Le couple, meilleur rempart contre le chômage

**Vivre en couple préserve du chômage

D’après l’Insee, les Français qui vivent en couple souffrent moins du  chômage que les célibataires.

La situation des personnes en couple sur le marché du travail  diffère de celle des personnes sans conjoint. C’est le résultat de l’étude  publiée par l’Insee sur « Les couples sur le marché du travail« .

La situation des personnes en couple sur le marché du travail diffère de celle des personnes sans conjoint.

Le taux d’activité des hommes en couple est à tout âge  supérieur à celui des hommes sans conjoint. Entre 30 et 54 ans le taux de  chômage des hommes sans conjoint s’élève à 13% en 2011 contre 5% pour les hommes  en couple. Les hommes en couple ont en moyenne un emploi plus stable et plus  qualifié que les hommes sans conjoint. Être en couple influe aussi sur le temps  de travail. Les hommes accompagnés travaillent plus que les autres, car ils sont  plus souvent non salariés ou cadres, ce qui implique des temps de travail plus  importants.

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A la différence des hommes, les femmes en couple apparaissent  un peu plus éloignées du marché du travail que les femmes sans conjoint. Les  femmes en couple travaillent plus souvent à temps partiel, ce temps partiel  étant plus fréquemment choisi que pour les femmes sans conjoint. Lorsqu’elles  n’ont pas d’emploi, elles souhaitent moins souvent travailler. Dès 25 ans, leur  taux d’activité est presque à tout âge inférieur à celui des femmes sans  conjoint. Cependant comme pour les hommes, les femmes en couple sont moins au  chômage que celles qui n’ont pas de conjoint : un taux de 6% soit deux fois  moins que celui des femmes sans conjoint. Comme pour les hommes, les écarts de  taux de chômage sont pour partie dus à des structures de qualification  différentes entre les femmes en couple et les célibataires.

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Au sein des couples d’individus âgés de 30 à 54 ans, trois  sur quatre sont des couples de personnes en emploi en 2011. Très peu sont  concernés par la situation où les deux conjoints sont au chômage ou dans son « halo » (1 %). Ces couples sont cependant 2,3 fois plus fréquents dans la  population qu’ils ne le seraient si les couples se formaient au hasard. Cette  concentration s’explique, au moins en partie, par les ressemblances entre les  conjoints en termes de facteurs de risque de chômage, notamment l’âge, le  diplôme et le domaine d’études.*Lu sur l’Insee.fr**Atlantico-28.11.2012.

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*Marché matrimonial et marché de l’emploi sont très liés

70 000 couples comptent deux chômeurs seulement

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La statistique, frappante, est issue du traditionnel portrait social que l’Insee a publié mercredi 28 novembre 2012. Chez les 30-54 ans, le taux de chômage des personnes célibataires est de 13 % pour les hommes et 12 % pour les femmes, alors qu’il ne dépasse pas 5 % et 6 % pour les hommes et les femmes en couple. Comment expliquer cette surprenante inégalité sur le front de l’emploi ? Est-ce le chômage qui favorise le célibat ou l’inverse ? Les deux tableaux montrent en tout cas que les deux sont clairement corrélés.

L’Insee se garde bien de préciser pourquoi, mais avance quelques pistes. Pour les hommes, les raisons sont d’abord à chercher dans leur niveau d’éducation. « Le diplôme confère un avantage aux hommes sur le ‘marché matrimonial’ », résume crûment l’institut. Les statistiques sont ainsi formelles : les hommes plus diplômés sont plus souvent en couple que les hommes sans diplôme, eux-mêmes plus souvent au chômage. Mais, ce n’est pas le seul critère. Les hommes qui ont des enfants, plus souvent en couple, travaillent plus que ceux qui n’en ont pas, notamment car ils « sont davantage incités à travailler ou rechercher du travail pour subvenir à leurs besoins », estime l’institut. Enfin, les hommes célibataires sont plus souvent victimes de handicap que les hommes en couple. Or « l’inactivité des hommes et souvent liée à des problèmes de santé », rappelle l’étude.

