Droit au travail-Emploi

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**Sonatrach recrutera près de 8.000 ingénieurs et techniciens en 2015

 

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La société nationale des hydrocarbures (Sonatrach) prévoit de recruter durant l’année 2015 près de 8.000 ingénieurs et techniciens supérieurs par voie de d’un concours national, a annoncé, jeudi, le ministre de l’énergie, Youcef Yousfi.

Il a précisé qu’une fois recrutés, ils devront suivre auparavant une formation  à l’Institut algérien supérieur du pétrole (IAP) dans différentes spécialités  du secteur. Répondant à la question orale d’un membre de l’Assemblée  populaire nationale (APN), il a indiqué que Sonatrach avait opté pour le système des concours pour le recrutement de ses employés, dont celui qui a vu la participation de près de 50.000 universitaires postulants pour 5.00 postes de techniciens supérieurs et 3.000 d’ingénieurs devant suivre auparavant une formation au niveau de l’IAP.*algerie1.com/ 08/01/2015 

**Algérie: 52.600 nouveaux postes dans la fonction publique pour 2013.

L’Etat envisage de créer 52 600 postes dans la fonction publique pour l’année prochaine. Le projet laisse entrevoir une solution pour réduire le taux de chômage en Algérie.

Cette mesure est prévue dans le cadre du projet de loi de finances 2013 (PLF). Il propose l’ouverture de 52.672 nouveaux postes budgétaires. L’effectif de la Fonction publique passera donc à 1,966 millions d’employés.

Parmi ces postes, 80% concerneront les secteurs de l’Intérieur et Collectivités locales, la Santé, et les Finances, l’Enseignement supérieur et l’Education nationale, pour lequel le ministère de l’éducation avait déjà promis la création de milliers d’emplois. Le ministère souligne enfin la « poursuite de la prise en charge par le budget de l’Etat de l’amélioration du service public, des aides et subventions en direction des franges de populations fragilisées et du soutien des produits de base ».

Avec un taux de chômage de 10 %, l’emploi demeure la première préoccupation en Algérie.*Algérie.Focus-01.10.2012.

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**L’Algérie enregistre la  plus forte baisse du chômage dans le monde arabe

L’Algérie est le pays arabe ayant enregistré la  plus forte baisse du chômage en deux décennies mais avec une augmentation, toutefois,  de l’emploi informel, ont indiqué mercredi le PNUD et l’Organisation internationale  du travail (OIT).

Dans un rapport conjoint consacré aux tendances de l’emploi et de la  croissance économique dans le monde arabe, ces deux organisations de l’ONU relèvent  que depuis 1990, le taux de chômage a diminué dans la région arabe, mais pas  de manière uniforme dans les trois sous-régions que sont l’Afrique du Nord  (Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Egypte et Soudan), le Moyen-Orient (Irak, Jordanie,  Liban, Syrie, Yémen et les territoires palestiniens occupés) et les pays du Conseil de coopération du golfe (CCG: Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Emirats  arabes unis, Oman et Qatar).       

A ce propos, ce rapport de 152 pages précise que « si l’Afrique du Nord a fait mieux que les deux autres sous-régions en terme de réduction du chômage, cela est principalement attribuable à la baisse du chômage en Algérie ».        

Ainsi, le taux de chômage a diminué en Afrique du Nord de 24% entre 1990 et 2010 contre un recul de 4,6% dans le pays du CCG mais a il augmenté  de 2,6% dans la région du Moyen-Orient.         

Citant spécifiquement l’Algérie, le PNUD et l’OIT observent que le taux  de chômage est passé de 20,6% en 1991 à 29,6% en 2000 avant de tomber à 11,4%  en 2010 (le taux de chômage des jeunes étant de 20,5%), entraînant une baisse  de la moyenne du taux de chômage en Afrique du Nord qui passe de 12,6% en 1991  à 10,1% en 2010.        

Néanmoins, observe le rapport, « la baisse impressionnante du taux de chômage en Algérie a été accompagnée par une augmentation de l’emploi informel, à un taux de près de un à un.*APS-06.02.2013.

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**Concours pour le recrutement d’enseignants dans les trois paliers, primaire, moyen et secondaire.

Plus de 12.000 postes d’enseignement à pourvoir

Le ministère de l’Education nationale a décidé d’ouvrir un concours pour le recrutement d’enseignants de différentes matières pour ses besoins pédagogiques dans les trois paliers, primaire, moyen et secondaire. Ce concours sur titre qu’ouvre le ministère de l’Education vise le recrutement de plus de 12.000 enseignants à travers le territoire national, dont 4680 enseignants pour le primaire, 3 131 enseignants pour le moyen et 4553 enseignants pour le secondaire. Avec 441 postes ouverts, la wilaya de Constantine s’offre le gros morceau dans le cycle primaire suivi de la wilaya de M’sila avec 309 postes, et des wilayas de Mila, Djelfa et Médéa avec 244, 272 et 226 postes respectivement. Avec seulement deux postes et trois postes respectivement, les wilayas de Souk Ahras et de Béjaïa sont le parent pauvre de ce quota national. En outre, contrairement aux concours précédents, sous l’air de Benbouzid, ce concours est ouvert pour les diplômés dans diverses spécialités. Ingénieurs d’État, titulaires de diplôme d’études supérieures, de licence ou master en traduction, sciences sociales, psychologie, génie civil, génie mécanique, sciences commerciales,… et autres sont autorisés à prendre part au concours pour embrasser la carrière d’enseignant. Ils seront orientés vers des matières qui se rapprochent de leurs spécialités. L’opération de dépôt des dossiers est ouverte dans toutes les directions de l’éducation au niveau national. La date limite est fixée au 25 juillet prochain avec une option de prolongement pour les wilayas qui comptent une forte demande. La date de l’entretien est fixée au 12 août prochain à travers toutes les directions de l’éducation du territoire national. A titre d’exemple, des licenciés en traduction de et vers le français seront recrutés en qualité d’enseignants de la langue et littérature françaises. Les diplômés en génie civil, les DES en maths, ingénieurs d’Etat seront orientés vers l’enseignement des mathématiques et des sciences physiques aux cycles moyen et secondaire. Les licenciés ou détenteurs de masters en biologie en géologie seront recrutés en qualité d’enseignant en sciences naturelles. En outre, il est important de signaler que malgré la période escomptée pour les congés annuels, une partie du personnel des différentes directions de l’éducation, ont été mobilisés pour la réception des dossiers et la remise des convocations aux intéressés et ce, jusqu’au jour du déroulement de l’examen, indique-t-on au ministère de l’Education.
D’autre part, toutes les dispositions matérielles et organisationnelles ont été prises par cette dernière, notamment une éventuelle prolongation de la date limite de dépôt des dossiers dans les wilayas qui connaîtront une grande affluence, en vue de garantir le succès de cette opération. Ainsi, pour les diplômés universitaires en quête d’un poste d’emploi permanent et intéressés par une carrière dans le secteur de l’éducation nationale, l’espoir de trouver du travail est…permis.*L’Expression-13.07.2013.

