet, du nom de Sidi Mabrouk dont la mosquée était située à quelques kilomètres de celle de Sidi Belghit, vivait en mauvaise intelligence avec ce dernier,. Il est raconté qu’un jour, Sidi Mabrouk eut l’audace de tirer un coup de canon sur la mosquée de Belghit brisant un magnifique palmier situé près de la dite mosquée. Pris de colère, Sidi Belghit riposta et son tir fut si violent qu’il ruina l’importante demeure de Sidi Mabrouk. Ce dernier tenta en vain de reconstruire son habitation dont les murs s’écroulaient à chaque tentative de reconstruction par la simple volonté de Sidi Belghit. On prête à ce saint homme d’avoir permis grâce à son pouvoir à Salah Bey de traverser sans encombre avec son armée, un oued en crue et étendant son bâton tout comme Seyedna Moussa pour la traversée de la Mer Rouge. En reconnaissance, Salah Bey fit construire une très belle mosquée qui existe encore.

SAYED EL M’CID, LALLA FRIDJA ET LES AUTRES
Il est rapporté dans la légende entourant Sayed El M’cid ( Sidi M’cid) que ce saint homme de couleur noire et originaire du Sénégal prodiguait des exorcismes aux personnes ( souvent des femmes) «habitées» par un Djin malfaisant. En contrepartie, Sayed El M’cid, qui avait élu domicile dans une des grottes du Rocher qui porte son nom, exigeait la tenue d’une Zerda (repas collectif)et le sacrifice d’un taureau ( adjmi) noir. Les entrailles de ce taureau étaient lancées du haut du Rochet dans le Rhumel attirant des dizaines de vautours nichés dans les rochers. Quant à Lalla Fridja, elle possédait la faculté d’enrichir tous ceux qui empruntaient Aouinet El-Foul et qui lui rendaient visite. L’adage populaire dit que celui qui visite Lalla Fridja «Toufroudj Alih» Toujours dans ce contexte, d’illustres saint sont quotidiennement visités à Constantine par la gent féminine venue implorer une intercession des ouali Sidi Rached ou Benabderahmane auprès du Créateur. la liste est longue lorsqu’on sait que la Vieille-ville Constantinoise abrite les tombes d’une vingtaine de Mirabets. Les divers faits extraordinaires attribués à ces saints hommes ne doivent nullement étonner car dans tous les pays du monde et chez les peuples, les superstitions, les croyances et les légendes sont fortement ancrées. Nous n’avons, dans cette modeste saga signalé que quelques cas fidèlement rapportés de la bouche d’érudits et de chouyoukhs. L’énonciation des faits miraculeux colportés par la vox populi concerne un certain nombre d’histoires identiques ou imitées telles la transformation en lion, l’arrêt des trains, le changement en femme, l’invulnérabilité, la brèche dans les montagnes etc. En tout algérien somnole un croyant convaincu. Sa passion dominante et son attachement absolu à la religion font que le nombre d’adeptes dans les confréries ne cesse d’augmenter. L’influence de ces dernières est tellement importante que lors d’évènements nationaux ou locaux, il est systématiquement fait appel à ces confréries afin de bénéficier d’un soutien moral (et réel). Cette manière de faire, fortement ancrée au sein de la société rurale en particulier, fait que les gens emploient à l’égard des saints les qualificatifs les plus élogieux frisant parfois le fanatisme : sidi «Flène» père de la bénédiction, pivot de la religion (kotb), gardien et fleur du pays, sentier des malheureux (Ghaout), détenteur des secrets (hafedh esser), possesseur de pouvoirs surnaturels, refuge des nécessiteux, espoir des craintifs. Et l’énumération est encore longue surtout lorsqu’on sait par exemple que pour la seule wilaya de Mostaganem, il a été recensé pas moins de trente-huit M’Rabtimes. Édifiant, n’est-ce pas !! Sidi M’Hamed : Loghrab a été aussi comme ces derniers saints où en particulier Sidi Rached, Sidi Lakhdar, Sidi Boumaiza et Sidi Sakhri, dans le paisible village d’El-Milia, Sidi Mansour, en Kabylie veillent sur leurs populations. (Le Courrier d’Algérie-26.10.2010.) 

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**Point de vue et réaction-commentaire aux articles d’ELAyam.2

*Envoyé le 01/05/2016 à 1 mai, 2016

LES ZAOUIAS : DU HAUT DU CIEL CETTE BRILLANCE DES ETOILES NOUS ECLAIRE par mr@bet

Les forces du mal s’attaquent aux lieux de culte et le spiritualité nationale

Les commentateurs de l’histoire de l’Algérie et les scribes de la propagande malveillante discréditent la glorieuse révolution de novembre en lui collants des attributs rocambolesques et des motivations insensées. Une raison de ce jugement est cautionnée par leur omission volontaire et calculée d’occulter un acteur majeur de la résistance à l’occupant : le berceau réel de la révolution, le terreau de la révolte ininterrompue, foyer du djihad, catalyseur du combat armé et surtout refuge de la culture algérienne et de ses différentes composantes sociétales et spirituelles : la zaouïa , Banal et accessoire serait le fait de citer les accomplissements de Abdelkader Djilani , Bouamma ,el-Haddad, el-Mokrani, Boumaza , Fatma en’soumer et autres géants du djihad contre l’occupant français, après 1830. Bien avant et cela depuis 15 siècles quand l’Algérie berbère fut islamisée, tant notoires et connus sont leurs accomplissements contre les ennemis, et leurs services au pays. Leur dévouement à l’Algérie et leur contribution à sa survivance ne requièrent aucune plaidoirie, elles sont inscrites en lettres d’or dans les chroniques et les annales.
Ces glorieux hommes ont été hélas l’objet de critique dans divers cercles profanes des dogmes modernistes ou islamistes scélérats. Les auteurs de diatribe contre la zaouïa ont pour crédit que discours stériles, commérages, accusations diffamatoires, et n’ont aucun service à offrir à la nation et au peuple. Durant les années d’incertitude et de confusion post-indépendance, l’unique œuvre concrète des penseurs officiels enfantés par l’Algérie « révolutionnaire » et les deux courants idéologiques antagonistes (laïc – islamiste) a été de démolir l’image de la zaouïa et de ses vénérables figures de proue, les garants de l’Algérie musulmane et de l’identité de son peuple. La poursuite du progrès a été le prétexte de cette croisade contre la source première et les dépositaire de l’islam millénaire authentique, la zaouïa et ses porte-drapeaux, les confréries et cheikhs soufis héritiers de sidi Abderrahmane, sidi Boumediene, sidi el Houari, sidi Lakhdar Benkhlouf, l’émir Abdelkader.
Selon un plan de reprogrammation de la mémoire collective opéré après l’indépendance, les cheikhs ont été dénigrés; soumis aux pires sévices physiques et moraux, à l’harcèlement médiatique, administratif, et judiciaire, aux jugements arbitraires et condamnations expéditives, à l’assassinat, à l’interdiction d’enseigner, et finalement à l’obligation de fermer leurs lieux de culte !
La mission de liquidation que la France n’avait jamais osé imaginer entreprendre en profanant ces lieux de culte, a été assumée par des algériens, par procuration, comme c’est le cas aujourd’hui avec les profanateurs des mouvements berbérophones et l’espion franco-Kabyle Rachid Neggaz au service du MAK..
Le rôle primordial des zaouïas durant les révoltes a été occulté, les cheikhs souvent diffamés, par nul autre que
- les utopistes du socialisme frauduleux,
- leurs alliés de la décadence, sécularistes, « sorbonnards » militants de la dernière heure,
- les réformateurs de la nahda,
- les ministres du culte soudoyés par le wahhabisme et le partenaire ibadite (mozabite) adeptes de diverses configurations « fondamentalistes » sources de toutes les discordes.
La nébuleuse du dénigrement était souvent financée par les corrompus souverains wahabites de l’Arabie saoudite et pays du golf.
Le constat, de ce retournement après l’indépendance de l’histoire de la colonisation, transcrit la vengeance française contre les hommes qui lui avaient infligée une défaite humiliante et la perte d’un empire. Cette vendetta s’est opérée par tiers interposé : ses nombreux agents et les DAF (déserteurs de l’armée française) infiltrés dans les rouages du mouvement nationaliste avant et après 1962 ! Conséquence de ce stratagème l’islam a été, en particulier depuis le coup d’Etat le Président Ahmed Benbella enfant de la zaouia de Maghnia (Ouest algérien). Ce coup d’Etat, déguisé en 1965 de « redressement » de 1965, détourné et dénaturé sous les coups de discours empruntés aux philosophies apparues au milieu du 19ième siècle et dont les élites algériennes d’alors adoptèrent les rudiments. Certains réclamant une « purification » de la religion, par des procédés salafo-wahhabites, d’autres prêchant carrément son abandon et celui des lois religieuses par l’instauration de la laïcité/matérialisme d’essence athéiste.
Cette offensive généralisée fut l’œuvre d’illuminés rassemblés dans la nébuleuse de la subversion, dont certains membres sont aujourd’hui toujours en exercice et en activité :
- les initiés de la franc-maçonnerie (loges du Caire, de paris, de Rome),
- les cancres instruits par les orateurs de la nahda et charmés par la révolution industrielle et son vernis scientiste.
- les agents commandités de paris (« DAF » et sorbonnards), taupes infiltrées au sein de l’ALN/FLN , ayant détourné et neutralisé le sursaut nationaliste et la ferveur populaire musulmane en l’écrasant par la dictature et son adjuvant le pouvoir personnel,
- les illusionnés du marxisme/socialisme qui se trompant de cible, déversèrent rancunes et aigreurs (de leur stérile et inféconde existence) contre les nobles de la nation qu’ils enviaient.
L’amalgame et la diffamation devinrent des armes légales de la propagande lancées contre les saints, marabouts, vénérables cheikhs soufis, talebs (récitants, enseignants, guérisseurs).
Traités de collaborateurs, de traitres, de rétrogrades, de charlatans, nombreux ceux qui abandonnèrent leur service à la communauté et s’isolèrent loin du tumulte du système despote et totalitariste qui entre autres avait renversé l’autorité légitime de la révolution (GPRA). Dans l’euphorie de l’indépendance, le peuple innocent, naïf, confiant en ses nouveaux orateurs démagogues avait baissé les bras et entamé sa mise en esclavage sournoise. Une illustration de ce procédé subtile d’asservissement conçu dans les laboratoires du communisme. Œuvre des talmudipèdes soviétiques, est notable dans l’objectif réel du service national, modèle de conditionnement, de gaspillage de ressources humaines, de restrictions civiques, de fraude idéologique, de punition collective, d’humiliation individuelle, et nullement conçu comme sacrifice ou acte patriotique devant servir le pays ).
Voici, les centres d’endoctrinement et de formation/franc-maçonnerie :
Tunis : zeitouna; Caire : nahda, frères musulmans, loges; Mecca-medina :wahhabisme; France : armée , Sorbonne, Services consulaires en pays arabes et nord Afrique.
Les armes de déculturation dirigées contre l’Algérie visaient essentiellement la zaouïa et le soufisme
L’islam en Algérie est en plein mutation sur un ‘islam modéré’, moins violant, plus tolérant et conviviale avec les trois religions du livre qui protègera les communautés : chrétiennes, juives et musulmane, la porte de la zaouia leur est ouverte. L’objectif final consistant en un déracinement des convictions millénaires de la masse populaire, le bannissement de la culture musulmane acquise depuis 15 siècles et les valeurs préservées, même après 130 ans de colonisation, dans ces établissements d’apparence insignifiante et souvent précaire, isolés du monde extérieur, à l’immobilier anodin, mais dans lesquels des musulmans à la foi inébranlable se façonnaient en préparation des défis à venir. Par ailleurs, nombre de zaouïas de renommée internationale attiraient des élèves de pays voisins (africains) ou ils emportaient leur savoir et confrontaient les vagues d’évangélisation et d’assimilation. L’enseignement dispensé riche et varié, basé sur le sunnisme et rite malékite, pouvaient s’enorgueillir d’offrir l’apprentissage et l’exégèse du coran, le hadith, le « fiqh », la langue arabe classique, les sciences, l’éducation civique inspirée du modèle par excellence du prophète (QSSL).
Aussi controversiste que cela parait, le danger menaçant la survie de l’Algérie a été d’abord dirigé contre la zaouïa et ses vénérables adeptes et leurs cheikhs défenseurs de la culture et valeurs ancestrales face en premier lieu à la France et aux les mouvements berbérophone MAK , BARAKAT, etc.
Harcelée par le colonialisme, accusée de « bidaâ » (innovation condamnable) par les wahhabites, et de rétrograde par les illusionnés du modernisme/socialisme/matérialisme, la zaouia ne doit sa survie qu’à un miracle divin tant acharnés furent ses ennemis. Avec elle, la culture et les traditions de l’Algérie, l’islam authentique, l’identité nationale, l’intégrité du territoire, la dignité des hommes et des femmes ont été sauvegardés avant et après 1962. Les traditions religieuses ayant survécu à 130 ans de colonialisme subirent alors des attaques internes plus pernicieuses, préparant le terrain aux extrémismes de diverses dénominations.
Des changements eurent lieu, notons les commémorations personnelles décrétées solennellement (19 juin en Algérie) pendant que le sacré et noble jour du mouloud annabawi était arrêté « jour ouvrable » ! .Le mouloud annabawi est aboli par les prêcheurs wahhabites qui ne pointent jamais le doigt vers la « fête du trône » en Arabie saoudite, commémorant la colonisation de l’Arabie par ibn-Abdelaziz saoudi , allié de la couronne britannique et ami du ministre juif Balfour ! Exposer en détail les mécanismes des changements opérés pendant plus d’un siècle par ces frauduleux porte-paroles de l’islam déborde le cadre restreint de ce media, un résumé de la succession de changements enregistrés suffira à éclairer la transformation et la reformulation de l’islam au profit du fondamentalisme.
Les adversaires de la zaouia algérienne
Tous les conflits qui ont lacérés l’islam en Algérie pendant la décennie noire ont pour origine l’ingérence du « socialisme boumédiéniste » dans la gestion des affaires religieuses et le façonnement de la vie spirituelle du peuple par l’autorité sous la dictature, selon de nouvelles normes et convictions personnelles et de « créer un homme nouveau » à leur choix. Cela s’est terminé par un échec, avec la chute du mur de Berlin ?
Le peuple dans sa majorité faisait appel aux zaouïas pour préserver son identité et ses convictions, ses traditions culturelles imprégnées de spiritualité musulmane. Parfois teintées de pratiques locales populaires, mais constituant un efficace bouclier contre l’assimilation, efficace mêmes lorsque entaché d’innovations non condamnables et n’affectant naturellement pas la « aâqida » du croyant: sa foi fondamentale, son attachement aux préceptes d’adoration d’allah et son amour du prophète (qssl).
Sous l’œil attentionné du cheikh, la masse populaire était prémunie de toute aliénation orchestrée par des vagues de campagnes d’évangélisation, d’assimilation, de naturalisation, toutes menées sous la menace et les représailles, le génocide systématique et la famine, l’élimination physique, le chantage politique et économique.
Cette endurance, patience, résilience séculaire du peuple glorieux forgea sa volonté au combat contre l’occupant et le prédisposa à l’avènement du 1er novembre 1954 !
La zaouïa et les cheikhs ont été les garants des commandements dictés par le coran et la sunna du prophète (qssl). Après avoir recueilli respect et amour de leurs compatriotes, grâce à leur noblesse, sagesse, savoir, compassion pour le faible et le démuni, ils ont formé les hommes aguerris et parés de foi en allah et en son prophète (qssl). Des combattants déterminés au sacrifice suprême qui dans la bataille se disputaient l’accès au rang de martyr.
Ce monument de la résistance contre l’envahisseur a survécu à toutes les tentatives d’éradication, grâce à l’attachement d’un peuple profondément croyant à ses valeurs, et à ses zaouïas en reconnaissance aux innombrables services rendus à la nation par les gardiens de ce temple du nationalisme et du savoir.
Tous les témoignages des moudjahidines attestent de leur formation militante au sein de cet institut. Forteresse et terreau de la préservation de l’identité nationale avant et pendant la colonisation. Elle fut le prototype de l’échelle réduite de la société algérienne, la communauté, le village, le douar, la tribu, ou la confrérie. Sous la conduite d’un guide spirituel dont l’autorité était consacrée par son respect de l’islam authentique et sa dévotion à l’amour du prophète (qssl). La zaouïa fut l’institution de substitut de l’état érigé par l’émir Abdelkader, une fois la défaite consommée et la colonisation établie. La population fragmentée se réorganisa en une société composée d’une multitude de communautés adhérant au rite malékite et embrassant différentes confréries toutes se réclamant du soufisme.
Regroupés autour des pôles spirituels et religieux des zaouïas, la société conserva sa culture et érigea des défenses contre les tentatives d’assimilation qui par vagues successives et incessantes furent lancées contre elle.
La vérité historique a ratifié la mission de préservation de notre culture et de notre identité. La mission accomplie par la zaouïa a été la sauvegarde de nos intégrités et notre identité culturelle.
Plus de 700 zaouias sont réparties à travers le territoire national, dont 22 en Kabylie, ces lieux de cultes constituent un véritable et gigantesque rempart infranchissable qui continu à résister aux provocations des mouvements berbérophones de la Kabylie (MAK et BARAKAT). Les zaouias sont aussi garantes de la paix et de la stabilité du pays.

