Le cerf de Barbarie

*Animaux sauvages d’Algérie

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*Le cerf de Barbarie en voie d’extinction

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*Selon un sondage effectué à travers les hameaux épars de la région nord de la commune de Mechroha par l’association solidarité et protection de l’environnement (ASPE), le nombre de cerfs de Barbarie existant dans cette partie forestière de la wilaya de Souk-Ahras connaît, depuis deux décennies, une nette diminution. La population locale, témoin de braconnage et de dégradation du milieu naturel de cet animal par l’effet des incendies, en a informé ladite association. Cette dernière a récemment dressé un bilan où elle énumère les atteintes portées à la faune et à la flore dans cette région, considérée comme le poumon du chef-lieu de wilaya et des autres communes limitrophes. Ahmed Selaimia, son président, nous a déclaré à ce sujet: «Les habitants des petites agglomérations et autres bourgades, situées à proximité des forêts des Ouled Bechiah et des Beni Salah, estiment à 8 le nombre de cerfs qui vivent à Mechroha. On n’y voit plus les troupeaux d’antan ; les uns ont été décimés, des décennies durant, par les braconniers et les autres ont été forcés, par l’irréversible avancée du béton et des feux de forêt, à se réfugier dans les forêts de la wilaya d’El Tarf et surtout  de Tunisie». (El Watan-12.09.2010.)

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*Sur les traces du guépard de l’Ahaggar dans le désert algérien

*l’un des derniers grands prédateurs du Sahara

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Son pelage très clair, moucheté de taches noires ou ocres, est un camouflage parfait pour le désert. Sa silhouette élancée est celle d’une ombre qui se fond parfaitement dans un paysage rocailleux ou sablonneux. 

*Tamanrasset.  envoyé spécial d’el watan /
Le dernier des grands carnivores du Sahara central est devenu, ces dernières décennies, une légende que l’on se plaît à évoquer entre deux thés, le soir autour d’un feu. Un fantôme plus proche du mythe que de la réalité. Certains nomades affirment avoir aperçu sa silhouette féline dans un oued à acacias, d’autres soutiennent avoir perdu un chamelon ou un chevreau sous ses griffes acérées. Pour beaucoup, en revanche, Amayas, le guépard de l’Ahaggar, était une espèce éteinte, du moins jusqu’en 2004. Cette année-là, une jeune femelle, s’étant aventurée un peu trop près de leurs troupeaux, a été capturée par des nomades. Alertés, les responsables de l’OPNA (Office du parc national de l’Ahaggar), se sont déplacés sur les lieux pour prendre le fauve en photo avant de le relâcher dans la nature. Il faut croire que celui-là a eu beaucoup de chance tant, en général, les nomades ne sont guère indulgents avec les prédateurs qui s’en prennent à leur bétail

