droit au génocide

*Ghaza, petit territoire, grande souffrance

*avec ses millers de martyrs tombés sous la barbarie israélienne

Ghaza, ce petit territoire de Palestine, un des plus densément peuplé au monde (4110 hab/km2), n’en finit pas de faire l’actualité avec ses martyrs tombés sous la barbarie israélienne. S’étendant sur 365 km2, Ghaza constitue avec la Cisjordanie une partie du territoire sous autorité palestinienne.

Zone frontalière avec Israël, Ghaza s’est toujours trouvée au centre du conflit du siècle au Moyen-Orient, en étant le théâtre privilégié des attaques israéliennes contre les populations civiles. Sa situation géographique, compressée par Israël au nord comme à l’est et privée du passage de Rafah au sud du côté égyptien, Ghaza ressemble à une grande prison à ciel ouvert. Au départ de l’administration britannique en 1948, l’Etat d’Israël fut créé et ce fut le début du conflit du siècle. Une des conséquences de la guerre : de nombreux Palestiniens se sont réfugiés à Ghaza, restée sous contrôle arabe et passée sous administration égyptienne en 1949, suite aux accords de paix. Le conflit entre Israël et l’Egypte a fait de Ghaza un théâtre d’affrontements.

En 1955 et 1956 déjà, des raids israéliens contre ce territoire étaient enregistrés. Suite à la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Gamal Abdel Nasser, Israël reprend le contrôle sur Ghaza grâce à l’opération combinée franco-britannique de novembre 1956 à mars 1957. Ghaza revient sous contrôle égyptien, avec toutefois des troupes de l’ONU postées aux frontières avec Israël. L’idée de réunir les volontés palestiniennes pour libérer les territoires occupés connaît ses balbutiements et, en septembre 1964, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) voit le jour ainsi que l’Armée de libération de la Palestine.

La guerre des Six Jours, en 1967, permet à l’ogre colonial, Israël, de prendre le contrôle sur le Sinaï égyptien, le Golan syrien, Jérusalem-Est, la Cisjordanie (qui était sous administration jordanienne) ainsi que la bande de Ghaza. La résistance palestinienne dans cette dernière tente des actions de guérilla, mais le manque d’organisation et de moyens fait échouer les bonnes volontés palestiniennes qui se sont retrouvées face à une répression coloniale féroce.

Ghaza occupée est entièrement dépendante de l’administration israélienne, les colons investissent un tiers du territoire et classent les Ghazaouis en situation de sous-citoyens. Les mouvements islamistes trouvent, dans ce contexte, des facilités à s’installer grâce à des opérations et œuvres caritatives, sans provoquer la colère d’Israël qui y voyait au contraire un moyen de réduire de l’influence de l’OLP. Le Hamas voit le jour dans ces conditions, plus exactement au début de la première Intifadha, en 1987. Le soulèvement des populations palestiniennes impose des initiatives internationales pour trouver une solution au conflit.

Le Processus de Madrid en 1991 et les Accords d’Oslo en septembre 1993 aboutissent, en 1994, à l’évacuation des troupes israéliennes de la bande de Ghaza et de Jéricho. L’Autorité palestinienne, avec à sa tête le combattant Yasser Arafat, s’installe en juillet 1994 et Ghaza devient le siège de l’administration palestinienne. Israël ne quitte toutefois pas les colonies et continue d’en créer d’autres, ne respectant pas les accords de paix. Le Hamas oppose des attentats à l’expansion coloniale israélienne. Le cycle des bombardements contre la bande de Ghaza s’installe en 1996. Les pourparlers et tentatives d’instaurer la paix dans la région sont voués à l’échec.

La percée politique de l’extrême droite israélienne a entamé toute tentative de dialogue sérieux. La deuxième Intifadha voit le jour en 2000, provoquée par la visite du chef du Likoud Ariel Sharon sur l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, imposant le retrait (achevé en 2005) de 8000 colons de Ghaza. Yasser Arafat décède en 2004. Les divisions interpalestiniennes s’accentuent et le Hamas prend le contrôle militaire sur Ghaza. Un blocus israélien et égyptien sur cette dernière est opéré en 2008. Depuis, Ghaza est sporadiquement la cible d’opérations de bombardement qu’Israël justifie par des tirs de roquettes du Hamas qui ne font pas de victime.*N.B-El Watan-19/07/2014 

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       **droit au génocide

*par Mourad Benachenhou

droit au génocide spacer

Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l’Etat d’Israël, nouvellement créé, l’émergence du «Parti de la Liberté» (Tnuat Haherut), un parti politique qui, dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social, appartient à la même famille que les partis Nazi et fascistes. Il a été formé avec les membres et les partisans de l’ex «Irgun Zvai Leumi,» une organisation xénophobe terroriste de droite en Palestine  C’est dans ses actions que ce parti terroriste trahit son véritable caractère. De ses actions passées nous pouvons juger ce qu’on peut s’attendre à ce qu’il fasse à l’avenir. (Lettre d’Albert Einstein et d’autres au New-York Times, New York, 2 Décembre 1948, reproduite sur www.qumsiah.org)

La version que les faiseurs d’opinion internationale veulent à tout prix accréditer et sur laquelle ils tiennent à ce que les décisions de la communauté internationale, telle qu’ils la conçoivent, soit fondée, est que la violente attaque d’Israël contre les Palestiniens de Ghaza se présente comme un évènement isolé, quasiment hors de l’histoire, qui a commencé à une date déterminée, a été constitué d’un enchainement de faits et d’actions dont tout un chacun pourrait témoigner, et a déclenché une réaction «normale» de la part d’un «Etat souverain» attaché à la défense de ses citoyens. La conclusion logique des auteurs et défenseurs de cette présentation est double :

- les Palestiniens de Ghaza sont les victimes de leur leadership et les morts, les mutilés, les destructions de l’infrastructure, des immeubles, des mosquées, des hôpitaux, des écoles, des bâtiments de l’ONU, n’ont pas été causés par les obus, les bombes, et les munitions dont certaines sont internationalement défendues, que l’armée israélienne a généreusement répandu sur ce territoire exigu et surpeuplé pendant vingt trois jours et vingt trois nuits ;

- Cette attaque a créé une crise humanitaire grave, à laquelle il faut remédier, et qui doit être évitée à l’avenir, non en exigeant d’Israël de lever le siège terrestre, maritime et aérien auquel le territoire a été soumis depuis plus de trois ans, non en forçant cet état à payer des réparations aux Palestiniens, mais en veillant à supprimer les causes qui ont enclenché les évènements ayant menée à cette catastrophe, c’est-à-dire l’exercice par les Palestiniens de leur droit de se défendre pour assurer leur survie, reconnu par la Charte des Nations Unies. Le problème serait, donc, que l’état de siège n’a pas donné les résultats voulus, et qu’il doit être, non levé, mais renforcé !

L’attaque contre Ghaza : un fait isolé ou un épisode d’une politique
de liquidation physique des Palestiniens ?

L’idée est de séparer l’attaque contre Ghaza d’une politique délibérée d’extermination du peuple palestinien conçue bien avant 1948, année de la création de l’Etat d’Israël par un groupe de Nations, sans consultation ni des états légitimes de la région, ni des Palestiniens. On voudrait accréditer la version suivant laquelle cette attaque n’entre pas dans un continuum historique, ne s’explique pas par la volonté d’un groupe de mettre en application dans toutes les conséquences, le Sionisme, une idéologie de haine génocidaire s’inspirant d’un livre sacré, et qui remet à la mode le sacrifice humain pour atteindre ses buts religieux.

Il s’agit, à travers cette présentation tronquée, et donc partielle et partiale, des événements récents, non seulement de masquer les visées à long terme de l’idéologie sioniste, génocidaire par essence, et qui inspire, de manière systématique, tous les actes et toutes les actions d’Israël, mais également de justifier cette attaque en la plaçant dans le contexte de la notion de «guerre juste.»

On mobilise les règles morales et juridiques établies à travers les siècles pour justifier cette agression, justification qui passe sous silence l’objectif final du Sionisme, à savoir l’élimination physique délibérée du peuple palestinien, afin que les ordres divins donnés à travers les prophètes de la Bible, soient accomplis.

Israël, Un État laïc moderne ?

Paradoxalement, Israël se présente comme un état laïc, où la religion jouerait un rôle marginal dans la vie politique, à l’instar de ce qui se passe dans les pays à démocratie pluraliste ; mais, de l’autre côte, la justification de sa création, le Sionisme, qui est l’idéologie qui la guide, tirent leurs orientations d’une interprétation littérale de la Bible, considérée comme parole divine, dont chacun des édits, transmis à travers les proclamations des prophètes, constitue un commandement divin auquel il doit être obéi sans discussion ni murmure, ni réinterprétation ou remise à jour. En bref, la seule loi qui compte est celle qui trouve son fondement dans des prescriptions spécifiquement édictées par la Bible.