**Chef de la Zaouite El mourabitoun (Sidi Daho. W de Sidi bel abbès)

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47 réponses à “Soufisme et zaouïa en Algérie”

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  1. 10 11 2016
    Miguelina Esterbrook (13:17:16) :

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    KotofeichBren (23:27:43) :

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  3. 15 05 2016
    y.mérabet (08:06:50) :

    AL HUFFINGTON POST huffpostmaghreb.com
    Le monde annonce le 10 octobre 2011 le lancement de la version française du site américain The Huffington Post. L’ouverture du site est effectuée le 23 janvier 2012, avec un retard sur le lancement prévu initialement pour novembre 2011. Il s’agit là, du premier site continental européen du groupe et le premier non anglophone. Anne Sinclair est la première directrice éditoriale de cette version française ; Paul Ackermann, ancien du figar.fr, etest rédacteur en chef. L’équipe compte treize personnes. Il est détenu à 51% par la maison –mère américaine, à34% par le Monde et à 15% par le banquier Matthieu Pigasse
    L’affaire Sonatrach 1 et 2 un sénario monté par « Huffpost Algérie » contre Chakib Khalil, cette compagne de dénigrement fut relayée par la presse officielle algérienne et le « net ». , (Les media de l’intox, El-Watan, El Khabar, Liberté, le Matin, les quotidiens du net, des chaines de TV, etc…) et mobilisé tout leur appareil de propagande, en Algérie, et de l’étranger (Paris-Sion), tourne en boucle ! Infâmes et malhonnête ceux qui citent « Huffpost Algérie » comme source fiable d’info ! Quotidien en version maghreb du Huffington Post, propriétaire de…Le Monde, Huffington (U.S.A), un banquier juif, et géré par Paul Ackerman et Anne Sinclair.
    Saipem-Algérie : Les montants pots-de-vin versés à Chakib Khalil et ses proches révélés dans la presse italiennes huffinpost algérie : par Hebba Salim Publication 27/10/2014 CET 09 h 55, mise à jour le 15/03/2015 09 h.22 CET
    L’intox en continu sur Bouteflika,Bouchouareb et Chakib le moteur de l’Algérie !La diffamation orchestré par la sphère de l’information, (les media de l’intox, El-Watan, El Khabar, Liberté, le Matin, les quotidiens du net, des chaines de TV, etc…)

    La subversion jésuite alliée de la judéo-maçonnerie poursuit son travail d’infiltration et de contrôle des institutions vitales en Algérie.
    1- Hier avec les Pères Blancs et leur prise d’otage des orphelins et des damnés de la Terre victimes de la colonisation et ses tentatives de génocide massif (famine organisée, enfumades, exécutions collectives de civils, maladies résultant de la malnutrition et de l’eau contaminée).
    - ont suivi le baptême d’enfants en bas âge, leur éducation poussée et de haut niveau, puis leur positionnement dans les postes clés de la gestion et de la gouvernance du pays, accompagné du renouvellement ininterrompu depuis 150 ans de cadres de l’administration (spécialement ceux de l’éducation. La cause de toutes les carences et des aberrations qui frappent le pays et troublent l’opinion et les analystes, tous déconcertés par l’inexplicable mésaventure que le pays enregistre depuis 60 ans.
    2- Aujourd’hui, ce pouvoir occulte s’en prend à la jeunesse en l’embrigadant dans des ONG le fameux TEDx, dont les programmes d’endoctrinement sont élaborés par des laboratoires de sciences humaines et de psychologie NewYorkais, auquel est adjoint une touche de Kabalah Talmude (sorcellerie et envoutement par des procédés audio-visuels élaborés par l’industrie du Show business aux USA; voir le satanisme dans les spectacles aux USA, un thème documenté sur le net).
    Dans ce cadre Rebrab prend en charge un plan subversif de contrôle des institutions académiques (universités et polytechniques) par le biais du quotidien Liberté sous la nébuleuse d’associations d’étudiants du supérieur (ex. CAP). Cette stratégie est identique à celle mise en place par le « The U.S. Department of State Middle East Partnership Initiative (MEPI) ». Voir page facebook de cet organisme —> « MEPI Alumni Algeria Chapter ».

    Rab EL Kbael revient à la raison ?

