Combien dépense un étudiant par mois?

* En France un étudiant dépense 521 € par mois

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La crise oblige de plus en plus les jeunes à travailler en parallèle.

coeur- Un étudiant français dépense en moyenne 521 euros par mois. Telle est la conclusion d’un sondage mené en septembre par l’institut Ipsos pour le compte du Crédit agricole auprès de 800 étudiants. La banque s’intéresse à leur rapport à l’argent. Leur principal poste de dépenses est le logement avec de fortes disparités. Les 60 % de jeunes qui occupent un logement à titre payant dépensent mensuellement 698 eu­ros contre 300 euros pour ceux qui vivent chez leurs parents ou dans un logement à titre gracieux. Là encore, ce chiffre est à nuancer entre les étudiants parisiens et les autres. Selon une récente étude de la Fage, deuxième organisation étudiante, «en région parisienne, les frais mensuels sont de l’ordre d’un smic» !

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Selon le sondage Ipsos, le budget varie aussi fortement en fonction des études choisies. Les dépenses des étudiants en grandes écoles sont plus élevées que celles de leurs amis étudiants à l’université ou dans des filières courtes : 853 euros dans une grande école contre 405 euros pour un BTS. Cette différence s’explique par des frais de scolarité quatre fois plus importants (3 885 euros par an en grande école contre 879 euros pour les autres étudiants). Elle s’explique aussi par le fait que ces étudiants sont plus nombreux à être issus d’un milieu aisé (48 % contre 31 % pour les autres). Les organisations étudiantes le répètent régulièrement, étudier peut s’apparenter à un luxe. Pour son école de commerce à Nice (Ceram), les parents de Nicolas acquittent par exemple 7 950 euros pour la première année. Sans compter le «week-end d’intégration» à 150 euros.

Les trois quarts des étudiants reçoivent une aide familiale qui ne couvre pas toutes leurs dépenses. Seuls 50 % des jeunes sont intégralement financés par leur famille. Tel est le cas de Sophie, 21 ans, étudiante à Sciences Po, à Lyon. Son appartement re­vient à 500 euros par mois et elle dépense 50 euros par semaine en alimentation : « Pour les loisirs, je ne m’en fais pas. On me donne tout au fur et à mesure. Quand je dois sortir ou partir en vacances, mes parents payent sans problème. Pareil pour le sport, le shopping et les factures téléphone.» Si certains comme Sophie ne «connaissent pas la crise», les autres se débrouillent autrement. Une minorité (7 %) souscrit un prêt et un tiers bénéficie d’une bourse. Près d’un quart travaille en parallèle à ses études, dont la moitié occupe un travail à temps partiel ou à mi-temps. À leurs risques et périls car ces jobs nuisent à la réussite lorsqu’ils n’ont aucun rapport avec les études.

«50 euros pour l’alimentation»

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Autre enseignement de cette étude, l’im­pact de la crise financière est réel quoique mesuré pour les étudiants. Quelque 13 % d’entre eux ont dû trouver un travail en parallèle à leurs études pour cette raison. Crise oblige, les étudiants sont 72 % à mieux contrôler leurs dépenses. S’ils ne sont pas prêts à sacrifier leur budget Internet et téléphone, 80 % rognent sur leur budget loisirs et sorties, 67 % sur leurs vacances et 63 % sur leurs vêtements. Plus inquiétant, ils sont 17 % à renoncer à certaines dépenses alimentaires. C’est le cas d’Aline, étudiante parisienne en licence de mathématiques qui paie 370 euros par mois sa chambre de 10 m² : «Je dois me débrouiller avec 50 euros par mois pour l’alimentation. Je ne fais qu’un petit déjeuner et un vrai repas par jour, sinon je ne m’en sors pas. Le soir, je me contente d’une soupe.» Les livres, elle les emprunte et pour Internet, «squatte le réseau des autres».

Logiquement, les étudiants en grandes écoles se déclarent moins nombreux à con­naître des difficultés financières liées à la crise (35 % contre 47 %). Même si Jean-François, étudiant à l’École supérieure de commerce de Bordeaux, fait attention «aux gestes de tous les jours». Il ne laisse jamais ses appareils en veille et ne chauffe jamais son studio «à plus de 18 degrés». Quant à son budget sortie, il est quasi inexistant. « Je ne vais presque jamais au cinéma, c’est trop cher.» Autre conséquence des difficultés économiques, tout est bon pour reculer l’âge d’entrée sur un marché de l’emploi sinistré : 56 % pensent à prolonger leurs études du fait de la situation actuelle. Ils sont même 64 % à vouloir continuer lorsqu’ils sont en grande école, prépas ou en troisième cycle universitaire. (Le Figaro-09.10.09.)

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*Les filles moins aidées financièrement.
 

Les filles ne sont que 27 % en écoles d'ingénieurs et 48 % en écoles de commerce. À l'inverse, elles représentent 57,8 % des étudiants inscrits à l'université
Les filles ne sont que 27 % en écoles d’ingénieurs et 48 % en écoles de commerce. À l’inverse, elles représentent 57,8 % des étudiants inscrits à l’université.

coeur-Les clichés ont la vie dure ! En 2009, les familles investissent toujours moins dans les études de leurs filles que de leurs fils. Les parents sont 61 % à payer l’intégralité des frais liés aux études des garçons contre seulement 48 % pour les filles !

«Ils semblent moins ambitieux pour leurs filles. Sans doute notre société reste-t-elle assez machiste. Certains doivent se dire que les filles sont toujours susceptibles de se marier si elles ratent leurs études…», ironise Francis Meyer, l’un des superviseurs du sondage.

Assez logiquement, les jeunes femmes sont donc plus nombreuses à travailler pour financer leurs études. Elles sont 27 %, contre 18 % des jeunes hommes. Et celles qui travaillent sont aussi plus nombreuses à occuper un job tout au long de l’année : 83 %, contre 69 % pour les hommes.

Elles sont aussi plus souvent boursières (37 %, contre 25 % pour les hommes). Les étudiants sont, par ailleurs, plus optimistes quant à leur avenir professionnel. Ils sont 63 % à estimer pouvoir obtenir un poste facilement, contre 53 % des filles. Auraient-ils anticipé qu’à compétences égales ils seront plus vite recrutés et mieux payés ? Cette différence entre garçons et filles résulte aussi de leurs trajectoires différentes, plus ambitieuses pour les premiers.

Les étudiantes sont, en effet, minoritaires dans les études les plus prestigieuses, classes préparatoires aux grandes écoles et majoritaires dans les premiers cycles universitaires : en 2008-2009, seuls deux élèves en classes préparatoires sur cinq étaient des femmes.

Elles ne sont que 27 % en écoles d’ingénieurs et 48 % en écoles de commerce. À l’inverse, elles représentent 57,8 % des étudiants inscrits à l’université. (Le Figaro-09.10.09.)

21 réponses à “Combien dépense un étudiant par mois?”

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