Prendre le thé au pied de l’assekrem

*Ici, dans le Tassili, le beau est inséparable de l’espace et du temps. En effet, on ne peut détacher son regard de ses images multiples où la roche basaltique est à perte de vue, et les pics, dans leur élan vers le ciel, ajoutent à ce prodigieux chaos des couleurs éclatantes qui déploient leur beauté avec splendeur dans un paysage fait de silence et de sérénité, deux composants qui s’imposent comme les maîtres incontestés et incontestables des lieux.

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Dans ce décor d’évasion et de découverte, dans ces paysages de décontraction et de détente, la nature est généreuse pour cause d’immensité du territoire qui est fait d’étendues de couleur ocre où se plantent par moments quelques acacias, symboles d’une présence continue d’une vie qui ne veut quitter ce monde qui nous semble situé dans «le bout du monde».
Là, dans ces espaces où il nous paraît qu’il n’existe ni bornes, ni frontières, nous nous régalons le soir en contemplant avec délectation ce surprenant relief où vient se coucher le soleil, marquant son crépuscule, non sans dessiner sur ces mille aiguilles, pour la seconde fois après l’aurore, des formes d’expressions harmonieuses. Et là aussi, au terme de ce spectacle remarquable, on ne peut être déçu car c’est dans cet espace que se perdent les angoisses et se ravivent les passions…, de belles passions de communion avec la nature, avec la puissance, avec le créateur. En effet, dans ce désert qui se conjugue à l’infini, le temps a beaucoup de temps! Et la montre, ne marche pas comme ailleurs…, comme chez nous, dans le Nord des angoisses et de la vitesse. Ici, dans le désert, la montre prend ses aises et marche lentement, tranquillement, dans la sérénité et la patience. C’est dans ce climat que se déploie, dans tous les sens, la culture des profondeurs de l’Histoire, que des événements aussi motivants que sympathiques viennent «titiller» joyeusement ce calme olympien. Parmi ces événements «le Marathon des dunes», une compétition hors du commun, pittoresque et haute en couleur, qui réunit un nombre impressionnant de gens, 300 personnes de tout âge, venues de divers horizons et de nombreux pays, pour les engager dans une course ô combien généreuse qui a choisi son maître mot: la fraternité.
Consciemment, mais surtout intelligemment préparée par les accros du marathon, Abdelmadjid Rezkane et son dauphin, qui n’est autre que son fils, le fougueux Hakim, la 10e édition, consacrée à la région de Tamanrasset, a connu, elle aussi, du 26 décembre 2009 au 3 janvier 2010, son lot d’aventures aussi intéressantes les unes que les autres, mais surtout agréables où la réussite, la joie et l’espoir de se retrouver encore, ont été au rendez-vous…, incontestablement.
«Le Marathon des dunes», c’est ainsi qu’est désignée cette manifestation qui se veut porteuse de ce triptyque non moins attrayant et engageant qui réunit, à la fois le sport, la culture et le tourisme. Un travail de titans, franchement! Une bonne adéquation dans cette trinité où l’ampleur des programmes incite les organisateurs, une pléiade lumineuse à travers un staff talentueux, à se déployer avec aisance dans des espaces qu’ils connaissent et maîtrisent parfaitement bien…

Le feu, le thé, la nuit étoilée, ingrédients éternels des bivouacs touaregs.

