Mastères spécialisés-le guide 2010

*Programmes en un an, ouverts aux titulaires d’un bac + 5, les MS sont des diplômes professionnalisants (en France), créés en fonction des besoins du marché. 492 sont proposés par les écoles.

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**Finance d’entreprise ou finance de marché ?

Mastères spécialisés :<br />gérer la croissance<br /> » class= »photo » /></a></font></strong></font><font face= 

Les formations spécialisées ont plus que jamais leur place.

coeur- «Dans le secteur de la finance, la crise a modifié les attentes des recruteurs. Leurs exigences en termes de maîtrise des connaissances techniques et de compréhension des enjeux industriels et stratégiques se sont renforcées  », observe Myriam Lyagoubi, responsable du MS Ingénierie financière d’EM Lyon. D’où l’importance selon elle d’avoir une «formation complémentaire “spécialisante”».Créé en 1989, ce MS se positionne exclusivement sur la finance d’entreprise – le financement des entreprises en utilisant les marchés -, contrairement aux mastères de l’Essec (techniques financières) ou d’ESCP Europe (finance), qui forment aussi à la finance de marché. Le MS d’EM Lyon, qui accueille majoritairement des gestionnaires (60 %) mais aussi des ingénieurs (25 %), forme aux métiers des fusions-acquisitions, du capital-investissement, du financement structuré, du financement d’actifs financiers. Les diplômés s’insèrent dans les banques d’affaires, institutions financières et fonds d’investissement, où les profils juniors sont très recherchés.

Alors que le métier de trader a largement fait les frais de la crise, aussi bien en termes de recrutement que d’attractivité pour les étudiants, les métiers liés à la gestion des risques, qui s’exercent de plus en plus en lien direct avec les directions générales, tirent leur épingle du jeu. Bordeaux École de management est présente sur ce segment depuis 1989 avec son MS Management des risques.

De leur côté, les écoles d’ingénieurs proposent des MS liés à la modélisation économique. C’est le cas à l’Ensae, l’ECE ou encore l’Isae qui propose un MS en partenariat avec ESC Toulouse.

«Pour 2010, les banques ont annoncé des recrutements en banque d’affaires et d’investissement, observe Myriam Lyagoubi. Il y aura de réelles opportunités pour les jeunes diplômés, particulièrement au second semestre et en 2011.  »

Quant aux salaires à l’embauche, ils ont accusé une baisse évidente. L’ère des fortes rémunérations et des bonus élevés est révolue. Pour autant, les diplômés d’EM Lyon peuvent encore prétendre à un salaire moyen de 47 K€. «La rémunération ne doit pas être le premier critère, insiste Myriam Lyagoubi. Les métiers de la finance sont cycliques. Il ne faut pas se focaliser sur la crise. Ce sont des métiers où l’on peut réellement s’épanouir.»  (le Figaro-10.03.2010.)

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**Commerce international : dynamisme confirmé

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Malgré le contexte actuel, employabilité et mobilité caractérisent toujours les programmes de ce secteur, grâce à leur orientation très mondiale.

coeur-«Malgré un contexte de crise, nous avons reçu plus de 700 offres d’emploi en 2009, pour une promotion de seulement 150 diplômés !» Pour Gordon Crichton, responsable du MS management des achats de BEM, l’insertion de ses diplômés ne pose aucun problème. Une tendance qui se confirme dans la majorité des parcours en commerce international.

Plus d’une quinzaine d’écoles proposent de former des managers à l’international dans des fonctions diverses comme l’import-export, la vente, le marketing ou encore l’achat. Comme l’an dernier, le MS achats de BEM accueille le plus grand nombre d’effectifs. Outre une excellente renommée chez les professionnels, l’attractivité de ce programme s’explique par les nouveaux besoins du secteur. «Dans un contexte en pleine évolution, la fonction achat a changé. Les entreprises sous-traitent plus qu’elles ne produisent, et l’acheteur occupe désormais une fonction hautement stratégique», explique Gordon Crichton. Se doter des meilleurs acheteurs devient une priorité pour tous les grands groupes internationaux. Pas étonnant que plus de 120 entreprises aient noué des liens avec le programme de BEM. Ou que le MS gestion des achats internationaux de l’Essec bénéficie d’une reconnaissance professionnelle internationale (certification «Accredited Purchasing Practitioner» de l’Institute of Supply Management).

