El Oued, la ville des milles coupoles

**Au pys de lumière et de mer de dunes, la magie opère à chaque instant

Sur les traces du pays de lumière, nos pas nous ont emmenés, cette fois, à El Oued. Une mer de dunes nous souhaite la bienvenue. La magie opère à chaque instant.

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La région possède une particularité urbanistique unique, en ce sens que les coupoles et les arcades englobent presque l’ensemble de ses constructions sahariennes, lui confèrant splendeur et beauté et lui donnent le surnom de «La ville des milles coupoles». Les palmeraies en forme de cratères, les «ghitane» de Oued Souf sont d’un genre unique de par le monde, aussi ont-elles été classées comme organisation ingénieuse au patrimoine agricole universel par la FAO. Ils sont un pôle qui attire bon nombre de passants et de touristes, tant ce site naturel saharien est captivant. L’antique ville de Guemar a su sauvegarder son cachet urbanistique et ses ruelles étroites qui procurent de l’ombre et de la fraîcheur. 

Cette ville se prête à deux types de tourismes, le premier que l’on pourrait appeler spirituel, avec la présence de trois
zaouias : Tedjania de Guemar, Rahmania de Sidi Salem et Kadiria au centre du marché. Des produits qui peuvent s’adresser aux familles algériennes. D’autres circuits peuvent aussi être lancés par les agences de voyages, du moins celles qui sont converties à l’idée que le tourisme domestique n’est pas un sous-produit. Un exemple parmi d’autres, le tourisme de découverte, sur les traces de l’aventurière et écrivaine Isabelle Eberhardt, qui fut une femme d’exception. Elle a fait de sa courte vie un grand voyage.

Déguisée en homme, elle parcourt le sud algérien, adopte la religion musulmane et partage le quotidien des Bédouins. Elle meurt à 27 ans en plein désert, dans la crue d’un oued. Sa passion pour l’écriture nous permet d’avoir aujourd’hui des textes passionnés et passionnants sur une époque et des lieux peu connus. «Tout d’abord, El Oued me fut une révélation de beauté visuelle et de mystère profond, la prise de possession de mon être errant et inquiet, par un aspect de la terre que je n’avais pas soupçonné», écrit-elle dans un de ses ouvrages.

Dans le livre Dans l’ombre chaude de l’Islam, elle donne une vision paisible, celle du sage méditant sur Dieu dans le désert. Dans ce monde moderne, trouble et marqué par tant d’incertitudes, un tel circuit peut être commercialisé, car plus que jamais les touristes sont à la recherche de points de repère, d’authenticité et de retour aux sources. Et dans ce cadre, le désert, berceau des trois religions monothéistes, est un décor recommandé. Hadj Saïd Mohamed Amine, secrétaire d’Etat auprès du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, chargé du tourisme, opte pour les paraboles pour faire passer son message lors d’une récente visite dans la région : «Il y a des ingrédients nécessaires pour faire des plats variés et étudiés. Je ne comprends pas qu’une wilaya aussi riche touristiquement ne soit pas une wilaya touristique par excellence.» Il attire l’attention des opérateurs sur la nécessité de développer aussi le tourisme de randonnée et de cibler le 3e âge (senior) qui affectionne justement le tourisme culturel et thermal.

Si certains opérateurs traînent les pieds, d’autres se veulent entreprenants. Citons dans ce cadre l’homme d’affaires, Djillali Mehri. En visitant la résidence Daouia, on est vite plongé dans un univers des mille et une Nuits. C’est justement la sensation que veut procurer Mehri à ses visiteurs. Il transforme tout ce qu’il touche en or ! C’est l’histoire d’une success story, preuve que quand on ouvre la route aux vrais investisseurs, le succès est au bout du chemin. En marge du dernier Sitev, un éductour organisé au profit de la presse étrangère a fait une escale ici. L’émotion était à son comble. Ils ont planté le palmier de l’amitié : chacun a planté le sien de ses propres mains, et il en recevra chaque année, en même temps que les vœux de bonne année, une feuille en guise d’amitié. Mehri croit au tourisme dans la région. Actuellement, un grand projet est en construction : un village touristique saharien : La gazelle d’or. Il s’agit d’un complexe avec terrain de golf de 18 trous à la résidence Daouia (hors ZET).

L’accord de principe de l’administration a été donné le 29 septembre 2008. Un projet qui s’étend sur 40 hectares,  et plus 100 hectares de terrain de golf. Le taux d’avancement est estimé à 55%. En matière d’établissements hôteliers, la ville reste pauvre. L’hôtel le Grand Souf (3 étoiles) est en pleine opération de modernisation et le choix du bureau d’étude est en cours. L’hôtel Louss (2 étoiles) est aussi engagé dans des travaux de réhabilitation, avec un taux d’avancement de 50%. Les deux appartiennent à l’EGT Biskra. Le dépaysement à El Oued est tel que les soucis quotidiens sont déjà oubliés après une nuit à la belle étoile. Dans le sud algérien, quel que soit l’endroit, on redécouvre ses propres sens grâce à l’immensité qui nous entoure. On ne peut que se tourner alors vers soi-même. Le quotidien ici est si éloigné du nôtre que les choses essentielles de la vie, les éléments naturels ou des gestes simples reprennent leur place d’honneur. *El Watan-13.12.2012.

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*Le marché d’El-Oued

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Végétation aux creux des dunes dans les environs d’El Oued

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*Culture de champ circulaire dans la région de El Oued

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Une réponse à “El Oued, la ville des milles coupoles”

  1. 19 12 2012
    Ahmed (16:16:05) :

    je vous remercie, cela me donne la fiérté de mes compatriotes. c’est comme ça faisaient les vrais intellectuels algeriens




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