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Atelier « Speed coaching » au salon Emploi et Talents

Les maladresses à éviter dans la rédaction du curriculum vitæ (CV)

Comment réussir son processus de demande d’emploi

Un grand nombre de jeunes primo demandeurs d’emploi se perdent dans la rédaction de leur curriculum vitæ (CV) et leur lettre de motivation, d’autres ratent leurs entretien d’embauche perdant ainsi une chance de décrocher un job. Pour rendre la recherche d’emploi plus efficace et apprendre à ces postulants comment éviter les erreurs courantes en pareille situation, les organisateurs du salon « Emploi et Talents » ont décidé d’y tenir un atelier « Speed coaching ». C’est la deuxième expérience en la matière après celle de l’année dernière. La reconduction de ce procédé a été décidée par les organisateurs du fait d’un besoin réellement ressenti dans le milieu juvénile. « Cet atelier vise à mettre en situation d’entretien d’embauche des coachs, qui sont des responsables de recrutement dans les entreprises qui participent au salon, et des jeunes chercheurs d’emploi », explique Narimane Saïdoun, responsable marketing à emploitic.com et animatrice de l’atelier. L’entretien dure entre 5 et 8 minutes. « Cela permet aux jeunes demandeurs d’emploi d’avoir une idée sur le déroulement de ce face-à-face en prenant connaissance des questions posées, des gestes à faire, des comportements à éviter, de la tenue vestimentaire à porter, des termes qu’il  faut utiliser. Ce rendez-vous est consacré également à l’examen conjoint du CV du candidat. A la fin de l’entretien, les encadreurs corrigent l’attitude des jeunes et leur prodiguent des conseils sur la meilleure manière de réussir ce rendez-vous déterminant », a-t-elle expliqué.

Les maladresses à éviter
L’atelier a duré deux heures et a vu la participation de plusieurs dizaines de candidats. « C’est un travail pédagogique destiné aux jeunes nouvellement diplômés qui n’ont aucune expérience dans le domaine. Cela permet de leur donner les meilleurs outils pour que leurs recherches d’emploi aboutissent », précise Mlle Saïdoun. Il s’agit aussi de leur faire éviter les erreurs fréquentes signalées lors de cette quête. Exemple, le CV.  Ainsi, des erreurs récurrentes sont commises dans sa mise en forme à travers le choix du titre.  Il y a aussi les fautes d’orthographe, la non-valorisation de l’expérience du postulant et l’absence d’un ordre chronologique des événements. « Le jeune doit donner un titre vrai, pertinent et direct. Cela peut être le titre de son diplôme ou tout simplement le domaine dans lequel il a travaillé », signale-t-elle. Erreur à ne pas commettre : « mettre curriculum vitæ en titre ». Par contre, « les demandeurs doivent transcrire tout ce qu’ils ont fait durant leur cursus scolaire et universitaire en incluant les formations et stages. Cela permet d’enrichir le CV et surtout d’éviter les vides sur le document. Il est aussi conseillé de commencer par les événements les plus récents, surtout si cela concerne une expérience professionnelle. Ce qu’il faut garder en tête c’est que le responsable du recrutement à 10 secondes pour faire le choix d’un CV parmi des dizaines, voire plus », prévient Mlle Saïdoun. Les mêmes observations sont valables pour les lettres de motivation. « La lettre de motivation est un support au CV.  C’est un processus connu mais banalisé chez les jeunes », rappelle-t-elle. « Cette lettre est personnalisée. Le candidat doit montrer sa connaissance de l’entreprise et de ses gérants. Elle n’est pas standard, c’est pour cela qu’il faut éviter de copier des lettres de motivation et de les coller à tort et à travers », met-elle en garde. Outre l’atelier, les organisateurs ont confectionné un guide de conseils pour la recherche d’un emploi. « Ces ateliers ont déjà permis aux responsables de trouver des candidats potentiels », assure la responsable marketing à emploitic.com pour qui l’ambition de cette initiative « est d’organiser des ateliers similaires et pratiques au niveau des universités et centres de formation afin de mieux approcher les nouveaux demandeurs d’emploi ».

Nouria Bourihane- Horizon-6 mai 2013

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*le secteur des hydrocarbures n’emploie que 1% de la population active !

Youghourta Bellache, maître de conférences en sciences économiques à l’université de Béjaïa pose, dans cet entretien, la problématique du développement local. Il aborde également tous les aspects à prendre en charge pour améliorer la gouvernance locale, créer de l’emploi, lutter contre l’informel, mais aussi assurer la bonne conduite des projets de développement.

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-Quel lien faites-vous entre la prédominance de l’informel et la problématique de l’emploi en Algérie ?

La problématique de l’emploi en Algérie est à lier, d’une part, au modèle de croissance de notre économie qui est dominé par le secteur des hydrocarbures ,et d’autre part, au processus de transition économique dans lequel s’est engagé le pays depuis un certain nombre d’années. Le secteur des hydrocarbures, qui contribue à plus de 50% au PIB et 76% des recettes budgétaires de l’Etat et qui procure 98% des revenus extérieurs du pays n’emploie que 1% de la population active ! Il s’agit donc d’un secteur dont la contribution à l’emploi est insignifiante.

Les autres secteurs, notamment l’industrie et le BTP, qui avaient fortement contribué à la création d’emplois par le passé et qui sont considérés comme de véritables moteurs de la croissance à long terme, contrairement aux hydrocarbures, connaissent depuis quelques années des difficultés majeures. L’industrie est même confrontée à une récession, voire une crise profonde. Ce secteur, qui a enregistré des pertes d’emplois massives durant la phase de l’application du PAS, est entré depuis dans une phase de récession. Sa contribution au PIB chute d’année en année, ainsi que sa contribution à l’emploi qui représente actuellement moins de 7% de la population active.

-Justement quel a été l’impact de cette transition économique sur l’emploi ?