Aménager cette manifestation au Sud, c’est avant tout revisiter ces millénaires qui sont au bout et qui nous viennent à travers la fabuleuse Histoire de l’Ahaggar, à travers la sagesse et le savoir de la belle et élégante Tin-Hinan, qui reste, depuis la nuit des temps, le symbole de la fierté targuie, enfin à travers ce patrimoine culturel du Tassili, où l’on retrouve l’âme du Sahara et le socle de son identité. N’est-ce pas donc cette Histoire profonde, ancestrale, qui procure à Abdelmadjid Rezkane, le promoteur de cette manifestation, tant de plaisir et d’attachement, en tout cas plus d’inspiration et d’imagination, pour aller davantage vers de bonnes initiatives au profit de cette région, où la culture du peuple des sables devient son leitmotiv, voire sa perception transcendante? Il y croit tellement et c’est ce que nous sentons à travers son enthousiasme qui reflète sa parfaite communion avec cet espace dans lequel cette importante manifestation est en train de renaître aujourd’hui…D’ailleurs – et ce n’est que justice -, le concept du «Marathon des dunes» est retenu, chez ceux qui accordent de l’importance à l’événementiel culturel et historique, comme traité devant servir à éduquer et à procurer plus d’agrément et d’attrait à la vie de tous les jours. Ainsi, concernant ce Marathon, le nôtre, qui s’impose comme une véritable oeuvre d’une bonne facture, une thèse de doctorat a été instituée à l’université de Perpignan, parce que c’est le seul événement au monde – reconnaissent les décideurs de cette importante institution – qui regroupe, dans une parfaite symbiose, ce genre d’activités, à savoir: le sport, la culture et le tourisme. Nous ajoutons, pour notre part, que ces nombreux participants qui viennent de plusieurs pays d’Europe et d’ailleurs – 300 pour cette année -, pour se joindre à leurs amis d’Algérie, démontrent si besoin est que cette idée conçue chez les Rezkane, est en train d’aller son petit bonhomme de chemin et que, dans le proche avenir, elle sera inscrite au registre des grandes manifestations internationales officielles. Pourquoi pas? Oui, pourquoi pas…,puisqu’elle est, aujourd’hui, sans aucune prétention de la part de ce féru d’organisation sportive et culturelle, ancien athlète et gestionnaire d’un important département du ministère de la Jeunesse et des Sports, à l’avant-garde d’un style, d’un système, d’une doctrine qui se cristallise, doucement mais sûrement, chez les adeptes du challenge pondéré et débonnaire, dans une ambiance chaleureuse, à travers de fascinants paysages de notre auguste Sahara. Il n’est nul doute que les années à venir donneront beaucoup de crédit aux maîtres de cette manifestation qui prendra incontestablement de l’ampleur. Kim Byong, le Coréen, qui participe pour la énième fois au Marathon des dunes, n’a-t-il pas promis de mobiliser ses amis de Séoul et de les aligner sur la ligne de départ, chez nous, au cours des prochaines éditions? Et Viccari Daniela l’Italienne, une adepte de la perfor-mance, ou Beltra Philippe, ce pied-noir de Bab El Oued, qui vit aujourd’hui en Autriche, n’ont-ils pas assuré les organisateurs quant à leur assiduité certaine pour les futures rencontres, et insisté sur la mobilisation des leurs qui se feront un immense plaisir de venir dans ce grand Sud découvrir les trésors de l’hospitalité et de la convivialité sahariennes? Et les nôtres, les Algériens, les habitués et ceux qui sont venus pour la première fois, n’ont-ils pas apprécié la simplicité, le calme et la paix et n’ont-ils pas été impressionnés par ces paysages à couper le souffle et par ces restes d’une civilisation aux racines millénaires, jusqu’à faire le voeu de revenir avec d’autres amis, qu’ils sensibiliseraient pour participer concrètement à cette grandiose manifestation? En fait, tout le monde découvre cette opportunité où le bonheur est à bon marché. Tout le monde dans ce Marathon des dunes apprécie cet espace d’une diversité sans nom…, et aucun, fort heureusement, ne réfléchit égoïstement comme ceux des autres compétitions «polluantes», à travers leurs jeux d’hommes riches ou de sportifs de l’inutile, «désireux d’éprouver les performances de leurs véhicules ou de reconstituer des chasses médiévales avec l’appui d’une armada terrestre», comme le dénonçait Bruno Doucey dans le Livre des Déserts. Tous, dans ce Marathon des dunes, savent que le Sahara n’est pas un espace de transgression de la nature. Ils ne sont vraiment pas à l’image des prédateurs de ces étendues encore vierges, qui organisent certaines compétitions – entre parenthèses, bien sûr -, selon des formules barbares, qui saccagent les pistes, ravagent des sites néolithiques, inviolés depuis la nuit des temps…, et méprisent dans leurs courses furibondes les autochtones, ces nomades qui vivent paisiblement, calmement, dans ces espaces à perte de vue.
Oui, loin du Marathon des dunes l’idée et l’ambiance de déploiement de force, voire de dévastation, de destruction. Alors, aucune action nuisible, aucune alliance contre nature ne pouvaient venir corrompre cette bonne humeur des grands jours. Le sourire, la courtoisie, l’affabilité et la gentillesse étaient de rigueur et les cris de joie fusaient de partout, au sein d’un groupe cohérent qui s’est donné le mot pour vivre l’enthousiasme et l’émulation, pendant toute la durée de ces rencontres pluridisciplinaires. Des retombées bénéfiques de cette agréable odyssée, donneront certainement plus d’assurance aux organisateurs qui iront, les connaissant fort bien, redoubler d’efforts pour présenter encore plus, encore mieux, en termes de diversité ou d’innovation, c’est selon, pour permettre aux participants de prendre constamment leur dose de connaissances, mais surtout de bonheur, dans ces régions qui font vraiment rêver. En effet, constamment du bonheur, si l’on en juge des propos toujours honnêtes de Kim, le Coréen déjà cité, de Willy, le Français du Nord-Pas-de-Calais, du Vénitien et…végétarien Pagadino Brinolo, âgé de 58 ans, qui a été sacré cham-pion de sa catégorie. Tous, y compris l’Allemand, le Belge, l’Anglais, ou les Bouzar, Mohamed, Ali et Farida, une famille d’Algériens émigrés, qui participe chaque année au Marathon des dunes, ont tenu à marquer leur satisfaction devant nous, sportivement, sincèrement et sans complaisance.