    Dans un entretien accordé au site d’information TSA, Issad Rebrab est revenu sur ses derniers propos tenus sur la chaîne Berbère Télévision. « Je suis Algérien. La Kabylie et les autres régions du pays font partie intégrante de l’Algérie ». « Pour moi, il y a un seul pays et une seule nation. On n’a qu’une seule patrie, c’est l’Algérie », a-t-il ajouté
    Les grandes quantités d’armes découvertes dans la région d’El oued, qui les a achetés ? Et seront utilisées par qui et contre qui ? Hormis la grande Kabylie, devenue le fief du terrorisme résiduel et des mouvements rebelles berbérophones (entre autre le MAK), toutes le reste des autres willayas, soit au total 47 et 1/3 sur 48, vivent la prospérité ( ثف ؤقخهثىف((الحمد و الشكر لله عز و جل .
    y.m Journaliste indépendant

  4. 9 05 2016
    phen 375 diet (11:31:47) :

    You are my inspiration, I have few blogs and often run out from brand :). « He who controls the past commands the future. He who commands the future conquers the past. » by George Orwell.
    phen 375 diet https://www.youtube.com/watch?v=354z-HtfIUk

  5. 9 05 2016
    Sallira (08:07:55) :

    Le père Rabrab, grand argentier du MAK, s’en prend à Bouteflika et à Chakib Khalil. Par Y.Mérabet*

    Le cauchemar Jésuite continue ! Cauchemar institutionnalisé depuis 1962 par des apatrides, formés pendant 170 ans par les Pères Blancs et en collaboration avec la judéo-maçonnerie, ils ont furtivement gangréné tous les rouages de l’état, de l’industrie, de la gestion de toutes les activités stratégiques, et surtout …des ressources du pays ! Imbriquée dans la franc-maçonnerie locale, ils sont une caste de parasites prédateurs qui ont failli mener le pays à la faillite généralisée de 1962 à 1999 ! Rabrab un jésuite et franc-maçon

    Ou t’es pa Hamid ?
    Découvrir sur le Net que des internautes se réclamant de la démocratie et du militantisme au nom des intérêts de l’Algérie et de son peuple en s’appuyant sur les articles du « Huffpostmaghreb » est incompréhensible. Une seule raison explique et élude ce dilemme : leur malhonnêteté motivée par leur implication dans l’offensive belliqueuse silencieuse lancée par le pouvoir de l’ombre de Pars-Sion et ses succursales algériennes (jésuite-judéo-maçonnique). Huff Post-Maghreb ou Huff Post-Algérie référencés/cités par des prétendants patriotes, comme source fiable de scoops, tous ciblant le président Bouteflika, Chakib Khellil, et dans leur lancée le symbole de l’Islam, la Zaouia !
    Irresponsabilité ? Inconscience ? Ou carrément mauvaise foi et agissements mensongers subversifs ?
    Les participants suspects qui copient-collent les liens du quotidien « huffpostmaghreb.com » sont doublement responsables de la propagation d’intox agressive anti algérienne, pour deux raisons,
    - l’affiliation de ce quotidien au sionisme via sa maison mère (Le Huffington Post, Paris et NY)
    - la présence dans sa rédaction de journalistes marocains
    (Makhzen – M6 ) et français larbins du CRIF et de Paris-Sion !
    Pour découvrir le profil et organisation de ce quotidien (la branche mère) il suffit de consulter la plus simple des sources : wikipedia
    Anne Sinclair : Anne-Élise Sinclair, est la fille unique de Micheline Nanette Rosenberg et de Joseph-Robert Schwartz.
    Dans ce cadre Rebrab prend en charge un plan subversif de contrôle des institutions académiques (universités et polytechniques) par le biais du quotidien Liberté sous la nébuleuse d’associations d’étudiants du supérieur (ex. CAP). Cette stratégie est identique à celle mise en place par le « The U.S. Department of State Middle East Partnership Initiative (MEPI) ». Voir page facebook de cet organisme —> « MEPI Alumni Algeria Chapter ».
    Rebrab est un partenaire et agent des banquiers (Rothschild et C°).
    Ses projets grandioses, si incontrôlés, sans restriction, et sans
    garde-fous, transformerait l’Algérie en une annexe commerciale de Paris-Sion, grâce à la façade contrefaite du « capitaine d’industrie ».
    Pour preuve des intrigues préparant l’incursion des banques juives : ses fanfaronnades, « je suis capable de mobiliser $ 30 Milliards par ci, $ 10 Milliards par là ! »
    La Russie a souffert des mêmes intrigues durant les années ’90, la
    Russie avait perdu toutes ses richesses naturelles et ses infrastructures, ses sociétés de communication, ses industries, aux mains des pilleurs juifs locaux, tous appuyés par les banques New-yorkaises. L’arrivée de Poutine au pouvoir a changé la donne, la Russie a échappé au désastre et à la faillite. Ayez en mémoire la questions des oligarques en Russie.
    1- Un bref rappel historique de la montée vertigineuse d’Isaad Rebrab.
    - 1967, il bénéficie, durant une ère où la bourgeoisie était condamnée, jugée blasphématoire, et « réactionnaire », de privilèges et de passe-droits qui l’autorisèrent à bâtir les fondations de son entreprise en important du fer à béton et le revendant à des prix astronomiques! Il éventre le marché, ne l’exploite pas, il ne crée aucune richesse bien au contraire, il dilapide des devises lors de l’achat et accumule facilement une richesse qui n’a rien de louable ni le fruit de son « esprit entrepreneurial  » ! Favoritisme enfreignait les lois et règles financières, commerciales et doctrinales (contraire au principe socialiste d’alors de « guerre contre la bourgeoisie »).
    Note : Pour abréger et résumer, ces privilèges lui sont octroyés par son appartenance au pouvoir de l’ombre judéo-maçonnique et les cercles jésuites (Pères Blancs), culte aux milliers de promotions de cadres infiltrés dans tous les rouages et activités imaginables.
    En Europe, durant les années 80-90, vague de délocalisation d’industries en perte de régime, le CARTEL du sucre et des huiles végétales en particulier, intimement lié aux banquiers (Rothschild), étudie un plan de délocalisation de l’industrie alimentaire, un projet est tracé, une étude de marché effectuée. Principaux points arrêtés :
    - L’Algérie est un marché important et la base idéale pour l’installation d’usines de raffinement! Raffinement donc transformation pour uniquement une plus value, et non création de richesse !
    - Bas salaire et main d’œuvre bon marché, un avantage comparatif important offrant un avantage concurrentiel critique.
    - Conditions favorables (proximité des marchés européens et africains), disponibilité de ports ou leur extension.
    - Disponibilité de banques étrangères (partenaires) pour les opérations importantes légales et illégales, BNP Paribas de (Rothschild) est sur place et les agents judéo-maçonniques (administration et banques) toujours présents à l’appel !
    2- Arrive Rebrab ! Un bon éclaireur pour les prédateurs !
    Pour leur plan les banquiers ont besoin de discrétion, il leur faut un agent local comme couverture administrative, notariale, et légale. Leurs fichiers des membres des loges leur indiquent un nombre de candidats potentiels, mais Rebrab l’emporte, son profil est idéal, catholique (donc sans attache particulière avec la majorité de la population musulmane), formation professionnelle adéquate, une expérience dans les opérations bancaires et l’import-export, connaissance du terrain, affinité avec la Kabylie (la cible de futures manigance parallèles), etc.
    3- Le deal est conclu.
    L’expertise financière, technique, commerciale, managériale, les montages diverses sont assurés par les sociétés d’ingénierie et succursales des banques.
    Rebrab est un partenaire chouchouté, il trouve son compte dans ce partenariat en exécutant d’un plan machiavélique aux dimensions planétaires qui dépassent ses ambitions, en paraphant les documents officiels et marquant sa présence dans les média pour convaincre l’opinion et les pouvoirs publiques, par la roublardise, de ses sincères intentions, philanthropiques, bienveillantes, et mêmes patriotiques !
    4- Un rôle non négligeable de la mission de Cervital est la commercialisation d’huiles hydrogénées, dont il contrôle toutes les spécifications, les composants et le mode de raffinage, huiles transformées en arme de destruction massive.
    Pour maintenir leur emprise sur la nation ils ont investi la sphère de l’information, (les media de l’intox, El-Watan, El Khabar, Liberté, le Matin, les quotidiens du net, des chaines de TV, etc…) et mobilisé tout leur appareil de propagande, en Algérie, et de l’étranger (Paris-Sion).
    C’est une insulte à la mémoire des cheikhs, de notre armée combattante, des Chouhadas de Kabylie, tous musulmans, défenseurs de leur identité et foi, que de décrire ces croisés comme kabyles !
    Pour preuve : Père Rebrab a déplacé sa vindicte personnelle contre le gouvernement, du champ économique vers celui de la confrontation régionaliste sectaire irresponsable en lançant sa diatribe d’un cimetière chrétien ! Et lança sa légion contre les zaouias de culte musulman pure et pierre angulaire de l’unité nationale.
    Les trolls qui sévissent dans ce groupe sont des agitateurs organisés qui distillent la haine de l’Islam et des musulmans, et brandissent « l’amazighité » comme alibi, un étendard jésuite, mais n’ont aucune attache avec ce pays ! C’est des apatrides chrétiens francophiles allochtones, culturellement-religieusement-historiquement, indifférents aux enjeux et intérêts de cette noble nation Arabo-Berbère-musulmane !
    *Journaliste indépendant

  6. 8 05 2016
    Sallira (13:38:26) :

    Au pays des deux dieux humains par Y.Mérabet
    A près rab-dzair, c’est Rebrab, rab-elkbael
    Une fortune 3,2 milliards bâtie sur la corruption et le trafic Un crime dans son sens large est un manquement très grave à la morale, à la loi et, lorsqu’on bafoue les lois de la République et qu’on lèse le citoyen quant à ses droits et ses intérêts en attentant à l’économie nationale, l’on se rend coupable des pires délits. L’empire Rebrab, dans son essor, n’aura lésiné ni sur les moyens ni sur les méthodes. Le mode opératoire suit une rigoureuse logique dans cette soif d’argent et de pouvoir.
    Au départ trois hommes : Issad Rebrab, Chetih Messaoud et Yahia Nazef (alors directeur central de la métallurgie au ministère de l’Industrie) voulaient avoir la main- mise sur tous les produits ferreux. S’entend par ferreux la ferraille destinée au recyclage et à la production du rond à béton et des profilés. Le trio, par la suite, s’agrandira d’une quatrième personne qui n’était autre que le directeur commercial de la société ENICAB, laquelle agissait dans les non ferreux, les déchets de cuivre à l’exportation, l’achat de câbles à l’étranger ainsi que dans la production de câbles
    Les quatre hommes feront alors élaborer un arrêté interministériel, celui du 24 mars 1992, portant suspension de certaines marchandises à l’exportation, entre autres les ferreux et non ferreux. Toutefois, cet arrêté, en son article 3, stipulait qu’il pourrait être délivré à titre exceptionnel des autorisations d’exportation.
    L’arrêté n’aurait, en fait, pour but que de contrer les autres opérateurs économiques afin que ceux-ci n’agissent plus sur le marché national. Les « 3 + 1 » pouvaient alors maintenir leur monopole sur les produits ferreux et non ferreux.
    Les ministres du Commerce et de l’Industrie informés

