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robes et bijoux d’Algérie

**Festival de la robe kabyle

L’association culturelle Tagmats et le comité du village Ihemziene, en collaboration avec l’APC d’Illoula Oumalou, la direction de la culture et l’APW de Tizi Ouzou, ont organisé, durant trois jours, les 30, 31 août et 1er septembre 2012, la troisième édition du Festival de la robe kabyle qui s’est déroulé à Ihemziene, dans la commune d’Illoula Oumalou (Bouzeguène), à une soixantaine de km au sud-est de Tizi Ouzou.

robes et bijoux d'Algérie

Au programme de ce festival haut en couleur, une pléiade de jeunes filles venues de diverses régions de Kabylie et de la région de Touggourt, dans le sud algérien. Le festival, qui a été inauguré le jeudi 30 août, avec un programme alléchant de festivités, alors que les exposants s’étaient installées le long de la principale rue du village, entre l’école primaire et la place centrale. Ce festival a, naturellement, mis en avant l’art vestimentaire typiquement kabyle, avec tout de même une prédominance de la robe moderne, qui semble évoluer à grande vitesse dans le paysage de la mode. L’assistance était, à l’évidence, majoritairement composée de la gent féminine. Une jeune exposante de Tigzirt a souligné l’importance de ces rendez-vous annuels, qui permettent aux créatrices qui activent dans l’ombre de faire valoir leur savoir-faire et de faire connaître leurs productions en les  sortant de l’ombre vers la lumière. 

 

Une opportunité indéniable pour les femmes qui excellent dans la création de vêtements et ainsi sortir de l’anonymat. Ces occasions sont des moments pour ces créatrices d’innover et mettre en évidence tout le charme et toute la beauté du patrimoine vestimentaire régional ou national.  Pour cela, nous avons sillonné les divers stands dédiés à la robe kabyle pour le  plaisir  des yeux et avec un intérêt particulier aux explications des jeunes couturières dont certaines exposaient pour la première fois.

Une tradition, un label

Le mystère de la robe kabyle ne se découvre qu’on écoutant attentivement les créatrices qui nous apprennent tout l’art que recèle ce vêtement féminin. Nous avons apprécié, à juste titre, les tenues traditionnelles produites par les établissements Abbas de Boghni, l’habit traditionnel de  Rahmani Hadjila de Boghni, la confection moderne de Mme Bakiri de Boghni, l’habit traditionnel de Yahiaoui Malika (Boghni), la confection de robes berbères traditionnelles et modernes, broderie, de Khodja Atika, la robe kabyle traditionnelle et  moderne de Rachedi Dyhia d’Aït Semlal (Bouzeguène), les tenues traditionnelles de Mme Djouadi de Attouche (Makouda), la robe kabyle traditionnelle de Chabane Titem (Sahel) et enfin, pour sa 5e participation, les créations de Laouni Malika, artisane-designer, venue de la lointaine Touggourt (sud algérien) présenter ses robes et costumes de sa région. A noter l’absence de Mme Djaoui Fatima, présidente de l’association Fatma N’Soumer, pour la promotion de la femme rurale, qui a fait l’impasse pour cette 3e édition, mais qui est venue quand même encourager les jeunes filles exposant pour la première fois.

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Par ailleurs, des plats traditionnels ont été également présents avec plus d’une quinzaine de recettes présentées par Merzoud Farida du village Ihemziene (Illoula). Juste à côté, une collection de bijoux en argent de
Faycel Merzoug d’Illoula centre et une exposition de tableaux de peinture de Hamza Zabot. Le festival s’est achevé samedi dernier par un défilé de mode, en présence du P/APW de Tizi Ouzou, Mahfoud Belabbas, du P/APC d’Illoula Oumalou, Kaïs Larbi, du président de la Chambre de commerce, Makhlouf Habbas et devant une assistance majoritairement féminine.
Le public a visiblement suivi avec intérêt le défilé qui a permis à de nombreuses couturières artisanes de la wilaya de Tizi Ouzou de présenter leurs nouvelles collections, faites de robes kabyles modernes et traditionnelles, de costumes divers et de modèles destinés pour les soirées et les mariages. Le concours  de la Robe d’or a été  remporté par celle du village Ihemziène.(04.09.2012.)

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* Béjaïa

1er Salon du bijou et du costume traditionnels à Ouzellaguen

Plusieurs artisans issus de différentes régions du pays ont participé à l’exposition-vente d’articles traditionnels dont le coup d’envoi a été donné en présence du directeur de la Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) de Béjaïa et des représentants des autorités locales.