Les profils fortement spécialisés séduisent également. Ainsi, le MS management maritime d’Euromed est partenaire d’un cluster (regroupement d’entreprises) leader dans ce secteur, qui recrute au sein de la formation. À l’EM Lyon, les ingénieurs d’affaires spécialisés dans les secteurs à fort contenu technologique du MS stratégies et développement d’affaires internationales attirent chaque année plus de 200 entreprises.

Formation multi-campus 

Comprendre les nouveaux enjeux des affaires internationales passe également par un renforcement de l’adaptabilité linguistique et interculturelle. De nombreux mastères ont donc fait le choix d’inscrire leurs MS dans un environnement hautement international. Ce qui les distingue : des programmes déclinés sur plusieurs campus, des étudiants et un corps professoral de tous les pays, un réseau professionnel à l’échelle internationale. Par exemple, l’European MBA de l’ESG offre un programme 100 % en anglais, avec environ deux tiers de sa promotion issus d’une vingtaine de pays. Après leurs deux premiers semestres à l’école, les étudiants peuvent partir un semestre supplémentaire chez l’un des cinq partenaires étrangers (États-Unis, Mexique, Chine, Australie et Israël).

À l’ESCP Europe, un séminaire international de cinq semaines en Asie ou en Amérique latine fait partie intégrante du MS Management des projets internationaux, qui vient également d’ouvrir un campus à Madrid. Et dans le MBA spécialisé management et commerce international de l’INSEEC, les étudiants doivent choisir trois options parmi les marchés européen, africain, chinois, américain et japonais. «Ces expériences apportent une réelle valeur ajoutée sur un CV. D’ailleurs, 90 % de nos diplômés trouvent leurs premiers jobs à l’étranger, explique Annabelle Bismuth, responsable des MBA spécialisés de l’ESG. Un conseil : ne pas intégrer nos formations si la mobilité fait peur !»

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**Le marketing dans tous ses états…

Pas moins de 26 formations sont aujourd’hui proposées par les grandes écoles dans ce domaine.

«À sa création, notre mastère était uniquement axé sur la communication. En vingt-trois ans, il a évolué vers la communication commerciale puis vers le marketing. Désormais, il intègre aussi des notions en management, explique Jacques Digout, responsable du MS marketing management et communication de l’ESC Toulouse. Une évolution logique, qui a suivi les attentes du marché et des entreprises.»

Si pendant longtemps les écoles ont différencié leurs formations en communication et en marketing, elles ont choisi depuis quelques années de les réunir dans des mastères communs, en y ajoutant une touche de management. L’INSEEC Paris, qui caracole en tête des effectifs avec plus de 250 étudiants, l’ESG Paris, et son MS marketing et publicité, ou encore l’ESSEC avec le marketing management ont fait ce choix. Idem pour le MS marketing et communication de l’ESCP Europe, où 60 % des cours portent sur le marketing, 30 % sur la communication et 10 % sur le management et le développement personnel.

Le luxe et la santé en pointe 

Une formule très appréciée par les entreprises, qui exigent des profils marketing avec des compétences globales. «Aujourd’hui, le secteur marketing reste un secteur porteur d’emploi, lance Jacques Digout. Et les entreprises attendent des jeunes opérationnels dès la sortie de leur diplôme. Dans notre MS, 55 % des étudiants se voient proposer un emploi avant la fin du cursus. Ils sont 98 % à être en poste au bout de six mois !»

Outre couvrir les grandes fonctions du marketing, à l’image du mastère études et décision marketing de l’ESC Rouen (un des plus anciens du secteur), les MS se spécialisent aussi sur des secteurs d’activité, en offrant des cursus de plus en plus pointus. Ainsi, le luxe a le vent en poupe depuis 2002, où l’ESG lança la première formation spécialisée en management et marketing du luxe. Depuis l’ISC, l’Escom et l’Ensait ont suivi l’exemple. Dans la santé, l’ESCP Europe propose un cursus original en management médical, pour former des spécialistes marketing dans l’industrie pharmaceutique ou la santé. De son côté, l’ESC Dijon a préféré une spécialisation nutrition, avec son MS marketing alimentation santé. Destinés aux jeunes diplômés scientifiques, HEC Paris offre un mastère en intelligence marketing afin de les rendre directement opérationnels au sein des directions études et marketing.

