Tamanrasset, somptueuse comme ses montagnes

Tamanrasset, somptueuse comme ses montagnes

   Au Sahara, il n’y a pas que le pétrole et le gaz

Le Sahara regorge de plantes intéressantes tant sur le plan médical qu’industriel.

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Le Sahara regorge de plantes int&eacute;ressantes tant sur le plan m&eacute;dical qu&rsquo;industriel.<br /><br />
 » src= »http://www.elwatan.com/images/2012/05/16/tlemcen_999576_465x348.jpg » width= »375″ height= »277″ /></a></span></strong></span></p>
<p><span style= Une rencontre scientifique, organisée par ACFA92 basée à Paris et présidée par Mounir Gaouar, en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) U829, ayant pour thème «Les effets d’extraits de plantes du désert algérien», se déroulera lundi à l’université Abou Bekr Belkaïd.

«La rencontre du 21 mai a pour but, grâce à l’action menée par ACFA92, d’étendre la collaboration déjà engagée depuis deux ans entre le laboratoire INSERM U829 du Dr Curmi et l’université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen (Pr. Chabane Sari) sur les effets d’extraits de plantes du désert algérien pour étudier l’impact sur la division des cellules humaines», indique M. Gaouar. Et d’ajouter : «Le but de ces travaux est de découvrir de nouvelles substances à activité antimitotique et de quantifier leur effet par rapport à des substances de référence». Cette rencontre sera propice pour l’annonce de la création d’un institut de formation, a-t-on appris. Concernant justement cette institution, M. Mounir explique: «Le but de l’institut sera de mettre en place un volet formation destiné aux étudiants algériens issus de l’université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen. Il s’agira, en particulier, de sélectionner les candidats sur la base de leur niveau de formation et de compétence et d’organiser des formations théoriques et pratiques en rapport avec les recherches développées dans ce projet».

ACFA92 recrutera, par ailleurs, des enseignants en France et en Algérie pour dispenser les cours théoriques et pratiques. Les formations mises en place concerneront les méthodes d’extraction des composés chimiques des plantes du désert algérien, les méthodes d’analyse de leurs effets sur les cellules humaines en cultures et les méthodes utilisées pour identifier des composés actifs par spectrométrie RMN. Pour information, le laboratoire U829 de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale collabore en France avec M. Mounir Gaouar, Directeur de l’Institut Mustapha Gaouar et Président de Coffega International, pour des recherches concernant différentes espèces chimiques présentes dans le café. *Chahredine Berriah-(El Watan.17.05.2012.)

 **rencontre autour des richesses du Tassili n’Ajjer

 Les membres de l’association «Les amis du Tassili » ont été les invités, lundi dernier, du café littéraire organisé par l’entreprise d’organisation des manifestations culturelles, économiques et scientifiques (EMEV), en collaboration avec la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi ouzou. La rencontre qui a été suivie d’une vente dédicace était axée autour du livre «Promenade au Tassili n’Ajjer», édité par l’ANEP. C’est en fait, une véritable invitation à la découverte du majestueux Sahara algérien sous toutes ces facettes. Ce livre écrit par les membres de cette association, des universitaires (chercheurs, scientifiques) pour la plupart, n’est pas élaboré dans un style scientifique seulement, mais contient une forte dose poétique qui ferait rêver tous les amoureux du Sahara. Presque tous les sites touristiques du majestueux Tassili sont passés au peigne fin par les concepteurs de ce livre. L’inestimable richesse naturelle et culturelle de cette région est également mise en évidence. Toutefois, le président de cette association, M. Karzabi, déplore l’absence d’efforts de la part de l’Etat pour la préservation de ce riche et inestimable patrimoine.-(El Watan.17.05.2012.)

* Localisation de la Wilaya de Tamanrasset

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*Un festival dédié au dromadaire Un festival dédié au dromadaire sera organisé dans sa première édition, du 7 au 9 janvier, à Tamanrasset, à l’initiative de  la Chambre de l’agriculture de la wilaya.