Dans ce chapitre, celui des émigrés, il faut relever encore la participation plus que concrète de nos cadres qui vivent ailleurs. Les Smaïli Farida, professeur à l’université de Cambridge, spécialiste en «management et organisation des entreprises» ou Zahia, banquière à Paris, ou cet autre Meghezi Mohamed, âgé de 35 ans et qui est chef d’entreprise à Paris. Ce dernier a fait un excellent résultat, pendant les trois étapes, ce qui lui a valu le titre de champion de sa catégorie, les 31 à 40 ans. Du bonheur, certainement, mais aussi de l’émulation bon enfant dans cette 10e édition du Marathon des dunes. Tous les participants étaient à l’aise et l’on sentait cette décontraction dans leurs gestes et dans leur bonne humeur qui se manifestait constamment, pendant ces huit jours, depuis leur arrivée jusqu’à leur départ. Et comment ne pouvaient-ils être comblés lorsque le programme, en se conformant fidèlement à ses dimensions sportive, culturelle et touristique, pour bien les concrétiser, a été l’élément fondamental dans la réussite de cette édition!Il faut dire aussi que les Rezkane, père et fils, n’ont pas fermé les yeux pour permettre aux participants, plutôt aux hôtes – comme ils les appelaient -, d’être satisfaits comme tous ceux qui vivent chez eux, dans leur propre maison.
Les trois étapes du Marathon ont été des parcours sportifs d’une grande qualité sur tous les plans selon les connaisseurs en matière de pareilles compétitions, mais aussi des circuits d’une rare beauté sur le plan touristique où l’authenticité des paysages raconte à sa façon le côté séculaire et historique de cet Ahaggar majestueux. La première étape de 14 km est partie du «Pic Iharen», une merveille de la nature que Dieu a maintes fois remise à l’oeuvre. Cette appellation est berbère, comme toutes les autres dans cet espace des ancêtres. Le Pic Iharen qui veut dire le Pic du «pilon», s’appelait le «Pic Laperrine» du temps de la colonisation, à la mémoire du général français qui est mort dans la traversée du Sahara en avion en 1920. La deuxième étape, également de 14 km, a vu son départ tout près de l’aéroport, sur la route de In Salah et son arrivée à Oued Terakni, dans un autre décor, aussi séduisant que celui de la première, disent les marathoniens. Il leur a paru plus beau, plus diversifié sur le plan de la nature. En effet, un décor propice à la création poétique et artistique, un décor où vous conférez longuement avec le silence et où vous vous abandonnez naturellement à vos erres et à vos illusions. La troisième enfin, dans la même distance que les deux précédentes, a pris son départ de ce majestueux Pic Iharen pour se terminer en apothéose en plein centre-ville de Tamanrasset, au milieu d’une foule très dense qu’il fallait honorer en la faisant participer à l’événement. Cette dernière étape a eu aussi son lot de sensations et de bonnes impressions. Correcte, bonne, agréable, disent la plupart des coureurs. Formidable, sublime…,renchérissent d’autres dans le sens d’une concurrence sympathique…
Au cours des trois étapes régnait une sorte d’émulation fraternelle, avec cette devise sur les lèvres de tous: «L’important, c’est de participer», comme disait Pierre de Coubertin. Mais, cela n’a pas empêché les organisateurs, surtout les responsables du chrono, d’être à cheval sur les temps et sur le classement. Cela n’a pas empêché également les accompagnateurs, la presse, le staff technique, les responsables de la logistique et d’autres, ceux de la sécurité, de faire des pronostics et d’attendre certains favoris qui, en toute logique, ont démontré leur constance sur le plan des résultats. Les éléments de l’ANP et de la Dgsn ont montré leur performance qui, on ne le dira pas assez, ont bousculé le chrono, étant des professionnels dans cette discipline.
De l’autre côté, chez les amateurs, des marathoniens en herbe, nous avons de belles anecdotes à raconter. Par exemple, le jeune Samy Moulay, 12 ans, élève de 2e année moyenne, accompagné de son père, cardiologue à Djelfa, a couru les trois étapes en se classant parmi les premiers, avec ceux, de différentes catégories, qui ont montré leurs preuves en produisant le même rythme tout au long de la compétition. Sa participation à ce Marathon des dunes – non officielle, bien sûr – relève du défi et exprime, dans un langage éloquent, que la valeur n’attend point le nombre des années. Samy, un gentil garçon, bien éduqué surtout, me disait à l’oreille: «Je vais vaincre mon papa…» Le paternel, quant à lui, amoureux de la nature et de l’activité physique, lançait tout fier, loin de son fils, dans un sentiment d’auguste générosité: «Je vais quand même le laisser partir…». En tout cas, comme disaient les anciens: «Bon sang ne saurait mentir!»
Ali Benyahia du quotidien El Watan a tenu à marquer sa présence concrète et…, on ne peut mieux remarquée, en alliant le travail au plaisir de la performance, même s’il n’était là qu’en tant qu’envoyé spécial pour le compte de son journal. Eh bien, il a participé à la dernière étape de 14 km, reliant le fameux Pic Iharen à Tamanrasset-ville. Il a fait un bon classement, je l’avoue et j’en étais jaloux, moi qui souffre encore du ménisque du genou. Après l’étape, quand je l’ai rencontré devant le réfectoire, alors qu’il clochait légèrement, les jambes ankylosées, mais souriant quand même, je lui ai dit fièrement: «Ce sont les signes d’une bataille courageusement remportée!» Quant à la jeune Nawel Imessaoudène, du Soir d’Algérie, elle a eu cette audace de se pointer au départ. Elle a fait quand même plus de 8 km, avec une allure soutenue, avant de jeter l’éponge et se déclarer vaincue, fatiguée, exténuée car…sans entraînement. C’était une grande performance pour elle et c’était très sympathique d’avoir osé se pointer sur la ligne de départ. Bravo la presse écrite!
Nonobstant cette émulation sur le parcours des trois étapes, un riche programme culturel et touristique a été retenu et exécuté, entièrement, pendant tout le séjour des participants à cette manifestation de Tamanrasset. En chef d’orchestre avisé, Abdelmadjid Rezkane a supervisé personnellement toutes les activités inscrites au programme, et là où il voyait une défaillance, il la comblait très vite, discrètement, efficacement, par une autre activité, si bien qu’il n’y avait aucun temps mort dans cette organisation de maître.