Avec 76 % de l’emploi en France et un peu plus de 70 % en Europe, le domaine des services est également un secteur facteur de croissance et de compétitivités. L’ESC Grenoble, Reims École de management et l’EM Lyon ont créé des MS traitant à la fois du marketing et du management des services. Et si le marketing direct et l’e-commerce sont les spécificités choisies par Skema et Telecom Management Paris, le design et la création restent l’apanage d’Audencia. Une seule école d’ingénieurs s’est positionnée sur ce créneau : l’Insa Toulouse qui permet à des ingénieurs ou bac + 5 scientifiques d’acquérir une double compétence d’ingénieur d’affaires industrielles.

*************************Audit-conseil : cap sur des programmes pointus…Ces programmes ont l’avantage de familiariser leurs étudiants à l’univers de l’entreprise, dans un secteur qui ne connaît pas la crise.’audit et le contrôle de gestion ne connaissent pas la crise. Ces fonctions ont évolué et se sont même complexifiées ces dernières années. Au côté de formations généralistes comme le MS audit & conseil de l’ESCP Europe, d’autres mastères spécialisés se positionnent sur des compétences plus pointues. C’est ainsi que depuis plus de vingt-cinq ans, le MS expert en audit interne et contrôle de gestion de l’ESC Toulouse forme précisément à l’audit interne, qui tire particulièrement son épingle du jeu face aux besoins croissants d’assurance exigés par les actionnaires ou la réglementation. Le MS management des risques de BEM et le MS contrôle de gestion, management des risques et planification de Reims Management School assurent eux un focus sur le management des risques, qui a également le vent en poupe depuis la crise financière. Quant à l’ESC Dijon Bourgogne, elle dispense à Rabat (Maroc) un MS dédié à la communication financière.Principal attrait de ces programmes : leur proximité avec le monde de l’entreprise, via l’intervention de professionnels, des partenariats avec des cabinets d’audit ou des associations professionnelles. Le MS audit, contrôle de gestion & systèmes d’information de ­Skema prépare aux principales certifications professionnelles de l’audit, du contrôle de gestion et des systèmes d’information.

«Nous avons des partenariats avec deux associations professionnelles de référence : l’Ifaci (Institut français de l’audit et du contrôle interne) et la DFCG Midi-Pyrénées (Association professionnelle des directeurs financiers et contrôleurs de gestion). L’Ifaci vient de reconnaître l’opérationnalité immédiate de nos étudiants sur des missions d’audit interne en leur accordant des dispenses au DPAI (diplôme professionnel d’audit interne), ce qui augmente encore leur employabilité», explique-t-on du côté du MS en audit interne de l’ESC ­Toulouse.

Selon leurs spécialités, ces formations débouchent sur des fonctions très diverses en cabinets d’audit, cabinets de conseil, dans des directions financières ou des services de contrôle de gestion des grands groupes… Les salaires affichés à la sortie sont aussi variables d’un diplôme à l’autre, se situant dans une fourchette allant de 33 000 à 43 000 euros.

*****Les métiers verts

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Les formations couvrant les questions «écolo» se généralisent.

coeur- Six cent mille nouveaux emplois verts d’ici à 2020 ! Telles sont les estimations annoncées lors du Grenelle de l’emploi dans l’environnement. Si ces chiffres apparaissent aujourd’hui optimistes, ils démontrent tout de même la vitalité du secteur, et notamment des domaines générateurs d’emploi, comme les eaux et déchets, le bâtiment ou encore les énergies. Depuis plusieurs années, les jeunes font preuve d’un réel engouement pour le domaine. Et les formations sur le sujet se développent. Aménagement du territoire, habitat durable, bioressources ou gestion des risques… les mastères spécialisés ont suivi le créneau, avec 38 cursus dans le domaine. «Les métiers de l’environnement sont jeunes et manquent encore de spécialistes, explique Michelle Ernewein, responsable de l’équipe pédagogique du MS, écoconseillère de l’Insa Strasbourg. Nous formons donc des professionnels ayant identifié les enjeux et capables de piloter les futurs projets de développement durable.»