Initiée sous le signe «Ameni» (rendez-vous en langue targuie), cette manifestation, qui se tiendra au lieudit Oued Amded, dans la localité d’Abalessa (170 km de Tamanrasset), vise la protection du patrimoine camelin et l’encouragement  des chameliers dans le développement de cette richesse animale, ont indiqué  des éleveurs.
Le dromadaire, qui a accompagné l’homme dans sa conquête du Grand  Sud algérien, fait partie intégrante de la vie socioéconomique des Touareg  de l’Ahaggar, au regard de son apport dans pratiquement toutes les activités des sociétés sahariennes, y compris touristiques, a souligné Benmalek Bey,  opérateur de tourisme dans la wilaya de Tamanrasset. Selon M. Bey, le prochain festival, outre son caractère spécifique, devra connaître une large participation d’agences de tourisme et de voyages dans le but de promouvoir le tourisme saharien et vulgariser les atours et atouts touristiques de la région de Tamanrasset.  

Ce festival, a estimé pour sa part un éleveur, devra être mis à profit par les participants, pour examiner les contraintes rencontrées en matière d’élevage  camelin, les voies de préservation de cette richesse animale et l’échange  d’expériences entre éleveurs et responsables du secteur de l’agriculture. Les éleveurs de la région de l’Ahaggar fondent de grands espoirs  sur cette manifestation agricole susceptible d’aboutir à la mise au point d’une stratégie à même de jeter, en coordination avec les responsables du secteur  agricole, les bases d’un plan d’action devant garantir un nouvel essor à la filière et valoriser cette richesse dans la région de Tamanrasset. Le programme de ce 1er Festival du dromadaire prévoit des concours  sur les meilleures chamelles laitières, tente et dromadaire, les meilleurs  produits traditionnels préservés, ainsi que l’organisation d’une course de méharis. (El Watan-03.01.2011.)

 

* Guelta Timlawlaouine, Tamanrasset

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*Le réchauffement climatique reverdit le Sahara

A travers les catastrophes naturelles attribuées au réchauffement climatique se profile une inexorable fatalité faite de désertification, de sécheresse, de pauvreté et de mort.

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	Gr&acirc;ce aux fortes pr&eacute;cipitations, favoris&eacute;es par le changement climatique, le d&eacute;sert pourrait redevenir une terre agricole.<br /><br />
 » src= »http://www.elwatan.com/images/2012/05/24/planete_1011819_465x348.jpg » /></a></span></strong></span></p>
<p><span style=Mais il se pourrait que ce scénario soit contrarié. En effet, les observations pluriannuelles d’une étude publiée par Biogéosciences*, revue scientifique internationale consacrée à la publication et la discussion des articles de recherche, ont fait le constat que le réchauffement climatique et l’augmentation des températures pourraient profiter à des millions d’Africains de la bande sahélo-saharienne. Les auteurs de l’étude vont jusqu’à prédire le retour des conditions climatiques qui avaient transformé le Sahara en une luxuriante savane, il y a 12 000 ans. Les scientifiques ont pu voir, par traitement des photos satellitaires, que le Sahara et les régions environnantes deviennent verts à cause de l’augmentation des précipitations qui accompagnent le changement climatique. Si elles sont soutenues, ces pluies pourraient revitaliser des régions ravagées par la sécheresse, ce qui les rendrait de nouveau aptes à l’agriculture.

