Les crimes sionistes ne doivent pas rester impunis

**Troisième Intifadha palestinienne

Israël gagné par la peur

En moins de trois semaines, la jeunesse palestinienne a réussi à imposer de nouvelles réalités à El Qods et dans les Territoires palestiniens occupés. Mieux, elle a même plongé Israël dans la peur.

Les attentats menés à l’arme blanche par de jeunes Palestiniens depuis le début de la «colère», ayant fait 8 morts parmi les colons israéliens et plus de 100 blessés, ont eu un impact désastreux sur la société israélienne qui ne s’est jamais sentie autant menacée. Depuis le début de la troisième Intifadha palestinienne, le tourisme a pris un sacré coup avec l’annulation de milliers de réservations d’étrangers qui comptaient se rendre en Israël.

Les rues israéliennes n’ont jamais été aussi vides et l’absentéisme a atteint des niveaux record. Les cafés et les restaurants sont presque vides. Les gens sont devenus hystériques.  Des mouvements de fuite et de panique, parfois inexpliquée,  sont observés quotidiennement dans les villes israéliennes. L’attentat commis, dans la nuit de dimanche à lundi, dans une gare routière dans le sud d’Israël, par un jeune Arabe israélien de 21 ans, qui a fait deux morts et plus de 11 blessés israéliens, n’a fait qu’accentuer le sentiment de peur.

La peur ne touche pas que les espaces publics, elle s’est répandue aussi dans les rangs de l’armée et de la police israéliennes. Mouhannad Al Okbi, qui n’était muni que d’un couteau, avait réussi à attaquer et blesser trois soldats israéliens armés avant de s’emparer de l’arme de l’un d’entre eux et de cibler d’autres militaires présents sur les lieux. Il a été finalement tué par des forces spéciales arrivées en renfort. Mouhannad avait épuisé ses munitions. Cette opération héroïque a convaincu des milliers de Palestiniens ayant la citoyenneté israélienne de s’engager dans la résistance active.

La scène de l’attentat filmée et diffusée par les chaînes de télévision israéliennes a montré une débandade au sein de l’armée israélienne. Les soldats, bien qu’armés, ne pensaient qu’à fuir pour sauver leur vie. La peur mélangée au racisme a même poussé des éléments armés et des colons à lyncher puis à assassiner de sang-froid, lundi, un jeune Erythréen qui avait été pris pour l’auteur de l’attentat. Le mythe de l’armée israélienne composée de «soldats invincibles» a été encore battu en brèche lors de cet épisode.

Froid entre la France et Israël

La répression sauvage pratiquée par Israël dans les territoires palestiniens occupés a poussé certains pays occidentaux à réagir, comme c’est le cas de la France. Paris a préconisé la présence d’observateurs internationaux sur l’Esplanade des Mosquées dans la ville sainte d’El Qods pour rétablir le calme. Sans attendre, le gouvernement israélien a fortement rejeté cette proposition. Le gouvernement israélien a reproché à la France de vouloir «récompenser le terrorisme palestinien».

Cette proposition devrait néanmoins être soumise au Conseil de sécurité de l’ONU demain. Le ministère israélien des Affaires étrangères a accusé la France de «rester silencieuse sur les causes réelles de la vague d’attaques au couteau perpétrées par des Palestiniens, à savoir les incitations à la violence contre Israël et son peuple», oubliant l’occupation, les crimes et les humiliations quotidiennes subies par le peuple palestinien.

A signaler que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a effectué une visite-surprise, hier, en Israël et en Palestine occupée pour tenter de mettre fin à la violence qui y sévit depuis début octobre. «Dans cette période difficile, il faut dire trop c’est trop. Cessons de prendre des grands airs et ramenons la mesure», a déclaré Ban Ki-moon a travers un message diffusé par la télévision de l’ONU. Israël a accueilli le secrétaire général de l’ONU avec la démolition, à El Khalil, de la maison familiale d’un auteur d’attentat commis en 2014, une mesure plusieurs fois critiquée par les Nations unies et par toutes les organisations mondiales de défense des droits de l’homme.

Mais ce qui laisse croire que sa visite ne sera pas une réussite est cette tendance de l’ONU à faire porter la responsabilité de ce qui se passe aux deux parties et de mettre celles-ci sur un même pied d’égalité. La réalité du terrain exige au contraire que l’ONU demande à l’agresseur israélien qu’il mette un terme à son agression bestiale et à son occupation. Les Palestiniens ont besoin d’entendre de l’ONU que l’occupation est le plus grand des terrorismes et qu’il faut qu’elle prenne fin. Ils ont envie d’entendre qu’ils ont le droit de vivre dans leur propre Etat indépendant, à l’instar de tous les peuples de la planète.

En Palestine occupée, un père de famille ne peut interdire à ses enfants d’aller protester contre l’occupation, même s’ils savent qu’ils peuvent y laisser leur vie. Si l’Autorité palestinienne accepte d’œuvrer pour arrêter l’élan des jeunes qui sacrifient leur vie pour changer la situation, comme le souhaite Ban Ki-moon, elle perdra beaucoup de sa crédibilité au sein de la population. Il se peut même que la population se retourne contre elle. Car trop, c’est trop. Farès Chahine/ ek watan–21 octobre 2015

Israël poursuit sa politique d’assassinat

Les exécutions extrajudiciaires de jeunes Palestiniens dans les rues se sont poursuivies hier,  au lendemain de la Journée de colère au cours de laquelle les zones de contact avec l’armée israélienne ont vécu de violents heurts entre les jeunes lanceurs de pierres et les soldats israéliens.

Dès le matin, dans la rue Echouhada, au centre-ville d’El Khalil, un colon israélien a surpris un jeune Palestinien de 18 ans, qui passait par là, en tirant sur lui quatre balles, qui est mort sur coup. Dans la même ville, cette fois près de la mosquée El Khalil, c’est une jeune Palestinienne de 16 ans qui a fait les frais de l’hystérie et de la haine qui se sont emparées de la société israélienne. Elle a, elle  aussi, été froidement assassinée par un groupe de soldats. La troisième exécution a eu lieu à Djebel El Moukaber, dans El Qods occupée et annexée par Israël en 1967. Là aussi, la victime est un adolescent de 16 ans.

Le prétexte présenté par l’armée israélienne pour justifier ces trois assassinats est le même que celui évoqué depuis le début du soulèvement populaire palestinien de ce mois d’octobre : les forces d’occupation israéliennes parlent d’attaques à l’arme blanche. Mais plus personne n’y croit. L’annonce de la mort de Mohamed El Qawasmi et de Bayan Aassila, à El Khalil, a déclenché des heurts violents dans le centre-ville entre des jeunes citoyens et des soldats de l’occupation israélienne qui ont répondu aux jets de pierres par une pluie de bombes lacrymogènes, de bombes assourdissantes et des balles en caoutchouc.

Ces balles sont mortelles lorsqu’elles atteignent des parties sensibles du corps ou lorsqu’elles sont tirées de près. De nombreux jeunes ont été blessés et évacués vers l’hôpital d’El Khalil. Le mouvement Fatah a immédiatement décrété un deuil de trois jours dans la ville.

Les commerçants ont tout de suite baissé rideau, dans une atmosphère lourde, pleine de colère et de désir de vengeance. Des photos prises de Bayan, une lycéenne, avant d’être exécutée, la montrent debout, les mains sur la tête, au niveau d’un barrage militaire israélien, entourée de soldats.

Elle ne portait ni arme blanche ni rien d’autre. Elle a tout simplement été liquidée à cause peut-être du sourire innocent qu’elle arborait quelques instants avant de recevoir trois balles à bout portant. Ces photos ont été diffusées sur les sites électroniques palestiniens et ne laissent aucune chance à la version israélienne de passer.

Quant à l’adolescent de Djebel El Moukaber, Moataz Aawissat, l’armée israélienne ne s’est pas contentée de le tuer ; elle a arrêté ses parents et ses deux frères après avoir effectué une perquisition musclée dans sa maison familiale. Selon le média israélien Yedioth Ahronoth, Moataz a été tué lorsqu’un colon est allé avertir des soldats israéliens postés à 200 mètres que l’enfant «portait un cartable et riait». Le soupçonnant de transporter des explosifs, ils n’ont pas hésité à l’abattre.

Si cela n’est pas un crime de guerre, qu’est-ce cela pourrait être ? En fait, Israël et son armée montrent actuellement, sans aucune gêne ni embarras, le visage hideux de l’occupation, qui est la cause principale du soulèvement populaire palestinien.
Les jeunes qui mènent ce combat inégal contre l’occupation, la colonisation et les atteintes à leurs lieux saints dans la ville d’El Qods ont deux caractéristiques. Ils sont déterminés à aller au bout du chemin qu’ils se sont tracé depuis le début du mois.

Ils n’ont pas peur, malgré toutes les méthodes oppressives et criminelles utilisées contre eux par la machine de guerre israélienne. Après El Khalil, les affrontements se sont propagés à d’autres villes de Cisjordanie occupée, telles Ramallah et El Bireh, ce qui a poussé l’armée d’occupation israélienne à fermer plusieurs routes.  Ghaza aussi a eu son lot de blessés lorsque de jeunes écoliers se sont rassemblés, hier matin, près du terminal d’Erez, au nord de l’enclave palestinienne.*Farès Chahine/ ek watan–18 octobre 2015

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*Echec de l’agression israélienne contre Ghaza

*La résistance palestinienne a triomphé…Israël n’a rien gagné.

*Israél acculé a signer un cessez-le-feu avec Hamas

« le cessez-le-feu n’effacera pas les crimes d’Israél contre l’humanité « 

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Le cessez-le-feu était respecté jeudi matin après l’accord passé la veille entre Israël et le Hamas à Ghaza, au terme d’une semaine de bombardements criminels sionistes contre les populations civiles palestiniennes et qui a coûté la vie à 155 Palestiniens et fait plus de 1.000 blessés.Dans la bande de Ghaza meurtrie par huit jours de frappes aériennes israéliennes incessantes, des manifestations de joie ont éclaté peu après le début d’application du cessez-le-feu et l’échec de l’agression israélienne fomentée avec la bénédiction des Etats occidentaux qui ont perdu la face une nouvelle fois devant l’opinion publique mondiale, avec leur soutien insensé a un Etat sioniste terroriste et criminel. Des tirs de joie, des pétards et des chants de « Allah akbar (Dieu est grand), la résistance a triomphé » ont retenti via les haut-parleurs des mosquées de Ghaza.

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Brandissant des drapeaux palestiniens, des centaines de personnes sont descendues dans la rue pour célébrer la victoire…Selon les termes de l’accord, tel que diffusé par la présidence égyptienne, « Israël doit cesser toutes les hostilités par voie terrestre, aérienne et maritime dans Ghaza, y compris les incursions et la prise de personnes pour cible« . L’accord prévoit aussi, après l’entrée en vigueur  du cessez-le-feu, des « mesures permettant d’ouvrir les points de passage avec Ghaza et visant à faciliter la circulation des personnes et des biens« . Ghaza était soumise à un blocus criminel israélien depuis plusieurs années *Les médias-22.11.2012.

*********Quand on joue avec le feu, on finit par se bruler

Une bombe a explosé ce mercredi au centre de Tel-Aviv  près du ministère de la Guerre

un premier bilan fait état d’au moins 17 blessés

Les crimes sionistes ne doivent pas rester impunis media_xll_5343325

Une explosion dans un bus près du ministère de la Guerre à Tel-Aviv a fait au moins 17 blessés mercredi, a annoncé le service d’ambulances israélien, le gouvernement sioniste israélien parle d’une « attaque terroriste », alors que les bombardements criminels d’Israël  se poursuivent sur la population civile sans défence à Ghaza.

« Une bombe a explosé dans un bus dans le centre de Tel-Aviv. C’est une attaque terroriste », a affirmé un porte-parole du gouvernement israélien. Selon le service d’ambulance israélien, l’explosion a fait au moins dix sept blessés, dont trois graves. Le dernier attentat à Tel-Aviv remonte à avril 2006 lorsqu’une bombe tua 11 Israéliens, devant un restaurant près de la gare routière de la capitale économique d’Israël.
La  derniere bpmbe en Israël remontait à mars 2011 lorsqu’un engin avait explosé près de la principale gare routière de Jérusalem, faisant un mort.

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L’explosion a eu lieu à bord d’un autobus de la Compagnie Dan qui reliait les localités de Atidim et Bat-Yam, toutes deux situées en périphérie de Tel-Aviv. Un passager a affirmé à la radio publique avoir vu, juste avant la déflagration, un homme lancer un paquet ou un sac à l’intérieur du bus avant de s’enfuir. « Nous nous attendions à des tentatives d’attentats dans toutes les grandes villes et nous avons déployé des centaines de policiers ici à Tel-Aviv. Il faut être vigilant », a affirmé à la Chaîne-10 de télévision le commandant en chef de la police israélienne, Yohanan Danino.L’attaque a eu lieu au moment où la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton s’entretenait avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

L’agression militaire israélienne contre les civils palestiniens de Ghaza, depuis mercredi dernier, a fait plus de 140 tués parmi les Palestiniens et plus d’un millier de blessés dans les bombardements criminels aériens sur les populations palestiniennes. Cinq Israéliens ont été tués dans des tirs de roquettes.*divers médias-21.11.2012.

**Mercredi 21.11.2012–13h15. Le ministre francais des Affaires étrangères Laurent Fabius qui n’a pas condamné les massacres et les bombardements israéliens contre la population de Ghaza,  n’a pas hésité une minute pour condamner «avec la plus grande fermeté l’attentat qui vient de se produire à Tel Aviv…». La Maison blanche condamne elle aussi cet attentat, dans un communiqué.

**Mercredi 21.11.2012.14h30. Un enfant palestinien est tué dans un nouveau bombaedement israélien sur l’immeuble où se trouve le bureau de l’Agence France-Presse (AFP) à Ghaza, selon les services d’urgences du territoire palestinien gouverné par le Hamas. «Un enfant, Abdelrahmane Majdi Naïm, a été tué et un autre Palestinien blessé par une frappe sur l’immeuble Naam», a précisé à l’AFP un porte-parole des services d’urgences, Achraf al-Qoudra, au lendemain d’un précédent raid sur le même bâtiment.Cinq autres Palestiniens ont été tués dans un nouveau raid sur la ville de Gaza, a-t-on appris de source médicale, portant à dix le bilan des morts mercredi.

**L’indignation sélective…Les 164 tués palestiniens n’ont pas choqué les responsables occidentaux

** une posture indigne des Occidentaux qui s’agenouillent à la queue leur leu devant les dirigeants sionistes

L’attentat qui a eu lieu hier dans un bus à Tel-Aviv a réveillé le monde occidental de son long et doux sommeil face au massacre collectif qui se commet à Ghaza depuis une semaine. Les blessures de 17 Israéliens dans cet attentat, non revendiqué, ont provoqué un incroyable élan d’émotion, de compassion et évidemment de condamnation.
De Washington à Paris, en passant par Londres, Berlin et même Bucarest, les responsables occidentaux ont rivalisé de formules sémantiques et de superlatifs pour qualifier cet attentat…. on notera que l’affliction occidentale est à géométrie variable.

Cette indignation sélective a été une nouvelle fois constatée, hier, devant les réactions «pleureuses» en chaîne des puissants dirigeants de ce monde qui se sont livrés à un cérémonial de lamentations sur le sort des 17 Israéliens touchés par l’attentat. Il aurait été humainement sain et politiquement juste de condamner un acte terroriste quelle que soit la nationalité de la victime. Or, Obama, Hollande, Merkel, Cameron et Poutine n’ont eu aucun mot pour condamner le carnage que commet l’armée israélienne a Ghaza, depuis le déclenchement de «Pilier de défense». Ces maîtres du monde ont tout juste estimé que le massacre de Palestiniens était «disproportionné» par rapport aux roquettes artisanales du Hamas. Autrement dit, ils ne sont pas spécialement contre le meurtre de Palestiniens, mais sur le nombre de personnes à abattre quotidiennement…

Les 17 blessés choquent plus que les 164 morts !

C’est, poussé jusqu’à la caricature, la posture peu glorieuse qu’adoptent les Occidentaux face à des drames humains qu’ils apprécient à l’aune de leurs amitiés.
Au moment où les Palestiniens de Ghaza tombent sous les bombes dévastatrices de l’armée israélienne qui ont tué 164 personnes, dont des dizaines d’enfants, dans l’indifférence de tous, les 17 Israéliens blessés dans le bus ont provoqué un tollé général en Occident.

