Tapis du « vieux ksar  » et d’ailleurs

**Exposition de tapis… dans le cadre de la semaine culturelle de Ghardaia à Oran

Tapis du

Le tapis du vieux Ksar de la commune d’El Ménéa qui ornent la gaada saharienne, attire l’attention du visiteur oranais à l’exposition de l’artisanat, organisée dans le cadre d’une semaine culturelle de la wilaya de Ghardaia à Oran.

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Ces tapis, de véritables tableaux reflétant le talent artistique et le doigté de la femme menaie, introduisent une touche esthétique aux murs du hall de la « Médiathèque d’Oran » qui abrite depuis mardi soir cet événement d’échanges culturels coincidant avec la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance.

Le visiteur se trouve émervéillé devant la gamme variée de tapis du « vieux ksar  » où les femmes ménaies excellent dans le tissage de différentes figures et des symboles riches en couleurs, telles des fresques artistiques faisant la gloire de l’artisanat algérien.

Le tapis « du vieux Ksar constitue un des plus anciens qu’a connu la région de Ménéa datant de 1920 et portant entre les brins coordonnés une longue histoire de la tapisserie faite de graphiques et de styles d’art donnant du plaisir de les contempler, a souligné Mme Aboukacem Messaouda qui dirige la coopérative « Banat El Djanoub » (Filles du Sud) depuis près de 16 ans.

Ce genre de tapis est l’un de 13 modèles célèbres dans la région de Ménéa, connus pour leurs couleurs inspirées par la nature du Sahara, la plupart en vert, marron, jaune, vert, parsemée de bleu foncé formées à bases de plantes, a indiqué cette femme qui assure la formation des jeunes filles et emploie un nombre d’artisans.

Pour promouvoir ce type de métiers traditionnels, Mme Aboukacem suggère d’intensifier les expositions dans diverses wilayas du pays, notamment celles situées dans les zones côtières, ainsi que créer un point de vente de matières premières à Ménéa, distante de 270 km du chef-lieu de wilaya de Ghardaia.

Cette exposition constitue également une occasion pour les oranais de découvrir d’autres tapis de pure laine et de suivre à travers des séquences filmées la vente aux enchères des tapis qui se tient à la place « Beni Isguen » de Ghardaïa.

La semaine culturelle de la wilaya de Ghardaïa organisée jusqu’à 7 juillet courant est une occasion de faire connaitre les coutumes et les traditions de la région, ses savants, ses monuments et son art cullinaire et son habit traditionnel. (APS-Oran.05.07.2012.)

*Ghardaïa : marché aux tapis. La vie d’un marché est toujours agréable

 

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*Elles tissent des merveilles au quotidien, pour perpétuer un patrimoine.

Elles tissent des merveilles au quotidien, même si parfois elles ont envie de fermer leurs ateliers en raison du manque de considération à leur égard. Portrait de femmes qui souffrent pour perpétuer un patrimoine.

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Un salaire de 4000 à 6000 DA par mois pour un tapis qui en coûte au moins… 100 000 pour le client ! A Babar, à 25 minutes du chef-lieu de la wilaya de Khenchela, le plus grand village au sud de la wilaya connu pour la production artisanale de tapis chaouis, les artisanes délaissent de plus en plus leur métier au profit de la couture. Se résigner à l’idée que ce patrimoine disparaisse, Sadika Amamri, patronne d’un atelier de tissage, s’y refuse : «L’Agence nationale de l’emploi n’a accepté l’insertion professionnelle qu’à deux de mes employées. L’une touche 8000 DA, l’autre 4000 DA.

Je suis dans l’obligation de compléter l’aide de la seconde pour qu’elle ait le même salaire que la première. Tandis que les deux autres que le Dispositif d’aide et d’insertion professionnelle (DAIP) n’a pas insérées, je les paye 4000 DA, parfois 6000 DA, sachant que la vente est occasionnelle.» Dépendant des salons et des événements pour la production artisanale, les tisseuses ne trouvent pas d’autre endroit pour commercialiser leur tapis. «J’ai plusieurs tapis pliés et rangés chez moi», regrette Zoubida Boutaba, présidente de l’association Kamar pour l’artisanat et le tapis.

Sur un marché étouffé par la contrefaçon et les produits étrangers, surtout chinois, la production algérienne est négligée : «On a besoin d’une véritable politique de commercialisation de notre produit. Et qu’on nous aide à en faire la promotion. Les Algériens ne savent même pas que leur pays produit des tapis. Je ne parle même pas des étrangers.»

