Le mariage, une histoire d’amour ou d’argent

**  « M’hiba », un protocole ancré dans les traditions

Le mariage, une histoire d’amour ou d’argent

Les traditions du mariage en Algérie diffèrent d’une région à une autre. Bon nombre de superstitions et de petits faits et gestes existent faisant toute la particularité de ce dernier. Que le mariage soit arrangé ou le fruit d’un amour, les familles algériennes ne faillissent jamais au « protocole », et les traditions algériennes ne laissent rien au hasard.
Promis à être unis par le mariage de leurs enfants, les parents cherchent à se connaître mais leurs rencontres sont comme codifiées par une sorte « d’obligation sociale ». Celle-ci est appelée « M’hiba », un mot du dialecte algérien qui désigne le présent de la belle famille à leur future belle fille, durant la période de fiançailles. Plus longue est cette période et plus nombreux sont les présents. En effet, la tradition veut que la famille de la mariée reçoive des cadeaux de la part des membres de la belle famille à toutes les occasions et les fêtes religieuses. « A Djelfa, la belle famille est invitée la nuit du 14 au 15 du mois de Ramadhan pour l’Iftar », nous apprend Hadjer. Dans un paquet bien décoré on offre parfum, khôl, henné, tissu et bijoux pour la jeune mariée.

Très souvent, cette mission est confiée à la belle-mère et la plus âgée des belles-s’urs. Ces dernières sont reçues comme des princesses et la meilleure table est dressée en leur honneur. « Dans plusieurs régions, la mariée s’occupe de la préparation du repas et des gâteaux… une manière d’exhiber son talent dans le domaine culinaire et son savoir-faire devant la belle-mère », explique Amina de M’sila. La soirée finie, et avant le départ des invités on les asperge d’eau de rose et de fleur de jasmin. (Horizon.dz-03.08.2012.)

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**Demande en mariage

Des femmes viennent en visite, ce vendredi : peut-être viennent-elles demander l’une des filles de la maison en mariage…
Comme aucune des filles ne s’est dérangée pour aller dire bonjour à la cousine Fadhéla et à la femme qui les accompagne, Zohra retourne dans leur chambre, et leur dit sévèrement ;
- On vous attend !
-On nous attend, dit Amina
- Il faut y aller, dit Nabila ;
elles s’arrachent donc à leurs classeurs, et, sous le regard amusé de leurs frères, elles quittent la chambre.
Dès qu’elle les voit, celle qui semble être la cousine Fadhéla, se lève.
- Ah, voilà mes petites cousines !
Elle les embrasse, les serre contre elle et, se retournant vers l’autre femme, s’écrie :
- N’est-ce pas qu’elles sont jolies, toutes les deux, comme des coeurs ‘
La femme se lève à son tour et les embrasse.
-Laquelle est étudiante en médecine ? demande-t-elle
Comme Amina ne dit rien, Zohra la montre ;
- C’est elle !
- Elle est très jolie, dit Fadhéla
- Oui, dit la femme, l’autre l’est également.
Elle a dit «également» mais chacun comprend qu’elle veut dire «plus» ;
- Nabila est la plus jeune, dit Zohra
- Je vois, dit la femme, un peu déçue. De toute façon, c’est celle qui fait médecine qui plaît à Hocine !
Amina et Nabila se regardent : Hocine ? Les garçons ont donc bien vu, on vient les demander en mariage ! Ou plutôt, on vient demander Amina en mariage !
La femme dévisage la jeune fille, comme si elle l’analysait, la pesait et la soupesait.
- Maman, dit la jeune fille, très gênée, je dois retourner à mes révisions !
- Elle a un examen demain, dit Zohra, embarrassée.
-  Bien sûr, bien sûr, dit la femme, elle doit bien travailler, réussir dans ses études ! (Et à Amina) va réviser ma petite, deviens vite un médecin pour nous soigner !
Amina et Nabila ne se le font pas répéter deux fois : elles s’en vont.
Dans la chambre, Amina laisse éclater son indignation.
- Elle est folle, cette femme !
Toufik et Rachid, qui regardent leur match, sont étonnés.
-Quoi ? demande Rachid, on vous demande en mariage!
- Une seule ou toutes les deux ? dit Toufik.
- Toutes les deux, dit Rachid, au moins je prendrai leur chambre !
Ils rient mais Amina, elle, n’a pas du tout envie de rire.
 » Cette cousine va m’entendre, dit-elle
 » Tu n’as qu’à dire non, dit Nabila, personne ne peut te forcer à te marier contre ton gré !
 » Tu crois ‘
 » Bien sûr ! (A suivre…)—Ecrit par : K Yerbi. Info Soir-13.08.2012.)