    Un opérateur pourtant ne cessait à l’époque de harceler les ministres du Commerce et de l’Industrie, menaçant même de médiatiser l’affaire dans le cas où l’arrêté n’était pas annulé, car basé sur des données erronées. Il parviendra quand même à le faire annuler suite aux entretiens qu’il aurait eus avec M. Belgacem Belarbi, ministre de l’Industrie, et M. Mostefa Makraoui le ministre du Commerce.
    Il lui sera alors délivré une dérogation interministérielle, lui permettant l’exportation de ces produits, et ce, dans l’attente de l’examen de son dossier allant dans le sens de l’annulation de l’arrêté qui ne servait en fait que les intérêts des « 3 + 1″ et ceux des sociétés étrangères.
    L’opérateur, entre-temps, réussira à faire annuler l’arrêté et provoquera en date du 14. 04.1993, une réunion interministérielle, présidée par Yahia Nazef, au siège du ministère du Commerce. Il faut noter qu’à cette réunion étaient présents la société ENICAB, représentée par M. Belkhodja, Sider El Hadjar, les unités de récupération Est, Ouest et Centre, un représentant de Métal Sider, la société METANOF, la direction générale des douanes…
    Lors de cette réunion, l’opérateur avait insisté sur l’annulation pure et simple de l’arrêté en exhibant des rapports signés par Nazef et destinés au ministre du Commerce pour le maintien de l’arrêté.
    Or, ces rapports étaient erronés et scandaleux, car Nazef, en fait, induisait en erreur trois ministres (Industrie, Commerce et Budget).
    Deux des ministres furent pourtant convaincus par l’opérateur qui demandait l’annulation des dispositions de l’arrêté.
    Malheureusement, le changement de chef de gouvernement opéré à l’époque gèlera les décisions.
    L’arrêté sera abrogé au début de l’année 1994 et sera suivi par une circulaire de la Banque d’Algérie, celle du 12 avril 1994. Celle-ci rappelait d’une part aux opérateurs économiques d’être en adéquation avec les prix pratiqués à l’étranger, et donc en référence à la Bourse et, d’autre part, insistait sur le rapatriement des valeurs exportées. En fait, tout se jouait sur la création de patrimoine à l’étranger, grâce à ces exportations.
    Instauration d’un monopole de fait
    Les dispositions de l’arrêté seront donc abrogées et tous les produits devinrent libres à l’exportation, à l’exception des plants de palmier, et des objets d’art.
    Les questions que l’on se pose à ce niveau-là déjà sont : les exportations de Rebrab avant et après 1994 ont-elles été des exportations qui appelaient au rapatriement des fonds ou ont-elles au contraire été des exportations liées à l’importation ? Les prix pratiqués par Rebrab sur la ferraille étaient-ils en conformité avec la Bourse et le LME (London Metal Exchange) ?
    L’information vérifiée prouve bien, quant à elle, qu’il a acheté de la ferraille auprès des unités de récupération d’Alger ERWA (Entreprise de récupération de la wilaya d’Alger, domiciliée à Côte rouge à Hussein Dey).
    Rebrab justifiera l’achat de cette ferraille par le fait de la transformer en rond à béton, or, elle sera exportée. Il arguera alors de cette transaction en prétextant que son usine aurait été saccagée par des soi- disant terroristes.
    Une autre information fera, quant à elle, état que même le matériel importé par Rebrab d’Italie dans le cadre de son projet de production de rond à béton était du matériel rénové. Alors que le matériel rénové était, selon les lois en vigueur, (voir le dossier de la Chambre de commerce de l’époque) interdit d’importation. Pour référence également, il y a lieu de voir les publicités de l’époque insérées dans Algérie Actualité et dans d’autres journaux entre 1989 et 1991 et dans lesquelles Metal Sider annonçait la production de rond à béton avec comme perspectives une production de 400 000 t/an. Or, ce matériel et les laminoirs importés ne pourraient atteindre cette quantité.
    Tous les marchés de Rebrab étaient, en fait, liés à l’importation des produits destinés à la revente en l’état (voire cornière, fer-plat…), et ce, jusqu’à l’heure actuelle.
    En s’agrandissant, l’empire Rebrab engloutira les monopoles du sucre, du lait, CMV (complexe vitaminique) les farines, aliments de bétail…
    La mafia du patrimoine à l’étranger
    Après 1994, les exportations hors hydrocarbures, après avoir pollué l’environnement économique (tous produits confondus à l’exportation), ont permis l’émergence d’une « mafia » spécialisée dans la création de patrimoines à l’étranger au détriment de l’économie nationale.
    Les exemples foisonnent et nous pouvons d’ores et déjà donner quelques récentes exportations frauduleuses qui ont eu pour théâtre le port d’Alger.
    Entre le 28 et le 30 juillet 1998, l’exportateur Issiyakhem Mehdi exportra 80 tonnes de cuivre à 1,50 FF le kilogramme et vient d’en exporter encore 112 tonnes. Le produit en question, cuivre sudronic était entreposé dans les parcs de l’EMB (entreprise publique d’emballage de Gué de Constantine).
    C’est suite à un appel d’offres que M. Issiyakhem avait acheté le produit « cuivre sudronic » à l’EMB de Gué de Constantine au prix de 115,00 DA. Sachant qu’il le cède à l’exportation au prix de 1,50 FF le kilogramme soit à peine 14,00 DA, comment l’opérateur trouve-t-il son compte par rapport au prix d’achat, et cela en dehors des charges de frets, transports…
    D’autre part, entre juin et juillet 1998, Issiyakhem exporta 2 à 3 navires de ferraille « bouteille de gaz propane » par le port d’Oran. Ces bouteilles de gaz exportées à 100,00 FF la tonne à l’export ont coûté à cet exportateur plus de 5 000,00 DA la tonne, l’achat s’étant effectué auprès de l’Entreprise de récupération de la wilaya d’Oran (ERWO). La valeur réelle du produit en question varie entre 120 et 125 USD la tonne, donc se situe autour de 650,00 FF la tonne et non 100,00 FF.
    D’un autre côté, comment peut-on expliquer que M. Issiyakhem paye du cuivre brut auprès des P et T d’Oran au courant de mars 1998 à 140,00 DA le kg + TVA et charge alors qu’il le cède à 1,5 FF le kg net représentant à peine 14,00 DA le kg.
    Comment expliquer aussi que la même personne abandonnera son marché de cuivre auprès des P et T de Sidi Bel-Abbès en septembre 1997 après leur avoir avancé la somme de 500 000,00 DA, d’autant que ce cuivre de Sidi Bel-Abbès était situé entre 110,00 DA et 120,00 DA le kg. Il préférera alors celui d’Oran à 140,00 DA le kg car à Oran, il pouvait prétendre tricher sur le poids de la cargaison.
    Des prix impensables…
    Les prix à l’exportation sont inférieurs au coût du fret et la valeur réelle du produit exporté est virée sur compte à l’étranger sans que la Banque d’Algérie ou les institutions chargées du contrôle des changes et du mouvement des capitaux n’interviennent.
    Autre exemple significatif que celui de la société SIBA qui a, et continue, à exporter de la ferraille par le port d’Alger, domiciliée à la BNA, 608 Bab El-Oued.
    I – Ferraille logée en container : domiciliation n° 1085/2/98CT32F du 17.05.1998.
    Quantité : 16 000 kg. Prix unitaire : 0,10 FF. Montant : 1600,00 FF, et ce, pour la société SMAF à Marseille.
    Notons que le cours réel à la tonne est de 125 USD, ce qui représente en fait un total de 12 000,00 FF et non 1600,00 FF.
    II- Ferraille logée en container : domiciliation n° 1685/2/98 CT52F du 10.6.1998 BNA, agence 608, Bab-El-Oued.
    Quantité : 72 000 kg. Prix unitaire : 0,11 FF. Montant : 7 920,00 FF, exportée par SIBA vers Genova, Italia soit, toujours selon le cours, un total de 54 000,00 FF et non 7 920,00 FF.
    Autre exemple de ces malversations, il y a lieu également de noter les exportations des batteries usagées à 0,30 FF le kilogramme alors que le secteur public, producteur de batteries à Mostaganem et à Sétif, rachète les batteries usagées ou mortes à 7,50 DA le kg. Elles sont donc exportées par la société SELECTRON à 0,30 FF, représentant 3 DA le kg. Si on déduit le transport des batteries jusqu’au port et le coût du fret et du transit, que reste-t-il de ces 0,30 FF ? Ces calculs du reste sont valables pour tous les exportateurs des déchets ferreux et non ferreux. Ce qu’il y a lieu de relever, c’est l’incohérence des services des douanes de tous les ports d’Algérie censés relever ces anomalies et la différence des prix pratiqués à l’exportation par rapport à ceux pratiqués avant 1994.
    Il y a lieu également de s’interroger sur le sort réservé à l’ordonnance 96-22 du 9 juillet 1996, relative à la répression de l’infraction à la législation et des mouvements des capitaux.
    Anomalies flagrantes
    Autres anomalies à relever pour le reste des sociétés export qui, à l’exemple de la société Rafa, déclarent un prix symbolique de façon à être en conformité avec la réglementation des changes concernant le rapatriement. En effet, l’année dernière, Rafa a acheté des déchets de laiton auprès de BCR-Sétif à un prix avoisinant les 60 DA le kg.
    Est-ce que les prix de Rafa à l’export représentent au moins l’équivalent en devises, du prix d’achat en dehors toujours du coût du fret et autres charges ?
    Est-ce que les quantités enlevées de chez BCR ont été réellement déclarées et exportées au kilogramme près.
    Il faut savoir que, compte tenu de ces pratiques frauduleuses, qui étaient portées à la connaissance des autorités compétentes et qui prouvaient bien l’existence d’un milieu maffieux spécialisé dans la création de patrimoine à l’étranger, un arrêté interministériel fut promulgué le 2 mai 1999. Cet arrêté institue un certificat d’exportation pour les opérateurs économiques.
    Mais, l’arrêté en question ne règle pas le problème dans le sens où il ne sert en fait qu’à l’identification de ces exportateurs qui sont du reste connus par le registre de commerce.
    Il ne règle donc ni le problème des prix symboliques, pratiqués pour éviter le transfert des valeurs réelles exportées, ni le problème de l’origine des produits qui sont souvent acquis de manière occulte dont, l’exemple du cuivre acheté par M. Issiyakhem auprès de l’EMB de Gué de Constantine. Mais, compte tenu également de l’avis de presse du ministère du Commerce paru au courant du mois de juin 1999 et rendant effectives les dispositions de l’arrêté en question à partir du 1er novembre 1999, il y a lieu de s’interroger sur la portée d’une telle décision. En effet, le laps de temps laisse toute la latitude à ces exportateurs de changer de raison sociale pour avoir à éviter de produire, comme le stipule l’arrêté, l’attestation de rapatriement des fonds des produits des opérations d’exportations réalisées antérieurement.
    La mafia du foncier du médicament et du rond à béton gangrène l’économie nationale
    La dégradation des artères téléphoniques au service de la mafia du cuivre
    Dans notre édition du mercredi 28 juillet 1999, nous avons donné le mode opératoire de la mafia de la ferraille ; aujourd’hui nous abordons celui de la mafia du cuivre, lequel, comme le lecteur le constatera, ne manque ni de ficelles, ni de complicité à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, dans et en dehors du système.
    Comme nous l’avons déjà souligné dans une précédente édition, la fraude est flagrante et l’arrêté réglementaire ne suffit pas à prévenir cette fraude en matière de prix et de poids. Mais cette lacune, dès lors qu’elle n’intervient ni sur le prix ni sur les quantités, et encore moins sur les moyens et délais de paiement, induit des pertes pour l’économie nationale qui ne se limitent pas uniquement à des opérations de fuite des capitaux. En effet, pour se procurer du cuivre par exemple, ces exportateurs « malhonnêtes » ne lésinent sur aucun moyen. Le cuivre étant devenu pour eux la source de gains importants, de véritables petits réseaux spécialisés dans le vol de ce cuivre vont aller jusqu’à la dégradation des artères téléphoniques du pays.
    Il faut savoir que les câbles téléphoniques souterrains et aériens comportent une grosse quantité de cuivre. Le seul moyen donc pour acquérir ce cuivre, si précieux et à moindre coût, sera de dégrader les artères téléphoniques. Pour ce faire, la méthode est simple : ils procèdent d’abord à la dégradation de l’artère en elle-même par des actes de sabotage, isolant ainsi le citoyen et souvent des communes entières.
    Les artères étant fortement endommagées, les P et T procèdent alors au changement de ces artères qui, du reste, coûtent cher à l’Etat.
    Ce qu’il y a lieu de savoir, est que l’artère endommagée sera ensuite volée afin d’être revendue aux exportateurs de cuivre en vue de son utilisation frauduleuse.
    La perte incommensurable, au vu du nombre d’artères endommagées, touche ainsi tous les secteurs de l’économie nationale.
    A titre indicatif, nous citerons quelques exemples et laisserons le soin aux lecteurs et aux autorités concernées d’apprécier l’étendue des dégâts sur notre économie.
    Une longue liste d’artères endommagées
