Je travaille en parallèle de mes études

**Je travaille le dimanche : étudiante, je tiens à mon job

**Témoignage**    Le travail des étudiants

Comme de nombreux étudiants, je travaille en parallèle de mes études. Nous n’avons généralement pas de jours disponibles en semaine, et nous passons nos soirées à réviser les cours ou à préparer contrôles et autres examens. Alors nous travaillons le week-end.

Je vis dans mon appartement à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), non loin de mon université, celle de Créteil.

Je travaille en parallèle de mes études

J’ai énormément de frais à assumer : la voiture, les prêts étudiants, le loyer, les frais de téléphone et Internet, les impôts, les achats liés à la scolarité, les dépenses personnelles, quelques sorties… Rien d’excessif, mais assez pour nécessiter une rentrée d’argent mensuelle.

J’ai choisi de travailler chez Leroy Merlin Ivry deux jours par semaine (dimanche compris). Je gagne environ 800 euros par mois, pour seize heures hebdomadaires.

Leroy Merlin est une entreprise très familiale, où il est très agréable de travailler. La paye est motivante – doublée les dimanches, presque triplée les jours fériés, comme dans beaucoup d’entreprises du groupe Mulliez.

Aujourd’hui, l’équipe du Leroy Merlin d’Ivry-sur-Seine est en danger, comme les autres enseignes d’Ile-de-France, les Bricorama ou Décathlon qui ouvrent le dimanche.

*travailler même la nuit

Ce sujet fait débat depuis des années, maiss ces derniers mois, le syndicat Force ouvrière (FO) a commencé à assigner toutes les entreprises qui ouvrent les dimanches afin de forcer leur fermeture – pour le moment, seuls les grands groupes cependant concernés.

On peut comprendre que les familles souhaitent continuer à pouvoir se réunir le week-end. Mais les travailleurs du dimanche sont des volontaires – c’est un des éléments fondamentaux le droit français, qui donne toute souplesse aux contrats, selon le principe du consensualisme.

Côté salaire, ces employés bénéficient d’un taux horaire plus élevé, comme pour le travail de nuit. D’ailleurs, pourquoi ne pas interdire aussi ce dernier ?

L’interdiction du travail dominical repose sur une vieille tradition française, celle de célébrer le jour du Seigneur.

Mais cette justification est obsolète depuis que la France est un pays laïc. Puisque le catholicisme n’est plus religion d’Etat depuis plusieurs siècles, pourquoi maintenir une obligation si lourde de conséquences ?

Au nom de quel principe ne pourrions nous pas imposer une fermeture des entreprises le samedi pour permettre aux juifs pratiquants d’observer le shabbat ?

Les entreprises qui refusent de fermer le dimanche (la plupart y font 15% ou plus de leur chiffre d’affaires) acceptent de payer une amende, une forme de compromis qui convenait jusqu’à présent au gouvernement.

Pour FO, l’ouverture des magasins le dimanche crée une concurrence déloyale. Peut être est-ce vrai pour certaines enseignes, dont l’ouverture dominicale ne rapporterait pas suffisamment d’argent, en regard de l’amende à régler. Mais l’autorisation est accordée à tous les commerces, l’égalité de traitement serait rétablie.

La mesure ne profiterait pas qu’aux étudiants mais aussi clients qui profitent du week-end pour venir faire leurs courses. Nous voyons de futurs parents pressés de finir les travaux dans leur maison avant la naissance, d’autres qui s’essayent au bricolage sur leur temps libre, par passion ou par nécessité. A Leroy Merlin, la fréquentation le week-end est très importante : je suis toujours autant sidérée devant la file d’attente aux caisses.

La fin de l’ouverture du dimanche de ces magasins aurait des conséquences économiques désastreuses. Nous sommes environ 1 000 salariés concernés dans les Leroy Merlin d’Ile-de-France, et il faut ajouter à ce nombre tous les étudiants salariés des autres enseignes.

Alors que le chômage est en hausse constante, gouvernement et tribunaux voudraient-ils encore grossir ces statistiques en nous faisant tous licencier ?

Nos disponibilités ne nous permettent pas de travailler la semaine ; nous ne pourrons accepter une telle modification de nos contrats de travail et une baisse aussi substantielle de nos salaires. L’entreprise sera-t-elle contrainte de nous licencier ?