 

**Amina et Nabila tendent l’oreille. Leur mère a ouvert la porte et dit au revoir aux deux femmes. Elle entendent distinctement leur mère. «Nous allons arranger cela, nous serions heureux de vous donner Amina.»
Dès que la porte se referme, Amina quitte la chambre et se précipite vers sa mère.
— Comment cela, tu seras heureuse de me donner ?
Zohra, surprise par la réaction de sa fille, recule.
— Attends de savoir de quoi il s’agit et tu donneras ton avis !
— Si c’est de mariage qu’il s’agit, c’est non tout de suite !
— Attends de savoir qui te demande en mariage !
— Ce serait un prince, je refuserai !
Nabila arrive et soutient sa sœur.
— Elle a raison, ce genre de mariage ne se fait plus de nos jours…
On frappe à la porte. Zohra ouvre. C’est Ali, le père, qui revient.
— On vous entend crier, de la cage d’escalier. Que se passe-t-il ?
Pour toute réponse, Amina éclate en larmes et se sauve dans sa chambre. Nabila, embarrassée, la suit, sans rien dire.
— Je ne comprends pas, dit Ali ;
— Viens, dit Zohra, je vais tout t’expliquer.
Elle le conduit au salon où, il y a encore un moment, se trouvaient la cousine Fadhéla et la visiteuse. Zohra explique à son mari de quoi il s’agit.
— Le garçon le plus riche de cette ville et le mieux considéré demande ta fille en mariage. Il l’a vue, à la sortie de l’université et il s’est épris d’elle ! On s’est renseigné sur elle et sa mère a découvert qu’elle est la fille de la cousine d’une de ses amies… Elle est donc venue nous rendre visite, avec la cousine !
— Eh bien, je crois que Amina a donné sa réponse à cette demande ! dit Ali
— Quoi ! s’écrie Zohra, tu approuves sa décision ?
— Tu ne vas quand même pas l’obliger à se marier ?
— Tu n’as pas compris que l’homme qui demande ta fille est un homme riche et influent ? Tu ne veux pas qu’elle assure son avenir,
— Bien sûr que si !
— Alors, il faut la convaincre d’accepter la proposition !
— Elle ne doit pas connaître cet homme !
— Rien de plus facile : elle le rencontrera !
— Et si elle ne veut pas ?
— Et pourquoi ne voudrait-elle pas ?
— Tu sais comment sont les jeunes d’aujourd’hui !
— Eh bien, tu devras user de ton influence pour qu’elle voie ce garçon ! S’il y a une chance qu’elle épouse un homme riche et influent, je ne veux pas qu’elle la gâche ! Tu m’entends ?
— C’est à toi de lui expliquer les choses, dit Ali
— Tu ne veux pas lui parler ? dit Zohra, avec amertume, eh
bien moi, je ferai tout pour qu’elle épouse ce garçon ! (A suivre…)

*Résumé de la 4e partie – C’est un homme riche et influent qui demande la main de Amina. Mais la jeune fille a, d’emblée, refusé. Sa mère voudrait qu’elle le rencontre au moins…
Rencontre-le au moins, dit Zohra
— Non, je ne veux pas le voir ! dit la jeune fille
Pour la quatrième fois, elle rejette l’idée même de voir le garçon qui s’est épris d’elle au point d’envoyer sa mère demander sa main.
Cette fois-ci Zohra se met en colère.
— Explique-moi au moins pourquoi !
— Eh bien dit Amina, je n’admets pas sa démarche… D’abord, il m’a suivie à mon insu puis il envoie sa mère me demander comme on demanderait un mouton ou une chèvre… Et par-dessus tout, je n’aime pas les arguments qu’on avance pour m’inciter à accepter la demande : il est riche et influent !
— Tu ne voudrais donc pas épouser un homme riche et influent ?
— Je voudrais épouser un homme que j’aimerais…
Zohra crispe la bouche de mépris ;
— Un mariage d’amour ! C’est un mariage d’amour que tu veux faire ! Alors, il y a un homme dans ta vie ! Dis-moi qu’il y a un homme dans ta vie et on ne parle plus de celui-là — Je jure qu’il n’y a pas homme dans ma vie ! Je ne m’occupe que de mes études !
Zohra s’emporte de nouveau.
— Alors pourquoi refuses-tu celui-là, Je ne te demande pas de dire oui à sa demande mais juste de le voir !
— Je ne veux pas !
— Tu dis cela rien que pour le plaisir de t’opposer à moi ?
— Non, je t’assure !
— Si, tu t’opposes à moi et à ton père ! Ton père aussi voudrait que tu rencontres cet homme… Je vais l’appeler, il te le dira lui même !
— Non, ne mêle pas papa à ça !
Mais déjà Zohra est allée chercher Ali. Elle profite que les autres enfants ne soient pas là pour mettre, comme elle dit, les choses au point.
Ali est gêné de parler avec sa fille mais Zohra insiste.
— Ni ta mère ni moi, dit-il, ne te demandons d’accepter d’épouser ce Hocine mais accepte au moins de le rencontrer, comme il le souhaite.
Amina a baissé la tête.
— Et puis, ma fille, c’est aussi une histoire de correction. Refuser de voir cet homme pourrait passer pour du mépris ! Quand tu l’auras vu, tu pourras toujours lui dire que tu n’as pas l’intention de te marier, que tu veux continuer tes études !
Zohra intervient.
— Moi, je voudrais qu’elle dise oui !
— ça, c’est à elle de décider, dit Ali, je ne veux la forcer à rien. Tout ce que je lui demande, pour le moment, c’est de rencontrer cet homme, comme il le souhaite. Je crois que ce n’est pas trop demander !
Amina, la tête toujours baissée, ne répond pas. (A suivre…

