Le savoir à la portée d’un clic

**Google lance sa librairie numérique en France

Des centaines de milliers de livres en français sont disponibles à partir d’aujourd’hui sur Google Play, l’espace Web du géant américain dédié au divertissement numérique.

Google Play Livres est disponible en France dès ce mercredi 18 juillet 2012.

La location de films a d’abord été lancée en mars. C’est maintenant au tour des livres d’intégrer la plateforme de divertissement Google Play. «Notre librairie numérique vous propose plusieurs centaines de milliers de livres en français issus des plus grandes maisons d’édition françaises», annonce dans un communiqué Google, qui poursuit ce mercredi 18 juillet l’expansion internationale de sa vente de livres numérique lancée aux Etats-Unis en décembre 2010.

Les livres, «depuis les meilleurs polars de Fred Vargas à Dominique Sylvain, en passant par Antonin Varenne, aux ouvrages de Marc Levy, Eric-Emmanuel Schmitt, Christine Lewicki, P.D.James et John Grisham», sont disponibles en français et en version originale.

Concrètement, l’internaute peut choisir un livre sur Google Play (ceux qui iront sur le site Google eBooks Store y accèderont) et le lire ensuite après avoir téléchargé une application sur sa tablette ou son smartphone. Les ouvrages sont aussi proposés aux formats PDF et ePub, et sont donc lisibles depuis n’importe quelle plateforme, Android, iOS, navigateur internet et liseuse numérique. Une multitude de supports qui donne à Google un avantage certain sur Apple. Une fois le ou les achats réalisés, la librairie numérique est «dans le Cloud», donc accessible aussi depuis un ordinateur que depuis une tablette ou un smartphone. La lecture peut également se poursuivre offline.

Des prix peu attractifs

Certains classiques sont disponibles gratuitement, tels que Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, Le Cid de Corneille ou Zadig de Voltaire, et 106 livres sont disponibles à moins de 5 euros. Mais pour le reste, les prix, qui semblent être exactement les mêmes que ceux proposés par Amazon pour les formats Kindle, ne sont pas extrêmement attractifs. Le Métronome de Lorent Deutsch est par exemple à 13,99 euros tandis que sa version papier est à 17,58 sur le site de la Fnac. Les Strauss-Khan de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin est proposé à 13,99 euros et à 18,53 euros sur le site de la Fnac.

Plus surprenant, certains poches sont moins chers en version papier qu’en version numérique! C’est le cas pour La délicatesse, vendu à 6,49 euros sur Google Play et 6,19 euros sur le site de la Fnac. Idem pour Sur la route, à 8,49 euros sur Google Play et 8,17 en version papier. Même si la nouvelle était attendue depuis quelques mois, elle devrait être accueillie avec très peu d’enthousiasme par les distributeurs de livres électroniques de l’Hexagone, pour lesquels Google représente bien sûr une concurrence féroce. (20Minutes-18.07.2012.)

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*les mystères du «nuage numérique»

 Répartis sur la planète, 45 millions de centres de traitement de données stockent, sans grand contrôle, courriels, photos et documents des particuliers et des entreprises du monde entier.

Le savoir à la portée d'un clic SOC-2010-13-DATA-CENTER_vignette
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** «Mon fils ne voit pas pourquoi apprendre par cœur ce qu’il peut retrouver à chaque instant en tapotant sur Internet», raconte Sonia, 40 ans, éberluée de voir cette nouvelle génération déléguer un bout de cerveau au «nuage numérique». Le savoir n’est plus en soi, mais à portée de la curiosité, d’un clic. Tout comme les souvenirs qui s’envolent, tels des oiseaux migrateurs, vers le ciel d’Internet. Autrefois, on gardait vinyles, boîtes de jeux et petits poèmes. Désormais, la mémoire a quitté les foyers, les boîtes molletonnées, les malles. Courriels, photos, musique, documents, jusqu’aux conversations de messagerie instantanée sont conservés quelque part dans un lieu abstrait, une armoire virtuelle, dans ce que l’on appelle le «cloud» informatique. Invisibles. Oubliés parfois. Mais à portée de connexion. Il suffit de presser quelques touches d’ordinateur et l’armoire restitue ce que vous lui avez confié.

Bibliothèques numériques

C’est si simple, si efficace, qu’il n’est plus besoin de ranger, de trier, de jeter, que tous les messages se gardent et enflent dans ce ciel désormais gorgé de vies humaines. Des milliards d’êtres voient leur existence répliquée, comme en écho, dans le ciel numérique. Les réseaux sociaux, comme Facebook, sont autant d’écrans géants placés dans la galaxie. Facebook n’habite pas chez vous, dans votre ordinateur, mais bien là-haut. Lorsque Internet s’éteint, ces vaisseaux restent dans l’ombre, injoignables.