    La liste est longue concernant ces artères endommagées de manière criminelle et à des fins criminelles, mais nous ne citerons que l’artère aérienne Abdelmoula-Laricha entre Sebdou et Mechria ; l’artère aérienne allant de Saïda à Sfit ; l’artère aérienne allant de Saïda à Baloul ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Souagui ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Ksar El Boukhari ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Aïn Boucif ; l’artère aérienne allant de Berrouaghia à Laghouat ; l’artère aérienne allant de Annaba à Berrahal et bien d’autres encore.
    Ce sera de quelques dizaines de kilomètres d’artères à plusieurs centaines qui seront ainsi détériorées.
    A l’exemple également des dégâts occasionnés par de tels vols, nous citerons la collision ferroviaire de Boudouaou. L’enquête à l’époque (début juin 96) avait abouti à la conclusion que l’accident avait été causé par la dégradation des artères téléphoniques. Selon les expertises, 2 800 kilomètres de cuivre avaient été volés.
    L’accident en question avait coûté la vie à sept personnes et avait fait une centaine de blessés, et cela sans compter tous les dégâts matériels enregistrés (voir articles de presse de l’époque).
    L’attention des autorités concernant les vols et sabotages des artères téléphoniques sera maintes fois attirée. Le Soir d’Algérie, dans son édition du 20 avril 1998, faisait état d’un entretien avec la direction des P et T de Blida, dans lequel celle-ci affirmait la dégradation de 500 kilomètres de câbles par les terroristes. Que sont donc devenus ces 500 km de câbles ? Quelles destinations inconnues ont-ils pu prendre ? La quantité dégradée (ou subtilisée) reste énorme quand on sait par exemple qu’un mètre de câble sous plastique de 900 paires pèse 6 kg. Sur ces 6 kg, il faut compter 2 g d’impuretés qui seront déductibles. Un mètre de câble de 900 paires représentant 800 g net coûte, suivant le cours actuel, à peu près 6,40 FF.
    A ce niveau-là, ces 500 km détériorés à Blida n’ont-ils pas été engloutis par le marché passé entre les P et T de Blida et M. Chermoti et Mme Bélia entre novembre et décembre 1995 ?
    Marchés douteux
    Ces derniers n’ont jamais eu la qualité d’exportateurs mais ont toujours agi en tant qu’intermédiaires dans nombre de marchés, à l’exemple de celui passé avec la direction des P et T de la wilaya de Naâma où M. Chermoti et Mme Bélia ont acquis du câble P et T entre juin et juillet 1997 par le truchement du service des domaines.
    Est-ce que leurs factures ont été réglées ? On sait que le sieur Chermoti se trouve détenu dans une des maisons d’arrêt d’Alger pour des délits que la justice lui reproche.
    Pour ce qui concerne les P et T de la wilaya de Tlemcen, on sait que M. Chermoti et Mme Bélia avaient abandonné leur marché dans le courant de l’année 1996, car n’ayant pu tricher sur les quantités. Entre autres spécimens de ces malversations et de ces actes criminels destinés à la récupération du cuivre à moindre coût, nous pouvons également citer l’exemple de la société ENICAB de Gué de Constantine, voire l’appel d’offre national et international de cette société au courant de l’année 1997 concernant 90 tonnes métriques ™ de chutes de câbles en cuivre.
    Le même appel d’offre sera relancé au courant de l’année 1998.
    A l’époque des faits, y avait-il réellement 900tm de disponibles au niveau de la société ENICAB de Gué de Constantine ?
    Selon notre information, Mme Bélia a été retenue pour un prix avoisinant les 90 DA le kilogramme à l’état brut.
    Comment se fait-il alors que la concrétisation du marché entre Mme Bélia et ENICAB n’a jamais eu lieu?
    L’une des causes était que le prix de revient au kilogramme net allait dépasser les 200 DA compte tenu des impuretés des matériaux, en plus des valeurs ajoutées.
    D’un autre côté, tricher sur la quantité ne pouvait régler le problème dans le sens où l’écart était trop considérable par rapport même aux pratiques avérées et frauduleuses des exportateurs.
    Ce qu’il faut relever, en outre, c’est que cette même société vient de revendre ce produit et on s’interroge alors sur la réalité de la quantité annoncée, des prix de ces chutes de câbles bruts sachant que le prix du cuivre net rendu ports de destination se situe actuellement entre 8 FF et 9 FF le kilogramme. Pour rappel, la chute du cours de ces métaux à l’étranger, cotés à la Bourse de Londres et d’Anvers avait été provoquée par l’inondation sur le marché de ces métaux, doublée par la crise asiatique.
    Le cas ENICAB
    Toujours pour la société ENICAB, il faut savoir que son unité à Biskra, suite à une prorogation de délai d’un appel d’offres national et international n° 5/97 DCCP/DU paru dans El Moudjahid le 29 novembre 1997, le 2 décembre 1997 et le 6 décembre 1997, un opérateur sera retenu.
    Ce dernier recevra un télex en date du 28 mars 1998, dans lequel on lui annonce qu’il est retenu et qu’il se devait de se présenter dans les meilleurs délais, muni des pièces justificatives, d’un chèque certifié de 180 000 DA correspondant à une caution de garantie et d’un chèque de banque de l’ordre de 5 millions de dinars (5 000 000,00 DA).
    Ce qui sera fait par l’opérateur. Mais arrivé à Biskra muni de toutes ces exigences, il récoltera une fin de non-recevoir, sans qu’aucune explication ne lui soit donnée. Par la suite, il s’est avéré que le directeur de l’unité en question pratiquait de telles exigences pour s’aligner sur le marché parallèle.
    N’est-ce pas là un énième encouragement pour les gens qui pratiquent des prix imaginaires dans le but de fausser les poids et mesures et de produire des déclarations dérisoires et symboliques à l’exportation.
    Bien entendu, nos exportateurs et nos sociétés ne peuvent agir seuls et si, sur le territoire national, leurs complicités sont multiples, à l’étranger, ils jouissent également de certaines largesses.
    Réseaux multinationaux
    La société MALCO, sise à Paris, et les sociétés SNMRI et PERMET-SUD à Marseille détiennent les monopoles de nos exportations des non-ferreux. Elles sont en fait de connivence avec nos opérateurs économiques, et cela d’Oran jusqu’à Annaba, et maîtrisent bien les rouages du système des exportations.
    Ces sociétés opèrent en avançant des devises à nos opérateurs en parallèle de la réglementation des changes et du commerce extérieur. C’est-à-dire que ces sociétés avancent de l’argent cash en France ou ailleurs en Europe. L’argent ainsi avancé aux opérateurs, tout en restant dans ces capitales européennes, sera échangé par nos opérateurs au taux de 13,80 et servira à financer de façon occulte le produit en Algérie, tandis que nos banques ne sont utilisées que pour la domiciliation bancaire. Quant aux douanes algériennes, elles ne feront que viser officiellement des dossiers export. La valeur réelle des produits exportés ne franchira jamais le seuil d’un compte bancaire algérien, créant ainsi un déséquilibre monétaire sans précédent, lequel aggravera l’atteinte à l’économie nationale. Serait-ce le cas pour d’autres de nos ressources et produits ? Pourquoi le secteur public détenteur de ce genre de produit s’aligne-t-il sur le marché parallèle, sachant que les prix pratiqués ne sont nullement en adéquation avec les prix du marché extérieur ? Pourquoi ajoute-t-il le jeu des milieux mafieux en encourageant par là même la mafia et la concurrence déloyale au détriment de l’économie nationale ? (A suivre)
    Pour en revenir aux « 3+1″, en l’occurrence Rebrab, Nazef, Chetih et Belkhodja, ceux-ci, concernant la portée de l’arrêté interministériel du 24 mars 1992 que nous avions mentionné dans notre première partie (voir Demain l’Algérie du 28 juillet 1999), réussiront le coup de maître d’un réaménagement dudit arrêté, lequel va dans le sens du maintien de la suspension des produits cités. Voir l’arrêté du 22 février 1993 qui maintient la suspension de la ferraille et qui suspend à l’exportation les chutes de câbles de cuivre et, par conséquent libère des matériaux tels que les cendres et résidus de zinc, les mattes de galvanisation, les chutes d’inox et de fer blanc.
    Pour rappel, une réunion en date du 14 avril 1994 avait été initiée par des opérateurs privés au siège du ministère du Commerce concernant les dispositions de l’arrêté du 24.03.1992. Etaient présents à cette réunion ENICAB, représentée par Belkhodja, Metanof, Métal Sider, Sider El Hadjar, les entreprises de récupération Est, Ouest et Centre, le ministère de l’industrie, représenté par Nazef, le ministère du Commerce, la direction générale des douanes, la Chambre nationale de commerce et trois opérateurs privés. La question qu’il y a lieu de poser à ces présents à cette réunion serait : se rappellent-ils de l’intervention de Nazef concernant la convention de Bâle que ceux-ci d’ailleurs étaient censés ignorer ?
    Nazef : un rôle moteur A juste titre, Nazef n’avait-il pas situé les prix de la ferraille à l’exportation à 140 dollars la tonne métrique ™. N’avait-il pas insisté auprès aussi bien des entreprises publiques que des entreprises privées afin que celles-ci livrent leur ferraille à Métal-Sider au prix de 150 DA/tm, plutôt que de la vendre à El Hadjar à 100 DA/tm ? Laquelle El Hadjar traînait sur les paiements et sur le déchargement des cargaisons surtout si celles-ci étaient livrées par wagons SNTF.
    Qu’est-il advenu de la ferraille livrée à El Hadjar par les entreprises de récupération à l’époque ? A-t-elle réellement connu sa transformation en rond à béton où a-t-elle été stockée à l’air libre, prédisposée ainsi à l’oxydation et à la détérioration ?
    Nazef ayant incité les entreprises publiques et privées à livrer leur ferraille à Métal Sider, arguant que l’intérêt national était à la production du rond à béton pour cette ferraille et, motivant pour les non ferreux la suspension des chutes de câbles à l’exportation par le fait de parer aux dégradations des artères téléphoniques du pays. Une question lui sera posée : si réellement ses motivations qui, comme il le prétend, tendent à protéger nos artères téléphoniques et électriques, pourquoi alors libère-t-il à l’export la grenaille de cuivre ?
    Il faut savoir que la grenaille de cuivre n’est autre qu’un câble électrique du téléphonique broyé. Ce qui détruit encore plus, à la faveur de ce broyage, l’origine du produit qui est souvent suspect. L’identification ne pouvant plus être faite, cela servait encore plus les intérêts de cette mafia des ferreux et non ferreux qui, de ce fait, avait toute la latitude et l’impunité pour continuer à œuvrer dans le noir, servant ses intérêts et desservant ceux du pays.
    L’idée de Nazef était de renforcer encore plus le monopole que détenaient certains sur les non ferreux. Car du fait qu’une seule grenaille était en activité, celle de l’ERWO (Oran) et avec qui ENICAB avait signé un contrat pour le grenaillage de ses chutes de câbles, il était évident que les opérateurs abandonnent justement ce marché de chutes de câbles. Ces derniers ne pouvant investir dans l’achat onéreux en devises d’une grenailleuse qui plus est ne pourrait être rentable.
    Car le câble une fois broyé donne l’occasion aux acheteurs étrangers de procéder à des réserves compte tenu des éventuelles impuretés et qui font que la grenaille sera cédée moins cher que le câble en l’état. A titre d’exemple, nous pouvons donner une idée sur la portée de l’arrêté en question en citant le cas de M. Salhi Mohamed El Hadi, qui a importé une grenailleuse se trouvant à Boudouaou et qui n’a jamais pu être fonctionnelle. Pour répondre à la vision de Nazef quand il prétend servir les intérêts de la nation, nous lui rappellerons, entre autres, le sabotage d’une artère dans la wilaya de Tipasa entre juillet et septembre 1995.Les malfaiteurs, au nombre de deux, seront alors surpris par les services de sécurité de nuit, procédant à leur forfait.
    Arrêté, l’un deux avouera écouler le cuivre à Boudouaou chez M. Salhi. Les exemples en ce sens sont légion, en raison justement de la non-application des lois et décrets régissant le commerce extérieur. Le citoyen, quant à lui, saura faire le rapprochement avec toutes les liaisons téléphoniques endommagées à l’échelle du territoire national en général et au niveau du gouvernorat du Grand- Alger en particulier. Laxisme ou duplicité aux P et T
    Maintenant, compte tenu de tous les dérangements au niveau d’Alger, dus pas spécialement aux vols de câbles, il y a lieu de se poser la question suivante : est-ce que tous les câbles morts tirés, soit auto-portés, soit souterrains sont récupérés par le ministère des P et T ?Si c’est le cas où sont-ils donc stockés et pourquoi n’ont-ils pas connu de revente soit par adjudication, soit par le biais des domaines ?
    Si ce n’est pas le cas où sont-ils passés ? Sachant qu’une section détériorée de 900 paires avoisine les 300 mètres linéaires (ml). Il faut savoir aussi que 1 ml pèse 6 kg brut à raison de 800 g net de cuivre par kilogramme brut. C’est à la DOPT relevant de la direction des P et T de la wilaya d’Alger, de répondre à ces questions et, il va sans dire que les exemples en ce sens foisonnent. Concernant maintenant le degré de pourrissement des produits ferreux, à l’exemple des bouteilles à gaz propane réformées par Naftal il y a une décennie, quel est le sort qui leur a été réservé ?A ce titre, où sont passées les bouteilles à gaz préparées et écrasées par l’entreprise de récupération de la wilaya d’Annaba ?