FO est déjà parvenu à imposer la fermeture d’un magasin de Bricorama. L’avocat du magasin, mandaté par son dirigeant, a fait déposer plusieurs assignations en référé pour que tous les magasins de bricolage d’Ile-de-France connaissent le même sort. Le procès commence le 11 décembre. La procédure s’étendra bientôt à toute la France. Nous ne nous laisserons pas faire,* Rue89-09/12/2012

**Alexia H. (un pseudo), 22 ans, étudiante en droit, travaille depuis un an au Leroy Merlin près de chez elle.

Les responsables du magasin ont demandé aux salariés de rédiger une lettre et signer une pétition contre l’interdiction de l’ouverture dominicale. Sur la base du volontariat, affirme Alexia. Elle a envoyé à Rue89 un extrait de cette lettre.

Le procès dans lequel Leroy Merlin va défendre le travail du dimanche se tiendra mardi, à Bobigny.

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*Le travail des étudiants

Le travail étudiant s’adresse à toute personne, âgée de 16 ans, qui suit des études. Mais avant de commencer à travailler comme étudiant, comme c’est le cas pour un emploi normal, un job d’étudiant est soumis à certaines règles.

Pour pouvoir travailler comme étudiant, il faut avoir atteint l’âge de 16 ans et « être étudiant », ce qui signifie : suivre un enseignement de plein exercice. Les jeunes de 15 ans, qui ont suivi les deux premières années d’étude de l’enseignement secondaire, peuvent également travailler comme étudiant.

Si vous suivez un enseignement à temps partiel, il existe certains cas dans lesquels vous ne pouvez plus travailler comme étudiant. La brochure Clé pour le travail des étudiants du Service Public Fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale offre un aperçu des conditions.

En tant qu’étudiant jobiste muni d’un contrat d’étudiant (le contrat d’occupation d’étudiants), vous êtes protégé par la législation du travail. Celle-ci détermine le genre de travail autorisé, à combien de jours de repos vous avez droit, quand vous pouvez travailler ou non, etc.

Combien de jours peut-on travailler comme étudiant ?

Depuis le 1er janvier 2012, l’Etat attribue un contingent de 50 jours calendrier par an (répartis à votre guise sur toute l’année) pendant lesquels il est possible de travailler comme étudiant. Tant que ces 50 jours ne sont pas dépassés, il n’y a pas de cotisations sociales normales à payer, uniquement une cotisation de solidarité dont le montant est bien inférieur. Sur le site student@work, à l’initiative de l’Office National de Sécurité Sociale (ONSS), il y a l’application « Student@work – 50days » qui permet de vérifier le nombre de jours restants pour chaque personne.

Attention, même si vous ne travaillez qu’une heure par jour, c’est comptabilisé comme une journée complète : chaque jour travaillé compte comme un jour de travail complet.

Vous pouvez, bien entendu, travailler plus de 50 jours mais c’est moins intéressant : à partir du 51ème jour, vous perdez l’avantage des cotisations sociales réduites et tombez dans le régime de cotisations sociales normales. Vous conservez néanmoins le statut d’étudiant et restez soumis au contrat d’occupation étudiant.

Pour l’utilisation de ces 50 jours, vous n’êtes pas obligé d’être attaché à un seul employeur. Vous pouvez signer des contrats étudiants avec différents « patrons ».

Faut-il un contrat ?

Il faut un contrat écrit à durée déterminée avec l’employeur. Ce contrat doit être signé par le jobiste et par l’employeur. Le jobiste doit recevoir une copie de ce contrat.

Un contrat étudiant est très important : il constitue une garantie des droits et obligations du jobiste. Un contrat étudiant peut être conclu pour une durée maximale d’un an. A partir du moment où le jobiste a travaillé plus d’un an chez un employeur, le contrat sera considéré comme un contrat de travail normal. Après cela, il ne pourra plus conclure un nouveau contrat étudiant avec cet employeur.

Vous pouvez trouver des contrats d’occupation étudiant « type » sur le site du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale

Vous voulez plus d’infos sur le travail étudiant ? Consultez la brochure « les Clés pour le travail des étudiants » ainsi que le site student@work. * Le Forem.Be- le 06.09.2012

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4 réponses à “Je travaille en parallèle de mes études”

  1. 6 02 2017
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