Et pourtant, ces données existent… quelque part sur terre. Le «nuage» n’est qu’une image. Les informations sont rangées dans des hangars, des «fermes de données numériques» comme on nomme les gigantesques «data centers» qui se multiplient pour accueillir, sur des systèmes informatiques de stockage chaque jour plus compressés, les babillements de la planète.

Lancé par le webmail, le «cloud computing» s’étend. On compte déjà 45 millions de «data centers». Les entreprises y envoient leur base de données, leur comptabilité, plutôt que d’encombrer un étage de gros ordinateurs qui ronronnent, s’échauffent, tombent en panne… Elles délèguent à d’autres le soin de conserver leurs archives. «Désormais, on accumule toujours autant en interne, et on le double dans le “cloud”», explique Thomas Serval, de Microsoft. Les données envahissent les circuits, consomment de l’énergie, «mais on est loin de la saturation», assure Laurent Guiraud, directeur entreprise chez Google.

La firme américaine augmente sans cesse la taille des «armoires» qu’elle propose aux particuliers, pour y stocker des milliers d’e-mails gratuitement. «Nous ne les effacerons que si le client veut quitter Gmail. Sinon, le service reste disponible pour toujours» , affirme Laurent Guiraud, sans forcément convaincre. L’avenir de ces bibliothèques numériques reste une interrogation. On ignore la résistance des supports numériques. Ceux utilisés à la maison, comme les disques durs, les clés USB, les DVD gravés sont voués à l’effacement… Si les circuits professionnels sont plus sûrs, la pérennité de ces modes de stockage basés sur la confiance plus que sur le contrat reste à prouver.

L’utilisateur, sans prendre le temps de lire les «conditions d’utilisation», ouvre un compte mail avec l’insouciance de la gratuité… Or ce service se paie… Autrement. Google parcourt votre courrier, pour vous envoyer de la publicité ciblée, qui apparaît sur le côté de l’écran, à côté du message. Une plainte sur des pieds endoloris et tous les chausseurs sont convoqués, tout comme les avocats lorsque certains s’épanchent sur leurs difficultés conjugales. Aux détracteurs qui s’offusquent de voir leur courrier lu, Google rappelle que les robots qui écartent les spams parcourent de la même manière les messages, sans que personne n’y trouve à redire. D’autres messageries, comme Hotmail, de Microsoft, ne lisent pas les courriers.

Fragments de vie

Mais la confidentialité de ces correspondances reste relative. Certains États semblent intercepter les courriers, comme en Chine. Tandis qu’aux États-Unis, le FBI peut y accéder sans passer par un juge au nom du Patriot Act. En Europe, les données sont mieux protégées. Officiellement, elles ne doivent pas quitter l’Union, sauf pour rejoindre un pays ayant l’agrément communautaire ou le Safe Harbour, qui réunit des entreprises américaines. Mais les géants du Net gèrent des dizaines de milliers de serveurs et transfèrent, comme bon leur semble, les données d’un «data center» à l’autre, pour équilibrer la charge. Les données voyagent, selon les fuseaux horaires, vers des destinations inconnues, des hangars de sous-traitants. «Le “cloud” crée de nouveaux risques», reconnaît Marc Mosé, le directeur juridique de Microsoft, mais «cela va devenir un enjeu pour les internautes. Ils vont exiger de savoir où et comment sont stockés» ces fragments de leur vie. Tout comme ils vont demander à pouvoir reprendre leurs photos, leurs films ou leur Facebook d’un clic. Car s’il est facile de s’installer dans le «cloud», le quitter tient de la gageure: il faut bien souvent télécharger document par document. Compter une moyenne de 70 heures pour retrouver vos photos de vacances…(Le Figaro-12.04.2010.)

*réactions d’internautes…

Avatarthymert

faux savoirs.
rien n’est plus dangereux qu’un ignorant qui croit savoir.
simple à vérifier : il faut l’épreuve de la pratique :
ces prétendus savoirs acquis sans effort et sans méthode vous permettent-ils d’en tirer pratique ?
par exemple , vous croyez pouvoir diagnostiquer une maladie , mais vous n’avez rien de la culture et de l’expérience assimilées par un bon médecin pour interpréter les symptômes.
l’étudiant médecin a bachotté , et le praticien qu’il devient peut raisonner parce que dans sa mémoire toute une panoplie de cas possibles sont enregistrées ; ça relève même du reflexe.
Apprenez vous à conduire sans prendre un volant?
De la même façon , on n’apprend pas une discipline en tournant en touriste les pages d’une encyclopédie , mais en suant pour faire des exercices.
Vous avez lu E=mc2 mais sans la culture mathématique nécessaire vous ne pouvez même pas comprendre comment ces symboles peuvent être utilisés , ni à quoi ils peuvent servir.
etc…

*Avatarrustyfingers

Je vous cite :

« …45 millions de centres de traitement de données stockent, sans grand contrôle, courriels, photos et documents des particuliers et des entreprises du monde entier »

Bien evidemment qu’il y a controle autrement, vous pourriez lire les mails de votre voisin ou acceder a tous les fichiers sur sur serveur distant. Qu’il s’agisse de datacenters, portable ou pc de bureau, tout est regi par des droits utilisateurs, ces droits regissent aussi bien l’acces a distance que l’acces direct a la machine.