La capture de la jeune femelle dans la Tefedest confirme donc, de façon éclatante, la présence du guépard dans l’Ahaggar.
Mieux encore, l’année suivante, en 2005, une analyse génétique des fanges de carnivores collectées dans l’Anhef, réalisée dans le cadre d’un inventaire de la faune, a permis d’identifier avec certitude la présence du guépard et du léopard dans la région. Farid Belbachir, un biologiste de l’université de Béjaïa, se lance sur les traces du guépard dans le cadre d’une thèse de doctorat en anthropologie biologique à l’University College London. Après la signature d’une convention de collaboration entre l’Office national du parc culturel de l’Ahaggar et la Faculté des sciences de la nature et de la vie de l’université de Béjaïa. En 2008, une mission de collecte des indices est montée pour réaliser un essai d’estimation de la densité de la population du guépard et du domaine vital des individus. L’OPNA et le ministère de la Culture offrent la logistique d’une expédition qui prend très vite des allures d’une grande aventure dans l’inconnu. Traquer un animal aussi insaisissable sur un territoire aussi vaste revenait à chercher un poil de chameau dans une meule de foin. Le GPS est indispensable pour se repérer dans ces immensités désertiques. La mission confirme on ne peut plus clairement l’existence de cet animal emblématique qu’est le guépard.
Un félin qui joue à cache-cache avec les chercheurs
Une deuxième mission sur le terrain est alors montée en 2010. Elle dure trois mois. Une quarantaine de camera-traps, des pièges photographiques qui se déclenchent par détecteur de mouvement, sont disséminés sur un territoire de 2800 km2. Notre félin est un sacré baladeur aux longs parcours. Les caméras sont fixées dans des lieux bien étudiés : des oueds aux acacias à Tamarix et à des endroits susceptibles d’abriter les prédateurs. Les pièges sont relevés en moyenne tous les 15 jours : vérification des batteries puis lecture et copie sur ordinateurs portables des données des cartes mémoire. On fait également l’inventaire des indices et autres signes de présence comme les fanges que l’on recueille soigneusement. Un travail épuisant qui est effectué dans des conditions de chaleur et de froid extrêmes du Grand Sud. «C’était un travail extrêmement dur. Nous étions dans un état de fatigue permanent», se rappelle Farid Belbachir, rencontré à Tamanrasset lors de la projection d’un film documentaire consacré à cette recherche. L’autre Farid, Ighilahriz de son nom et directeur du parc de l’Ahaggar de son état, à l’époque de cette quête éperdue dans le désert, avait également jeté toutes ses forces et toutes ses ressources dans la réussite du projet.
A chaque passage, le félin laisse des traces de sa présence. Il semble jouer à cache-cache avec les chercheurs et guides touareg qui le pistent. Amel Belbachir Bazi, l’épouse de Farid, est chargée d’échantillonner chaque indice recueilli sur le site. De retour au laboratoire, elle s’occupera d’extraire l’ADN de chaque espèce à partir des précieuses fèces de carnivores qui sont collectées dans des sacs en plastique.
Il s’agit de dresser la carte de la richesse spécifique des carnivores de la région et de déterminer la structure génétique de la population des guépards présente dans la région.
Des renards, des chacals dorés, des gazelles, des mouflons…
L’angoisse et le cœur qui bat au moment fatidique où l’on découvre les images prises par les pièges photographiques. Le suspense est de mise comme dans un thriller haletant où le détective part à la recherche d’un fugitif particulièrement intelligent. Le guépard est un animal rare qui ne se laisse pas piéger facilement. Les images donnent à voir des lièvres, des renards de Rüpell, des chacals dorés, des gazelles dorcas, des mouflons à manchettes, etc. C’est toute la faune du désert qui défile, mais point de guépard. Jusqu’au jour où, enfin, l’Amayas est là.