    Quelle a été leur destination finale ? A quels prix ont-elles été cédées dans le cas où il y aurait eu transaction commerciale ?
    Pour revenir à l’origine de l’exportation de la ferraille, on se pose les questions concernant le contrat signé à Annaba, le 21 octobre 1995, entre l’entreprise de récupération de la wilaya d’Annaba représentée par son directeur général, M. Messast Abdelatif, et le directeur général de la société SODAGRA, sise à Alger. Le contrat portait sur une quantité à l’exportation de ferraille de 3 000 t arrimée cale fermée au prix de 5 000 DA la tonne métrique. Le contrat n’a jamais connu d’exécution.
    Qu’en est-il donc advenu de ces précieux produits pour le marché italien, français, espagnol, turc… ? Et quelle origine a pu avoir ce produit qui ne représente en fait qu’une partie infime de ces ferreux, objet de toutes les convoitises ?
    Quand on sait également que les exportations de ferrailles sont quasi régulières par le port d’Annaba et de Skikda, comme cela est le cas pour les non ferreux par tous les ports d’Algérie.
    Nous citerons le cas de la Sarl Selectron qui a exporté les rails de chemin de fer d’une partie du tronçon Aïn Abid (wilaya de Constantine), Oued Zenati (wilaya de Guelma) et qui a connu sa fin par un jugement définitif, rendu par le tribunal de Oued Zenati. Un même exportateur, L’exportateur n’étant autre que le même Selectron, dont nous avions cité les agissements en matière d’exportation des batteries usagées à 0,30 FF le kg, du laiton, du cuivre… et qui s’est élargie jusqu’à la ferraille et en particulier les rails de chemin de fer. Pourquoi ne s’est-il pas inquiété quand il s’est agi d’exporter cette quantité de rails ? A-t-il réellement rapatrié ne serait-ce que les valeurs symboliques déclarées à l’exportation ?D’ailleurs, c’est le cas aussi pour Salhi Mohamed El Hadi qui a exporté de la ferraille d’origine suspecte provenant certainement de Ferovial Annaba.
    Comme c’est également le cas des traverses appartenant à la SNTF que Salhi continue à exporter par le port d’Annaba et éventuellement celui de Skikda.
    Il reste à relever l’écart entre le prix d’achat en dinars et le prix à l’export, convertible selon le cours des changes et la valeur ajoutée en matière d’oxycoupage et d’arrimage en plus des frais de transit. A l’exemple aussi de Hamid Temmam et de ses acolytes, MM. Chérif et Abbès, qui se sont rendus coupables des prix pratiqués à l’exportation et du rapatriement des valeurs ajoutées, en plus de l’acquisition de façon occulte des chutes de câbles qui étaient souvent d’origine suspecte.
    Citons alors les chutes de cuivre en provenance du parc des P et T de la wilaya d’Alger, situé à Bir Mourad Raïs.
    L’opération se faisait de nuit comme de jour, en fonction des dérangements et des tirages de câbles opérés par les services des P et T.
    Peut-on connaître le nombre de sections des câbles morts tirés par les P et T par rapport aux quantités stockées dans leurs parcs, sachant que, pour référence, 1 m de câble de 900 paires brut pèse 6 kg brut ?Il y a lieu de savoir que les P et T ont toujours été informées de ces agissements
    L’univers obscur des ferreux et des non ferreux
    Les affaires se succèdent et se ressemblent…
    Si on revenait aux ferreux et qu’on faisait la comparaison entre l’orientation de Nazef à écouler la ferraille à 150 DA la tonne à Métal Sider et les prix pratiqués selon lui à l’exportation et qui étaient situés autour de 140 dollars la tonne, nous pourrions déjà remarquer l’écart et la marge entre les deux prix. D’autant que la ferraille dont il parlait n’a été ni transformée en rond à béton ni exportée avec des prix en adéquation avec la Bourse LME (London Metal Exchange). On s’interroge déjà sur le fait que si les opérateurs, prenant compte des conseils de Nazef, avaient livré leur ferraille à Métal Sider, l’opération aurait nécessité une véritable flotte de camions de gros tonnage. Sachant que cette flotte de camions devait agir sur l’ensemble du territoire national pour l’opération de récupération qui, du reste, nécessite autant de moyens que d’argent liquide. Le but étant évidemment de faire aboutir toute la ferraille existante dans les dépôts de Métal Sider. Un simple calcul arithmétique suffit à édifier le lecteur sur de telles transactions. Le coût d’un semi-remorque pour le transport de Hassi Messaoud à Alger avoisine les 35 000 DA et ce, pour une cargaison qui ne peut dépasser les 20 tonnes, à 3 000 DA la tonne. Si on multiplie la quantité par le prix, la somme s’élève à 60 000 DA. De cette somme, il reste à déduire le coût du transport, le coût du chargement et du déchargement, le coût du produit et le coût de la transformation ou oxycoupage. Que restera-t-il donc des 60 000 DA ? N’est-ce pas là une opération négative qu’aucun esprit sain et qu’aucun opérateur ne réaliserait ?
    Dans ce sens, pourquoi aucun opérateur quel qu’il soit n’a répondu aux propositions de Nazef, laissant ainsi des quantités immenses de ferraille se perdre à l’échelle du territoire national.
    « Davi et consorts »
    Nous pouvons donner le cas des opérations d’une personne qui prétend se dénommer « Davi et consorts » et qui a procédé à des exportations par les ports de l’Ouest, à l’exemple de celui d’Oran, des ferreux et non ferreux, tout en contournant et piétinant toutes les règles et les usages en matière de commerce national et international. Et ce, au point où un litige opposa Davi à la société Malco sise à Paris. Le litige en question porte sur des avances considérables que la société Malco a déboursées pour Davi. Ce dernier préconisera régulariser sa dette en procédant à des exportations de produits ferreux et non ferreux qui ne verront jamais leurs valeurs ajoutées franchir le seuil des comptes en banque en Algérie. On peut déjà se poser la question sur le cas des tubes déclassés au niveau de la tuberie de Ghardaïa. La quantité était de l’ordre de 30 000 tonnes. Qu’est-il advenu de cette quantité de cette quantité, sachant qu’une société privée à l’époque avait signé un contrat avec Anabib Ghardaïa pour un prix de 100 DA la tonne métrique sur site ? Dès lors, cette société privée, après avoir mis en place un contrat avec une société étrangère suivi de l’ouverture d’un crédit documentaire irrévocable et confirmé de l’ordre de 1 950 000 dollars se verra à la fin refuser l’exécution du projet contracté avec Anabib. Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est que la transaction connaîtra un début d’exécution mais cette fois-ci entre directement cette société étrangère et Anabib.
    L’opérateur privé muni d’une licence d’exportation, d’un contrat et d’un crédit documentaire s’est vu éjecté de la transaction.
    Où sont donc passées les 30 000 tonnes de tubes déclassés ? D’autant que même le contrat passé entre Anabib et cette société étrangère a été réalisé à même pas 20 % de la quantité initiale.
    Quel rôle pour les services des douanes ?
    Le marché juteux et occulte de la ferraille est opaque du point de vue des complicités au niveau des organismes concernés et surtout des douanes. Car si au niveau des douanes algériennes, il n’y avait pas autant de largesse et de complaisance, ces opérateurs n’auraient jamais prétendu à de tels agissements, la décantation se faisant au niveau des douanes.
    A titre indicatif les coûts de l’opération d’oxycoupage des rails de chemin de fer ou de la ferraille en général selon la norme en vigueur sont : 1,50 m de rail pèse 69,800 kg. Pour 60 barres de 1,50 m, la consommation est d’une bouteille d’oxygène et un tiers de bouteille d’acétylène. Donc trois bouteilles d’oxygène et une bouteille d’acétylène dégagent 180 barres de 1,50 m. Sachant qu’une bouteille d’acétylène coûte en moyenne 1 800 DA et qu’une bouteille d’oxygène coûte 600 DA. Cela sans compter le cautionnement exigé, le coût de la main-d’œuvre, du transport et du produit.
    Pourtant, la cadence des exportations de ferraille, surtout par le port d’Annaba, continue à être aussi importante et cela, malgré tous les coûts, bien en deçà, des gains et a fortiori par rapport à la baisse des cours de la ferraille due essentiellement à l’inondation du marché par les Russes.
    Le même cas de figure est enregistré pour les produits non ferreux.
    Comment est-il donc possible de commercer à perte ? D’autant que l’acquisition de ce genre de produit se fait souvent de manière illicite, voire criminelle.
    Autre cas de figure également à relever concernant cette mafia qui aura causé un préjudice de 350 millions de centimes à la Sonelgaz Oran (voir Liberté du 19 janvier 1997)
    Cette perte chiffrée était causée par la dégradation des câbles électriques. Il y a lieu de souligner que le prix de revient de 1 m de câble est de 8 000 DA pour la Sonelgaz (voir El Watan du 6 février 1997.
    Pourquoi l’enquête s’arrête-t-elle toujours au niveau des malfaiteurs pris la main dans le sac à voler ces câbles ?
    La destination du produit est toujours ignorée, alors que dans la plupart des cas, celui-ci, de main en main, atterrit sur les quais de nos ports pour finir par être exporté vers l’étranger en parallèle aux règles du commerce extérieur.
    Nous citerons et rappellerons également les appels d’offres nationaux et internationaux lancés par les entreprises censées détenir ces produits de récupération. A cet effet, nous faisons référence à celui lancé par les entreprises de récupération de la wilaya d’Alger n° 06/97, celui de l’EPE-Anabib-SPA n° 01/97 et celui de Ambas Skikda sous le n°02/99 et tant d’autres.
    Les quantités prévues par ces appels d’offres restent énormes et il y a lieu de s’interroger sur la destination de ces produits et la manière dont ils ont été écoulés. On s’interroge également sur les énormes quantités de ferreux et non ferreux qui ont été revendues au courant des années 1998 et 1999 par le truchement des commissaires priseurs à El Hadjar-Annaba au niveau de laquelle il reste, cependant, à écouler une grande quantité de pipes-lines, toutes références confondues.
    Autre cas concernant une proposition de prix envoyé par Sider-Annaba aux opérateurs privés et que nous reproduisons ci-contre (voir des prix qui s’alignent sur le marché parallèle). Les prix pratiqués prouvés par le document en question s’alignent sur le marché parallèle, économie de marché oblige.
    Les remèdes existent
    En attendant d’autres affaires au cas par cas, nous laisserons aux lecteurs et aux autorités compétentes le soin d’apprécier le degré de pourrissement en matière d’exportation hors hydrocarbures et cela, malgré l’existence de textes juridiques très stricts et assez consistants pour préserver notre économie nationale contre ce fléau.
    A l’exemple du communiqué de la Banque d’Algérie que nous reproduisons ci-contre.
    Les experts restent unanimes pour dire que les solutions à ces problèmes qui minent notre économie existent pour peu que l’on se penche réellement et avec volonté sur les cas les plus significatifs.
    Les preuves sont manifestes et il suffirait de quelques vérifications et enquêtes en ce sens.
    Une simple circulaire ou un simple communiqué rappelant aussi bien aux opérateurs publics que privés qu’ils se doivent d’appliquer et de respecter les lois en vigueur verrait une baisse, sinon l’arrêt de ces exportations. Les opérateurs quels qu’ils soient se verraient ainsi obliger de se conformer à la réglementation en cours. Cet état de fait ne pourra qu’être créateur d’emploi et ce, au grand bénéfice de l’économie nationale tant sur le plan interne qu’externe.
    Car ces effets pervers ont bloqué la création de sociétés mixtes allant dans le sens du recyclage de ces produits et ces exportations et par là même contribuer à l’assainissement de l’environnement.
    Parmi ces produits, il faut noter l’existence d’huiles cancérigènes, de cadmium…
    Une information sera spécialement réservée dans cet espace à la protection de l’environnement et son impact sur l’économie nationale.
    Les affaires se succèdent et se ressemblent
    Une confusion au niveau des calculs et qui s’est glissée dans notre précédente édition nous a mis bien en déçà des coûts réels en matière de ferreux. Ce qui, par ailleurs, nous a montré plus d’éléments envers Nazef quand il oriente les uns et les autres vers Métal Sider pour l’écoulement de leurs ferrailles. En effet, les bons calculs pour un prix de vente des opérateurs privés à Métal Sider situé par Nazef à 150 DA la tonne métrique de ferraille au lieu de 100 DA à El Hadjar donnent lieu aux opérations arithmétique suivantes : si les opérateurs économiques écoulaient leur ferraille à 150 DA la tonne, un semi-remorque de 20 tonnes coûterait 3 000 DA et non 60 000 DA comme annoncé par erreur dans notre précédente édition. Retenons donc, comme affirmé précédemment, que si le coût d’un semi-remorque avoisine les 35 000 DA, que restera-t-il des 3 000 DA de la valeur réelle du produit livré sur site à Métal Sider ?