Le processus de transition économique s’est traduit par la contraction du secteur public marchand avec des pertes massives d’emplois et par le développement du secteur privé dont la contribution à la valeur ajoutée est passée de 60% à la fin des années 1980 à près de 90% dans les années 2000. Ce secteur privé est constitué à 95% de micro-entreprises qui opèrent essentiellement dans le secteur informel (services, commerce, BTP…)

Selon les données de l’ONS, plus 2/3 des employeurs et indépendants ne sont pas immatriculés au registre du commerce. Ceci intervient dans un contexte marqué par un fort accroissement de l’offre de travail, résultant à la fois d’un accroissement de la population en âge de travailler qui croit plus vite que la population totale et de la participation croissante des femmes au marché du travail. Celle-ci s’explique par l’élévation du niveau d’instruction des femmes et son corollaire, le recul de l’âge du mariage, mais aussi par la progression de la pauvreté qui pousse de plus en plus de femmes dans le secteur informel.

-Le retard pris dans la prise en charge des besoins sociaux de jeunes n’est-il pas à l’origine, selon vous de cette persistance de l’informel et de ce retard dans le développement local de manière globale ?

Il faut rappeler que le taux de chômage des jeunes de moins de 30 ans est de 74,4%, c’est-à-dire que le chômage touche plus de 7 jeunes sur 10. La persistance, voire l’aggravation du taux de chômage juvénile, alors que le taux de chômage global apparent est en baisse ces dernières années, atteste de l’échec patent des divers programmes et dispositifs publics dédiés à l’emploi des jeunes. Par ailleurs, il est frappant de constater que la baisse du taux de chômage global s’accompagne d’une forte augmentation de l’emploi informel mais aussi de l’emploi précaire dans le secteur formel y compris dans le secteur public.

Quant aux retards enregistrés en matière de développement local, ceci est imputable à plusieurs problèmes qui ont été identifiés depuis longtemps et qui demeurent toujours non résolus faute de volonté politique. Ces problèmes sont à la fois d’ordre économique, financier, politique et institutionnel. Il y a d’abord un problème de financement du développement local, notamment à l’échelle de la commune. Ce problème réside essentiellement dans l’inadéquation entre les multiples et lourdes charges des communes dont certaines sont effectuées pour le compte de l’Etat (entretien des écoles, santé…) et les maigres moyens financiers dont elles disposent.

La fiscalité locale est indigente et la majorité des communes, notamment rurales, dépendent des subventions de l’Etat pour financer tant bien que mal les services publics locaux dont elles ont la charge. Les ¾ des communes sont confrontées à un déficit financier structurel. Il s’agit surtout des communes rurales dont la majorité est issue du dernier découpage administratif (1984) qui a créé de nombreuses nouvelles communes, dépourvues d’une assise économique et donc de ressources fiscales nécessaires au financement d’actions de développement et dépendant ainsi exclusivement des subventions de l’Etat pour assurer au minimum leurs missions.

A ce problème de manque de ressources, s’ajoute le sous encadrement humain des collectivités locales qui manquent cruellement de personnel qualifié aussi bien sur le plan technique qu’administratif. Le taux moyen national d’encadrement au niveau des collectivités locales ne dépasse pas 6%. Il est bien évident que ce manque d’encadrement se répercute négativement sur la gestion des collectivités locales et la conduite des projets de développement et explique dans une large mesure les retards en matière de développement local. Il y a enfin un sérieux problème de gouvernance locale.

La question du développement local est fortement liée à celle de la décentralisation et à l’octroi par l’Etat de véritables prérogatives à l’échelon local et notamment au profit des élus locaux en matière de conception, d’élaboration et de conduite de projets de développement pertinents pour la collectivité, dans le cadre d’une démocratie participative impliquant la société civile. La réduction des prérogatives des élus et notamment du premier magistrat de la commune au profit des représentants de l’Etat par le nouveau code communal et l’absence d’une véritable société civile, structurée, pluraliste et réellement au service du développement local, ne sont pas de nature à permettre le développement de cette gouvernance locale, sur laquelle doit s’appuyer tout processus de développement local. Des rencontres sur le développement local se sont régulièrement tenues ces derniers mois. Il y a eu la concertation menée par le CNES en 2011, la rencontre nationale des walis et les réunions du Sud.

-Cependant, la situation tarde à changer. Pourquoi, à votre avis?

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Ces initiatives, décidées dans l’urgence et dans le sillage des événements du « Printemps arabe» et de l’aggravation de la situation des jeunes qui commencent à s’organiser, visent surtout à atténuer les tensions et prévenir d’éventuelles explosions sociales. Le problème du chômage des jeunes est grave, il appelle de ce fait, non pas des palliatifs mais une véritable solution efficace et durable qui doit s’inscrire dans une approche plus globale, dans le cadre d’une nouvelle stratégie économique visant à sortir du modèle de l’économie rentière et à diversifier l’économie en misant sur les secteurs productifs (hors hydrocarbures) à même de générer une croissance auto entretenue et créatrice d’emplois de qualité, décents selon l’expression de l’OIT, pour résorber ainsi le chômage élevé des jeunes et notamment des diplômés.

Ceci implique bien entendu des changements profonds tant sur le plan économique et social que politique et remettra ainsi en cause bien des acquis. Est-ce que le pouvoir politique est prêt à un tel changement ? En tout cas, ce changement est inéluctable, car la situation actuelle n’est plus tenable ! Alors autant le mettre en œuvre sans trop tarder et gagner ainsi du temps.

-Quelle approche faudrait-il suivre selon vous dans ce cadre?

L’approche à suivre en la matière doit être dictée par le diagnostic établi. La promotion du développement local a besoin d’une véritable volonté politique de l’Etat. Ceci passe par des réformes et des mesures fortes que ce dernier doit engager sans trop tarder. Sur le plan économique et financier, il y a lieu de mettre en œuvre la réforme de la fiscalité locale tant attendue et que tout le monde appelle de ses vœux. Ceci consiste concrètement en la révision de la répartition, entre l’Etat et les collectivités locales de certains impôts très rentables (comme par exemple la TVA et l’impôt sur le patrimoine) dont les taux actuels revenant aux collectivités locales sont dérisoires, pour renforcer ainsi la capacité financière des communes et leur permettre de mener à bien leurs missions au service du citoyen.

L’amélioration de la fiscalité locale passe également par l’amélioration du recouvrement de l’impôt sur le territoire de la commune. L’encadrement du commerce informel, par exemple, au niveau communal par l’aménagement de structures commerciales permettra non seulement une meilleure organisation de l’activité commerciale sur le territoire de la commune mais aussi des ressources fiscales supplémentaires pour cette dernière. Un renforcement, en quantité et en qualité, de l’encadrement des collectivités locales par le recrutement de cadres, sachant qu’il existe 400 000 chômeurs diplômés dans différents domaines (urbanistes, économistes, juristes, spécialistes en aménagement du territoire et même des spécialistes en développement local issus des nouvelles filières ouvertes récemment dans certaines universités) et qui peuvent être d’un grand apport aux collectivités locales et par l’amélioration de la qualification du personnel dans le cadre de programmes de formation adaptés.*Samira  Imadalou-El Watan-22.04.2013.