Pionnières, les écoles d’ingénieurs couvrent 75 % de l’offre de MS en environnement, dans tous les secteurs : le management urbain à l’EI Cesi, aux Arts et Métiers ParisTech, l’École des ponts ParisTech, l’ENCP ou l’ESTP ; la sécurité et la gestion des risques à l’ENSCBP, l’INPT ou l’EISTI ; l’énergie à Supélec et dans deux MS des Arts et Métiers ParisTech. De son côté, l’Engees propose trois cursus dans le traitement des eaux et des déchets. Autant de MS qui s’adressent aussi bien à des profils école de commerce que scientifiques. «À l’Insa, notre programme apporte une vision plus large qu’une simple spécialisation en environnement, précise Michelle Ernewein. Outre des compétences techniques, nous cherchons surtout à développer une approche interdisciplinaire et transversale.»

Les écoles de commerce s’y mettent aussi

Les années 2000 ont ouvert la porte aux écoles de commerce, qui ont pris conscience de l’importance de former leurs managers aux problématiques environnement. «Plus qu’une question d’éthique, le développement durable est aujourd’hui une question de survie globale pour nos sociétés et nos entreprises», déclare tout net Bénédicte Faivre-Tavignot, directrice pédagogique du MS sustainable development d’HEC. Si la formation management urbain de l’Essec a fêté ses quinze années d’existence, les autres MS en école de commerce sont récents : aménagement durable à Skema en 2003, à l’ISC en 2004 et à l’ESC Toulouse en 2008 ; développement territorial à l’EM Normandie depuis 2005. «Nous ne cherchons pas à former de simples directeurs en développement du­rable, mais des experts capables de trouver des solutions aux grandes problématiques », précise la responsable du programme HEC.

À la rentrée 2010, quatre nouveaux MS seront lancés dans le domaine, dont le MS énergies marines renouvelables de l’Ensieta, l’École navale et télécom Bretagne. Bénéficiant du soutien du pôle de compétitivité Mer Bretagne, les trois écoles brestoises formeront les futurs responsables du développement de la filière énergies marines.(Le Figaro-10.03.2010.)

***Informatique : l’heure de la spécialisation

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De l’École d’ingénieurs en informatique (Eisti) à l’Institut supérieur d’électronique de Paris (Isep), en passant par l’incontournable Télécom ParisTech, les écoles positionnées sur le secteur proposent une vingtaine de MS.

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Généraliste ou spécialisé ? La vingtaine de MS proposée dans le domaine informatique laisse le choix entre les deux possibilités, même si la majorité de l’offre concerne la première catégorie.

Généraliste, le programme «informatique, système d’information, télécommunications et réseaux» mis en place en 1986 à l’Insa Lyon est précurseur. «Nous étions parmi les premiers mastères accrédités, tous secteurs confondus», explique son responsable, Mohamed Ouhalima. «Dans les années 1980, les entreprises se mettaient à l’informatique. Les besoins étaient énormes.» Au fil des années et des innovations technologiques, le programme s’est adapté aux besoins du marché, ouvrant notamment en 1998 une option «télécoms réseaux et systèmes d’information». Il accueille annuellement 45 étudiants, pour moitié en formation initiale ou continue, et forme par ailleurs 40 autres participants, au Maroc pour alimenter l’économie locale. Il s’agit essentiellement d’ingénieurs et scientifiques, mais aussi des médecins, des gestionnaires, des architectes.

La protection des données, un sujet stratégique 

Si le secteur informatique n’a pas été épargné par la crise, il a encore de beaux jours devant lui. «Les entreprises procèdent à des alignements permanents de leurs systèmes d’information. Elles ont donc toujours besoin d’informaticiens», explique Mohamed Ouhalima. «Il existe autant de métiers dans l’informatique que dans le bâtiment» , a-t-il coutume de dire. Des métiers d’études et développement aux métiers commerciaux, en passant par le management de projet, la maintenance et le conseil, le MS de l’Insa place à 60 % de ses participants dans les SSII et 40 % dans les services (dans les banques, assurances, l’administration).