C’est à se demander si la vie d’un enfant palestinien déchiqueté par une bombe ne vaut rien, finalement, face à une écornure d’un citoyen israélien. Pour cause, les Etats-Unis ont vite fait de réaffirmer leur «inébranlable solidarité» avec Israël après l’attentat et condamné cette «action terroriste». Les Américains se sont même déclarés prêts à apporter leur «aide si besoin est pour identifier et déférer devant la justice les auteurs».   «Je condamne avec la plus grande fermeté l’attentat qui vient de se produire à Tel-Aviv», a déclaré lui aussi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Missile à Ghaza, Messi à Riyad

Le porte-parole du gouvernement allemand a, lui, dénoncé «avec la plus grande véhémence l’attaque» de Tel-Aviv. Même la Russie a condamné «avec fermeté cet attentat terroriste criminel», par la voix de son ministre des Affaires étrangères. La Roumanie, qu’on situe difficilement sur une carte géographique, a, elle aussi, volé au secours d’Israël «agressé» en dénonçant cet «attentat terroriste».
Pendant ce temps et durant la même journée, les 10 Palestiniens qui ont été tués, quant à eux, n’ont ému personne parmi ce beau monde… Obama, Hollande, Merkel et autre Cameron n’ont eu aucune pensée pour cet enfant retrouvé sous les décombres d’un immeuble qui abritait le siège de l’AFP.
Faut-il comprendre que cet enfant palestinien et tous les autres tués depuis une semaine par l’armée israélienne ne sont pas des civils ? Ces sentiments changeants devant la mort nourrissent hélas les rancœurs et les rancunes envers les Occidentaux qui s’agenouillent à la queue leur leu devant les dirigeants israéliens.

C’est une posture indigne de leur statut de «puissants» qui jouent maladroitement les «justiciers du monde» façon BHL.     
Faut-il souligner par ailleurs le silence criminel des roitelets et émirs arabes qui arrosent les pays occidentaux de leurs pétrodollars face à la machine de guerre d’Israël ? Une famille saoudienne débordant de dollars s’est offerte, chez elle, la star argentine Lionel Messi pour deux millions de dollars, moyennant quelques clichés de souvenir pendant que des enfants palestiniens se faisaient trucider !
«Winkoum Ya Arab ?» (où êtes-vous, Arabes ?), cette complainte poussée par une Libanaise éplorée par sa famille décimée par les chars d’Ariel Sharon à Sabra et Chatila, en septembre 1982, sonne plus que jamais juste.*El Watan-22.11.2012.

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« L’agression israélienne contre la population de Ghaza avec la complicité des dirigeants occidentaux a duré huit jours et coûté la vie à 164 Palestiniens, dont 43 enfants, 15 femmes, et de nombreuses personnes âgées. L’agression a fait plus de 1.200 blessés palestiniens, dont certains mourront peut-être de leurs blessures ou
resteront handicapés à vie. *source: CAPJPO-EuroPalestine. 22.11.2012.

Voici les noms des martyrs, Que votre âme repose en paix« 

1 – Ahmed Jabari

2 – Ranan Yousef Jalal Arafat

3 – Mohammed Hamed al-Hams

4 – Heba Adel Mashharawi Turk

5 – Mahmoud Hamad Abu Soawin

6 – Omar Mashharawi

7 – Haneen Khaled Tafesh

8 – Habis Hassan Msmah

9 – Wael Haider Ghalban

10 – Hesham Mohamed Ghalban

11 – Mohamed Hani Al-kaseeh

12 – Essam Mahmoud Abu Al-Maaza

13 – Khaled Abou Nasr

14 – Rani Hammad

15 – Marwan Abdel Rahman Abu Qomsan

16 – Walid Mahmoud Abadleh

17 – Odai Jamal Nasser

18 – Faris Ahmed Bassiouni

19 – Mohammed Iyad Saadallah

20 – Ayman Abed Abu Warda

21 – Tahreer Ziad Salman

22 – Ismail Khatab Qandil

23 – Younis Kamel Tafesh

24 – Mohammed Talal Salman

25 – Hassan Salem Alhela

26 – Ziad Farhan Abu Jalal

27 – Ahmed Mohammed Jadou Abu Jalal

28 – Amjad Mohammed Jadou Abu Jalal

29 – Khaled Khalil Al-shaaer

30 – Ayman Rafiq Salim

31 – Ahmed Osama Mohammed Al-Atrash

32 – Mohammed Saleh Ashitoa Alloulihy

33 – Awad Hamdi Hassan Al-Nahal

34 – Abdulrahman Salem al-Masri

35 – Moukhlis Mahmoud Adwan

36 – Osama Mousa Abdel Gawad

37 – Ali Abdel Halim Ali Mana’ma

38 – Ashraf Hassan Darwish

39 – Mohamed Mahmoud Yassin

40 – Osama Youssef Mansour Al-Qadi

41- Ahmed Salim Said

42 – Hani Abdel Meguid Ibraam

43 – Ali Hassan bin Saeed

44 – Samantha Khalil Mahmoud Qudaih

45 – Mohammed Sabri Aydat

46 – Tamer Khaled Al Hamri

47 Saadia Mohammed Dib

48 Jamal Mohammed Jamal Al-Dalou

49 Abdullah Mohammed Ramadan Alumzenr

50 Suhaila Mahmoud Yassin Al-Dalou

51 Samah Abdul Hamid Yitzhak Al-Dalou

52 Tahani Hassouna Ahmed Al-Dalou

53 Ibrahim Mohammed Jamal Al-Dalou

54 Yusuf Mohammed Jamal Al-Dalou

55 Amina Hassan Mattar Alumzenr

56 Sami Imad Subhi Al-Ghafeer

57 Mohammed Bakr Aghaff

58 Sara Mohamed Al-Dalou

59 Sohail Ashour Hamada

60 Mou’men Suhail Hamada

61 Atiyah Abd al-Mubarak

62 Hossam Hussein Abu Shawish

63 Jumana Salama Ibrahim Abu Seifan

64 Tamer Salama Ibrahim Abu Seifan

65 Nawal Faraj Mahmoud Abdel Aal

66 Iyad Yousef Abu Khoussa

67 Musa Mahmoud Juma Sumairi

68 Ahmed Essam Sami Al-Nahal

69 Tasneem Zuhair Mahmoud Al-Nahal

70 Ahmed Mahmoud Ahmed Abuamrh

71 Nabil Ahmed Odeh Aauamrh

72 Mohammed Iyad Fouad Abozzor

73 Sahar Fadi Asad Abozzor

74 Mohammed Salameh Saadi Jondia

75 A’hed Hamdi Alqtati

76 Nismah Helmi Salem Abozzor

77 Amin Zuhdi Ibrahim Bashir

78 Tamer Rushdie Mohammad Bashir

79 Rashid Alyan Atiya Abu Amra

80 Ibrahim Mohammed al-Astal

81 Omar Mahmoud Mohammed al-Astal

82 Jalal Mohammed Nasr

83 Hussein Jalal Nasr

84 Abed Mohammed Attar

85 Saifuddin Sadeq

86 Husamettin Zein

87 Mahmoud Said Abu Khater

88 Abdullah Salem Harb Abu Khater

89 Mohammed Riad Khamlkh

90 Ramadan Ahmed Mahmoud

91 Rama Al-Shadni

92 Mohammed Al-Qasser

93 Raneen Jammal Aldel

94 Ramiz Najib Musa Harb

95 A’aed Sabri Radi

96 Amin Ramadan Al-Malahi

97 Husam Fayez Abdel Gawad

98 Salem Pouls Sweilem

99 Mohamed Zidan Tubail

100 Ibrahim Mahmoud Hawajri

101 Arkan Harbi in Abu Kamil

102 Osama Walid Shehadeh

103 Khalil Ibrahim Shehadeh

104 Suhaib Fouad Hijazi

105 Mohamed Fouad Hijazi

106 Fouad Khalil Hijazi

107 Ahmed Tawfik Nasasrh

108 Mohammed Tawfiq Nasasrh

109 Bilal Jihad Barrawi

110 Yahya Akram Ma’rouf

111 Yahya Mohamed Awad

112 Abdul Rahman Hamad

113 Mohammed Abed Rabbo Badr

114 Ahmed Khaled Dughmush

115 Mahmoud Rizk Salman al-Zahar

116 Musab Mahmood Dughmush

117 Suloh Nimer Muhammad Dughmush

118 Subhi Nimer Mohammed Dughmush

119 Ahmed Jamil Doghmush

120 Mahmoud Ali Komi

121 Yousara Basil Shawwa

122 Mahmoud Mohamed Al-Zouhri

123 Tariq Azni Hadjilh

124 Saqr Yusuf Bulbul

125 Mahmoud Rizk Ashour

126 Amin Mahmoud Alddh

127 Hossam Mohammed Salameh

128 Ayman Tawfiq Abu Rashid

129 Mohammed Abu Eisha

130 Ahmed Abu Moor

131 Khaled Abu Moor

132 Hassan Yousef Al-Ostaz

133 Salem Ayesh Abu Sitta

134 Mohammed Ahmed Abu Sitta

135 Shawki Abu Snema

136 Ibrahim Ahmed Hamad

137 Mahmoud Khalil Arja

138 Mustafa Abu Hmeidan

139 Ahmed Abu Alian

140 Fares Asbitan

141 Ibrahim Nasr

142 Ameera Nasr

143 Mubarak Abu Ghoula

144 Mohammed Attia Abu Khussa

145 Abdul Rahman Naim

146 Mohammed Bakr

147 Mubarak Abu Ghoula

148 Ibrahim Muheisen

149 Reham Nabahin

148 Muhammad Muhammad Bakr

150 Ibrahim Shehadeh

151 Rami Obeid

152 Mohammed Abu Oa’tawi

153 Saadi Abu Kamil

154 Nidal Hassan

155 Talal Al-Esali 156 Ayman Al-Esali

157 Hadeel Al-Esali

158 Mohammed Ashkar

159 Ahmed Abu Kamil

160 Abdullah Hussein

161 Mohammed Abu Adwan

162 Nader Abu M_khasab

163 Mohammed Ayesh

164 Mohammed Jamal Al-Dalou

« Que votre âme repose en paix »

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*Israél viole la tréve

Un Palestinien a été tué et 19 ont été blessés vendredi 13.11.2012. par l’armée israélienne dans la bande de Ghaza, pour la première fois depuis l’entrée en vigueur d’une trêve mercredi, selon les services d’urgences du territoire palestinien gouverné par le Hamas.

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Un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a dénoncé « une première violation israélienne de la trêve », précisant que l’Egypte, médiateur de l’accord, en serait saisie.
Anouar Abdelhadi Qdeih, 20 ans, a été tué par des tirs de soldats israéliens près de la frontière entre Gaza et Israël, dans le village de Khouzaa, à l’est de Khan Younès, a précisé à l’AFP un porte-parole des services d’urgences à Gaza, Adham Abou Selmiya.
En outre, « dix-neuf civils ont été blessés par les balles des forces d’occupation qui ont ouvert le feu sur un groupe d’agriculteurs », dont deux grièvement, a-t-il dit.
Selon des témoins, des soldats ont tiré à partir de la position militaire de Kissoufim sur un groupe de Palestiniens, des agriculteurs pour la plupart, qui tentaient de se rendre sur leurs terres situées près de la bande frontalière, dont l’armée interdit l’accès sous peine d’ouverture du feu.
Selon le porte-parole du Hamas, « les tirs de l’occupant ont visé directement les agriculteurs qui retournaient sur leurs terres dans la zone frontalière et c’est la première violation israélienne de la trêve ». Le Hamas « suivra cette violation via le médiateur égyptien pour s’assurer qu’elle ne se reproduira pas », a ajouté Sami Abou Zouhri. *les médias-23.11.2012.

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La Russie envoie des navires de guerre au large de la Ghaza

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Un groupe de navires « a reçu l’ordre de se positionner dans une zone précise de la partie orientale de la mer Méditerranée, pour une possible intervention ou évacuation des citoyens russes résidants a Ghaza en cas d’escalade israélo-palestinien », a indiqué une source au sein du commandement central de la Marine, citée par les agences Interfax et Ria-Novosti. Ces sources ont cité six navires, dont le croiseur « Moskva », le patrouilleur Smetlivyi et les navires de débarquement « Novotcherkassk » et « Saratov », qui appartiennent à la Flotte de la mer Noire. Cette annonce intervient malgré l’entrée en vigueur mercredi soir d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas , mais  l’Etat hébreu a menacé qu’il riposterait à toute attaque…. Jeudi, le ministère russe de la Défense avait indiqué que ces mêmes navires pourraient accoster au port syrien de Tartous, seule implantation navale russe en Méditerranée, avant de rejoindre une mission de lutte contre la piraterie au large de la Somalie. La base de Tartous, située à 220 kilomètres au nord-ouest de Damas, a été créée en vertu d’un accord conclu en 1971…*Source: belga.be et plus..23.11.2012.

*Le président russe Vladimir Poutine a indiqué lors d’un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Mohamed Morsi qu’il soutenait les efforts du Caire à Ghaza.

*Israël devra rendre des comptes pour ses crimes a Ghaza

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé samedi dernier au Caire qu’Israël devrait rendre des comptes pour le massacre d’enfants innocents à Ghaza…Il a accusé  l’Etat hébreu d’avoir violé le cessez-le-feu. »Tout le monde doit savoir que tôt ou tard, des comptes seront demandés pour le massacre de ces enfants innocents tués par des méthodes inhumaines à Gaza », a déclaré M. Erdogan dans un discours devant l’Université au Caire.. »C’est une tactique d’Israël que de pointer du doigt le Hamas et d’attaquer Ghaza », a affirmé M. Erdogan…*17.11.2012.

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Récit d’une nuit sous les bombes

*Par Céline Lebrun, le 19 novembre 2012

La nuit dernière j’ai été à Gaza.

Partie du Caire tôt dans la matinée avec près de 350 Égyptiens, dans le cadre d’une mission de solidarité visant à briser l’isolement des Palestiniens de Gaza, je suis arrivée en fin d’après-midi au point de passage de Rafah, sur la
frontière.

Alors que tout le monde descendait des cars, heureux d’avoir déjà pu arriver jusque là et d’être si près de notre destination finale, une manifestation spontanée s’est formée. Chants et slogans en solidarité avec le peuple palestinien et les Gazaouis se sont élevés, fort. Jusqu’à ce qu’une explosion encore plus forte retentisse au loin. Pendant une poignée de seconde, les chants se sont arrêtés et nous nous sommes regardés, silencieux. Puis la stupeur a vite fait place à la colère et les slogans se sont élevés de nouveau, plus forts, plus déterminés, y compris contre les soldats égyptiens qui nous empêchaient alors d’accéder à notre prochaine étape : obtenir les visas de sortie d’Egypte
et d’entrée à Gaza.

Après avoir passé 5 heures dans ce qui ressemblait à un immense hall de gare et qui n’avait jamais du accueillir autant de monde, en tout cas pas depuis longtemps, nous avons enfin tous pu rejoindre les cars qui nous attendaient de l’autre côté, côté palestinien. Il était 22 heures. Il faisait nuit, humide et froid. La buée recouvrait les vitres du car où je me trouvais. Alors que nous faisions route vers l’hôpital al Shefaa de Gaza ville, nous avons pu entendre de nouvelles détonations. Si elles nous parvenaient toujours de loin, cette fois-ci les choses étaient différentes. Cette fois-ci, nous ne pouvions nous raccrocher à l’idée que nous étions en sécurité, de l’autre côté de la frontière.

Tout sentiment de sécurité m’avait quitté. Une absence renforcée par l’obscurité totale qui nous entourait et le toit du car où nous nous trouvions, lesquels tous deux nous empêchaient de distinguer quoi que ce soit et de nous raccrocher à l’idée qu’au moins, si quelque chose devait arriver, nous pourrionsle voir venir. Nous n’aurions même pas pu l’entendre. La seule chose que nous pouvions entendre c’était les explosions qui se succédaient. Impuissants, privés de nos sens, nous ne pouvions qu’espérer que ça ne nous « tombe pas dessus ». C’était la première fois de ma vie que je ressentais un tel sentiment, non seulement d’impuissance mais surtout savoir que vous êtes complétement à la merci de quelqu’un.

C’était la première fois de ma vie aussi que j’entendais le bruit d’une bombe ou d’un missile qui explose. Ca tombe au loin, dans un son sourd, lourd de toutes les tonnes que ça pèse. Et ça tombe en vous, vous écrasant la poitrine et
le coeur, qui s’arrête. Dans cet instant, lourd, vous vous demandez où elle est tombée et vous pensez aux coeurs qui se sont peut-être arrêtés eux-aussi, mais pour toujours. Alors vous vous mettrez peut-être à rire, d’un rire étouffé et nerveux, malade. Vous sentirez de nouveau votre coeur battre et vous reprendrez ce que vous étiez en train de faire. Que pouvez-vous faire d’autre ?