Une, deux, trois, quatre photos… L’équipe recueille une bonne quantité de clichés du plus célèbre prédateur qui couronne la chaîne trophique de l’Ahaggar. Si l’expédition est un succès, elle ne révèle pas moins l’existence de cas de braconnage sur le mouflon et la gazelle.
Quelles sont les chances de maintien du guépard dans son milieu naturel ? «Il faut un minimum d’espèces proies-clés pour son maintien durable», estime notre chercheur. «La mise en danger actuelle de la gazelle dorcas et du mouflon à manchettes ainsi que la disparition de la gazelle dama rendent un peu plus minces ses chances de survie», déclare-t-il encore. Farid Belbachir estime également que la situation est différente de ce qu’elle peut être dans les parcs nationaux de Serengeti (Tanzanie) et Kruger (Afrique du Sud) où le guépard est en compétition avec le lion et la hyène tachetée, compétiteurs féroces qui chapardent souvent ses proies et n’hésitent pas à tuer une grande partie des nouveaux nés et des jeunes guépards. «Ici, dans l’Ahaggar, il est seul au sommet de la pyramide anthropique», souligne Farid Belbachir.
Un fauve d’une grande valeur écologique
Le chercheur suggère qu’il faudrait lutter efficacement contre le braconnage des gazelles et des mouflons sur le terrain et réintroduire les ongulés qui ont disparu de la région, afin de permettre à cet animal emblématique ainsi qu’à la guilde des grands carnivores prédateurs de survivre à long terme dans les régions de l’Ahaggar et du Tassili n’Ajjer. «Ses domaines vitaux sont immensément grands mais le complexe des aires protégées de l’Ahaggar et du Tassili n’Ajjer de par son étendue constitue l’espoir ultime pour la conservation durable de la plus grande population du guépard du nord-ouest de l’Afrique», dit-il encore. Les proies du prédateur doivent être abondantes et ses habitats sauvegardés. Et moins il est en contact direct avec les humains, plus il a des chances de survivre, pense le chercheur. Dans l’Ahaggar et le Tassili n’Ajjer, le guépard est le seul grand prédateur à vivre sans compétition. C’est un fauve d’une grande valeur écologique car, la présence de guépards dans l’Ahaggar est une preuve de la survivance d’espèces proies reflétant ainsi la santé globale de l’écosystème. Est-il alors possible d’estimer avec précision la densité du nombre de guépards dans l’Ahaggar ? Farid Belbachir estime qu’il faudrait pour ce faire, déployer des moyens logistiques, matériels et humains énormes.
Un chiffre toutefois : «Il s’agit de 250 individus matures pour l’ensemble de la région du Nord-Ouest de l’Afrique. J’ai personnellement réalisé l’évaluation du statut de conservation du guépard pour la région du Nord-Ouest de l’Afrique en 2008 à la demande du groupe des spécialistes des félins de l’UICN. Cette évaluation est basée sur une analyse de données bibliographiques demandant à être revue dans le futur. Elle a permis de classer la sous-espèce hecki (guépard du nord-ouest de l’Afrique) en 2008 au statut de ‘‘En danger d’extinction » à celui de ‘‘ En danger critique d’extinction » », dit-il.
Les images des caméras pièges révèlent l’existence d’autres prédateurs dans la région de l’Anhef. Les informations recueillies, notamment lors des entretiens avec les populations locales, suggèrent la présence d’autres espèces en attente d’identification. Notamment, et c’est une vraie surprise pour les scientifiques, un loup africain dont la présence dans le Nord-Est algérien et la région de l’Adagh-n-Foghas malien a été attestée par une équipe de chercheurs et publiée dans une revue internationale. Guépard, loup ou léopard, le désert algérien est tellement vaste qu’il pourrait réserver au monde encore de très belles surprises. 

