Les partisans de l’école traditionnelle et ceux de l’école moderne

Associations, professeurs et intellectuels se font de plus en plus entendre pour prôner le recours aux méthodes classiques d'enseignement. Comme au temps du « Petit Nicolas », qui sort sur les écrans fin septembre.
Associations, professeurs et intellectuels se font de plus en plus entendre pour prôner le recours aux méthodes classiques d’enseignement. 

Prônant le retour aux «fondamentaux» et la fin de l’héritage de 68, ils pèsent désormais dans le débat politique.

Les partisans de l'école traditionnelle et ceux de l'école moderne coeur-En à peine cinq ans, le clan des «antipédagogistes» ou «républicains» est entré avec bruit dans la forteresse éducation. Des enseignants proches de cette tendance, comme Jean-Paul Brighelli, Rachel Boutonnet, Marc Le Bris,Cécile Ladjali, sont régulièrement invités sur les plateaux de télévision dès qu’un débat porte sur l’éducation. Nicolas Sarkozy a lui-même convié à déjeuner, ce printemps, certaines de ces personnalités pour sonder leur état d’esprit. Si tous ne sont pas d’accord sur les solutions à apporter au système, ils se retrouvent pour dire que la qualité de l’éducation recule. Un état de fait lié, selon eux, à un excès de pédagogisme diffusé dans les IUFM, créé en1989 sous Lionel Jospin, avec l’aide du professeur en sciences de l’éducation Philippe Meirieu. À celui-ci, qui prône un enseignement centré autour de l’élève, les «antipédagos» reprochent une idéologie égalitariste et démagogique. Tenants d’un enseignement strictement «disciplinaire» et élitiste, ils rejettent l’idée d’un élève qui s’approprie progressivement son savoir. «On ne cesse de caricaturer ma pensée, rétorque Philippe Meirieu, Je n’ai jamais demandé à ce que l’on enseigne des paroles de rap à la place de la poésie d’Homère !»

Concilier les deux camps

Ces partisans de l’école «à l’ancienne» ont réussi à obtenir une grande visibilité. «Nous avons beaucoup bataillé pour cela. Nous savons dénicher de bons “clients” pour les médias», affirme l’un d’eux. En librairie, le succès de leurs pamphlets ne se dément pas. Et l’engouement pour l’école privée, supposé moins réfractaire aux «méthodes traditionnelles» reflète l’attention que portent les familles à ces questions.

Sur un plan politique, l’influence des antipédagos est en demi-teinte. Avec l’arrivée de XavierDarcos, il y a deux ans, ils ont crié victoire. Sa réforme de l’école primaire centrée sur un «retour aux fondamentaux» est alors appréciée. «Je l’ai inspirée», affirme Jean- Paul Brighelli qui avait ses entrées Rue de Grenelle. La réforme des IUFM, accusés de propager une «pensée unique jargonnante», est également applaudie. Mais il n’y a en réalité ni vainqueur ni vaincu, car le gouvernement a essayé de se concilier les deux camps, flattant les uns et les autres. Les antipédagogistes ont obtenu satisfaction grâce à la réforme de l’école primaire même si la diminution des heures d’enseignement avec la suppression du samedi matin les a, parfois, exaspérés. Le projet de la réforme du lycée est, lui, une main tendue en direction des «pédagogistes». En entendant l’idée d’un enseignement «à la carte», notamment enterminale, certains ont failli s’étrangler. Cette galaxie des défenseurs des fondamentaux à l’école transcende les courants politiques,puisque l’on y découvre des personnalités venues de l’extrême gauche et d’autres de la droite libérale. Mais tout en partageant le même constat d’une école en perdition et d’un «excès de pédagogie» dans l’enseignement, beaucoup se détestent copieusement. Le mathématicien Laurent Lafforgue, catholique affirmé, reproche à Jean-Paul Brighelli, le fervent laïc «d’insulter la foi chrétienne» dans ses pamphlets. Des associations d’enseignants, comme Sauver les lettres, viennent de gagner en justice contre l’association de parents libérale, SOS éducation, accusée de gonfler le nombre de ses adhérents. Xavier Darcos confiait parfois que les «républicains» étaient un peu encombrants politiquement. Luc Chatel, le nouveau ministre, est attendu avec méfiance. Il n’est pas issu du sérail des professeurs de lettres qui constitue le principal bataillon des «antipédagos». Il a par ailleurs eu le malheur de souhaiter qu’avec la prochaine réforme du lycée, les établissements scolaires deviennent davantage des «lieux de vie» pour les lycéens. «Fumisterie pédagogique», fulmine déjà Jean-Paul Brighelli.Ce débat d’idées profondément français, lancé pour la première fois en 1882 avec la création de la première chaire de pédagogie à la Sorbonne par Jules Ferry, n’est pas prêt de s’éteindre. (Le Figaro-01.09.09.)