Le vent froid et humide qui pénétrait par les fenêtres du car nous a rappelé un sens dont nous n’étions pas privé lorsque nous est parvenu une odeur d’olives. Une « irruption » étrange mais douce et enrobante, contrastant avec tout
ce que j’avais pu ressentir jusque là. J’ai revu alors les meilleurs souvenirs auxquels la Palestine est attachée et que les bombes ne pourront détruire.

Nous étions en Palestine. C’était étrange aussi ça. Gaza, ce petit bout de territoire où il est si dur d’aller, où je n’étais moi-même jamais allée. Associé chez nous au blocus, aux bombardements, à la crise humanitaire, on en a oublié l’odeur des oliviers. Toujours très présent dans nos vies, dans nos médias, il ne nous parvient de là-bas qu’une image du lointain, de l’inaccessible, de l’étranger, une image où l’humain n’est plus que mort ou blessé. Est-ce que c’est pour cela que l’on ne fait rien pour Gaza ? Pourtant des gens vivent ici, des gens bien réels, humains, en chair et en os. Et même si à cet instant la vie a quitté les rues, fantômes, pour s’enfermer chez soi, à l’abri, je vois des lumières à certaines fenêtres, certaines enseignes de magasin. La mort et les blessés, les bombardements et l’urgence nous ont-ils fait oublier la vie ?

De nouveau, les chants de révolte et de solidarité s’élèvent alors que nous arrivons à l’hôpital et que nous descendons des cars. Les drapeaux égyptiens et palestiniens s’agitent côte à côte dans les airs. La joie d’être arrivés à destination, d’avoir brisé le blocus et de pouvoir serrer les mains des Palestiniens venus nous accueillir enflamme les Égyptiens. On en oublierait presque qu’on se trouve dans la cour d’un hôpital. Aux fenêtres, des gens agitent leur main pour nous saluer.

Premières rencontres, premiers échanges et premiers dons. De sang. Ils manquent de sang, négatif surtout mais ils prennent quand même le mien, O+. C’est étrange de se retrouver allongée dans un hôpital à Gaza. Je revois ces images à la télé ou sur internet de blessés, étendus sur des lits ou des fauteuils, attendant d’être soignés. J’imagine que ça doit être dans l’autre bâtiment, le bâtiment central où nous ne sommes pas encore allés. Mais pour l’instant, l’ambiance ici est bon enfant. Les voix, parfois les rires, la vie remplissent la pièce. Avant de la quitter, on échange des numéros, des adresses et puis on prend une photo. Ce n’est pas qu’on ait peur d’oublier cet instant mais c’est l’occasion d’être une dernière fois tous ensemble. Les sourires sont sur toutes les lèvres.

Plus pour très longtemps. De retour dans la cour, on voit des journalistes courir et se masser devant l’entrée du bâtiment central. À peine annonce-t-on l’arrivée imminente d’un nouveau martyr qu’une ambulance déboule dans la cour, gyrophare et sirène allumés. Sans qu’on ait le temps de comprendre ce qui se passe, le corps a été déchargé et les portes se sont refermées. Les sourires ont quitté toutes les lèvres. Chez les Égyptiens, la joie d’être ensemble et de
pouvoir aider, même modestement, la population de Gaza a fait place à la tristesse et à la douleur. Spectateurs impuissants, nous assistons alors au ballet des ambulances qui commence. Ça durera toute la nuit, une nuit au son des explosions et des sirènes.

Mais plus que ces dernières, ce qui vous déchire le coeur ce sont les cris, les cris de douleur, de rage et de désespoir des familles à qui on vient de prendre quelqu’un. Ils fendent le silence du hall de l’hôpital et ils vous saisissent, sans prévenir, leur douleur et leur rage vous atteignant en pleine poitrine et s’enfonçant en vous comme des lames de couteau. Ça vous déchire l’âme. Quelqu’un vient d’être arraché à la vie.

Aucun de nous ne reste très longtemps dans ce hall, préférant le froid de l’extérieur au froid de la mort.

Un médecin nous emmène, mes amis et moi, dans les étages supérieurs visiter des blessés. Je sais d’expérience que le mot « blessé » résonne parfois difficilement en nous. Mais confrontés aux corps mutilés, brisés, aux peaux arrachées, boursouflées, brulées, on ne peut plus ignorer ce que ce mot dissimule. C’est l’horreur. L’horreur des membres brisés, traversés de part et d’autre par des tiges en acier, instruments chirurgicaux qui ressemblent plutôt à des instruments de tortures. C’est l’horreur d’un visage sur lequel on peut imaginer le souffle d’une explosion et les projectiles venus y déchiqueter des bouts de peaux. C’est l’horreur d’un enfant qui a vu s’écrouler sur lui un immeuble entier engloutissant au passage 12 membres de sa famille. Les blessés sont-ils plus chanceux que les morts ?

Une énorme explosion. Plus forte que toutes celles entendues jusqu’à présent. Les murs de l’hôpital ont tremblé. Est-il touché ?! Nous quittons précipitamment la chambre où nous nous trouvions. Une épaisse fumée blanche a envahi l’étage. Cela vient du quartier des femmes où nous étions rentrés dix minutes avant… Nous courons voir ce qui s’est passé. Un bout du plafond est tombé, et derrière une porte battante, le reste du bâtiment est dans le noir. Des médecins s’y précipitent avant de revenir, rassurants : l’hôpital n’a pas été touché, mais ça a dû tomber tout près. On me dit un kilomètre. Un kilomètre ?!

Alors que nous redescendons tous rapidement dans la cour de l’hôpital, les médecins me regardent et sourient. Ils se moquent de moi. « Pourquoi as-tu sursauté comme ça ? Tu as peur des explosions ? Il ne faut pas, c’est rien, c’est normal. » J’essaie de leur expliquer que je ne sursaute pas de peur mais justement parce que ce n’est pas rien, ce n’est pas… normal. Mais rien à faire, ils ne me croient pas. Tant pis, si au moins je peux les faire rire… Nous rions tous de mes sursauts. Mais pourtant… rien de tout ce que nous vivons ici depuis notre arrivée n’est « normal ». Il y encore 6 heures, je n’avais jamais entendu de bombardement de ma vie. Et là, c’est une pluie de bombes. Oui, une pluie. Elles tombent goutte à goutte, les unes après les autres, saccadées : boum, boum, boum, boum. Un vrai pilonnage.

Impuissants, on regarde le ciel sans étoiles d’où nous provient le bruit des drones. Ils sont tout le temps là, ils nous observent et nous sommes complétement à leur merci. La vision de Matrix m’envahit, à moins que ce ne soit la Guerre des Mondes… Nous sommes dominés par des machines monstrueuses dont la vision tentaculaire veille à ce que nous nous tenions tranquilles. C’est ça le pouvoir.

Il est 4 heures du matin. Des maisons viennent d’être détruites dans un nouveau raid aérien. On annonce des morts et beaucoup de blessés. Déjà les sirènes retentissent au loin. C’est pire que ce qu’on a vu jusque là. Les ambulances entrent par deux dans la cour. Des infirmiers attendent devant la porte qu’elles marquent l’arrêt pour décharger leurs lots de souffrance, le temps de nettoyer le sang des brancards et elles sont déjà loin.

Le jour se lève. Il nous faut partir. C’est dur. Mais c’est comme ça. Dans le car qui nous ramène vers la frontière, je découvre pour la première fois Gaza sous la lumière. Alors que l’on passe à côté de lieux détruits par des bombardements, une nouvelle explosion retentit, tout près. Le car pile, le convoi s’arrête, dépassé trente seconde après par une camionnette de journalistes qui freine à notre hauteur. Une épaisse fumée noire s’élève à 500 mètres.

Ce ne sera pas le dernier bombardement que nous entendrons cette nuit-là.Alors que nous venons de repasser la frontière et de quitter le terminal de Rafah, une nouvelle détonation se fait entendre. Je me retourne et vois au loin
un énorme champignon de poussière. J’ai déjà vu ça quelque part…

*Céline Lebrun, le 19 novembre 2012…Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/cleb…

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Gaza, la résistante

Interrogé mercredi soir au téléphone par Siham Touil, Amir Hassan se demandait si cette « trêve » aller durer, mais soulignait aussi que « le cessez-le-feu n’effacera pas les crimes contre l’humanité », et que les Gazaouis ne pouvaient plus continuer à vivre en état de siège permanent sous les blocus.

« Si ils arrêtent cette opération, il restera le blocus. Ils continueront à contrôler le passage de Rafah, les arrivages de carburant et de produits alimentaires, l’électricité… tout ! On va retrouver notre vie avec le blocus, mais pas une vie normale. »

Tous les morts seront-ils oubliés quand Israël aura mis fin à l’opération ? La peur, la panique, le sang, ces cadavres déchiquetés, ces corps brûlés… A quoi ça aura servi ? »

« Israël n’a pas de respect pour nous. Le respect c’est la justice. Le blocus n’a rien de juste ou de respectueux ! On doit nous rendre nos droits. Nos droits d’avoir l’électricité tout le temps. De voyager comme on veut sans contrôle à
des points de passage. Lorsque tu es privé de tout ça, tu peux comprendre pourquoi certains ont la haine et choisissent la résistance. Je ne cautionne pas la violence, mais qui ne respecte pas l’autre en le privant de tout ? »

Il raconte ce médecin de l’hôpital Al-Shiffa qui n’était pas rentré chez lui depuis plusieurs jours travaillant nuit et jour. Tandis qu’il accueillait les patients, il s’est retrouvé avec le corps de son fils face à lui. Un fils qui avait perdu la vie.

Aujourd’hui, l’état hébreu a encore piraté les chaînes de télévision en montrant des photographies de l’appareil militaire sioniste et en écrivant que le Hamas n’aurait pas la capacité pour faire face. « Les pays ont des armées.
Tsahal a Israël ! Nous voulons des garanties internationales pour qu’il ne recommence pas à nouveau. Cet état utilise des armes interdites. Il faut le punir. Il faut que l’UNICEF et toutes ces organisations de protection de l’enfance protestent ! »

Amir fait le point sur les destructions. Le pont reliant Gaza au Sud de la Bande de Gaza a été endommagé. Un bâtiment public qui s’appelle Abou Khadra a été touché par un F16. « Il y a eu 22 martyrs aujourd’hui quand je te parle. Ca va augmenter certainement. Avec 6 enfants morts. » Dans les écoles, les familles qui sont venues se réfugier sont dans la précarité. Certaines continuent à arriver. « Les images sont horribles. Il faut aussi dire que Rafah a connu un bombardement… extraordinaire ! Les tunnels ont été bombardés. Hillary Clinton a participé à une conférence de presse avec le Ministre Egyptien des Affaires Étrangères. Je connais son discours. Il faut la paix… Si on a la paix et qu’on se trouve encore avec des « avions d’observation », qu’est ce qu’on aura gagné ?
Rien ! »

Amir fait la liste des dernières nouvelles qu’il découvre en même temps. « A Jabalia, une maison a été touchée. Dans le sud de la Bande de Gaza, il y a eu 5 morts. Un homme est mort avec son fils et sa fille aussi. Dans le centre de
Gaza, il y a eu un mort âgé de 22 ans, un autre de 13 ans. Israël a aussi touché la municipalité. Un homme âgé de 80 ans est mort avec sa fille à Khan Younes. Un autre mort dans le quartier Est de Gaza. La maison du conseiller du Premier Ministre a été touchée.. On est des chiffres ! Les Palestiniens sont des chiffres ! »

Les Palestiniens sentent que ces bombardements sont différents des précédents. « Il n’y a pas les mêmes bruits que durant 2008, ce ne sont pas les mêmes armes. On est tellement habitué qu’on peut les différencier. » Derrière lui, se font entendre les sirènes des ambulances.

Un comble : Israël voudrait porter plainte contre la résistance palestinienne devant l’ONU après avoir assassiné près de 200 Palestiniens et blessé des milliers d’autres.

« Mais on va reconstruire, dit Amir. Ce sera long, difficile. Moi je me remettrai à donner mes cours de français depuis chez moi probablement. A Gaza on a beaucoup de volonté. C’est ce qui caractérise la ville ! Hier, un étudiant en architecture disait qu’après tout ça, il ferait une réunion afin de voir comment reconstruire. A Gaza, tout est beau. Les bâtiments embrassent la mer. La mer caresse la plage. Gaza est une ville avec beaucoup d’ambiance ! Israël se demande comment on fait pour se relever. Gaza est très forte, elle donne des leçons de vie. J’étais à Paris dernièrement et je voulais vraiment rentrer pour vivre cette guerre. C’est chez moi ici. Aujourd’hui je suis vivant et je le fais exprès. Je fais exprès de vivre pour narguer l’état hébreu. »

Gaza est volonté. Gaza est aussi espoir. « Tout à l’heure, je suis descendu dans un autre appartement. J’ai trouvé les enfants de la tour en train de jouer au football à l’intérieur. » Gaza existe, ses habitants aussi. Les habitants vivent tandis qu’ils côtoient plus souvent la mort que la vie. « Les bombes israéliennes n’effaceront jamais l’histoire de cette terre ni la géographie. Gaza est la plus grande ville du monde pourtant les Israéliens ont tellement attaqué cette terre durant les deux Intifada et au cours de toutes les autres opérations militaires. »

« Qu’on nous laisse deux ans, qu’on nous enlève ce blocus et vous verrez des hôtels sur le littoral. Vous verrez même du tourisme. Nous avons tellement de rêves ici ! Cette terre est à part. Nous sommes attachés à elle. Quand on me dit
que je fais de la poésie, je dis que ce n’est pas moi qui fait de la poésie mais c’est Gaza. C’est Gaza qui me rend comme ça ! »

« Combien de familles ont voulu partir par le terminal de Rafah au début de cette opération ? Très peu. Au contraire dans le couloir palestinien, au passage de Rafah, les gens se battaient pour passer les premiers. Je m’interrogeais en
souriant : qu’est ce qui peut donc autant les attirer dans cette Bande de Gaza ?
Pourquoi les uns veulent passer avant les autres ? Dans les colonies israéliennes, ceux qui fuient tandis qu’ils entendent les alertes ne sont pas attachés à chez eux. Nous, nous restons. »

Après cette intervention militaire, Amir sait qu’Israël n’aura rien gagné.

« Cet Etat a juste fait perdre l’humanité en commettant tout ce qu’il a fait. Gaza est certainement à sang mais Gaza ne s’explique pas ! Je souhaite que Dieu protège cette terre et aide les Palestiniens à être plus forts encore. Je sais
Gaza arrogante parfois mais elle n’aime pas les injustices. Pour elle, on fera beaucoup de choses. On reconstruira tout. Je redonnerai des cours de français, j’écrirai des poèmes. »

Il est à présent 20h30, à Gaza, lorsque nous nous quittons. Près d’une demi-heure après avoir raccroché, effectivement, les médias indiquent que le cessez-le-feu doit débuter. Soit à 21h à Gaza. Sur Facebook, Amir avait déjà écrit « Gaza a gagné, vive Gaza libre, forte et digne. » Et aux alentours de 22h à Gaza, lorsque je rappelle Amir, j’entends un Amir avec le sourire dans sa voix ! « Les mosquées et les appels à la prière comme pour l’Aid. Des klaxons. Plus aucun avion dans le ciel. Les drapeaux des différents partis. Les familles dans les rues. Les magasins qui distribuent des jus de fruits gratuitement. Les gens repartent des écoles pour rentrer chez eux. Il y a même des feux d’artifice. Je n’ai jamais vu ça de ma vie. Demain il y aura peut-être une grande fête. Vendredi sera jour de prière avec beaucoup de gens dans les mosquées. Samedi on reprendra le travail dans la bonne humeur. » La Bande de Gaza retrouvera son quotidien. Reste à savoir ce que deviendra ce blocus qui dure depuis trop d’années. »

*par Amir Hassan .europalestine.com-22.11.2012.

***Le sionisme: une idéologie de destruction paranoïaque.

Après l’accord de trêve conclu hier, Israël a cyniquement bombardé jusqu’à la dernière minute, faisant encore des morts et des blessés jusqu’à 18 H 59 GMT (20 H 59 à l’heure de Gaza). Les manifestations doivent continuer partout pour dénoncer la responsabilité de nos gouvernants dans ce massacre, la poursuite de l’enfermement des Palestiniens, de l’occupation, de la colonisation, des confiscations de terres et des atrocités qui sont commises par Israël avec leur bénédiction.