*Djamel Alilat / el watan / 02 – 11 – 2013

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**vidéo: 

capture des images très rare du Guépard du Sahara par Belbachir Farid et Amel

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Farid Belbachir-Chercheur à la Société zoologique de Londres 
« Urgence pour les forêts de l’Atlas »

El WatanPublié dans El Watan le 10 – 08 – 2008


« Il est urgent que soient mis en place un plan d’action pour la conservation du singe magot et un plan d’aménagement de ses habitats critiques, telles que les forêts de cèdres de l’Atlas et les crêtes du Djurdjura, ainsi que les chênaies caducifoliées de l’Akfadou, d’Adekar (Kabylie) et de Guerrouch-Taza (Jijel).
Ces habitats abritent les plus grandes populations de singes existant en Algérie, et sont garants d’une relative diversité génétique. Cela dit, la conservation d’autres habitats où le singe est présent, tels que les Gorges de la Chiffa, les Babors, les Aiguades, le Cap Carbon et les Gorges de Chaâbet el Akhra, sont également nécessaires à la conservation de l’espèce. Il est aussi urgent de prendre des mesures pour conserver la cascade de Kefrida, qui gagnerait à être décrétée monument naturel national, en encadrant minutieusement le tourisme et en interdisant les constructions en béton ».

*******consulter par ailleurs: 

Algérie,le guépard saharien menacé

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Sur les traces du guépard de l’Ahaggar 
Journée internationale de la diversité biologique ce jeudi

Mélanie MataresePublié dans El Watan le 22 – 05 – 2008
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Soudain, il était là. Devant moi, à me regarder sans me voir. Sa silhouette efflanquée à l’arrêt, son odeur fauve puissante.
Je pouvais presque le toucher, plonger ma main dans son pelage moucheté. Le vent sifflant dans la zribat, la caresse rugueuse du sable sur ma peau ou la lune à son dernier quartier y sont peut-être pour quelque chose. Cette nuit-là je rêvais du guépard de l’Ahaggar. Lui que tous rêvent de croiser et que seuls les Touareg rompus aux longues marches dans les lits d’oueds à acacia ont le privilège d’apercevoir depuis que la nuit est nuit. La veille, à Mertoutek, un village à 230 km au nord-est de Tamanrasset, dans la région de la Tefedest, Chounka Khanoufa, agent de conservation au parc national de l’Ahaggar, chèche jaune et djellaba verte, m’avait raconté. La bête prête à attaquer le chamelon. Une femelle, sans doute. Et puis, le berger est arrivé. Amayas (le « peureux »), comme on l’appelle ici, s’est enfui. En réalité, le guépard saharien n’est pas endémique à l’Ahaggar. « En Algérie, on le sait aussi présent dans le Tassili n’Ajjer et dans l’Immidir, explique Farid Belbachir, enseignant à l’université de Béjaïa, actuellement chercheur à la Société zoologique de Londres (Royaume-Uni) dans le cadre de la préparation d’un doctorat sur les aspects de l’écologie des grands félins et les interactions avec les communautés humaines dans le Sahara algérien. « Sa présence est encore possible dans l’ouest de l’Atlas saharien (où certains habitants de la région d’El Bayadh et de ses environs l’auraient peut-être aperçu), les ergs et la région de Tindouf, mais aucune preuve physique ou indices de présence ne sont actuellement disponibles pour l’affirmer avec certitude. » Dans la contrée sahélo-saharienne, l’espèce est également présente avec certitude dans le massif du Termit au Niger, et vraisemblablement dans l’Aïr-Ténéré (Niger), dans l’Adrar des Iforas (Mali) et dans le massif de l’Ennedi (Tchad). Considéré comme l’un des mammifères les plus menacés d’Afrique du Nord, le guépard figure sur l’annexe I de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (Cites), à laquelle l’Algérie a adhéré en 