La question qui se pose alors est la suivante : Y-a-t-il, comme veulent le faire croire certains, philosophes et autres penseurs, un Sionisme laïc ? N’y-a-t-il pas entre Sionisme et laïcité une opposition profonde ? Peut-on à la fois professer le Sionisme et se dire indifférent aux enseignements de la religion ou même athée ?

Comme le Sionisme ne cache pas son inspiration religieuse, et qu’il se donne comme objectif final de réaliser les promesses de Dieu aux tenants de la religion qui fait de la Bible son livre sacré, à l’exclusion de tous les autres, il est difficile d’imaginer qu’un Sioniste accepte les diktats de la Bible tout en rejetant la religion qu’en inspire.

Sionisme et laïcité : une contradiction dans les termes

On peut, bien sûr, se livrer à toutes sortes de contorsions intellectuelles pour défendre le paradoxe qui présente le concept de « Sionisme laïc» mais en analyse finale, ceux qui se livrent à ces contorsions ont à choisir entre le rejet de la Bible et de ses enseignements, et donc le refus d’adhérer à l’idéologie sioniste, ou l’embrassement de cette idéologie et l’acceptation de chacun des enseignements, des prescriptions et des diktat de la Bible, dans sa version acceptée par le groupe religieux qui en tire sa foi. On ne peut pas à la fois proclamer qu’Israël est la terre promise par la Bible, et se proclamer agnostique ou religieusement indifférent.

En fait, même la démocratie pluraliste dont se targue Israël, tout comme les lois de ce pays, ne peuvent trouver leur justification que dans les enseignements de la Bible. Le programme des partis politiques sionistes tourne essentiellement autour de la question de savoir comment liquider physiquement les Palestiniens pour que la prophétie divine soit accomplie dans sa totalité :

- certains prônent de rendre la vie quotidienne des Palestiniens si dure qu’ils n’auront plus d’autre choix que de quitter leur pays ;

- d’autres veulent une politique d’expulsion massive ; d’ailleurs, la ministre des affaires étrangères israélienne a rappelé, quelques jours avant le massacre de Ghaza, que l’objectif de son parti était l’expulsion des 1.500.000 Palestiniens habitant dans les frontières de 1948, établissant, ainsi, pour ceux qui tentent de le faire oublier, un lien entre la mise en oeuvre de l’idéologie sioniste et l’attaque dont ont été victime les Palestiniens de Ghaza ;

- Le reste, enfin, et ils semblent constituer une bonne majorité, veulent une combinaison des trois politiques : empêcher les Palestiniens d’avoir une vie normale dans les territoires «donnés par Dieu» aux Sionistes, les massacrer en masse, chaque fois que l’occasion en est donnée, et les justifications pour ces massacres ne manquent pas, et s’il le faut, on les provoque, enfin, si tout cela ne marche pas, finalement expulser en masse les Palestiniens.

Et tous ces partis tirent leurs programmes des ordonnances divines qu’ils trouvent dans la Bible, et qui, selon eux, donnent clairement à Israël l’obligation religieuse, et le droit moral d’exterminer les Palestiniens. On peut, donc, qualifier Israël de «démocratie génocidaire, » la seule «démocratie pluraliste religieuse» dont le seul objectif est de liquider tout un peuple, parce que «Dieu le veut.»

Le génocide des Palestiniens :
un commandement divin selon les Sionistes

Voici ce que Dieu commande aux Sionistes Quand le Seigneur, votre Dieu, vous conduit dans la terre dans laquelle vous entrez pour la posséder et chasse devant vous plusieurs nations sept nations plus larges et plus fortes que vous, et quand le Seigneur, votre Dieu, vous les a livrés et que vous les avez défaits, alors vous devez les détruire totalement. Ne signez aucun traité avec eux et ne faites preuve d’aucune pitié envers eux. Deutéronome 7 :1-2

Ce commandement est très clair, et il faut reconnaître qu’Israël y adhère de manière aussi systématique que cohérente : elle veut la liquidation totale du peuple palestinien, qu’elle ne peut atteindre que par la domination des nations environnantes, et elle rejette toute forme de négociations ou de traités que ce soit avec les Palestiniens ou les autres pays environnants.

Il n’est pas surprenant que le «Projet pour le Grand Moyen Orient» dont l’objectif était la mise sous sa coupe de tous les pays l’avoisinant, et dont la réalisation dépassait ses moyens financiers et humains, et a abouti à l’invasion et l’occupation de l’Irak, ait été conçu par quatre personnalités non-israéliennes de naissance, mais profondément imbues de l’idéologie sioniste, et dont l’un, Benyamin Netanyahu, est candidat au poste de premier ministre israélien.

La notion de guerre juste
en contradiction mortelle avec l’idéologie sioniste

Le Sionisme, sans aucune ambiguïté, rejette la notion de guerre juste, car elle va à l’encontre de son dessein final, qui est de vider la Palestine de toute sa population originelle au profit de ceux qui considèrent que les prophéties de la Bible doivent être accomplies dans leur totalité, y compris la liquidation de toutes les nations environnantes qui s’y opposeraient.

A titre de rappel rapide, la guerre juste est celle qui est lancée pour une cause juste, dont les décideurs sont mus par une juste attitude, en particulier le rejet de la vengeance comme moteur de leur action, qui implique une déclaration préalable de guerre, qui s’effectue en tenant compte de l’obligation de ne pas viser délibérément les populations civiles désarmées, et qui emploie des moyens militaires proportionnés aux objectifs visées. Y-t-il beaucoup de guerres qui ont été déclenchées et menées de manière juste ? Cette question peut être légitimement posée ; mais une addition de crimes ne donne pas une bonne action.

Cependant, dés lors qu’une partie se dit tenue par les règles d’une guerre juste, elle doit soit aller jusqu’au bout de son engagement moral à mener une guerre aussi humaine que faisable, et ceci est une noble attitude ; si elle se déclare non tenue par ces règles, et une fois l’objet de critiques violentes, commence à chercher les arguments pour prouver qu’elle est en fait engagée dans une juste guerre, on peut à juste titre l’accuser de double immoralité : immoralité au vu de la façon dont elle a déclenché et menée la guerre ; immoralité au vue son hypocrisie , du fait qu’elle tente de prouver que son crime accomplie, elle tente de prouver qu’il était un acte de grande justice

Dans le cas d’Israël : les choses sont claires : l’appel, pour justifier le massacre de Ghaza, au concept de «guerre juste» est une simple manoeuvre destinée à cacher, même aux yeux de ceux qui veulent avoir une vision claire et objective de la situation, les desseins à long terme du Sionisme, qui, pourtant, ne s’en est jamais caché, même avant la légitimation d’Israël par les grandes puissances, le 29 novembre 1947.

Voici ce que Dominique Vital rappelle, dans une conférence donnée à l’occasion du Cinquantième anniversaire de la création d’Israël, où il présente les vues d’historiens israéliens dits «révisionnistes» dont Benny Morris, sur les desseins des adhérents à l’idéologie sioniste :

Dans 1948 and After (chapitre 4), Benny Morris revient plus longuement sur le rôle joué dans ce cadre par Yosef Weitz, alors directeur du département foncier du Fonds national juif. Dans son Journal, à la date du 20 décembre 1940, ce sioniste aux convictions tranchées confiait sans détour : «Il doit être clair qu’il n’y a pas de place pour deux peuples dans ce pays (…) , et la seule solution, c’est la Terre d’Israël, au moins la partie occidentale de la Terre d’Israël, sans Arabes. Il n’y a pas de compromis possible sur ce point ! (…) Il n’y a pas d’autre moyen que de transférer les Arabes d’ici vers les pays voisins. (…) Pas un village ne doit rester, pas une tribu bédouine.»

La réalisation de ce dessein continue, sans arrêt, depuis soixante ans, car il correspond à l’idéologie sioniste, qui, elle-même, tire son enseignement et son inspiration de la Bible.

On ne peut être à la fois Sioniste et non-religieux, et on ne peut être à la fois Sioniste et humaniste, prêt à accepter de vivre en paix sur une terre partagée avec les Palestiniens. L’objectif final est clair, et toute action d’Israël, quelles que soient les justifications circonstancielles qu’elle avance, est sous-tendue par cette idéologie de liquidation du peuple palestinien.

La notion de guerre juste n’a pas de place dans le Sionisme, car elle introduit d’abord, dans le déclenchement et la conduite de la guerre des règles morales dont l’application ne pourrait que faire échouer le grand dessein du Sionisme, et, ensuite, elle implique que chacune des actions militaires menée par Israël depuis sa fondation, peut être interprétée de manière circonstancielle, sans rapport avec les visées finales de l’idéologie sioniste, ce qui est une distorsion de la réalité telle que la conçoivent les Sionistes eux-mêmes; ce qui est à justifier c’est l’existence d’une Israël débarrassée de sa population palestinienne; or cette justification se trouve dans la Bible.