«Les pousses vertes de la “guérison’’ se voient de mieux en mieux sur les images satellites prises entre 1982 et 2002, y compris dans la région du Sahel, une zone semi-désertique qui borde le Sahara au sud et qui s’étend sur 3800 km du centre du Tchad et l’ouest du Soudan.» Deux chercheurs de l’institut météorologique de Hambourg (Allemagne) expliquent cette reprise par l’action de l’air plus chaud qui peut contenir davantage d’humidité et qui, par conséquent, crée plus de pluies. Les données du satellite montrent qu’«effectivement au cours de la dernière décennie, le Sahel est devenu plus vert», ont-ils déclaré. De récentes enquêtes sur le terrain, pour confirmer les observations par images satellitaires qui ne peuvent distinguer que les plantes qui poussent au gré des pluies, ont prouvé que le retour de la végétation est un phénomène «fermement enraciné». On a observé qu’à l’est du Sahara, dans la région du sud-ouest de l’Egypte et du nord du Soudan, de nouveaux arbres, comme des acacias, se développent. «Des arbustes apparaissent et deviennent de gros arbustes. Au Sahara occidental, les nomades n’ont jamais eu autant de pluie et de zones de pâturage que ces dernières années. Maintenant, ils font paître leurs chameaux dans des régions qui n’avaient pas été utilisées depuis des centaines, voire des milliers d’années. On voit des oiseaux, des autruches, des gazelles revenir, et même certaines espèces d’amphibiens reviennent. Cette tendance s’est poursuivie sur ces dernières vingt années. Elle est indéniable.» Une explosion de la croissance des plantes a été prédite par certains modèles climatiques qui annonçaient que les précipitations de juillet à septembre, la saison des pluies, augmenteraient jusqu’à 2 millimètres par jour d’ici 2080. Toutefois, certains climatologues ne sont pas d’accord. Ce problème est encore plutôt «incertain» ; c’est pour l’Afrique du Nord que les désaccords sont les plus grands. source: www.Biogeosciences.net…paru dans El Watan-25.05.2012.) 

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*La capitale de Tin-Hinan sort de sa torpeur

La wilaya de Tamanrasset vit une fin d’année 2013 et un début d’année 2014 riches en couleur, en sonorité, en activité sportive, culturelle, économique et autre commerciale. Les vols à destination de la capitale de Tin-Hinan affichent désormais complet sur les deux compagnies, Air Algérie et Tassili Airlines. Avec l’organisation du Festival national de la musique et de la chanson amazighes dans ses différents genres kabyle, chaoui, targui, mozabite et chenoui, d’une part, et la tenue du 14e Salon national de l’artisanat qui regroupe quelque 130 exposants venus de 30 wilayas d’Algérie en plus des 10 communes de la wilaya de Tamanrasset, l’organisation du cross scolaire et surtout l’événement le plus attendu par la population locale en cette dernière ligne droite de la fin de l’année 2013, en l’occurrence la tenue en cette période même, des journées culturelles du Sud qu’organise l’Office national de la culture et de l’information (Onci) et l’Entreprise publique de télévision (Eptv). Une bouffée d’oxygène pour les agences de voyages. Les agences de voyages qui ont traversé ces derniers temps des passages à vide en matière d’activités touristiques en raison de la baisse sensible de celles-ci, soufflent un tant soit peu avec l’arrivée des Nordistes en cette période de fin d’année pour prendre part aux différentes activités programmées. «Il est vrai que nous avons passé des périodes creuses ces dernières années en raison de la détérioration de la situation sécuritaire dans le Grand Sud, il faut tout de même reconnaître qu’avec l’organisation de ce genre d’activités culturelles nous soufflons un tant soit peu», nous déclare un opérateur dans le domaine avant d’ajouter: «Il est temps d’encourager le tourisme domestique qui pourrait nous être très utile et surtout qui pourrait provoquer le déclic pour le retour en force des touristes étrangers.» En outre, même si l’ouverture des portes du Tassili durant la saison touristique 2011-2012 a été accueillie avec soulagement par les agences de voyages locales, il n’en demeure pas moins que les touristes étrangers ne se rendent pas en nombre comme cela fut à une certaine période. «C’est grâce au tourisme et autres activités commerciales que nous avons pu retenir tout un pan de jeunes à l’écart du banditisme et autres trafics. le tourisme est pour eux une fenêtre sur le monde», nous déclarent à l’unisson quelques actifs de la société civile. Comme les agences de voyages, les hotels et autres campings qui sont, eux aussi, durement touchés respirent à pleins poumons cette année avec l’organisation de différents événements culturels. Tant mieux, pourvu que ça dure!