    Il fallait par conséquent soustraire les 3 000 DA des 35 000 DA et ce, en plus de la valeur du produit, de l’opération d’oxycoupage, du prix du chargement et du déchargement…
    L’opération, comme chacun le remarquera, est une aberration pour celui qui s’y lance, car il faudrait que non seulement l’opérateur commerce à perte mais en plus qu’il rajoute une grande différence de sa poche.
    En fait, le dessein de M. Nazef sera que les opérateurs se désintéressèrent totalement du volet ferraille, afin de laisser ainsi le champ libre à Métal Sider concernant ce marché porteur et rapporteur.
    Le même cas est valable pour les cuivres. Le comble en matière de commerce de la ferraille et du cuivre, c’est que les exportations de ces produits continuent à se faire à ce jour et ce, du port d’Annaba, à celui d’Oran, narguant par là même la République et ses lois. Pourtant, il est tellement aisé de vérifier cela à tous les niveaux. Voir à ce propos les exportations régulières à ce jour et celles prévues pour la semaine prochaine.
    Des stocks (?) considérables
    Les parcs de récupération regorgent, et regorgeaient même par le passé, de ferraille (voir le parc de récupération de l’ERWA, situé à Rouiba). Même les quantités données dans les différentes aires de vente sont insignifiantes par rapport aux quantités stockées dans ces parcs.
    Le stockage en lui-même prédispose le produit à la détérioration d’une part et fait que ce soit de l’argent mort pour l’économie nationale d’autre part. Sachant que ces énormes stocks de ferraille sont en souffrance depuis des années dans les parcs de récupération et cela reste valable pour l’ERWO Oran et l’ERWA Annaba, il suffirait du reste de visiter ces énormes quantités pour être édifié sur la véracité des faits relevés et sur la stratégie de M. Nazef et consorts concernant la gestion des ferreux et des non ferreux. Mais là, il ne faudrait pas seulement incriminer les gestionnaires de ces parcs car eux-mêmes ont rencontré moult contraintes par le passé. Car à calculer les valeurs entreposées dans les différents parcs Est, Ouest et Centre, des unités de récupération, il y a lieu de s’interroger sur les difficultés financières que ces unités ont connu par le passé et qu’elles continuent de connaître, d’une part, à cause de certaines incohérences, d’autre part grâce aux complicités avérées et délibérées des autorités censées contribuer au bon déroulement des reventes ou des exportations.
    Pourquoi cette ferraille reste-t-elle donc en souffrance ? Alors qu’il arrive parfois à ces unités de récupération de manquer de liquidités ne serait-ce que pour l’achat des pièces de rechange, voire jusqu’à ne pas avoir de quoi payer quelques fournisseurs particuliers de déchets d’aluminium au courant des années 1997 et 1998. A plus forte raison lorsqu’on sait que la valeur de ces déchets d’aluminium est symbolique par rapport aux valeurs stockées dans les parcs. Cet aspect-là du problème serait-il lié à la gestion ou au contraire à des contraintes liées éventuellement à cette mafia des ferreux et des non ferreux?
    Si nous revenions sur l’exemple de l’affaire des 30 000 tonnes de tubes déclassés entreposés à Ghardaïa, il y a lieu de relever encore une fois l’étendue de l’influence de cette mafia.
    En effet, malgré toutes les procédures engagées par une société privée qui était le premier acquéreur au prix de 100 DA la tonne métrique sur site et placée à 65 dollars la tonne métrique à l’export FOB, ce privé sera éjecté au profit de l’acheteur étranger (voir copie du télétexte de Son Excellence notre ambassadeur à Bonn, Kamel Hassan, après avoir été sollicité par le privé en question pour intervenir et que nous reproduisons ci-contre).
    Il y a lieu également de souligner qu’à chaque aire de vente, les quantités annoncées sont énormes. Dans ce sens, est-ce que ces quantités disponibles ont trouvé acquéreurs et si oui quels sont ces acquéreurs et quels ont été les prix pratiqués lors de ces transactions et ce, que ce soit au niveau national ou à l’export?
    Importation de matériels rénovés
    On peut d’ores et déjà parler de certains matériels rénovés importés d’Europe dans le cadre d’une politique de délocalisation en prévision du marché commun et sur lesquels nous reviendrons plus amplement dans une de nos prochaines éditions.
    Concernant maintenant les non ferreux et la stratégie opérée à ce niveau-là, il y a lieu de s’interroger sur une quantité de cuivre de l’ordre de 211 530 tonnes métriques de chutes de câbles sous plastique et 14 290 tonnes métriques de chutes de câbles sous plomb entreposées sur le site P et T Annaba jusqu’en date du 18 avril 1996 (voir avis de vente publié dans l’Authentique à cette date).
    Quel a été le sort de ces produits et quelles destinations ont-ils pu connaître ?
    Comme c’est le cas également pour les P et T Alger dans son parc de Bir Mourad Raïs.
    En effet, les quantités entreposées dans ce parc sont loin de représenter les quantités réelles de cuivre souterrain tiré, car les opérateurs avouent s’approvisionner de façon occulte en matière de chutes de câbles. Ces chutes devant normalement connaître leur stockage au niveau du parc P et T de Bir Mourad Raïs.
    On s’interroge alors sur le fait que la vente de ces chutes ne s’est pas encore réalisée.
    D’autre part, concernant le cuivre, objet de toutes les convoitises, on s’interroge sur la portée de la nouvelle stratégie de revente de ces produits à l’exemple de la société EMBAL – SPA, BP 93 Kouba, Alger. (Voire avis de vente n°01/99 reproduit ci-contre).
    Lequel avis insiste sur les prix pratiqués et qui se doivent d’être en adéquation avec les prix du marché international. Cela étant une reconnaissance que, par le passé, les prix pratiqués n’étaient nullement en conformité avec les usages du commerce national et international.
    Il y a lieu également de soulever des interrogations concernant les ferreux pour lesquels on n’exige aucune caution, alors que pour la mitraille de cuivre et les bandes aluminium on exige par contre une caution cash de l’ordre de 2 000 000,00 DA (voir toujours les conditions particulières de l’avis de vente n°01/99 de l’EMBAL)
    Il semble évident, à la lumière de cet avis de vente, que le but bien sûr est d’encourager certains opérateurs agissant en parallèle au système bancaire.
    Commercialement parlant, il faut savoir qu’on peut demander une caution bancaire ou une obligation de cautionner qui préservent les intérêts des uns et des autres et le bon déroulement de la transaction au bénéfice de tous et de celui de l’économie nationale.
    Compte tenu d’un autre côté de ces énormes quantités de cuivre, il y a lieu également de s’interroger sur les propos de l’ancien chef de gouvernement Ahmed Ouyahia devant le CNT et l’APN. Il s’agissait d’encourager les contacts entre les entreprises nationales. Ouyahia d’ailleurs donnera à ce propos l’exemple du contrat passé entre la SNVI et la Sonelgaz. Il faut savoir pour l’anecdote, comme Ouyahia le relèvera, que la Sonelgaz avait passé un contrat avec un pays voisin pour l’importation de tubes de cuivre.
    S’étant rendu compte par la suite que les prix pratiqués par ce pays étaient majorés de 20 % par rapport aux pays européens, le contrat fut annulé et la Sonelgaz découvrira finalement une société productrice de ces tubes de cuivre sur le territoire national. Ce qui permettra l’élaboration d’un autre contrat au profit cette fois de cette société algérienne qui finalement épargnera à la Sonelgaz une importation onéreuse et qui n’avait pas lieu d’être selon Ouyahia.
    Interrogé sur la question, un expert dira : « A ce niveau-là et à notre connaissance avérée, il n’existe sur le terrain aucun société nationale productrice de tubes de cuivre. Sinon, toutes ces quantités de cuivre exportées auraient plutôt connu la destination de cette société.
    On souligne aussi qu’il n’existe pas non plus de sociétés productrices de tubes de cuivre en Algérie. N’étant pas en possession en Algérie d’une technologie permettant le recyclage de cuivre et n’ayant pas de minerai de cuivre, il serait en effet impossible à une quelconque société basée en Algérie de procéder à un aussi lourd investissement. Le cuivre que nous possédons en Algérie n’a pour origine que la récupération. Laquelle opération ne nécessite pas de gros moyens. »
    Une histoire d’eau…
    Le problème d’eau est un handicap qui touche non seulement le citoyen dans sa vie quotidienne mais aussi toutes les infrastructures économiques existantes;
    Un projet quel qu’il soit est intimement lié à l’existence et à la disponibilité de certaines ressources. L’eau et l’énergie étant des ressources primordiales.
    Dans le cas que nous allons décortiquer, plusieurs paramètres devraient être pris en considération pour l’élaboration d’un tel projet.
    Le projet en question consistait en l’implantation d’une aciérie à l’est d’Alger par Metal-Sider.
    En premier lieu, il fallait tenir compte de la nature juridique du terrain : voire sa délimitation et entre autre paramètre aussi, tenir compte de l’environnement écologique et vérifier que le terrain en question et ceux environnants n’étaient pas à vocation agricole.
    D’un point de vue technique, il fallait également vérifier l’étude du sol et l’hydrologie et ce, tenant compte bien sûr de la capacité d’une éventuelle nappe phréatique.
    Le projet en question verra le jour et donnera naissance à l’aciérie Metal-Sider. Laquelle aciérie fera l’objet plus tard d’un incendie criminel.
    A ce nouveau-là, on s’interroge sur les capacités de production que cette aciérie a pu atteindre dans l’intervalle de sa mise en action à sa destruction.
    Il faut savoir que d’un point de vue technique, une aciérie d’une capacité de 100 000 tonnes consomme en moyenne pour le refroidissement des cylindres, le décalage de pailles…, 360 m3 par heure pour fours. La m même capacité nécessite également en eau pure pour l’aller retour en réfrigérant à l’huile, réfrigérant à air…, un apport de 80 m3 d’eau ppar heure et 25 m3 d’eau par heure également pour four. En plus, il faut aussi compter une autre capacité d’eau due aux fuites et à l’évaporation.
    Vu de telles capacités et compte tenu des problèmes de manque d’eau existants et que chacun connaît, un tel projet n’aurait par conséquent pas dû avoir l’aval des autorités compétentes, du mois par rapport au site choisi par Metal-Sider concernant un tel projet.
    Si nous comparions un tel projet avec celui de l’aciérie du complexe d’El Hadjar-Annaba, nous comprendrions mieux encore l’importance de certains paramètres pour l’élaboration d’un projet d’une telle envergure.
    L’étude d’El Hadjar aura, en effet, tenu compte, quant à elle, de la proximité de deux importants ports ainsi que de la proximité de chemin de fer et surtout de la disponibilité du minerai de fer de Djebel El Onk (Ouenza).
    Un tel minerai, en effet est le support de la réalisation du complexe d’El Hadjar. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour Metal-Sider.
    Graves atteintes à l’écosystème
    L’étude de cette dernière pour le choix du site à l’est d’Alger et ce, tenant compte de toutes les publicités de l’époque pour la production de rond à béton, vu la forte demande enregistrée et la pénurie de ce matériau qui sévissait, nous amène à nous questionner sur les possibilités réelles de cette aciérie dans un tel endroit.
    D’où venaient donc les matières premières ?
    Quand on sait que la production de rond à béton nécessite de al ferraille ou du minerai .
    Le coût de cette ferraille de ses points de départ au site choisi par Meta-Sider aurait nécessité des moyens financiers et matériels très onéreux, rendant donc cette ferraille inabordable et non rentable.
    Ce qui a d’ailleurs encouragé la multiplication des exportateurs concernant ce type de produit.
    Malheureusement, de telles exportations se font comme expliqué dans nos précédentes parties en parallèle de la réglementation des changes et des mouvements des capitaux.
    Ce qu’il y a lieu de retenir serait, qu’en dehors de la production de ce rond à béton, y a t-il eu une quelconque autre production telle que celle de l’acier plat, les barres en T, les barres en U.. ?
    Si c’est le cas, c’est à travers quel programme de production et quel aurait été le produit ?
    Est-ce le cas de billettes laminées ou de coulées continues ?
    Et, dans le cas où une quelconque production a vu le jour, quel aurait été son coût, compte tenu des prix des matières premières livrées sur site, du prix de revient des charges…?
    Le produit fini aurait-il coûté moins cher que le même produit importé ?
    Serait-ce là une autre des raisons qui encourage davantage l’importation du rond à Béton…