1982. Cette annexe correspond au plus haut degré de menace et interdit donc tout commerce de l’espèce. Par ailleurs, l’Algérie a récemment mis le guépard sous la protection de la loi sur la chasse de 2004 confortée par l’ordonnance de juillet 2006. L’Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources (UICN) a enfin classé l’espèce comme « vulnérable » et la sous-espèce présente en Algérie, Acinonyx jubatus hecki, « en danger d’extinction » (voir encadré). Car on sait finalement peu de choses sur lui. Quelques indications sur son biotope – il fréquenterait les grandes vallées et les montagnes où se replier en cas de menace – et sur son comportement – s’il s’approche quelquefois de certains campements, il ne rentrerait pas dans les villages.
Traque punitive
Le reste est encore flou. A commencer par la sous-espèce elle-même, dont l’existence n’a pas encore été étayée par analyse génétique. « Sur la base des observations faites par le photographe animalier Alain Dragesco-Joffé dans le Sahara central du Niger, le guépard nord-africain apparaît plus petit (1,70 m de longueur) et moins lourd (40 à 45 kg) que ceux de l’est et du sud de l’Afrique », précise Farid Belbachir. Son pelage serait aussi plus pâle, avec des taches non pas noires mais ocres, et les anneaux de sa queue seraient moins marqués voire inexistants. Comme il a été rappelé en 2006, lors de la deuxième réunion de l’Observatoire du guépard en régions d’Afrique du Nord (Ogran), il faudrait clarifier en priorité l’identité génétique de la sous-espèce nord-africaine par rapport à celles de l’Iran et de l’est et du sud de l’Afrique. Impossible aussi d’avancer un chiffre sur la population réelle de guépards dans le Sahara. En 1993, Alain Dragesco-Joffé l’a estimée de 300 à 500 individus répartis au Niger, au Tchad et au Mali. En 1989, Koen de Smet, docteur en agronomie, l’a quant à lui évaluée à plusieurs douzaines dans les massifs centro-sahariens. En 2000, un inventaire d’une durée de dix jours dans l’Ahaggar a conclu à au moins 20-30, voire 30-40 individus. « Mais ces estimations ne sauraient refléter fidèlement l’abondance des populations, nuance Farid Belbachir, car elles ne sont le reflet que d’une estimation subjective et non le résultat fondé sur une méthodologie scientifique d’échantillonnage sur le terrain. » Quant à son comportement, rien n’est sûr. « Certains témoignages ne collent pas avec le comportement du guépard tel qu’il est décrit dans d’autres régions d’Afrique », remarque Djazia Ouchen, zoologue à l’Office du parc national de l’Ahaggar. Il se déplacerait en groupe de deux à trois mâles, mais dans le Sahara, certains témoignages le disent solitaire. Dans l’Ahaggar, et toujours d’après les témoignages, le guépard serait un chasseur crépusculaire et nocturne. « Mais on ne peut pas exclure que l’espèce puisse chasser également tôt le matin et l’après-midi quand il ne fait pas très chaud », avance Farid Belbachir. Pour toutes ces inconnues – et les menaces qui le mettent en péril : sécheresse, rareté des proies, dégradation de son milieu naturel – le guépard fait l’objet d’un programme spécial sur la biodiversité en Afrique du Nord et de sensibilisation des populations (voir interview). « Gérer la présence des félins à proximité des populations locales est primordial pour la survie du guépard », insiste le spécialiste. La perte d’un animal domestique entraîne des réactions violentes de la part des bergers touareg qui n’hésitent pas parfois à organiser des traques punitives à l’encontre des prédateurs coupables. « Notre action de sensibilisation, ajoute Farid Ighilahriz, directeur de l’Office du parc national de l’Ahaggar, s’accompagne d’ailleurs d’un projet de compensation financière pour les animaux perdus. » -  El Watan le 22 – 05 – 2008