*Résumé de la 5e partie - Amina refuse de voir l’homme qui, épris d’elle, a envoyé sa mère demander sa main. Après sa mère, c’est son père qui lui demande de faire un effort.
Elle a à peine touché au dîner et elle s’est mise au lit plus tôt que d’habitude. Sa s’ur, Nabila, l’a rejointe.
-Maman t’a encore cassé les pieds ‘ demande Nabila
- Cette fois-ci, c’est papa, dit la jeune fille.
Et elle éclate en larmes.
-Qu’ont-ils donc à me pousser tous à épouser cet homme,
-Père veut t’obliger à te marier avec cet homme ‘
-Non, dit Amina, mais il me demande de le voir.
-Ah, dit la jeune fille, comme soulagée, tu m’as fait peur !
-Mais m’obliger à voir cet homme, c’est aussi me forcer la main !
-Ce n’est pas la même chose, dit Nabila.
Elle prend la main de sa s’ur et la caresse doucement ;
-Pourquoi refuses-tu de voir cet homme, après tout, le voir ne veut pas dire que tu vas l’épouser…
-Je sais mais je n’aime pas cette façon de procéder. Pourquoi, si je lui plais, ne m’a-t-il pas abordée ‘ Nous aurions discuté, il m’aurait convenu ou pas, mais ça, c’est une autre histoire ! Lui, il envoie sa mère… sa fortune lui fait sans doute croire que je vais accepter, les yeux fermés, sa demande !
-S’il a agi de la sorte, c’est peut-être parce qu’il est timide, dit Nabila
-Je ne sais que penser, dit Amina… Comme si j’avais besoin de ce problème, en période d’examen !
Et elle se met à pleurer ;
Nabila lui essuie les yeux ;
-Voyons, ne pleure pas…
-Maman et papa insistent pour que je voie cet homme ! Maman croit que je refuse pour la contrer !
-Eh bien fais-leur plaisir… accepte une entrevue, ça ne t’engage à rien !
-Tu crois que je ne vais pas m’humilier,
-Non ! Tu vois ce garçon et tu lui fais tout de suite comprendre que tu n’as pas l’intention de l’épouser, il renoncera à toi de lui-même. Par dignité !
Amina réfléchit. Sa s’ur a raison, c’est le seul moyen de mettre fin à cette histoire qui commence à lui empoisonner la vie.
-Maman et papa ne reviendront pas à la charge, si je refuse ‘
-Pas du tout !
Alors, je verrai cet homme… Mais après les examens, je ne veux pas être perturbée !
-Très bien, dit Nabila, je vais en parler à maman.
Zohra accepte. Elle dit, à son mari, satisfaite :
-C’est un premier pas ! je finirai par la convaincre d’épouser ce garçon ! (A suivre…)

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**Le mariage, une histoire d’amour ou d’argent

L’amour est aveugle, le mariage lui rend la vue », et cela dès les préparatifs de cette prestigieuse cérémonie qui débute, comme chacun sait, avec les fiançailles. Amel, 26 ans, prépare ainsi son mariage. « Lors de mes fiançailles, j’ai déboursé trois cent mille dinars. Entre la location de la salle, les gâteaux, les tenues, la coiffure, les cartes d’invitation, le dîner pour 200 personnes, ça va vite. »

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 « C’est le plus beau jour de notre vie ! » s’exclame Nora, 30 ans, qui organise, elle aussi, son mariage avec un enthousiasme touchant. Et d’ajouter : « C’est bien d’être attachée aux traditions. Ça fait plaisir à la famille. On a beau dire que le plus important c’est l’après-mariage, toutefois ça reste une journée particulière. On ne la vit qu’une fois dans une vie. Pour une circonstance comme celle-là, ça vaut la peine de faire la fête ! » L’opinion d’Amel diverge. « On est victime, on est otage du qu’en-dira-t-on. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais fait plus simple. On a l’impression de se marier pour les autres. Il y a des personnes qui aiment tous ces protocoles pompeux. Le plus embêtant c’est, quoi qu’on fasse, d’avoir l’impression de faire simple au regard des autres. Une tradition consiste, lors de la fête, à montrer aux invités ce que la belle famille a offert à la mariée. Il y a là une sorte d’exhibitionnisme. C’est malsain, je trouve. Le mariage c’est quelque chose de pur, cela mériterait bien mieux que ce genre d’étalage de faste et de clinquant. »

