Ce qui va changer à la rentrée scolaire

*Les cinq grands changements de la rentrée scolaire 2010/2011 en France

Le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, s'est rendu, en août,au lycée Jacquard, à Paris, pour y rencontrer des lycéensen stage d'anglais gratuit pendant les vacances scolaires. (Crédits photo : AFP)
Le ministre français de l’Éducation nationale, Luc Chatel, s’est rendu, en août,au lycée Jacquard, à Paris, pour y rencontrer des lycéensen stage d’anglais gratuit pendant les vacances scolaires. 

Une marge de manœuvre commence à être accordée aux établissements. 

Ce qui va changer à la rentrée scolaire dans actualité coeur-Autonomie et expérimentation sont les maîtres mots de Luc Chatel pour cette rentrée. «Si j’ai une conviction, c’est que notre École a moins besoin de grand soir que de petits matins quotidiens», a-t-il lancé, affirmant qu’il s’intéressait avant tout aux initiatives venues du «terrain». Les établissements sont les plus à même d’évaluer leurs besoins, selon le ministre. Exemple de cette nouvelle autonomie, les proviseurs organiseront comme ils le souhaitent les deux heures d’accompagnement hebdomadaires du lycée, principale nouveauté de cette rentrée. 

«Les profs consacrent souvent plus de temps aux garçons»<br /> » class= »photo » /></strong></a><strong> </strong></p>
<p><strong>•Un lycée plus tourné vers les élèves </strong></p>
<p><strong>C’est une petite révolution qui se met en place cette année par le biais de la réforme du lycée. L’organisation du lycée se veut plus adaptée aux besoins de chaque élève. Les horaires de la classe de seconde, la première à être concernée par la réforme, restent certes inchangés. Mais l’organisation interne est chamboulée puisque les horaires disciplinaires ont été grignotés. En contrepartie, ont été introduites deux heures hebdomadaires d’accompagnement personnalisé, qui peuvent être destinées au soutien, à l’approfondissement ou à l’aide à l’orientation. L’idée est de faire acquérir aux élèves des méthodes de travail plus autonomes et individualisées. Il s’agit pour les équipes éducatives «de mieux prendre en compte la réalité des besoins de leurs élèves et de mieux adapter les réponses pédagogiques», selon le ministre. En clair, les proviseurs n’organiseront pas de la même façon ces heures dans un lycée antichambre de classes préparatoires prestigieuses ou dans un établissement peu réputé… Parmi les nouvelles options proposées par la réforme, les cours intitulés «littérature et société» ou «méthodes et pratiques scientifiques» ont le plus de succès.</strong></p>
<p><strong>•Vers l’autonomie des établissements </strong></p>
<p><strong>Un des points majeurs de la réforme du lycée réside dans la marge de manœuvre budgétaire accordée aux chefs d’établissement. 25% du volume horaire consacré aux classes de seconde ne correspond plus à des cours classiques dans des disciplines précises mais est laissé au libre choix du conseil pédagogique, qui doit décider de l’allocation des moyens en fonction des besoins locaux. Si le ministre a rappelé qu’il était «le garant d’examens et de programmes nationaux», leur mise en œuvre, elle, dépendra du projet de chaque établissement.</strong></p>
<p><strong>•Des professeurs recrutés par les chefs d’établissement </strong></p>
<p><strong>Le programme Clair, pour collèges, lycées, ambition, innovation, réussite, est un programme expérimental mis en place à partir de cette rentrée dans 60 collèges et 45 lycées. Censé répondre aux enjeux de sécurité à travers une plus grande mobilisation des équipes, il constitue en fait une petite révolution dans l’organisation des établissements et le statut des enseignants. Même si le nombre de postes d’enseignants concerné est cette année minime, il dessine l’avenir possible du système éducatif: des professeurs recrutés par le chef d’établissement suivant leur profil et les choix pédagogiques de l’équipe.</strong></p>
<p><strong>•Des internats pour les plus méritants </strong></p>
<p><strong>L’idée des internats d’excellence fait florès. Un premier établissement a été créé en 2009 à Sourdun (Seine-et-Marne), situé sur l’ancien site du deuxième régiment de hussards touché par la restructuration de la carte militaire. Les élèves, pour la plupart boursiers, ont été sélectionnés sur des critères sociaux ou de difficultés de vie. Dès cette rentrée, onze nouveaux internats du même type ouvrent leurs portes, grâce à 500 millions d’euros dégagés dans le cadre du grand emprunt. Plus de 6.000 places sont offertes dans ces nouvelles structures mais surtout dans les 520 internats déjà existants. Ces places réservées permettront à de jeunes méritants de la sixième à la prépa qui «n’ont pas la possibilité de s’épanouir», de «travailler dans les bonnes conditions pour réussir», selon le ministre.</strong></p>
<p><strong>•Une évaluation par compétences </strong></p>
<p><strong>Peu à peu, la France s’adapte aux injonctions de la loi d’orientation sur l’école de François Fillon, votée en 2005. Cette dernière impose une évaluation par compétences, inspirée de pays comme la Belgique, la Suisse ou le Québec. Déjà présente à l’école primaire, celle-ci va être généralisée au collège cette année. Il ne s’agit pas pour autant de remettre en question le système des notes, un repère commun cher aux parents et aux professeurs. Mais pour ses défenseurs, l’évaluation par compétences est plus précise qu’une simple note. Elle permet d’apprécier les progrès de chaque élève et de mieux prendre en compte leurs besoins, quitte à leur proposer un accompagnement adapté. «Un 6 de moyenne en français ne permet pas de savoir si un élève maîtrise la lecture, fait observer une proviseure, avec les compétences, on sait où il en est.» La mise en place du «livret de compétences» destiné à la fois aux élèves et aux parents ne se fera pas sa ns résistance. Comme le démontrait un rapport du ministère en 2007, les enseignants sont d’autant moins convaincus par ce système que celui-ci nécessite du travail supplémentaire et une coordination entre collègues. Ils critiquent par ailleurs l’aspect jargonnant, flou ou trop ambitieux de certains items. «Comment dire d’un collégien s’il maîtrise les fondements de l’économie mondiale ou non?», ironise l’un d’eux. (Le Figaro-31.08.2010.)</strong></p>
<p></font><font face=**une pause déjeuner de 1h30 obligatoire 