L’Assekrem et Affilal: hauts lieux du tourisme

Face au déclin du tourisme, les voyages organisés restent le meilleur moyen pour attirer les touristes et relancer l’activité du secteur. Pour les touristes nationaux, c’est beaucoup plus des virées à l’Asskrem en marquant une halte à Affilal. En effet, les touristes se rendront, selon le programme, au mont de l’Assekrem (2700 m d’altitude), pour vivre et contempler l’un des plus beaux levers et couchers du soleil au monde, en plus de l’organisation de circuits à travers la zone humide Affilal, le tombeau de Tin-Hinane (reine des Touareg), qui se trouve dans la région d’Abalessa (près de 80 km au nord de la ville de Tamanrasset). Ils se rendent aussi pour découvrir des paysages naturels féeriques, des gravures et dessins rupestres et autres vestiges plus que millénaires dans la région touristique de Tagmaret à 20 km à la sortie nord du chef-lieu de wilaya. En outre, ces randonnées à travers ces sites touristiques, ces Algériens du Nord découvrent aussi les différents arts culinaires traditionnels, à l’instar du taguella, la maynama et autre merdhoum. En faisant le tour de la ville de Tam, il est aisément constatable que la capitale de Tin-Hinan croule sous les ordures que broutent des troupeaux de chèvres. «La saleté gagne du terrain chaque jour sans que les autorités ne lèvent le doigt», nous déclarent quelques citoyens rencontrés au centre-ville. Même si la ville de Tamanrasset est épargnée des grandes pollutions atmosphériques propres aux villes nordiques, les déchets ménagers, non dégradables biologiquement, demeurent pour elle un véritable casse-tête chinois, à l’instar des autres grandes villes d’Algérie. C’est dans cette optique justement que la présidente de l’Association «sauver l’imzad», en l’occurrence Mme Sellal, a organisé, dans le cadre de la préservation et de la sauvegarde de ce patrimoine mondial et de son environnement, l’événement Idaghdagh – Kafanamazbal, en lançant, dans une opération de grande envergure, un concours de ramassage des déchets, notamment en matière plastique (sachets, bouteilles..) à Tamanrasset. Cette opération a connu un large succès et a été une réussite totale.

Secteur de la santé: un déficit en infrastructures

Tamanrasset, la capitale de l’Ahaggar et de la wilaya de Tamanrasset qui est la plus grande wilaya d’Algérie en termes de superficie, fait face à un déficit en infrastructures lourdes (hôpitaux, CHU..) pour atteindre la norme nationale en matière de santé, soit un lit pour 1000 habitants. En effet, le seul hôpital de la ville de Tam, renforcé par deux polycliniques, ne peut pas répondre à la demande croissante de la population. Le manque d’agents paramédicaux retarde le bon fonctionnement de l’hôpital et les deux polycliniques. Tamanrasset est peut-être la seule wilaya où aucune clinique privée n’est encore implantée. La wilaya a besoin aussi d’une infrastructure mère/enfant qui aura à prendre en charge l’obstétrique, la gynécologie et la pédiatrie. En bref, les habitants de la capitale de Tin-Hinan attendent, à travers les autorités de la wilaya, une enveloppe budgétaire conséquente pour combler le retard en matière de lits d’hôpitaux. Par ailleurs, concernant les officines de pharmacie, le chef-lieu de wilaya frôle la saturation. L’implantation répond largement à la norme nationale qui est de 1/5000 habitants.
Les ordures ménagères, un casse-tête chinois En outre, en plus du déficit en matière d’infrastructures, la population qui est estimée à 176.637 habitants d’après le recensement de 2008, enregistre aussi du retard en matière de spécialités; chirurgiens-dentistes, médecins spécialistes, voire même de généralistes.

