L’argent et la finance en Islam

L'argent et la finance en Islam plante-argent-photo

*   Vous aimez l’argent d’un amour  sans fin”- Coran.* Dieu nous donne ses biens en abondance ou avec parcimonie.. pour voir si nous restons reconnaissants dans l’aisance et si nous endurons avec patience dans la gène.. Ainsi le riche ne doit pas se croire particulièrement honoré de Dieu par ses richesses, et le pauvre ne doit pas considérer sa pauvreté comme une marque d’humiliation de Dieu. Les richesses et la pauvreté ne sont que des épreuves, et l’essentiel est d’en sortir victorieux, c’est-à-dire avec une foi intacte et inébranlable en Dieu.

**L’argent, un moyen de propager le bien-être autour de soi…et non pour répandre le mal.
Dans le Coran, les croyants sont invités à la dépense qui comporte aussi bien les aumônes que tout ce qu’on dépense pour entrenir sa famille, ou pour les besoins du métier. Seule la prodigalité et les dépenses dans le mal et les choses interdites ( alcools, drogues, jeux de hasard, loto, corruption et dans les guerres injustes…etc…) sont réprouvées de même que
l’avarice et la thésaurisation.* Et si l’on doit oeuvrer pour acquérir honnêtement les biens de ce monde, cela ne doit pas passer avant nos obligations religieuses…et l’on doit aussitôt remettre en circulation, l’argent gagné…et ne jamais le retirer définitivement du cycle de la monnaie.* L’argent n’est ni une idole ( que certains adorent avant Dieu et toutes choses ), ni un but en lui-même, mais un moyen de propager le bien-être autour de soi, sans jamais tomber dans l’amour du luxe.

** Cette vie n’est qu’un champ où l’on sème pour récolter dans l’autre monde. Les richesses qu’on accumule ne sont pas une garantie de succès auprès de Dieu et elles peuvent ètre une cause de perte éternelle, si elles sont mal acquises ou mal dépensées. Elles peuvent nous valoir la satisfaction de Dieu si nous les recherchons par notre travail honnète, pour les dépenser selon les prescriptions de Dieu.

**Les riches devront rendre compte de leurs richesses

« Le désir de prolifération (ou l’amour d’avoir toujours plus) vous a distraits ( de vos obligations religieuses).. jusqu’à ce que aurez visité les cimetières.. » Chap.. la prolifération- v.1 et 2..  » Ce jour-là, on vous demandera compte des biens dont vous aurez joui »..v.8.. Les riches devront rendre compte de leurs richesses et dire la façon dont ils les ont acquises et à quoi ils les ont dépensées. Seuls les biens acquis honnètement et dépensés dans le bien et pour seul amour de Dieu, sont agréés du Seigneur.Tout le reste mène directement en enfer. Les richesses qu’on accumule, sont loin d’ètre en elles-mèmes, une garantie de succès auprès de Dieu, et elles peuvent mème, ètre une cause de perte éternelle, si elles sont mal acquises ou mal dépensées. Elles peuvent pourtant nous valoir la satisfaction de Dieu si nous les recherchons par notre travail honnètes, que pour les dépenser conformément aux prescriptions de Dieu.. » Ce que vous avez (possédez) s’épuise et ce que Dieu a, est durable. Nous récompenserons assurément ceux qui ont patienté pour le meilleur de ce qu’ils faisaient« ..Chap..les abeilles-v.96.. « Vous aimez l’argent d’un amour  sans fin »- Chap..L’aube. Dieu nous donne ses biens en abondance ou avec parcimonie.. pour voir si nous restons reconnaissants dans l’aisance et si nous endurons avec patience dans la gène..
Ainsi le riche ne doit pas se croire particulièrement honoré de Dieu par ses richesses, et le pauvre ne doit pas considérer sa pauvreté comme une marque d’humiliation de Dieu. Les richesses et la pauvreté ne sont que des épreuves, et l’essentiel est d’en sortir victorieux, c’est-à-dire avec une foi intacte et inébranlable en Dieu.