Dans les collèges et lycées, la pause de midi s'est réduite et les élèves sont contraints d'avaler leur repas trop rapidement.
Dans les collèges et lycées, la pause de midi s’est réduite et les élèves sont contraints d’avaler leur repas trop rapidement. 

La réflexion sur l’emploi du temps des élèves va être le chantier de l’année. Des premières pistes se dégagent. 

coeur- dans actualité

Alors que Luc Chatel est parti jeudi étudier les horaires des élèves au Danemark, la Conférence nationale sur les rythmes scolaires, installée en juin par le ministre, s’apprête à scruter à la loupe les journées des jeunes Français. Ses travaux s’ouvrent ces jours-ci et ses conclusions seront rendues en juin 2011 pour une application attendue en 2013. Le constat est connu. La France pénalise ses élèves avec une journée surchargée et une année scolaire réduite à 144 jours (contre 190 jours au Royaume-Uni, 210 au Danemark). Voici l’état des réflexions de spécialistes. 

• Une pause déjeuner plus longue 

Dans les collèges et lycées, la pause de midi s’est réduite comme peau de chagrin alors qu’un minimum d’une heure et demie est néces­saire selon les nutrition­nistes. Il n’est pas rare que les élèves terminent à midi et reprennent à 13 heures, surtout lorsqu’ils suivent des enseignements optionnels. Ils ont alors à peine le temps de s’emparer d’un plateau-repas à la cantine avant d’avaler leur repas au lance-pierre. Or un temps de repas trop court peut à terme se révéler néfaste pour la santé, répètent les nutritionnistes. En début d’après-midi, les élèves ne sont par ailleurs pas très attentifs car en pleine digestion. Conscient de ce problème, le ministre de l’Éducation va signer une recommandation pour faire respecter une pause d’une heure et demie au moment du déjeuner. «Une meilleure respiration est nécessaire à la mi-journée», a-t-il dit à L’Express.