Les forces sionistes se sont livrées pendant 8 jours à leur exercice favori : bombarder à coups de milliers de bombes une population sans défense et sans aucune échappatoire. Avec des accents de victoire que tout esprit humain
moyennement équilibré aurait trouvé abjects. Quelle performance pour des F-16 que d’envoyer des missiles, comme à l’entraînement, sur des immeubles habités par des civils, ou abritant des administrations ou des médias ! et sans aucun risque, tant la disproportion est incommensurable.

Et tout ça pour rien. POUR RIEN !

Juste pour s’enivrer de leur propre puissance, pour donner une leçon à ces pouilleux, pour calmer la démangeaison d’appuyer sur la gâchette. Car les sionistes ont une obsession, et ils la clament ouvertement, impudemment. Ils
veulent ramener chaque pays attaqué à l’âge de pierre. Rien que ces déclarations, lancées par les plus hautes autorités, ramèneraient le sionisme à ce qu’il est, à ce qu’il a toujours été : une idéologie de destruction paranoïaque.

Pour être honnête, le ministre de l’intérieur sioniste, le mystico-messianique du parti Shas, voulait « seulement » ramener Gaza au Moyen-Age.

Rappelez-vous 1948 ! Quel occupant dans l’histoire s’est livré, après la conquête, à une destruction systématique de l’infrastructure du pays conquis : villages, fermes, vergers, magasins, ateliers, pressoirs, puits, cimetières, églises, mosquées. Quelle frénésie meurtrière avait saisi les sionistes au point de raser les lieux de prière et les sépultures de millions d’habitants qui y reposaient avant eux ? Quelle légitimité pourraient-ils revendiquer après ces orgies de violences et de destructions ?

J’ai dit plus haut que c’était une opération pour RIEN. Si les sionistes se donnaient la peine de parcourir l’Histoire, ils sauraient que la puissance militaire ne vient jamais à bout d’un peuple qui lutte pour sa liberté. Ne serait-ce que leur histoire récente. Il y a 3-4 ans, ils avaient lancé, après tant d’autres, une opération bien plus meurtrière, avec une invasion terrestre, pour « éradiquer le terrorisme ». Et qu’ont-ils obtenu ? Gaza résiste encore et toujours et fait la nique aux geôliers qui l’encerclent.

Le régime sioniste s’enfonce dans la barbarie avec une constance digne des empires, trop imbus d’eux-mêmes et de leur puissance, pour ne serait-ce que s’interroger, ou entendre les voix, en Israël et dans le monde, qui le pousseraient à la raison. Il faut dire aussi que l’Europe macère dans sa culpabilité et son impuissance, et se rend complice du Frankenstein atomique irresponsable qu’elle a laissé se développer et qui risque de se retourner contre elle un jour. Et que dire des médias français, même de « gôche », tels Libération et Arte, qui s’efforcent désespérément de mettre les 2 parties sur le même plan ? La 5e puissance nucléaire mondiale contre un petit mouvement de résistance.

Ainsi les sionistes se croient invincibles, et promis à un avenir millénaire de domination unilatérale. Comme certains régimes fascistes, ils se croient investis pour 1000 ans de leur mission dominatrice, avec une capitale éternelle et indivisible. Mais ils ne font que se rapprocher un peu plus d’une fin inscrite dans l’Histoire. Un révolutionnaire de 1789 disait : « On peut tout faire avec des baïonnettes sauf s’asseoir dessus ».

Mais allez expliquer cela à des centurions ivres de puissance !

Le sionisme a fini par montrer sa vraie nature, qui nous a été cachée pendant des décennies grâce à une des plus perfides manipulations médiatiques. C’est tout simplement une entreprise coloniale, qui suivra la logique de toute
entreprise coloniale, à savoir s’enfoncer dans l’apartheid et l’oppression. Et puis il connaîtra la fin de toute entreprise coloniale. Avec seulement le suspense dont l’Histoire détient les clés, quant aux modalités.

Avec les regrets que les leçons de l’Histoire ne sont jamais tirées. Et un gâchis humain que les générations futures mettront des décennies, ou peut-être des siècles, à réparer. »

*Par Jacob Cohen. 21 novembre 2012- europalestine.com

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*Les médias occidentaux tuent avec leur parti pris israélien

La connivence des Medias francais avec Israël assure l’impunité à l’état terroriste israélien.

La prose des médias de révérence est à gerber. A l’unisson avec le feu vert donné par Hollande à Netanyahou lors de sa visite en France : « tu peux y aller ! ». Mais bien sûr, il sont tous pour la paix, et Hollande a même téléphoné à Netanyahou pour lui dire de « ne pas répondre aux provocations » (sic). Israël assassine des bébés, des journalistes, terrorise toute une population sur un territoire qui n’est pas le sien, et Le Monde titre : « Gaza : un problème pour Israël depuis 64 ans » !!

Le bilan s’aloudit d’heure en heure, tandis que les dirigeants israéliens multiplient les menaces les plus terrifiantes contre le peuple palestinien, sous occupation. Et que lit-on dans ces journaux qui sont autant de gauche que le nouveau gouvernement français ?

Le Monde détient sans doute le record de bassesse et de lèche-fesses de l’occupant israélien.

Dans son édition de ce week-end on peut y lire que les résistants ont « franchi une ligne rouge ». Le collabo de service écrit textuellement : « On se demande si le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza a décidé de ruiner le bénéfice du relatif statu quo qui perdurait jusque là avec Israël, au seul motif de venger la mort d’Ahmed Jabari, son chef militaire ? » … un « homme qui avait les mains couvertes de sang »…

L’occupant israélien ne franchit jamais de lignes rouges, c’est bien connu. Il se contente de déchiqueter et de calciner les bébés. Si l’on devait assassiner tous les Israéliens, qui ont du sang sur les mais, ce serait une belle hécatombe !

llavait 11 mois et il a été tué hier par les engins de mort israélien.

La presse en France be_be_de_11_mois_tue_par_Israe_l-bfa9f

Une vingtaine d’enfants ont été assassinés en 4 jours, sur une soixantaine de civils tués, et on parle maintenant de près d’un millier de blessés par Israël, qui bombarde délibérément les familles.

Mais le même journal aux ordres des commandos de la mort écrit « Le Hamas connait une sorte d’ivresse politique nourrie de sa proximité idéologique avec les frères musulmans désormais au pouvoir au Caire »

Dans Libération, Vincent Giret, n’est pas en reste.

Après avoir déclaré : « Il faut répéter qu’Israël a le doit inaliénable comme tout état à la sécurité », les Palestiniens, n’ayant eux pas besoin de sécurité puisqu’ils n’ont pas d’Etat, n’est-ce pas, ce monsieur qui fait honneur à la profession, analyse ainsi les bombardements : « C’est le Hamas, qui en profite pour torpiller la prochaine candidature de l’Autorité Palestinienne à un statut d’Etat non membre de l’ONU »

Et de nous asséner qu’avec « L’Egypte travaillée par l’islamisme », « l’Iran menaçant », et « le Hamas qui tient à exhiber son nouvel arsenal de terreur contre Israël », le pauvre Israël ne sait plus où donner de la tête.

Sans parler des sanctions qu’Israël annonce contre la terrible menace d’une représentation de la Palestine, en tant qu’observateur à l’ONU. Diantre, Israël est cerné !

Quant à « l’envoyée spéciale » de Libé à Gaza, Aude Marcovitch, elle n’est pas allée sur place pour rien, puisqu’elle a vu des roquettes qui partent de Gaza vers Israël, nous dit-elle comme premier élément de son article. Cette grande journaliste de terrain indique par ailleurs que « des tunnels soupçonnés de servir à la fois de cachettes pour les hauts responsables du Hamas et de bases de tir pour certaines roquettes, ont été ciblés »..

Ça valait tout de même le coup d’avoir un envoyé spécial à Gaza pour nous raconter cela ! On ne sait pas si Aude Marcovitch faisait partie des journalistes étrangers qui ont été bombardés par Israel tandis qu’ils se trouvaient dans le tour des médias, mais elle si elle en ressort vivante, elle trouvera sans doute une bonne explication à cet autre attentat « ciblé ».

Heureusement que de moins en moins de gens achètent cette presse de caniveau, d’apologie de crimes de guerre.

Netanyahou a besoin de d’un bain de sans avant les élections législatives. Alors, on attend le 22 janvier, en espèrant que cela s’arrêtera au moment où les Israéliens iront mettre un bulletin dans l’urne pour choisir entre Netanyahou-Liberman ou Lieberman-Netanyahou ?

Il faut aussi qu’Israël teste ses nouvelles armes anti-missiles, des joujoux tout neufs et très performants, dotés de noms plus sympathiques les uns que les autres ? Il parait que les Etats-Unis qui les ont financés sont très curieux de voir ce que cela donne.

Noam Chomsky appelle un chat un chat : « Ce n’est pas une guerre, c’est un massacre ».

« L’invasion et le bombardement de Gaza n’ont pas pour but de détruire le Hamas. Ils n’ont pas pour but d’arrêter les tirs de roquettes sur Israël. ils n’ont pas pour but de parvenir à la paix.

Cette décision israélienne de semer la mort et la destruction à Gaza est l’aboutissement d’une entreprise de nettoyage ethnique des Palestiniens qui dure depuis des décennies.

Les armes sophistiquées israéliennes qui atteignent par air et par mer des zones densément peuplées, des camps de réfugiés, des écoles des immeubles d’habitation, des mosquées, qui attaquent une population qui ne dispose ni de forces aérienne ou navale, pas d’équipements lourds, pas d’armée, ne constituent pas une guerre. Ce n’est pas de la guerre, mais de l’assassinat.

Et quand les Israéliens expliquent qu’ils doivent se défendre alors qu’ils sont dans des territoires occupés, ils s’agit de la défense d’un occupant militaire face à une population occupée et opprimée. On ne peut parler de défense quand on occupe la terre de quelqu’un d’autre. Trouvez un autre mot ! »  **Noam Chomsky

Source : http://www.zcommunications.org/znet

CAPJPO-EuroPalestine

***155 Palestiniens tués et plus de 1.000 blessés…Merci Hollande !

Le permis de tuer donné par Hollande à Netanyahou n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : mardi 20.11.2012. on comptait une majorité d’enfants parmi les victimes des criminels de guerre israéliens, ainsi que 3 journalistes.
Ci-dessous un compte rendu de Amir Hassan, ainsi qu’un article d’Alain Gresh dénonçant les mensonges médiatiques.

Les roquettes palestiniennes, bien nettement moins puissantes et meurtrières, ont atteint aujourd’hui Jérusalem pour la deuxième fois, ainsi qu’une localité proche de Tel Aviv et une colonie dans le nord de Cisjordanie, où un soldat est mort.

Un autre Israélien a été tué par une roquette qui a explosé près de Bersheba. 5 soldats israéliens auraient été blessés selon les informations israéliennes, de mêle que 4 Israéliens au sud de Tel Aviv.

Amir Hassan raconte : « Aujourd’hui le Chef de la Ligue Arabe et les Ministres Arabes des Affaires Etrangères sont venus à Gaza et à l’hôpital Al-Shiffa. Ils sont passés dans ma rue et près d’une heure plus tard, il y a eu une explosion. Un F16 venait de toucher une voiture en bas de chez moi. Les deux personnes à l’intérieur étaient des journalistes d’Al Aqsa. On les a vu brûler dans leur voiture ! »

Israël s’en est aussi pris aux médias palestiniens en piratant les chaînes Al Aqsa et Al Quds. « Ils ont mis une horloge qui tournait avec un message qui s’adressait au Hamas : « votre temps est fini. » Après, les chaînes ont recommencé à fonctionner. »

Vers 16h, des avions ont lancé des tracts afin d’appeler les habitants des quartiers est, ouest, nord et sud de Gaza à rejoindre le centre ville. Les Israéliens ont même indiqué les rues à emprunter en disant qu’une fois l’opération finie, les habitants pourraient retourner chez eux.

Gaza est très peuplé. Où vont pouvoir aller toutes ces personnes ?, se demande Amir qui est resté chez lui avec sa famille comme la majorité des Gazaouis.

« Les autres ont utilisé des camions. Ils ont pris des matelas, des bouteilles de gaz, de la nourriture. Les écoles ne sont pas très loin de chez moi mais si la voiture a explosé juste dans ma rue, c’est bien que même ces écoles ne seront pas en sécurité.

« En demandant aux gens de partir de chez eux, Israël va les massacrer. Il veut vider les quartiers populaires et très peuplés qu’il considère comme dangereux car abritant la résistance. Tandis qu’hier il leur demandait de rester chez eux. Il s’en prend aux citoyens et veut contrôler les rues de la ville.

Il parle à Siham qui l’appelle tous les soirs de cette famille qui a perdu un fils en 2008 durant l’opération Plomb Durci. La mère de famille avait été maman à nouveau et avait donné le prénom de son défunt fils au nouveau-né. « Cette famille a encore été touchée. La mère est morte avec ses enfants. »

« Les chars tirent sur les maisons depuis les frontières même sans être rentrés dans la Bande de Gaza. »

« On parle de trêve, mais les Israéliens ont encore le temps de tuer du monde. Ils ont bombardé Deir Al Balah juste à l’instant. Les bateaux israéliens visent à présent Bureij à côté de la plage. Le quartier de Chejaya a aussi des martyrs de la même famille apparemment. » *Mardi 20 novembre 2012 – Euro.Palestine

**Arno Klarsfeld : représentant de l’armée israélienne au sein du gouvernement français

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Il soutient Israël contre Gaza

mercredi 21 novembre 2012

« Arno Klarsfeld doit démissionner de l’OFII », titre le site Oumma.com, qui publie une enquête de Hicham Hamza,
mettant en évidence « la double allégeance » de celui qui a été nommé président de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, et qui était mardi soir, à la manifestation parisienne d’apologie des crimes de guerre israéliens.

*cliquer ici: site Oumma.com

**Gaza, assassinats et désinformation« , par Alain Gresh

Pour comprendre l’escalade à Ghaza, il faut toujours rappeler quelques données sur ce territoire (360 kilomètres carrés, plus de 1,5 million d’habitants, soit plus de 4 500 personnes par kilomètre carré — ce qui en fait un des endroits de la planète où la densité de population est la plus élevée), occupé depuis 1967 par Israël. Même si l’armée s’en est retirée, ses accès avec le monde extérieur sont toujours contrôlés par Israël ; la circulation à l’intérieur même de cette mince bande de terre est limitée et le blocus mis en place depuis des années perdure : pour les Nations unies, Gaza reste un territoire occupé.

Les données qui suivent sont fournies par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens (OCHA oPt), dans un document de juin 2012 intitulé : « Five Years of Blockade : The
Humanitarian Situation in the Gaza Strip » :

C’est en juin 2007 que le gouvernement israélien a décidé d’intensifier le blocus de ce territoire, qui était déjà sévèrement « contrôlé ».
- 34 % de la population (et la moitié des jeunes) est au chômage.
- 80 % de la population dépend de l’aide alimentaire. Le PNB par habitant était, en 2011, 17 % en dessous de celui de 2005 (en termes constants).En 2011, un camion par jour sortait de Gaza avec des produits pour
l’exportation, soit moins de 3 % du chiffre de 2005.
- 35 % des terres cultivables et 85 % des eaux pour la pêche sont partiellement ou totalement inaccessibles aux Gazaouis à la suite des restrictions israéliennes.

- 85 % des écoles doivent fonctionner en « double service » — un le matin, l’autre l’après-midi —, en raison de la surpopulation.

Toute guerre s’accompagne d’une propagande intense et le gouvernement israélien est passé maître dans cet art. Déjà lors de l’offensive de décembre 2008-janvier 2009, on avait assisté à un déferlement médiatique (Marie Bénilde, « Gaza : du plomb durci dans les têtes »). Des intellectuels français, dont l’inénarrable Bernard-Henri Lévy, avaient contribué à cette désinformation.

L’homme assassiné par Israël, Ahmed Jabari, était le chef de l’aile militaire du Hamas (sur cette organisation, lire « Qu’est-ce que le Hamas ? »). Nombre de médias le présentent comme « un terroriste » responsable de toutes les attaques contre Israël. La réalité est assez éloignée de ce portrait — au-delà même de l’usage du terme « terrorisme », pour le moins ambigu. Une nouvelle fois, c’est un journaliste israélien Aluf Benn qui fait remarquer (« Israel killed its subcontractor in Gaza », Haaretz, 15 novembre 2012) :

« Ahmed Jabari était un sous-traitant, en charge du maintien de la sécurité d’Israël dans la bande de Gaza. Cette qualification paraîtra sans aucun doute absurde pour tous ceux qui, au cours des dernières heures, ont vu Jabari décrit comme un “archi-terroriste”, “le chef du personnel de la terreur” ou “notre Ben Laden”.