Pour les femmes, la situation est légèrement différente. D’abord parce que leur taux d’activité (qui prend en compte les femmes qui travaillent et celles qui cherchent un emploi), à l’inverse de celui des hommes, est plus faible pour celles qui sont en couple que pour les célibataires. Première raison à cela : la présence ou non d’enfants. 84,8 % des femmes célibataires avec enfant son actives, contre 82,1 % de celles en couple. « La présence d’un conjoint apporteur de ressources offre à certaines femmes la possibilité de ne pas travailler pour élever leurs enfants, possibilité que n’ont pas les mères de famille monoparentale« , explique l’Insee. Des femmes qui sortent du marché du travail et donc mécaniquement des statistiques du chômage.

Derrière ces statistiques sur le front de l’emploi, se cache en fait la (triste ?) réalité du marché matrimonial. Plus les hommes sont diplômés, plus ils sont attirants pour les femmes. Alors que cette caractéristique joue nettement moins pour les femmes, même si les choses changent peu à peu :  auparavant, avoir un diplôme avait même effet handicapant pour les femmes ! « Entre 30 et 44 ans, être diplômée de l’enseignement supérieur n’est plus pénalisant pour la vie de couple, comme c’était le cas au même âge pour les générations plus anciennes », rassure ainsi l’étude.

Comment expliquer cette divergence ? « Quand on interroge les hommes et les femmes sur les caractéristiques qu’ils estiment les plus importants chez leur partenaire, les femmes répondent d’abord un homme avec une situation stable, tandis que les hommes recherchent chez leur conjointes moins une position sociale que la beauté et jeunesse, et donc la fertilité », explique Jean-François Mignot, sociologue spécialisé des stratégies matrimoniales, « toute est une question de goûts issus de stratégies reproductives des deux sexes : au fil de l’évolution ont été sursélectionnées les femmes qui avaient choisi des hommes capables de subvenir aux besoins de leurs enfants, et les hommes qui avaient choisi des femmes capables de porter le plus grand nombre de leurs enfants », estime-t-il.

Cette divergence fondamentale aboutit à ce que dans 17 % des couples, l’homme a une position professionnelle supérieure à celle de sa conjointe, contre seulement 5 % de cas inverses. Par ailleurs, dans 7 % des couples la femme est au chômage tandis que l’homme occupe un emploi, la situation inverse ne se rencontrant que dans 3,3 % des couples. Un peu plus de 1 % des couples comptent deux chômeurs, soit environ 70 000 couples, estime l’Insee. Les couples touchés par le chômage cumulent souvent les difficultés : les conjoints des femmes au chômage ou en temps partiel subi sont ainsi plus souvent en CDD, en interim, au chômage ou ouvrier.

Tout cela s’explique par une autre donnée connue du marché matrimonial : hommes et femmes ont tendance à chercher leur conjoint d’abord dans leur classe sociale ce qu’on appelle « l’homogamie ». L’Insee montre ainsi que les couples constitués de deux agriculteurs sont 30 fois plus nombreux que ce que l’on pourrait attendre si les couples se formaient de manière totalement aléatoire dans la population. Pour les artisans, commerçants et chef d’entreprise, c’est 4,3 fois. Les cadres, 2,6 fois, les ouvriers 2 fois, les employés et les professions intermédiaires 1,4 fois. Quand on regarde le diplôme, on assiste à la même homogamie : il y a 2,7 fois plus de couples formés de deux personnes sans aucun diplôme que la normale aléatoire. Au sein des diplômés du supérieur, les plus homogames sont ceux qui ont fait des études de sciences humaines ou de santé. L’amour a-t-il une place dans tout ça ? Il y a visiblement de quoi en douter…* mBlog-28 novembre 2012, par Jean-Baptiste Chastand

**Le couple face au chômage

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Le chômage est difficile à supporter pour soi. À cause de la perte de revenus et de la nécessité de réduire le train de vie. Pour la place qu’il fait perdre dans une société où l’on est souvent défini par sa profession. Pour l’estime que l’on a de soi. Et pour l’image que l’on donne à l’autre dans le couple. Le chômagea ainsi des répercussions évidentes sur les couples.