Un compromis pour éviter les conflits

Hakim, lui, commence tout juste ses préparatifs. Sa sœur vient de se marier. Il a investi corps et porte-monnaie dans ce mariage. Il n’a plus les moyens de s’offrir un mariage traditionnel. « On aurait aimé faire un mariage traditionnel, ça a un charme particulier, mais on ne peut pas se le permettre. Ça coûte les yeux de la tête. C’est l’une des raisons qui font que les jeunes ne se marient pas de nos jours. On se contentera d’une cérémonie à Alger dans une salle. » Yacine, 31 ans, est employé dans un ministère. Lui, il a fait un mariage comme il faut ! Il raconte : « C’est ma mère qui a fait les contacts et m’a trouvé la femme de ma vie. Quand ma belle-famille m’a dit qu’elle ne réclamait pas de dot, j’ai cru que j’avais gagné au Loto. Ma belle-mère avait ajouté : si tu veux l’habiller d’un sac de jute, elle est à toi et qu’elle parte avec toi comme ça ! » De son côté, Amel opte pour le compromis afin d’éviter tout conflit. « Limiter les dépenses, les futilités…

C’est une forme de spectacle dans lequel on joue un rôle. » Le sien consiste à acheter le trousseau. Celui-ci contient le linge de maison comme les couvertures, les draps, les couvre-lits, les rideaux, les pyjamas ainsi que la lingerie. Elle raconte : « Auparavant, les futures mariées le faisaient elles-mêmes. A présent, nous n’avons ni le temps ni le talent pour le faire, donc on achète. » Nora explique : « Lors des achats, il est agréable de voir tous ces habits, ça l’est moins lorsqu’on arrive à la caisse pour payer la facture. » Elle a pour l’instant dépensé 40 000 dinars pour son trousseau. Les femmes doivent obligatoirement porter plusieurs robes. Amel s’est contenté de cinq, Nora de six qu’elle a payées 80 000 dinars. Amel nous confie qu’une de ses amies a porté dix-sept robes. « L’une d’elles était une robe constantinoise qui lui a coûté 50 000 dinars à elle seule. Je ne veux pas faire ce genre de dépenses. » Si les tissus à eux seuls suffisent à ruiner, le coût de la main-d’œuvre de la couturière finit de ratiboiser le budget. La location de la fameuse robe blanche pour le grand jour varie entre 8 000 et 18 000 dinars. Il faut aussi tenir compte des frais tels que les cadeaux pour la belle-famille et la coiffure le jour du mariage. Nora se livre : « Le jour de mes fiançailles, ma coiffure m’a coûté 5000 dinars. A mon avis, je la payerai encore plus cher le jour de mon mariage. » Le montant des dépenses d’Amel est de 400 000 dinars. Et il en faut au moins l’équivalent au fiancé pour arriver au jour de la cérémonie. Quant à Nora, le budget consacré à la fête est estimé à 600 000 dinars, la cérémonie à elle seule lui coûtera 300 000 dinars.

Les prix fluctuent avec les saisons

Pour Yacine, chaque fête religieuse ou civile est l’occasion de rendre visite à sa belle-famille avec force cadeaux, robes, tissus et bijoux pour sa fiancée. Il sied alors d’offrir à la mère et aux sœurs un petit cadeau pour renforcer l’alliance entre les familles. « Obligé ! », commente-t-il, généreux. Deux années de fiançailles, deux Achoura, quatre Aïd, deux Mouloud et deux 5-juillet plus tard, il se retrouve avec, au lieu du gros lot espéré, des dettes à perpétuité. Pour Nora et Amel, leur situation est plutôt prisée. Leurs économies, l’aide apportée par leurs familles respectives et celle de leurs conjoints leur permettent de ne pas s’endetter. Leur fiancé s’occupe de la recherche et de la location de la salle où se déroulera la fête. Là, les prix fluctuent selon le pic saisonnier des mariages. Ils oscillent entre trente mille et deux cent mille dinars la demi-journée. Il se charge aussi de payer les violons et cornemuse, tambourins et derbouka. Pour un orchestre traditionnel, il faut débourser entre 50 000 et 70 000 dinars. La participation aux frais varie selon les familles. Il reste un point à aborder. Les us et coutumes établissent que « la liste de mariage » n’est pas bien vue. De ce fait, les mariés préfèrent encore recevoir des cadeaux en double, garder des services à thé identiques par dizaines plutôt que froisser un invité. On se demande bien à quel moment les futurs mariés vont pouvoir savourer le bonheur de leur union.

