Andaloussiate,un miracle de beauté

** 7ème édition du Festival national de musique Hawzi -Tlemcen. du 25 juin au 02 juillet 2013. 

Succédant aux journées du «Tarab El Andaloussi», consacrées aux jeunes talents, ce festival rendra un vibrant hommage au grand musicien Dib Ayachi.

 

Andaloussiate,un miracle de beauté  17908

La 7ème édition du Festival national de musique Hawzi, qui a été ouverte mardi dernier au palais de la culture Abdelkrim Dali, s’étalera jusqu’au 2 juillet avec, au final, des prix aux lauréats.
Pour la première soirée, l’honneur est revenu à la troupe de Mascara Al Maqdiria et à l’interprète Nesrine Ghenim. Un spectacle fortement apprécié par les mélomanes venus en grand nombre. Fidèle à son habitude, cette manifestation, qui a gagné ses lettres de noblesse à l’échelle nationale, a réussi à faire monter sur scène les meilleures troupes du pays, à l’instar de Ahbab cheikh Sadek Bejaoui de Bejaia, d’El Mouahidia de Nedroma, Noujoum el founoune de Constantine, Assala d’Oran et Ahbab cheikh Redouane Bensari de Sidi Bel-Abbès, entre autres.
Cerise sur le gâteau, des interprètes professionnels connus participent à cette édition dont Tahar Hassa, Farid Khodja de Blida et Abbas Righi de Mostaganem. Ce festival, et contrairement aux années précédentes, succède aux journées Tarab El Andaloussi, consacrées aux jeunes talents.
Une rencontre qui, selon la direction de la Culture de Tlemcen, «tend à motiver les jeunes à préserver ce genre musical ancestral et lui garantir une relève digne des grands chantres algériens ayant sacrifié leur vie pour la sauvegarde de ce patrimoine musical national»*Chahredine Berriah- El Watan-02.07.2013.

ibn-badja-4
P111109-21

3079391873_1_3_gFyohWDU

8c8-hawzi

Andaloussiates_9253

**Le coup d’envoi de la 7e  édition du Festival national de la musique hawzi a été donné mardi soir 25 juin 2013 au palais de la culture Abdelkrim-Dali,  Imama. Vingt associations prendront part à cette 7e édition marquée par des chants inspirés de la poésie de Cheikh Boumediene Ben Sahla. Selon le commissariat du festival, 16 troupes devaient entrer en compétition, où trois prix (300.000 dinars – 250.000 DA – 150.000 DA) seront décernés par un jury composé à cet effet.  Parmi les associations participantes figurent entre autres l’association El Mouahidia de Nedroma , Ahbab cheikh Bensari de Sidi Bel Abbes, ainsi que d’autre associations issues d’Alger, de Béjaia, de Constantine, de Mascara…  Placée sous le haut patronage de la ministre de la Culture, ce festival se propose ainsi de mettre à l’honneur des genres artistiques authentiques et ancrés dans le quotidien des habitants de la ville de Tlemcen, qui a enfanté de célèbres chanteurs et musiciens parmi lesquels cheikh Larbi Bensari, chikha Tetma et Abdelkrim Dali. Selon les organisateurs, cette manifestation se veut également un rendez-vous annuel pour contribuer au développement et à la valorisation du patrimoine culturel et artistique du hawzi. Il est important de rappeler que le commissariat du festival ambitionne de donner un cachet maghrébin à ce festival à partir de la prochaine édition, avec la participation de chanteurs et associations maghrébines issus de la Tunisie, du Maroc et de la Libye. Notons que de nombreux chanteurs participeront à cette édition dont notamment Nesrine Ghanim, Farid Khodja, Abbas Righ et d’autres encore. En marge de ce festival, il est prévu des conférences et des tables rondes, ainsi qu’une exposition photos.*Horizons- 24 juin 2013

coeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gif

**Journée du hawzi de Nedroma

Le festival culturel et artistique « journées du hawzi de la ville de Nedroma » (Tlemcen), s’est ouvert, jeudi soir, par un spectacle de troupes locales au son de la zorna et du bendir. La cérémonie d’ouverture de cette manifestation artistique, organisée par le secrétariat communal de l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA), a été marquée par un hommage au chantre du hawzi Cheik Mohamed Ghaffour, mettant en exergue son rôle dans la diffusion de ce genre musical classique en Algérie par une interprétation distinguée de ses belles chansons d’une grande notoriété telles « Ya laim » et « Baadh men saa ». Le professeur Meghnounif Chaib de l’université de Tlemcen a animé une conférence sur le chant hawzi et le parcours de l’artiste Ghaffour en signalant que le hawzi est un genre musical traditionnel appartenant à la famille de la musique classique du patrimoine national dont la musique andalouse.Il a égalment situé la différence artistique entre le hawzi né dans la ville de Tlemcen et l’andalou créé à Grenade (Andalousie) avant son transfert au Maghreb arabe. Selon le conférencier, cette différence réside « dans les caractéristiques » dont l’adoption du genre andalou de la qacida arabe classique et le rythme « répondant aux normes et une échelle de sons qui respecte les normes de la Nouba » alors que le hawzi « est un prolongement du Zadjel andalou inspiré de la poésie dialectale qui utilise des qacidate en langage tlémcenien raffiné » et interprétées sur le rythme léger « Berouali ». Parmi les plus importants chanteurs qui sont célébres dans ce genre musical, le conférencier a cité cheikh Mohamed Ghaffour avant de relater son parcours artistique. Natif de Nedroma en 1930, ce chantre a fait ses premiers débuts artistiques chez Driss Rahal, ce qui lui a permis tout jeune, épris du genre hawzi, de créer son orchestre en 1954 et de récolter de nombreux prix et des rangs honorables aux festivals nationaux. « En 1981, le cheikh a arrêté de chanter pour s’occuper de sa santé et de sa famille, mais il a du reprendre la scène artistique et fut honoré par l’université de la Sorbonne en France en 2008″ , a précisé le conferencier. Ce festival de trois jours verra l’organisation de soirées artistiques animées par des groupes musicaux dont « El Moutribia » de Blida, « Ennahda » d’Oran, « Maghdiria » de Mascara, « El Djazira » d’Alger et « El Assala » et El « Mouahidia » de Nedroma.*Le Courrier d’Algérie- 18 jan, 2013

coeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gif

**  Yak koultoum ili yesbar.

*Festivités de clôture de «Tlemcen, capitale de la culture islamique»

«L’éveil» andalou »   A Oran et à Tlemcen, les jeunes s’intéressent de plus en plus à l’art et à la musique andalous.

Laïla Benmrah, Azzeddine Bouabdellah, Abbas Kaïd Slimane et Korso Fessiane Ghouti sont des chanteurs andalous orginaires d’Oran et de Tlemcen, qui ne bénéficient pas encore de la lumière de la grande scène. Ce n’est pas de leur faute. Les plateaux artistiques ne sont pas souvent montés selon les normes du métier et du talent. Les émissions télévisées et radiophoniques ne donnent pas un égal accès à tous les artistes, surtout les moins connus. En la matière, «le service public» est nul. Mardi dernier, la maison de la culture Abdelkader Alloula de Tlemcen a abrité une soirée andalouse à la faveur des festivités de clôture de «Tlemcen, capitale de la culture islamique», en présence des quatre chanteurs accompagnés de l’orchestre de Lotfi Bouyacoub. Laïla Benmrah, qui a appris le chant andalou avec son frère, Fouad Benmrah, à l’association Al Mansourah d’Oran, a interprété des inquilabat dans les modes djarka et aârak comme Ayouha al goumri et A bouya kirani avec un istikhbar, Yak koultoum ili yesbar.

«A Oran, il n’y a pas que le raï, il y a aussi de la musique andalouse. Le public s’intéresse à ce genre musical. Pour les mariages, on demande aujourd’hui des orchestres andalous. Cela n’existait pas auparavant. Certaines familles n’acceptent pas le raï», a expliqué Laïla Benmrah. Selon elle, il existe six associations andalouses au niveau de la capitale de l’ouest du pays qui en assurent l’enseignement aux jeunes. «Nous avons aujourd’hui de belles voix féminines dans toutes les écoles de l’andalou. Et la relève est assurée. Je suis pour la rénovation de cette musique, mais sans dénaturer les textes chantés. Il ne faut pas toucher à l’authenticité des paroles et des compositions», a ajouté Laïla Benmrah.

Elle travaille actuellement sur la sortie d’un album qui sera son premier opus. Alayem lach tloum d’Ahmed Bentriki a été choisi comme qcid de départ pour Abbas Kaïd Slimane pour son court tour de chant. Il a enchaîné avec un double mkhilas, Maou faouchi telbi et Nar el bine gdat. Parlant de Mohamed El Ghaffour, Abbas Kaïd Slimane, ancien élève de l’association Gharnata du temps de Mustapha Bouhcina et l’association Slam à l’époque d’Ahmed Baghdadi, a estimé qu’il n’existe pas de différence de style andalou entre Tlemcen et Nedroma. «Dans les années 1980, j’avais constitué un groupe de musique moderne qui jouait du hawzi moderne avec batterie et orgue. Nous avions des supporters, mais cette initiative avait été critiquée par les puristes. Seulement, mon but était — et il est toujours — de sauvegarder notre patrimoine artistique, celui de nos ancêtres», a confié Abbas Kaïd Slimane.