Tous les soirs, il y avait de l’animation d’une grande facture. Cependant, si nous n’allons pas citer une à une ces merveilleuses soirées, où tout le monde «s’éclatait», nous ne pouvons oublier cette remarquable conférence de l’ancien ministre et ambassadeur Kamel Bouchama qui a entretenu l’assistance sur l’Imzad qui, d’après ses lectures, disait-il, «représente plus qu’un instrument à jouer. Il est un symbole du pouvoir, suggérant une musique particulière vouée à un ordre social, à une organisation de l’espace et du temps». Et, reprenant son ami, le chercheur universitaire, Boudjemaâ Haïchour, ancien ministre lui aussi, le conférencier expliquait que l’Imzad qui est «loin d’être simplement un instrument de musique, représente à la fois le passé et le rêve des Touareg. Il raconte leur culture, leur amour du beau, leur vie et ce sentiment grandiose de liberté et de poésie». Cette conférence, il faut le souligner, était suivie d’une soirée de l’Imzad, animée par une des doyennes, Chenna Fatima Amriwedh, une soirée qui a été grandement appréciée par tous les présents. Des rencontres, des invitations autour de thé ou de repas targuis…, il y en a eu, également, même de nombreuses. Des visites aux différents sites étaient inscrites au programme et ont permis aux participants à ce 10e Marathon des dunes de constater la richesse de notre Sud à travers l’Histoire millénaire qui s’épanchait en leur présence, comme pour leur souhaiter la bienvenue. Ils ne pouvaient espérer mieux, nous confiaient, subjugués, certains amis venus d’ailleurs. Et comment ne l’étaient-ils pas – nous aussi d’ailleurs -, quand sous le pied de l’Assekrem, à plus de 2 780 m d’altitude, dans cet espace infini et ce temps éternel, confondus dans un seul sentiment, celui du silence, ils revisitaient l’Histoire…, des millions d’années d’Histoire? Comment ne l’étaient-ils pas quand, dans la localité d’Abalessa, ancienne capitale de l’Ahaggar, ils sont allés visiter le tombeau de la reine, la belle et élégante Tin-Hinan, qui reste, depuis la nuit des temps, le symbole de la fierté targuie.
Il y a eu, bien sûr, beaucoup d’autres manifestations qui ont retenu l’attention des participants et qui, à elles seules, peuvent remplir des pages d’histoires affriolantes, parce qu’elles ont marqué cette 10e édition du Marathon de Tamanrasset. Nous ne pouvons tout raconter, mais ces faits, beaucoup de faits, vont s’incruster, comme des marques indélébiles, dans le registre de cet événement grandiose.
Ainsi, nous affirmons que la participation qui a été au summum de la réussite, de par l’engagement de tous les présents et de leur assiduité, de par le très riche programme culturel et touristique, astreint les promoteurs à faire encore mieux pour les éditions prochaines, afin de répandre les bonnes traditions du Marathon des dunes, et les perpétuer en une manifestation officielle au sein des adeptes du concept sport- culture- tourisme.
Et pour cette ambition, il est opportun d’attendre de certaines institutions d’Etat qu’elles mettent «convenablement» la main à la pâte, sachant que le projet est d’utilité publique et vient en complément à certaines activités des secteurs de la Jeunesse et des sports, de l’Environnement, du Tourisme et de la Culture. Cette manifestation grandiose mérite plus de moyens et plus de soutien, des «ingrédients» qui n’existent qu’au niveau de l’Etat. A ce propos, il est à signaler que certaines institutions se sont mises à l’oeuvre dans la tradition qui leur est connue, à savoir qu’elles ont contribué avec le zèle et le dévouement qui les animent, constamment. Les services de sécurité, dont la Gendarmerie et la Sûreté nationales, ont donné tout ce qu’elles pouvaient donner, même plus, au moment où certains secteurs ont brillé par leur indifférence. Quant aux sponsors, «chapeau bas», comme on dit communément dans notre langage de tous les jours. Il y en a eu heureusement, et Air Algérie, Agefal, Vitajus et Nestlé Waters, pour ne citer que ceux-là, ont été conformes à leur ligne de conduite et fidèles à leurs engagements. Agefal, par exemple, a assuré le transport de toute la logistique d’Alger à Tamanrasset gratuitement au moment où Air Algérie a concédé à la 10e édition du Marathon une conséquente remise sur le transport des participants. Nous n’allons pas oublier la Direction de wilaya de la jeunesse et des sports qui a fait des efforts pour l’hébergement de tous, marathoniens, personnel d’encadrement et officiels, à des prix raisonnables, au camp de jeunes de l’Adrian. Comme nous n’allons pas oublier le service des eaux de la wilaya qui a suppléé au manque de ce produit précieux et indispensable. Enfin, un grand remerciement pour la wilaya de Tamanrasset qui a patronné cet événement et lui a donné le maximum d’intérêt et… de moyens.
Quelques points noirs, bien sûr, ne pouvaient ne pas surgir dans ce décor qui ne devait, en principe, souffrir d’aucun manquement. Pour ce qui est de la Télévision algérienne, eh bien, elle a brillé par son obsolescence.
Une seule caméra, malheureusement, venue de la station de Ouargla, ne pouvait, avec la bonne volonté de techniciens qui l’accompagnaient, faire le travail sérieux de l’équipe de France-Télévision qui était là, bien avant, sur le site, dotée d’un matériel qui répondait à la demande de l’événement. C’est dommage! Comme c’est dommage également que ce Sud, qui ne peut se plaindre de la pauvreté patrimoniale, s’indigne – et il a raison – de la froideur que l’on affiche à son égard au point de vue touristique et environnemental, malgré les voeux pieux que l’on distribue, à tout vent, en toute circonstance.
Notre constat, nous qui sommes allés au fin fond du Hoggar, sans «tambour ni trompette», est éloquent. Il faut le dire, avec courage, sans toucher qui que ce soit – et d’ailleurs ce n’est pas notre intention -, le Sud, notre espoir en matière de tourisme, souffre d’un manque flagrant d’intérêt, même si, encore une fois, l’on nous miroite des projets fabuleux qui verront le jour dans un très proche avenir. Un espoir évanescent, sur le terrain de la réalité.
En tout cas, ce ne sont que des remarques de citoyens qui aiment vraiment leur pays et espèrent le voir en plein développement, puisque nous avons les moyens pour le développer, l’assainir et lui redonner le lustre qui doit être le sien.
Enfin, cette édition du Marathon des dunes, comme celles qui seront organisées, les années à venir, dans cette splendide périphérie, auront dans leur objectif principal, indépendamment de l’effet sportif, d’«amener le maximum de touristes et de sportifs à découvrir l’Algérie et ses beautés naturelles sans commune mesure», comme le stipulait si fortement M.Rezkane, responsable de l’organisation «Sport Events International». (L’Expression-03.01.2010.)