C’était pourtant la réalité durant ces cinq années et demi. Israël a exigé du Hamas qu’il observe la trêve dans le sud et la fasse appliquer par les nombreuses organisations armées dans la bande de Gaza. L’homme à qui avait été confiée cette tâche était Ahmed Jabari. »

Il suffit de regarder les graphiques publiés par le ministère des affaires étrangères israélien lui-même sur les tirs de roquettes (« Palestinian ceasefire violations since the end of Operation Cast Lead », 14 novembre 2012), pour se rendre compte que, de manière générale, la trêve a bien été observée. Elle a été rompue par des raids de l’armée israélienne les 7 et 8 octobre 2012, puis les 13 et 14 octobre, provoquant une escalade qui a continué sans discontinuer depuis. Et, à la veille de l’assassinat de Jabari, une trêve avait été finalisée par l’Egypte, ce que confirme le témoignage du militant de la paix Gershon Baskin, repris dans Haaretz, « Israeli peace activist : Hamas leader Jabari killed amid talks on long-term truce », 15 novembre)

Chaque escalade fait suite à des assassinats ciblés de militants palestiniens à Ghaza. Ces exécutions extra-judiciaires sont une pratique ancienne du gouvernement israélien (à laquelle les Etats-Unis se sont ralliés depuis longtemps). Vous avez dit « terrorisme » ? (lire « De Gaza à Madrid, l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh », par Sharon Weill, Le Monde diplomatique, septembre 2009).

Le scénario avait été exactement le même en 2008. Alors que la trêve était respectée du côté palestinien depuis juin 2008 (« List of Palestinian rocket attacks on Israel, 2008 », Wikipedia), c’est l’assassinat de sept militants palestiniens en novembre qui devait déboucher sur une escalade et l’opération « Plomb durci ».

Sur les violations par Israël des cessez-le-feu au cours des dernières années, on pourra lire Adam Horowitz, « Two new resources : Timeline of Israeli escalation in Gaza and Israel’s history of breaking ceasefires » (Mondoweiss, 14
novembre 2012).

D’autre part, il est difficile de parler d’un affrontement entre deux parties : les F-16 israéliens et les roquettes palestiniennes ne sont pas des armes équivalentes. Le bilan humain, depuis la trêve de janvier 2009 qui a suivi l’opération « Plomb durci », le confirme.

L’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem dresse le compte des Palestiniens et des Israéliens tués à Gaza depuis le 19 janvier 2009 jusqu’au 30 septembre 2012 (« Fatalities after operation “Cast Lead” ») : 271
Palestiniens (dont 30 mineurs) contre 4 Israéliens. Les chiffres parlent d’eux-mêmes…

Source : Nouvelles d’Orient – Les blogs du Diplo

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**Israél massacre les Palestiniens a Ghaza avec la complaisance occidentale

155 morts et plus de 1.000 blessés                                   

Le directeur de l’hôpital Al Aouda de Ghaza, le Pr Fadhel Djouda, a été tué dans un tir qui a ciblé sa voiture. Une autre voiture portant l’inscription TV a également été ciblée par un tir tuant les deux hommes à bord.

*Les opinions arabes en colère contre le soutien occidental à Israël

   Donnez à Ghaza les moyens de se défendre !

De la Maison Blanche à «l’escroc politique» qu’est Tony Blair, en passant par Mme Merkel, qui demande à l’Egypte d’user de son «influence» pour demander à Hamas de cesser «ses attaques », les Occidentaux sont en ordre serré pour approuver la guerre de Netanyahu contre Ghaza.

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*C’est un véritable carnage

C’est un véritable carnage ! Au sixième jour de l’agression militaire israélienne contre les civils palestiniens de Ghaza, au moins 20 personnes ont été tuées hier dans des frappes aériennes de l’armée d’occupation, selon des sources médicales, ce qui porte le nombre de morts à 95, côté palestinien, et celui des blessés à plus de 730 depuis mercredi, date du début de l’agression.
Parmi les victimes d’hier, on compte deux hommes d’une trentaine d’années tués alors qu’ils circulaient à moto à l’est de Khan Younès (sud). Un enfant qui se trouvait avec eux a été grièvement blessé, selon les services des urgences de Ghaza. Une autre frappe a touché une voiture dans le sud de la ville, tuant un homme de 23 ans.
Auparavant, 4 personnes, dont un enfant de 5 ans et deux femmes de 20 et 23 ans, ont été tuées par un raid dans le quartier de Zeitoun. Trois Palestiniens d’une même famille ont également péri dans une frappe sur leur voiture à Deir Al Balah (Centre). En outre, un fermier de 50 ans a été tué à Beit Lahiya (Nord) et deux autres fermiers ont été tués dans une frappe sur Qarara, à l’est de Khan Younès.
La journée d’hier a connu une forte escalade de la violence et devrait être la journée la plus meurtrière depuis le début de la guerre contre Ghaza. Selon Ziad Medoukh, responsable du département de français à l’université Al Aqsa et coordinateur du Centre de la Paix de Ghaza, qui témoignait pour le site internet Palestine-Solidarité : «La matinée (d’hier) est la plus sanglante depuis le début de l’agression israélienne contre les civils de Ghaza.»
Selon lui, à 11h, on pouvait déjà compter «20 martyrs, dont 5 enfants, 4 femmes et 5 personnes âgées ainsi que pas moins de 70 blessés. 40 maisons ont été détruites et au moins 15 bâtiments publics bombardés (dont le bâtiment de la police et le Centre sportif de Palestine, complètement détruits) par les 200 raids israéliens de la matinée» d’hier.
Un remake de «Plomb durci»
Dans la journée, d’autres victimes continuaient de tomber. Le directeur de l’hôpital Al Aouda de Ghaza, le Pr Fadhel Djouda, a été tué dans un tir qui a ciblé sa voiture. Une autre voiture portant l’inscription TV a également été ciblée par un tir tuant les deux hommes à bord.
Alors que l’aviation et la marine israéliennes continuaient de bombarder l’étroite enclave palestinienne qui compte une des populations les plus denses au monde (1000 habitants/km2), les funérailles des martyrs tombés dimanche, notamment les sept membres de la famille Ad Dallou, tous enterrés dans la même tombe, ont réuni des centaines de personnes.
«Est-ce que les enfants tirent des roquettes ‘», criait la foule en portant les cadavres des quatre enfants de la famille Ad Dallou, comme réponse au prétexte d’Israël. Avec la persistance des menaces israéliennes d’intensifier l’opération «Pilier de défense», cette dernière commence à étrangement rappeler l’opération «Plomb durci» en décembre 2008 – janvier 2009. Une agression de 22 jours qui avait fait plus de 1400 martyrs palestiniens dont plus de la moitié sont des femmes et des enfants. «Aujourd’hui, on parle de dizaines de martyrs, demain on va commencer à parler de centaines de morts, avec le silence complice du reste du monde», a déploré le Palestinien Ziad Medoukh, également analyste et poète, tout en affirmant : «Ghaza la courageuse résiste.»
La résistance met fin à la division
Face à un massacre de civils annoncé, les dirigeants des mouvements palestiniens Fatah, Hamas et Jihad islamique en Cisjordanie ont appelé à l’unité hier à Ramallah et promis de mettre fin à la division, en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Ghaza. «De Ramallah, nous annonçons avec les leaders des autres mouvements que nous mettons fin à la division», a déclaré Jibril Rajoub, haut responsable du Fatah, parti dirigeant de l’Autorité palestinienne, devant un millier de manifestants brandissant le drapeau national palestinien.
«Celui qui parlera de la division après aujourd’hui est un criminel», a assuré Mahmoud Al-Ramahi, chef du Hamas en Cisjordanie. De nombreuses manifestations, émaillées de heurts avec les forces de sécurité israéliennes, ont éclaté ces derniers jours dans les grandes villes de Cisjordanie et dans des quartiers palestiniens de Jérusalem-est occupée pour dénoncer l’agression israélienne contre les groupes armés de Ghaza. Aussi, la résistance armée, aux moyens très timides comparés à ceux de l’armée de l’entité sioniste, se poursuivait hier.
Ultimatum israélien de 36 heures et les exigences de Hamas
Israël s’est prononcé hier après-midi pour une solution diplomatique, mais sans retirer sa menace d’étendre l’agression aérienne à une incursion terrestre. Des médias ont rapporté hier que «l’administration politique de Jérusalem a envoyé à l’Egypte un message indiquant que l’opération israélienne serait étendue, si un cessez-le-feu n’était pas conclu sous 36 heures». Un responsable israélien a déclaré hier à un média français :
«Nous préférerions une solution diplomatique qui garantisse la paix pour la population du sud d’Israël. Si c’est possible, une opération terrestre ne sera plus nécessaire.» Dans ce contexte, les efforts diplomatiques se sont intensifiés hier. Le Premier ministre égyptien, Hicham Kandil, intermédiaire dans les négociations pour une trêve, a estimé que les parties concernées étaient «proches d’une trêve»,
a rapporté l’agence Reuters. Précédemment, l’agence palestinienne Maan a publié les conditions posées par les deux parties en conflit en vue d’un cessez-le-feu. Selon l’agence, les Palestiniens exigent la levée du blocus de Ghaza imposé depuis 2007 et dont la levée était promise en 2009 mais n’a jamais été appliquée, tandis qu’Israël veut obtenir l’arrêt des tirs de roquettes et une trêve de 15 ans.
Compte tenu de la menace d’une offensive terrestre israélienne, le temps semblait compté pour les tractations en vue d’une trêve. «Les plans pour un accord avec le Hamas sont maintenant entrés dans leurs 24 heures cruciales (…). Maintenant, il y a une course contre la montre :
entre la voie d’une escalade militaire et celle menant à un accord», a estimé Alex Fishman, l’expert militaire du quotidien Yedioth Aharonot.
En attendant une solution qui mette fin à cette agression, le ballet diplomatique dans la région continue. Hier, l’envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient, Tony Blair, et le ministre allemand des Affaire étrangères, Guido Westerwelle, se sont rendus à Jérusalem alors que le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al Arabi, est attendu aujourd’hui à Ghaza à la tête d’une délégation ministérielle ainsi que le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, selon les agences de presse.* letempsdz- 19.11.2012.

*****quitus occidental pour les tueries d’Israël

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Dans cette guerre disproportionnée déclenchée par Israël en assassinant Ahmed Jaabari, chef militaire du Hamas qui, de fait, supervisait la trêve, les Palestiniens sont démunis même s’ils sont prêts à se battre avec courage. Cette disproportion des moyens se traduit déjà par l’écart entre le nombre des victimes depuis mercredi : 23 Palestiniens tués et  200 blessés contre trois Israéliens tués.

*De la Maison Blanche à «l’escroc politique» qu’est Tony Blair, en passant par Mme Merkel, qui demande à l’Egypte d’user de son «influence» pour demander à Hamas de cesser «ses attaques », les Occidentaux sont en ordre serré pour approuver la guerre de Netanyahu contre les Palestiniens de Ghaza.

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 » il n’y avait personne du Hamas. C’était simplement des civils. »

Ghaza enterre ses morts
Ces pays ont clairement soutenu Israël dans son action militaire contre Ghaza.
Alors que le volcan arabo-israélien s’est réveillé depuis mercredi dernier, causant la mort de plus de 23 ersonnes et de 200 blessés côté palestinien, les puissants de ce monde réagissent différemment à cet escalade de violence. Washington, Londres et Berlin, ont clairement soutenu Israël dans son action militaire contre Ghaza.

***Un bébé de 11 mois, l’enfant sans vie du correspondant pour la BBC
Le quotidien américain,
Le Washington Post a retracé l’histoire de la photographie, prise à l’hôpital al-Shifa de Gaza. Sur celle-ci, on peut y voir Jihad Misharawi, correspondant pour la BBC, portant dans ses bras le corps sans vie de son enfant de 11 mois.
L’appartement du journaliste a été atteint par un obus, qui a tué son fils, sa belle-soeur et grièvement blessé son frère. Sa femme et son autre fils étaient dans une pièce éloignée. Ils ont du coup évité le « bombardement », comme l’a qualifié lui-même Misharawi.
Paul Danahar, le patron de la BBC au Moyen-Orient, est monté au créneau après le drame. Il a publié sur Twitter une photo de l’appartement qui a pris feu, où on voit clairement un trou béant au niveau du plafond. Selon lui, « il n’y avait pas de combats en cours et il n’y avait personne du Hamas ici. C’était simplement des civils. »–7s7.17.11.2012.

**Des bombardements criminels israéliens sur la bande de Ghaza ont fait samedi huit morts et détruit le siège du gouvernement du Hamas a Ghaza.Depuis le l’agression sioniste mercredi , 38 Palestiniens ont été tués et 345 ont été blessés dans les bombardements aériens israéliens, selon des sources médicales palestiniennes, Les bombardements aériennes israéliens se poursuivaient à un rythme intensif à la mi-journée, selon les journalistes de l’AFP. Quelque 180 raids aériens ont été effectués dans la nuit de vendredi à samedi, selon un décompte de la télévision israélienne. Une porte-parole militaire israélienne a fait état de « plus de 830 frappes » contre Ghaza depuis mercredi.

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Anonymous attaque plusieurs sites officiels israéliens appartenant aux forces de défense israéliennes

*voir vidéo: Anonymous – OpIsrael

« Depuis bien trop longtemps, les Anonymous ont regardé sans espoir et sans rien faire – avec le reste du monde – le traitement barbare, brutal et méprisable du peuple palestinien par les forces de défense d’Israël dans les soi-disant ’territoires occupés’. Comme tant d’autres sur cette planète, nous nous sommes sentis impuissants face à un mal aussi implacable. Il en était de même jusqu’à aujourd’hui avec l’attaque insensée et la menace d’invasion de Gaza. Mais quand le gouvernement israélien a publiquement menacé de couper Internet et toutes les télécommunications de la bande de Gaza, il a franchi la ligne jaune. Comme l’ancien dictateur égyptien Moubarak l’a appris à ses dépens, nous sommes ANONYMOUS et PERSONNE ne coupe Internet sous notre surveillance. »

Par ce communiqué daté de jeudi 15 novembre 2012, le collectif Anonymous répond à une rumeur qui a circulé récemment : Israël envisagerait de couper l’accès à Internet dans la bande de Gaza pour préparer une offensive. « Ne COUPEZ PAS Internet dans les ’territoires occupés’, cessez de faire régner la terreur sur le peuple innocent de Palestine ou vous connaîtrez la terrible colère des Anonymous », poursuit le communiqué, avant de renvoyer vers un document expliquant comment sécuriser son accès à Internet.

Le groupe informel a immédiatement joint le geste à la parole. Des dizaines d’attaques ont été lancées jeudi contre des sites officiels israéliens appartenant aux forces de défense israéliennes, au bureau du premier ministre, à des banques israéliennes ou des compagnies aériennes dans le cadre d’une campagne baptisée #OpIsrael sur Twitter, rapporte le New York Times. Le groupe a rapidement revendiqué une quarantaine d’attaques, avant de publier une liste de sites israéliens attaqués.*m.Monde.

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Sondage: la majorité des Juifs israéliens soutient un régime d’apartheid en Israël

Le quotidien israélien Haaretz a publié les résultats d’un sondage accablant pour l’image de l’Etat hébreu.

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Dès l’introduction de son article, Gideon Levy, journaliste à Haaretz, n’y va pas de main morte : «Un sondage expose les opinions anti-arabes et ultra-nationalistes adoptées par la majorité des Juifs israéliens ».  De l’autre côté du prisme politique, le média franco-israélien Guysen, classé à droite, relaie l’information en des termes presque similaires : « Un sondage met en lumière les positions anti-arabes de la population juive israélienne ». La revue de la communauté juive new-yorkaise, The Forward, ne s’embarrasse pas également de la langue de bois : « Sondage : les Israéliens soutiennent la discrimination anti-arabe ».

Selon une étude, réalisée auprès de 503 citoyens juifs israéliens par l’Institut Dialog de Tel-Aviv et commanditée par une ONG américaine dénommée New Israel Fund, 58% des Juifs israéliens affirment qu’Israël pratique déjà une politique d’apartheid envers les citoyens arabes de l’Etat hébreu. A l’inverse, seuls 31%  se disent convaincus que l’apartheid anti-arabe n’existe pas en Israël. Une majorité d’entre eux ne rechignerait pas à voir ce système s’imposer en cas d’occupation amplifiée des territoires palestiniens.

Plus grave, ils sont 69% à estimer que, dans l’hypothèse d’une annexion complète de la Cisjordanie-dont près des deux tiers sont déjà contrôlés par Tel Aviv, les Palestiniens ne devraient pas être autorisés à voter aux élections israéliennes. Outre cette privation -assumée- des droits civiques à l’encontre de plus de 2 millions d’individus concernés, la préférence nationale a aussi le vent en poupe : 59% des Juifs d’Israël estiment que les emplois dans les ministères devraient être prioritairement réservés aux Juifs tandis que 49% pensent que l’Etat devrait privilégier ses ressortissants juifs par rapport à leurs concitoyens arabes.