• Le retour de la semaine de quatre jours et demi 

Le rythme condensé sur quatre jours, qui est devenu la règle depuis 2008 avec la suppression du samedi matin à l’école primaire, a été fustigé par l’Académie de médecine. Au printemps dernier, les conseils d’école ont eu la possibilité de revenir à quatre jours et demi. Officiellement, tout le monde le souhaite. Mais sur le terrain, le statu quo prévaut. Les maires sont d’autant moins favorables au changement qu’une demi-journée supplémentaire engage des coûts en ma­tière de restauration et de transports. Quant aux enseignants, s’ils déplorent tous une journée trop chargée, ils ne sont pas prêts à sacrifier leur mercredi.

• La réduction des vacances d’été 

En réduisant de deux semaines les congés d’été, avec le même volume d’enseignements, on allonge l’année scolaire, ce qui permet d’alléger la journée et de mieux répartir le temps dans la semaine. Cette position est défendue par Georges Fotinos, membre du comité de pilotage sur les rythmes scolaires. Il propose aussi d’allonger la durée des vacances de la Toussaint, car les élèves apprennent mieux au printemps et en été, lorsque les conditions climatiques sont clémentes.

• Un calendrier fixé localement 

Entre 1980 et 1982, la France a expérimenté un choix du calendrier scolaire fixé localement, par les recteurs. De «petites vacances » avaient notamment été créées incluant les ponts de mai avec un départ plus tardif pour les congés d’été. Cette expérience qui fragmentait le territoire de façon excessive n’avait pas été reconduite. Une période de repos en mai aurait toutefois l’avantage de neutraliser les ponts qui saucissonnent le rythme et de contenter les professionnels du tourisme.

• L’inspiration des modèles étrangers ? 

Aucun n’est idéal, estiment les membres de la commission. En Allemagne, les enfants sont libérés vers 14 heures mais beaucoup sont ensuite livrés à eux-mêmes puisqu’on ne leur propose aucune activité gratuite. Quant à la Finlande, en tête des classements internationaux concernant les apprentissages, son calendrier scolaire n’est pas si différent du nôtre. Les vacances d’été, critiquées chez nous, y sont également longues. (Le Figaro-27.08.2010.)

**Les profs vont être mieux formés à la gestion des crises

Luc Chatel n'a pas pu faire l'impasse sur les demandes de formation des personnels, qui ont été le leitmotiv de ces états généraux convoqués à la Sorbonne.
Luc Chatel n’a pas pu faire l’impasse sur les demandes de formation des personnels, qui ont été le leitmotiv de ces états généraux convoqués à la Sorbonne.

En clôture des états généraux de la sécurité à l’école, le ministre de l’Education nationale a également expliqué vouloir doubler les équipes mobiles de sécurité. «Un rendez-vous raté» selon les associations.

coeur-

Comme prévu, le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a présenté jeudi une série de mesures pour endiguer le phénomène de violence scolaire, à l’issue des états généraux de la sécurité à l’école convoqués à La Sorbonne durant un jour et demi. Des mesures qui devraient entrer en vigueur rapidement. Un bilan d’étape est d’ores et déjà prévu dans six mois, peu de temps après la rentrée des classes.

Premier objectif : revoir le dispositif statistique actuel de mesure des faits de violences, afin de mieux cerner le problème. L’actuelle enquête annuelle et nationale Sivis (Système d’information et de vigilance sur la sécurité scolaire) va devenir «trimestrielle» à la rentrée 2010, être déclinée «au niveau départemental» et inclure une «enquête de victimation» fondée sur les déclarations des victimes. Le Sivis était jusqu’alors contesté car il portait uniquement sur un panel d’un millier d’établissements publics de second degré et ometait plusieurs types de violences.

Deuxième piste : «renforcer la formation des professeurs dès la rentrée 2010» en termes de gestion des conflits, de tenue de classe et de formation continue. Cette demande était le leitmotiv des états généraux. Chaque étudiant en master qui prépare les concours d’enseignants bénéficiera ainsi «d’une formation spécifique» et chaque professeur recruté suivra «lors de son année de stage un module de formation sur la tenue de classe».