Image associée

*****Des photos inédites du guépard du Sahara 

Après l’étude-pilote dans le parc national de l’Ahaggar

Mélanie MataresePublié dans El Watan le 28 – 02 – 2009


Jamais nous n’aurions imaginé avoir autant de photos ! » L’émotion de Farid Belbachir, chercheur à l’université de Béjaïa et doctorant à la société zoologique de Londres, est encore intacte. Son étude-pilote – la première en Algérie – menée d’août à octobre 2008 dans le parc national de l’Ahaggar a permis de réunir 300 clichés du guépard saharien, grâce à un dispositif d’une quarantaine de pièges photographiques répartis dans une zone de 2800 km2.
« C’est exceptionnel, car ces animaux sont insaisissables ! Sur certaines photos, nous ne voyons que des parties du corps du guépard, précise-t-il. Malgré cela, nous avons pu identifier trois mâles différents sur la base de l’arrangement des taches du pelage, unique à chaque individu, et un quatrième animal qui pourrait être une femelle. » Présent dans le désert saharien mais aussi dans les savanes d’Afrique occidentale – NigerMali, Bénin, Burkina Faso et Togo –, le guépard du nord-ouest de l’Afrique (acinonyx jubatus hecki) est encore méconnu. Considéré comme l’un des mammifères les plus menacés d’Afrique du Nord, son statut a été revu de « en danger » à « en danger critique d’extinction » sur la liste rouge des espèces menacées publiée en octobre dernier. « Les populations de cette sous-espèce sont réduites et très fragmentées, mais il est probable que l’Algérie abrite la plus grande population, estimée à 250 adultes, précise M. Belbachir.
Voilà pourquoi cette étude va nous fournir les données de base capitales qui, plus tard, mises en comparaison avec de nouvelles études, permettront de dire si l’espèce est en progression ou en régression. » La recherche comprend, en plus de l’analyse des photos, celle des excréments collectés sur le site, nécessaire pour déterminer le régime alimentaire des guépards. Enfin, un troisième volet est consacré à une enquête auprès des pasteurs touareg afin d’évaluer la perception des prédateurs par la population locale. Après ce premier test, le chercheur, soutenu par la Wildlife Conservation Society (WCS) Panthera, l’Office du parc national de l’Ahaggar, la Société zoologique de Londres et la faculté des sciences de la nature et de la vie de l’université de Béjaïa, reviendra l’été prochain pour placer de nouveaux pièges photographiques.
L’utilisation de ces appareils a par ailleurs apporté de précieuses informations sur… les mammifères locaux. « Plusieurs clichés confirment la présence du très secret chat des sables, s’enthousiasme Farid. Les appareils ont aussi saisi le passage de fennec, renard de Rüppell, chacal, mouflon, gazelle, hérisson du désert ou encore goundi. Encore plus fabuleux, nous avons trouvé sur la zone d’étude une corne d’oryx algazelle, grande antilope éteinte à l’état sauvage. » Une découverte d’une grande importance compte tenu de l’absence d’observations historiques relatives à l’espèce dans cette région. « S’agit-il d’une vieille corne ou trahit-elle la présence de l’oryx ? Rien ne permet de le dire », ajoute-t-il. La corne est conservée au musée de l’Office du parc national de l’Ahaggar. *El Watan le 28 – 02 – 2009