Par ailleurs, 42% des sondés refusent de cohabiter avec des Arabes dans le même immeuble résidentiel, de même que 42% ne souhaitent pas voir leurs enfants s’inscrire aux écoles accueillant des Arabes.

74% des Juifs d’Israël sont également favorables à ce qu’Israéliens et Palestiniens puissent emprunter des routes séparées en Cisjordanie occupée. Enfin, 47% des personnes interrogées se disent ouverts à l’idée sinistre d’un « transfert » d’une partie de la population arabe d’Israël  (environ 1,3 million de citoyens) vers les territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie.

Selon ce sondage, les groupes les plus hostiles aux Palestiniens sont les personnes dites religieuses, notamment les ultra-orthodoxes. A l’inverse, les Juifs israéliens issus de l’ex-Union soviétique et les partisans déclarés de la laïcité apparaissent « comme les moins racistes » selon Gideon Levy.

Paradoxalement, les citoyens juifs israéliens semblent plus tolérants sur un seul point : leur attitude, comparée à celle du CRIF, envers leurs détracteurs étrangers. Interrogés sur la réaction à adopter à l’égard d’une « romancière américaine qui appelle au boycott d’Israël, qualifié de régime d’apartheid », ils sont 15% à vouloir la boycotter en retour tandis que 48% affirment qu’elle devrait être invitée en Israël.

Une leçon, judicieuse pour le débat d’idées en France, ressort de cette étude : la prochaine fois qu’un défenseur zélé de l’Etat hébreu s’offusquera de l’usage du terme « apartheid » pour désigner le régime de Tel Aviv, rappelez-lui en souriant que vous n’exprimez là que le terme exact employé par la majorité des Israéliens. Contrairement à Barack Obama et son rival Mitt Romney, fustigés aujourd’hui par l’essayiste israélo-américaine Emily L. Hauser en raison de leur soutien inconditionnel à Tel Aviv, la population juive israélienne semble dorénavant assumer, pour sa part, la face obscure de l’Etat hébreu.  * le 23. octobre 2012 – Oumma.com

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Pendant que les responsables arabes et autres palabrent ou jouent la comédie, Israél poursuit son massacre des Palestiniens avec la complicité des gouvernements occidentaux.

L’agression militaire israëlo-sioniste contre les Palestiniens de Ghaza, est a son sixiéme jour, et les responsables arabes et autres palabrent ou jouent la comédie….cette agression  vient de remettre à l’ordre du jour les priorités sur les scènes régionale et internationale. Qu’il s’agisse de l’agenda de la classe politique palestinienne, des responsables et des acteurs politiques de la scène arabe notamment ceux emballés par l’orientation donnée au printemps arabe.

La rencontre des ministres arabes des Affaires étrangères tenue, samedi au Caire, n’a pas abouti à la prise de décision qui s’imposent…notamment en invitant le Conseil de sécurité à stopper le massacre des civils palestiniens à Ghaza par les raids israéliens.

Les discours du ministre des Affaires étrangères et du Premier ministre de Qatar acculant la Ligue arabe dans son incapacité de peser sur le cours de la guerre menée par Israël contre Ghaza en dit long….alors que l’on sait ce que ce pays fait sur la scéne arabe et internationale pour satisfaire les  »puissants éphéméres » de ce monde…

N’est-ce pas la Ligue arabe qui a invité le Conseil de sécurité à adopter une résolution sur la Libye en prévision d’une éventuelle opération militaire contre les civils de Benghazi ? N’est-ce pas la Ligue arabe qui a été à l’origine de l’internationalisation de la crise en Syrie pour son inscription à l’ordre du jour de l’agenda du Conseil de sécurité ?

N’est-ce pas la Ligue arabe qui a pris la décision de l’exclusion de Damas de l’organisation de Nabil El-Arabi, et continue de refuser tout dialogue avec le gouvernement syrien se contentant de soutenir l’alliance syrienne, ex- Conseil national syrien.

Le ministre du Qatar a été jusqu’à dire « apparemment nous, nous sommes des agneaux (allusion à la Ligue arabe)». Ce qui semble être le cas pour le ministre qatari si on tient compte de ses propos et dont les manoeuvres et le travail de la Ligue arabe sont possibles quand ça converge dans le fond avec les intérêts de Washington et consorts…

Les atteintes et les violations de l’Etat israélien au droit internationale sont tellement flagrantes que Washington a usé de son veto au Conseil de sécurité pour prémunir Israël de toute sanction, voire même pas une déclaration de condamnation. Ainsi,  »le printemps arabe », inscrit et rythmé depuis son avènement sur la scène arabe selon la convergence d’intérêts d’acteurs régionaux et occidentaux, vient d’être bousculé par des réalités tout autres.

Il s’agit en premier lieu de la ré-inscription en priorité, des droits et des intérêts fondamentaux et incontournables des Palestiniens sous le joug colonial sioniste depuis 1948. Le déplacement du ministre français des Affaires étrangères, hier, dans la région pour s’entretenir avec les responsables israéliens et de l’autorité palestinienne se voulait un soutien flagrant à Israël autre que des efforts prétendus pour un cessez- le- feu.

D’autant plus que la veille, les représentants des pays arabes à l’ONU ont reçu un refus à leur demande de voir le Conseil de sécurité se réunir sur l’agression israélienne contre Ghaza. Un refus selon le président du Conseil de sécurité de l’ONU qui reflète la position de Washington dont le président en exercice et réélu pour un second mandat a rappelé «le droit d’Israël à assurer sa sécurité», c’est a dire le droit de continuer a tuer des Palestiniens, femmes et enfants, en toute impunité…

Cette position américaine et occidentale d’être toujours aux côtés de l’Etat hébreu dévoile encore une fois de plus la politique de deux poids et deux mesures des membres permanents du Conseil de sécurité.

A cela s’ajoute le rôle d’acteurs et responsables arabes et notamment la Turquie qui se sont contentés de déclarations de condamnation des raids israéliennes qui continuent de faire des victimes civiles dont des enfants et des femmes. Par ailleurs, Israël qui s’est aventurée dans son agression militaire contre Ghaza vient au bout de six jours du début de ses opérations saisir la portée et les capacités de la résistance palestinienne sur les plans populaire et militaire.

Pour la première fois en effet, l’Etat sioniste est atteint très loin après le seuil de l’espace aérien et terrestre fixé infranchissable par les armes de la résistance palestinienne. La surprise provient des responsables israéliens qui ont appelé à «aller vers un cessez- le-feu» au moment où le trio Natanyahu, Liberman et Ehoud Barak maintiennent la poursuite des opérations militaires contre les Palestiniens.

Cette agression qui intervient, à moins de quinze jours de la réélection d’Obama et à moins deux mois de la date de la guerre israélienne contre Ghaza de 2008-2009 coïncide aussi avec la première élection d’Obama à la présidence étatsunienne.* divers médias-19.11.2012.

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L’aviation israélienne poursuit sa besogne en bombardant Ghaza, cette prison à ciel ouvert, tuant des civils et détruisant les infrastructures. L’agression israélienne, en cours depuis mercredi, n’a pas provoqué outre mesure de réactions indignées de la part des capitales occidentales, qui montraient il y a peu leurs irritation envers le régime coupable de «bombarder son peuple».

Des réactions embarrassées, voire des appels à la retenue sont émis de Paris, Washington, et Londres. Mieux, on convoque le surréaliste «droit d’Israël à se défendre» et enjoint au Hamas de cesser ses tirs contre les colonies. L’assassinat par Israël du chef militaire du Hamas, Ahmad al Jaabari, avec les méthodes de terrorisme d’Etat a allumé la mèche à Ghaza, où les résistants palestiniens ont répondu par des tirs de roquettes.

Ces derniers ont pour la première fois atteint Tel Aviv, provoquant la terreur chez l’ennemi. Les Palestiniens ont dénoncé «une guerre totale» livrée par l’Etat hébreu contre la bande de Ghaza, avec les attaques meurtrières menées par l’aviation, qui ont fait au moins 23 morts et plus d’une centaine de blessés parmi la population palestinienne depuis le début des attaques.

C’est mercredi dernier que tout a commencé lorsque huit palestiniens, dont le chef des opérations militaires du Hamas, Ahmad al Jaabari, deux enfants et une femme sont assassinés. Pourtant de l’aveu de journalistes israéliens, Ahmad al Jaabari responsable au sein de Azzedine el Qassam, n’était pas en train de préparer une quelconque action contre Israël. Il faisait partie des cadres qui faisaient respecter la trêve entre le Hamas et l’Etat hébreu.

Son assassinat démontre encore une fois le mépris d’Israël, puissance occupante, qui use de méthodes expéditives pour éliminer physiquement n’importe quel Palestinien. Ghaza vit depuis sous la terreur.

Des dizaines de frappes aériennes sont lancées contre les civils, dans une bande de terre surpeuplée, faisant plusieurs blessés et des dommages considérables aux biens des civils. Les immeubles ciblés sont des habitations civiles et des écoles, situées à Ghaza-ville, Rafah et Beit Lahia.

Des bâtiments publics ont également été bombardés. L’aviation de l’Etat terroriste a également bombardé l’aéroport international de Ghaza, à Rafah. Les soldats israéliens ont tiré plusieurs obus d’artillerie sur Khan Younes. Cette nouvelle agression rappelle bien l’attaque d’Israël contre Ghaza, lancée le 27 décembre 2008, qui a duré trois semaines et fait plus de 1 520 morts et plus de 5 000 blessés.

Qualifiant la situation à Ghaza d’explosive, le représentant palestinien à l’ONU, Riyad Mansour, a condamné dans les termes les plus forts cette nouvelle agression, soulignant que «rien ne saurait justifier» les assassinats de Palestiniens par les forces israéliennes. Les Israéliens «sont en train de mobiliser un grand nombre de forces armées, des forces terrestres, avec la possibilité qu’ils entrent dans la bande de Ghaza», dira-t-il. Le scénario de l’attaque terrestre pourrait se confirmer.

Le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que les attaques de l’armée israélienne allaient se poursuivre et pourraient s’étendre. Grâce à l’impunité internationale Israël poursuit ses menaces. Le porte-parole de l’armée d’occupation parle de l’assassinat d’autres dirigeants du Hamas et de responsables de groupes de la résistance palestinienne. L’agression militaire israélienne contre Ghaza a déjà fait 23 morts en trois jours et le bilan reste ouvert.* 17 Novembre 2012- La Tribune

**Les opinions arabes en colère contre le soutien occidental à Israël

Donnez à Ghaza les moyens de se défendre !

Approuvé avec une rapidité et une force très remarquée par l’Administration Obama, Israël a poursuivi, hier vendredi, sa guerre contre Ghaza.

Les réactions occidentales qui, en général, imputent, et contre l’évidence des faits, au Hamas la responsabilité de l’escalade, provoquent l’écoeurement général au sein des opinions arabes.

Il faut armer les gens de Ghaza, c’est ce que les opinions réclament de l’Atlantique au Golfe. Encore une fois, la duplicité des Occidentaux si soucieux de nos libertés en Syrie et en Libye s’étale sans pudeur en approuvant les agresseurs et en dénonçant les agressés.

De la Maison Blanche à «l’escroc politique» qu’est Tony Blair en passant par Mme Merkel, qui demande à l’Egypte d’user de son «influence» pour demander à Hamas de cesser «ses attaques », les Occidentaux sont en ordre serré pour approuver la guerre de Netanyahu contre Ghaza. Hier, ce sont cinq Palestiniens qui ont été tués dans des attaques aériennes israéliennes sur Ghaza.

Dans cette guerre disproportionnée déclenchée par Israël en assassinant Ahmed Jaabari, chef militaire du Hamas qui, de fait, supervisait la trêve, les Palestiniens sont démunis même s’ils sont prêts à se battre avec courage. Cette disproportion des moyens se traduit déjà par l’écart entre le nombre des victimes depuis mercredi : 23 Palestiniens contre trois Israéliens.

Devant le discours cynique des Occidentaux qui accusent le Hamas -qui a tout fait pour respecter la trêve durant les cinq dernières années contrairement à Israël-, la seule vraie option est qu’il faut armer Ghaza et lui donner les moyens de se défendre contre l’agresseur.

Aucun responsable arabe ne peut désormais justifier qu’il arme des Syriens pour s’opposer à Bachar Al Assad, tout en refusant d’armer les Palestiniens qui subissent une agression destinée à les anéantir politiquement et à briser leur résistance.

L’EGYPTE EN PREMIÈRE LIGNE

L’Egypte est clairement en première ligne. Le grand peuple d’Egypte libéré du «collabo» Moubarak n’acceptera pas la «neutralisation» de l’Egypte pour quelques milliards de dollars. Jeudi, une manifestation spontanée devant le siège de la Ligue arabe demandait de «briser le siège» et de «bombarder Israël».

Le Premier ministre égyptien, Hicham Qandil, s’est rendu à Ghaza où il a visité un hôpital aux côtés d’Ismaïl Haniyeh, le chef du gouvernement du Hamas. L’Egypte n’est déjà plus dans l’attitude honteuse de Moubarak mais aux yeux des Egyptiens, cela restera insuffisant.

D’autant que les Palestiniens de Ghaza, à travers Ismaïl Haniyeh, ont fixé un seuil minimal de solidarité : une ouverture sans limite du passage de Rafah. Les Frères musulmans au pouvoir en Egypte doivent démontrer que leur soutien aux Palestiniens reste aussi fort qu’il l’était, hier, alors qu’ils étaient dans l’opposition.

Pendant des mois, la propagande des serviteurs d’Israël présentait le «Printemps arabe» comme étant en opposition avec le caractère central de la question palestinienne. Or, l’attitude servile de Moubarak à l’égard des Américains et d’Israël a été un des facteurs les plus puissants du mouvement de révolte contre le régime. La question palestinienne était bien au coeur des contestations. Et Israël, en lançant sa guerre à outrance contre Ghaza, recentre les attentions des opinions publiques arabes.

Les prises de positions occidentales en faveur d’Israël accentuent le sentiment de défiance à l’égard de capitales dont la défense des droits de l’homme et des peuples est à géométrie variable. Il est clair que cette attaque est, en bonne partie, un moyen pour Israël de tester la réaction du nouveau pouvoir en Egypte.

Les questions et les pressions auxquelles est soumis désormais le président Mohamed Morsi valent pour d’autres pays. Il y a la pression de plus en plus forte des opinions publiques dont l’antiaméricanisme ne peut que se renforcer devant le soutien de Washington.

Il y a, sans surprise, la pression américaine pour que l’Egypte demeure «neutralisée» et joue le rôle de gardechiourme qui lui était dévolu sous Moubarak. Il y a, enfin, les appels du Hamas qui a pris le risque de rejoindre la «famille sunnite» des Frères musulmans et de prendre ses distances de Téhéran et de Damas. Or, ce sont des missiles iraniens qui sont arrivés, pour la première fois, sur Tel- Aviv. Les Palestiniens ont des hommes prêts à se battre.

Il leur manque les moyens de s’attaquer aux blindés israéliens qui s’apprêtent à envahir, encore une fois, le territoire. Il leur manque des missiles pour riposter. Il leur manque les moyens de se défendre.

Et c’est bien la raison de cette clameur qui monte du monde arabe, de l’Atlantique au Golfe : donnez des armes à Ghaza ! Les «Frères» d’Egypte écouteront- ils leur opinion et leurs «Frères» de Ghaza ? Plieront-ils devant les pressions américaines ? C’est tout le «Printemps arabe» qui est mis à l’épreuve à Ghaza.*17 Novembre 2012-Le Quotidien d’Oran

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*1600 détenus palestiniens en grève de la faim

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Les prisonniers palestiniens en gr&egrave;ve de la faim .<br /> » src= »http://www.elwatan.com/images/2012/04/16/inter_956878_465x348.jpg » /></a></strong></span></strong></span></p>
<p><span style=Comme chaque année, depuis 1974, les Palestiniens célèbrent, le 17 avril, la Journée du prisonnier.

C’est à cette date que fut concrétisée la première opération d’échange de prisonniers entre les Palestiniens et Israël. Mahmoud Bakr Hijazi, militant du Fatah arrêté en 1965, a été le premier prisonnier libéré ce jour-là, ce qui a ouvert la voie à plusieurs autres transactions du genre, dont la dernière a été conclue en octobre 2011 par le mouvement Hamas et Israël. Au cours de cette transaction parrainée par les autorités égyptiennes, plus de 1000 prisonniers palestiniens ont été libérés en échange du soldat israélien Gilaad Shalit, tombé entre les mains de résistants palestiniens au cours d’un accrochage armé à la lisière de la bande de Ghaza, en territoire israélien, au mois de juin 2006.