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*Quand le web supplante les journaux pour les recrutements

*Le recrutement par Internet comptabilise  60% des annonces d’emploi publiées

*4ème Salon de la ressource humaine et du recrutement à Alger les 25 et 26 février 2012

La quatrième édition du Salon de la ressource humaine et du recrutement, Talents et Emploi, se tiendra à Alger les 25 et 26 février 2012, annonce Djaffer Louai, cofondateur d’emploitic.com, un des principaux organisateurs de cette manifestation, dans un point de presse organisé hier à Alger.

«C’est l’occasion de réaliser un grand regroupement afin de permettre aux entreprises de prospecter des compétences», soulignent les organiseurs. Des représentants d’opérateurs économiques ont souligné l’importance de ces vitrines qui permettent aux employeurs de dénicher les profils qui leur conviennent et aux demandeurs d’emploi de savoir à quelle porte frapper pour un plan de carrière ou tout simplement pour un travail de vacances ou un stage pratique. «Cela aidera également à rompre avec les clichés renvoyant aux difficultés insurmontables de dénicher un poste d’emploi. Les nouvelles technologies ont permis l’ouverture sur de nouveaux canaux de recrutement. Le jeune, primo demandeur de travail, est aujourd’hui appelé à frapper à toutes les portes pour se faire écouter et pour tenter ses chances. C’est le message que nous véhiculerons à l’occasion de ce salon», explique Mme Meriem Boumediene, directrice de marketing à Siemens, présente à la conférence.

Les organiseurs s’attendent aussi à un public de demandeurs d’emploi «aussi riche que diversifié» puisqu’il s’agira à la fois de nouveaux diplômés, tous niveaux et filières confondus, ainsi que de cadres expérimentés à la recherche de mobilité professionnelle. Talents et Emploi offre aux participants des espaces d’exposition accompagnés de services diversifiés et adaptés aux besoins spécifiques de chaque exposant selon, essentiellement, trois catégories, expliquent les organisateurs du Salon. Les deux premières catégories concernent les sponsors de l’événement et les entreprises exposantes. La troisième concerne les écoles de formation, les cabinets de recrutement et les cabinets conseil en ressources humaines. Le Salon se déploie sur 36 stands d’exposition de diverses superficies. Selon le représentant du site de recrutement par internet, emploitic.com, le recours au recrutement en ligne est en plein essor.

 Le bilan d’activité de cet opérateur indique que le recrutement sur internet «constitue aujourd’hui le premier média de recrutement en comptabilisant près de 60% des annonces d’emploi publiées». «Malgré un premier trimestre difficile où nous avons constaté une certaine baisse de l’activité de recrutement, le marché s’est rapidement redynamisé avec une bonne évolution tout au long de l’année.» Telle est l’évaluation faite par l’équipe d’emploitic.com, dans l’analyse accompagnant le bilan rendu public à la fin de l’année dernière.

 Emploitic.com a enregistré un total de 12 000 annonces d’emploi publiées sur les plus importants supports médiatiques presse et web. Plus de 60% de ces annonces d’emploi étaient diffusées sur internet. «Ce taux confirme une très forte croissance des annonces d’emploi sur le web puisqu’elles passent de 20% en 2009 à 40% en 2010 pour atteindre aujourd’hui les 60% et dépasser le nombre d’annonces d’emploi dans la presse et les autres médias», explique Louai Djaffer. «Cette évolution indique un changement de mentalité qui s’opère dans les entreprises algériennes, où internet est de plus en plus considéré comme un outil de recrutement prioritaire», soutiennent les responsables du même opérateur.

 Selon les chiffres avancés par emploitic.com, les grandes entreprises algériennes et les multinationales représentaient 38% de la clientèle du site. «Les PME, quant à elles, ont enregistré un très fort taux de croissance passant de 55% en 2010 à plus de 59% en 2011. Dans la catégorie des PME, nous retrouvons principalement des moyennes et grandes structures avec un nombre d’employés allant de 50 à 250. Viennent ensuite les entreprises publiques et administrations avec 3% du total des entreprises», indique le même bilan. (El Watan-21.02.2012.)

 

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**Comment justifier une période d’inactivité dans votre CV?

Chômage, année sabbatique, congé parental, arrêt maladie… Autant de situations qu’il faut justifier dans un CV. Comment éviter que les « trous » dans votre CV ne fassent mauvaise impression ? En disant toujours la vérité, mais sans commettre d’impair.

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1. Ne jamais mentir

Ne jamais masquer un « trou » dans un CV ni truquer les dates d’une période de chômage. Car en cas de contrôle de référence, on verra qu’il y a tromperie et cela retire toute crédibilité à une candidature. Quel que soit le motif d’interruption de carrière, il est fondamental de dire la vérité et d’expliquer quels moyens ont été mis en œuvre pour trouver un emploi. En évitant de fournir trop de détails sur sa vie personnelle. C’est vraiment LA règle à respecter.

2. Inversez le ton

Qu’il s’agisse d’un congé parental, d’un congé sabbatique ou d’une période de maladie : il faut l’indiquer dans son CV. Mais avec tact. En cas de maladie, parlez de « période d’inactivité », sans entrer dans le détail. En revanche, n’indiquez pas vos périodes de chômage. Mais mentionnez si cette période a été l’occasion de suivre des formations ou que vous êtes resté actif dans les réseaux, association, etc.

3. N’entrez pas dans les détails

Il importe de présenter honnêtement les raisons de votre période d’inactivité, mais sans entrer dans les détails. Cette indication pourra être faite dans la lettre de motivation ou, s’il s’agit d’une candidature en ligne, dans le corps de l’e-mail ou bien dans l’espace « commentaires » du site web. En général, deux phrases suffisent pour dissiper les inquiétudes d’un recruteur et exprimer votre désir et votre faculté à retravailler. Si le recruteur vous pose d’autres questions pendant l’entretien, répondez-lui de façon honnête et positive.