Le refus des traités internationaux et le rejet des résolutions
de l’ONU : en droite conformité avec l’idéologie sioniste

Le droit de génocide du peuple palestinien n’a pas à être justifié, car Dieu a donné la terre palestinienne à ceux qui suivent l’enseignement de la Bible. On comprend alors pourquoi Israël a systématiquement rejeté les résolutions des Nations-Unis,( 71 suivant les décomptes de certains, mais certainement plus que ce nombre, car Israël ne reconnait que les résolutions qui vont dans le sens des desseins du Sionisme) viole systématiquement toutes les conventions internationales protégeant les populations civiles en tant de guerre, donnant des droits aux populations sous occupation, comme en témoignent systématiquement tous les rapports de l’ONU comme des organisations de défense des droits de l’homme internationale, et également israéliennes (voir le rapport de John Duggard du 29 Janvier 2007).

La justice, suivant les critères sionistes, est définie, non par les traités, non par les conventions internationales, non par les admonitions des organisations internationales, ou des personnes bien intentionnées, quelle que soit la religion dont elles se réclament, mais par les prophéties bibliques. Israël représente la réalisation des promesses divines, et ne peut ni adhérer aux règles de la moralité internationale, telles que définies par la notion de guerre juste ou par des conventions internationales, ni les appliquer sans, du même, commettre un sacrilège.

Le Sionisme : forme suprême du fondamentalisme religieux

Le Sionisme est la forme la plus pure du fondamentalisme, car, sous le couvert de l’obéissance aux ordres divins, et Israël, son incarnation, refuse de se soumettre aux lois internationales, quoiqu’en même temps, et de manière contradictoire, elle prétende vouloir être une nation comme les autres.

Quand la ministre des affaires étrangères israélienne proclame, le 31 décembre 2008, «qu’il n’y a pas de crise humanitaire dans la bande de Ghaza, et donc, pas de besoin d’une trêve humanitaire» elle est dans la droite ligne de la pensée sioniste : une occasion se présente pour liquider physiquement des Palestiniens, il faut en profiter au maximum pour faire avancer la cause sioniste.

La notion de guerre juste : une hérésie
religieuse aux yeux des Sionistes

Cette ministre adhère, sans aucun doute, à l’analyse faite par Yaron Brook and Alex Epstein, deux penseurs sionistes, critiquant les vues développées par Michael Waltzer dans son ouvrage: «Guerres Justes et Injustes» utilisé comme manuel dans différentes écoles militaires américaines:

Etant donné que la population civile d’une Nation est une partie cruciale et indispensable, physiquement et spirituellement de l’utilisation de la force par elle dans la violation des droits d’une Nation victime, elle est un objectif légitime de la riposte de la Nation victime. Tout prétendu impératif d’épargner les non-combattants en tant que tels est injuste et mortel. («Just War Theory» vs. American Self-Defense)

Une fois, évidemment, que la population devient une cible acceptable, -et les milliers de victimes civiles de la récente agression sont là pour prouver que cette analyse n’a rien de strictement intellectuelle,- la notion de guerre juste n’a plus aucune raison d’être et peut être considérée comme l’expression d’un idéalisme dangereux.

Et de plus, n’est-il pas dit dans la Bible, que le peuple de «Canaan» doit entièrement passer sous le fil de l’épée ? Et, pourtant, une telle trêve allait dans la droite ligne d’un des principes centraux de la guerre juste, suivant lequel les populations civiles doivent être épargnées et protégées dans les conflits. Mais, évidemment, une telle règle constitue une violation évidente de l’idéologie sioniste, qui ne saurait, et c’est là une obligation sacrée, montrer aucune pitié envers ses adversaires.

A noter que cette crise humanitaire, causée par le siège israélien qui dure depuis plus de quatre ans, était déjà profonde avant l’agression, comme l’a détaillée la commission palestinienne des droits de l’Homme : 80 pour cent de la population vivait avec moins de 2 dollars par jour, le taux de chômage tournait autour de 60 pour cent, et seulement 195 usines sur les 3900 existantes en 2005 étaient encore en fonctionnement. La situation est pire maintenant.

Comme le rappellent Yaron Brook and Alex Epstein les deux penseurs sionistes déjà cités plus haut: Le code moral inhérent dans la théorie de la guerre juste définit des règles qui minent, inhibent et empêchent tout espoir de réussite dans la guerre, car il exige que l’on regarde sa propre vie comme l’objet sacrificiel des autres. Le code moral de l’intérêt personnel rationnel, au contraire, définit des principes pour atteindre les valeurs que sa propre vie et son bonheur requièrent- y compris la réussite dans la guerre et l’auto-défense nationale. L’altruisme est la moralité de la défaite et l’intérêt personnel est la moralité de la victoire. L’idéologie sioniste rejette la notion de guerre juste, dans toutes ses composantes, y compris celles qui ont pour objectif de maintenir un semblant d’humanité dans le traitement des populations civiles ennemies désarmées et inoffensives ; cette idéologie adopte la théorie de la guerre totale, telle que mise au point par les penseurs militaires allemands de la fin du 19ième siècle et mise en oeuvre dans ses aspects les plus barbares par le Troisième Reich Nazi.

Vers la reconnaissance internationale du droit d’Israël au génocide du peuple palestinien ?

Et comme les dirigeants actuels d’Israël, dont la ministre des affaires étrangères,-son père était membre de l’organisation sioniste dénoncée par Albert Einstein, s’inspirent encore de l’idéologie que ce savant a caractérisée de nazi ,- il apparait évident que l’appel au concept de guerre juste n’est qu’une ruse de guerre, une simple façon de justifier pour les tenants du Sionisme, une agression dont l’objectif d’auto-défense était absent, et qui va en droite ligne de la mise en application du programme sioniste d’extermination du peuple palestinien.

Au vu de la réaction de «la communauté internationale» et de «l’opinion publique internationale» et au vu des man_uvres autour de cette agression y-a-t-il un droit reconnu à Israël au génocide du peuple palestinien, droit auquel on veut forcer les pays de la région, comme le monde entier, à accepter ?

En conclusion :

1. On continue à présenter la récente agression contre la population palestinienne comme un évènement circonscrit dans le temps et lié à des actions et des contre-actions à interpréter et à traiter de manière circonstancielle;

2. Cette présentation vise à nier le caractère systématique de la mise en application par Israël de la politique sioniste de liquidation physique du peuple palestinien, soit par le massacre, soit par l’expulsion ;

3. L’idéologie sioniste tire des fondements et ses principes de la Bible, dont elle donne une interprétation littérale, et dont considère chacun des édictes comme des ordres divins à exécuter sans hésitation, ni réserves ;

4. La notion de Sionisme laïc est une contradiction dans les termes : ou on accepte le Sionisme, et alors, on ne peut refuser les ordres divins tels que la Bible les énonce ; ou on le rejette, et on ne considère plus la Bible comme le guide de la vie publique et privée ;

5. Israël constitue, pour les Sionistes, la concrétisation d’une promesse divine ;

6. Le génocide du peuple palestinien fait, selon les Sionistes, partie des ordres divins, et doit être accompli ;

7. le pluri-partisme, tel que pratiqué par les Sionistes, est représenté par la diversité des méthodes et politiques proposées par chacun des partis sionistes pour ce qui de l’élimination physique du peuple palestinien et le nettoyage ethnique de la Palestine historique ;

8. La notion de «guerre juste» qui implique, que chaque guerre doit avoir une cause juste et que les populations non combattantes soient épargnées, est contraire aux enseignements du Sionisme, étant donné que Dieu, formellement, ordonne non seulement l’extermination des peuples de Palestine, mais même des peuples environnants ;

9. Le projet du Grand Moyen Orient, sous le couvert duquel s’est effectué l’invasion et l’occupation de l’Irak, a été conçu par des partisans non-israéliens de l’idéologie sioniste, et sa justification se trouve dans les enseignements de la Bible telle que lue par les Sionistes ;

10. Cette notion a été mise en avant pour justifier l’agression contre les Palestiniens, uniquement comme ruse et écran de fumée cachant le caractère systématique et religieusement ordonné de la liquidation des Palestiniens ;

11. Des théoriciens du Sionisme ont même justifié de manière non ambiguë l’attaque délibérée des populations civiles ;

12. Cette idéologie refuse les lois internationales, telles qu’exprimées dans les traités et conventions, et c’est dans la droite ligne de sa logique profonde que de refuser d’appliquer les résolutions de l’ONU ;

13. Va-t-on vers une reconnaissance internationale du droit d’Israël au génocide du peuple palestinien ? C’est là une question pertinente au vu de l’étrange réaction des grandes puissances à cette dernière agression , où au lieu de s’attaquer au fonds du problème, on veut enlever aux Palestiniens tout droit de se défendre, en violation de la Chartre des Nations-Unies, et laisser à Israël le choix entre le massacre des Palestiniens par les armes, ou en l’affamant. 

