Êtes-vous heureux au travail ?

*Ce qui rend heureux au travail

 On l’avait presque oublié: l’activité professionnelle peut aussi être source d’épanouissement


«Le plus important c'est de vous sentir acteur de votre travail qu'il vous donne l'occasion de vous «challenfer» par touche.»
«Le plus important c’est de vous sentir acteur de votre travail qu’il vous donne l’occasion de vous «challenfer» par touche.»

Êtes-vous heureux au travail ? coeur- À force d’identifier les souffrances au travail, ce qui était nécessaire vu l’augmentation du nombre de plaintes dans les consultations spécialisées, on en est arrivé à ne plus vraiment croire aux aspects les plus bénéfiques de l’activité professionnelle. Cette focalisation est en train de changer, si l’on en croit l’intérêt de la psychologie positive pour le travail et l’émergence d’enquêtes récentes, plus centrées sur le meilleur des conditions laborieuses.

Ainsi, l’étude menée par le cabinet de conseil M@rs-lab, qui a soumis à 6.700  personnes d’horizons très variés à 50 questions autour du thème «Êtes-vous zen ou stressé au travail?». Pour Pierre-Eric Sutter, psychologue du travail et directeur de M@rs-lab, «la grande force de ce questionnaire est de s’être appuyé sur une recherche triple prenant en compte les trois dimensions intriquées du travail: la performance individuelle, la performance collective, la performance organisationnelle. Aucune d’entre elles ne peut se passer des deux autres».

Ainsi, le tableau complet d’un «travailler mieux» qui ne nierait aucun de ces aspects a-t-il pu être dégagé. Il y apparaît clairement que les TPE (très petites entreprises, jusqu’à 17 personnes) sont les structures où il fait bon être employé. «Plus on monte dans la taille de l’organisation, moins le vécu au travail est positif», confirme Pierre-Eric Sutter. Cette donnée n’est pas anodine et a mené le cabinet conseil à rechercher ce qui, dans ces petites structures, favorisait justement l’épanouissement de l’individu. Est né alors un slogan, «La TPE attitude», qui permet de cibler et mémoriser trois facteurs de mieux-être: la transparence (de la direction, des décisions, etc.), la proximité (des dirigeants avec le terrain, de l’amont et de l’aval), l’enthousiasme (d’une vision partagée, des valeurs…).

Ainsi, ceux qui voient clairement l’apport de leur production finie ou qui se sentent en phase avec ce que fabrique l’entreprise partent avec une longueur d’avance pour vivre bien au travail. Bien lotis aussi, ceux qui reçoivent de leur hiérarchie des objectifs clairs qui, en plus, favorisent la cohésion des équipes. Le stress naît le plus souvent d’une obligation de s’adapter à des consignes contradictoires et dont on ne perçoit plus le but. «Ce dont les Français ont le plus besoin c’est de sens, pas de soins», résume Pierre-Eric Sutter, fustigeant une certaine tendance à la médicalisation des maux du travail dans notre pays.

«Les gros revenus ne garantissent plus le bonheur» 

Ce rôle primordial du sens dans la satisfaction professionnelle, Marc Traverson, coach et consultant du cabinet Acteus, l’observe au quotidien sur le terrain. Il vient d’ailleurs de publier une Lettre à ceux qui ont momentanément perdu leur emploi (Éd. Payot) dans laquelle il mesure tous les investissements intérieurs liés au travail, et comment en faire des piliers même lorsque le vent tourne. «Cette notion de sens est aujourd’hui primordiale, confirme-t-il. Ainsi, si vous trouviez une motivation intellectuelle à monter des structures financières très complexes et que, rachetée par un grand groupe, votre entreprise se focalise désormais sur les seuls chiffres atteints, vous dépérissez intérieurement.»

Les fonctionnaires pourront travailler après 65 ans

Lorsqu’il manque à la structure, le sens peut cependant toujours être «tricoté» au niveau individuel. «Le plus important, quel que soit le poste que vous occupez, c’est de vous sentir acteur de votre travail, explique-t-il, que celui-ci soit cohérent avec vos valeurs, qu’il vous donne l’occasion d’apprendre, de vous “challenger” par touches, tout en éveillant en vous le sentiment de faire partie d’un groupe où vous avez une place et une utilité.»