4. Pensez au non professionnel

Un CV est lu à deux niveaux : sur les compétences du candidat, mais aussi sur sa personnalité, ses valeurs, ses engagements. Si la liste de vos diplômes, compétences et postes précédemment occupés reste la base immuable de tout CV, de nombreux employeurs prêtent aussi un intérêt à ce qu’un potentiel futur employé sait « faire d’autre ». Si vous avez fait du bénévolat ou repris des études, si vous êtes resté impliqué dans une association professionnelle, mentionnez-le dans votre CV. *references.be- 29-04-2013

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 «Jeunes, entre malaise de vie et projet de vie»

 SARP organise un colloque international les 25 et 26 février 2012

L’association pour l’aide, la recherche et le perfectionnement en psychologie – Société algérienne de recherche en psychologie (SARP) – organise un colloque international autour de la jeunesse.

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«Jeunes, entre malaise de vie et projet de vie» est l’intitulé de ce colloque, qui se déroulera les 25 et 26 février à la salle de conférence Mohamed Belouizdad, au centre commercial du Hamma, à Alger. Cet événement verra la participation de nombreux sociologues, psychologues et autres professeurs, algériens et étrangers, notamment tunisiens, qui débattront de cette tranche d’âge à laquelle «sont aujourd’hui liés émeutes, harga, immolation, suicides…». «Ces jeunes interrogent le fonctionnement de la société en général : les parents mais aussi les institutions, toutes les institutions. On peut penser que la société algérienne, telle la mère cannibale dévore ses enfants, les rejette, les annihile», explique l’argumentaire du colloque.

Et ce sont toutes les sciences sociales et humaines qui doivent être mobilisées afin de tenter d’apporter un éclairage à ces différents destins – pour certains autodestructeurs mais pas seulement – dans lesquels s’engagent les jeunes. «La psychologie, la psychanalyse énoncent que les adultes parents, s’ils sont protecteurs, contenants, suffisamment bons, se constituent en modèles identificatoires positifs qui donnent la force nécessaire pour affronter les aléas de la vie», souligne la SARP. A l’inverse, poursuit l’association dans son argumentaire, «des parents, des adultes défaillants, symboliquement absents – ce qu’il faudrait aussi questionner – entravent la structuration des assises identitaires et l’engagement dans un processus de vie progrédient. Mais cette discipline ne dispose pas de toutes les réponses et encore une fois le recours aux autres disciplines des sciences sociales est fondamental pour tenter d’éclairer, de penser quelques-uns des destins que s’attribuent ou que l’on attribue aux jeunes aujourd’hui en Algérie».

Des jeunes autodestructeurs ou créateurs

«Ce colloque se propose donc d’interroger différents destins de jeunes, du double point de vue, psychique et social et sera l’occasion d’ouvrir un débat sur ces questions entre praticiens et chercheurs en sciences humaines et sociales», est-il présenté. Les thèmes qui seront abordés ont été dégagés selon des axes majeurs, tels «Le malaise chez les jeunes : harga, immolation, etc.», «Les jeunes et le Printemps arabe» ou encore «Langage de jeunes». Mais il existe «d’autres jeunes qui sont eux, animés par des projets de vie au sens où ils sont engagés dans des trajectoires professionnelles, scolaires, empruntent des trajectoires créatrices en écrivant, en peignant, en chantant, etc.», tempère la SARP. Et il est impératif d’en parler. Raison pour laquelle le colloque abordera des thèmes tels que «Les projets professionnels de jeunes adultes», «La créativité des jeunes : écriture, bloggueur» et «Jeunes et mouvement associatif, internet et réseaux sociaux».

Le comité scientifique du colloque est composé de Chérifa Bouatta, vice-présidente de la SARP et professeure à l’université Alger II, Khaled Noureddine, vice-président et maître de conférences à l’université Alger II, Fatma Moussa, professeure à l’université Alger II et Nadia Kacha, docteur en psychologie. (El Watan-21.02.2012.)

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***Les chantiers accusent un manque en main-d’œuvre qualifiée

Il ressort d’un rapport de l’administration que l’agriculture emploie plus de main-d’œuvre, soit un total de 99 956 employés dans la wilaya de Chlef. Les secteurs du BTPH et de l’industrie occupent le bas du tableau, dans la mesure où ils ne totalisent pas plus de 40 953 employés pour le premier et 13 653 pour le second.

Elle est talonnée par le commerce et les services, qui comptent 98 073 travailleurs. Quant à l’administration, elle se situe en troisième position, avec 50 209 fonctionnaires. En revanche, les secteurs du BTPH et de l’industrie occupent le bas du tableau, dans la mesure où ils ne totalisent pas plus de 40 953 employés pour le premier et 13 653 pour le second. Cela ne fait que confirmer le constat alarmant qu’ont fait les opérateurs économiques quant à la rareté de la main-d’œuvre qualifiée. Les secteurs les plus touchés sont le bâtiment, les travaux publics et l’industrie. Cette dernière activité ne compte que 4,07 % de la main-d’œuvre active, selon le même rapport. Les besoins des entreprises dans ce domaine sont donc très élevés. Pour la grande majorité d’entre elles, la solution à ce problème passe par un véritable partenariat entre les opérateurs et les gestionnaires du secteur de la formation professionnelle. Certains chefs d’entreprises plaident pour une réelle adaptation de la formation aux besoins du marché du travail, en particulier dans les secteurs économiques. Il faut noter que la direction de la formation professionnelle a prévu la réalisation de sept nouveaux instituts de formation spécialisée dans différents métiers. (El Watan-23.05.2012.)

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**Les crédits sans intérêt pour les jeunes promoteurs en vigueur

Les promoteurs âgés entre 30 et 50 ans qui ont déjà lancé un investissement dans le cadre du dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) ou de la Caisse nationale d’assurance-chômage (Cnac) bénéficient d’une bonification de 100% des taux d’intérêt sur les échéances des crédits bancaires restant à honorer à la date de la publication du nouveau décret exécutif du 2 juillet 2013, modifiant le décret exécutif du 3 janvier 2004 fixant les conditions et les niveaux des aides accordées aux chômeurs promoteurs âgés de 30 à 50 ans, publié au journal officiel n° 35.  Ainsi, les anciens bénéficiaires de l’Ansej et de la Cnac bénéficient de  la bonification au même titre que les nouveaux promoteurs bénéficiaires  de crédits d’investissement de création ou d’extension d’activités  consentis par les banques et les établissements financiers. Selon un  autre décret exécutif du 2 juillet 2013 modifiant le décret exécutif du 6  septembre 2003 fixant les conditions et le niveau d’aide apportée aux  jeunes promoteurs, publié au même journal officiel,

les jeunes  promoteurs bénéficient des avantages prévus par la législation et la  réglementation en vigueur et d’une bonification de 100% des taux  d’intérêt sur les crédits d’investissement de création ou d’extension  d’activités réalisés dans tous les secteurs d’activités consentis par  les banques et les établissements financiers. Par ailleurs, les deux  nouveaux décrets modifient et complètent à nouveau, après ceux d’avril  dernier, les textes législatifs de 2003 et 2004. *Le Tempsdz-02.08.2013.