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** Du concept de paix génocidaire … Par : Mourad Benachenhou

« Faire disparaître » les Arabes se trouve au coeur de l’entreprise sioniste, et est une condition de sa réalisation… Au début des années 1930, les leaders sionistes ont fait les préparatifs pour un transfert de population, mettant en place une commission spéciale pour la tâche.
A l’occasion, ils ont reconnu les souffrances que les Arabes auraient à endurer s’ils devaient quitter leurs maisons. Ils ont aussi débattu du caractère volontaire ou forcé du transfert. Mais même les « transferts volontaires » faisaient référence, non à la volonté des individus, mais à un accord entre Etats… La notion d’un transfert de population est profondément enracinée dans l’idéologie sioniste, une excroissance logique du principe de ségrégation entre Juifs et Arabes. (Tom Segel: «Une Palestine, au complet» 2001, pp. 405-407).
La dernière agression israélienne massive, contre une population palestinienne épuisée par cent ans de résistance et 8 années de siège, a duré 22 jours et nuits consécutifs. L’armée de l’Etat d’Israël n’a pas épargné, pour le moins qu’on puisse dire, ses moyens pour faire avancer la politique sioniste officielle et déclarée de génocide du peuple palestinien.
* L’opération de Gaza : une avancée dans le nettoyage ethnique de la Palestine !
Elle a utilisé plus de 30 mille soldats, toute une armada d’équipements et de matériel militaire ultrasophistiqués, et un assortiment, divers et varié, de munitions prohibées par les accords internationaux, renforcées à l’uranium radioactif, ou contenant du phosphore, etc. contre la population de Gaza.
Le résultat obtenu par cet assaut par terre, air et mer, a eu les résultats espérés d’Israël : tuer et handicaper à vie autant de Palestiniens que possible, et rendre toute vie normale impossible à ceux qui ont échappé, temporairement, à l’opération de liquidation physique à multiples étapes menée depuis 1948 par les sionistes.
Cette opération a abouti au massacre de 1.324 personnes, dont 437 enfants âgés de moins de 16 ans, 110 femmes, 123 vieillards, 14 médecins et infirmiers et 4 journalistes. Le nombre de blessés a atteint le chiffre de 5.380, dont 1.890 enfants; parmi eux, il y en a au moins 2.700 qui seront handicapés à vie.
A ajouter aux victimes de ce massacre, perpétué de manière planifiée, et en application de la politique sioniste génocidaire d’exploiter le moindre prétexte pour faire avancer son vieux dessein de vider la Palestine historique de sa population autochtone, les dégâts matériels : 5 000 maisons, 16 bâtiments administratifs, et 25 mosquées détruites, plus de 25 000 maisons endommagées, sans compter, évidemment, l’infrastructure routière, les écoles, les hôpitaux, le matériel roulant de transport public ou privé, les unités de production industrielle, etc.
Ces statistiques donnent une idée de l’ampleur des moyens militaires déployés contre une population quasiment désarmée face à la puissance de feu d’une armée régulière, hautement entraînée, ne souffrant ni d’un manque d’hommes, ni d’un manque de moyens, disposant d’un budget illimité, dont une partie lui vient d’une assistance internationale aux poches particulièrement profondes, comme d’une base logistique allant au-delà du territoire qu’Israël contrôle.
* Relativiser le nombre de morts et de blessés ?
Cependant, la sécheresse de ces chiffres, établis par des organisations internationales comme l’ONU, dont les bâtiments et le personnel n’ont d’ailleurs pas échappé à la folie meurtrière israélienne, comme l’Organisation mondiale de la Santé ou « Reporters sans frontières », risque de ne pas donner une idée suffisamment claire de la barbarie et de l’ampleur des pertes causées à une population largement civile, que ne protège pas une armée régulière, et subissant un siège aérien, terrestre et maritime, qui, officiellement, dure depuis janvier 2006, mais qui, en fait, date de décembre 2001, période à laquelle a été achevé le mur qui encercle toute la bande, mur renforcé par des équipements de surveillance ultrasophistiqués « gracieusement » mis à la disposition des Palestiniens «pour leur propre bien » par le «gouvernement et le peuple d’Israël ».
La population de Gaza, suivant les résultats du recensement qui vient d’être rendu public, serait de 1.416.543 habitants. Ramenés à sa population, le nombre de morts en représente approximativement un pour mille, et le nombre des blessés à environ 4 pour mille.
Suivant les propos d’une autorité supérieure d’un pays se targuant d’être la patrie des droits de l’Homme, il faut relativiser le nombre de victimes de cet assaut dont seraient fiers les SS, que tant rapproche des soldats israéliens, et plus particulièrement, la haine raciale qui leur est inculquée de manière systématique, et qu’ils ont pris soin d’exprimer dans les graffitis laissés parmi les ruines de Gaza ! Rien ne vaut la comparaison pour la relativisation de ces massacres ! 
 Ramenés à la population de pays-témoins qui auraient subi une attaque d’une violence aussi intense, voici ce que ces pourcentages donneraient : pour l’Algérie: 33.850 morts et 135.400 blessés ; pour le Maroc : 31.344 morts et 125.376 blessés; pour la Tunisie : 10.328 morts et 41.312 blessés ; pour la France : 65.074 morts et 260.293 blessés, pour les Etats-Unis d’Amérique : 305.819 morts (à comparer aux 2.998 mort de l’attaque terroriste du 11 Septembre 2001 !) et 1.223.276 blessés. Etc.
*  Une comparaison avec Kristalnacht et le Ghetto de Varsovie ?
Tout un chacun peut, en s’aidant des statistiques de la population mondiale publiées sur l’encyclopédie « Wikipedia », compléter cette comparaison morbide, mais nécessaire, car elle donne la dimension exacte de la barbarie déployée, et ce n’est ni la première fois, et ce ne sera sans doute pas la dernière fois, contre le peuple palestinien, par l’incarnation du sionisme qu’est l’Etat d’Israël, dont l’entreprise proclamée est, dans un terme qu’il espère proche, la liquidation physique programmée des Palestiniens.
A la lecture de ce bilan, la barbarie nazie contre les races considérées comme inférieure ne peut que revenir à l’esprit, tellement est proche la nature de l’idéologie qui justifie le génocide des Palestiniens et de celle qui a motivé l’Holocauste : toutes deux sont racistes, toutes deux sont motivées par le désir de prendre une revanche contre l’Histoire, toutes deux rêvent de donner à une seule race le plein contrôle d’un territoire qui leur appartient par la grâce des qualités de leurs races respectives !
Paraphrasant la description de la guerre menée contre le peuple libanais au cours de l’été 2006, description donnée par James Petras, professeur dans une université newyorkaise, dans son livre intitulé : «Le Pouvoir d’Israël», (2007), on peut écrire que : « Kristalnacht, l’assaut nazi contre les maisons et les magasins appartenant aux Juifs, comme contre les Juifs eux-mêmes, était une réception dans un parc en comparaison de la destruction actuelle de Gaza… » (p.110) et l’assaut contre Gaza vise « une population ghettoïsée et soumise à la famine de masse préméditée, et dont, en plaisantant, un général israélien a dit « qu’elle était en consultation chez un diététicien », remarque qui est la réplique exacte de la discussion interne aux autorités nazies sur la population du ghetto de Varsovie » (p.144). Cette comparaison, en elle-même, n’a rien d’original, tout en donnant la juste mesure des choses.
* Le génocide du peuple palestinien : un génocide à objectifs pacifistes ?
Ce qui est stupéfiant, et conduit à se poser des questions sur leur équilibre psychique, c’est que les esprits sophistiqués qui façonnent « l’opinion publique internationale », si prompts à dénoncer le moindre graffiti ou slogan promettant un sort funeste aux adeptes d’une certaine religion, si rapides à hurler au génocide dès que certains osent contester un fait historique dont les coupables ont subi la punition qu’ils méritaient il y a déjà plus d’un demi-siècle de cela, – et vont jusqu’à forcer le chef respecté d’une église universelle à s’humilier pour une erreur qu’il n’a pas commise ! – se retrouvent, non à blâmer les concepteurs et les exécutants de ces massacres, mais la victime, et, comble du paradoxe, à se poser, non la question qui saute aux yeux à la simple présentation des statistiques brutes des victimes et des dégâts matériels, – non si le peuple palestinien survivra, – mais si l’Etat criminel agresseur ne serait pas sous la menace imminente d’annihilation.