Le mouvement Hamas avait réussi à le garder au secret, quelque part dans l’enclave palestinienne, pendant plus de 5 ans ce qui a représenté un échec cuisant pour les services de renseignement et, derrière eux, l’armée israélienne. Même durant la grande opération militaire de l’hiver 2008-2009, appelée par Israël «Plomb durci», au cours de laquelle l’armée israélienne a occupé la presque totalité de la bande de Ghaza, les soldats israéliens ont échoué, puisque sa cache n’a pas été découverte.
Aujourd’hui, à cause des incessantes violations de leurs droits par les autorités pénitentiaires israéliennes, 1600 détenus palestiniens ont entamé une grève illimitée de la faim.

Moyen de pression

C’est Aïssa Qaraqaa, le ministre palestinien des Prisonniers et des Libérés, qui a annoncé, hier, depuis Ramallah, cette décision, mais il a prévenu aussi de l’impact néfaste de la division sur l’unité des prisonniers et, par conséquent, sur leurs chances de réussir à faire accepter leurs exigences par leurs geôliers. Selon le ministre palestinien du gouvernement de Salam Fayad, les principales revendications des prisonniers sont l’arrêt de l’isolement individuel, la reprise des visites familiales en particulier pour ceux originaires de la bande de Ghaza suspendues depuis 2006, l’amélioration de leurs conditions de vie et enfin arrêter la politique de la détention administrative. C’est une mesure arbitraire dont usent les autorités israéliennes pour emprisonner n’importe quelle personne pour une durée de 4 mois indéfiniment renouvelable, sans inculpation ni jugement devant un tribunal.

Après la transaction d’octobre 2011, la population carcérale palestinienne dans les prisons et les centres de détention israéliens a été réduite à 4700 individus, dont 320 sont emprisonnés dans le cadre de la détention administrative. Les prisonniers palestiniens font face quotidiennement à des mauvais traitements, à des humiliations et même à des tortures physiques et psychiques.

Khadr Aadnan, le prisonnier qui a fait plier ses geôliers

Ce boulanger du village de Aaraba, près de Djenine, en Cisjordanie occupée, âgé de 34 ans, père de deux enfants, qui prépare un magister en sciences économiques, a mené une grève de la faim durant plusieurs dizaines de jours, la plus longue menée par un prisonnier palestinien. Son exigence était d’obtenir sa liberté après avoir été emprisonné, le 17 décembre 2011, dans le cadre de la détention administrative.

Torturé et humilié par ses geôliers qui ne cessaient de le battre et de l’insulter depuis son arrestation à son domicile, ce militant du Djihad islamique avait entamé sa grève le 12 janvier 2012 et y a mis fin le 21 février 2012, après avoir obtenu la garantie d’être libéré au cours de ce mois d’avril.

La victoire de Khadr Aadnan a poussé d’autres prisonniers à utiliser le même moyen, c’est-à- dire la grève de la faim illimitée pour retrouver leur liberté même s’ils doivent le payer de leur vie. Hana Chalabi, détenue aussi dans le cadre de la détention administrative alors qu’elle a été libérée au cours du dernier échange de prisonniers entre le mouvement Hamas et Israël, a mené une grève de la faim de 43 jours au bout de laquelle elle a été libérée et exilée vers la bande de Ghaza.

Actuellement, 10 autres prisonniers refusant la détention administrative sont en grève de la faim illimitée. Se sentant délaissés, surtout après l’arrêt des négociations de paix, les prisonniers palestiniens semblent avoir trouvé le moyen d’embarrasser Israël en montrant sa face hideuse. Les 4700 prisonniers palestiniens représentant l’ensemble de la population carcérale actuelle, utilisés par les gouvernements israéliens successifs comme monnaie d’échange pour forcer la direction palestinienne, en particulier le président Mahmoud Abbas, à faire plus de concessions politiques, deviennent une bombe à retardement qui risque d’exploser à tout moment au visage des Israéliens. (El Watan-17.04.2012.)

**Après les mosquées, les israéliens s’attaquent aux arbres

Après les attaques contre les civils palestiniens, hommes femmes et enfants, et après les attaques contres les structures appartenant au palestiniens, à l’instar des mosquées démolies ou brûlées, voilà que les colons israéliens s’attaquent aux arbres. Plus de cent oliviers et figuiers appartenant à des Palestiniens ont été brûlés mardi en Cisjordanie par des colons israéliens. L’incendie a eu lieu dans le village de Nahalin, près de la ville palestinienne de Bethléem. Selon le maire de Nahalin, plus d’une centaine d’arbres ; oliviers et figuiers, appartenant aux palestiniens ont été brûlés par des colons du village de Beitar Illit, au lendemain du début officiel de la cueillette des olives. Les pertes causées aux palestiniens, suite à ces destructions, s’élève à environ 140 millions de dollars, selon des responsables palestiniens. (Ennahar-11.10.2011.)

** L’armée israélienne détruit une mosquée en Cisjordanie

L’armée israélienne a détruit mardi (11.10.2011.) une mosquée dans un village de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée, ont indiqués les services de sécurité palestiniens. L’opération a eue lieu à l’est de la ville de Tubas, dans le nord-est de la Cisjordanie, où la mosquée a été démolie. La même mosquée avait déjà été attaquée à deux reprises, en février 2011 elle a été rasée par l’armée israélienne, et en novembre 2010, selon les mêmes sources. L’armée israélienne a justifié cet acte vil et bas, par l’absence de permis de construire. A noter que le dernier rapport du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) sur la protection des civils, pas moins de 435 structures appartenant à des Palestiniens ont été détruites par Israël depuis le début de l’année. (Ennahar-11.10.2011.)

**Les Palestiniens empêchés de rendre visite à leurs proches dans les prisons israëliennes

Des extrémistes israéliens ont empêché mardi des Palestiniens de rendre visite à leurs proches dans une prison du nord d’Israël… Par ailleurs, dix Palestiniens et un garde-frontière israélien ont étéblessés lors d’affrontements à la suite d’une manifestation de solidarité avecles détenus palestiniens en grève de la faim, devant la prison d’Ofer, près deRamallah, en Cisjordanie, selon des sources médicales palestiniennes et l’arméeisraélienne.

Environ 50 extrémistes israëliens  ont stoppé un bus transportant desPalestiniens qui se rendaient à la prison de Gilboa, dans la vallée de BeitShe’an, a déclaré Shimshon Liebman.

En août, des militants avaient tenté d’empêcher un groupe de Palestiniensde rendre visite à leurs proches emprisonnés dans le sud d’Israël, mais lapolice était intervenue pour faire passer les Palestiniens.

Devant la prison d’Ofer, sept Palestiniens ont été blessés par des tirs deballes en caoutchouc et trois par des gaz lacrymogènes lors d’affrontementsavec des militaires israéliens à l’issue d’une manifestation, a-t-on indiqué desources médicales palestiniennes.

Plusieurs dizaines de personnes avaient auparavant manifesté en solidaritéavec les Palestiniens détenus par Israël, brandissant des drapeaux et desportraits des prisonniers.

Des centaines de Palestiniens détenus par Israël –sur un total de plus de6.000– participent depuis le 27 septembre 2011 à une grève de la faim pourprotester contre l’isolement carcéral.

Gilad Shalit, qui a également la nationalité française, a été capturé enjuin 2006 par un commando de trois groupes armés palestiniens, dont la branchemilitaire du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007. Il estdepuis détenu au secret.(11.10.2011.)

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*Mandat d’arrêt britannique contre la criminelle de guerre sioniste, Tzipi Livni….(15.12.09.)

 L’agression d’Israël contre Ghaza l’hiver dernier commence à avoir des effets après l’émission par la justice britannique d’un mandat d’arrêt contre l’ancienne chef de la diplomatie israélienne.

La Grande-Bretagne examine de façon urgente les implications d’un mandat d’arrêt émis par la justice britannique à l’encontre de l’ex-ministre des Affaires étrangères israélienne Tzipi Livni, a indiqué le Foreign Office lundi soir. Un mandat d’arrêt aurait été émis par un juge d’un tribunal londonien ce week-end, contraignant la responsable, selon les médias, à annuler un voyage en Grande-Bretagne. «Le fait que le tribunal a émis un mandat d’arrêt pour une personne qui n’est même pas dans le pays nous laisse perplexes», a indiqué une source diplomatique.
«La Grande-Bretagne est déterminée à faire tout ce qu’elle peut pour promouvoir la paix au Proche-Orient, et être un partenaire stratégique d’Israël», a souligné de son côté une porte-parole du Foreign Office. «Pour ce faire, les leaders israéliens doivent être capables de venir au Royaume-Uni pour des pourparlers avec le gouvernement britannique. Nous examinons de façon urgente les implications de cette affaire», a-t-elle poursuivi. Des médias britanniques et israéliens ont rapporté que Mme Livi, à présent dirigeante de l’opposition centriste en Israël, avait dû annuler un voyage à Londres, de crainte d’être arrêtée à son arrivée.
Selon ces médias, un mandat d’arrêt aurait été émis à son encontre pour crimes de guerre présumés, liés à son rôle pendant l’agression meurtrière contre la bande de Ghaza l’an dernier, ce que les autorités britanniques se sont refusées à confirmer officiellement.
L’ambassadeur d’Israël en Grande-Bretagne a critiqué hier la décision d’un tribunal britannique d’émettre un mandat d’arrêt contre l’ancienne ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui souhaitait se rendre à Londres. «La situation actuelle est devenue intolérable, il est temps que cela change», a déclaré l’ambassadeur israélien Ron Prosor à la radio de l’armée. «Je suis convaincu que le gouvernement britannique comprendra qu’il est temps d’agir et qu’il ne se contentera pas seulement de déclarations», a ajouté le diplomate.
De hauts responsables israéliens ont déjà été menacés de poursuites judiciaires en Grande-Bretagne, notamment l’actuel ministre de la Défense, Ehud Barak, qui a dû lui aussi annuler un voyage à Londres au début de l’année, à la suite de plaintes d’organisations pro-palestiniennes.
D’autre part, en octobre, le vice-Premier ministre israélien Moshé Yaalon, visé par des poursuites pour «crime de guerre» lorsqu’il était chef d’état major de l’armée entre 2002 et 2005, avait également dû renoncer à se rendre à Londres. Le bureau de Mme Livni, qui est également chef du Kadima (centriste), le principal parti d’opposition, a pour sa part indiqué qu’elle avait annulé une visite à Londres prévue à la fin de la semaine «pour des raisons de calendrier».
Mais selon les médias israéliens, Mme Livni a pris cette décision après avoir été informée qu’un tribunal britannique avait émis un mandat d’arrêt à son encontre en raison de ses fonctions durant l’opération «Plomb durci» menée par l’armée israélienne il y a un an dans la bande de Ghaza.
Cette offensive, qui avait comme objectif déclaré de neutraliser les tirs de roquettes palestiniennes contre Israël, a fait 1400 morts palestiniens, dont des femmes et des enfants.
Mme Livni, qui était chef de la diplomatie à l’époque, a souligné hier qu’elle assumait la «responsabilité des décisions prises lors de cette opération qui a atteint ses objectifs qui étaient de protéger la population du sud d’Israël et de restaurer le pouvoir de dissuasion» de l’Etat hébreu. (L’Expression-16.12.09.) 

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* Curieuses instructions données à la soldatesque sioniste – Des journaux sionistes, semble-t-il très à l’aise en ce qui concerne les risques de poursuites judiciaires qui pèsent sur leurs soldats, accusés d’horribles crimes de guerre, viennent de révéler une bien curieuse chose. Les hauts responsables de cette armée tout, aussi criminelle qu’illégale (suivant le droit international) ont exigé de leurs soldats de se suicider plutôt que de se laisser capturer par les résistants du Hamas. Une révélation qui en dit long sur la peur de l’humiliation de cette armée criminelle, et qui explique pourquoi ces troupes surarmées, assassinant toutes les familles qu’elles rencontraient sur leur route..femmes, enfants et vieillards…, détruisant toute trace de vie et de construction avec l’artillerie terrestre et marine ainsi que les bombardements aériens, a quand même évité l’affrontement direct, le corps à corps.

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 Israél devra compenser les dommages causés aux bàtiments de l’ONU…et aux populations palestiniennes..

..Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, John Holmes, a demandé à Israël de compenser les dégâts causés aux bâtiments de l’ONU par les bombardements israéliens lors de son agression contre la bande de Ghaza. « Israël doit ouvrir tous les passages pour acheminer les vivres »  « Il est raisonnable qu’une enquête soit menée sur la destruction des bâtiments des Nations unies et des stocks qui y étaient entreposés après quoi, la question des compensations se posera », a dit M. Holmes lors d’une interview jeudi à la radio de l’ONU à partir de Ghaza. Le responsable onusien révèle également l’existence de preuves sur place de la composition des missiles ou des explosifs au phosphore blanc. Il  a également appelé Israël à ouvrir les points de passage de la bande de Ghaza pour permettre la reconstruction de ce territoire palestinien. Selon le Bureau central palestinien des statistiques, les pertes causées par l’offensive israélienne s’élèvent à 1,9 milliard de dollars, dont 476 millions pour les dégâts dans les habitations et les infrastructures. 4.000 habitations ont été détruites ainsi que 48 bâtiments et bureaux gouvernementaux, 30 commissariats et 20 mosquées. Plus de 17.000 maisons ont été…L’Etat criminel d’Israél doit être puni par la communauté international pour son génocide contre la population de Ghaza..( source Echorouk).

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L’entité sioniste cache ses criminels de guerre

Parallèlement, des témoignages de plus en plus accablants, faisant état d’exécutions sommaires de familles entières, dont des femmes et des enfants, commencent à se faire jour. L’armée sioniste, elle, vient d’admettre avoir utilisé des armes non conventionnelles et agi en non-conformité avec les conventions de Genève. Cette fois-ci pourrait enfin être la bonne. Même si les chefs d’Etat arabes ne sont pas arrivés à se mettre d’accord sur le fait qu’il fallait enrôler une plainte au niveau de la CPI (cour pénale internationale), celle-ci n’est quand même pas écartée. En effet, pas moins de 300 ONG (organisations non gouvernementales), venant d’horizons différents, représentant les cinq continents de la planète, mais aussi toutes les races, y compris les juifs, ont en effet décidé de faire cause commune et de traîner les dirigeants sionistes devant les tribunaux internationaux. La pétition, qualifiée à juste titre d’universelle et datée de la journée d’hier (mercredi 21.01.09), se propose de s’adresser directement au Procureur près la Cour pénale internationale, « pour qu’une enquête soit ouverte à propos des crimes de guerre commis par Israël à Ghaza ». Le document ajoute que « La protection des peuples, et non pas celle des Etats, est la raison d’être de la CPI. Un peuple sans Etat est le plus menacé de tous, et, devant l’Histoire il se trouve placé sous la protection des instances internationales. Le peuple le plus vulnérable doit être le plus protégé. En tuant les civils palestiniens, les chars israéliens font saigner l’humanité. Nous avons milité pour que le pouvoir du Procureur général soit au service de toutes les victimes, et cette compétence doit permettre d’adresser au monde entier un message d’espoir, celui de la construction d’un droit international fondé sur le droit des personnes ». L’étau se resserre donc sur l’entité sioniste, désormais dans ses petits souliers. Depuis que l’agression a cessé, et que de plus en plus de reporters ont pu accéder à la bande de Ghaza, les visions apocalyptiques rapportées, les cadavres de civils (en majorité des femmes et des enfants) retirés de sous les décombres, et même les cadavres à moitié dévorés par des animaux sauvages, ont suffi à démontrer au monde entier que l’entité sioniste a sans doute commis le pire crime contre l’humanité jamais perpétré de toute notre histoire. Même les déportations nazies, les fameux trains des « nuits et brouillards » et les fours crématoires ne devaient certainement pas excéder le degré de sauvagerie atteint lors de cette agression israélienne. Parallèlement, de plus en plus de témoignages vivants, faits par des rescapés, viennent confirmer que les troupes sionistes ont procédé à un nombre infini d’exécutions sommaires de familles entières, y compris les femmes et les enfants, avant de les enterrer dans des fosses communes que creusaient les bulldozers ramenés pour la circonstance. L’ONU, citant des témoignages sur les mêmes faits, avait affirmé le 9 janvier que l’armée avait tué dans un bombardement 30 civils qui faisaient partie d’un groupe de 110 Palestiniens qu’elle avait rassemblés dans un bâtiment de Ghaza. L’Office de l’ONU pour la coordination humanitaire avait alors affirmé qu’il s’agissait de « l’un des plus graves incidents (sic !) depuis le début des opérations (re-sic) ».