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**Un salarié sur deux n’est pas assuré, selon une enquête de l’ONS

Le sous-emploi touche 1.844.000 personnes dont 1.408.000 hommes et 436.000 femmes, alors que le chômage continue de concerner plus les jeunes.
Le secteur privé absorbe près de deux tiers de la main-d »uvre totale (65,6%), soit un effectif total de 6.390.000 occupés (dont 79. 000 femmes), relève l’ONS qui a publié les résultats détaillés de l’enquête Emploi 2010, réalisée auprès d’un échantillon de
14.592 ménages répartis à travers le territoire national. L’enquête Emploi 2010 se réfère à la dernière semaine de septembre 2010.
Elle révèle que la population occupée du moment est estimée à 9 735 000 personnes. Les femmes représentent 15,1% de la population totale occupée, soit un effectif de 1 474 000 personnes. Près de deux occupés sur trois sont des salariés (avec une légère dominance du salariat non permanent, contrairement à ce qui était observé par le passé, les salariés non permanents constituent 33,4% de l’emploi total contre 32,9% pour les salariés permanents). En revanche, l’emploi indépendant touche un occupé sur quatre. L’emploi féminin se distingue par une plus forte présence de salariées permanentes (35,9%) et d’indépendantes (29,2%) et de salariées non permanentes (25%). Le taux d’emploi, le rapport entre la population occupée et la population en âge de travailler (âgée de 15 ans et plus), est estimé à 37,6% (63,3% chez les hommes et 11,5% pour les femmes).
Alors que le taux d’emploi ne forme que 6,8% chez les femmes sans diplôme, il atteint 33% auprès des diplômées des instituts et des écoles de la formation professionnelle et 45,4% des diplômées de l’université. Chez les hommes, le diplôme constitue également un élément discriminant par rapport au marché du travail, ‘mais on assiste plutôt à une dichotomie entre les sans diplôme et les diplômés (universitaires ou non) », note l’ONS qui enregistre un taux d’emploi légèrement plus important auprès des diplômés de la formation professionnelle (80,3% contre 77,6% chez les universitaires alors que les sans diplôme affichent un taux d’emploi de 59,3% seulement). La ventilation de la population occupée selon le secteur d’activité économique fait ressortir des profils différents entre l’emploi masculin et celui féminin ; chez les hommes, les services non marchands emploient près d’un occupé sur quatre, le BTP 22,5%, suivi par le commerce (17,1%) et l’agriculture (12,6%). Chez les femmes, on assiste à une concentration des emplois essentiellement dans le secteur des services non marchands qui absorbe plus de la moitié de l’emploi féminin (54,2%) et celui des industries manufacturières (27,1% de l’emploi féminin total). Plus d’une femme sur cinq occupe une profession intellectuelle et scientifique (21,2%), alors que cette part n’est que de 5,5% auprès des hommes. En revanche, l’accès aux professions de directeur, de cadre dirigeant et de gérant est relativement moins important auprès des femmes (1,4% de l’emploi féminin total contre 3,3% auprès des hommes).
Un occupé sur deux privé de sécurité sociale
L’enquête fait ressortir qu’un occupé sur deux a déclaré ne pas être affilié au régime de la Sécurité sociale (50,1%), soit un effectif total de 4 879 000 occupés. ‘La non-affiliation à la Sécurité sociale semble affecter l’ensemble des secteurs d’activité économique du secteur privé », constate l’ONS. 76,4% de l’emploi total dans ce secteur, soit trois-quarts de l’emploi privé total.
Cependant, certaines branches sont touchées davantage que d’autres, notamment l’agriculture (88%) et le secteur du BTP (82,3%), les industries manufacturières, le commerce et la réparation automobile et autres produits domestiques (72%). L’emploi informel non-agricole au sens de la définition du BIT est estimé en 2010 à 3 921 000 occupés qui déclarent ne pas être affiliés au régime de la Sécurité sociale, ce qui constitue 45,6% de la main-d »uvre totale non agricole. L’évolution entre 2001 et 2010 de l’emploi informel fait ressortir une progression nettement plus rapide de ce type d’emploi par rapport à l’emploi structuré. En effet, l’effectif est passé de 1 648 000 à 3 921 000, soit une population qui a plus que doublé en l’espace de 10 ans, alors que l’emploi structuré s’est accru de 43,1% durant cette même période.
Par ailleurs, la répartition selon le secteur d’activité fait ressortir que 45,3% de l’emploi informel relève du secteur du commerce et services, 37,4% du secteur des bâtiment et travaux publics et 17,3% de l’industrie. Près de la moitié de cette population est constituée de salariés non permanents (47,9%) et 44,3% de travailleurs pour leur propre compte. Près d’un occupé informel sur cinq est âgé entre
15 et 24 ans, et un occupé sur quatre âgé entre 25 et 29 ans, soit près de la moitié (44,5% sont âgés de moins de 30 ans), ce qui dénote la difficulté des jeunes à s’insérer dans le marché du travail. En matière de qualification et de niveau d’instruction, il s’agit d’une population peu instruite : 79,8% n’ont pas dépassé le cycle moyen.
1 844 000 personnes en sous-emploi
Par ailleurs, selon l’ONS, la population en sous-emploi par rapport au temps de travail est estimée à 1 844 000 occupés en septembre 2010 (1 408 000 hommes et 436 000 femmes), soit un taux de sous-emploi de 18,9%. Plus présent en milieu rural, le sous-emploi semble affecter davantage les femmes que les hommes, les populations les moins instruites et celles qui ne sont pas pourvues de diplôme. Selon l’âge, le sous-emploi est plus présent auprès des jeunes ; il touche un jeune sur trois âgés entre 15 et 19 ans et un jeune sur quatre âgés de 20 à 24 ans. Selon la situation dans la profession, le taux de sous-emploi atteint 38,2% des aides familiaux, 26,5% de l’emploi indépendant et 23,9% des salariés non permanents.
Les secteurs d’activité les plus affectés sont particulièrement l’agriculture (25,6%), le BTP (24,6%) et l’industrie (20,6%). L’enquête fait ressortir également que ce phénomène touche particulièrement les occupés non affiliés au régime de la Sécurité sociale (28%). (Liberté-23.07.2012.)

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  *FCE –Les patrons algériens ont le moral !