Si on comprend bien la logique sioniste et pro-sioniste, c’est dans l’intérêt de la paix dans le monde que le peuple palestinien doit être liquidé, et le plus vite sera le mieux. C’est probablement la première dans l’histoire de l’humanité qu’un génocide est perpétré par « amour pour l’humanité », et « à titre de service public au monde entier ». Bref, si on en croit les sionistes et leurs thuriféraires, en fait, ils massacrent le peuple palestinien pour faire avancer la paix dans le monde.
Etrange affirmation ! Mais, plus étrange encore, c’est une affirmation qui fait foi parmi les grands de ce monde. Si on comprend bien, Hitler n’est pas l’incarnation du mal pour le mal qu’il a causé, mais parce qu’il a mal su présenter sa cause ; toute l’affaire nazie a échoué faute de bonne « publicité », de « choix du bon thème », pour faire adhérer tout un chacun à son idéal de fou et en assurer la victoire.
Apparemment, les sionistes ont trouvé la bonne approche publicitaire à leur oeuvre de solution finale au « problème palestinien ».
* Le génocide du peuple palestinien : un projet internationalement approuvé ?
Il faut reconnaître que les sionistes ont accompli un excellent travail de déshumanisation des Palestiniens, dont ils ont réussi à faire passer le génocide maintes fois annoncé et exécuté avec barbarie, mais de manière méthodique et graduelle, comme marquant un progrès de l’humanité, l’annonce d’une ère de paix et de tranquillité jamais connue dans le monde. Selon la version sioniste de la paix dans le monde, une fois le génocide des Palestiniens achevé, la paix règnera enfin, non pas seulement en Israël et parmi ses voisins malheureux, mais dans le monde entier. Le génocide du peuple palestinien devient une sorte de projet international, auquel chacun doit participer en fonction de ses moyens : les uns en fournissant de l’argent et des armes à Israël, les autres en expliquant pourquoi ce génocide est politiquement souhaitable et moralement louable !
L’objectif du génocide est, par définition, de changer la composition démographique d’un Etat. On constate, avec quelque inquiétude, que la minorisation de la population palestinienne en Israël, par la politique de ségrégation, d’expulsion et de liquidation physique, est non seulement applaudie des deux mains par tous les médias internationaux, toutes techniques incluses, mais même justifiée par la crainte de voir Israël, anéantie ! Chez ces commentateurs, la myopie se transforme en aveuglement, la surdité devient une vertu, et l’absurdité la forme suprême de la sagesse. 17 Israéliens perdent la vie contre 1.324 Palestiniens, et ce sont les premiers qui sont menacés de disparaître, concluent ces autorités de la pensée et de la plume ! Apparemment, ces donneurs de leçons en analyses politiques n’ont pas les connaissances mathématiques élémentaires leur permettant de constater que le second chiffre est plus grand que le premier, ce qui prouve, sans l’ombre d’un doute, que ce sont les Palestiniens qui sont menacés de disparaître à court terme, pas les « citoyens juifs d’Israël » (terminologie israélienne officielle) ! Mais, comme dit le proverbe : « Quand on aime, on ne compte pas ! ».
* Les policiers, l’assassin et sa victime
Pour bien comprendre l’étrangeté de cette réaction des « faiseurs d’opinion », hommes et femmes intelligents, s’il en est, brillants, cultivés et, par définition, « bien informés », il paraît utile de proposer un exemple terre-à-terre : Des policiers sont appelés sur la scène d’un assassinat dont l’exécuteur prémédité n’a pas quitté les lieux ; la première action à accomplir par eux, devrait être, suivant la logique de ces « présentateurs » de s’assurer que l’assassin est en bonne santé, de lui donner éventuellement les premiers soins, de le féliciter pour un crime bien accompli, et s’il n’a pas de voiture, de lui proposer de l’accompagner chez lui. Puis, s’occupant alors de la victime, les policiers se chargent de l’achever, si elle est encore en vie, non sans lui reprocher, au préalable, d’avoir provoqué l’assassin qui aurait été poussé au crime par elle. Pour compléter le tableau, il se trouve que l’assassin n’avait jamais caché son dessein de liquider physiquement sa victime ; et la police lui avait même fourni l’arme pour perpétrer son meurtre, car il avait un motif hautement « moral » et louable à tout point de vue : hériter des biens du mort !
* Pour les sionistes : mort ou vif, le Palestinien n’existe pas
Faut-il souligner que la logique de ces commentateurs est contraire à la logique universellement acceptée ? Mais, on doit en même temps reconnaître qu’elle est en cohérence totale avec la logique sioniste, dont l’idée fondamentale est rappelée par l’historien israélien Tom Segel cité plus haut. Les sionistes, jusqu’à présent, et quoique cela apparaisse paradoxal, ne reconnaissent pas l’existence du peuple palestinien, bien que beaucoup de leurs leaders ont, verbalement, certes, embrassé l’idée d’un Etat palestinien côte à côte avec Israël. Mais, reconnaître un Etat n’est pas nécessairement reconnaître l’identité nationale de ses habitants. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce n’est pas parce que les sionistes se déclarent disposés à un Etat qualifié de palestinien, qu’ils sont prêts à endosser la nationalité palestinienne ; car, dans leur logique compliquée et parfois difficile à suivre, si on perd de vue son fil conducteur : reconnaître cette nationalité, même a posteriori, serait, du même coup, avouer que la terre actuellement occupée par Israël a été confisquée à ses habitants originaux que sont les Palestiniens.  Dans le même ordre d’idées, il y a bien un Etat d’Israël, mais pas de nationalité israélienne, car cela signifierait l’établissement d’une constitution qui serait tenue de garantir la citoyenneté pleine et totale à tous ses nationaux, ce qu’Israël, malgré ses proclamations « démocratiques », ne serait pas prêt à accepter actuellement.
L’idée sous-basant les deux refus est la même dans les deux cas. Ce serait pour les sionistes accepter la profonde illégitimité des revendications à fondements historico-religieuses de leur idéologie, s’ils venaient à reconnaître que les Palestiniens existent, soit comme citoyens d’un Etat unitaire, démocratique au sens normal du terme, non au sens sioniste, soit même comme citoyens d’un Etat mitoyen d’Israël. 
* Il y a une citoyenneté juive, mais pas de citoyenneté israélienne
Comme l’a si bien souligné Yitzhak Laor, un philosophe israélien dans le quotidien Haaretz du 9 novembre 2006 : « Une Constitution est impossible parce que l’Etat d’Israël ne veut pas introduire la Constitution avec une déclaration d’égalité complète pour tous ses citoyens, et en particulier, en ce qui concerne les droits de propriété ». En fait, Israël est encore bien en deçà de l’Etat d’apartheid, un progrès certain par rapport au statut accordé aux Palestiniens, car celui-ci, tel que pratiqué par l’Afrique du Sud jusqu’au mois de mai 1994, reconnaissait au moins l’existence des groupes raciaux jugés « inférieurs », et était basé sur le principe « séparés, mais égaux ». Les sionistes ne sont pas encore arrivés au stade de la reconnaissance du peuple palestinien. Dire qu’Israël pratique l’apartheid ne constitue pas seulement un euphémisme; c’est simplement cacher la réalité qu’il refuse même l’existence du Palestinien, alors que les partisans de l’apartheid reconnaissaient l’existence des « colored » ou « nie-blankie ».
* Une loi sur les droits de l’Homme qui rejette la notion de droits de l’Homme !
Dans le registre général des habitants, tenus par le ministère de l’Intérieur de l’Etat d’Israël, les habitants sont répartis entre « nationalité juive » et « nationalité arabe », et les principes de la loi fondamentale adoptée en 1992 par Israël, et signée par Ishak Shamir, alors Premier ministre d’Israël, mais néanmoins ancien membre de l’organisation terroriste sioniste, Irgun (assassin, au Caire, le 17 septembre 1948, du Comte Folke Bernadotte, médiateur nommé par l’ONU dans le conflit entre Palestiniens et sionistes, et qui, en sa qualité de président de la Croix-Rouge suédoise pendant la Seconde Guerre mondiale, avait sauvé 30.000 personnes, dont 11.000 juifs, des camps de la mort) précisent bien que la protection de la dignité humaine et de sa liberté constituent des valeurs d’un Etat à la fois juif et démocratique. Le rapprochement entre la détermination de la nationalité et ce principe signifie clairement – et la pratique israélienne dans ce domaine est là pour le prouver – que tout non-juif ne saurait bénéficier de la protection de la dignité humaine et de la liberté au même titre qu’un Juif ! L’article 8 de cette loi fondamentale, supposée aligner Israël sur les « Etats démocratiques modernes » par l’adoption d’une charte des droits de l’Homme proche de la charte universelle telle qu’établie par les Nations unies utilise un langage plein de circonvolutions qui le rend quelque peu obscur.