Sonelgaz: la DD/SDC se modernise

La direction de distribution d’électricité et gaz de la société de distribution du centre (DD/SDC) de la wilaya de Tamanrasset est à la page en matière de modernisation de sa gestion en lançant l’opération «Aâlamni»…(informe-moi). Cette opération commence d’abord par la collecte d’informations de la clientèle en optant essentiellement pour le numéro de téléphone. Elle consiste à se rapprocher davantage du client en l’informant sur tous les événements qui se déroulent au niveau de la boîte (coupures, rencontres de sensibilisation…). «Le mode de fonctionnement de cette opération se fait par l’envoi des SMS» nous informe M.Djouadi Mohamed, directeur de la direction de distribution de la wilaya de Tam. Le 2ème aspect de modernisation est relatif au relèvement des compteurs. Tous les clients moyenne tension (administration, industriels…) sont télé-relevés par un système à partir d’un bureau à travers tout le territoire de la wilaya. «Ce système qui permet de télérelever toutes les informations contenues dans les compteurs d’énergie permet de consulter, d’analyser et d’assister le client dans le mode de fonctionnement de son unité», nous renseigne M.Djouadi. L’autre point est lié à la consultation des factures des clients à tout moment à travers le site Web www.sdc.dz. En outre, la wilaya de Tam compte 46.000 clients en énergie électrique et 3000 en gaz concentrés essentiellement dans la région de In Salah. Avec l’arrivée du gaz à Tam, le taux de couverture atteindra les 80% à la fin du 1er trimestre 2014, nous informe le premier responsable de la distribution à Tam.*Envoyé spécial de l’Expression- Boualem CHOUALI-Dimanche 05 Janvier 2014

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** Tamanrasset, somptueuse comme ses montagnes

L’ascension vers l’Assekrem passe, forcément, par les chemins escarpés et sinueux. Une piste de pierrailles et de poussière séparant la ville de Tamanrasset de la montagne de l’Assekrem est là pour décourager les plus téméraires. Pourtant, les centaines de touristes que tente ce pèlerinage offrant l’admiration d’un coucher et lever du soleil, ne désarment pas, obnubilés par la beauté du site.

 L’ivresse de l’altitude, le silence et le calme y sont pour beaucoup dans cette alchimie. *A l’assaut de l’Assekrem Perché sur la chaine de l’Ahaggar, l’Assekrem culmine à quelques 2710 mètres par rapport au niveau de la mer. Si loin, si proche, il est à peine à 80 km de Tamanrasset mais cela nécessite 3 heures de route à bord d’un 4×4 et d’une halte à Aflel. Là, se frayant un chemin entre les roches volcaniques, une ruisselante eau douce ou vivent des poissons provient de nulle part. Elle rend le paysage moins aride et donnant naissance à un bassin d’eau en cul de sac qu’entoure une luxuriante végétation. Cet unique point d’eau se trouve dans une réserve nationale. Une équipe de trois gardiens appartenant à l’office du parc national de l’Ahaggar (OPNA) sont là à scruter l’horizon à l’affut de tout contrevenant. Bien que livrés à leur sort, ces vigiles, prédestinés à surveiller ce patrimoine naturel sont mal payés. Ils touchent à peine un salaire mensuel de 15.000 dinars contre lequel sont-ils condamnés à vivre en plein désert. Chaque équipe doit assurer un quart d’une semaine dans une simple baraque saharienne mise à leur disposition. La pause « thé » terminée, il faut reprendre la route. La longue et sinueuse piste est « volée » au reg et à son désert de cailloux. Douze milles touristes, nationaux et étrangers empruntent les chemins escarpés et montants de la montagne pour s’y rendre chaque année et apprécier le magnifique coucher et lever du soleil et font leur pèlerinage à l’ermitage du Père De Foucauld, disciple de l’église catholique, disparu depuis bien longtemps.