L’indice de confiance des chefs d’entreprise inscrit une forte hausse pour le mois de janvier 2012.

Le baromètre mensuel du Forum des chefs d’entreprises (FCE) note une augmentation de 6 points de l’indice de confiance des patrons algériens au cours du mois de janvier 2012. La valeur est actuellement à +7 contre +1 en décembre 2011. Toutefois, cet indice global cache les disparités qui marquent le moral des patrons selon leurs secteurs d’activité ou selon leur positionnement géographique. Le FCE précise ainsi que l’augmentation de l’indice de confiance est surtout boostée par la région Centre où les chefs d’entreprises affichent un indice de confiance en progression de 10 points, alors que pour ceux de la région Ouest, le climat est plutôt morose, ce qui s’est traduit par un indice de confiance négatif (-6) pour la première fois depuis octobre 2011.

Par secteurs, l’enquête menée par l’organisation patronale démontre une progression de 11 points de l’indice de confiance des industriels, que ce soit dans l’agroalimentaire ou la manufacture et de 4 points pour les entrepreneurs du BTPH. Cela se traduit par le fait que les besoins en crédits, à court terme, à moyen ou long termes, soient en hausse de 43%. Par contre, note le FCE, le climat s’est encore détérioré pour les activités de services, ce qui a eu pour conséquence un recul de 5 points de l’indice de confiance dans ce secteur par rapport à décembre 2011. Aussi, pour ce qui est de l’évolution de la qualité des services durant l’année 2011, celle-ci n’est confirmée que par 11% des chefs d’entreprises pour ce qui est des services de l’administration et par 13% en matière de fourniture de l’énergie et de l’eau. (El Watan-21.02.2012.)

 ***le travail et l’argent.

Pour que le travail ne se réduise plus qu’à un gagne-pain

 Une réflexion sur deux notions qui, de nos jours, sont très étroitement liées : le travail et l’argent. Le chercheur Henri de Montety déplore la subordination de la sphère politique au monde de la finance et propose de sortir du piège tendu par les entreprises du CAC 40.

Il n’y a pas si longtemps, un intellectuel diagnostiquait la source de l’aliénation contemporaine – source de blocage du débat politique et de l’avènement de la pensée unique – dans le fait que chacun était désormais tenté de raisonner comme s’il était lui même au gouvernement, chargé des « responsabilités » que cela suppose. Prudence, donc, encore et toujours de la prudence.

Aujourd’hui, on pourrait sans doute compléter le diagnostic en affirmant que chacun raisonne non seulement comme s’il était au gouvernement, mais aussi comme s’il était milliardaire. Au-delà du fait séculaire que l’on espère un jour pouvoir devenir riche (que ce soit en jouant aux courses ou en croyant aux miracles), l’esprit du temps vient favoriser cette chimère ; c’est une manifestation de la fascination que la finance exerce sur les mentalités collectives. Nous sommes tous des milliardaires, en quelque sorte.

Dès lors entrent en conflit la responsabilité fantasmatique (gouvernementale) de maintenir la stabilité du pays et celle, non moins imaginaire, de garantir la stabilité des finances internationales (pour préserver et augmenter son prétendu patrimoine personnel). Hélas, au niveau individuel et imaginaire, le résultat est le même que dans la vie réelle et collective : c’est la finance internationale qui l’emporte sur la sphère politique, ramenée à la position de subordonnée – ou même, plutôt considérée comme une conséquence, privée qu’elle est d’autonomie donc d’être un sujet de réflexion possible en tant que tel, concurrent à la détermination de la finance internationale. Le petit système mondial que chacun porte dans sa tête continue donc son chemin (la politique à la remorque de l’économie, et tout le reste à l’avenant), en harmonie avec la marche du monde.

Naguère, un possible antidote à la communauté d’intérêt entre les riches et les puissants était la brusque, voire brutale, désolidarisation unilatérale du pouvoir politique (quand le roi Charles VII, par exemple, dépouilla son financier favori, Jacques Cœur, sans contrepartie) ; un autre aspect, plus pondéré, était la doctrine chrétienne. Il ne faut surtout pas confondre l’idée et la réalité. La doctrine chrétienne est en principe fondée sur la charité, l’attention au prochain, la solidarité avec les pauvres. Nous sommes tous des prolétaires, en quelque sorte.

 Rétablir la frontière entre le bien et le mal

Qu’en pense l’Union européenne ? Dans le numéro d’avril de la Revue des Deux Mondes [1], Antoine Arjakovsky, co-directeur du département de recherche des Bernardins, cite Lord Jonathan Sacks, grand rabbin de la congrégation hébraïque du Commonwealth. Selon ce dernier, le capitalisme moderne est né en Europe des valeurs judéo-chrétiennes : « Le respect pour les dons reçus du créateur ; le respect pour la dignité de chaque individu quel que soit son genre, son appartenance sociale ou ethnique ; le respect pour la propriété individuelle dans le respect de la propriété collective ; le respect pour le travail dès lors que celui-ci peut alterner avec des périodes de repos ; la bénédiction de l’économie de marché dès lors qu’elle permet de vaincre la pauvreté. »

Or, « le système économique actuel repose sur des valeurs non judéo-chrétiennes. Il définit la richesse dans la capacité à acquérir. Il encourage les citoyens à dépenser au-delà de leurs propres moyens. Il fait prospérer des sociétés multinationales qu’aucun droit international n’est en mesure de contraindre. » « C’est pourquoi, termine Arjakovsky, le rabbin britannique suggère de quitter le modèle contemporain de l’économie du risque transactionnel, basé sur le désir de gratification instantanée des instincts, et de retrouver le modèle judéo-chrétien de l’économie de la confiance interpersonnelle, fait de confiance mutuelle et de responsabilité partagées. » Et cela suppose en particulier l’enseignement et la reconnaissance d’une frontière – mouvante, dans une certaine mesure – entre le bien et le mal . D’où la coexistence possible entre la liberté et la propriété, sans doute grâce à l’universalité du travail qui est la source de l’un comme de l’autre.

Le judéo-christianisme, ou aussi bien le christianisme, considéré par le rabbin anglais comme pilier fondateur du capitalisme, a aussi été jugé comme tel dans la doctrine marxiste et récusé à ce titre comme opium du peuple.
Que dit le socialisme ? Faisons d’abord un détour par le communisme au sens strict, du moins dans ses apparitions réelles. Aux pays d’ex-Europe de l’Est, autrefois, on abhorrait les parasites de la société. Les rentiers, bien sûr, étaient visés, ainsi que divers profiteurs, comme on les appelait. Mais aussi les vagabonds. En Roumanie, en Hongrie, en Tchécoslovaquie, nul vagabond. On remplissait plutôt les usines de main d’œuvre pléthorique ; même les Tsiganes y sont passés. Le travail était une valeur sociale avant d’être une valeur économique.

