Le Coran, une méditation continuelle

coran.jpg

En Islam, écrire, comme tout autre acte, exige un plein engagement et une totale responsabilité. Dans cette exigence, le rapport du Prophète à la Révélation a été résumé par Aïcha : son caractère était le Coran. Une foi absolue et une sincérité sans faille dans ce qu’il a lui-même transmis à l’humanité.Ecrire donc sur le Coran nous met dans une prise de conscience d’avoir probablement failli à ses préceptes, à ses commandements et à sa compréhension. Car écrire n’est transmissible en Islam que si celui qui écrit ou parle est exigeant d’abord avec lui-même. C’est cet effort constant qui permet aux intellectuels musulmans d’atténuer les « maints exemples d’incohérences intellectuelles » relevées ironiquement par Aldous Huxley chez les grands penseurs (Aristote, Hegel, etc.).

**La crise moderniste

La crise moderniste qui éclata en Europe au début du XXe siècle souleva entre autres les questions de l’authenticité et des variations des écrits de la Bible, sur l’origine et la composition des Evangiles. Le père Lagrange, pionnier de l’exégèse historico-critique écrit : « La critique estime que l’Evangile canonique de saint Matthieu a été écrite en grec ; la tradition ancienne rapporte que l’apôtre Matthieu écrivit son évangile en araméen, ce n’est donc point le même ouvrage. On ne peut recourir à l’échappatoire d’une traduction, mais la critique admet volontiers un original sémitique, source partielle des Evangiles de saint Matthieu et de saint Luc. Elle ne saura jamais très exactement en quoi consistait cet évangile, elle ne prouvera jamais que son auteur n’ait pu être l’apôtre Matthieu. Il n’est donc pas impossible d’imaginer un accord entre la critique et la tradition et il serait bien plus sage de s’écarter ici de l’autorité de l’église ancienne. Après saint Matthieu, on attaque surtout saint Jean. Mais ici, les auteurs catholiques sont loin de se rendre. » Plus loin, le père Lagrange ajoute : « Puisque Jésus n’a pas lui-même fixé son enseignement par écrit, il était impossible que les termes en fussent toujours conservés d’une façon mathématique. Ceux des évangélistes sont en partie empruntés à l’Eglise ; elle les fournit et les accepte ; l’auteur y a mis de sa pensée, mais l’Eglise y reconnaît la sienne qu’elle sait être de Jésus. Et c’est pour cela aussi que saint Augustin ne croyait à l’Evangile que d’après l’autorité de l’Eglise » Ce qui a fait dire : « Il devient, pouvons-nous dire, de plus en plus difficile de croire en la Bible sans croire à l’Eglise. » Sur la pluralité des sources écrites, le père Lagrange ne dressera pas la liste, mais parlera bien du double récit, des chiffres concernant les tribus, l’armée, etc. Un autre chrétien, Alfred Loisy, par la publication de son ouvrage L’Evangile et l’Eglise sera considéré comme le déclencheur de la crise moderniste, il écrit : « Les conceptions que l’Eglise présente comme des dogmes révélés, ne sont pas des vérités tombées du ciel et gardées par la tradition dans la forme précise où elles ont apparu d’abord. L’historien y voit l’interprétation des faits religieux, acquise par un laborieux effort de la pensée théologique. » On lui reproche entre autres d’avoir dans cet ouvrage abordé avec légèreté la théorie des deux sources. Le Saint-Office l’excommunia pour avoir voulu « ruiner l’Eglise catholique ». Mgr Mignot, une autre figure de la crise moderniste écrit : « Comment nier les faits s’ils sont réellement prouvés ? Le Pentateuque n’est pas de Moïse, Daniel date les Macchabées, Isaïe est de plusieurs auteurs, les Rois sont une compilation, il n’y a pas de chronologie biblique, le déluge universel n’est pas historique, les premiers chapitres de la Genèse ne sont pas historiques mais mythiques. » Cette critique sur l’origine, la valeur historique et la composition des Ecritures, à ne pas en douter, fit réagir le pape Pie X lui-même dans son encyclique Pascendi Dominici Gregis où il dénonça « les erreurs des modernistes ». Sur un autre registre et toujours dans le même ordre d’idées, le commentaire du Livre des Nombres de P. de Hummelauer nous renseigne que le texte biblique pouvait subir des ajouts ou des retouches. Pour lui, les chiffres sont exagérés ; il concluait qu’un copiste sottement pieux (scriba aliquis inepte pius) avait multiplié (sic) tous les chiffres par 100. On se serait trompé de quelques centaines de mille, selon la remarque du père Lagrange, mais on aurait conservé fidèlement les unités. Le jésuite Henri Sonier de Lubac, dans son ouvrage Surnaturel. Etudes historiques, sera interdit d’enseignement et ses livres confisqués, il posera le problème du surnaturel dans le christianisme ; de même que Renan lorsqu’il écrit : « La négation du surnaturel est devenue un dogme absolu pour tout esprit cultivé (…) Entre la christianisme et la science, la lutte est donc inévitable ; l’un des deux adversaires doit succomber. » Un autre problème lié au mode de composition des Synoptiques et leur valeur historique se pose en ces termes : « Sont-ils des récits de témoins oculaires et auriculaires qui se bornent à rapporter exactement ce qu’ils ont vu et entendu ? Ou bien ont-ils été écrits par des historiens qui ont puisé à des sources et utilisé d’autres documents ? Autrement dit, sont-ils œuvres de première main ou œuvres de seconde main ? Et s’ils sont œuvres de seconde main, quelle est la valeur de leurs sources ? Ceux de qui ils tiennent leurs renseignements sont-ils dignes de foi ? Cette question, nous sommes d’autant plus amenés à la poser que les trois premiers Evangiles présentent entre eux des ressemblances frappantes tandis qu’ils diffèrent entièrement du quatrième. » Ces événements et cette lecture des passages puisés dans les ouvrages nous renseignent sur le souci et la préoccupation de certains penseurs chrétiens, et non des moindres, d’atteindre par la critique l’authenticité du texte sacré et de poser les problèmes liés à l’origine des Ecritures. On voit bien aussi que la Bible est une proie facile pour la critique quant à l’histoire de son écriture.