C’est ce qui fait qu’une meme machine peut etre utilisee par plusieurs personnes , chaque personne se logue avec un login et mot de passe et n’a acces qu’a ses propres fichiers et dossiers.

De plus l’interet d’un datacenter est justement de ne pas avoir a faire transiter les donnees d’un point A a un point B. On rajoute tout simplement un serveur pour equilibrer la charge.

Prenez un rack de 2 metres de haut, environ 70 cms de large et 1 metre de profondeur, vous pouvez mettre jusqu’a plus de 40 serveurs 1U ( 1U = a peu pres 3 cms d’epaisseur ); si chaque serveur est equipe de processeurs professionnels style Xeon ou Opteron, imaginez 2 secondes la puissance a la disposition d’une application.

Dans meme pas 1 metre carré, vous avez une puissance de calcul phenomenal. Voila l’interet des datacenters, acces ultra rapide ( fibre optique entre serveurs et disques ), securite au niveau des donnees grace au controleurs raid integrés ( eux meme dupliqués ) dans les baies de disques, sauveguarde a la volee meme si les donnees sont accedes constamment et bien evidemment cout d’exploitation reduit.

Vous manquez de puissance ? vous mettez un serveur de plus dans le rack, vous lui presentez le disque virtuel ou reside l’application et le tour est joué.

On ne deplace pas des donnees pour le plaisir, mais plutot dans des cas bien particuliers genre World Trade center, les donnees sont repliquees d’un endroit A a un endroit B dans l’hypothese d’une catastrophe, attaque terroriste etc… bien evidemment on ne va pas utiliser de solutions de ce type pour que l’utilisateur lambda puisse acceder a facebook ou msn -)

*Avatargilbert p

les enfants actuels ont bien moins de mémoire que les anciens et c’est grave. 

AvatarMonsieur Propre

n’importe quoi !!!!
remplacer la phrase par : Répartis sur la planète, 450 millions de supérettes et supermarchés stockent, sans grand contrôle, yaourts, gâteaux et légumes à destination de la population du monde entier.

et alors? le sensationnel vient de  » sans grand contrôle »… vous pouvez mettre ça à toute les sauces c’est le nouvel effet de style des journalistes.

AvatarJo Martin

Bienvenue dans la « société du contrôle » ! C’est fou ce que les gens, et à commencer par les puissants et leurs relais, veulent absolument tout CONTRÔLER !

Avatarpa4033

Effectivement,il existe un « cloud computing »qui pour ma part ne me gène pas.Que mes courriels soient lus je m’en moque,l’on sait à chaque instant où je suis(de plus mon téléphone portable est dans ma poche) et ce que je fais.A l’instant,je suis sur le site du Figaro,est ce un péché ?Mes propos par e-mail n’ont rien de subversifs.Les réseaux sociaux ne m’intéressent pas,je n’éprouve aucun besoin à étaler ma vie dans Facebook ou Twitter!
Il est plus délicat de faire des sauvegardes en ligne car des dossiers peuvent être menacés d’espionnage industriel.Mais faire un upload de ses données de citoyen lambda ne me gène pas.Au pire je recevrai quelques mails publicitaires de plus.Je pense que certains keywords sont relevés systématiquement sur tout ce qui entre et sort de mon PC et des vôtres.Aucun mot interdit n’émane de mes courriers au point que je ne commente jamais les articles concernant les attitudes Pontificales afin de ne jamais écrire des mots qui me font horreur.Je ne les prononce pas,je ne les écris pas.Je vis mon existence d’internaute au mieux,du moins je le pense.

Avatargongoro

effectivement « ça ne me gène pas que mes courriels soient lues etc  » sauf quand cette lecture amène des bénéfices dont je ne bénéficie jamais ( sauf ultra marginalement ) , qu’il y a donc vol de travail gratuit , donc espionage économique !

AvatarB G

 » pour vous envoyer de la publicité ciblée, qui apparaît sur le côté de l’écran » >> il n’envoie rien du tout, il ‘affiche’ !!! Ce qui est different !! Tout comme lorsque l’on fait une recherche sur Google.
Et contrairement à Hotmail, Yahoo et autre, il n’y a PAS de bannière publicitaire !!!!!
Enfin ces publicités ciblées peuvent être très facilement cachées via de nombreuses extensions sous Firefox ou Chrome. (tout comme les bannières publicitaires et autres pop-ups peuvent être désactivées/bloquées).

 

 

103 réponses à “Le savoir à la portée d’un clic”

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  1. 14 11 2011
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    I appreciate the insightful post. Thanks.

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