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*Les gazelles du Tassili menacées d’extinction 

Les gazelles du Tassili se font de plus en plus rares, menacées notamment par le braconnage, selon les services de la Conservation des forêts à Illizi.
L’extrême Sud-Est du pays recèle plusieurs espèces de gazelles. C’est le cas de l’antilope « Addax » qui a de l’avis de spécialistes « entièrement disparu de l’erg Admer, au sud de la région de Djanet, suite à une chasse effrénée dans la première moitié du siècle écoulé par les méharistes ». Les gazelles continuent cependant de faire l’objet de chasse tant pour leur chair que pour servir d’animal de compagnie, « finissant enfermée dans une cage et qui ne tardent pas à dépérir faute d’espaces et de nourritures adaptés. La faune algérienne est variée, a affirmé le conservateur des forêts de la wilaya d’Illizi. Elle compte, dit-il, des centaines d’espèces protégées par un décret daté du 20 août 1983 et par arrêté du 17 janvier 1995. Parmi ces espèces, l’Addax, antilope du désert, a connu une régression dramatique achevée durant les années 1980, suivie d’une extinction qui dure jusqu’à ce jour et qui « persistera si aucune action n’est entreprise en sa faveur », a-t-il averti. L’oryx, antilope aussi du désert, est en voie d’extinction. Des empruntes lui appartenant ont été signalées aux alentours de la région du Tassili N’Ajjers. Il évolue dans les régions sahariennes et semi désertiques, dans les paysages découverts et lits sablonneux. Le mouflon à manchettes, ou mouton sauvage, évolue dans les reliefs montagneux et les plateaux désertiques. Excellent grimpeur, il fréquente le nord du parc national du Tassili. Lui aussi est menacé de disparition par excès de chasse, a-t-on fait savoir. Ces espèces, affirme la même source, ont été depuis longtemps, la cible de l’homme. La plupart d’entre elles figurent dans des gravures et peintures rupestres reproduisant des scènes de chasse. « La préservation de notre faune sauvage et de notre avifaune riche et variée, comme le guépard du Tassili, le mouflon à manchette, les différentes races de gazelles du Sahara et autres espèces protégées, est nécessaire et indispensable », affirme-t-on à la conservation des forêts d’Illizi. La défense des animaux menacés d’extinction constitue « une priorité nationale, une nécessité scientifique, écologique et même morale », et la préservation des équilibres naturels doit être conçue à l’échelle nationale et aussi planétaire. « Si la biodiversité disparaissait, il n’y aura plus de futur parce que nos vies sont liées », a-t-on expliqué. Selon la Conservation des forêts, il existe trois types de braconnage : « à l’arme à feu, aux projecteurs et aux pièges traditionnels ». Seule la chasse traditionnelle est toujours tolérée. Cette chasse sélective (les jeunes bêtes et les femelles sont épargnées) participe à la préservation du patrimoine faunistique, explique-t-on, en appelant à « une implication à tous les niveaux, dans l’application de la loi et dans la sensibilisation ». De son côté, le wali d’illizi a indiqué que plusieurs mesures sont mises en place, à travers notamment la création de nouveaux postes d’observation et de surveillance dans le grand parc national du Tassili, le renforcement de l’encadrement en agents de surveillance et la création en 2010 de la nouvelle brigade des services des forêts de lutte contre le braconnage, qui doit coordonner ses actions avec l’ensemble des partenaires (administration, forêts, environnement, OPNT, Douanes et Gendarmerie). Outre les textes régissant la préservation du patrimoine faunistique et floristique (espèces animales protégées: gazelle dorcas, Larynx, mouflon à manchette et autres), M. Boualem Tifour a fait état de la mise en œuvre de nouvelles mesures « draconiennes » à l’encontre des braconniers de tous genres. Des campagnes de sensibilisation et d’information, organisées par les services de l’OPNT, la conservation des forêts, l’environnement, la radio locale et les associations locales sont menées en permanence pour la protection du patrimoine faunistique.
En plus de la révision des textes relatifs aux mesures de protection de la faune et de la flore contre le braconnage, de nouvelles mesures de sanction seront prises à l’encontre des pilleurs de ce patrimoine faunistique, floristique et archéologique, a ajouté le chef de l’exécutif de la wilaya. Malheureusement les gazelles sont loin d’être les seuls animaux à être chassés. Le mouflon, chacal, renard, lièvre, fennec, damons du rocher, faucon et de nombreuses espèces de reptiles, sont également chassés pour leur chair ou pour leur peau, selon la conservation des forêts d’Illizi.
Pour rappel, le Parc National du Tassili a été crée en 1972, l’intérêt des ressources du parc, notamment ses célèbres peintures et gravures rupestres et préhistoriques, lui a valu d’être inscrit parmi les biens du patrimoine mondial auprès de l’Uneco et d’être classé comme première réserve saharienne de la Biosphère en 1986 auprès du M.A.B. S’étendant sur une superficie de 80 000 Km⊃2;, le Parc National du Tassili N’Ajjers est situé dans la partie orientale du Sahara centrale. Il s’agit d’un très vaste plateau basculé vers le Nord Est, bien individualisé sur sa limite Ouest par une longue falaise abrupt qui atteint par endroit 600 ou 700m, faisant du Tassili une sorte de forteresse naturelle, pénétrable au niveau de quelques échancrures : « Les Akbas ». L’intérieur de la forteresse est parcouru par un incroyable réseau de canyons. La flore du Tassili fait partie de la région botanique dite « Saharo-Arabique » qui s’étend du Sahara occidentale jusqu’à la péninsule arabique. D’une manière générale, la flore du Tassili comprend des espèces propres au désert africain auxquelles s’additionnent des espèces des éléments méditerranéens et tropicaux. Le Tassili présente un taux d’endémisme élevé proche de 50%, qui est représenté essentiellement par: Le Cyprès du Tassili (230 arbres éparpillés ça et là): et l’Olivier de laperrine. Parmi les espèces menacées par l’exploitation abusive de leur bois, on cite l’Acacia sp et le Tamarix sp. On y rencontre également des plantes médicinales ainsi que des plantes hygrophiles représentées par Phragmites communis.
Le Tassili est caractérisé par une faune à la fois originale et mal connue. Elle est représentée dans un premier ordre par de grands mammifères : mouflon à manchette endémique des massifs montagneux sahariens en particulier dans les régions les plus escarpées, les gazelles dorcas qui bien que menacées cypres-tassili.jpg sont nombreuses au niveau des grands oueds du Tassili, le Guépard qui est en voie de disparition. On note également la présence du Goundi du Sahara, l’Addax, le fennec, le chat des sables, le fouette-queue, le renard. Au niveau des lacs, la faune est représentée par des barbeaux et des poissons chat. L’avifaune est représentée par l’aigle royal, la buse féroce, la Chouette. Le Parc National du Tassili recèle des richesses extrêmement variées: paysages, fossiles, flore, faune. Cette diversité est liée aux contrastes entre les zones arides et les zones humides. Il est le plus grand musée préhistorique du monde avec plus de 15000 oeuvres rupestres répertoriées (peintures et gravures). *Publié dans Le Maghreb le 29 – 05 – 2010

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* l’hyène rayée réapparait dans plusieurs endroits d’Algérie

La hyène rayée est une espèce rare et difficilement observable.

