sur les pas d’Ibn Battûta

**Des explorateurs sur les pas d’Ibn Battûta

 | el watan–vendredi 07 aout 2015

Des explorateurs sur les pas d’Ibn Battûta

Quatre voyageurs des temps modernes partent à la découverte des scènes artistiques du Maghreb et du Moyen-Orient, dont ils sont originaires. Onorientour va les transporter dans sept pays chargés d’histoire. Une aventure à suivre en live !

Mehdi Drissi. Chef de projet et photo-reporter

Nous voulons faire connaître la culture et l’art au Maghreb et au Moyen-Orient hors des clichés

Que comptent trouver/démontrer les 4 explorateurs dans ce périple audacieux et périlleux à la fois ?

Avec l’expansion de l’organisation de l’Etat islamique des milliers de personnes ont été tuées sous prétexte du fanatisme religieux et plus globalement, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient sont dépeints par des images pleines d’effusion de sang.

En parallèle, l’obsession, qui est portée par l’actualité, appuie la méconnaissance et la «mal connaissance» de cette région. Face à ces maux, nous nous sommes demandé ce que nous pouvions faire, à notre niveau, grâce à cette passion qui nous lie : la culture et l’art au Maghreb et au Moyen-Orient. Notre volonté est de contribuer à faire connaître cette région pour ce qu’elle est, en portant la lumière sur ses scènes culturelles et artistiques.

En ce sens, nous voulons permettre aux gens de se familiariser avec cette zone géographique hors des cadres pré-établis et clichés. De plus, la thématique d’investigation, qui sera notre fil conducteur durant tout le projet, est un questionnement autour de l’identité arabe : sa définition aujourd’hui, sa pluralité et sa pertinence dans le débat identitaire de la région. Ainsi, nous espérons apporter des éléments de réflexion et de compréhension, qui sont les clés essentielles pour susciter le dialogue culturel.

L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient sont des régions sensibles où tout peut arriver. Avez-vous pris des mesures de sécurité particulières ?
Nous sommes tous originaires d’Afrique du Nord, nous connaissons donc les risques à prendre ou pas pour notre sécurité. Pour les autres pays, nous planifions d’être logés chez des artistes / habitants locaux qui eux connaissent à leur tour leur environnement. Malgré les tensions actuelles dans les pays visités, nous ne voulons pas être découragés et faisons confiance à nos différents contacts.

Comment financez-vous ce projet ?

Aujourd’hui nous avons lancé une campagne de financement participatif qui permet aux internautes de nous aider à subventionner une partie de ce projet en leur permettant d’avoir des contreparties, telles que des tirages photos, des invitations pour nous rencontrer au retour de cette expédition, etc. Nous avons aussi postulé à des bourses de mobilité, nous attendons donc les réponses. Malgré tout, nous sommes toujours à la recherche de partenaires et financeurs qui pourraient adhérer au projet et nous soutenir tout au long de notre Rihla.

 ***Ghita CHILLA.

23 ans, étudiante en géoéconomie et intelligence stratégique
à IRIS Sup

L’Onorientour vise à promouvoir le dialogue interculturel en essayant de favoriser le partage et la connaissance de cette région
à travers ses expressions culturelles et artistiques.

***Oumayma AJARRAI.
22 ans, étudiante à HEC Paris et L3 en histoire du cinéma à l’université Paris Panthéon-Sorbonne

A travers le projet Onorientour , nous voulons toucher du doigt, redécouvrir et exposer ce qui pourrait être les exceptions culturelles du Maghreb
et du Moyen-Orient.

***Hajar CHOKAIRI.
22 ans, étudiante à HEC Paris
et titulaire d’une licence
en philosophie à la Sorbonne

Onorientour n’a pas d’autre prétention que d’orienter sur les dynamiques positives qui traversent
le Maghreb et le Moyen- Orient.

Ils ont dit

Une initiative louable, nécessaire et courageuse.
Mahi Binebine. Peintre, sculpteur et écrivain
J’adhère complètement à l’initiative. C’est une juste réplique à la situation actuelle, avec un texte fondateur.
Nabil Ayouch. Réalisateur
C’est un beau projet, cette Rihla. Compliqué et fragile, mais néanmoins nécessaire.
Faouzi Bensaidi. Réalisateur
Un projet extrêmement intéressant et particulièrement original pour l’accent mis sur l’aspect culturel.
Sâad Khiari. Cinéaste et auteur
C’est un projet formidable, généreux, profondément humain et je ne peux qu’y adhérer.