Nora confie fébrile : « Nous avons hâte que ça arrive, nous sommes très enthousiastes. Mais notre compte en banque arrive au rouge plus vite encore. » Les personnes interrogées s’accordent à dire que le plus important reste l’après-fête. Ainsi va la cérémonie de la visite du couple à la belle-famille. A cette occasion, un couscous royal, digne des noces, réunit les deux familles alliées et offre l’opportunité de jeter les derniers dinars qui restaient. Alors « quand on n’a que l’amour », dirait Brel, quelles solutions s’offrent à nous ? Certaines associations ont eu l’oreille attentive et la main charitable. Des bienfaiteurs anonymes ont permis ainsi à 125 couples âgés de 26 à 52 ans de se marier le 14 juillet dernier. Ces dons ont aidé les nouveaux mariés à l’acquisition de meubles ainsi que des appareils électroménagers. Il a aussi été remis à chaque couple un chèque de 30 000 dinars. Le mariage collectif semble être un phénomène social de plus en plus répandu en Algérie. Yacine, lui, empêtré dans des difficultés financières sans fin, ne sait plus à quelle dépense se vouer jusqu’au jour où sa mère lui tend le livret de famille. Et de lui demander d’aller divorcer puisqu’il n’est pas capable de nourrir la femme qu’elle lui a choisie. Il choisit alors de quitter le toit paternel et, avec sa femme, de construire une baraque en zinc et en bois au bidonville d’à côté. Quand on n’a que l’Amour…(El Watan-07.08.08.)

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 ****Ruée sur les nouvelles tendances

Les fêtes de mariage se comptent par dizaines dans chaque village.

 Le cheval monté par la mariée est remplacé, non pas par une voiture quelconque, mais bien plus

Le rythme s’accélère avant l’arrivée du mois de carême. Les fêtes de mariage se comptent par dizaines dans chaque village. Cette année, plus que les précédentes, les familles se ruent sur les nouvelles modes et tendances. La prospection du nouveau va du véhicule transportant les mariés aux modes culinaires. La tradition qualifiée de ringarde n’a plus sa place.
Jadis, c’était le week-end, aujourd’hui, c’est tous les jours que les fêtes sont organisées. «Aujourd’hui, les salles de fêtes sont disponibles, je ne vois pas de raisons de choisir le week-end. Même en hiver, on peut organiser une fête de mariage. Avant, c’était en été parce que les gens n’avaient pas assez d’espace pour héberger les invités en hiver. Tout le monde pouvait rester dehors.» explique doctement Dda Mokrane. Il regrette la disparition des anciennes traditions. Dda Mokrane, comme la majeure partie des vieux, voit d’un mauvais oeil l’émergence du disc-jockey. «Jadis, c’étaient les tambourins qui accompagnaient les cortèges. Aujourd’hui, on les voit rarement» poursuit-t-il, nostalgique. Dans l’ambiance de la fête, plus de place aux esprits nostalgiques. Le cheval monté par la mariée est remplacé, non pas par une voiture quelconque, mais bien plus. Un grand nombre de cortèges sont accompagnés d’une limousine louée pour la circonstance. Cette mode se généralise cette année. La mode touche tous les aspects de la fête. «Ce qui me manque le plus dans les fêtes, c’est le couscous d’antan. Aujourd’hui, on te sert un plat bien garni dans le restaurant de la salle des fêtes. Loin de la maison du marié. On se sent non désirés même si l’on est invités» fait remarquer Si Saïd, adepte des Idhebalen. Ce changement touche jusqu’à la façon de s’habiller. La robe kabyle apparaît de moins en moins. Aujourd’hui, c’est la robe de soirée. «On se croirait dans un bal parisien. Il n’y a plus que les vieilles femmes qui s’habillent en robe kabyle» poursuit Arezki. Lui, c’est le père du marié qui voit, impuissant, les rênes de l’organisation lui échapper. «Aucune musique, aucun chant, ni aucun instrument ne peut remplacer les chants des vieilles femmes pendant le cérémonial du henné», constate un autre homme, la cinquantaine, l’air agacé par les décibels qui émanent du disc-jockey. Les temps ne sont plus à l’innovation utile. Dda Hand, moustache dressée à l’ancienne, est révolté, lui, par les cadeaux qu’on ramène aux mariés. «Tous ces objets empaquetés ne sont d’aucune utilité pour le marié. Rien que des services à café et autres gadgets insignifiants. Les gens d’avant agissaient avec plus d’intelligence. Le cadeau était la semoule, le café, le sucre, les oeufs, l’huile. On aidait vraiment la famille à surpasser les difficultés financières qui suivent la fête», déploré, désolé, un autre vieil homme.
Une question s’invite, enfin, quand on constate dans les discussions que la majeure partie des gens s’attachent encore, dans le plus profond de leur être à la tradition. Pourquoi se jette-t-on alors, les yeux fermés et les mains liées, dans les bras de cette mode factice?