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*CE1 : 25% des élèves n’ont pas le niveau.

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En français et en mathématiques, quelque 10 % des enfants se trouvent en grande difficulté.

coeur-Un quart des élèves de CE1 ont des difficultés en français et en mathématiques. Telles sont les conclusions des évaluations nationales passées du 25 au 29 mai dernier dans les écoles primaires. Des données anonymes portant sur 85 % des 815 900 élèves de CE1 ont été collectées. Les tests comportaient 60 questions en français et 40 en mathématiques.Dans le détail, 27 % des enfants ont des difficultés en français dont 18 % ont des acquis fragiles et 9 % des difficultés lourdes : ces derniers n’ont pas terminé leur apprentissage de la lecture et déchiffrent encore mal. En mathématiques, ils sont 25 % à avoir des difficultés : pas moins de 15 % ont des acquis fragiles, quelque 10 % ont des difficultés lourdes et ne maîtrisent qu’incomplètement la numération.

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Ces évaluations, après celles des élèves de CM2 cet hiver, sont présentées comme «la clé de voûte» de la réforme du premier degré menée par Xavier Darcos avant de passer la main à Luc Chatel : elles mesurent le degré d’atteinte des objectifs fixés par les nouveaux programmes, recentrés sur le français et les mathématiques. Elles doivent aider les enseignants à repérer les élèves en difficulté et à mettre en place l’aide personnalisée – deux heures hebdomadaires et des stages de remise à niveau pendant les vacances.

Volontariste, le ministère souligne toutefois que «ce sont les trois quarts des élèves qui ont atteint le niveau attendu» et que «près de la moitié ont même d’excellents résultats» (44 % en français et 47 % en mathématiques). Ces résultats ne constituent pas une surprise. Les évaluations menées en CM2 ont également établi qu’un quart des enfants a des difficultés en français mais davantage encore en mathématiques (35 %). Premières du genre, il est impossible de les comparer à des études antérieures.

Fautes de grammaire

En revanche, une étude du ministère publiée en janvier et consacrée à une comparaison des performances de 4 000 élèves de CM2 en lecture, calcul et orthographe entre 1987 et 2007 a déjà démontré que le niveau des élèves avait baissé. Le nombre d’erreurs constatées en orthographe à la même dictée a «significativement augmenté» de 1987 à 2007 passant de 10,7 en 1987 à 14,7 en 2007. Le pourcentage d’élèves qui faisaient plus de quinze erreurs était de 26 % en 1987, il est aujourd’hui de 46 %. Ce sont principalement les fautes de grammaire qui ont augmenté : de sept en moyenne en 1987 à onze en 2007. Une baisse importante des performances, touchant tous les niveaux de compétences, est observée en mathématiques de 1987 à 1999 ; puis, de 1999 à 2007, les résultats stagnent.

«Ce redressement est peut-être à mettre au compte de la remise à l’ordre du jour du calcul dans les programmes de 2002 avec, en particulier, l’accent mis sur le calcul mental et l’apprentissage des techniques opératoires», analyse le ministère.

En lecture, les élèves les plus faibles sont deux fois plus nombreux en 2007 qu’en 1987. Cette baisse s’observe dans tous les domaines : compréhension immédiate, construction d’informations et de significations. Un constat qui ne porte guère à l’optimisme, même si des réformes ont été lancées entre-temps sur le contenu des programmes scolaires.(Le Figaro-06.07.09.)

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*Le «pédagogisme», une idéologie soixante-huitarde

Depuis quarante ans, cette idéologie, qui s’est imposée aux États-Unis dès les années 1930, triomphe en France.

On en parle depuis vingt ans, depuis que la loi d’orientation sur l’école de 1989 a consacré la victoire de ce courant de pensée. Le «pédagogisme» s’est alors incarné dans les fameux IUFM et leurs experts en sciences de l’éducation. Mais ces préceptes pédagogiques qui imprègnent le système éducatif français (et bien plus fortement celui d’autres pays occidentaux, en particulier les États-Unis) prennent leurs racines au XIXe siècle, bien avant ce Mai 68 auquel on les associe.La phrase de la loi de 1989 qui résume la nouvelle pédagogie, «l’élève au centre du système scolaire», traduit, par-delà son as­pect sympathique, un renversement des perspectives en matière d’éducation.