Yasmina Khadra. Ecrivain

Faten Hayed /el watan–vendredi 07 aout 2015

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**né le 24 février 1304 à Tanger et mort en 1377à MarrakechIbn Battuta était en effet le plus grand voyageur à jamais parcourir de longues distances à travers le monde. À une époque où quelques privilégiés possédaient les moyens ou le courage d’effectuer des explorations et des aventures  hors norme, Ibn Battuta s’était évertué à compléter le traditionnel pèlerinage de l’islam à La Mecque, par un long parcourt qui l’avait mené dans différentes régions du monde. Ainsi, il avait  passé la plus grande partie de sa vie en voyages très nombreux. Ce fut un explorateur et voyageur qui a parcouru près de120 000 km entre 1325 et 1349, de Tombouctou au sud, jusqu’à l’ancien territoire du Khanat bulgare de la Volga au nord, et deTanger à l’ouest jusqu’à Quanzhou en Extrême-Orient. Ses récits sont compilés par Ibn Juzayy en un livre appelé Tuḥfat al-nuẓẓār fī ʿağāʾib l-amṣār wa-ġarāʾib l-asfārCertains historiens occidentaux doutent qu’Ibn Battuta ait réellement effectué la totalité des pèlerinages et voyages apparaissant dans ses écrits.

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**Abu Abdullah Muhammad Ibn Battuta, était un érudit musulman maghrébin et voyageur. Il est connu pour ses voyages et pour ses explorations, appelés el Rihla. Ses voyages ont duré pendant une période de près de trente ans, et ont couvert presque tout le monde islamique connu et au-delà, allant de l’Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Europe du Sud et Europe de l’Est à l’Ouest, au Moyen-Orient, sous-continent indien, en Asie centrale, Asie du Sud et de la Chine à l’Est, ce sont de longs voyages qui ont une dépassé ceux de ses prédécesseurs. Après son Voyage il est retourné au Maghreb et a donné son compte de l’expérience à Ibn Juzay.

***Abu Abdullah Muhammad Ibn Battuta, né à Tanger, le 24 Février 1304 CE (703 de l’hégire) à l’époque de la dynastie mérinide. Il a été communément appelé Shams ad-Din. Sa famille était d’origine berbère qui avait eu une tradition de service en tant que juges. Après avoir reçu une éducation dans la loi islamique, il a choisi de voyager. Il a quitté la maison est en Juin 1325, quand il avait vingt et un ans et partit de sa ville natale sur un hajj (pèlerinage) à La Mecque, un voyage qui lui a pris 16 mois. Il n’est pas revenu à sa ville natale qu’après une longue absence d’au moins 24. Son voyage était  fait principalement par voie terrestre. Pour réduire le risque d’être attaqué, il a choisi généralement à se joindre à une caravane. Dans la ville de Sfax, il se marie. Il a survécu à des guerres, des naufrages, et les rébellions.

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Il a d’abord commencé son voyage en explorant les terres du Moyen-Orient. Par la suite, il a navigué en bas de la Mer Rouge à la Mecque. Il a traversé l’immense désert d’Arabie et a voyagé à l’Irak et l’Iran. En 1330, il a mis de nouveau, en bas de la Mer Rouge à Aden puis à la Tanzanie. Puis, en 1332, Ibn Battuta a décidé d’aller en Inde. Il a été accueilli sans enthousiasme ouverte par le sultan de Delhi. Il lui a donné le travail d’un juge. Il est resté en Inde pour une période de 8 ans, puis partit pour la Chine. Ibn Battuta a quitté pour une autre aventure en 1352. Il est allé ensuite vers le sud, a traversé le désert du Sahara, et a visité le royaume africain du Mali.

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Enfin, il est retourné à la maison à Tanger en 1355. Ceux qui ont été étonnés par la longue liste de ses voyages, notamment en  Occident, ne pouvaient pas croire que Ibn Battuta a visité tous les lieux qu’il avait décrits. Ils ont soutenu que, pour fournir une description complète des endroits dans le monde musulman dans un temps si court, Ibn Battuta a dû compter sur des preuves par ouï-dire et de faire usage des comptes par les voyageurs précédents.

Ibn Battuta a souvent vécu un choc culturel dans les régions qu’il a visitées. Les coutumes locales de personnes récemment converties ne correspondaient pas à son origine musulmane orthodoxe. Parmi les Turcs et les Mongols, il était étonné de la façon dont les femmes se comportaient. Ils leur permettaient la liberté d’expression. Il a également estimé que les coutumes vestimentaires aux Maldives et certaines régions d’Afrique sub-saharienne en Afrique étaient trop révélateurs.

Après l’achèvement de la Rihla en 1355, on en sait peu sur la vie d’Ibn Battuta. Il a été nommé juge au Maghreb et mourut en 1368. Néanmoins, le Rihla fournit un compte important de nombreuses régions du monde dans le 14ème siècle.

*source: famousscientists.org/

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