Le chômage représente un risque pour le couple

C’est un fait, le chômage fragilise le couple. L’indice d’instabilité conjugale augmente en cas de chômage. Cet indice correspond au nombre de personnes ayant vécu une rupture conjugale multiplié par 100 et divisé par le nombre de personnes vivant ou ayant vécu en couple.
Pour les hommes ayant un emploi stable, cet indice est de 18,9. Pour les hommes au chômage depuis moins de 2 ans, il est de 38,7 et si le chômage dure depuis plus de deux ans il monte à 43,5. (sources : enquête INSEE citée par François d’Estais dans son livre Le couple face au chômage).

*Chômage de l’homme, chômage de la femme, des différences nettes

Le chômage d’une femme entraîne lui aussi une instabilité dans son couple, mais de manière moins accentuée que celle d’un homme. Les indices d’instabilité conjugale sont de 30,9 pour moins de 2 ans de chômage et de 36,5 pour plus de 2 ans de chômage. François D’Estais affirme que  » dans notre culture, l’identité de l’homme est beaucoup plus liée au travail que celle de la femme. La perte de son travail entraîne donc des conséquences psychologiques plus lourdes. « 

Pourquoi un tel impact du chômage sur la solidité du couple ?
Dans un couple, au fil des années, un équilibre subtil se met en place. Chacun organise sa vie en fonction de l’autre, les tâches sont partagées de manière machinale. Rien n’étant statique, les choses peuvent évoluer, mais elles évoluent naturellement lentement. Le chômage introduit un changement très brutal et les équilibres en place chancellent. Les deux partenaires doivent s’adapter à ce changement brutal, et ce n’est pas simple car il s’agit d’un changement négatif subi. Il faut encaisser des changements dans un climat d’anxiété important dû à la peur de ne pas retrouver de travail, de ne pouvoir garder son logement, ou de ne pouvoir offrir des études aux enfants…

Quels changements dans le couple lors du chômage ?

Un homme dynamique peut tout à coup investir le champ de son épouse. Il va aux réunions de parents d’élèves, amène les enfants à l’école, s’occupe de la décoration de la maison ou de la lessive. Sa femme peut se sentir chassée de son espace habituel ! Au contraire, certains hommes déprimés ne parviennent plus à se lever, traînent à la maison et n’ont pas le courage d’agir pour leur famille… Les deux attitudes opposées peuvent se révéler difficiles à vivre pour la femme.

Quels conseils pour le conjoint de la personne au chômage ?

Ne pas provoquer un sentiment de harcèlement en lui disant  » tu devrais faire ceci  » ou  » tu devrais faire cela « . Cela pourrait lui donner l’impression que non seulement, elle n’est pas compétente pour travailler, mais qu’en plus, elle n’est même pas à la hauteur dans la vie de tous les jours ou pour la recherche d’emploi. Pensez plutôt à mettre l’accent sur ce qu’elle réussit. Le sport, une activité artistique, le jardinage ou à parler de ce qu’elle aime. Faites-lui sentir qu’il existe une vie en dehors du travail et qu’elle porte en elle des richesses intactes. Encouragez-la aussi à voir des amis, à garder des liens sociaux qui manquent cruellement quand on passe la journée à la maison.

Et quand le chômage cesse ?
Chaque expérience de vie marque le couple. Quand elle est surmontée, l’épreuve du chômage peut souder un couple ou bien avoir permis des réajustements. Certains hommes réalisent qu’ils ont gagné à passer plus de temps avec leurs enfants par exemple. Quand on fait un bilan et que l’on comprend ce qui est pour nous l’essentiel dans la vie, un moment de chômage peut être enrichissant. Mais d’autres qui ont connu une rupture de couple ou d’importantes difficultés peuvent mettre du temps avant de retrouver un nouvel équilibre, parfois plusieurs années, même quand le chômage est derrière eux. * e-Santé..par Dr Catherine Solano- le 17/05/2010

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***consulter par ailleurs: L’amour bon pour la santé

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