Lac Sebkhat El Maleh.El Ménéa

*Destination de nombreux oiseaux migrateurs et berceau d’une population avifaune très variées

plus de 4.600 oiseaux migrateurs recensés dans le lac Sebkhat El Maleh à El Ménéa-Ghardaïa.Algérie

Lac Sebkhat El Maleh.El Ménéa flickr-3482243965-hd

Quatre mille six cent dix neuf (4619) oiseaux migrateurs ont été dénombrés par les ornithologues dans la zone humide du lac de la Sebkhat El-Maleh situé à la sortie sud de la localité d’ El-Menea (à 275 km au sud de Ghardaïa), a-t-on appris samedi auprès de la Conservation des forêts de la wilaya.

Ce recensement d’oiseaux, utilisant la zone humide d’El Meneaa située sur l’axe migratoire entre l’Europe et l’Afrique, comme « une halte migratoire ou une zone de nidification », a été établi à la faveur du traditionnel recensement international des oiseaux migrateurs effectué la mi janvier de chaque année, par les ornithologues, a indiqué le chef du service de l’expansion du patrimoine et la protection de la faune et la flore à la conservation des forêts M. Kamel Oulmane.

Ce comptage a permis de répertorier une trentaine d’espèces avifaunes pour la plupart des anatidés (canard souchet , pilet et siffleur, le tadorne casarca, sarcelle d’hiver) ainsi que d’autres espèces telles foulques macroules, aigrette, poule d’eau, le flamand rose, le grand corbeau , la bécassine des marais, et d’autres espèces , a-t-il précisé.

Ces sujets avifaunes ont été observés sur l’ensemble du site de la « Sebkhet El Maleh », classé zone humide d’importance internationale en 2004 dans le cadre de la convention de « Ramsar » .

Cette zone s’étend sur plus de 18.947 hectares dont 1.500 hectares de plan d’eau, à fait savoir le même responsable. « Ce nombre d’avifaunes et d’espèces hivernant cette aire humide illustre l’intérêt et l’importance biologique de cet espace riche en faune aquatique, entomologique et autres batraciens substances permettant d’assurer la survie et le cycle de vie des oiseaux migrateurs, » a expliqué M Oulmane.

Destination de nombreuses espèces migratrices, ce site d’un grand intérêt écologique constitue un berceau d’une population avifaune très variées dont une partie inscrite sur la liste des oiseaux menacés élaborée par l’Union Internationale pour le conservation de la nature (UICN) telle le tadorne casarca (515 sujets recensés) et le fuligule nyroca (202 sujets) et doit être préserver travers des mesures de protection », a-t-il souligné .

Ce site naturel aquatique présentant des qualités naturelles et esthétiques rares et uniques est composé de deux bassins , l’un d’eau douce et l’autre d’eau salée qui renferme outres des milliers d’oiseaux migrateurs dont des espèces rares, une faune remarquable de mammifères d’espèces d’amphibiens et de reptiles, de poissons , tel le gambusia ainsi qu’une flore endémique riche et variée tel le Tamarix, limoniastrum , Phragmites et Typha qui colonise les berges et même les eaux.

Cet espace naturel de nidification et relais pour la migration de la population avifaune est confronté à plusieurs menaces et dégradation multiples induit par l’effet de l’homme et de l’urbanisation anarchique et accélérée.

La détérioration du site par l’arrachage extensive, la coupe et brûlis de la végétation, la pollution par les dépôts des déchets urbains, les rejets des eaux usées dans le lac, le braconnage ainsi que les constructions illicites constituent autant de menaces pour l’équilibre écologique de cette zone humide.

Afin de préserver , voire d’augmenter l’intérêt de ce joyau biologique, les pouvoirs publics ont entamé les travaux de réalisation d’une station de lagunage d’une capacité de traitement de 30.000 M3/jour, pour prendre en charge les rejets d’eau usée domestique des deux communes mitoyennes d’El Meneaa et Hassi El Garaa, selon la même source .

Cette aire aquatique constitue un patrimoine naturel à valoriser et promouvoir pour le développement des activités touristiques et artisanales de la région.*L’Expression-01.02.2914