En toute logique, ce sont les écoles d’ingénieurs à dominante informatique et télécoms qui propose ces MS : l’Esiee (École supérieure d’ingénieurs en électronique et électrotechnique), l’Eisti (École d’ingénieurs en informatique), l’INP-ENSEEIHT (école nationale supérieure d’électrotechnique, d’électronique, d’informatique, d’hydraulique et des télécommunications), Télécom ParisTech, mais aussi Telecom Bretagne.

Parallèlement à une offre généraliste, cette dernière propose un MS pointu en «informatique, appliquée à la décision bancaire et actuarielle». L’objectif est de former des spécialistes en informatique et mathématiques de la décision pour la banque, la finance et l’assurance. Créé en 2002, ce programme est soutenu par SAS, leader mondial de l’informatique décisionnelle, ainsi que le groupe Arkea. L’Ensi Caen a ouvert quant à elle en 2008 un MS autour de la monétique et des transactions sécurisées, en partant du principe que les centaines de millions de cartes à puce (cartes de paiement, cartes Vitale, passeport) en service en France nécessitent un degré de sécurité élevé. De son côté, l’Isep a ouvert en 2006 un programme autour d’un autre sujet stratégique, celui de la protection des données : son MS intitulé «informatique et libertés» se propose de former des managers de la protection des données à caractère personnel.(Le Figaro-10.03.2010.)

***Les systèmes d’information (SI)..une double compétence exigée.

Les systèmes d’information (SI) s’imposent de plus en plus comme un élément clé dans la stratégie de l’entreprise. Écoles d’ingénieur et de management se sont donc associées pour proposer  des programmes communs.

coeur- Systèmes d’information «Informatique décisionnelle», «Business intelligence», «Management des systèmes d’information»… Derrière ces expressions se cache une même réalité économique : celle du poids croissant des «SI» dans les stratégies d’entreprise.Une quinzaine de mastères spécialisés couvre ce domaine transversal. Leur principal atout : la double compétence. Aux ingénieurs maîtrisant la technique sont inculquées les bases du management, tandis que les gestionnaires viennent rechercher une maîtrise des outils techniques. En toute logique, certains programmes sont proposés conjointement par une business school et une école d’ingénieur. C’est le cas du MS Management des systèmes d’information et des technologies, ouvert par HEC et l’École des mines de Paris en 1998. «Il y a dix ans, le directeur des systèmes d’information était un pur ingénieur. Personne ne pouvait comprendre, donc critiquer ses options technologiques. Ce n’est plus le cas aujourd’hui», observe Marie-Hélène Delmond, coresponsable du programme. Ce MS, qui compte 500 anciens, accueille annuellement une trentaine d’étudiants. «Depuis trois ans, nous accueillons aussi en formation continue des profils techniques qui souhaitent progresser dans l’entreprise.»

Maturité du secteur

 

L’Essec et Telecom ParisTech proposent de leur côté un MS conjoint en Management des systèmes d’information en réseaux. ESCP Europe a quant à elle noué un partenariat avec la presti-gieuse Cornell University (New York) dans le cadre du programme «Stratégie, conseil et organisation». Des professeurs américains viennent dispenser leurs cours à Paris, et les étudiants terminent leur cursus par un séminaire à Cornell.

Après une telle formation, les diplômés se dirigent massivement vers les secteurs du conseil, où les missions sont nombreuses. «Chez Bearing Point, Ineum Consulting, mais aussi Capgemini qui a une cellule Business and Information Strategy (BIS), indique Marie-Hélène Delmond. Nous ne recommandons pas à nos diplômés de partir dans les SSII, où leur activité est essentiellement technique.» Les diplômés peuvent aussi rejoindre le monde de l’entreprise, les banques et assurances en tête, mais également l’industrie et les services, où ils intègrent la direction des systèmes d’information (DSI).