Voici ce que dit ce texte :
« Violation des Droits (8). Il ne doit pas y avoir de violations des droits sous l’empire de cette loi fondamentale, sauf par un statut adopté aux valeurs de l’Etat d’Israël, statut promulgué pour un objectif ad hoc, et dont l’étendue n’est pas plus grande que nécessaire, ou par des règlements établis en vertu d’une autorisation expresse de cette loi ». Les Juifs étant les seuls citoyens à part entière d’Israël, et ne pouvant, de ce fait, être l’objet de règlements spéciaux violant leurs droits, cet article légalise toutes les violations de droit passées, présentes et futures contre les Palestiniens, qui, officiellement, n’ont aucune existence statutaire, mais dont le traitement doit être intégré dans la loi fondamentale d’Israël ; comme on ne peut les exclure officiellement du bénéfice de cette loi, qui pourtant ne doit s’appliquer en plein qu’aux Juifs, on prévoit donc une porte de sortie légale permettant de les opprimer « en tout respect des droits humains » selon la conception spécifiques aux sionistes. Il semblerait qu’on ne peut leur refuser le statut d’êtres humains, certes, mais, ils ne sont pas des « hommes » au titre de la loi fondamentale, car leur statut est établi, modifié, appliqué, au gré des intérêts et des lubies de la population à droits humains complets, c’est-à-dire la population juive. Les Palestiniens sont séparés des Juifs israéliens, mais inégaux de par la loi sur les droits fondamentaux. Ils bénéficient également du « privilège légal », en complet respect de la loi sur les droits fondamentaux d’Israël, promulguée en 1990, d’être expropriables, expulsables, assassinables à merci en fonction des besoins d’avancement des droits des personnes enregistrées au ministère israélien de l’Intérieur comme « Juifs ».
* L’Union européenne, continent des droits de l’Homme et de la lutte contre toutes les formes d’exploitation et les génocides ?
Il est utile de se demander à quel point le rejet de la notion de droits de l’Homme par Israël a des implications pratiques sur ses rapports avec une Union européenne qui se fait la championne des opprimés à travers le monde et l’avocate des causes des peuples soumis à dictature ou à l’exploitation d’une majorité. Mais, là aussi, il semble que la conception de droit au génocide du peuple palestinien par les sionistes soit acceptée comme une idée qui ne soulève aucun problème de morale internationale, pourtant à la base des relations de coopération entre cette communauté de « vertueux » et le reste du monde. Voici une analyse de cette attitude faite par un expert irlandais dans le domaine : « Un exemple de la sélectivité de l’Union européenne en matière de droits de l’Homme est les accords d’association entre l’Union européenne et Israël. Ces accords commerciaux bénéficient à Israël du fait de ses 20 milliards d’Euros annuels de commerce avec l’Union européenne. En février 2007, Israël et la Commission européenne se sont mis d’accord pour la participation d’Israël au septième programme-cadre de recherche et de développement, en faisant le seul pays non-européen à être membre de l’espace de recherche européen ». « En dépit des décisions de la Cour de Justice internationale disant que le mûr immense construit par Israël sur la terre palestinienne viole les lois internationales, et en dépit du fait qu’Israël viole les clauses mêmes en matière de droits de l’Homme telles qu’établies dans les accord d’association de l’Union européenne, aucune restriction n’a été placée sur Israël. Il n’y a pas non plus de restrictions sur les ventes d’armes à Israël en provenance des pays de l’Union européenne ». (Source :http://www.caeuc.org/index.php?q=node/10). La preuve que l’Union européenne est partie prenante dans la légitimation comme dans l’exécution du génocide du peuple palestinien par Israël, qui est la concrétisation de l’idéologie sioniste, dont les desseins ne sont ni secrets, ni l’objet de honte de la part de ses tenants, génocide qui viole les principes mêmes sur lesquelles cette Union tient à maintenir ses fondations et à gérer ses relations avec le reste du monde, est dans cet accord d’association, auquel s’ajoute un privilège accordé seulement aux membres de cette Union.
En conclusion :
1. L’agression contre les Palestiniens de Gaza par Israël est la continuation logique de la politique de génocide du peuple palestinien, politique qui est au coeur de l’idéologie sioniste, comme le rappelle l’écrivain israélien Tom Segel ;
2. L’ampleur du massacre perpétré en 22 jours par Israël contre les Palestiniens de Gaza est largement prouvée par les statistiques des morts et blessés, comme des destructions et dégâts matériels causés par l’armada israélienne déchaînée contre un peuple quasiment désarmé ; on reproche à ce peuple d’avoir des pétards mouillés ;
3. La relativisation des pertes à travers leur application à des pays à population plus importante donne une idée plus précise des pertes subies par le peuple palestinien, assiégé par terre, mer et air depuis 8 années, entourée d’une barrière sur ses frontières terrestres, et soumis à des agressions constantes et délibérées de la part d’Israël, un Etat dont les ressources financières et les moyens militaires en personnel et en équipement sont infinies et proviennent du monde entier ;
4. Israël présente son projet de génocide contre le peuple palestinien comme une contribution à l’avancement de la paix dans le monde ; c’est là une façon originale de présenter une entreprise criminelle conçue bien avant la création d’Israël et effectuée avec système, méthode et constance depuis plus de 60 années ;
5. Au vu des appuis à cette entreprise de génocide, il semblerait que ce soit une entreprise acceptée par la « communauté internationale » et approuvée par les « faiseurs d’opinions »;
6. Au lieu de se demander si le peuple palestinien peut survivre aux assauts répétés contre lui, ces penseurs de toutes disciplines se posent la question de la survie d’Israël, alors que les chiffres des victimes montrent sans conteste que c’est le peuple palestinien qui est menacé d’annihilation ;
7. Israël, vis-à-vis des Palestiniens, n’en est pas encore arrivé au stade de l’apartheid à la sud-africaine, car celui-ci reconnaissait l’existence des non-blancs, alors que les sionistes ne reconnaissent pas l’existence du peuple palestinien ;
8. Israël a adopté une charte des droits de l’Homme, en 1992, signée par personne d’autre qu’Ishak Shamir, comble du paradoxe; cette charte confirme la position sioniste de l’inexistence du peuple palestinien et du refus de la qualité d’hommes, telle que définie par la Convention des droits de l’Homme, aux Palestiniens;
9. La nationalité israélienne n’existe pas, parce que cela impliquerait la disparition de la nationalité juive, qui seule donne droit à la citoyenneté pleine et entière en Israël ;
10. La notion de droits de l’Homme, telle que définie par la charte des droits de l’Homme en Israël, contredit les clauses sur les droits de l’Homme de l’Union européenne ; et pourtant, celle-ci a signé un accord d’association avec Israël ;
11. De plus, Israël viole tous les accords internationaux en matières de droits de l’Homme, de droit de la guerre, de gestion des territoires occupés ; cela n’empêche pas les pays de l’Union européenne de lui vendre des armes et de l’intégrer dans son espace de recherche, réservé statutairement, aux seuls membres de l’Union ;
12. L’Union européenne ne peut, à la fois, se proclamer continent des droits de l’Homme, monter sur les créneaux à tout cas de génocide, et se faire complice du génocide perpétré contre le peuple palestinien par Israël ;
13. Ce génocide peut-il continuer sans l’aide et l’encouragement de la « communauté internationale », (et tout un chacun sait combien de pays cette « communauté » représente) ? Absolument pas ? Avance-t-il la paix dans le monde ? Certainement pas ? Constitue-t-il un pas vers un monde plus humain ? Rien n’est plus loin de cet objectif que la poursuite impitoyable du génocide palestinien par Israël !
14. Finalement, Israël a inventé le concept de paix génocidaire, une paix dont la finalité est la liquidation physique du peuple palestinien au nom d’un décret divin, et, apparemment, la « communauté internationale », dans sa composante la plus moderne, la plus civilisée et la plus humaine, accepte ce concept et en aide la réussite ! …(Paru dans le Q.d’Oran)