**Le Coran

Nous verrons que ces problèmes n’existent pas en Islam, parce que l’histoire de l’écriture du Coran est totalement différente de celle de la Bible. Sa définition simple, pourrions-nous dire, fait toute la force de son argumentation. Tout tient à l’origine, à l’histoire du texte, qui est la source fondamentale de la critique comme l’écrit justement Vaganay : « L’établissement du texte est fonction de l’histoire du texte ». Mohammed Hamidullah écrit que le Coran est « la parole de Dieu, révélée par fragments à Muhammed, pendant 23 ans de sa mission de messager de Dieu. » Quant à l’histoire de son écriture : « Toutes les fois qu’il recevait une révélation, un fragment du Qur’an, il appelait un de ses scribes, et lui dictait ce qui lui avait été révélé. Muhammad précisait, en outre, où il fallait placer la nouvelle révélation dans la collection des fragments antérieurs (…) Il ordonnait non seulement de transcrire ces passages du Qur’an — et d’en multiplier les copies pour les membres de la communauté — mais aussi de les apprendre par cœur. » « La copie officielle, préparée moins d’un an après la mort du prophète, resta d’abord chez le calife Abü Bakr, puis, à sa mort, chez son successeur le calife Omar. » « C’est ce texte, écrit Hamidullah, du temps d’Abû Bakr, officiellement diffusé par Uthman, que nous possédons maintenant. Et c’est le même texte dans le monde entier. » A ces deux méthodes rigoureuses, pour la conservation du texte coranique, vient s’ajouter une autre infaillible : celle de Dieu : « Nous avons fait descendre le Rappel. Nous en sommes les gardiens » (CoranXV, 9)

**Pourquoi cette intervention divine ?

A cet égard, il nous semble intéressant de relater l’expérience réalisée au Congrès de psychologie de Gôttingen : « Non loin de la salle des séances, il y avait une fête publique avec un bal masqué. Tout à coup, la porte de la salle s’ouvre, un clown se précipite comme un fou, poursuivi par un nègre, revolver au poing. Ils s’arrêtent au milieu de la salle. Le tout avait à peine duré vingt secondes. Le président pria les membres présents d’écrire aussitôt un rapport, parce que sans doute il y aurait enquête judiciaire. Quarante rapports furent finalement remis. Un seul avait moins de 20% d’erreurs relatives aux actes caractéristiques ; 14 eurent de 20 à 40% d’erreurs, 12 de 40 à 50 et 13 plus de 50%. De plus, dans 24 rapports, 10% des détails étaient purement inventés, et cette proportion de l’invention fut plus grande encore dans dix rapports (…). Bref, un quart des rapports dut être regardé comme faux. Il va sans dire que la scène avait été convenue et photographiée d’avance » Les témoins étaient « tous psychologues, juristes et médecins plus maîtres de leur pensée et de leur plumes qu’un public ordinaire. » (voir A Van Gennep, La Formation des légendes, Flammarion, 1920). « Il y a lieu de faire la remarque suivante par rapport au temps : le témoignage s’est fait tout de suite après la scène, ce qui devrait mettre les témoins à l’abri de l’oubli. Mais la conclusion de l’expérience est là pour nous montrer et nous rappeler que le témoignage humain le plus sérieux n’est jamais sans altérations. Le texte coranique, par cette intervention divine, est à tout égard inattaquable. A notre connaissance, aucune œuvre, aucun texte, n’a laissé à la postérité ce défi avec une telle assurance : « Ne méditent-ils pas sur le Coran ? Si celui-ci venait d’un autre Dieu, ils trouveraient de nombreuses contradictions ». Le Coran ne pose pas de problème d’authenticité.