    Pour en revenir encore une fois aux ferreux, une autre méthode est à souligner et qui permet jusqu’à l’heure actuelle de contourner la loi. Cette méthode est liée à l’exportation des produits ferreux
    Les projets et les agissements de la mafia des ferreux et des non ferreux se suivent et se ressemblent. Chaque cas de figure est similaire aux autres. Comme dans nos éditions précédentes, nous allons aujourd’hui encore décortiquer certains des agissements douteux de cette mafia. Qu’il s’agisse de Métal-Sider ou d’une autre entreprise, les procédés sont les mêmes et vont à l’encontre des intérêts de la nation. Dans une de nos éditions précédentes, nous avons quelque peu démontré, preuves à l’appui, que le projet d’aciérie de Métal-Sider était logiquement infaisable, car ne remplissant aucune des conditions de fonctionnement d’un tel projet. A l’appui de notre thèse, un comparatif avec un autre projet d’une plus grande envergure, celui d’El Hadjar qui, lui par contre, réunissait toutes les conditions de fonctionnement et de rentabilité. Le but que nous nous sommes fixé étant de dénoncer de tels projets qui utilisent des moyens douteux et contournent la légalité sans pour autant être inquiétés par les autorités compétentes. En effet, dans le sens où un projet quel qu’il soit ira à l’encontre des intérêts nationaux, lésant par là même l’économie du pays, et ce, en accumulant des preuves flagrantes, il est de notre devoir d’attirer l’attention des pouvoirs publics et de dénoncer ce genre d’agissements. Dans le cas de Métal-Sider, les preuves ne manquent pas et chacun de pouvoir y voir l’empreinte de ce qu’il est devenu commun de nommer la mafia des ferreux et des non ferreux. Pourtant, si l’on se penche sur certains aspects qui entourent de tels projets, nous pourrions aisément démontrer le bien-fondé de chacune de nos assertions. Nous pouvons encore une fois faire un comparatif entre le projet de cette aciérie Métal-Sider et celui de Sider El Hadjar (complexe sidérurgique d’El Hadjar).Ce complexe gigantesque qui emploie près de 18 000 personnes reste la seule cheville ouvrière en matière de produits sidérurgiques. Aucun projet jusque-là n’a pu supplanter ce monopole national. El Hadjar, avec toutes les difficultés qu’il rencontre sur tous les plans (rénovation, pièces de rechange, compression du personnel, financement…), avait quand même une production qui tournait autour de 70 000 tonnes par an de rond à béton et cela, compte tenu justement de ces difficultés.Métal-Sider, pour sa part, projetait une production beaucoup plus importante que celle du compère sidérurgique d’El Hadjar (Sider El Hadjar), comme expliqué précédemment. Aujourd’hui, on s’interroge sur une appellation choisie de manière à confondre le grand projet du complexe d’El Hadjar avec celui de Métal Sider. L’amalgame est de taille quand on sait qu’une appellation ou un label doivent être protégés. La confusion entre les deux demeures. Confusionde titres Il faut savoir que Sider représente l’appellation du confrère Sider d’El Hadjar, quant à Métal-Sider, ce n’est qu’une entreprise privée et de moindre envergure appartenant à M. Rebrab. Lequel aura sans doute alimenté l’amalgame pour créer la confusion entre sa propre entreprise et le géant Sider. En effet, une telle appellation cachait certainement des desseins non avouables. En attendant de nous pencher plus amplement sur l’aspect de l’énergie électrique devant être fournie pour un tel projet (Métal Sider), nous pouvons d’ores et déjà nous interroger sur, d’une part, son taux de production durant la période de son fonctionnement et, d’autre part, sur son financement et les modalités de ce dernier. Tenant compte de la situation actuelle de Métal-Sider, et ce, avec ce qu’il avait comme perspective en matière de production de rond à béton, il y a lieu de s’interroger, et à juste titre, sur une telle entreprise. En tout état de cause et actuellement, seule l’administration fiscale est à même de renseigner sur ces productions de rond à béton, dans le cas, bien sûr, où il y en a eu, et ce, par rapport aux quantités importées de rond à béton destinées à la revente en l’état par Métal-Sider. Pour revenir encore une énième fois à la mafia des non ferreux qui a perverti les règles les plus élémentaires de l’offre et de la demande, en plus des infractions commises et réprimées par différents articles du code pénal, nous citerons, encore une fois, l’exemple de la société ENICAB de Gué de Constantine. Les stocks du parc ERWO d’Oran L’exemple en question concernait la vente de 400 tonnes de chutes de câbles entreposées au parc ERWO d’Oran. Le lot en question était destiné dans un premier temps au grenaillage par l’entreprise de récupération d’Oran. Par la suite, il fera donc l’objet d’un appel d’offres. Ce qu’il y a lieu de relever, c’est que répondant à cet appel d’offres, les opérateurs se virent refuser la visite des lots par l’ERWO Oran. Cette dernière motivera son refus en arguant que le lot en question était loin de représenter la quantité annoncée de 400 tonnes d’une part et, d’autre part, que cette quantité de cuivre faisait l’objet à l’époque d’un contentieux entre ENICAB Gué de Constantine et elle-même. Il faut savoir que ce contentieux a été porté devant le tribunal d’Oran. Comment alors ENICAB Gué de Constantine entendait vendre cette quantité, objet d’un litige ?A plus forte raison, ENICAB ira même jusqu’à demander aux entreprises intéressées par ce lot le paiement à l’avance par chèque de banque ou virement d’un montant supérieur à 30 000 000,00 DA relatif à l’acquisition de ce lot (voire ci-contre le document que nous reproduisons de la décision n°01/95 ENICAB).On se demande déjà quel a pu être le sort de ce lot de 400 tonnes de chutes de câbles mis en vente par ENICAB ?Comme c’est le cas d’ailleurs pour une autre quantité représentant 900 tonnes de déchets de câbles isolés qui avait fait l’objet, à l’époque, de plusieurs tractations entre des entreprises intéressées et la société ENICAB.Ces tractations avaient fait que ENICAB s’alignent sur le marché parallèle, alléché par les prix faramineux dépassant l’imagination et les opérateurs avertis ne pouvant s’aventurer dans une telle entreprise, la quantité en question resta longtemps en souffrance. D’autre part, la quantité de 900 tonnes métriques annoncée par ENICAB était, selon toutes les entreprises intéressées amplement surestimée. Pourquoi une entreprise de la trempe d’ENICAB surestime-t-elle des lots pareils ? Et dans quel but, quand on sait que tout récemment cette quantité annoncée a fait l’objet d’une vente ? Est-ce réellement 900 tonnes de chutes de câbles en cuivre qui ont été vendues ? Transactions opaques surtout que ENICAB avait connu contentieux l’opposant à un opérateur économique, actuellement poursuivi par la justice pour des infractions que celle-ci lui reproche. Le contentieux en question portait justement sur les estimations et les surestimations faites par ENICAB et qui auront abouti à une confusion entre lot et poids réel. Pour l’un, il s’agissait en effet de la vente d’un lot fixe contenant ce qu’il pouvait contenir et pour l’autre, il s’agissait de définir par le poids réel ce lot. Pourquoi cette confusion n’est-elle apparue qu’après avoir procédé aux premiers enlèvements de ce lot par la société retenue par ENICAB pour la transaction ?Pourquoi ENICAB a-t-elle maintenu cette opacité concernant les quantités réelles et pourquoi n’a-t-elle pas clarifié ses positions au préalable vis-à-vis de son acheteur ?Il faut relever que nombre de société détentrices de ce type de produit jouent le jeu de ces opérateurs économiques qui contournent les lois et règlements en vigueur, créant ainsi des situations qui auront fait que les règles du marché de l’offre et de la demande auront été complètement faussées. On s’interroge alors sur les véritables bénéficiaires. Cet état de fait aura en outre poussé certains exportateurs à contourner et transgresser la réglementation du commerce extérieur d’une part et à procéder aux sabotages des artères téléphoniques et électriques du pays. Ces comportements se sont même élargis à d’autres types de produits ferreux et non ferreux. Le zinc, l’aluminium, l’inox, le fer blanc… font maintenant l’objet de toutes les transactions, créant ainsi un véritable lobby. Ce lobby achète et rachète, revend et exporte ces produits en toute quiétude. Chaque semaine, ces produits connaissent des exportations ve

  7. 5 05 2016
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