Autre grande source de satisfaction professionnelle peu souvent évoquée dans les débats sociaux: le plaisir de transmettre. «Aujourd’hui, les gros revenus et les lourdes responsabilités qui vont avec ne garantissent plus le bonheur, observe le consultant, et un nombre de plus en plus important de salariés le savent, au point de bien réfléchir, voire refuser certaines promotions qui leur coûteraient trop cher dans leur vie privée. Par contre, quand on est un manager ou un pro expérimenté, voir ses collaborateurs “grandir” et les aider dans un esprit de formation est un réel plaisir.»

Du sens, des valeurs partagées, la satisfaction de transmettre… Autant de pistes invoquées par ces consultants qui osent un autre regard sur la vie professionnelle. Et Marc Traverson de rappeler le slogan du président Kennedy à propos du gouvernement américain en l’adaptant au travail: «Ne vous demandez pas ce que votre entreprise peut faire pour vous rendre heureux, mais demandez-vous plutôt ce que vous pouvez faire pour votre propre bonheur.» Un réflexe de survie à l’heure où de nombreux bateaux tanguent?  (Le Figaro-08.11.2010.)

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*Trois travailleurs sur dix songent à changer de travail

Trois travailleurs sur 10 songent à renoncer dans l’année à venir à leur emploi actuel. Ce sont surtout les moins de 34 ans qui sont enclins à changer de travail. La raison principale qui est invoquée est la mauvaise ambiance au travail, ressort-il du « Vif Guide des carrières » (Roularta Media Group).

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Pour cette étude, l’Antwerp Management School a sondé 2.312 personnes. 29% des répondants étaient francophones, 71% néerlandophones. Par ailleurs, 86% des participants à l’étude étaient salariés et 80% détenteurs d’une formation supérieure.
Ce sont surtout les jeunes qui ont la bougeotte: 41% des moins de 34 ans ont déjà postulé chez un autre employeur au cours des deux dernières années, contre 28% chez les 35-54 ans et 12% parmi les plus de 55 ans.
Mauvaise ambiance au boulot
Les principales raisons invoquées pour changer d’emploi sont une mauvaise ambiance (68%), le manque d’intérêt/de défis du job (56%) et le manque de vision du management (53%).
L’enquête montre également que les hommes (63%) travaillent plus souvent chez eux que les femmes (47%). Par ailleurs, plus la fonction est élevée, plus les salariés travaillent souvent de chez eux. « Une question subsiste, bien entendu: celle de savoir dans quelle mesure les participants ont compris ‘le travail chez soi’ comme ‘le travail chez soi pendant les heures de travail’ et non pas ‘travailler encore un peu chez soi, le soir’ », nuance l’étude. (7s7- 30.04.2012.

**** Un responsable qui se prend pour Pharaon.

 L’écho de la placette fait état  aujourd’hui, d’un responsable qui se prend pour Pharaon. Ce dernier selon l’un de ses subalternes,  se comporte en  homme dur et averti  avec son personnel  sans aucune raison apparente.  Mais  le hic, avec son épouse, ce responsable est une poule mouillée. Il cède aux caprices de sa femme qui  l’oblige, souvent, à faire le ménage et laver la vaisselle au moment où la bourgeoise se rend chez la coiffeuse pour se faire belle. (Réflexion-04.07.2012.)

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*En France, à peine un salarié sur trois … »souvent heureux » au travail

 La démotivation gagne du terrain au travail, où à peine un salarié sur trois (31%) se déclare être « souvent heureux », selon les résultats du baromètre Edenred Ipsos pour le quotidien La Tribune, publié mardi. En 2011, les salariés sont seulement 31% à se déclarer « souvent heureux » au travail, un pourcentage qui diminue pour atteindre son point le plus bas depuis 2007. En 2010, 37% d’entre eux se disaient « souvent heureux ».« Une des caractéristiques du salarié français, c’est son investissement affectif au travail », a expliqué Antoine Solom, directeur général adjoint d’Ipsos Loyalty qui constate que « satisfaction professionnelle et motivation atteignent des scores historiquement bas ».

Le Selor doit accélérer le recrutement

Quelque 40% des salariés affirment que leur motivation au travail a baissé, un chiffre en nette augmentation par rapport à 2007. Ils étaient alors seulement 35% à le penser. Cette perte de motivation concerne 46% des salariés des entreprises publiques et 40% dans le privé. La plupart des salariés invoquent un manque de reconnaissance (26%) et une rémunération trop faible (19%).