**Le tafsir

Après la mort du Prophète et les siècles qui suivirent, il s’est installé dans le paysage intellectuel musulman une discipline que l’on appellera le tafsir (l’exégèse). L’histoire du tafsir n’étant pas l’objet de cette étude, nous retiendrons seulement que le Coran a fait l’objet d’une compréhension intimement liée à une époque historique des exégètes (Ibn Messaoud, Tabari, Ibn Khatir, etc.) Il demeure d’ailleurs un travail précieux fruit de louables efforts. Au XIXe siècle, d’autres savants musulmans ont essayé de faire de l’ijtihad (effort) en lisant le Coran avec des yeux neufs mais aussi pour répondre à des exigences intellectuelles d’un temps qui, fatalement, n’était pas celui de Tabari ou Ibn Khatir. Nous pouvons citer cheikh Mohammed Abdou et son disciple Rachid Reda avec Tafsir al manar, Tahar Ben Achour Tafsir At Tahrir wat- Tanwir, ou Mahmoud Cheltout Tafsir al Qur’an. Mais l’effort de ces ulémas n’a pas pu « modifier essentiellement l’exégèse classique » et comme l’écrit Bennabi : « Le problème de l’exégèse demeure important : d’une part, par rapport à la conviction de l’individu formé à l’école cartésienne, et d’autre part, par rapport à l’ensemble des idées courantes constituant le fond de la culture populaire. » Pour essayer d’approcher la première catégorie, nous essayerons de méditer le Coran sur deux sujets qui nous semblent révélateurs : il s’agit du problème de l’écriture de l’histoire et du phénomène de la naissance de l’amour.

**L’écriture de l’histoire

Les biographies et les autobiographies sont le genre d’écrits les moins objectifs et les plus controversés. Les éléments dont il faut tenir compte pour les écrire sont aussi disparates que difficiles à établir et même si toutes les conditions inhérentes à son genre d’écrit sont satisfaites, il faut convenir qu’au « nom même de l’esprit scientifique, il faut reconnaître cette impossibilité d’expliquer ou de comprendre exhaustivement un homme car il ne pourra jamais être tenu compte de toutes les données de sa vie biologique, sociale et surtout psychologique », comme l’écrit Paul Fraisse. Dans cet esprit, Jean François Revel écrit que le moment du deuil « n’est pas celui de l’objectivité (…) Il y a un temps pour l’émotion, un autre pour la réflexion et le deuxième ne peut venir que lorsque le premier s’est éloigné ». (Cette phrase de Revel a été écrite en réponse à la déclaration de Valéry Giscard d’Estaing à la mort de Mao Tsé-toung : « Un phare de l’humanité s’est éteint. »). En fait, il conseille ainsi de laisser le temps nous faire découvrir des réalités sur le personnage que l’immédiat et les émotions peuvent occulter. L’émotion peut être aussi un obstacle à la compréhension. « Jamais la connaissance de nous-mêmes, écrit Alexis Carrel, n’atteindra l’élégance simplicité et la beauté de la physique. Il faut clairement réaliser que la science de l’être humain est, de toutes les sciences, celle qui présente le plus de difficultés. » Ainsi est donc posé, du moins sommairement, le problème de l’écriture des vies particulières. Par extension, nous pouvons aborder un autre aspect de la question liée à l’écriture de l’histoire ou le problème que pose l’histoire. « Il n’y a pas de science qui soit dans les conditions aussi défectueuses que l’histoire. Jamais d’observation directe, toujours des faits disparus et même jamais des faits complets, toujours des fragments dispersés, conservés au hasard, des détritus du passé, l’historien fait un métier de chiffonnier. Encore est-il obligé d’opérer sur ces mauvais matériaux par voie indirecte, en employant le plus mauvais des raisonnements, le raisonnement par analogie. L’histoire est au plus bas degré de l’échelle des sciences, elle est la forme la plus imparfaite de la connaissance. » Il s’agit là du problème de la connaissance historique « événementielle » posé par Charles Seignobos. L’écriture de l’histoire est donc un travail complexe, d’où les questions suivantes : le lecteur d’ouvrages historiques doit-il les lire sans esprit critique et quel crédit accorder à ces récits ? L’historien est-il influencé par des éléments subjectifs et peut-il alors nous influencer dans notre lecture ? Quelles sont mes méthodes et les règles du récit historique, puisque ce travail est qualifié par Marc Bloch de « métier d’historien » En histoire l’objectivité absolue est-elle possible dans un récit ? En fait, trois raisons principales rendent impossible la fidélité du témoignage dans l’écriture de l’histoire : des erreurs volontaires et intéressées ; des erreurs involontaires et des erreurs inhérentes à la nature humaine et qui échappent à tout contrôle. « On a beau faire croître l’effort, varier les méthodes, il n’en résulte jamais qu’une évidence qui est l’impossibilité de séparer l’observateur de la chose observée et l’histoire de l’historien. » (Paul Valéry, Variété IV). C’est cette dimension humaine qui nous intéresse tout particulièrement, elle est explicitée par ce passage de Paul Veyne qui écrit : « Même si j’étais Bismarck qui prend la décision d’expédier la dépêche d’Ems, ma propre interprétation de l’événement ne sera peut-être pas la même que celle de mes amis, de mon confesseur, de mon historien attitré et de mon psychanalyste qui pourront avoir leur propre version de ma décision et estimer mieux savoir que moi ce que je voulais. » Voilà qui est dit ; parfois, notre propre intention dans un acte et ses conséquences peuvent prendre des proportions qui échappent à notre compréhension et à notre interprétation. Qu’en est-il donc pour une tierce personne ? Penchons-nous maintenant sur le cas du Coran pour faire ressortir cette donnée fondamentale dans la science historique.(El Watan-31.08.09.) 