Azzeddine Bouabdellah a, pour sa part, repris en mode aârak Oulfi Mériem, version chantée par Mohamed El Ghaffour. Il a ensuite continué avec un andalou-flamenco, manière d’accélérer le rythme (d’autres l’ont fait dans un mixage avec le style moghrabi). «Le flamenco et l’andalou sont nés sur la même terre. Il y a un lien entre les deux, notamment dans le style gharnati», nous a exliqué Azzeddine Bouabdellah, dont le premier album sur le marché depuis presque dix ans est un cocktail de hawzi, assimi, moghrabi et madih. Pour le prochain Ramadhan, l’artiste envisage de produire un autre album avec du madh dans le style sanâa. «J’avoue que cette manifestation de ‘‘Tlemcen, capitale de la culture islamique’’ nous a permis de faire la connaissance de beaucoup de personnes intéressantes et des artistes. Tlemcen a acquis des infrastructures culturelles importantes», a déclaré Azzeddine Bouabdellah.

Dernier à passer sur scène, Korso Fessiane Ghouti a choisi de chanter un inquilab moual, un aâroubi de Sidi El Djilali et un madh El fiyachia. Membre de l’association Gharnata depuis le début des années 1980, l’artiste assure actuellement des cours de musique pour les jeunes. «Nous voulons transmettre ce que nous nos ancêtres ont légué. Nous voulons que ce patrimoine soit appris par la nouvelle génération avec toute sa profondeur. Nous avons constaté que les jeunes s’intéressent de plus en plus à la musique andalouse. Il y a un certain éveil», a relevé Korso Fessiane Ghouti. Selon lui, la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique» a donné un nouveau souffle à l’art andalou dans la région.

«Dans les années 1990, toutes les associations andalouses avaient cessé d’activer à Tlemcen. Cela avait menacé sérieusement l’existence même de la musique andalouse», a-t-il souligné. Korso Fessiane Ghouti, qui dit être passionné par l’art andalou et le soufisme, prépare la sortie d’un album de Samaâ Soufi avec des textes tels que Tamalktoum akli, Mata ya kiramou al hay et Ya saki layssa ala el mouhibi jounahou. A noter enfin que les journalistes ont décidé, mardi soir, de boycotter la couverture du concert de l’Orchestre maghrébin de musique andalouse prévu au Palais de la culture Abdelkrim Dali-Imama de Tlemcen. Les journalistes ont été empêchés, d’une manière peu respectueuse à leur profession, d’accéder aux coulisses pour réaliser des entretiens. Les tentatives de faire parler Rachid Guerbas, chef de l’orchestre maghrébin, ont échoué. Rachid Guerbas est connu pour ne pas avoir de bons rapports avec les représentants de la presse. Mauvaise habitude. Par Fayçal Métaoui (El Watan-26.04.2012.)

**Née dans une famille de mélomanes, Leila BENMRAH est dans la musique et la musique est en elle. Elle entreprend son apprentissage dés l’âge de 7 ans et elle a passé plus de 26 ans dans l’association El Mansourah d’Oran, dont le chef d’orchestre n’était autre que son frère Mohamed Fouad…consulter le blog: bloginy

**consulter aussi le site de: Tlemcen capitale de la culture islamique

coeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gif

**********************************

*Parade d’adieu

L’événement «Tlemcen, capitale de la culture islamique» tire à sa fin. Samedi, une parade composée de troupes folkloriques nationales a sillonné les rues pavoisées d’Imama.

Le même itinéraire qui a vu l’ouverture de cette manifestation, un certain 16 avril 2011. Et, encore une fois et malgré l’heure tardive, les familles tlemcéniennes étaient présentes en nombre. Un adieu festif, mais émouvant à 365 jours de riches activités culturelles. S’ébranlant à partir de la nouvelle cour de justice, le groupe de la fanfare, à pas cadencés, paradait solennellement en habits traditionnels. Une œuvre artistique à laquelle adhérait une grande partie de la population gâtée par des festivités animées par des artistes nationaux et étrangers. Leur emboîtant le pas, les louveteaux des scouts musulmans gratifiaient leurs «fans» élégants, les cavaliers élégamment vêtus précédaient le groupe Ahbab Cherchell qui exécutait des chants et danses andalous. Puis, celle d’El Manara, de Miliana, qui a exhibé tout son talent. Ensuite, ce fut au tour des troupes folkloriques d’Oran, de Sidi Bel Abbès, Aïn Témouchent, Mostaganem, Relizane, Chlef et Naâma de présenter des fresques musicales d’une grande beauté. Un spectacle qui avait suscité l’admiration du public. L’arrivée au nouveau palais de la culture, point de chute, a été l’apothéose. Une fin en sourires et youyous. Avec au fond, déjà, une teinte de nostalgie. Tlemcen a été chantée durant une année. Qu’en restera-t-il ? (Chahredine Berriah- El Watan-26.04.2012.)

**  «Si Tlemcen m’était chantée…»

Onze artistes participent à un spectacle de trois heures

<br /><br />
La grande m&eacute;lomanie savante de Farid Khodja.<br /><br />
 » src= »http://www.elwatan.com/images/2012/04/24/culture3_969379_465x348.jpg » /></a></span></span></strong></p>
<p><span style=photo: La grande mélomanie savante de Farid Khodja.

Si Tlemcen m’était chantée», un spectacle à plusieurs voix, a drainé la grande foule, lundi soir, au palais de la culture Abdelkrim Dali-Imama, à la faveur des festivités de clôture de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique».