Si la démotivation des ouvriers (42%) et des employés (38%) stagne relativement entre 2007 et 2010, la démotivation s’accroît spécialement pour les cadres supérieurs. En 2007, ils étaient seulement 19% à déclarer que leur motivation diminuait. Aujourd’hui, ils sont presque le double (37%). Plus d’un tiers des agents de maîtrise (41%) et des cadres (40%) déclarent que leur motivation diminue en 2011, en augmentation de 7% par rapport à 2007.

Enfin, la question du pouvoir d’achat reste aussi un sujet très sensible: 68% des salariés s’estiment pas satisfaits en la matière, contre 32% d’un avis contraire.

Cette enquête annuelle a été effectuée par internet du 21 janvier au 11 février 2011 auprès d’un échantillon représentatif de 4.000 salariés français âgés de 18 ans et plus (hors artisans, commerçants, professions libérales et agriculteurs). (20Minutes et AFP-05.04.2011.)

*Les salariés européens satisfaits de leur situation

Un an après le début de la crise, les enquêtes vont bon train sur le moral des cadres, leur degré d’engagement envers leur entreprise, leur confiance dans l’avenir. Et les résultats ne sont pas toujours positifs. Le sondage réalisé par le cabinet de recrutement Robert Half à travers plusieurs pays européens met un peu de baume au cœur des dirigeants. «Nous avons interrogé 1 300 responsables ressources humaines ou financiers à travers huit pays européens sur leur situation professionnelle, la santé de leur entreprise, leur degré de confiance envers leur management ou encore la perception qu’ils ont de l’avenir de leur société», explique Fabrice Coudray, directeur chez Robert Half International.

Et, bonne nouvelle, tout n’est pas aussi noir qu’attendu. Les salariés européens sont, dans leur grande majorité, satisfaits de leur emploi actuel. Les plus enthousiastes sont les Luxembourgeois, avec 97 % de réponses favorables, ou les Néerlandais (71 %). Souvent réputés pour leur côté «râleur», les Français se disent contents de leur sort professionnel à 55 %.

C’est encore au Luxembourg que l’on trouve les salariés affirmant la plus grande confiance dans l’avenir de leur firme (85 %) ou dans leur management (92 %). Les Français se montrent moins euphoriques puisqu’ils ne sont, par exemple, que 38 % à afficher leur confiance dans l’avenir de la société pour laquelle ils travaillent.

Leviers d’amélioration

«Nous avons cherché à savoir comment la satisfaction des salariés pouvait être améliorée et sur quels leviers jouer pour les dirigeants de société. Et là, nous avons eu quelques surprises», note Fabrice Coudray. Dans un seul pays, la France, la hausse des salaires est plébiscitée par 74 % des personnes interrogées. Les Italiens souhaitent une plus grande implication dans les décisions stratégiques et les Autrichiens un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Quant aux Luxembourgeois, pourtant heureux au bureau, ils optent pour une charge de travail moins lourde ! (Le Figaro-25.01.2010.) 

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***Google augmente les salaires de 10%

AFP. 10.11.2010.
Le géant américain de l’internet Google, qui a fait face à plusieurs départs de ses rangs, avec des ingénieurs et des dirigeants rejoignant des concurrents ou lançant de nouvelles entreprises, a relevé tous les salaires de 10%, a rapporté mercredi le Wall Street Journal.

« Nous voulons être sûrs que vous ayez le sentiment d’être récompensés pour le gros travail fourni », a fait valoir le PDG de Google Eric Schmidt dans un courriel aux employés cité par le quotidien financier. « Nous voulons continuer à attirer les meilleurs chez Google », a-t-il ajouté.

Sollicité par l’AFP, un porte-parole s’est contenté de déclarer: « Nous pensons que des plans de rémunération concurrentiels sont importants pour l’avenir de l’entreprise ».
Google compte quelque 23.000 employés, mais a récemment vu partir plusieurs d’entre eux chez un nouveau concurrent de poids, Facebook. Selon le Wall Street Journal, 10% des employés du réseau social sont des anciens de Google.

Cette hausse de salaire pourrait ainsi s’inscrire dans le cadre d’une hostilité croissante entre Facebook et Google, qui depuis plusieurs jours s’opposent sur les possibilités d’exporter données et contacts d’un site à l’autre. Par ailleurs en septembre, Google, Apple, Intel, Adobe, Intuit et Pixar avaient conclu un accord avec les autorités américaines pour mettre fin à des poursuites liées à leurs accords par lesquels ils s’engageaient à ne pas recruter en série les uns chez les autres.