**Dans le Coran, les croyants sont invités à la dépense (infak) qui comporte aussi bien les aumones (la zakat) que tout ce qu’on dépense pour entrenir sa propre famille ou pour les besoins du métier. Seule la prodigalité et la dépense dans les choses interdites de Dieu, sont réprouvées, en mème temps que l’avarice et la thésaurisation.. On doit oeuvrer pour acquérir honnètement les biens de ce monde, mais cela ne doit pas passer avant nos obligations religieuses, et l’on doit aussitot remettre en circulation l’argent gagné, et ne jamais le retirer
définitivement du cycle de la monnaie. L’argent, dans l’esprit de l’Islam, n’est ni une idole, ni un but en lui-mème, mais un moyen de propager le bien-ètre autour de soi, sens jamais tomber dans l’amour du luxe et de la mollesse.

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*l’interdiction de l’usure ( le Riba).

Quatre versets du Coran, ont traité de la question du Riba ou Usure.

Le premier verset a été révélé à La Mecque. Il faut se rappeler que la communauté musulmane à La Mecque, était au départ minoritaire. De plus la pratique de l’usure était très répandue parmi les Arabes. Il y avait, donc, péril à l’interdire subitement. Par ailleurs, le milieu mecquois était très fortement hostile à tout sentiment moral dans le négoce.
Donc, ce qui était important pour une religion naissante, c’est d’annoncer l’initiative de solidarité et de justice dans les opérations d’échange.
C’est pour tout cela que le premier verset révélé à La Mecque dit cela (Coran 30-39) « Ce que vous prêtez à usure pour accroître vos biens au détriment du prochain ne vous sera de nul profit auprès de Dieu. Ce que vous donnez, par contre, en aumône, quêtant la face de Dieu, voilà qui vous sera porté à plusieurs fois sa valeur« . Notez l’approche pédagogique, cela commence par un questionnement, puisqu’il est dit : lorsque vous donnez (aumône) vous vous enrichissez et lorsque vous recevez (Riba) vous vous appauvrissez !
Quelques années plus tard, lorsque le Prophète (pbAsl) est bien installé à Médine, sont venus trois versets qui vont prohiber le Riba de façon catégorique.
Au départ, face à des communautés juives et chrétiennes influentes à Médine, il fallait souligner que cette prohibition n’est pas le fait de l’Islam, puisque les Prophètes antérieurs ont déjà interdit le Riba ; Coran 4-160 « De même que nous sévîmes contre leur pratique de l’usure, qui leur était pourtant, interdite, et leur avidité à s’enrichir au détriment de leurs semblables. À ceux d’entre eux demeurés incrédules seront réservés les pires tourments« . Ensuite, il fallait préciser que cette interdiction s’inscrit dans une finalité globale, à savoir la création d’une vie spirituelle et communautaire nouvelle; Coran 3-130 ‘Croyants ne pratiquez pas l’usure, multipliant abusivement vos profits. Craignez Dieu : vous n’en serez que plus heureux. »
Le quatrième et dernier verset relatif au Riba dresse un parallèle entre Riba (usure) et Zakat (aumône) pour mieux souligner les deux termes d’une antithèse ; Coran 2- 275 à 280 « Ceux qui pratiquent l’usure se lèveront (le jour de la résurrection) tels que des possédés touchés par Satan et cela parce qu’ils auront prétendu que le troc est assimilable à l’usure, alors que Dieu a permis le commerce et rendu l’usure illicite… Dieu réduit à néant le profit usuraire et accroît (le mérite) des aumônes ».
Il faut bien noter qu’ici l’usure fait référence à des pratiques d’individus et pas d’organisations spécialisées comme le système bancaire par exemple et il s’adresse à l’utilisation des prêts pour « s’enrichir au détriment de leurs semblables » ou encore qui « multiplient abusivement leurs profits. »
Ce sont là, les éléments fondamentaux de la méthodologie du Coran dans la résolution des problèmes complexes : approche graduelle, prise en compte du contexte dans lequel doivent se réaliser les commandements des versets, importance accordée aux rapports de force, à toutes les composantes de la société et aux minorités, dimension spirituelle et communautaires. D’où l’expansion rapide et l’accueil enthousiaste de l’Islam du début.*Ahmed BENBITOUR (Liberté-09.08.2012.)