*Le git et les touristes

  • Plus en amont et situé au pied de l’assekrem et de l’Atakour, le toit de l’Algérie qui s’élève à 3000 mètres, le git qui fait fonction d’auberge et recevant les visiteurs est tenu par une équipe locale qui gère ce bien communal. Le site est composé de deux bâtiments servant de dortoirs, de cuisine et de salle à manger. La vie dans cette auberge est loin d’être appropriée, elle est aussi précaire que rudimentaire. Les touristes sont contraints de partager, hommes et femmes, la même salle servant de chambre à coucher. Il est hors de question de penser à prendre une douche ou d’aller faire ses besoins, l’eau est rare et les normes d’hygiène les plus élémentaires sont absentes. Pourtant, le séjour est chèrement payé. La nuitée dans cet hébergement est de 1700 à 2000 dinars. La randonnée à dos de chameau s’élève à 500 Da par jour et l’indispensable tout terrain 4×4 est loué entre 5000 et 6000 dinars par jour. Soit un touriste qui passe une semaine dépensera prés de 50.000 dinars. La majorité des touristes sont Allemands, suisses, français, italiens ou espagnoles. Beaucoup d’Algériens sont attirés, ces derniers temps par cette destination. C’est le cas de trois amis venus de Tizi ouzou pour passer trois jours ce qui leur a couté une dépense de 30.000 dinars pour les trois jours passés dans la région. Il faut dire aussi qu’à lui seul le billet d’avion Alger-Tamanrasset et retour coute une fortune, entre 3 et 4 millions de centimes, ce qui est un paradoxe pour une destination touristique qu’on veut  promouvoir.  

*Le refuge du Père Charles De Foucauld

Ses trois disciples, le père Edouard, un français, qui est là depuis 37 ans, secondé par le père Ventura, un espagnole et un autre disciple polonais. Le père Ventura qui était chargé de communiquer avec les journalistes éblouis par la beauté du site et curieux de connaître le mode de vie des hommes d’église qui ont préféré tourner le dos à la vie moderne et « civilisée » pour se donner à la méditation en ces lieux silencieux. Le zézaiement et le roulement des « R » trahissent ses ibériques origines du père Ventura qui joue au guide et s’exprimant en langue française pour déclarer qu’« ici, à l’Assekrem, j’ai trouvé mes trois amours : les hommes pour prier, la religion et la nature ». Le refuge est composé de deux pièces, l’une pour prier, la seconde en guise de bibliothèque. Les deux pièces sont sobrement meublées de minimum et rudimentaire objets en guise de meubles tels que cette tablette en granit servant à la prière, d’un crucifix et de cierges. Les trois religieux ont su apprivoiser la nature et fusionner harmonieusement avec elle. Leur autonomie est parfaite. L’eau est collectée grâce à un judicieux système de collecte et de retenues, l’électricité est fournie par les plaques à photo voltaïque témoignant de la suprématie de l’homme à s’adapter et à maitriser la nature.     

*Tin Hinane, la reine oubliée

Situé sur les terres de la commune d’Ablessa, à 100 km de Tamanrasset, le tombeau de la reine berbère, ou du moins ce qui en reste, a beau être gardé, mais non préservé tout comme son royaume qui a été éparpillé aux quatre vents. Le petit musée mitoyen n’offre aucune perspective, hormis quelques photos et images du squelette de la reine, de ses bijoux ainsi que de quelques autres objets. De l’empire de Tin Hinane, seuls quelques pierres et vestiges sont là pour témoigner de la présence et du règne de cette femme. Son squelette qui a été déplacé en France durant la période coloniale continue à marquer son absence. Ses quelques bijoux font le bonheur du même musée et seules quelques pierres tombales précisent le lieu de sépulture de la reine.