Par Abdelkrim Semani

*******************************

*La descente du Coran – (la révélation)

Le Coran a-t-il été révélé en une seule fois ou en plusieurs?

Les versets du Noble Coran indiquent qu’il est descendu en une nuit bénie du mois béni de Ramadhan, Laylat Al-Qadr (la Nuit de la valeur ).

Le Très-Haut dit (sens des versets). « Le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu[...] » (Coran: 2/185) « Nous l’avons certes, fait descendre pendant la nuit d’Al-Qadr. » (Coran : 97/1)
« Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui Qui avertit » (Coran : 44/3)
Ces versets dans leur ensemble signifient que le Noble Coran est descendu sur le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) pendant le mois de Ramadân, au cours d’une nuit précise, Laylat Al-Qadr, cette nuit est privilégiée et honorée si bien qu’elle vaut mieux que mille mois (d’adoration et de prières).
On pourrait se demander : La réalité observée est que le Noble Coran est descendu sur le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) pendant les vingt-trois années allant du début de la mission prophétique jusqu’à la fin de sa noble vie. Le Très-Haut dit, en effet, (sens du verset): »(Nous avons fait descendre) un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et Nous l’avons fait descendre graduellement. » (Coran: 17/106] Donc, le Coran n’est pas descendu en une seule nuit, mais plutôt en vingt-trois ans.
Comment concilier le sens des premiers versets avec celui de ce dernier verset ?Les savants ont trois opinions à cet égard :
1. On entend par la descente du Coran pendant Laylat Al-Qadr le début de sa révélation, de l’usage courant consistant à nommer une chose par son début le considérant comme la fondation de cet édifice magnifique.
Donc, le début de la descente du Coran eut lieu pendant Laylat Al-Qadr puis il continua à être révélé de manière fragmentaire selon les événements et les circonstances. Tel est l’avis d’Ash-Sha`bî qui interpréta la parole du Très-Haut (sens du verset): « Nous l’avons certes, fait descendre pendant la nuit d’Al-Qadr. » par : la révélation du Noble Coran débuta pendant Laylat Al-Qadr, puis se poursuivit pendant vingt-trois ans conformément à la parole du Très-Haut (sens du verset): « (Nous avons fait descendre) un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et Nous l’avons fait descendre graduellement. »
2. Le Coran est descendu au ciel inférieur (as-samâ’ ad-dunyâ) pendant vingt-trois nuits d’Al-Qadr successives, chacune d’elles comportant la portion prévue par Allah pour l’année suivante, laquelle devait descendre sur le Prophète – Salla Allahou Alaihi wa Sallam – graduellement au cours de l’année.
3. Le Coran est descendu au ciel inférieur en une fois pendant Laylat Al-Qadr, puis il est descendu au Prophète graduellement en vingt-trois ans. La troisième opinion est celle de la majorité des savants et c’est l’opinion qui nous semble la plus juste étant donné qu’elle allie le sens des versets et les narrations authentiques établissant la révélation du Coran tout au long de la mission prophétique.Les tenants de cette opinion pensent que le Noble Coran a connu trois descentes :
1. La descente vers la Table Gardée. Le Très-Haut dit (sens du verset): « Mais c’est plutôt un Coran glorifié préservé dans une Table. » (Coran: 85/21) Le Coran descendit vers cette Table en une fois et y fut inscrit ; nous apportons foi en cette inscription et nous en remettons à Allah – Exalté soit-Il – quant à sa réalité et son sens divin.
2. La descente depuis la Table Gardée vers la Maison de la Gloire au ciel inférieur, ce qui est exprimé dans la parole du Très-Haut (sens du verset) <: « Nous l’avons certes, fait descendre pendant la Nuit d’Al-Qadr. »
3. La descente du Noble Coran par les soins de Jibrîl le fidèle (l’ange Gabriel) de la Maison de la Gloire au ciel
inférieur vers le Messager d’Allah (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) tout au long de sa mission prophétique, ce qui est exprimé dans Sa parole : « et l’Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire. » (Coran: 26/193 et 194). La sagesse justifiant cette descente est de souligner le rang du Coran et celui du Prophète qui l’a reçu, en informant les habitants des sept cieux que ceci est le dernier Livre révélé au Sceau des prophètes pour la meilleure nation, en le descendant deux fois, une fois en entier et une fois réparti, contrairement aux livres précédents qui avaient été révélés en une fois.
Certains ont dit que la descente au ciel inférieur est pour mieux attiser la langueur du Prophète – Salla Allahou Alaihi wa Sallam- à l’instar de ce que dit le poète :
La langueur est à son paroxysme lorsque les tentes se rapprochent des tentes (du bien-aimé) Les hadiths authentiques explicitant les descentes du Coran
Diverses traditions authentiques ont explicité les descentes du Coran. Al-Qourtoubî a également rapporté le consensus des savants concernant la descente du Coran en une fois de la Table Gardée vers la Maison de la Gloire au ciel inférieur comme indiqué dans les narrations suivantes.
1. Al-Hakim,
Al-Bayhaqî et d’autres ont rapporté selon Mansûr, selon Sa`îd Ibn Joubayr, qu’Ibn `Abbâs dit : « Le Coran est descendu en une fois vers le ciel inférieur, où il fut réparti. Ensuite, Allah le faisait descendre sur Son Messager (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) progressivement. »
2. Al-Hakim a rapporté via une chaîne de narration indiquée selon Sa`îd Ibn Joubayr qu’Ibn `Abbâs dit : « Le Coran fut séparé du dhikr et fut déposé dans la Maison de la Gloire au ciel inférieur, puis Jibrîl le descendit au fil de la révélation vers le Prophète – Salla Allahou Alaihi wa Sallam. »
3. Ibn Mardaweih et Al-Bayhaqî ont rapporté d’après Ibn `Abbâs qu’il fut interrogé par `Atiyyah Ibn Al-Aswad : « Je suis un peu dérouté par la parole du Très Haut (sens des versets): ’le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu [...]’ et ’Nous l’avons certes, fait descendre pendant la nuit d’Al-Qadr.’ alors que le Coran fut révélé aussi bien pendant les mois de Shawwâl, Dhoul-Qi`dah, Dhoul-Hijjah, Mouharram, Safar et Rabî` ». Ibn `Abbâs répondit : « Il est descendu en une fois au cours du mois de Ramadân pendant laylat al-qadr, puis il est descendu par fragments au fil des mois et des jours. »Ces narrations sont authentiques comme le rappelle As-Souyoutî. Bien qu’elles émanent d’Ibn `Abbâs (mawqoufah), leur statut est assimilé à celui des narrations marfou`ah attribuées au Messager d’Allah (Salla Allahou Alaihi wa Sallam). (*Le Midi Libre-05.08.2012.)