DES FAMILLES ENTIÈRES EXÉCUTÉES SOMMAIREMENT
L’entité sioniste, qui sait désormais que cette fois-ci la justice va finir par la rattraper, et qui sait également qu’elle est allée beaucoup trop loin pour que ses alliés occidentaux puissent continuer de la protéger de manière inconditionnelle, vient de prendre quelques « mesures conservatoires ». Ainsi, les derniers soldats sionistes, une fois tous leurs forfaits accomplis, ont-il définitivement et intégralement quitté la bande de Ghaza. En agissant de la sorte, l’entité sioniste se soumet à une autre des conditionnalités posées par le mouvement Hamas pour cesser les tirs de roquettes en direction du sud des territoires palestiniens occupés. Dans le même temps, a-t-on pu apprendre, de plus en plus de « fuites » au sein des troupes sionistes convergent vers la confirmation de tous ces crimes passibles de poursuites devant la CPI. Une prétendue enquête interne, dans le seul but de noyer le poisson et de faire diversion, a même été déclenchée par l’état major de l’armée sioniste. Quant aux dirigeants politiques, ils viennent d’interdire « la publication de l’identité des chefs d’unité engagés dans l’offensive à GHaza de crainte qu’ils soient poursuivis pour crime de guerre ». Cette interdiction porte aussi bien sur les noms des officiers que sur leurs photos. Cela dénote toute la crainte qu’éprouve l’entité sioniste, désormais démasquée devant toute la communauté mondiale. Même le secrétaire général de l’ONU, d’habitude si conciliant avec ces criminels, a fini par s’exclamer en qualifiant la situation à Ghaza de « déchirante », avant d’annoncer solennellement que des poursuites seront engagées contre ceux qui sont responsables des frappes menées contre des édifices appartenant à l’ONU, et donc placés sous la protection de celle-ci. Seul Washington, contrairement à ce qu’espèrent et escomptent les uns et les autres, continuera de soutenir l’entité sioniste en dépit du bon sens, du droit international et de la morale. C’est, en tous cas, ce qu’a affirmé le vice- Premier ministre Haïm Ramon, pour qui « Israël ne s’attend pas à un changement de la politique américaine au Proche-Orient sous l’administration du nouveau président Barack Obama ». Obama, ne l’oublions pas, avait visité les territoires occupés pendant sa campagne, ce qui constitue une étape incontournable pour tout futur président américain. Cet ancien musulman, qui semble avoir renié ses origines, était même allé plus loin que l’ensemble de ses prédécesseurs à la Maison Blanche en promettant aux sionistes qu’Al Qods sera la capitale de leur État.

OBAMA NE CHANGERA PAS LE CAP DE L’AMÉRIQUE
Mais, loin de demeurer inactif, le mouvement Hamas a lui aussi réagi à l’investiture d’Obama. Il a ainsi appelé Barack Obama à tirer la leçon des « erreurs » de son prédécesseur George W. Bush, affirmant qu’il le jugerait sur ses « actes ». Le mouvement Hamas a également accepté le principe de négociation avec Mahmoud Abbas, peut-être pour s’entendre sur la constitution d’un gouvernement d’entente nationale, mais uniquement en sa qualité de chef du Fatah, et non plus de président de l’Autorité palestinienne, puisque son mandat a bel et bien expiré. Enfin, pour ce qui est de la commission d’enquête à laquelle avait appelée Ban Ki-moon à la suite de son bouleversant passage par Ghaza, des sources diplomatiques avancent que 5 personnalités sont pressenties par l’ONU pour diriger la commission d’enquête de l’Onu sur les atrocités israéliennes commises dans la Bande de Ghaza. Il s’agit de l’ancien président finlandais Martti Ahtisaari, l’ancien Haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme Mary Robinson et l’ex-chef de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) Peter Hansen.( Le Courrier d’Algérie) 

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Dans cette guerre, il y a un agressé et un agresseur, un colonisé et un colonisateur, un opprimé et un oppresseur.

Ghaza. Le monde a vécu des moments tragiques, des dialogues de sourds, le détournement du sens des mots et de la censure, l’émotion face au carnage, le sentiment d’impuissance, de révolte. Cette guerre, question archi-politique et non religieuse, ni raciale, doit être interrogée. C’est un tournant dans les relations et les imaginaires entre les Palestiniens et les Israéliens, le Nord et le Sud, le monde musulman et l’Occident. Pour tous les analystes objectifs, un fait fondamental doit être gardé en vue quelle que soit la divergence des opinions: dans cette guerre, qui bafoue tous les principes, il y a un agressé et un agresseur, un colonisé et un colonisateur, un opprimé et un oppresseur.

Première leçon: Prise de conscience
Face à l’arrogance sioniste, la brutalité de sa soldatesque et la gravité de la situation, les peuples arabes, et des responsables politiques réagissent d’abord émotionnellement. Cependant, partout, l’immense majorité des manifestants ont fait preuve de maturité, gardé leur sang- froid, respecté les lois de la Cité, et ne sont pas tombés dans le piège des provocations. Peu ont appelé à la guerre, mais la plupart ont demandé l’arrêt de l’agression d’une population totalement  désarmée et démunie, soumise au blocus et aux bombardements. Cependant, des régimes arabes, malgré leur riche histoire nationaliste, sont paralysés par la crainte de voir une seule faction de la résistance, à l’idéologie contestée, profiter de la situation. Obnubilés par le rapport de force, prisonniers de visions défaitistes, ils se retrouvent incapables d’une analyse historique qui permet de définir leur stratégie. La tragédie de Ghaza risque de se répéter si la priorité n’est pas donnée à la mise en ouvre de mesures concrètes de pression, à de nouvelles alliances et à la volonté politique. Les armes de notre temps sont avant tout économiques et informationnelles. Il s’agit de comprendre les enjeux, de soutenir le mouvement de libération, et d’amener les adversaires à s’inscrire dans la négociation, sur la base du droit et non point de la loi de la jungle. Au sein des Palestiniens, pour défendre leur intérêt fondamental, l’indépendance et la liberté, il y a une unité à fonder, une stratégie à concevoir et un coût à assumer. La lutte de libération dans notre pays a triomphé sur ces bases. La résistance palestinienne, malgré ses limites, vient de démontrer qu’elle est capable de sacrifices.

Deuxième leçon : Tirer les leçons du passé
Le monde arabe et musulman commence à prendre conscience que durant des décennies, il n’a pas su gérer cette question centrale. La proposition de paix, adoptée à l’unanimité des pays arabes depuis 2002, fondée sur la normalisation avec Israël, en échange des territoires occupés en 1967, est conséquente. Mais elle restera ignorée ( par Israél et ses complices) si des mesures concrètes ne sont pas prises. Des régimes arabes et ces dernières années des groupes manipulés, ignorants des réalités du monde, ont succombé à la provocation, alimentant la peur et la propagande islamophobe, dans le contexte de la mondialisation de l’insécurité. De leur côté, les Israéliens et des Occidentaux ne voient pas l’injustice, la disproportion entre les deux situations, celle de l’agresseur, Israël, face à celle de l’agressé, le Palestinien. Trop d’Israéliens et d’Occidentaux sont intoxiqués par la propagande sioniste qui est pourtant l’anti-judaïsme et l’anti-humanisme. Sans correction de l’autisme israélien et occidental, par des pressions arabes constructives, dont il faut supporter les conséquences, contrecarrer la désinformation au sujet de la juste cause palestinienne, restera une mission impossible, même si, fait décisif, Ghaza est devenue le symbole des opprimés, des faibles et des discriminés.

Troisième leçon: Changer la vision de l’Occident
Il faut tenir au droit à la critique. Le monde musulman a prêté le flanc. Si un travail de fond n’arrive pas à élever le niveau, rester à la fois ouvert et ferme et changer le regard de l’Occident au sujet de l’Orient, une guerre de mille ans s’annonce. La politique du deux poids, deux mesures, flagrante, au détriment des Palestiniens, a pris des proportions inadmissibles. Elle est, en outre, contraire aux intérêts des pays occidentaux. Cela ruine leur crédibilité, la sécurité de tous et l’idée d’un ordre mondial juste. L’Europe n’est pas quitte avec son passé. Des pouvoirs en Occident, traumatisés par le génocide des juifs d’Europe, ont encore mauvaise conscience.
L’instrumentalisation de l’innommable, la Shoah, constitue le socle du fait qu’Israël se place au-dessus de toute loi.( ? ! ) L’inconscient collectif israélien a des difficultés à assumer l’histoire du judaïsme. Le sionisme, source de la politique inique mise sur le souvenir de la Shoah et la peur pour la mise au silence de toute critique à l’encontre de sa politique sauvage. L’Israélien gère l’immense catastrophe qu’a été pour lui la Shoah, par son exploitation pour se réfugier dans l’impunité. Il amplifie et ne montre que la souffrance des siens. L’agression sadique et la répression inhumaine du peuple palestinien sont à la fois le résultat de cette histoire et de calculs étroits liés à l’ambition d’hégémonie, à la désinformation, à la confusion entretenue au sujet de l’extrémisme mis en avant comme un épouvantail. Pour obtenir l’aval de la communauté internationale en vue de coloniser, de réprimer, de dominer, la propagande sioniste stigmatise, alimente le choc des civilisations, diabolise et inculque que tout musulman serait un extrémiste. Fondée sur l’amalgame, elle fait diversion, même si l’opinion internationale n’est pas dupe et que des courants dénoncent le bellicisme et les crimes de guerre. Le sionisme banalise le mal et fabrique des ghettos. L’impunité ne peut durer éternellement, si les Palestiniens sont unis et sauront conduire leur résistance, comme par l’Intifadha qui est un noble et original mouvement populaire.

Quatrième leçon: Cette guerre est une diversion
Comble de la partialité, les Occidentaux, décident de désarmer le Palestinien, la victime, le colonisé, et lui demandent de reconnaître son bourreau. L’Occident dit assurer la sécurité au colonisateur et évite de garantir au colonisé sa libération. Le cynisme consiste à projeter des mesures d’aide humanitaire, au lieu de prévoir une conférence internationale pour le règlement définitif de la création de l’Etat palestinien. Ghaza impose une question: comment Israël et les USA, et des pays européens consentants, peuvent -ils s’imaginer obtenir sécurité et paix en violant les règles de la guerre et en semant la mort et la haine? Ce n’est pas un simple aveuglement, ou un racisme ordinaire. Israël et ses alliés considèrent que l’obstacle à l’hégémonie des USA, et du libéralisme sauvage, en premier lieu, est constitué par les peuples de culture musulmane. Un problème politique, la colonisation de la Palestine, est perçu comme stratégique dans les relations entre l’Occident et le reste du monde. L’invention d’un nouvel ennemi, a pour but non pas de lutter contre le terrorisme, mais de faire diversion, d’empêcher que les questions des crises et des inégalités que vit l’humanité soient abordées. L’Islam, perçu comme l’autre version de l’humain, est visé. Les réactions irrationnelles qui revendiquent son nom ne peuvent servir de prétexte à la guerre contre les musulmans. Empêcher que le peuple palestinien accède à l’indépendance c’est créer un abcès de fixation, une diversion, pour barrer la route au débat au sujet du système dominant. La vision idéologique postjudéo-chrétienne de l’histoire, cherche à imposer un seul langage et une seule conception de la modernité. Pour être à la hauteur du défi, le monde musulman doit revivifier ses capacités de civilisation, pas seulement se plaindre.

Cinquième leçon: La violence est totale
Il faut changer le rapport de force par une réponse globale, politique, culturelle économique. Il est logique d’affirmer que la question n’est pas religieuse. La culture politique moderne refuse d’écouter, réprime, et traite de terroristes tous ceux qui s’opposent à son totalitarisme. L’entité sioniste se veut à la pointe de la répression de toute dissidence. Diviser pour régner, multiplier les colonies, pour rendre irréversible la domination, est la ligne de l’entité sioniste, qui ne peut exister que dans le bellicisme. Politique systématique de morcellement des territoires occupés, de l’apartheid. Ghaza coupée du monde. Le tout habillé par la mise en place de stratagèmes et faits accomplis aux lieu et place du droit international. La venue du nouveau président américain Barack Obama peut être une opportunité de corriger cette politique vouée à l’échec. La politique démentielle du président sortant des USA se résume dans cet accord israélo-américain, cinq jours avant la fin de son mandat, qui réduit la question de la résistance à celle d’une «contrebande d’armes». L’entité sioniste surarmée pour asseoir son rôle de gendarme du monde musulman, tente de fermer le jeu, mais il ne faut point renoncer à éclairer le nouveau président. Il s’agit de préciser que nul ne peut accepter de vivre à l’ombre d’un Etat qui ne ressemble à aucun autre, qui colonise et se place au-dessus de toutes les lois. «Terre promise» dans le discours théologique juif, concept contesté, devenant «Terre Permise».

Sixième leçon : S’allier
Personne ne peut seul faire face aux incertitudes. Dans ce contexte, dialoguer, ce n’est point accuser l’autre, refuser la critique de soi, mais comporte des conséquences : droit à la dignité, à la démocratie pour tous. Les systèmes politiques sont appelés à pratiquer l’humilité, surtout après les grands séismes politiques et leurs répliques encore visibles, des temps modernes, depuis trois siècles: colonisations rapaces de peuplement, l’innommable figuré par Auschwitz, Hiroshima, le Goulag, Sarajevo, et aujourd’hui Ghaza, qui configurent le tombeau de la modernité. Aucune époque n’a été plus sombre. Mêmes barbares, les siècles obscurs fondés sur la cruauté n’ont jamais atteint ce degré sophistiqué de la déshumanisation et du refus de l’autre, dont le régime pulsionnel vise la destruction, la domination, dans une logique du chaos, de la loi du plus fort et du risque nucléaire. C’est ce que Ghaza subit. Pourtant, l’époque est aussi sans pareille en ce qui concerne la possibilité de résister et la passion de la liberté. La violence sioniste et néo-conservatrice américaine tentent d’empêcher de réinventer une nouvelle civilisation. Une nouvelle Andalousie qui fait défaut au monde. Ce qui se joue en Palestine est aussi l’avenir du droit à la différence, du droit des peuples. La Turquie, l’Iran, le Venezuela, la Bolivie, lieux de civilisations, et d’autres, ont conscience du risque historique.

Septième leçon: Revenir au raisonnement
Ce que les peuples de culture musulmane doivent comprendre a trait au fait que la force de la politique occidentale, malgré ses contradictions, repose sur l’exercice de la raison calculante. L’être moderne prend le risque de raisonner sans états d’âme. Le mondial musulman est en crise, mais cela est conjoncturel. La régression n’est pas fatale. Ce que le moderne, de son côté, doit comprendre réside dans le fait que le musulman a participé, et le peut encore, à la civilisation. L’Occident se mondialise. Ce qui pose problème, pour d’autres cultures, c’est cette hégémonie qui est imposée. Une vision du monde qui suscite des formes de déshumanisation. Les cultures traditionnelles dans le monde succombent dans la dépersonnalisation. Les musulmans de leur côté résistent, mais sans réformes internes et créativité cela restera insuffisant. L’époque actuelle est celle où il est vital que ce qui apparaît comme monde occidental et monde musulman liés, analysent leur devenir. L’Occident ne doit pas se laisser bercer par les avancées significatives qu’il a réalisées, et encore moins influencer par les milieux acquis au sionisme. Il doit faire le bilan sur son histoire et s’interroger sur les risques qu’il fait courir à l’humanité, de par la réfutation du droit à la liberté, à la différence et les inégalités qu’il impose. Le monde musulman, compte tenu de la justesse de sa cause, ne peut céder face aux oppressions, et doit s’interroger sur ses faiblesses, les pratiques internes fermées qui nuisent à ce qu’elles croient défendre et sur l’absence de systèmes démocratiques. Cette double résistance, par rapport à la situation interne et mondiale sera salutaire si elle prend en compte ces enjeux. Ghaza est le signe avant-coureur de lendemains qui appellent à la mobilisation sur une base démocratique. A cette condition, l’impunité dont jouit l’entité sioniste, qui détruit toute idée de Cité juste, ne sera pas éternelle.
* Par..mustapha-cherif
Philosophe algérien – ( article paru dans l’Expression)..

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* Pétition pour juger les responsables israéliens devant le tribunal international

Plus de 300 ONG lancent une pétition internationale pour exiger le jugement des responsables israéliens pour crimes de guerre et crime contre l’humanité devant le tribunal international TPI.

 

 

3 réponses à “Les crimes sionistes ne doivent pas rester impunis”

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