Après une ouverture avec la zorna et une touchia ghrib, exécutée par l’orchestre de Mabrouk Hamaï, Farid Khodja a entamé une qcida hawzi extraite d’un de ses derniers albums. Abdellatif Merioua, qui n’était pas au meilleur de sa forme, a préféré s’en prendre inutilement aux jeunes dans un istikhbar, Chouban had zman la ray la tedbir (les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas de personnalité), avant de reprendre le presque inévitable Sidi Boumediène, jitek qaced. Le jeune Abbas Righi de Constantine, 28 ans, a été une véritable découverte pour le public tlemcénien. Cet ancien élève du maître Kadour Darsouni a interprété la version malouf de Lillah ya ben el werchane avec une parfaite maîtrise vocale. Abbas Righi est actuellement membre de l’Ensemble national de musique andalouse.

La jeune artiste kabyle, Taous Arhab, a, de son côté, mis une couche supplémentaire à l’ambiance avec des chansons légères. Taous Arhab aime mêler les chants berbères aux sonorités R’n’B, manière d’apporter un plus à la tradition lyrique du Djurdjura. Yacine Ouabed a, pour sa part, lu un poème en hommage à l’Algérie, Ki lyoum inchallah (Comme aujourd’hui inchallah), à travers lequel il s’en prend aussi aux arrivistes et aux faux dévots. Il a laissé place à Samir Toumi, qui, attaché à l’héritage assimi, a entamé un mcedar, Ach yesbar kalbi, avant d’enchaîner avec Fadh al wahch aliya et Ya El ghouthi balak tensani (El Ghouth est le surnom donné à Sidi Boumediène). Le public du palais de la culture Imama a réservé un accueil chaleureux à Abdelkader Chaou, qui, après un istikhbar, El kalb lel kalb, a chanté la version chaâbie de Lillah ya ben el werchane (une version popularisée par le regretté El Hachemi Guerrouabi) et Chilet laâyani de Abdelhamid Garami.

En coulisses, Abdelkader Chaou a confié aux journalistes qu’il envisage de faire sortir un nouvel album. «Il y aura une dizaine de titres entre châabi et chansonnettes comme Jlibti hozni ya el bakya, Li saad saadou et Qsti maak chhal kdima. Je vais bientôt entamer l’enregistrement», a-t-il dit, évoquant le regretté poète Zerrouk Dakfali. Célèbre parolier, Zerrouk Dakfali, qui est décédé en 2006, a écrit des chansons pour, notamment, Kamel Bourdib et Abdelkader Chaou. Ce dernier a qualifié d’excellente l’initiative d’installer le nouveau Conseil national des artistes (présidé par Abdelkader Bendaâmache). «On va enfin avoir un statut, bénéficier de régimes de retraite et de sécurité sociale», s’est-il félicité.

Nadia Benyoucef a fait une brève prestation en reprenant une des chansons célèbres de Fadila Dziria, Ana touiri et un des titres préférés de Abdelkrim Dali, Sifet echmaâ ouel kandil. Hamdi Benani, qui est venu sans son orchestre, a interprété en mode raml maya, Masaba akli siwa sihrou el djoufoun avant de continuer avec son immortel Bellah ya hamami et terminer par Achek mamhoun. Hamdi Benani, qui interprète le malouf, le hawzi, le mahdjouz et le medh et qui a déjà produit une quinzaine d’albums, ira l’été prochain en France et au Canada pour animer des concerts. Au Canada, Hamdi Benani chantera en duo avec Cheb Yazid. «Je regrette que la télévision passe mes récitals à 1 ou 4h du matin ! Je souhaite que le malouf et le chaâbi passent à des heures de grande écoute. Le malouf est un patrimoine national qui restera toujours vivant et qui doit être enseigné à l’école», a-t-il dit plaidant pour la rénovation de ce patrimoine. Il a déclaré n’avoir pas encore été sollicité pour participer aux célébrations du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. Kamel Benani, fils de Hamdi, chanteur malouf aussi, va bientôt sortir son premier album. Après un sketch aux tonalités moralisatrices (comme d’habitude !) de Hamid Achouri, la soirée a été clôturée par un tour de chants soufis de Abdallah Menaï. Interprétant Ya bnayet al ardjoun, Menaï est allé chanter au milieu du public avant d’être prié d’une manière inélégante de terminer son show par Mourad Zirouni, un animateur qui ne veut pas évoluer dans sa manière de s’adresser aux spectateurs. La ringardise n’a pas de limites ! Par Fayçal Métaoui (El Watan-25.04.2012.)