******************************

*L’Algérie soumise à trois grandes catégories de migration

Notre pays de par sa position géographique est soumis à trois grandes catégories de migration. Une en automne, les hivernants passent l’hiver dans notre pays durant six mois avant de repartir en Europe. La deuxième catégorie est celle des estivants, oiseaux venant au printemps afin de nicher et de se reproduire. Pour ce qui est de la troisième catégorie, celle-ci concerne les migrateurs de passage qui arrivent en même temps que les hivernants mais poursuivent leur chemin vers les zones sub-sahariennes. Au printemps, ils transitent par notre territoire pour aller nicher dans leurs pays d’origine. A cette période, le flux des oiseaux migrateurs est très important.
Ce mouvement naturel des oiseaux qui répond à leur souci de survie, a toujours été au centre des études et autres recherches scientifiques. Parmi ces recherches : le recensement.
« Le dénombrement a débuté dans les années 1960 lorsque des chercheurs ont remarqué que les oiseaux d’eau voient leur effectif régresser, ils ont ainsi décidé de comptabiliser les espèces. Lors de leur surveillance, ils ont constaté que les canards et les oiseaux se retrouvent dans des étendues d’eau. De là, la classification des zones humides est lancée. Notre pays signataire de la convention Ramsar en 1981, a apporté d’autres définitions des zones humides en incluant les gueltas, les oasis, les hammams thermaux, sebkha et chott », expliquera le professeur Mohamed Bellatreche professeur d’écologie et d’orthologie à l’Ecole nationale supérieure agronomique (ENSA ex-INA). Si le dénombrement a concerné jusqu’en 1966 l’Europe seulement, les ornithologues ont remarqué que les oiseaux regroupent aussi les espèces vivantes qui sont de passage en Afrique et en Asie. Ceci a permis de déléguer des équipes européennes pour faire le recensement. Ce dernier a été lancé en 1971 dans notre pays. En 1978, le professeur Bellatreche a été le premier Algérien à participer à ce dénombrement.
« En 1986, on a constaté qu’il fallait s’ouvrir et se former d’où le lancement du premier stage d’ornithologie qui a associé des lycéens, des collégiens et même des fellahs. Car le sujet des oiseaux et la protection des zones humides qui sont les plus connues de tout l’écosystème, n’est pas l’affaire des seuls scientifiques, mais de toute une série d’activités qui se greffent à l’activité des oiseaux », expliquera M. Bellatreche.
Le recensement des oiseaux d’eau en Algérie est effectué actuellement par des équipes de la Direction de gestion des forêts (DGF), en partenariat avec Wetlands International, organisme chargé de la compilation et de la transmission de l’information au niveau mondial (installé en Angleterre). Cette opération, qui se fait chaque année dès la première semaine de janvier fait partie des recensements internationaux établis au même moment en Europe, en Asie et en Afrique.

SKY20110526033523AL

LA TRAVERSEE ENTRE EQUILIBRE ECOLOGIQUE ET DEGÂTS

La migration des oiseaux et l’arrivée des différentes espèces dans notre pays constituent une étape biologique de la vie de l’animal. « L’Algérie est bien servie. C’est un laboratoire à ciel ouvert puisque nous avons des oiseaux sédentaires et ceux de passage », avoue le Pr Bellatreche. Toutefois, des dégâts sont enregistrés au niveau de l’agriculture. En effet, d’après notre interlocuteur, « leur arrivée intervient au moment de la maturité des olives et les dégâts sont importants pour la filière oléicole puisque 16 % de la production se perdent dans ces circonstances. Les oiseaux qui progressent dans le territoire et vont vers l’intérieur, s’attaquent aux dattes. Les régions les plus touchées sont Biskra, M’Ghier (Ghardaïa) et Touggourt », affirmera-t-il.
L’autre dégât occasionné par les oiseaux migrateurs consiste en la dégradation de la couverture végétale de la capitale. « En allant en grand nombre passer la nuit dans les arbres de l’hôpital Mustapha Pacha, du Palais du Peuple, du square Port Saïd ou du Jardin d’Essais, les oiseaux provoquent des dégâts directs en cassant les branchages d’arbres parfois centenaires. Comme ils détruisent la partie végétale en la brûlant de leurs déjections très riches en acide urique », explique-t-il.
L’autre menace vise l’équilibre écologique car d’après le Pr Bellatreche « l’inégalité du nombre des espèces migrant ou transitant par notre pays peut contribuer au déséquilibre écologique. L’idéal est que les espèces existantes (sédentaires) connaissent une stabilité dans le nombre. Cet équilibre peut être obtenu à condition d’ouvrir la chasse, interdite depuis 1992, qui jouera le rôle de régulateur. L’interdiction de la chasse a également ouvert la brèche pour le braconnage qui cause d’énormes dégâts. Sur les 9600 espèces existantes de par le monde, 600 sont menacées », dira-t-il.
La célébration de la journée mondiale des oiseaux migrateurs est, pour le professeur Mohamed Bellatreche, « une halte à double intérêt. Le laboratoire dans lequel on travaille ne doit pas être une tour d’ivoire. Cette célébration est donc une occasion pour vulgariser et mettre au grand jour le travail que mènent les chercheurs. Il faut savoir communiquer avec son environnement ». Ainsi, cette journée met également en évidence l’importance nationale et internationale de nos zones humides et le nombre sans cesse grandissant d’oiseaux qui les peuplent.*Horizon-dz-09 – 05 – 2012

************************

2 réponses à “Lac Sebkhat El Maleh.El Ménéa”

  1. 18 06 2015
    sdorttuii plmnr (14:07:24) :

    Great line up. We will be linking to this great article on our site. Keep up the good writing.

    http://www.sdorttuiiplmnr.com/

  2. 1 02 2014
    Projet étudiant (22:31:30) :

    Le sujet me passionne et fera doreanavant figure de reference !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




évasion |
Généalogies |
vivreavec1handicap |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ANTI CORRIDA
| dartagnan
| Actualité de la Politique d...