Et la crise dans tout ça ? «Il y a deux ans, tous nos étudiants décrochaient un CDI avant l’obtention de leur diplôme, ce qui est moins le cas désormais», observe Marie-Hélène Delmond. Sur l’exercice actuel du métier, la tendance est à la maîtrise des coûts et à l’évaluation de la performance. «Ce phénomène n’est pas uniquement lié à la crise, mais à la maturité du secteur, selon Marie-Hélène Delmond. Quand la conjoncture sera meilleure, les DSI reviendront à des problématiques liées à l’innovation.»

Notons enfin que certains MS se focalisent sur «l’intelligence économique», dans des écoles d’ingénieur comme l’Esiee et l’Ensicaen ou des business ­schools telles que Skema. Volet du management des systèmes d’information, l’intelligence économique est l’ensemble des activités de collecte, de traitement et de diffusion de l’information utile aux acteurs économiques. L’espionnage économique version légale…

***Aéronautique : des coopérations industrielles…

Pour les ingénieurs qui souhaitent se tournervers le contrôle aérien, l’Enac propose une formation complète.

 Les écoles privilégient les interventions de professeurs issus de l’industrie, des services aériens et de la recherche.

coeur- En matière de mastères spécialisés (MS) dans l’aéronautique, l’École nationale de l’aviation civile (Enac) et l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE), né du regroupement entre Sup-Aéro et l’Ensica à l’automne 2007, tiennent le haut du pavé. Ils totalisent pas moins de 24 cursus, dont 18 pour l’ISAE. Ces deux grandes écoles, qui ont aussi bâti des MS en coopération, privilégient les partenariats avec l’industrie.Le MS Helicoptère Engineering de l’ISAE déploie par exemple une formation en coopération avec Eurocopter, la filiale d’EADS, leader mondial des hélicoptères civils. Le programme a été mis au point avec la société dont le campus accueille les étudiants durant cinq semaines de cours. Ce MS permet de former des spécialistes en ingénierie des hélicoptères, de la conception à la production en passant par la conduite d’essais en vol. L’élève ingénieur pourra au cours de cette formation appréhender toutes les techniques : du design à l’aérodynamique en passant par l’acoustique ou encore la maintenance.

Autre exemple chez l’ISAE, le MS technique aéronautique et spatiale. Son point fort est de mettre en contact les étudiants avec des enseignants issus du monde professionnel tels que ThalesAleniaSpace, Astrium ou encore Safran, ainsi que des instituts de recherche (Onera, Cnes, ESA). Cette formation permet aux élèves d’acquérir, outre les compétences en techniques appliquées au domaine spatial, à la conception et l’ingénierie de systèmes spatiaux, des connaissances sur les aspects économiques et juridiques de ces projets complexes.

 

Autre nouveauté à l’ISAE qui témoigne de la montée en puissance des questions de maintenance dans le monde aéronautique, un MS en management de maintenance dans le cadre des réglementations internationales. L’école propose un nouveau programme depuis la rentrée 2009 assorti de deux options : avionique et structures.

S’ils optent pour l’Enac, les étudiants ont le choix entre 6 mastères spécialisés, dont les cours de certains sont dispensés en anglais. C’est le cas du cursus en communication, navigation, surveillance qui fait appel à des spécialistes de l’aviation civile.

Pour les ingénieurs qui souhaitent se tourner vers le contrôle aérien – en plein bouleversement en Europe -, l’Enac propose, en partenariat avec l’École supérieure de commerce de Toulouse, une formation complète qui fait intervenir des professionnels des compagnies aériennes et des aéroports. L’Enac offre aussi la possibilité d’obtenir un MS en management aéroportuaire alors que les hubs, ces plates-formes aéroportuaires se multiplient dans le monde. Le MS ouvre des débouchés dans l’encadrement en exploitation, marketing, gestion, finances et ressources humaines.

À signaler également un mastère «conduite de projets de systèmes intégrés aux véhicules aéroterrestres» aux Arts et Métiers, en coopération avec l’université ParisTech qui offre aux étudiants l’opportunité de concourir au Défi aérospatial étudiant et au Challenge Robot d’Alstom. (Le Figaro-10.03.2010.)

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3 réponses à “Mastères spécialisés-le guide 2010”

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