***Lire aussi…10ème Marathon des dunes à Tamanrasset 

 **Une visite chez les Touareg à l’extrême-sud algérien

*Les nomades touareg sont de plus en plus encouragés à se sédentariser. Seules quelques centaines parmi eux ont choisi de continuer à vivre selon les habitudes ancestrales, c’est-à-dire sous la tente. Le gouvernement a offert une aide non remboursable aux Touareg nomades pour fabriquer des briques avec la matière locale et construire eux-mêmes leur maison à l’instar du village de Tegumaouine.

 Les nomades dont la plupart des Touareg ont bénéficié de logements ruraux construits en dur dans les zones les plus reculées du désert ont également réalisé des écoles primaires pour leurs enfants. Les campements des nomades ont bénéficié de l’énergie solaire mais aussi d’un stade de proximité. “Les Touareg ont un cadre de vie précis et l’État fait des efforts pour améliorer leur quotidien comme tout citoyen algérien”, nous précise un responsable local.
Notre déplacement avec la caravane de prévention et sensibilisation de la Protection civile dans la wilaya de Tamanrasset nous a permis de s’enquérir de près de la situation des Touareg algériens dans l’extrême désert. Nous avons découvert des agglomérations proprement dites dispersées sur un parcours de 670 km qui sépare In Salah de Tamanrasset, à part les petites oasis d’In Amguel et Tit, et les postes militaires d’Arak et In Ecker.