Des diagnostics de sécurité seront par ailleurs effectués académie par académie, et le personnel des «établissements les plus exposés aux situations de violence» se verront proposer des formations. Ces efforts particuliers s’expliquent par le fait que 10% des établissements concentrent la moitié des violences.

Cela dit, Luc Chatel semble bien conscient que les enseignants ne peuvent pas faire face à toutes les situations : il propose donc également de doubler les effectifs des équipes mobiles de sécurité dans les académies les plus touchées par ces phénomènes de violence. Depuis septembre dernier, chaque recteur dispose d’une de ces équipes destinées à intervenir en cas de crise grave. Elles sont composées de policiers et de gendarmes, mais également de conseillers principaux d’éducation, de psychologues et d’infirmières scolaires.

Sanctions graduées

Autre vecteur, choisi par le ministre : «mieux faire respecter les règles du vivre ensemble», en «redonnant du sens aux sanctions». «Les procédures disciplinaires doivent résolument s’inscrire dans les principes fondamentaux du droit», notamment via «le principe du contradictoire qui instaure un dialogue avec l’élève avant toute sanction», a-t-il dit. Après la polémique sur l’exclusion des élèves violents, Luc Chatel a montré qu’il avait entendu les experts : cette solution doit rester «exceptionnelle». Le ministre a également dit viser des sanctions plus graduées en renforçant la place des travaux d’intérêt général, et en instaurant «une motivation écrite et une explication orale». Enfin, le conseil de discipline devra se tenir à l’extérieur de l’établissement.

Dernier axe : Luc Chatel veut «substituer aux dispositifs existants (réseau ambition réussite, NDLR) une nouvelle cartographie des établissements qui concentrent le plus de difficultés sur le front du climat et de la violence». Il propose de «créer un nouveau programme centré sur l’ambition, l’innovation, la réussite. Il pourrait être «expérimenté dès la rentrée prochaine dans une centaine d’établissements situés dans les académies les plus exposées au phénomène de violences, avant d’être généralisé à la rentrée 2011, le temps de définir les critères pour redessiner la carte de l’éducation prioritaire».

«Un rendez-vous raté»

Enfin, Luc Chatel a annoncé une «conférence nationale», très attendue par le monde éducatif, sur les rythmes scolaires. Hormis ce dernier point, représentants d’organisations enseignantes, lycéennes ou de parents ont, dans un même élan, jugé les choix ministériels «en décalage» avec les débats. Il s’agit d’un «rendez-vous raté», a estimé la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison, les décisions n’étant «pas à la hauteur» des propositions faites, a renchéri Thierry Cadart pour le Sgen-CFDT.

Les deux journées de débats ont été un «réquisitoire» contre la politique éducative menée depuis 2007 par le gouvernement, ont estimé Christian Chevalier pour le SE-Unsa et Antoine Evennou, président de l’organisation lycéenne UNL, politique dont Luc Chatel ne s’est pas encore assez démarqué à leur goût. La pierre d’achoppement restant sans conteste la réforme de la formation, dont la fédération de parents d’élèves FCPE a réclamé une nouvelle fois «l’abandon».

Seul Eric Debarbieux, président du conseil scientifique de ces états généraux, a souligné des «avancées». Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a plaidé de son côté pour «la réflexion» et la «pédagogie», afin de ne pas agir «dans l’urgence». (Le Figaro-08.04.2010.)

*********************

 

21 réponses à “Ce qui va changer à la rentrée scolaire”

1 2
  1. 18 06 2015
    sdorttuiiplmnr (16:26:39) :

    The subsequent time I read a weblog, I hope that it doesnt disappoint me as much as this one. I imply, I do know it was my option to learn, but I really thought youd have something fascinating to say. All I hear is a bunch of whining about one thing that you possibly can fix when you werent too busy on the lookout for attention.

    http://www.sdorttuiiplmnr.com/

1 2

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




évasion |
Généalogies |
vivreavec1handicap |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ANTI CORRIDA
| dartagnan
| Actualité de la Politique d...