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Le mariage traditionnel à l’honneur à Tizi Ouzou

La célébration de cette tradition est toujours vivante

Cette manifestation qui vise la préservation d’un riche patrimoine immatériel a réuni plusieurs wilayas du pays.

Dans le cadre de la célébration du Mois du patrimoine dans la wilaya de Tizi Ouzou, la semaine écoulée a été consacrée aux rituels de célébration du mariage à travers les régions d’Algérie.
La Maison de la culture Mouloud-Mammeri a, à cet effet, été le théâtre d’une activité grandeur nature avec les couleurs des habits traditionnels des mariés.
Cette manifestation qui vise la préservation d’un riche patrimoine immatériel a réuni plusieurs wilayas du pays. Batna, Naâma, Tizi Ouzou, Mostaganem, Alger et Adrar ont étalé leurs rituels festifs. Les différences ne sont pas notables dans la célébration du mariage entre ces wilayas.
La célébration de ce rituel d’une importance capitale dans la vie de l’individu dans la société démontrait, en fait, que la tradition berbère est toujours vivante à travers toutes les régions d’Algérie. Le public présent hier a eu à déguster des musiques et des poésies dédiées spécifiquement à la célébration du mariage dans la société traditionnelle.
L’on pouvait remarquer la présence incontournable des troupes de tambourins qui ont marqué de leur empreinte ces rituels ancestraux. La troupe des Imeddahen de Tassaft a eu, à cette occasion justement, un immense succès auprès du public. A noter également que le Mois du patrimoine se poursuit, mettant en exécution un riche programme. Les sites archéologiques ont été des destinations privilégiées. Parallèlement à ces lieux chargés d’une longue histoire, les visiteurs ont eu à se rendre dans la Takhelouite de Lala Fadhma N’soumeur.
Une sorte de refuge où elle se ressourçait loin de la présence humaine. La maison de la famille d’Abane Ramdane à Larbaâ Naït Iraten ainsi que celle de Mohand Oulhadj à Bouzeguène ont également accueilli les visiteurs venus voir de près ces demeures qui ont donné les hommes qui ont façonné l’Algérie.
Enfin, il est à noter que lors de ce Mois du patrimoine qui se tient à la Maison de la culture, certains visiteurs ont eu à signaler des pans entiers de la langue amazighe qui devraient être protégés. Des variantes linguistiques de cette langue sont en voie d’extinction, essentiellement à Tipaza et dans les wilayas de l’Ouest. D’autres voix, ont soulevé également la menace qui guette le tombeau de Sifax. *L’Expression-20.05.2013.

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****MARIAGE COLLECTIF À BÉJAÏA

 Ils sont jeunes, beaux et surtout heureux d’avoir enfin l’occasion de s’engager pour la vie. Nadia, Youcef, Khalil et Amira…se sont mariés ….avec d’autres couples, 22 en tout…ils viennent de convoler en justes noces à la faveur d’une fête de mariage collectif organisée dans la soirée du 26 juin par l’association nationale Ihsane, au complexe touristique El-Djorf Eddahabi, sis au centre-ville de Melbou, l’une des attrayantes stations balnéaires du littoral et de la wilaya de Béjaïa. La cérémonie nuptiale à laquelle ont pris part de nombreux invités a été rehaussée par la présence des ambassadeurs du Mexique et de la Suisse, M. Issad Rebrab, P-DG du groupe Cevital, Me Ali Haroun, ancien membre du HCE (Haut comité d’État), DG d’Air France en Algérie.
C’est autour d’un couscous royal offert par la DJS et l’APC de Béjaïa, que les convives ont été accueillis au restaurant du complexe hôtelier El-Djorf Eddahabi. Après avoir savouré ce délicieux plat traditionnel bien garni, l’assistance sera conviée à une soirée musicale animée en plein air par des artistes locaux, dont le célèbre chanteur bougiote, Abdelkader Bouhi, qui subjuguera son auditoire avec sa voix mélodieuse. Vers 23h, la fameuse pièce montée fera son apparition, avant que les nouveaux mariés défilent sur scène. Les jeunes époux sont vêtus de brillants costumes noirs, offerts par l’usine Alcost de Béjaïa, alors que leurs conjoints étaient en robes kabyles confectionnées par un couturier algérois spécialisé dans les habits traditionnels berbères. C’était un moment fort pour tout le monde.
La présidente de l’association Ihsane, Mme Chikhi Souad, convie alors les invités de marque à couper cette grande pâtisserie décorative préparée pour la circonstance.  Lors de leurs brèves allocutions, les différents intervenants, que ce soient les deux diplomates présents, le patron de Cevital, Me Ali Haroun, ou les autres invités, ont été unanimes à exprimer leur joie et satisfaction de voir une telle action humanitaire réussir. “Nous sommes heureux d’avoir partagé cette joie collective”, ont-ils déclaré. à noter que cette louable initiative a été concrétisée grâce au concours de certains sponsors connus pour l’esprit de solidarité, tels que Cevital, Hamoud-Boualem, Alcost de Béjaïa, Vitajus, RG9, la DJS et l’APC de Béjaïa 