Inspirés par Jean-Jacques Rousseau et par les travaux de psychologues et de comportementalistes américains, les pédagogues dits «progressistes» (pour reprendre la terminologie de Nathalie Bulle dans L’École et son double, le meilleur essai écrit sur la question) sont partis du principe que la transmission des connaissances par le professeur n’était que la reproduction de schémas archaïques qui enfermaient l’élève. Celui-ci devait être «créateur de son savoir», et le pédagogue un «accompagnateur». Le rôle de l’école était de transmettre, non plus des «savoirs» mais des «savoir-faire» et des «savoir-être». Cette idéologie triompha aux États-Unis dès les années 1930. Hannah Arendt, en 1960, dans La Crise de la culture, en dénonçait les effets pervers sur le système éducatif américain. Peu importe, il s’imposa en France en se colorant d’une teinte politique.

Répétition et mémorisation

Les thèses de Pierre Bourdieu sur l’école comme lieu de transmission de la culture dominante et de reproduction des inégalités achevèrent de convaincre la majorité des enseignants – et nombre de politiques – de la nécessité d’adapter l’école non seulement aux «nouveaux pu­blics» drainés par la massification du système (c’est la version de gauche du pédagogisme), mais aussi aux évolutions d’un monde en mouvement (c’est la version de droite).

Les années 1970 et 1980 virent se multiplier les postes en sciences de l’éducation dans les universités, jusqu’à ce que la loi de 1989, pensée par Philippe Meirieu et mise en place par Lionel Jospin et Claude Allègre, ne vienne graver dans le marbre ce qui s’était imposé à tous les échelons du système. Les professeurs des écoles qui, en toute sincérité, se sont indignés contre des programmes scolaires mettant en avant la répétition et la mémorisation sont les héritiers de ce courant, les produits d’une formation aux méthodes inductives (fondées sur la découverte par l’enfant plutôt que sur la transmission par le maître) et à l’«épanouissement des enfants» plutôt qu’à l’instruction. (le Figaro-01.09.09.)

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*Les antipédagogistes

Les têtes d’affiche du mouvement sont surtout issues des milieux enseignants.

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• Jean-Paul Brighelli. Cet enseignant agrégé en lettres en classes préparatoires à Montpellier est l’un des chefs de file du mouvement antipédagogiste. C’est en tout cas le plus médiatique d’entre eux. Il a émergé dans le débat public en 2005 grâce à la parution d’un ouvrage polémiste sur l’éducation, La Fabrique du crétin, fustigeant le déclin de l’école française. Issu de l’extrême gauche des années 1960, il milite désormais au Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), syndicat d’enseignants proche de la droite. Il avait ses entrées au ministère de l’Éducation nationale, auprès de Gilles de Robien, puis de Xavier Darcos.

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• Bernard Kuntz. Professeur agrégé de lettres, il est président du Snalc, qui a obtenu 8 % des voix des enseignants du secondaire lors des dernières élections professionnelles. Très attaché à la transmission des connaissances et au respect des disciplines, le Snalc fustige régulièrement la «dérive pédagogiste» des sciences de l’éducation, dont «l’utilité reste à démontrer».

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• Vincent Laarman. Ce jeune homme, «père de quatre enfants» comme il aime à se présenter, est l’un des fondateurs de SOS Éducation, une association de parents d’élèves créée en 2001 qui affirme regrouper 80 000 parents et professeurs «pour la défense de l’école» . Un chiffre difficile à vérifier auprès de cette association qui s’est notamment distinguée par une campagne de presse en 2006 demandant aux parents de vérifier si le manuel de lecture de leur enfant respectait la méthode syllabique. Cette association, qui se dit indépendante, paraît plutôt proche des ultra-libéraux. Antipédagogiste, elle affirme que l’école a pour première mission d’instruire les enfants. L’épanouissement passe après. Elle souhaiterait en finir avec la «cogestion» entre syndicats et ministère de l’Éducation nationale.

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• Alain Finkielkraut. Le philosophe, auteur de plusieurs ouvrages sur l’éducation, prend la défense de l’école de la République contre des réformes pédagogiques qu’il juge néfastes et qui aggravent, selon lui, les inégalités. Il prône une école égalitaire dont la principale valeur serait l’étude.