***********************************

coeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gif

6ème Festival national de musique hawzi – Tlemcen…du 25 juin au 3 juillet 2012 

Vingt associations devaient prendre part à la sixième édition du Festival national de musique hawzi, du 25 juin au 3 juillet 2012  à Tlemcen, parmi lesquelles l’Association El Mouahidia de Nédroma qui a présenté son répertoire vendredi 29 juin 2012.. Cette édition abritée au Palais de la culture Abdelkrim-Dali (Imama de Tlemcen), verra l’entrée en compétition, des meilleures associations musicales activant actuellement dans le domaine de la musique andalouse et du hawzi… Parmi ces associations, «Nassim el andalous» d’Oran, «El Andaloussia» de Sidi Bel Abbès, «Nedjm Kortoba» de Constantine, «El Fakhardjia» d’Alger, «El Fen wel Adab» de Blida et «Salma» de Tlemcen et autres, qui animeront une semaine durant les soirées de la cité des Zianides, sous l’œil attentif d’un jury composé des artistes Dib El Ayachi, Hakem Smail, Toufik Benghabrit et Chafik Hadjadj.

- Le coup d’envoi de la 6ème édition du festival national de la musique hawzi a été donné, dans la soirée de lundi au palais de la culture « Abdelkrim Dali » de Tlemcen par M.Hamdi Rabah , inspecteur général au ministère de la culture en présence des responsables du secteur, d’artistes et de citoyens . La soirée d’ouverture a été marquée par le vernissage d’une grande exposition réservée à la nouba andalouse en plus de la prestation artistique de deux associations et un chanteur de la wilaya de Tlemcen en l’occurrence Kaid Slimane Abbas. Ce dernier a remplacé l’association Essalam de Nedroma programmée initialement. La célèbre troupe de l’association « SLAM », ayant à son actif de nombreuses participations dans des festivals nationaux et internationaux, a superbement interprété des chansons hawzi, puisées du patrimoine. Cette formation, représentant l’école musicale dite de Tlemcen, a été longuement ovationnée par le public venu en grand nombre pour cette soirée d’ouverture. La seconde association programmée à cette ouverture a été « El Assala », fondée en 2010 par un groupe d’amis partageant la passion de la musique andalouse de manière générale et la musique hawzi particulièrement.Les deux premiers lauréats prendront part au festival international de la musique andalouse, organisé chaque année par Alger , a-t-on indiqué . La soirée de mardi -26.06.2012- a vu le passage des associations « El fen wel adab » de Blida, « El Andaloussia » de Sidi Bel Abbes et « Ryad el andalous » de Tlemcen. Cette sixième édition, rendra hommage au grand poète Ben Messaieb et verra également la participation de chanteurs et chanteuses professionnels de la musique andalouse, dont Leila Benmrah, Dalila Mekadder, Leila Borsali, Omar  Belkhodja et Mansouri Lahbib, a-t-on souligné. Une grande exposition sur la musique andalouse, des conférences et des tables rondes sur le hawzi notamment, seront organisées au Palais de la culture de la ville de Tlemcen en marge de ce festival. (divers médias et APS- 26.06.2012.)

***L’association musicale « fen wa nachat » de Mostaganem a décroché le premier prix de la sixième édition du festival national du hawzi, qui s’est tenu du 25 juin au 3 juillet au palais de la Culture Abdelkrim Dali de Tlemcen.

Créée en 1984, cette association a consenti d’énormes efforts dans la formation musicale andalouse et chaabi. Elle est connue pour ses prestations de haut niveau et son travail de base qui consiste à transmettre aux nouvelles générations tous les secrets et l’amour de ce genre musical et de chant pour sauvegarder cet héritage plus que séculaire.

La deuxième place est revenue à l’association « fen wel adab » de Blida créée en 1963 sous la direction de feu Mohamed Mahieddine. Elle a toujours œuvré pour la protection et la vivification du patrimoine musical traditionnel et populaire algérien. Depuis sa création, cette association a formé des centaines d’élèves et a participé à des manifestations nationales et internationales.

Par ailleurs, la troisième place est revenue à l’association « Gharnata » de Tlemcen créée en 1964 et qui s’est toujours déployé sur le vaste champ de la musique savante algérienne. Remarquée par la qualité de ses prestations, l’association « Gharanata » présente un tableau de participations et de prix glanés lors des festivals nationaux et rencontres internationales.

La soirée de clôture de cette sixième édition du festival national de hawzi a été marquée par deux grandes figures de la musique andalouse nationale, en l’occurrence Dalila Mekadder et Leila Borsali, qui ont charmé, chacune à son tour, le nombreux public par leurs mélodies.

Cette sixième édition a enregistré la participation d’une vingtaine d’associations musicales représentant diverses wilayas du pays. Le niveau général de ces associations était presque très proches à tel point où il a été très difficile de les départager, a souligné le président du jury, M. Toufik Benghabrit. (APS-Ouest.05.07.2012.)