*********************Source de richesse pour toutes les composantes de la société, la finance islamique est une finance éthique et participative. Sa mission première est d’améliorer le revenu des individus en finançant des activités productives créatrices de richesse. Une grande majorité de musulmans est favorable à la finance islamique parce qu’ils souhaitent vivre halal. La finance islamique est une finance basée sur la participation, pas sur l’endettement. L’interdiction des intérêts bancaires a pour fondement en Islam le fait que l’argent ne peut générer de richesse sans travail et sans risque. En quoi la finance islamique est elle différente de la finance basée sur les intérêts (Riba) ? Ce test permet aux non spécialistes de se familiariser avec quelques règles de base de la finance islamique.

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*Les principes de la finance islamique

 L’Islam considère l’argent (de Dieu) comme un moyen et une épreuve pour tester la foi du croyant.

Est-ce que le croyant va remercier Dieu en donnant des biens (que Dieu lui a octroyé et gratifié) à ceux qui le méritent et utilisant l’argent dans l’utile et le bien et non dans la désobéissance, la destruction et la débauche?
Est-ce que le cœur du croyant est attaché à Dieu ou à l’argent et cette vie d’ici bas ?
Le modèle économique islamique est différent du capitalisme et du communisme. L’argent en Islam est à Dieu (comme dépôt chez l’homme qui est Son vicaire) et non pas à l’individu ni à l’Etat. Néanmoins, l’islam reconnaît bien la propriété privée, la respecte et la protége, il déclare sacré l’Homme, sa vie, ses biens et son honneur.
L’islam prône un juste milieur entre l’individualisme exagéré du capitalisme et le collectivisme injuste du communisme.
L’Islam a mis en place la zakât(l’aumône purificatrice légale)  comme pilier de l’Islam pour mieux distribuer les richesses et subvenir aux besoins des pauvres…

Le but de la zakât (l’aumône purificatrice légale) est de réaliser l’équilibre et la justice sociale, d’empêcher le monopole de l’argent par les riches et encourager la circulation des biens.

Celui qui s’acquitte de la zakât protège son argent et le bénie. Il purifie par là son cœur, élève son âme et fait fructifier ses biens. Dieu lui multiplie les mérites.

Ibn ‘Umar a dit : « Toute richesse sur laquelle on prélève la zakât n’est pas considérée comme thésaurisée, même si elle est enfouie au fin fond du sol. Mais toute richesse sur la quelle la zakât n’est pas prélevée est considérée comme thésaurisée même si elle n’était pas cachée ». Celui qui thésaurise les biens (et ne donne pas la zakât prescrite) est concerné par le châtiment promis par Dieu dans le Coran à ceux « qui thésaurisent l’or et l’argent ».

L’Islam a encouragé les aumônes volontaires, les actes de charité et a mis en place le Waqf (la fiducie) tout ceci pour amener la société à la solidarité, à la compassion, la générosité et même à l’altruisme et arriver ainsi à l’équilibre et la justice social et par là à la sécurité et la paix.

Dans son éthique englobant, l’islam s’est intéressé ainsi aux comportements commerciaux,  il imposa le  respect de certains principes de bases (qui découlent entre autre des grands principes islamiques de la justice, de l’équité, de la transparence et du consentement mutuel des contractants) :
Ce sont ces principes qui fondent désormais les banques et assurances dites islamiques ou plus généralement la finance islamique. (source: doctrine malikite)

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