*La politique et le Hoggar

La campagne lancée pour la course au sénat ne semble guère intéresser les habitants de Tamanrasset qui ont depuis longtemps tourné le dos à tout ce qui est politique. L’engouement n’y pas. Loin d’être apolitiques ou peu convaincus, ils sont plutôt désabusés par leurs représentants au parlement et au sénat et préfèrent ne plus y penser. Tamanrasset détient deux sièges de députés, l’un FLN, l’autre RND et un seul siège de sénateur détenu par le FLN. La misère est omniprésente dans cette région et le travail manque beaucoup. Les représentants du peuple ne « semblent guère s’en préoccuper une fois partis à Alger ! » reprochent les uns et les autres.

*Gisement d’Or d’Amesmessa

Et pourtant la région est riche et contient de l’or. Un gisement aurifère, celui d’Amesmessa, est à peine à 400 km. Et il ne semble pas avoir profité aux autochtones qui sont contraints de vivre de débrouille et de trabendo en l’absence de la seule possibilité de créer de l’emploi. L’agriculture étant la seule issue dans ces régions du pays. Ici l’on reproche aux décideurs locaux le manque d’absorption de main d’œuvre locale et le recours à une main d’œuvre extérieure, « importée » comme le déclare t-on ici. Le gisement d’Amesmessa exploité par l’ENOR est situé au Hoggar, au  sud -ouest de Tamanrasset. Il est prévu l’extraction de 2 418 600 tonnes de minerais. Mais, jusqu’à présent le gisement n’a pu atteindre que les 30 897 onces d’or à la fin du mois de novembre 2009, mois qui a enregistré  la production de 2252 onces d’or et 447 onces d’argent. La mine d’or d’Amesmessa est exploitée par Sonatrach  en partenariat avec la filiale du groupe australien GMA Ressources.

*Les trois verres de thé, une tradition et le mariage

Mon premier est pour l’amour, mon second est celui de l’amitié et mon troisième est le fiel de la vie. Ce n’est pas une charade mais la signification du rituel des trois verres de the. Le premier est connu pour être âpre et amer, le second plus doux et mentholé, le troisième est plus léger et sucré. La politesse veut que celui qui prend le premier verre de the, doive finir les deux autres sinon il s’expose à une punition dont l’amende est d’acheter du the et du sucre. Les plus avisés demandent le deuxième ou le troisième pour éviter de froisser l’hospitalité de l’hôte et respecter ainsi le protocole du the dont la symbolique est majestueuse. Les gens boivent le the à satiété. Assez souvent halte rime avec thé et toutes les occasions sont les bienvenues pour en préparer.

*A Tam, si le mariage est cher, le divorce est fêté !

Autres bizarreries de la région, si les mariages coûtent chers autant que dans les régions du tel, les divorces sont fêtés par la famille de la femme répudiée. Unanimement, Abdallah, Mohamed et Abderrahmane, trois jeunes targuis, sont formels à propos du cout du mariage. Convoler en justes noces n’est pas à la portée de tous tant la dot exigée ainsi que les festivités se montent à plusieurs millions de centimes. Il faut compter entre 50 et 80 millions de centimes. Mais le plus étonnant reste cette tradition par laquelle la femme répudiée par son mari est accueillie joyeusement par sa famille qui la fête même. En fait cette fête, permet surtout d’afficher le nouveau statut de la fille pour aguicher la demande en mariage. La femme divorcée a beaucoup plus de chance de se remarier, et vite que ça tant la demande est nombreuse. Il est rare que celle-ci dépasse les quelques mois chez ses parents pour rejoindre sa nouvelle cage dorée. Aucun à priori ni préjugés ne semblent gêner les demandeurs. Cela s’explique, semble t-il, par l’expérience de la vie acquise par cette dame qui serait assagie par un premier échec contrairement à la jeune fille, « naïve » et manquant de « résistance » face aux problèmes qui peuvent surgir. Autre fait curieux, les jeunes évitent de se marier à des étrangères. Pourtant, la demande existe et est même à la tendance chez beaucoup de femmes européennes qui aspirent à prendre pour mari un targui. Certains couples mixtes se sont formés et vivent à cheval entre l’Europe et Tamanrasset. Pour beaucoup d’entre ces couples de concubins, la situation est vite tournée au profit. Des agences de voyages sont montées et « l’épouse » est chargée de rentabiliser sa venue en Algérie en « racolant » un maximum de personnes à inviter pour un circuit touristique. Cela permet aussi au couple de se rencontrer assez souvent dans l’année.  