*******************************

**LES JOYAUX ÉCLATANTS DANS L’EXÉGÈSE DU CORAN DE CHEIKH ABDERRAHMANE AT-THAÂLIBI (CASBAH ÉDITIONS)


Rendre accessible la Sainte Ecriture

Le livre ici présenté restitue pour la première fois, en direction du lectorat francophone, la partie essentielle de l’exégèse coranique (Les joyaux éclatants) écrite en 1429 par Cheikh Abderrahmane At-Thaâlibi, le Saint Patron d’Alger. Outre une traduction simplifiée des versets du Coran accessible au grand public, le lecteur trouvera également en ce livre une brève notice sur la vie et l’oeuvre du vénérable cheikh. Le mysticisme et la bonté légendaires de ce personnage emblématique de l’histoire de l’Algérie y sont brièvement rapportés en même temps que de nombreuses indications sur son long cheminement initiatique et intellectuel. La richesse et la diversité de ses écrits en ont fait ainsi un homme hors du commun, passé maître dans la science de la théologie, de l’histoire, du soufisme et même de la poésie. En raison de l’immense respect et de la ferveur religieuse qu’il suscite encore dans le coeur des Algérois, la mosquée où repose la dépouille de Cheikh Abderrahmane At-Thaâlibi et qui est située à la basse Casbah de la ville d’Alger, ne désemplit jamais de monde. Il est enfin à préciser que l’auteur de cette traduction accompagnée de commentaires est de Issam Toualbi, maître assistant à la faculté de droit de l’université d’Alger, et que la préface du livre est de Abderrazzak Guessoum, professeur de philosophie et de pensée islamique dans la même université. (L’Expression-15.06.2010.)