5 heures pour traverser
80 km à Tam
Il était 8h du matin quand la caravane de la Protection civile a pris la route de la ville de Tamanrasset vers le village de Tagmart à distance de 80 km. “Ce n’est pas le Nord, le trajet sera long”, nous avertit ammi Salah, agent de la Protection civile et notre guide lui-même Targui dans cette mission à bord des 4×4 et Toyota-Station. Effectivement, nous avons mis près de 5 heures pour arriver au point programmé. Difficile de parcourir les pistes. El-Sakina, une jeune fille de 14 ans, est la seule élève au CEM à Tegumaouine. Elle parle arabe et était notre traductrice. En même temps, c’est elle qui nous guidait à travers ce petit village en dur. Elle nous montrait fièrement l’école primaire où elle a fait ses études avant de rejoindre le CEM à Tamanrasset. “Je suis fière d’avoir pu continuer mes études ; je veux devenir médecin pour soigner ma tribu.”
Un potager au milieu
du désert, qui dit mieux !
Son père est l’artisan des briques locales. “Ça fait seulement deux ans qu’on s’est stabilisé dans ce village. Nos enfants ont la chance d’étudier et de vivre dans des conditions meilleures”, dit-il. Sa femme est tout heureuse et fière de nous montrer sa cocotte-minute. Elle nous l’exhiba comme un bijou ! Elle ajouta : “Nous avons un château d’eau et enfin des robinets, comme ça on peut rester sur place avec nos enfants.” Dans la cour de la maison, une tente est dressée, une manière pour signifier que le Targui reste toujours attaché à ses traditions. Dans le deuxième village, des petites agglomérations attirent notre attention. Mais ce qui nous a le plus surpris c’étaient des petits vergers contenant plusieurs sortes de légumes et fruits dans ce désert : des tomates, de l’oignon, de la salade et des palmiers nains. Mohamed “loukil”, c’est-à-dire le chef du village en l’absence de son père, nous explique que l’eau potable est disponible et constitue une raison de leur stabilité d’autant que pour le nomade, la présence de l’eau est primordiale pour le choix de l’implantation des huttes comme habitations. “Des fois, les hommes partent avec leurs troupeaux à la recherche de pâturages mais généralement leur famille reste ici, aujourd’hui ils ont des logements, des écoles et de l’eau.”
Selon un responsable local, tout est mis en œuvre pour mettre un terme à la situation de “désertification” de cette région. Des centres de vie sont installés au niveau des stations de pompage du tracé de la conduite d’eau. Des poteaux électriques à perte de vue, forêt de métal dans un pays sans arbre. Des lotissements qui sortent de terre à la périphérie des oasis, partout à Tagmert 1 et 2, à Illamen, Hirafouk et Amsil, la croissance des agglomérations est visible, annoncée par des châteaux d’eau peints récemment, du matériel de chantier au bord des routes, des quartiers flambants neufs gagnés sur le sable. Désormais, la population nomade est plus citadine comme c’est le cas à In Guezzem, ville frontalière avec le Niger.
Selon Boukhem Leg, le vice-président de la commune de In Guezzem, 14 000 habitants y résident, dont 80% sont des Touareg et 4 000 nomades. Il nous fait savoir que ces nomades touareg ont bénéficié des dons provenant du ministère de l’Intérieur. “On a l’habitude de recevoir des aides alimentaires mais c’est la première fois qu’on reçoit de telles quantités d’aide”. les nomades touareg ont pu bénéficier ainsi de 2 600 tentes, 1 400 couvertures, 2 873 sacs de semoule, 35 924 kg du riz, 17 963 kg de lait Lahda, 71 847 kg de semoule, 17 963 kg de sucre et 1 150 litres d’huile, 35 924 kg de pâtes.
Le responsable de la commune nous explique également que chaque délégué des nomades touareg se présente au niveau de la commune. “Ils sont recensés.” Chacun prend sa part de dons contre une décharge pour la présenter aux services des douanes afin de lui délivrer un visa de passage.

De l’énergie solaire pour
un village 100% touareg
Le vice-président de l’APC nous fait également savoir que 1 300 familles, se trouvant à 180 km de In Guezzem, ont été touchées par ces aides et l’opération se poursuit. Le budget annuel alloué à cette commune ne dépasse pas le 1 milliard de dinars. “On souffre du chômage, il n’y a pas d’usines, ni de sociétés pouvant absorber ce fléau”, déplore-t-il.
Il faut dire que beaucoup de jeunes touareg, qui travaillent généralement comme guide touristique ou chauffeur, se trouvent cette année au chômage, et ce, devant le recul du tourisme.
Au village de Tirhent, 100% tergui, on a constaté la présence de panneaux de l’énergie solaire. Mohamed Bourchi, ce jeune Tergui, âgé de 23 ans, ayant un niveau de 9e année fondamentale, et ayant déjà passé son Service national dans le Nord et grand supporter du Mouloudia d’Alger, travaille comme électricien au niveau du projet de construction de logements de fonction pour les enseignants.
“On a certaines commodités, en tout cas mieux que nos parents, sauf qu’on souffre du chômage. j’ai cette chance de travailler maintenant, mais qui sait demain ?”, s’inquiète-t-il. Il nous a fait part aussi de son espoir de rejoindre les rangs de la Protection civile mais son niveau ne le permet pas. “Plusieurs Touareg sont des pompiers et malheureusement je n’ai pas eu cette chance.”
Au village de Mohamed, il y a aussi un stade où se disputent des matches de foot local encouragés par des petits supporters qui connaissent même l’équipe du Barça, et ce, grâce à la télévision présente dans leur foyer.
Dans quelques villages de ce désert, des travaux pour la réalisation de pistes ont été lancés pour sortir ces villages de l’isolement d’autant que les moyens de transport sont quasi inexistants sauf la Toyota-Station qui reste très demandée dans les cas urgents moyennant la somme allant de 300 DA à 1 500 DA ! (Liberté-03.01.2011.)