***Les cadres heureux au travail 

Neuf sur dix se sentent bien dans leur entreprise, selon un sondage réalisé par Viavoice pour HEC, « Réussir », France Inter et France 24.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

cadres493 Le stress au travail et sa conséquence la plus dramatique, le suicide, sont devenus un véritable problème de société. Dans ce contexte, les résultats du sondage réalisé par sont pour le moins surprenants. À la question, «Êtes-vous heureux au travail ?», près de neuf cadres sur dix répondent oui.  

«Aimer son travail, le trouver intéressant,s’épanouir dans son activité professionnelle : c’est sur ce socle que repose le bonheur de près de la moitié des cadres», analyse François Miquet-Marty, directeur de la société d’études et de conseil Viavoice.

Respect mutuel, bonne ambiance et solidarité entre collègues sont cités en deuxième position (32 %). Car les cadres attendent beaucoup des relations sociales dans leur entreprise. D’ailleurs, ils apprécient, voire revendiquent, le travail en équipe, pour s’épanouir dans leur fonction.

Pour un cadre sur quatre, le fait d’avoir des objectifs clairs, de se sentir utile et d’être satisfait du travail accompli sont aussi des éléments importants pour se sentir bien dans son entreprise. En revanche, pour seulement 18 % «avoir un bon salaire» entre en ligne de compte.

Heureux au travail, les cadres ont toujours un moral économique en berne. En février, son indice a encore reculé (- 1 point). S’ils sont moins pessimistes quant à l’évolution du chômage au cours des prochains mois, ils constatent une chute (- 6 points) de la motivation de leurs collaborateurs.

«Quand la conjoncture déprimée grève le moral des cadres, le bonheur personnel, plus structurel, est probablement salutaire », souligne François Miquet-Marty. (Le Figaro-24.03.2010.)

***Les entreprises où il fait bon travailler

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Le palmarès 2010 de l’institut Great Place to Work avec le Figaro économie, récompense les meilleures initiatives en faveur des salariés.

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Les relations sociales sont tendues dans les entreprises sur fond de crise économique, de gel des salaires, voire de stress au travail ? Les salariés perdent confiance dans leur encadrement dirigeants et sont tentés de moins s’investir pour leur société ? Peut-être, mais il existe aussi des entreprises petites et grandes- où il fait bon travailler. Pour la 8ème année consécutive l’institut Great Place to Work établit son palmarès annuel et décerne ses trophées aux dirigeants qui le méritent. Avec, parfois, des surprises : ainsi le nordiste Décathlon, qui avait mal classé par le ministère du travail pour la lutte contre le stress, est au contraire plébiscité par ses salariés avec une 7ème place dans le classement des entreprises de plus de 500 personnes pour Great Place to Work.

Cette année le palmarès de Great Place to Work compte en fait deux classements distincts : celui des entreprises de plus de 500 salariés et celui des sociétés de moins de 500 personnes. And the winners are ? Microsoft dans la catégorie des plus de 500 personnes et PepsiCo pour les moins de 500 salariés. Deux entreprises anglo-saxonnes est-on tenté de dire ? Oui, mais gérées par un état-major 100 % français, relativisent les responsables du classement.

Quelques valeurs sûres pérennisent leur place cette année encore : Leroy Merlin se hisse sur la seconde marche du podium du palmarès des plus de 500 salariés, tandis que Mc Do et FedEx Express sont respectivement troisième et quatrième. Chez les moins de 500 salariés aussi, plusieurs sociétés sont encore là, et aux premiers rangs : C’est le cas de WL Gore (N°2) ou d’Accuracy (n°3)

Qu’est ce qu’une entreprise où il fait bon travailler ? Selon le modèle de Great Place to Work, c’est une société où le salariés «a confiance dans son encadrement, est fier de son travail et de son entreprise, et peut travailler dans une ambiance conviviale», répond Patrick Dumoulin, directeur de Great Place to Work en France.

Afin de mieux mettre en relief les initiatives des uns et des autres, des prix spéciaux ont été attribués. Trois entreprises sortent ainsi davantage du lot : Decathlon reçoit le prix de la formation pour ses 200 plans individuels de formation correspondant à ses 200 métiers. Biogen Idec (biotechnologie) est primée dans la catégorie Solidarité pour ses actions en matière de préparation à la retraite. Enfin, un autre laboratoire pharmaceutique, Novo Nordisk hérite d’un prix spécial «Reconnaissance» pour un ensemble de mesures récompensant financièrement l’implication des salariés. (Le Figaro-17.03.2010.)