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• Laurent Lafforgue. Mathématicien, détenteur de la médaille Fields, l’une des récompenses les plus importantes en mathématiques, il a commencé à s’intéresser au système éducatif français en 2004 en se rapprochant du collectif d’enseignants Sauver les lettres. Nommé, par Jacques Chirac, membre du Haut Conseil de l’éducation, il avait été forcé d’en démissionner après avoir déploré l’application de «théories pédagogiques délirantes» et dénoncé les «khmers rouges» à l’œuvre au sein du ministère.

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* le français n’a plus la cote en Grande-Bretagne

Seulement 25 % des élèves britanniques étudient désormais la langue de Molière.

coeur-Le français ne cesse de perdre du terrain dans les écoles anglaises. En un an, le nombre de collégiens britanniques ayant passé une épreuve de français pour leur GCSE (certificat général d’éducation secondaire, l’équivalent du brevet en France) a diminué de 6,5 %. En sept ans, ce chiffre a été pratiquement divisé par deux, passant de 341 000 en 2002 à seulement 188 000 l’an dernier. Cela ne représente plus qu’un élève sur 4.L’allemand connaît aussi une forte baisse, alors que l’espagnol reste stable – mais il était traditionnellement moins étudié. Les seules langues qui progressent régulièrement, quoique encore très minoritaires, sont le chinois, le polonais et l’arabe.

Cette désaffection pour la langue de Molière est surtout le résultat d’une décision politique prise il y a 5 ans. En 2004, le gouvernement de Tony Blair avait retiré l’obligation d’apprendre au moins une langue étrangère à partir de 14 ans – une décision populiste qui est depuis critiquée par l’ensemble des experts en éducation. Cette politique s’est révélée dramatique, non seulement pour le français, qui reste la deuxième langue la plus apprise par les collégiens britanniques, mais pour l’étude des langues étrangères dans leur ensemble. «Ce qui se passe est le contraire de ce qui devrait être dans un monde où les frontières comptent de moins en moins», regrette Christine Blower, secrétaire générale du syndicat d’enseignants NUT.

L’engrenage de la facilité

C’est en fait le système du GCSE lui-même qui incite désormais les collégiens à abandonner le français et les autres langues secondaires. Car, contrairement au système français, les élèves britanniques choisissent les matières qu’ils veulent passer au GCSE. Pour augmenter leurs chances d’avoir des bonnes notes, de plus en plus retiennent des matières dites «faciles», comme la religion, l’informatique, la musique ou l’éducation physique, plutôt que des langues étrangères réputées difficiles. Plus grave, cet engrenage de la facilité n’épargne pas les établissements scolaires eux-mêmes, les écoles étant classées selon les notes obtenues par leurs élèves aux GCSE. Seules les écoles privées et les public schools qui préparent leurs élèves à entrer dans des universités réputées, comme Cambridge ou Oxford, continuent de pousser leurs élèves à apprendre une langue étrangère.(Le Figaro-28.08.09.)

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**La philo pour les ados ….. » Maman, c’est quoi Socrate?

Déjà on sèche pour répondre à l’éternel « comment on fait les bébés ? ». Mais quand leur curiosité se met à flirter avec les grands principes de la philo, alors là…

Heureusement la collection Les petits Platons nous sauve la mise avec quatre albums racontant Descartes, Socrate, Kant et Leibniz à partir des fictions qui traversent leurs oeuvres. Dans La mort du divin Socrate (1) on suit le philosophe lors de son procès par l’assemblée démocratique d’Athènes, avant qu’il ne fasse un cul sec avec la ciguë. Dans La folle journée du professeur Kant, le philosophe allemand défend tantôt avec humour, tantôt avec véhémence les vertus de la raison et de la science.
Pour nous, lectrices évidemment érudites et savantes, c’est amusant et rafraîchissant. Et pour les 9-12ans à qui cette collection s’adresse ? Dans l’ensemble, les livres sont accessibles. Certains concepts resteront, peut-être, obscurs pour les plus jeunes. Par exemple, lorsque Descartes s’interroge : « Mais puis-je raisonnablement douter que je sois réellement ici ? » (Le malin génie de monsieur Descartes). Dans ce cas, une petite séance de révision des classiques de philo ne sera pas de trop pour répondre aux questions de nos petits penseurs…

Quatre premiers livres sont déjà disponibles en librairies ou sur le site Les petits Platons.
Également sur le site, des infos, des jeux et des histoires pour compléter la lecture. (Le Figaro)

7 réponses à “Les partisans de l’école traditionnelle et ceux de l’école moderne”

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