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*L’Assekrem, l’un des plus beaux sites naturels du monde.

Certains donnerons n’importe quoi pour vivre l’émotion et l’enthousiasme de ce lieu magique 

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Il est l’une des attractions les plus en vues pour les touristes de la wilaya de Tamanrasset, un lieu sacré pour d’autres, et l’endroit où l’on peut admirer avec beaucoup d’émotion et d’enthousiasme les plus beaux coucher et lever de soleil du monde, certains donnerons n’importe quoi pour assister quelques minutes durant à ce phénomène naturel quotidien causé par la rotation de la Terre ; il s’agit bien évidemment de l’Assekrem.

Perché à 2.180 m d’altitude, la plus haute commune d’Algérie, dans les montagnes noires du Hoggar, l’ermitage de l’Assekrem est un nid d’aigle. Voilà plus de 60 ans que deux ou trois moines de l’ordre des Petits frères de Jésus se partagent discrètement ce paysage merveilleux.
Ils offrent aux voyageurs de passage ce panorama imprenable sur le Tahat, le plus haut sommet d’Algérie, et un verre de thé et quelques biscuits aux malchanceux qui viennent à leur rencontre les jours de brouillard. Une parenthèse d’hospitalité dans un univers de sécheresse où les températures sont extrêmes.
Un lieu riche en histoire aussi. Charles de Foucauld, père fondateur de leur congrégation, séjourna cinq mois à l’Assekrem. Il a eu le coup de foudre pour cette partie de la Terre qui ne cesse d’attirer l’admiration des fervents randonneurs à la recherche de nouvelles découvertes et d’aventures spécifiques.
Visiter l’Assekrem, ce lieu mystérieux nous donne l’impression de vivre dans une autre dimension, où la civilisation a omis de jeter son dévolu laissant place à la nature qui se prend en charge sans permettre à l’homme de s’établir, comme ce fut le cas pour d’autres lieux de la capitale du sud algérien.  

Objectif : l’Assekrem, un paysage lunaire
L’Assekrem a été, hier, la dernière étape de la redonnée pédestre de la « marche de l’extrême » organisée par la Direction générale de la protection civile qui a excellé dans sa préparation et reçu les félicitations des participants au nombre de 150 dont la joie se lisait sur les visages bronzés par un soleil bienveillant, sans doute face à la vue des « touristes algériens ».  
Les participants composés essentiellement par les agents de la protection civile et une trentaine de membres de l’Association sportive Bouchaoui athletic club (ASBAC) qui ont montré un courage épatant pour relever le défi qualifié par certains des « Douze travaux d’Hercule » faisant allusion aux épisodes les plus célèbres de la mythologie grecque.
Visiter l’Assekrem est une première pour la plupart des « marcheurs » et les histoires racontées autour de cette commune n’ont fait que booster leur désir d’atteindre ce lieu mythique. Ils avaient conscience que pour regagner cette petite montagne néanmoins, fort escarpée, demande énormément de patience, de volonté et du courage. Trois jours de marche à un rythme soutenu ont, enfin, permis aux participants d’atteindre leur objectif : l’Assekrem. Au premier jour, après 40 km de marche, c’est la localité d’Azarnène où nous avons mis le premier camp. Un camp presque de fortune. Des tentes peu confortables sont installées mais ça nous est égal du moment qu’on passe des moments inoubliables. Pour rallier le lieu sus cité il n’est pas utile de chercher le confort car le goût de l’aventure et la bonne compagnie ont fait le reste.  
La fatigue de la journée n’a pas réussi à dissuader les « hommes de feu » de s’atteler à leur tâche en distribuant nourriture et couverture pour les autres participants dont les traits de fatigue étaient clairement tracées sur leur visage. Après un repas froid, le déjeuner à midi. Le repas du soir était, bien évidemment,  chaud et a consisté en une soupe suivie d’un plat à base de pâtes pour faire profiter les marcheurs d’un maximum de sucres lents. Dessert, avec invariablement en plus dattes et fromage en portions. Le repas se faisait autour d’un feu de camp, sous une température hivernale tantôt affiché -1 degré et tantôt 0 degré, un temps glacial, quoi.
C’est l’occasion de faire plus connaissance et échanger quelques mots, papoter avec les participants qui nous ont raconté comment ils ont pu faire partie de « l’expédition sudiste ».