Intermédiaires

Les artisanes se plaignent aussi des intermédiaires qui représentent le produit à la place de la tisseuse. En achetant le produit moins cher, l’intermédiaire, qui connaît les règles du marché, revend le produit à des prix faramineux. «Un grand tapis qui exige deux mois de travail est vendu de 100 000 jusqu’à 150 000 DA.

Mais on nous l’achète à 70 000 DA, 50 000 pour un petit tapis», s’indigne Sadika Amamri. Choisie par la Chambre nationale de l’artisanat et des métiers, l’artisane a été prise en charge en novembre 2014 par l’ambassade de Chine pour un séjour de formation dans la production du tapis mandarin. Elle confie «avoir juste parfois envie de fermer l’atelier», Nora Salmi qui, contrairement à la majorité des tisseuses, est universitaire et diplômée d’un master en anthropologie.

Elle envisage même de faire des recherches en doctorat sur le tapis de Babar et relève : «On tisse encore parce qu’on ne veut pas perdre le savoir-faire de nos ancêtres, autrement on ne gagne rien !» Dans ce village, toutes les femmes tissent leurs tapis ou celui de leurs enfants prêts à se marier. Elles font du «azeta» en tamazight. Aïcha Cid, une femme qui a formé plus de trois générations après son père, dans un petit atelier qui appartient à l’APC, a toute au long de sa carrière travaillé dans le cadre du filet social. «L’argent m’importait peu, je voulais transmettre le savoir que mon père m’a appris et pour lequel j’ai quitté l’école, ce que je regrette.

Si j’avais suivi des études, un revendeur ne m’aurait pas représentée à Constantine, capitale de la culture arabe !», se désole, amère, Aïcha. «J’ai donné toute ma vie à cette profession, qui représente toute ma famille et son attachement à nos traditions. J’ai mal de voir le tapis de Babar représenté à Constantine par un revendeur qui n’a rien à voir avec la profession.» Son mari commente encore : «Ce sont d’ailleurs ces pratiques-là qui ont ruiné notre production du tapis. Allez voir dans le musée de Khdaoudj El Amia (Musée national des arts et traditions populaires), vous trouverez le nom de Ahmed Cid.»

Dragua

La famille Cid, dont le père de Aïcha, Mohamed, et ses oncles, Si Ahmed et Homma, étaient les inventeurs du fameux Dragua, un tapis de laine léger, qui permet d’être porté et lavé facilement par les femmes, contrairement à l’autre tapis «zerbia, tazarbaït». Le nom Dragua vient de la darija du verbe «ideregue» (cacher et séparer les femmes des hommes pendant les événements). Le premier tapis a été inventé en 1913. Depuis cette date, les artisanes assurent toutes les étapes de la production.

D’abord, elles tondent le mouton pour en extraire la laine, ce qui s’achète aujourd’hui à 150 DA le kilo. Après le lavage, la laine a besoin d’être cardée puis filée à la main et teintée. Autrefois, on utilisait des pigments naturels pour la teinture, ce qui était plus efficace et même moins salissant. A l’aide du khoul, henné ou épluchures de grenades. Aujourd’hui, on utilise la teinture industrielle qui perd sa couleur rapidement, pour 200 DA le kilo, la couleur noire est à 500 DA.

«Notre teinturier a quitté le village de Babar, on est contraints d’acheter le fil de laine prêt, ou de se déplacer jusqu’à Tébessa», raconte Sadika Amamri. La fabrication se termine par le nouage, étape finale de la confection du tapis. «On fait toutes ces étapes seules, et on assume même les maladies qui en résultent, comme l’asthme et les maladies du dos. Si seulement on nous aidait à persévérer», soupire Djamila Salmi, une jeune artisane sans statut, payée à 5000 DA.

Des femmes chefs d’association d’artisanat affirment avoir été aidées financièrement par la Chambre nationale d’artisanat et des métiers (CNAM) qui dépendait de l’APC, «mais ce n’est pas suffisant si nos tapis ne sont pas commercialisés» soulignent-elles. De son côté, Abdelhamid Bouallag, le maire de Babar, affirme que le tapis a longtemps été négligé. Mais il s’engage personnellement à lui rendre la place qu’il mérite.

L’atelier ,qui dépendait de l’APC, où travaillaient près de 33 tisseuses dans le cadre du filet social va être revalorisé. «Je me suis engagé à en faire une SPA, elle est déjà en rénovation, il y aura même un nouvel équipement, affirme le maire. On a enfin trouvé l’endroit où construire le musée du tapis qu’a promis l’ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi, le projet est débloqué et on a déclaré cette année que le 16 mars sera la Journée nationale du tapis et ça se passera à Babar !»*Hanane Semane-El Watan–vendredi 24 avril 2015

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42 réponses à “Tapis du « vieux ksar  » et d’ailleurs”

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