**********************

**Vivre sa foi dans un monde de modernité

*Des imams qui font la promotion de la paix et de l’égalité entre les hommes et les femmes 

*L’islam ne permet pas de tuer des gens innocents, quelque soient leur croyance, leur origine ethnique, leur race ou leur nationalité.

    **38 imams appellent à la tolérance

La déclaration de ces imams s’inscrit dans une perspective politique plus globale qui consiste à revendiquer la pratique d’un islam tolérant qui croit au dialogue inter-religieux, aux droits de l’Homme pour le bien de l’humanité.

Le phénomène d’islamophobie, qui se développe dans les pays occidentaux, trouve souvent appui dans l’incapacité de certains représentants de la communauté musulmane à s’inscrire dans le modèle républicain, à vivre selon ses modalités. Le repli, dans le communautarisme, voire le recours à la violence comme réponse à l’échec des politiques d’intégration, s’est avéré contreproductif pour ses communautés qui commencent maintenant à comprendre qu’elles peuvent accéder à la citoyenneté au niveau des pays d’accueil pour peu qu’elles renoncent à leur vision intégriste qui consiste à voir dans l’Autre un ennemi potentiel, un “kafer”. Il y a, à ce niveau, comme des prémices d’un changement de mentalité, croit déceler un universitaire qui a eu à rencontrer des jeunes Algériens qui ont fui le pays dans les années quatre-vingt-dix. “De nombreux Algériens, proches du FIS, qui sont partis en Allemagne, en Angleterre et au Canada dans les années quatre-vingt-dix et qui sont là-bas depuis vingt ans, ont radicalement changé de vision”, nous explique-t-il. “En Algérie, on leur expliquait à l’école, à la mosquée que la démocratie est “kofr” car souvent ils assimilaient cette démocratie au système politique qui les a opprimés, qui les a poussés à l’exil, mais maintenant qu’ils sont là-bas et au fil des années, ils ont compris que la démocratie tant décriée leur confère au contraire un statut de citoyen, des droits et qu’ils peuvent vivre pleinement leur foi à condition de respecter les valeurs des pays d’accueil”, ajoute encore cet universitaire, qui souligne encore à juste titre, que ces jeunes qui ont un vécu, une expérience dans des pays comme l’Angleterre, l’Allemagne ou l’Australie ont aussi appris à s’affranchir de la tutelle des imams intégristes comme Abou Qatada et autres illuminés et à avoir aujourd’hui leur propre regard sur la société dans laquelle ils vivent. C’est dans cette optique de mutation idéologique, qui est aussi l’une des conséquences “épistémologiques” du 11 septembre, s’agissant du rapport entre les religions, que convient peut-être l’initiative qui vient d’être prise par une quarantaine d’imams canadiens. Vendredi, ils ont dénoncé l’islam radical dans une déclaration commune qui fait la promotion de la paix et de l’égalité entre les hommes et les femmes. La déclaration en sept points, signée par 38 imams influents, doit être lue dans des centaines de mosquées canadiennes en ce début de Ramadhan. “Nous croyons à la coexistence pacifique, au dialogue, à la coopération et à la construction de ponts entre les différentes confessions et les gens pour le bien de l’humanité. L’islam ne permet pas de tuer des gens innocents, quelque soient leur croyance, leur origine ethnique, leur race ou leur nationalité. Le caractère sacré de la vie humaine l’emporte sur les lois religieuses”, peut-on lire dans la déclaration. Cette initiative du Conseil des imams du Canada porte aussi sur la place de l’homme et de la femme dans la société. “Nous croyons à l’égalité entre les hommes et les femmes qui ont le droit divin à l’éducation, droit d’apporter leur contribution à la société, de travailler et d’être traités avec respect et dignité”, ajoute la déclaration. Les imams canadiens défendent aussi la liberté de religion, incluant le droit de se vêtir selon le goût de chacun. Le Pr Mustapha Chérif, spécialité du dialogue inter-religieux, interrogé hier sur cette initiative des imams canadiens, à l’occasion de son passage dans notre rédaction, est tout à fait dans cette tonalité. “Les citoyens occidentaux de confession musulmane doivent comprendre qu’ils doivent prendre en compte les valeurs dominantes de la société dans laquelle ils vivent. Ils doivent éviter toute forme de provocation et s’abstenir de prêter le flanc.” Selon cet universitaire qui a inscrit au cœur de sa démarche philosophique l’établissement des passerelles entre les religions et les cultures, les sociétés auxquelles appartiennent ces citoyens doivent reconnaître leur droit à la différence et prendre la diversité comme richesse.
“C’est l’équilibre des droits et des devoirs pour réaliser le vivre ensemble, responsabilité partagée”. Du point de vue de Mustapha Chérif, “l’immense majorité des musulmans qui vivent en Occident s’est adaptée progressivement à la démocratie, qu’il est tout à fait possible, loin des préjugés, de vivre sa foi dans un monde de modernité”. Car, estime-t-il, “la religion n’est pas liée à une culture, une ethnie ou une géographie particulière”. (Liberté-15.08.2010.)