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Les Gazaouis vivent la guerre avec fatalisme et détermination

*Gaza, la martyre

**Par Pr Chems Eddine CHITOUR - Samedi 12 Juillet 2014

«Gaza se meurt Un missile israélien toutes les trois minutes sur Gaza C’est terrible! Devant le silence complice de cette communauté internationale officielle impuissante. Et devant l’absence des médias qui se disent objectifs Gaza résiste, persiste et existe! Notre population est déterminée! Gaza la vie, défie les avions de l’occupation! Nous, nous lâchons rien! Nous ne désespérons pas! Nous tenons bon! Gaza la blessée, Mais Gaza la dignité, Gaza la résistante, Gaza la vie et Gaza l’espoir!». Ziad Medoukh (poète ghazaoui)

Tout a commencé en juin avec la mort de six Palestiniens. L’escalade a vu ensuite le meurtre de trois jeunes Israéliens, mais dans le même temps le déploiement de la terreur pour trouver les Palestiniens responsables en vain. Au passage, des centaines de maisons furent fouillés, des dizaines de Palestiniens furent arrêtés et huit morts. Il y eut ensuite le meurtre par des colons terroristes d’un jeune Palestinien de la façon la plus abjecte. Faire boire de l’essence au jeune et y mettre le feu. Protestation des jeunes Palestiniens avec des pierres, mais aussi dans l’opinion israélienne ce qui a amené le gouvernement israélien à arrêter les criminels. On pensait que c’était fini. Il n’en fut rien. Israël veut punir le Hamas Nous sommes au quatrième jour de l’offensive aérienne d’Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza, et rien ne semble indiquer qu’un camp ou l’autre soit prêt au moindre compromis. La plupart de ces tirs sont été interceptés par le dispositif anti-missiles «Dôme de fer», 800 cibles près de 100 morts, 500 blessés et des centaines de personnes traumatisées à vie, Du côté israélien, les sirènes dues aux missiles et trois blessés. Israël dit-on envisage d’envahir Gaza. C’est la troisième punition des Palestiniens de Gaza depuis décembre 2009 et novembre 2012. Pour l’Histoire, il n’y a jamais eu volonté de résoudre ce problème de décolonisation depuis 47 ans. Une quarantaine de résolutions des Nations unies pour rien. Même le rapport Goldstone – pour l’opération Plomb Durci qui a volé la vie de 1400 Palestiniens dont 400 enfants- que l’on pensait être un tournant dans le fait qu’il fallait faire entendre raison à Israêl a eu – Mahamoud Abbas aidant- un enterrement de première. Rappelons l’échec d’Oslo sur l’autonomie palestinienne à partir de 1994. L’échec du processus d’Annapolis en 2008. L’échec de la mission Kerry, il y a deux mois. Les unes après les autres, les médiations américaines ont été incapables de rassembler Israéliens et Palestiniens autour de la création d’un État «viable» de Palestine, aux côtés d’un État hébreu vivant dans des frontières «sûres et reconnues». Et pendant ce temps, la nature ayant horreur du vide, le nombre de colons israéliens installés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est a été multiplié par cinq (près de 600.000 colons). Que font les pays arabes tétanisés plus que jamais et incapables de prendre une initiative? Pour eux et comme décidé par l’Occident, Hamas est une organisation terroriste ce que l’on disait des Algériens pendant la révolution et qui se battaient pour la dignité. C’est un silence assourdissant de l’Océan au Golfe. Amine Maâlouf raconte dans l’un de ses ouvrages, une scène qui s’est passée durant les croisades. Un imam connu vint en ville et d’une façon ostentatoire, il rompt le jeûne en plein midi. Menacé d’être lynché par une foule bigote, il les admonesta en leur expliquant que la vraie piété est d’aller aider les Musulmans taillés en pièces par les Roums dans les villes voisines. Mutatis mutandis les Palestiniens se font tailler en pièces et Mahmoud Abbas pontifie, et les Arabes s’empiffrent à qui mieux mieux.

Les appels hypocrites et l’alignement sans état d’âme
Personne n’ose rappeler à Israël les conventions internationales. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a «dénoncé» les tirs de roquettes et a appelé les deux camps à la «retenue». Nous remarquons l’hypocrisie de Ban Ki-moon incapable de dire le Droit, et de nomme l’agresseur depuis 47 ans et l’agressé, en les mettant sur le même pied. La Maison-Blanche a condamné «fermement» les tirs de roquettes de Gaza tout en se disant inquiète pour les civils israéliens comme palestiniens. De son côté, la Ligue arabe a appelé à une réunion urgente du Conseil de sécurité de l’ONU. On voit que la position est claire. Côté américain, on a exprimé son «soutien au droit d’Israël à se défendre contre ces violentes attaques». «Aucun pays ne peut accepter que des roquettes soient tirées contre des civils», a dit Josh Earnest, porte-parole de la présidence des États-Unis. Angela Merkel dont on connaît l’affection pour les Arabes, a condamné «fermement» et «sans réserve» les attaques de roquettes contre Israël.

La position alignée sans état d’âme de la France
François Hollande a eu un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Selon un communiqué de l’Elysée, «il lui a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza» et «rappelé que la France condamne fermement ces agressions». «Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces». Un communiqué de l’Elysée provoque des critiques à gauche jusqu’au sein du PS, la diplomatie française de défend de toute inflexion sur les positions de la France. Cette position ne nous étonne pas, il n’est que de se souvenir du chemin de Damas subi par Hollande lors de sa visite en novembre en Israël. «Faut-il voir dans le communiqué de mercredi de l’Elysée une inflexion de la diplomatie française en faveur d’Israël? Dans un communiqué, Europe-Ecologie-Les-Verts (Eelv) estime que François Hollande apporte «son soutien à la politique de représailles menée par Israël, laquelle frappe aveuglément les populations civiles palestiniennes».(…) (…) A la fois vice-président du groupe d’amitié parlementaire France-Israël et du Gevi France-Palestine, le député (FDG) François Asensi estime quant à lui qu’il «est scandaleux que l’Elysée suive unilatéralement la position d’Israël». «Netanyahu est un faucon, comment peut-il le suivre?» Selon lui, il s’agit bel et bien d’une «rupture totale» avec la position française traditionnelle. (1)

D’où viennent les armes qui peuvent frapper le coeur d’Israël?
Avec une fausse objectivité, Marie Le Douaran journaliste à L’Express s’interroge. Nous l’écoutons: «En trois jours d’escalade entre Israël et Gaza, le Hamas et le djihad islamique ont surpris en lançant des roquettes en profondeur sur le territoire. Haïfa, une ville à 160 kilomètres au nord de l’enclave, était ciblée. (….) Les services de renseignements israéliens évaluent à 10.000 le nombre de roquettes et d’obus disponibles dans la bande de Gaza. La technologie a évolué, si bien que certains missiles dernier cri, les M-302 (iraniens mais fabriqués en Syrie), peuvent frapper à 150 voire 200 kilomètres. Le djihad islamique est aussi en possession de roquettes iraniennes Fajr 3 et 5 (45-70 km), de roquettes de fabrication chinoise WS-1 E (40 km) ou encore de missiles R-160 (160 km). Le Hamas possède des missiles Grad (20 km) et fabrique ses propres roquettes, les M-75 (75-100 km). L’arsenal considérable des mouvements palestiniens est cependant loin d’égaler la force de frappe de son adversaire. L’Etat hébreu est doté d’une armée soutenue et financée en partie par les Etats-Unis: troupes au sol -augmentées de 40.000 réservistes-, véhicules de combat, sous-marins, avions… En outre, depuis 2011 Israël défend son territoire avec le «dôme de fer».(2)
On le voit, les arbalètes du Hamas sont capables de rivaliser avec les drones prédator et reaper avec les chasseurs, et les hélicoptères Apache avec les chars de dernière génération et avec le Dôme de fer. Ce qui explique le droit d’Israël à massacrer surtout des enfants.

La résignation et la détermination
Hélène Prudhon explique comment les Gazaouis vivent la guerre avec fatalisme et détermination: «(…) Assise sur les ruines de sa maison éventrée de Khan Younès,, Rihab se repasse péniblement le fil des événements. Mardi 8 juillet, en début d’après-midi, sa belle-fille Sawsan reçoit un appel sec, lapidaire, de l’armée israélienne: «Vous avez cinq minutes pour fuir. Prenez les enfants.» Avec fracas, une fusée éclairante s’abat d’abord sur le toit, tirée depuis un drone israélien, en guise de sommation. Le missile d’un F16 achève l’édifice. La maison des Al-Kaware est éventrée. Cette frappe de représailles est la plus meurtrière depuis le début de l’opération israélienne. Durant la journée de mardi et dans la nuit qui a suivi, le ciel a grondé plus de 160 fois, mais la panique n’a pas envahi les rues de Gaza, où les hommes occupent le temps du jeûne, assis sur des chaises posées sur les trottoirs, indifférents aux échos des bombardements: «Les gens ne sursautent même plus lorsqu’il y a des frappes. Tout cela est si familier», soupire Moussa Assanah, artisan dans le centre de Gaza-ville». «Devant sa boutique, rue El-Wehda, il nettoie les dégâts de l’attaque qui s’est déroulée, sous ses yeux, une demi-heure plus tôt. (…) Des restes de chairs carbonisées mêlés à des morceaux de carrosserie ont été catapultés dans le magasin, faisant exploser la vitrine. A l’intérieur, Ramis, 27 ans, semble presque faire abstraction de la scène qu’il vient de vivre: «Des morceaux de cadavre, nous avons l’habitude d’en voir ici. Ce n’est pas notre première guerre. J’aurais aimé être dans cette voiture, car je serai fier de mourir en martyr.» (3)

Un climat de haine raciale
Chemi Shalev, journaliste au journal H’aAretz nous décrit le climat de haine raciale contre les Arabes. Nous l’écoutons: «(…) Des appels au meurtre, voire au génocide, sur les réseaux sociaux sont alimentés par des déclarations incendiaires d’hommes politiques citant la Bible. (…) Aussi, lorsque j’ai vu les vidéos et les photos de divers gangs de juifs d’extrême droite parcourant les rues de Jérusalem, hurlant «Mort aux Arabes!» et pourchassant au hasard et en plein jour des passants ayant le malheur de ne pas avoir la bonne tête ou le bon accent, les poursuivant la bave aux lèvres comme des bêtes sauvages pour les tabasser avant l’arrivée de la police, l’association d’idées a été automatique. (…) Mais qu’on ne s’y trompe pas: le spectacle de ces bandes criminelles pourchassant des Arabes n’a rien d’exceptionnel. Il ne s’agissait pas d’un simple accès de rage incontrôlable à la suite de la découverte des corps des trois jeunes Israéliens enlevés. Cette explosion de haine n’est pas un phénomène isolé: elle est présente en permanence, elle grandit de jour en jour et elle se diffuse dans la société(…) Au cours des dernières vingt-quatre heures, une page Facebook appelant à «venger» les trois jeunes adolescents kidnappés a suscité des dizaines de milliers de mentions «J’aime», ainsi que des centaines d’appel explicites à tuer des Arabes où qu’ils se trouvent.» (4)