Une hyène rayée, une espèce disparue depuis plusieurs décennies en Algérie, a été aperçue aux Aurès, a-t-on appris, auprès du conservateur des forêts de la wilaya de Batna, Larbi Benachoura.

« Il y a quelques semaines dans le massif des Aurès, où vit une riche faune à l’état sauvage, l’hyène rayée a été repérée dans la forêt de Chelia, et au mont de l’Ahmer Khadou, entre les wilayas de Batna, de Khenchela, et de Biskra », a précisé M. Benchoura.

Ces apparitions indiquent que les Hyènes rayées, autrefois au bord de l’extinction, avant d’être protégées par la loi, « ne sont pas en situation de stress », a-t-il expliqué.

Ce mammifère, mesurant jusqu’à 120 cm et peut peser 45 kg, a été capturé en novembre dernier dans une zone enclavée située entre les localités de Maafa et Beni-Fedhala.(Aps)*mercredi 18 mai 2016

****Des « réapparitions » répétées de l’hyène rayée, appelée « Ifis » en tamazight, sont de plus en plus signalées dans plusieurs zones de la wilaya de Batna, selon un cadre de la Conservation des Forêts. C’est en 1992 que ce carnassier avait été aperçu pour la première fois au lieu-dit « Ravin bleu », a précisé M. Mohamed Baaziz, signalant qu’en 2002, le cadavre d’une femelle a été découvert dans la localité de Oued Chaaba, non loin de Batna.

L’animal n’était aperçu, depuis cette date, qu’assez rarement jusqu’à ce qu’une hyène rayée fut prise, en décembre 2011, dans un piège à sangliers posé par un agriculteur du village de Beni Fedhala.

L’hyène rayée était pourtant méconnue dans la région, selon M. Sebti Kechida, ancien chasseur, qui signale que sa présence n’a jamais été évoquée dans les discussions des chasseurs, même si les plus âgés d’entre eux soutiennent que des individus de ce charognard pourraient encore vivre dans les montagnes de Metliti, dans la commune de Seggana.

« Ce fut une grande surprise pour moi, après de longues années de chasse, de voir pour la première fois une hyène rayée, non pas, malheureusement dans son milieu naturel, mais écrasée par un véhicule sur l’évitement Sud de la ville de Batna, en 1992« , déplore ce chasseur.

Pour les forestiers et les spécialistes locaux, les réapparitions de cet animal menacé d’extinction montre que cette espèce a réussi à reconstituer ses effectifs dans la région, mais pas seulement puisque cet animal, notent-ils, a aussi été signalé à Hadjout (Tipasa), Khenchela et Bejaia.

Le directeur du parc national de Belezma, M. Saïd Abderrahmani, rappelle que ce charognard, qui se nourrit essentiellement de restes d’animaux tués par d’autres carnivores, joue un « rôle important dans l’équilibre écologique et la préservation de l’hygiène des milieux naturels« .

L’hyène rayée dont le nom scientifique est Hyaena hyaena est une espèce protégée par la loi n° 05-06 du 15 juillet 2006. Ce mammifère mesure jusqu’à 120 cm et peut peser 45 kg. Si les écologistes ont accueilli avec joie le retour de ce carnassier, ce n’est pas le cas des éleveurs et des bergers des Aurès qui estiment que l’animal constitue un réel danger pour leurs troupeaux.*.lematindz/ 23 février 2012

 

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5 réponses à “Le cerf de Barbarie”

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