Cette aversion pour le parasitisme n’était pas une fantaisie ou le seul signe d’une éventuelle revanche sociale. Simplement : le système était fondé sur le travail. Donc tout le monde devait travailler, cela allait de soi. Pour des raisons historiques et géopolitiques, le communiste d’après-guerre adopta comme idéal type le travail en usine dans l’industrie lourde. Mais ce choix n’était pas strictement nécessaire. Dans une définition plus large du socialisme et dans une autre conjoncture, un autre type de travail aurait pu être favorisé. Prenons par exemple le sens positiviste de tâche manuelle ou intellectuelle produisant un résultant sensible (y compris la philosophie ou la poésie) ; on peut même, à la rigueur et faisant écho au raisonnement développé plus haut, y ajouter les activités spirituelles en réconciliant le positivisme moderne et le monachisme médiéval (ora et labora, prière et travail, doctrine des bénédictins).

Revenons à l’Europe de l’Est. En 1990, les investisseurs étrangers pénétrant dans cet étrange eldorado obéissaient à un autre modèle, et comme cela arrive parfois, leurs propres règles s’imposèrent sans faire grand cas des spécificités locales. Ces investisseurs considéraient le travail comme une valeur purement économique, une variable d’ajustement au même titre que n’importe quel autre facteur de production. Ils ne comprenaient pas, ou peut-être feignirent d’ignorer les caractères du modèle auquel ils avaient affaire. Ils se mirent à licencier à tour de bras (occasion de concours amusants : celui qui arrive à licencier le plus de monde en une durée donnée).

 Redonner une valeur fondatrice au travail
L’Europe de l’Est n’est qu’un exemple de ce qui a pu se passer quelque part, à un moment donné, c’est-à-dire lors d’un changement de paradigme. Qu’en est-il aujourd’hui, chez nous, en France ? Le paradigme actuel est celui du double langage, ou plutôt du hiatus entre le discours et l’action : on aime considérer le travail comme une valeur sociale ; en réalité, le comportement des acteurs économiques fait qu’il est envisagé uniquement en tant que valeur économique. Un exemple : les administrations publiques accordant des appels d’offre à des entreprises étrangères en mettant en danger des postes de travail industriels en France. Déplorer ce phénomène n’est pas faire preuve d’un nationalisme nauséabond. C’est simplement constater le décalage entre la sphère de règlement politique des affaires (en particulier la fiscalité), et celle des décisions économiques. On ne devrait pas pouvoir déplacer les frontières de l’une sans déplacer celles de l’autre. L’administration, qui a un pied dans la politique et un pied dans l’économie, se comporte de manière schizophrène, en condamnant à terme ses principales ressources (fiscales) dans le but d’économiser quelques bouts de chandelle (dans ses relations avec l’économie privée). Qu’en est-il du socialisme ? Il est de coutume de souligner que le socialisme aujourd’hui parvient difficilement à se distinguer de la droite. Nous allons voir un peu plus loin en quoi il s’en distingue tout de même ; ce qui d’ailleurs aggrave, si l’on peut dire, la situation de son propre point de vue. Le socialisme de Marx fondait toute sa doctrine sur le travail. À la suite de Hegel, il affirmait que le travail avait pour but de libérer l’homme. Sa spécificité fut d’ajouter que les rapports de production son tels qu’en certaines périodes, le travail entre dans une forme perverse d’exploitation qui, au lieu de libérer l’homme, le livre à l’aliénation. La solution est alors de renverser le système en donnant à la lutte des classes une forme révolutionnaire. Jaurès, socialiste français, contestant la lutte des classes et mettait l’accent sur la nécessaire dignité de l’homme, notamment sur sa dignité par le travail. Autrement dit, pour les socialistes, c’est le travail qui libère, ou bien c’est le travail qui rend à l’homme sa dignité. Revenons aux temps présents. Face à un homme qui n’a pas de travail, qui est donc en danger de perdre sa liberté et sa dignité, que propose le socialisme aujourd’hui ? Un attirail de mesures compensatoires, des allocations, des promesses. Mais pas de travail, car le travail est livré aux forces du marché – on n’y peut rien. Autrement dit, faute de mieux, le socialisme évalue la liberté et la dignité de l’homme en monnaies sonnantes et trébuchantes : c’est-à-dire qu’il admet la valeur paradigmatique et universelle de l’argent. C’est l’argent et non plus le travail – pour les socialistes eux-mêmes – qui acquiert la qualité de valeur universelle. Que l’on soit milliardaire ou prolétaire (chômeur ou menacé de l’être), c’est l’argent qui est l’instrument de mesure universel, et bientôt unique, il devient la seule réalité. Exit le travail et tout ce qu’il représente d’épanouissement personnel et de créativité collective. Ce phénomène de renversement est d’autant plus spectaculaire que la droite (du président Sarkozy) a proposé de redonner au travail sa place de valeur primordiale. Mais un travail lui-même rabaissé à sa seule fonction de gain d’argent. « Travailler plus pour gagner plus », disait-on. Et que l’on s’adressât ailleurs si l’on s’intéressait à l’épanouissement personnel ou à la créativité collective. D’un point de vue humain, c’est un grand gâchis. Ajoutons que d’un point de vue social, cela l’est non moins, car l’avenir est mis en cause. Redonner une valeur fondatrice au travail, que ce soit du point de vue socialiste ou chrétien, ce serait une manière de sortir du piège tendu par les entreprises du CAC 40 et de briser le miroir aux alouettes tendu par les fameuses petites et moyennes entreprises (PME) à l’allemande. La nation unie est invincible, n’est-ce-pas ? Ce serait accorder une place légitime aux employés des entreprises et institutions sans nécessairement recourir à des outils aberrants de motivation. Ce serait une manière de redonner de l’importance aux savoir-faire et donc donner des armes contre les absurdités comme le licenciement de personnels qualifiés dans les entreprises françaises du luxe. Ce serait une occasion de redéfinir la fonction économique, sociale et environnementale des agriculteurs. Ce serait redonner dans la vie une place à la culture, en dehors des considérations de spéculation et de mode. Une véritable utopie. Une révolution digne de la France. (Mariane-11.04.2012.)[1] Antoine Arjakovsky, « l’œcuménisme en Europe : une approche religieuse et politique », Revue des Deux Mondes, avril 2012, p. 129.

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