 Le mariage de ces couples n’aurait jamais pu avoir lieu sans l’apport de l’association SOS 3éme âge en détresse Ihcène et la municipalité de Béjaïa qui se sont associées pour initier l’événement. Un événement qui restera toujours gravé dans les mémoires, tant il y avait de l’émotion et de la joie.
Dans une organisation parfaite, à laquelle veillaient sans répit Mme Chikhi Souad, présidente de l’association Ihcène, et Hamid Marouani, président du comité des fêtes de la ville de Béjaïa, la cérémonie de mariage a été marquée par la présence de représentants des ambassades de la Suisse et du Mexique, des sponsors et de nombreuses familles de la région.
Le tout dans une ambiance de fête animée par l’orchestre Tialalia et deux vedettes de la chanson kabyle, en l’occurrence Abdekader Bouhi et Yacine Zouaoui. Sur la grande ésplanade du complexe touristique Djorf Edhahabi de Melbou, 22 couples ont convolé en justes noces ce samedi soir. Habillés par Alcost, un couturier de la région, les époux étaient beaux dans leurs costumes lorsqu’ils entamèrent leur défilé. Certains n’ont pu retenir leurs larmes. Venus de Ouargla, Sétif, Béjaïa et Alger….ces hommes et femmes se sont unis pour la vie, dans une cérémonie qui n’a rien à envier aux autres. Leurs familles et amis étaient là pour la circonstance. Si l’association Ihcène s’est occupée à définir la liste des couples et des sponsors, la commune de Béjaïa, quant à elle, a brillé par la prise en charge de la logistique, entendre par là le transport, la restauration et l’animation.
Le moment fort arriva enfin. En file indienne, les mariées se présentèrent les premières pour s’installer sur un côté de la scène. Puis arrivèrent à leur tour les mariés pour leur faire face. La cérémonie a été marquée par la remise de cadeaux. Outre les habits de circonstance, les couples ont eu droit à un réfrigérateur, un téléviseur et bien d’autres cadeaux.
Autant de gestes qui s’ajoutent à la forte présence des invités pour rendre ce moment inoubliable aux heureux époux. Il faut reconnaître que les bienfaiteurs de la région de Béjaïa qui ont été sensibilisés, ont répondu présent afin d’aider les personnes qui sont dans le besoin.
Une manière d’affirmer que le mariage n’est pas seulement réservé aux plus nantis.
Ainsi va la solidarité qui a toujours caractérisé notre pays. Félicitations à ces couples et remerciements aux bienfaiteurs et aux responsables du bureau de l’association Ihcène et à l’APC de Béjaïa. (Source:Liberté et L’Expression-28.06.2010.)  

***Les Algériens se marient de plus en plus tard

Nos jeunes repoussent de plus en plus l’âge du mariage. Ces derniers se marient au-delà des 33 ans.
Un phénomène qui puise son origine dans les nombreux problèmes socio-économiques.

Le mariage se fait de plus en plus tard pour les Algériens. Selon les statistiques les plus récentes, ils sont près de huit millions à être encore célibataires. Le dernier rapport publié par l’ONS (Office national des statistiques), révèle qu’en 2008 l’âge moyen au premier mariage en Algérie était de 33 ans pour l’homme et 29 ans pour la femme, alors qu’il était de 31 ans pour les hommes et 27 ans pour les femmes, en 1998.
Crise financière, crise du logement, envie de faire une carrière ou envie d’évasion, ou encore refus d’assumer une nouvelle responsabilité, ont concouru à une situation matrimoniale assez inédite en Algérie. De ce fait, les raisons qui poussent les Algériens à repousser de plus en plus l’âge de leur mariage sont diverses et variées. Un phénomène qui prend de l’ampleur et qui commence à s’installer, ce qui ne manque pas d’inquiéter. Des sociologues, spécialistes de la question, évoquent même une «épidémie» de célibat.
S’agissant du pourquoi de cette situation, ces mêmes spécialistes avancent plusieurs hypothèses, notamment celles liées à des problèmes socioéconomiques.
La première étant liée à la définition même du «mariage». En effet, que veut dire «mariage» pour les jeunes d’aujourd’hui? L’image, qui se profile dans les esprits de ces derniers, loin des clichés de l’amour et de la famille, c’est d’abord la fête nuptiale.