Feu de camp dans à un froid glacial
Une ambiance bon enfant caractérise les soirées sahariennes. En sus du feu de camp allumé par les sapeurs pompiers qui d’habitude, ont pour mission principale de l’éteindre, les participants ont mis tous les vêtements dont ils disposaient et même doublé leurs pantalons pour se réchauffer comme ils le peuvent.
Dynamique, présent sur tous les fronts et très disponible pour les journalistes assurant la couverture de cette première édition, le lieutenant Nassim Bernaoui, chargé de communication à la Direction générale de la protection civile soulignera que la « fin de la randonnée pédestre aujourd’hui, dernière étape de l’Assekrem à Afilale sur 15 km, l’arrivée à l’Assekrem s’est faite hier, aux environs de 11h00  pour la fin de la première étape. Une grande fatigue se lisait sur le visage des participants, surtout après la 2e étape de Azernane vers Afilale où le chemin le plus difficile et plus long que les autres étapes, s’est étalé sur une distance de 35 km de parcours chaotique ».
Pour le représentant de ce corps constitué « une grande satisfaction a été constatée suite à la fin de la randonnée ».
« Pratiquement tous les participants ont réussi à allez jusqu’au bout, sauf quelques-uns et d’autres n’ont pu relever le défis en raison de quelques petits bobos ressentis après des kilomètres de marche, ce qui a nécessité de les prendre en charge », expliquera Nassim Bernaoui. Il exprimera à l’occasion, sa satisfaction quant à l’organisation de l’événement et les moyens mis pour sa réussite «  en matière d’organisation, je dis bravo à la Direction de la protection civile de Tamanrasset pour cette organisation, où rien n’a été laissé au hasard et surtout à monsieur le Directeur général le colonel Mustapha Lahbiri qui avec cette initiative à permis à un grand monde de découvrir cette magnifique région touristique aux participants et au large public à travers la présence des médias », a-t-il ajouté.
Aussi, il faut dire que la troisième étape était la plus facile. En effet, après avoir parcouru près de 70 km. Cette ascension de 12 km, était du « pain béni » pour les randonneurs. 9h, on prend le départ dans la même atmosphère « bon enfant ».
Pour cette dernière étape, on arrive au lieu tant espéré de l’Assekrem à midi plus exactement. On aperçoit alors, un sentier creusé dans la roche qui mène à l’ermitage  en haut duquel on peut assister à un coucher de soleil des plus majestueux. En toute franchise c’est le visage montagneux du Sahara dans toute sa splendeur.  
Pour ne pas rater le plus beau coucher de soleil du monde, à 17h, le sous-directeur de l’action sociale à la direction générale de la Protection civile, le colonel Ali Brouri, appel ses éléments et les participants de se réunir pour escalader  la montagne supplantant le plateau de l’Assekrem.
L’ascension était facile. Arrivés en haut, l’Assekrem, nous plonge dans notre rêve qui finalement s’est exaucé à la dernière étape de la marche de l’extrême. Fin de mission, vivement la 2e édition et bravo pour la protection civile, qui, au-delà du test des capacités physiques de ses éléments face à des situations extrêmes, a participé à la promotion du tourisme saharien.*El Moudjahid/ envoyé spécial dans la capitale du Hoggar : Mohamed Mendaci/ mardi 24 novembre 2015

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Assekrem Tamanrasset

Assekrem Tamanrasset

Assekrem Tamanrasset

**Perché à 2.180 m d’altitude, dans les montagnes noires du Hoggar, l’ermitage de l’Assekrem est un nid d’aigle. Ce paysage merveilleux offre aux voyageurs de passage un panorama imprenable sur le Tahat, le plus haut sommet d’Algérie, une parenthèse d’hospitalité dans un univers de sécheresse où les températures sont extrêmes.  Si la marche reste le plus beau moyen de l’atteindre, pour gagner l’Assekrem, il n’est pas obligatoire d’être un grand sportif. Un 4×4 grimpe facilement jusqu’au refuge où l’on peut passer la nuit. Il faut compter cinq heures de route depuis Tamanrasset. De là, un sentier creusé dans la roche mène à l’ermitage (15 minutes d’ascension facile). Un chemin fabuleux au lever et au coucher du soleil. Ce désert d’altitude montre alors toute la palette de ses ocres et de ses ombres, de ses bruns et de ses lumières. Le visage montagneux du Sahara dans toute sa splendeur

Paysage volcanique du Hoggar

Levé du soleil sur l'Assekrem

Ermitage de Charles de Foucault

Paysage volcanique du Hoggar

Plateau d'Akator

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453 réponses à “Prendre le thé au pied de l’assekrem”

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