**************************************

coeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gif

**Andaloussiate,un miracle de beauté

  andaloussiatefem.jpg 

Miracle de beauté que ces airs venus d’un âge d’or perdu mais qui demeurent vivants et toujours aussi émouvants.Régulièrement depuis six ans avec le printemps, à l’initiative d’Arts & Culture, le rendez-vous est devenu incontournable : Andaloussiate, Nouba printanière. Tout y est. Les programmes sont joliment imprimés, le personnel attentif et avenant. Dans la grande salle d’exposition d’art, Redouane Mohammedi, le directeur, en vrai maître de cérémonie, accueille en personne les spectateurs le six mai, 20h 30. L’animateur Djalal apparaît. C’est le signe d’un début imminent. Vêtus de leurs plus beaux atours, les membres de l’association El Djazira venus en nombre pour le plus grand plaisir des amoureux d’El Andalous. Famille, amis, mélomanes, musiciens des autres associations et des autres genres, tous sont là. Nous voici partis à la découverte d’une nouba « mixte » Rasd raml maya. Tout au long de la soirée, nous suivons une association qui a mûri, s’affirme et compte de belles voix pleines d’avenir. Les membres ont quasiment tous suivi une formation au conservatoire de Kouba. Bachir Mazouni, en charge de la direction technique, aime l’innovation en musique et il a su transmettre son répertoire sans altérer son héritage. Il y a même un hautbois parmi les instruments traditionnels ! La direction est confiée à Amel Bessaoud une des plus talentueuses élèves. En fin de programme, El Djazira, généreusement, donne du plaisir à l’assistance avec un retour à des grands classiques tels que Lamta yahna qalbi et El qalb bet sali. Des youyous fusent de la salle, des spectateurs chantent. Un sentiment de nostalgie nous unit. L’émotion synchrone des rythmes monte crescendo. Le public est tenu en haleine. Un tonnerre d’applaudissement s’élève dès la dernière note de ce concert qu’on aurait voulu plus long. Incontestablement, El Djazira a joliment marqué l’ouverture.

Le lendemain, venus tout droit de Béjaïa, Ahbab Cheikh Sadek El Bedjaoui. Pour leur première partie de spectacle, une nouba sika dans le genre « madih ». Le répertoire un peu « parallèle » n’est pas très exploré et c’est une belle surprise. Suivra une série de aâroubis et du haouzi, très sereinement servis par Cheikh Mohamed Raïs, élève du grand maître béjaoui et chef d’orchestre. Les Béjaouis ont fait la preuve, s’il en fallait, de leur maîtrise à percer les secrets de la nouba. Mardi 12 mai. Effervescence et affluence inhabituelle aux alentours du Théâtre de Verdure. Bien avant l’heure de début du concert, la salle est comble. Artistes et familles entières sont venus tôt pour s’assurer d’une bonne place. Et pour cause, El Djazaïria El Mossilia, la doyenne des associations d’Alger, a rendez-vous avec son public. Dans la salle, il n’y a plus la moindre place de libre. On ajoute même des chaises dans les allées. Les retardataires sont assis à même la moquette. D’autres sont debout au fond. Sur scène, ils sont trente-deux. On reconnaît Sabéha, Rachida, Hédia, Karim, Mohamed, Halim, Sedddik et bien d’autres. On fait silence et c’est dans cette atmosphère, mélange d’extase et de recueillement, qu’un « tac-tac » de derbouka donne le signal de début de la nouba sur le mode ghrib, choisie par le maestro Nacereddine Benmerabet. Un enchantement qui va durer plus de quarante-cinq minutes. La nouba ghrib est interprétée dans la plus pure tradition algéroise. Rien ne lui manque et rien n’y est ajouté ; aucune pièce rapportée ni importée. Les mélomanes et admirateurs d’El Mossilia sont aux anges. On est emporté par le rythme qui s’accélère au fur et à mesure qu’on arrive à la chanson finale. Et là, surprise ! A peine la dernière note émise, les musiciens se lancent dans Touchiet el kamel . Youyous et applaudissements nourris. Le rythme s’accélère de nouveau. Il monte, monte encore pour retomber à la dernière mesure de la dernière phrase musicale pour nous laisser encore plus heureux. Pour sa seconde partie de concert, El Mossilia interprète une série d’inquilabate sur le mode sika, suivis d’insirafs et d’une pièce réputée plaire à son public Ya rouh el noufous, empruntée au répertoire constantinois, et qui amène l’assistance à entrer dans le spectacle en marquant le tempo des mains et en encourageant les musiciens de youyous. On est à la limite de la transe…