***************************

La pensée islamique

Une seule problématique, celle de la source de la connaissance

Dans cette première contribution, à l’occasion du mois de Ramadhan, Razika Adnani revient sur la problématique classique du schisme entre ceux qui préconisent une lecture stricto sensu du texte divin, par souci d’éviter l’altération de son message, et ceux qui prônent l’idjtihad, c’est-à-dire l’effort d’interprétation de ce même texte divin pour l’adapter au temps présent.
Depuis que les musulmans ont hérité d’un Livre sacré dont ils sont convaincus qu’il porte toute la connaissance et le savoir religieux et juridique dont ils ont besoin, leur souci a été comment le préserver de toute altération du temps.
Car avec le temps, la vie évolue, de nouveaux problèmes surgissent et l’être humain ressent le besoin d’utiliser sa pensée pour les résoudre. Mais accepter la connaissance humaine n’est-ce pas remplacer le divin par l’humain ? Ce qui ne pouvait être acceptable bien sûr aux yeux des premiers musulmans. Il fallait alors mettre des barrières à cette pensée humaine, afin qu’elle ne nuise pas à la connaissance divine.
Ainsi a vu le jour la théorie du Coran incréé pour convaincre de l’immuabilité de la connaissance divine, contre la théorie du Coran créé justifiant le besoin des musulmans de leur pensée pour concevoir des lois adaptées à leur société. Car si le Coran existait avant le temps et avant l’existence des humains, il serait valable de tous temps et en tous lieux. Alors les humains n’ont pas besoin de leur pensée pour concevoir d’autres lois pour gérer leur société, sauf celles concernant de nouvelles techniques ou de nouveaux phénomènes inexistants du temps du Prophète.
La méthode de l’interprétation littérale des textes sacrés, où le rôle de la pensée se résume à refléter “naqel” le sens des versets tel qu’il apparaît “dahir” sur les mots, s’oppose à la théorie du sens caché ou profond qui justifie le besoin de la pensée à aller chercher le sens des versets dans la profondeur des mots. Pour les littéralistes, au cas où ce sens se contredit avec les lois du raisonnement, c’est à la raison de s’éclipser.
Tous les débats théologiques et philosophiques ont tourné autour de cette même et unique problématique, qui est celle de la connaissance entre la source divine et la source humaine. Les autres problématiques ne sont que des annexes de celle-ci et cela reste valable de nos jours. Ces longs débats ont été soldés par le triomphe du courant qui utilise la pensée seulement comme un moyen de lutter contre la pensée. Ainsi se ferma la porte de “l’idjtihad”. Et cela a duré de longs siècles.
Mais la pensée est la quintessence de l’humain comme l’a voulu son créateur. Dieu aurait pu créer l’être humain sans pensée ni raison. Il aurait pu faire de lui un animal comme les autres pour que ce besoin de penser et de savoir ne soit jamais un problème. Dieu aurait pu aussi faire en sorte que les sociétés restent toujours les mêmes et que les mentalités se figent pour que le besoin de trouver des solutions aux nouvelles situations, d’adapter les règles à la nouvelle vie et aux nouvelles valeurs ne soit jamais ressenti.
Mais il en a voulu autrement : “Seigneur ! Ce n’est pas en vain que Tu as créé tout cela.” Et la pensée humaine ne peut s’empêcher de chercher à se réaliser.
La tentative de rouvrir aujourd’hui la porte de “l’idjtihad”, au sens large du mot dans le juridique et l’exégèse, est une tentative de légitimer l’activité de la pensée humaine, afin de bâtir la connaissance qui se brise toujours et encore sur l’idée qu’accepter la connaissance issue de la pensée humaine, c’est remplacer le divin par l’humain et faire triompher le profane sur le sacré. Même si d’autres sont plus complaisants et donnent plus de chance à la pensée humaine, ils n’oublient pas de préciser les conditions à respecter afin de préserver la connaissance divine. Cependant, cette complaisance cache une réalité. C’est que toute compréhension des textes littérale ou profonde est un effort de la pensée. On a beau simplifier, il reste un travail de la pensée et de l’humain avec toute sa complexité psychologique et sociale.
La pensée qui reflète tel un appareil photo le sens des versets n’existe pas. Car tout simplement elle n’est pas un appareil photo. Par conséquent, elle ne peut en aucun cas garantir que sa connaissance est seulement le reflet pur et simple de la connaissance divine.
Donc ce que nous appelons connaissance divine ou jugement divin n’est, en réalité, que ce que nous pensons être la connaissance divine et le jugement divin. Le monde de Dieu et de son savoir dépasse la capacité de l’imagination humaine qui ne peut contenir le savoir de l’infini. Tout ce que l’humain peut faire c’est aller vers le divin, son monde, son savoir, sans jamais garantir qu’il l’a atteint.
Quand les sujets de la connaissance sont les textes sacrés, il n’y a pas une connaissance divine et une connaissance humaine. Il y a toujours une connaissance humaine de la connaissance divine. Ainsi “l’idjtihad” n’est pas remplacer le divin par l’humain mais remplacer la compréhension humaine du divin par une autre compréhension humaine du divin. (Liberté-16.08.2010.)