Aujourd’hui, la célébration du mariage est perçue comme synonyme de «ruine» au regard du prix, de plus en plus exorbitant, à débourser pour sceller une union. Les traditions algériennes en la matière ont beaucoup évolué depuis l’époque de nos parents, grands-parents et aïeux. Petit à petit, le cortège nuptial avec à sa tête la Mercedes rétro ou encore la petite Jetta a laissé place à la Touareg ou le Hammer et la Limousine (loués au prix fort).

La traditionnelle «m’hiba» constituée de savonnettes, de parfums ou encore quelques habits, don de la belle-famille à la nouvelle mariée, s’est muée en un véritable pont d’or. Un trésor qui doit être réuni par le marié qui s’endette, parfois pour de nombreuses années, au mépris de la situation financière de la nouvelle famille et de sa stabilité. Cela, sans parler du «sdaq». Celui-ci est soumis annuellement à un mouvement inflationniste.
Un étalage d’opulence économique de façade, jeté sans retenue à la face des sans-emploi et des sans-logis. «Comment voulez-vous qu’un simple fonctionnaire puisse réunir tout cela sans l’aide de ses proches? (…) Il me faudra des mois, voire une année d’économie pour pouvoir acheter, ne serait-ce que la chambre à coucher», a expliqué Habib, un boulanger proche de la quarantaine. Mais avant d’arriver à la literie et la penderie, les futurs candidats au mariage sont généralement confrontés à un problème de taille, celui du gîte.
La crise du logement est un des facteurs primordiaux faisant obstacle au mariage dans notre société. D’autant que peu de parents acceptent aujourd’hui que leur fille s’installe chez sa belle-famille, exigeant un logement indépendant.
Mohamed, chirurgien-dentiste dans un hôpital du Centre a déclaré à ce sujet: «Je suis issu d’une famille de neuf personnes, nous vivons dans un petit appartement avec deux de mes frères mariés (…) Je ne peux pas songer au mariage pour l’instant.»
Il y a un autre facteur qui retarde l’âge du mariage chez les Algériens: l’amélioration du niveau d’instruction des femmes. Celles-ci sont plus nombreuses à faire des études supérieures qu’elles font même passer avant leur vie sentimentale. Ces jeunes filles instruites attendent aussi le «bon parti» avant de se faire passer la bague au doigt, un parti qui soit du même «niveau qu’elles».

Pour Marya, enseignante à l’université d’Alger et future docteur d’Etat, «les études sont la clé de la réussite professionnelle et personnelle (….) Je veux assurer mon avenir même si cela nécessite de rester célibataire quelques années encore». Certains sociologues ayant mené des enquêtes sur le sujet, expliquent le recul de l’âge du mariage en Algérie par «une transition démographique rapide avec le prolongement des études, l’élévation du niveau d’instruction chez les femmes qui font souvent le choix du célibat».
Une situation qui aurait fait jaser, il y a dix ou vingt ans. En effet, une jeune fille trentenaire était considérée comme vieille fille, vouée au «célibat à perpétuité». Aujourd’hui, cette dernière représente le symbole de la réussite professionnelle précédant l’engagement dans une vie conjugale.
Toutefois, le cap des 40 ans reste une limite à ne pas franchir, au risque de rester célibataire à vie. D’autant qu’il y a le risque, qu’à terme, se posera la question du renouvellement de la population qui, sans qu’on s’en rende compte, s’infléchit vers un certain vieillissement. Le temps où l’on se glorifiait du taux élevé de jeunes du pays semble bel et bien révolu. (L’Expression-28.06.2010.) 

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L’escroc promettait aux jeunes filles le mariage pour leur soutirer des sommes d’argent importantes

Le tribunal correctionnel de Mostaganem vient de condamner un homme Y.M., 34 ans, à une peine de trois ans d’emprisonnement ferme pour «escroquerie», une amende de 80 millions de centimes en plus des dommages et intérêts, selon des sources généralement bien informées.

Une plainte a été déposée par les victimes de cette escroquerie au niveau de la sureté de daïra de Hassi Mamèche (Mostaganem). Le mis en cause avait escroqué deux jeunes filles âgées de moins de 28 ans en leur soutirant des sommes d’argent importantes, dépassant les 140 millions de centimes, en leur faisant croire que cet argent servirait à la réfection de son appartement et aux préparatifs du mariage, et ce, après une promesse de mariage. Il a aussitôt disparu en coupant avec ses victimes tout contact, selon les mêmes sources.*El Watan-22/04/2015

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98 réponses à “Le mariage, une histoire d’amour ou d’argent”

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