L’interprétation est précise, légère, le mode sika est un mode à la tonalité fraîche. D’ailleurs, il fait chaud dans la salle mais c’est à peine si on s’en rend compte. Pour la troisième et dernière partie, la grande association fait une fois de plus un retour aux sources et à la tradition. Elle puise dans le répertoire des aâroubis algérois Men ibate iraâi lahbab, ce beau chant de l’exilé à la recherche du messager qui transmettra pour lui son message d’amour, de tristesse et de manque, à sa famille, ses amis et à El Djazaïr… Que d’émotions et de souvenirs qui remontent et réchauffent le cœur et l’âme. On ne savait plus qui d’El Mossilia ou du public rendait hommage et honorait l’autre. C’est la fin du concert, du moins le croit-on. Les applaudissements ne cessent pas et un bis repetita est alors demandé par l’animateur au nom de la nombreuse assistance. Grands seigneurs, les musiciens reprennent place et nous offrent un autre genre, toujours algérois, dans le registre medh. Il est naturel de rendre gloire à Dieu et Son Prophète pour ces moments de bonheur et d’amitié retrouvés. El Mossilia est royale. La sortie de concert se fait dans un formidable et joyeux encombrement des portes. Tout occupés à prendre place, les uns et les autres n’ont pas eu le temps de repérer les présents dans la salle. Ce sont alors des retrouvailles et des embrassades à n’en plus finir. On veut voir les musiciens, leur parler, les féliciter et surtout les remercier de leur générosité et du plaisir qu’ils nous ont donnés. A Alger, El Djazaïria El Mossilia est un des cœurs de la cité. Chacun d’entre nous est reparti la tête pleine de notes de musique et de souvenirs appelant de nombreux commentaires. On a dû se coucher tard ce soir là. Jeudi 14. En arrivant au Théâtre de Verdure, le parfum nommé « rencontre » flottait de plus belle. Le temps d’une nouba, l’est et l’ouest du pays sont venus se retrouver à la capitale : Mouhibi el fann de Constantine et Nassim el andalous d’Oran.

C’est beau une salle pleine. Djallal annonce nos amis de Constantine et, pour ne pas nous faire languir plus que de raison, il s’éclipse et laisse les dix-sept membres de cette glorieuse association entamer avec assurance un splendide bachraf sur le mode h’sine. Le malouf et son charme ancestral bercent l’auditoire pour le mener peu à peu vers des rythmes plus marqués plus vifs et s’arrêter d’un coup sur un dernier temps fort. La nouba suit sur le mode raml maya. Pour le plus grand bonheur des férus de poésie andalouse, c’est un récital de textes plus beaux les uns que les autres : Rit el qamar qad ghass, Bah istibari… Un soliste interprète un istikhbar avec une voix d’une rare puissance et un souffle tel qu’il coupe celui des spectateurs. Chacun se tourne vers son voisin et les regards traduisent le mélange de contentement et d’admiration. Le concert fini en apothéose sur les airs célébrissimes de Rabi ya moudjib abdou. Le plaisir des spectateurs pourra se prolonger chez eux grâce aux coffrets de 2 CD apportés par Mouhibi el fann et généreusement offerts au public ! En deuxième partie de soirée, Nassim el andalous prend place. Ils sont superbes dans leurs costumes traditionnels « seroual qaâda arabi » noir, chaussures à l’ancienne, gilets marrons, chemises immaculées et tabanis tlemcéniens sur la tête. Sous la direction de Zakaria Chiali, et avec la dextérité qui a fait le succès de Nassim el andalous, voici les vingt-deux musiciens partis explorer l’Andalousie par la magie d’une nouba en mode h’sine. Une des noubas les plus riches du répertoire. Entre Koula youm bachaïr et Ayou dhabyin aâl el ousdi, c’est un hommage rendu à la beauté, à l’amour et à la nature. Précédé d’une touchia et surtout d’une m’chalia comme seuls les natifs de l’Ouest savent l’interpréter, cette nouba h’sine de Nassim el andalous restera longtemps dans les mémoires. Le charisme des musiciens, la générosité et la chaleur des voix, ont à coup sûr gagné l’adhésion et l’admiration du public qui, dès la dernière note, s’est levé pour applaudir longuement les artistes, eux-mêmes ravis de l’accueil des Algérois. Des habitudes commencent à se prendre. Les inconditionnels sont présents, même le vendredi. De Cherchell, arrive la joyeuse troupe d’Errachidia, Ils sont jeunes et beaux. L’animateur les prend en sympathie, il les taquine un peu et raconte le courage qu’ont eu les garçons d’accepter de faire la route de Cherchell à Tamanrasset pour simplement prêcher la bonne parole musicale. Ils se sont arrêtés en chemin et on donné de nombreux concerts, juste pour le plaisir. A cœur vaillant rien d’impossible.