Qui, pour aider les Palestiniens?
Qui pour aider les Palestiniens s’interroge Akram Belkaïd du Quotidien d’Oran en analysant les positions des différents acteurs de ce drame?: «Il y a quelques temps, écrit-il, circulait l’hypothèse selon laquelle Barack Obama prenait ses distances avec Tel-Aviv et que cela inaugurait d’un nouveau rapport de forces au Proche-Orient. Non, l’Amérique ne bougera pas. Par faiblesse, par calcul politique aussi. On sait ce que pèse le lobby pro-israélien dans les campagnes électorales. A la télévision, à la radio, dans la presse écrite, les congressmen et tous ceux qui composent le monde politico-médiatique de Washington s’empressent de clamer leur soutien à l’Etat hébreu. Aux Etats-Unis, les Palestiniens ont aussi un ennemi puissant. Il s’agit de Hollywood et de son industrie cinématographique. Qui peut citer un film produit au cours des vingt dernières années où les Arabes auraient le beau rôle. Où un personnage palestinien serait simplement décrit dans son humanité» (5) «Quant aux Américains d’origine arabe, il faut juste rappeler que les attentats du 11 septembre 2001 et les événements qui ont suivi les ont tétanisés. Ce sont des communautés désormais sur la défensive, obligées de démontrer qu’elles sont intégrées et, même si elles n’en pensent pas moins, la question palestinienne n’est pas le genre de sujet pour lequel elles peuvent se mobiliser notamment sur le plan électoral. L’Europe n’est même plus dans la situation où, pour se donner bonne conscience, elle se contentait d’allonger les euros pour financer ce que l’aviation israélienne allait détruire. (…) Mais, dans les faits, Israël avance jour après jour ses pions au sein des instances et institutions communautaires. Qui peut aider les Palestiniens? Certainement pas les pays arabes et leurs dirigeants corrompus, efficaces quand il s’agit de cogner contre leurs propres peuples mais n’ayant aucun poids pour peser sur l’échiquier géopolitique moyen-oriental.» (5) On pourrait aussi ajouter de parler le courage des élites arabes planquées dans les pays européens qui font preuve d’un silence assourdissant. Ce n’est pas demain que l’on verra les intellectuels arabes tels que Abdel Wahab Meddeb, Tahar Benjelloum ou Malek Chebel protester auprès des médias pour le sort funeste réservé aux Palestiniens pour ce recul en barbarie. C’est vrai, ils ne veulent pas prendre le risque de ne plus avoir de visibilité comme étant les musulmans comme on les aime.

Barbarie et silence de «la communauté internationale»
Pour notre part, nous préférons la position courageuse de l’UFJP (l’Union juive française pour la paix). Lisons: «La logique criminelle et illégale de la vengeance israélienne s’étend à toute la Palestine et à Gaza une nouvelle tuerie de masse est en marche. Depuis le début du blocus de Gaza, si l’on enlève les 1400 morts de «Plomb Durci» (2008-2009) et les 160 morts de «Piliers de la défense» (novembre 2012), près de 700 civils palestiniens ont été exécutés par des tirs aériens à Gaza. Les principaux dirigeants français, européens ou américains ont manifesté leur émotion à la suite du kidnapping et de l’exécution des trois jeunes colons. Pas de condoléances pour le massacre d’un jeune Palestinien de 16 ans, Mohammad Abou Khdeir. L’occupant a longtemps fait croire qu’il s’agissait d’un règlement de comptes inter-palestinien avant que les coupables, des colons pogromistes, ne soient découverts. Que signifie cette offensive générale, cette «punition collective» formellement interdite par le droit international? Pourquoi ces bombardements massifs, ces arrestations de plusieurs centaines de personnes, dont des élus et des prisonniers récemment libérés, ce bouclage de toute la Palestine? Il n’y a aucune symétrie possible entre l’occupant et l’occupé, entre un régime colonial et un peuple qui a le droit de résister. Avec la mobilisation des réservistes en Israël, un nouveau crime de grande ampleur est en marche. (…) Nous devons empêcher le massacre annoncé. Nous devons forcer nos dirigeants complices à exiger d’Israël l’arrêt immédiat de l’agression, des bombardements, des arrestations et des exécutions sommaires(…).(6) Pendant ce temps, les pays occidentaux s’occupent cette semaine, de l’Iran à Genève, une autre façon de consolider Israël en «neutralisant» le programme nucléaire iranien…*Par Pr Chems Eddine CHITOUR - Samedi 12 Juillet 2014-L’Expression

1. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ proche-moyen-orient/raids-sur-gaza-hollande-soutient-il-trop-netanyahu_1558628.html #ovWsPdW6ZMDSxzQ8.99
2. Marie Le Douaran: D’où viennent les armes? L’Express 11/07/2014
3. H. Prudhon A Gaza, «les gens ne sursautent même plus…» Le Monde 09.07.2014
4. Chemi Shalev Ha’Aretz http://www.courrierinternational.com/article/2014/07/04/un-climat-de-haine-raciale
5. Akram Belkaïd:http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5200456
6. http://www.oulala.info/2014/07/barbarie-ils-tuent-en-palestine-grace-au-silence-de-la-communaute-internationale/

**France 24 au service d’Israël et du Crif

*Au 5e jour de l’opération, la presse française semble avoir changé de ton quant au traitement de la guerre à Ghaza. Même si certaines chaînes ont choisi le camp d’Israël. Sévèrement critiquées par les médias arabes et européens pour leur complaisance envers Israël, les chaînes françaises commencent (pour certaines seulement) à dénoncer les bombardement aveugles et meurtriers de l’armée israélienne sur Ghaza. Au quatrième jour de l’opération «Bordure protectrice», les condamnations internationales pleuvent au rythme des raids aériens d’Israël sur Ghaza. Même le président français François Hollande a changé de ton après avoir vivement «condamné les tirs de roquettes à l’encontre d’Israël», aux premières heures de l’opération militaire aérienne lancée par l’armée israélienne. Les journalistes français étayent leur thèse en imputant la responsabilité de cette situation à Ghaza pour les civils à l’organisation «islamiste» du Hamas. C’est le cas, notamment des chaînes françaises d’info, BFM, iTélé et France 24, qui toutes ont adopté les mêmes «analyses» et conclusions: «La guerre actuelle entre Israël et Ghaza est menée contre le Hamas». Il est clair, les médias français sont totalement orientés et la plus importante télévision lancée au service d’Israël, c’est France 24, dirigée par Mme Saragosse. C’est notamment ce groupe français qui a enfanté I24, la chaîne d’info en français d’Israël. La chaîne France 24, a démontré aux yeux du monde sa partialité envers l’Etat hébreu en traitant d’une manière spéciale Leïla Shahid, l’ambassadrice palestinienne auprès de l’Union européenne. Sur le plateau de France 24, Leïla Shahid a fait les frais d’une journalisme irresponsable et ignorante, Vanessa Burggraf, la blonde Miss France 24, qui s’est acharné, à tenter de piéger la diplomate palestinienne en essayant de la pousser à dénoncer le Hamas. Alors que les bombardements meurtriers de l’armée israélienne continuent, la journaliste de France 24 a, durant tout l’entretien accusé le Hamas d’être le seul responsable de la situation en Palestine. L’ambassadrice palestinienne intraitable a très bien expliqué la politique extrémiste de Benjamin Netanyahu qui a trouvé comme prétexte le rapt de trois étudiants juifs pour bombarder lâchement la bande de Ghaza. Leïla Shahid qui a des positions très modérées et diplomatiques a tout de même reconnu appartenir au même peuple que le Hamas loin de la diabolisation occidentale contre ce mouvement de résistance. «Nous faisons parti d’un même peuple Madame! Un peuple qui résiste contre une occupation!» La journaliste de France 24 a de nouveau montré la puissance du lobbying israélien dans les médias français. Après la prestation héroïque de Leila Shahid, les sites sionistes se sont acharnés sur elle on la présentant désormais comme une ennemi d’Israël, en rappelant son débat contre Israël aux côtés d’Amira Hass, journaliste israélienne à Haaretz, très critique envers Israël et Simone Bitton, militante et réalisatrice engagée anti-israélienne, marocaine et franco-israélienne. Et comme cela ne suffit pas, pour noircir l’image de cette diplomate valeureuse, voilà que le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) qui fait la pluie et le beau temps en France, dénonce «la belle prestation» de Leila Shahid, lui reprochant d’être solidaire avec le mouvement de résistance Hamas. Oubliant au passage que les résistants de ce mouvement sont palestiniens. France 24 ne s’attendait pas à une telle riposte de la diplomate palestinienne et a décidé de ne pas mettre la vidéo de cette belle prestation sur son site.*Par Amira SOLTANE - Lundi 14 Juillet 2014-L’Expression

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22 réponses à “droit au génocide”

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  1. 12 04 2017
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