*********************

10 réponses à “Le Coran, une méditation continuelle”

  1. 11 11 2011
    g shock watch (07:06:23) :

    This it is a great piece of information. But first of all I must salute all every one. Bounjour. And now I must say that I will post http://niarunblog.unblog.fr/lumieres-dislam1/lumieres-dislam-2/loccident-et-le-coran/le-coran-une-meditation-continuelle on my Digg profile. And this because at last I found what I was looking for. What you give us here is really respectable post. When I saw this tittle, ELAyam-2 » Le Coran, une méditation continuelle, on google search I was very glad. It is possible I found something like this here http://gshockfrogman.org, I’m not sure but I thing it was the same. All the best

  2. 6 11 2011
    how to learn japanese (19:31:32) :

    Bounjour. I simply want to observe that what you share here is really nice post so I m thinking to post http://niarunblog.unblog.fr/lumieres-dislam1/lumieres-dislam-2/loccident-et-le-coran/le-coran-une-meditation-continuelle on my Facebook profile so everyone can have the freedom to enjoy. I was glad when I saw this tittle, ELAyam-2 » Le Coran, une méditation continuelle, on google search, and the reason is that at long last I found what I was looking for. Thank you

  3. 2 11 2011
    traduceri (01:37:09) :

    What you have here it is a great piece of information. But first of all I must say all the visitors. Hello there. And now I must say that I have post http://niarunblog.unblog.fr/lumieres-dislam1/lumieres-dislam-2/loccident-et-le-coran/le-coran-une-meditation-continuelle on my Hi5 profile. I will do this because at long last I found what I was looking for. What you post here is really respectable sharing. In the second I saw this tittle, ELAyam-2 » Le Coran, une méditation continuelle, in my google search I was very glad. I think I found something with the same ideea here http://www.toplevel-traduceri.ro, I’m not sure but I thing it was the same. Thank you

  4. 1 11 2011
    uggs sale (12:15:09) :

    Very effectively written information. It is going to be worthwhile to anyone who usess it, including myself. Sustain the nice work – for certain i’ll take a look at extra posts.

  5. 30 10 2011
    BUBRERRY SCARF SALE (05:34:38) :

    There is obviously a lot to know about this. I think you made some good points in Features also.

  6. 19 10 2011
    Potato And Leek Soup (00:53:13) :

    I perceive same I’m constantly sensing for interesting things to interpret around a tracheophyte of subjects, but I command to allow your journal among my reads every day because you bonk compelling entries that I seem gardant to. Here’s hoping there’s a lot statesman awful matter !

  7. 17 10 2011
    iva (16:13:46) :

    This it is a great piece of information. But first of all I must say all every one. Hello there. And second I must say that I m thinking to post http://niarunblog.unblog.fr/lumieres-dislam1/lumieres-dislam-2/loccident-et-le-coran/le-coran-une-meditation-continuelle on my Twitter profile. And this because at long last I found what I was looking for. What you post here is really very good sharing. In the second I saw this tittle, ELAyam-2 » Le Coran, une méditation continuelle, in my google search I was very glad. It is possible I found something that have the same ideea here http://ivauk.com, I’m not sure but I thing it was the same. All the best

  8. 15 10 2011
    the north face outlet (11:13:32) :

    Good reputation

  9. 13 07 2011
    phone car mount (23:22:48) :

    I would like to thnkx for the efforts you’ve put in writing this website. I’m hoping the same high-grade blog post from you in the upcoming as well. Actually your creative writing skills has encouraged me to get my own website now. Really the blogging is spreading its wings fast. Your write up is a great example of it.

  10. 25 05 2011
    bedwetting (20:38:02) :

    Hy. I sincerely want to declare that what you say here is really the best post so I will post http://niarunblog.unblog.fr/lumieres-dislam1/lumieres-dislam-2/loccident-et-le-coran/le-coran-une-meditation-continuelle on my Twitter profile so all can have the freedom to enjoy. I was glad when I saw this tittle, ELAyam-2 » Le Coran, une méditation continuelle, on my google search, and i was so becouse in the end I found what I was looking for. Thank you




évasion |
Généalogies |
vivreavec1handicap |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ANTI CORRIDA
| dartagnan
| Actualité de la Politique d...