*Tamanrasset meurt de soif

Les habitants sont contraints de s’alimenter à partir des puits d’Otoul et d’Ablessa. Des vendeurs d’eau se chargent d’acheminer à coup de camions-citernes ce précieux liquide revendu à 100 dinars la citerne de deux cent litres. En attendant, le mégaprojet de transfert des eaux souterraines d’In Salah vers Tamanrasset sur 1259 km de conduites, tarde à voir le jour. Prévu pour mars 2010, ce projet permettra à la capitale du Hoggar de s’alimenter en eau potable, à raison de 50.000 m3/jour. Mais au train ou vont les travaux qui connaissent des difficultés, cela ne semble pas réalisable comme prévu. Ce qui risque de pénaliser cette région susceptible, selon ses habitants, de connaître un essor en matière d’agriculture.

*Manger un maynama

Se « faire » un « Maynama » à Tamanrasset, ce n’est pas que manger de la viande grillée, c’est surtout redécouvrir l’art de déguster du méchoui à la mode nigérienne. Les restaurants, des gargotes qui ne paient pas de mine proposant ce genre de  met poussent comme des champignons, ici. L’activité trouve son bonheur dans cette ville côtoyée à longueur d’année par des touristes étrangers et nationaux. Ces fameuses Maynama sont tenues, le plus souvent, par des ressortissants nigériens, installés dans cette ville mitoyenne à la frontière du Niger et du Mali. Les étals sont d’une simplicité naturelle. L’agencement est aussi rudimentaire que tout le magasin. Quelques tables basses et des bancs y sont disposés permettant aux clients de s’attabler. Mais, dés l’entrée, l’eau vous vient à la bouche et pour cause le gigantesque barbecue est placé à même la porte. Un magnifique feu de bois crépite rôtissant la viande d’agneau et de poulet cuisant à la braise. Le service est d’une célérité à faire rougir un chef de rang de grand palace. Sitôt la commande passée, sitôt le client est servi. La commande se fait, en fait, d’une façon nonchalante et sans autres protocoles. C’est au coup d’œil que se fait la pesée. Pour 500, 1000 ou 2000 dinars un plat royal garni de frittes et de salade, le tout agrémenté d’un mélange de condiments piquants, vous est servi. Le choix des viandes varie entre le poulet et le mouton, ramené le plus souvent du Niger, autre objet de troc entre nos deux pays. « Maynama », est un terme nigérien qui veut dire « vendeur de viande ». Mais, c’est surtout une façon propre à ces voisins africains de préparer la viande et de la rôtir sur la braise. A Tamanrasset, les Maynama sont devenus des endroits de prédilection recherchés aussi bien par les étrangers venus faire du tourisme que par la population locale qui s’invite à déguster ce type de méchoui. La braise provient d’un bois bien choisi et ce n’est surement pas n’importe lequel. Ici on recourt à l’acacia, le « t’laa » comme on le nomme dans la région de Tamanrasset. Il est apprécié pour ses qualités de combustion et ses capacités à donner une bonne braise. Disposé dans une sorte de cheminé en guise de barbecue géant, la braise rougeoyante cuit à point les quantités de viandes disposées sur un énorme grill.(Echorouk-02.01.2010.)

 ***Lire aussi…Sur les traces des Touareg 

 

 

 

 

7 réponses à “Tamanrasset, somptueuse comme ses montagnes”

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