L’ouverture choisie est le Tchambar aârek. La pièce musicale en elle-même est une merveille, admirablement servie par une Errachidia énergique. Pas d’hésitation, ils sont sûrs d’eux ces jeunes prodiges. Pour les textes, ils choisissent des poèmes qui glorifient un peu plus ce jour Ya m’barek nahar el riara Qataâtou saïfa ouel kharif. Que dire de cette jeune troupe si ce n’est qu’elle a amené une vague de grâce dans la salle et réchauffé les cœurs par les superbes sourires. Auparavant, les textes chantés avaient été distribués pour que nous soyons tous attentifs et chantions avec eux sous la direction de Kamel Sebbagh. Nous leur souhaitons le meilleur et surtout de trouver le financement qui leur permettra de se rendre à l’invitation qu’ils ont reçue pour participer au festival d’Istanbul en juillet prochain. Ils seront pris en charge là-bas, mais encore leur faut-il de quoi payer les billets d’avion… Ibn Bajja (1095-1138), philosophe, médecin, musicien, poète. C’est ainsi qu’est nommée l’association de Hadj Moulay Ahmed Benkrizi qui nous vient tout droit de la charmante Mostaganem. Sous la direction du Dr Benkrizi Sidi Mohamed Fodil, le public est emporté très vite et très haut sur les notes d’une nouba zidane, Tahia bikoum koulou ardin tenzilouna biha, la plus belle manière d’accueillir un être cher. Un poème parmi les plus beaux du répertoire. Juste avant le derdj, Fayçal Benkrizi nous offre un formidable istikhbar Daâou mouqlati tabki lifaqdi habibiha. Un frisson parcourt la salle. Le spectacle d’Ibn Bajja est un réel enchantement. Des voix justes et bien placées, un chant de groupe harmonieux. Une nouba « pur jus ». Nous n’en attendions pas moins et nous en avons même eu plus encore. En deuxième partie, Fayçal Benkrizi qui excelle dans le haouzi et le aroubi chante Men kan adib yahtel et El houb yaâti el qahra. Quel spectacle ! Parmi les présents, Si Mohamed Kheznadji. Un vibrant hommage lui ait rendu par la salle et par le Dr Fodil Benkrizi qui reconnaît en lui le maître de son maître. Mercredi 13 mai. Dans un splendide caftan bleu, Zakia Kara Terki se présente plus radieuse que jamais. Née dans une famille d’artistes de Tlemcen, elle est une grande professionnelle. Elle connait parfaitement les répertoires de Tlemcen et d’Alger, fruits d’une fréquentation assidue de leurs écoles auprès d’El Djazairia El Mossilia, El Fakhardjia et Essoundoussia. Elle s’est encore plus épanouie depuis qu’elle a décidé de travailler avec son propre orchestre. Pour cela, elle fait appel aux meilleurs. On retrouve Nacer Rahal, virtuose du violon, un des meilleurs de son temps et Brahimi Mohamed El Mansour, génie de la mandoline qui vient de sortir un CD en solo. Zakia a choisi une nouba dans le mode rasd, parfait pour la tessiture de sa voix. Une très jolie suite d’aroubi et du haouzi vient en deuxième partie de soirée pour le plus grand plaisir de tous. Un petit plus est offert en fin de soirée Chems El achiya. Bravo Zakia ! Des journées féeriques viennent de passer et ce n’est pas fini…(El Watan- 21.05.09. )  

coeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gifcoeurgif.gif

 

6 réponses à “Andaloussiate,un miracle de beauté”

  1. 10 11 2011
    Ugg outlet (07:32:21) :

    hello and due to your details ?§C I have got absolutely acquired anything brand new by good at this point. I was able to however practical knowledge a lot of technical issues using this internet site, since I qualified to re-install your website lots of situations before I’ll understand for you to stress the right way. When i have been taking into consideration but if your number is alright? Don’t that I am complaining, yet slow-moving packing situation instances may very frequently have an affect on your current place on the internet and can even hurt ones top quality history if marketing is actually Ppc. At any rate My business is adding this kind of Rss feed for you to the e-mail and will start looking outside for a lot additional of your respective amazing content material. You should exchange this again soon..

  2. 28 10 2011
    Constipation remedies (02:09:54) :

    Regards for sharing ELAyam-2 » Andaloussiate,un miracle de beauté with us keep update bro love your article about ELAyam-2 » Andaloussiate,un miracle de beauté .

  3. 26 10 2011
    online poker magazine (22:38:49) :

    What you have here it is a great piece of information. But first of all I must salute all the visitors. Hello. And now I must say that I m thinking to post http://niarunblog.unblog.fr/les-printemps-en-algerie/andaloussiateun-miracle-de-beaute on my Digg profile. I will do this because at long last I found what I was looking for. What you give us here is really nice information. When I saw this tittle, ELAyam-2 » Andaloussiate,un miracle de beauté, on google search I was very glad. It is possible I found something like this here http://www.bluffaway.com, I’m not sure but I thing it was the same. All the best

  4. 8 10 2011
    Canada Goose Expedition on sale (21:42:33) :

    Howdy am i able to occasion several of the material from that send if I create a link burdening people to your website?

  5. 31 08 2011
    Moncler Jackets Sale (04:16:40) :

    We have been reading through your entries all via my early morning getaway, and I’ll need to acknowledge the whole report has long been really enlightening and truly effectively created. I assumed I might allow you to comprehend that for any handful of purpose why this weblog does no more watch nicely in World wide web Explorer eight. I want Microsoft might stop changing their software program. We have a question for you personally. Could you thoughts exchanging blog site roll backlinks? That may be genuinely neat!

  6. 14 07 2011
    little acorns review (00:16:17) :

    Very good written article. It will be useful to anybody who usess it, as well as me. Keep doing what you are doing – for sure i will check out more posts.




évasion |
Généalogies |
vivreavec1handicap |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ANTI CORRIDA
| dartagnan
| Actualité de la Politique d...