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*victime de harcèlement moral au travail

Les travailleurs de la clinique privée «Le Rameau d’olivier» à Béjaïa, ont observé jeudi matin une grève qui est loin de ressembler à celles qu’on connaît dans le monde du travail. Les chirurgiens, médecins, paramédicaux et ouvriers tout types confondus ont voulu à travers leur action apporter leur soutien à la surveillance générale de l’établissement, victime de harcèlement moral de la part de l’un des associés de la clinique. Ce mouvement de grève s’est également singularisé par la présence, par un pur hasard, du wali de Béjaïa qui était de passage sur les lieux, la présence du président de l’APW et des représentants de la sécurité au niveau de la wilaya.
Le mis en cause, présent sur les lieux, a été conséquemment interpellé par le wali pour connaître sa version. Ce dernier n’a pas reconnu les faits qui lui étaient reprochés allant jusqu’à donner une autre version de la dernière altercation avec la victime, mais c’était sans compter sur les témoignages des agents, médecins et autres infirmiers qui ont pris position publiquement en faveur de la surveillante générale.
Selon les témoignages recueillis sur place, la surveillante générale n’est pas l’unique victime des comportements du mis en cause. Même le directeur de l’établissement n’a pas échappé à ses foudres au même titre que le personnel. Quant au fonctionnement de l’établissement, les travailleurs frondeurs font état de perturbation répétées, qui nuisent fortement à la réputation de cette première clinique privée au niveau national.
La démarche de protestation initiée par la surveillante de cette clinique avec le soutien de ses collègues du travail a le mérite de casser un tabou qui a longtemps pesé comme une épée de Damoclès sur la tête de femmes algériennes travailleuses. Elles sont des milliers à subir des pressions de la part de leurs employeurs sans pouvoir oser les dénoncer. Elles subissent en silence de crainte de scandales qui leur apporteraient un préjudice plutôt qu’un réconfort dans une société où la femme n’a toujours pas raison. En juin dernier, une enquête nationale avait été réalisée. Quant à l’enquête, réalisée au cours du premier trimestre 2014, par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (Cncppdh) en association avec la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) elle révélait que 66% des travailleuses du secteur public et 40% des étudiantes affirment subir le harcèlement, notamment sexuel en continu sur leurs lieux de travail ou d’études.
À travers les réponses de 600 travailleuses et 3207 étudiantes (dont 2886 algériennes et 341 étrangères, les enquêteurs, supervisés par les Pr Mustapha Khiati et Abdelkader Sahraoui du Forem et le Dr Sabrina Kahar de la Cncppdh, ont précisé, lors de cette rencontre nationale sur le phénomène des harcèlements sexuels sur les lieux de travail et dans les universités, organisée à la Maison de la culture Taos-Amrouche de Béjaïa, que les premiers auteurs du harcèlement sexuel en Algérie en milieu universitaire sont les enseignants. Sur 40% d’étudiantes ayant affirmé subir continuellement le harcèlement sexuel en milieu estudiantin, 33,4% avouent que le principal harceleur est l’enseignant, également incriminé par 26,8% des étudiantes étrangères.
Pour le cas des femmes travailleuses, dont 60% ont affirmé vivre continuellement sous la pression du harcèlement sexuel, le directeur de l’établissement est considéré comme première source de harcèlement, incriminé dans 30% des cas.
Le chef du bureau est responsable du harcèlement dans 20% des cas, tandis que les agents de sécurité sont mis en cause dans 14% des cas. Pour ce qui est du lieu du harcèlement sexuel sur le lieu de travail, 30% des travailleuses interrogées ont déclaré que les agressions avaient lieu dans le bureau du directeur, tandis que 23% évoquent des lieux divers au sein de leur établissement. 50% des femmes interrogées ont raconté des histoires personnelles émouvantes qui témoignent de leur cauchemar. Plusieurs ont même avoué être contraintes de démissionner en raison des pressions subies. Ces résultats ont permis de lever le voile sur un fléau qui gangrène la société algérienne et qui demeure tabou en raison du caractère conservateur de la société. Mais un tabou qu’on vient enfin de casser et ce publiquement. *L’Expression-Samedi 27 Septembre 2014

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3 réponses à “Êtes-vous heureux au travail ?”

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