L’école primaire Touahri-Arezki de la ville d’Ighzer Amokrane, chef-lieu de la commune d’Ouzellaguen, a abrité du 5 au 8  de ce mois de juillet, le 1er Salon du bijou et du costume traditionnel qu’a organisé la Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) de la wilaya de Béjaïa, en collaboration avec l’APC d’Ouzellaguen.
Plusieurs artisans issus de différentes régions du pays ont participé à cette exposition-vente d’articles traditionnels dont le coup d’envoi a été donné dans la matinée de lundi dernier, en présence du directeur de la CAM de Béjaïa et des représentants des autorités locales. Quatre salles de classe dudit établissement scolaire faisant office de stands pour les exposants ne cessent d’attirer, à longueur de journée, de nombreux visiteurs qui viennent le plus souvent en famille pour s’offrir un cadeau ou tout simplement contempler tout ce décor ornemental. Une panoplie d’objets d’arts traditionnels garnit les étals de ces artisans.
Des bijoux de Kabylie (Tizi-Ouzou, Béjaïa et Bouira), des habits traditionnels tels que ces costumes des Touareg (Tamanrasset), de Boussaâda  (M’sila), de Touggourt (Ouargla)… Voilà l’essentiel des produits exposés.
Un jeune artisan bijoutier de Timezrit (Béjaïa) n’a pas hésité à ramener avec lui l’ensemble de ses outils de travail pour faire étalage de son savoir-faire. Ainsi, en plus de la vente, il propose aux visiteurs l’entretien et la réparation des bijoux.
Dans la même salle, un autre jeune artisan luthier, originaire de Toudja, exhibe des mandoles flambant neufs qu’il a fabriqués de ses propres mains. Interrogé sur l’objectif principal de ce salon, le directeur de la CAM de Béjaïa, M. Nour Zoulim, soutiendra que ce genre d’initiatives vise essentiellement “la promotion des produits exposés (bijou local et national, et le costume traditionnel), en vue de donner un caractère économique à l’activité artisanale”. Et d’ajouter : “Ce salon permettra également à la population locale de découvrir la diversité et la richesse de nos activités artisanales qu’il faudra préserver et promouvoir.”
Enfin, il y a lieu de signaler qu’après la clôture de ce salon, prévue pour le jeudi 8 juillet, la Chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya de Béjaïa organisera du 9 au 16 du même mois, la fête de la poterie dans la commune d’Aït Smaïl en collaboration avec le mouvement associatif local. (Liberté-11.07.2010.)

* Conférence sur le bijou kabyle : Symbole de la berbérité

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La fabrication demeurant le plus souvent traditionnelle, c’est près d’une simple forge dans laquelle les braises sont rougies par un petit soufflet que les bijoux sont travaillés avec art sur une minuscule enclume.L’anthropologue Ali Sayad a animé au Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme (CIDEF) une intéressante conférence ayant pour thème « Orfèvrerie algérienne, l’artisan, le symbole ». Natif d’Ath Yenni, Ali Sayad est un brillant universitaire qui a enseigné à l’université, en France notamment. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de recherche et de littérature. Il a édité le Premier agenda berbère en 1982, Le bulletin d’études berbères, La Narratrice, La rage dedans. Ali Sayad est l’un des précurseurs à avoir codifié la langue berbère avec le regretté écrivain Mouloud Mammeri. En outre, il a eu l’opportunité de vivre dans les Aurès, le Hoggar et diverses contrées du Sud.

Ainsi, durant plus de deux heures, l’universitaire dévoila à l’assistance composée en majorité de femmes, l’un des pans du bijou kabyle. L’artisan, dira-il, est de toutes les cérémonies. Pour célébrer les naissances, les fiançailles et les mariages, il fabrique des bijoux annonciateurs de richesses fécondes. « Dans la Méditerranée antique, les bijoux portés par les filles de bonne famille étaient exclusivement en argent, symbole entre autres de la blancheur, l’innocence, la pureté, la cherté, la franchise et de la fraîcheur ». Le conférencier rappelle que l’or était destiné à être frappé en monnaie, car il était le symbole du commerce. Les filles « monnayables » affichaient leur statut social de semi-mondaines, de courtisanes, en portant des colliers de pièces d’or.

La Kabylie, soutient Ali Sayad, est la région de l’Afrique du Nord la plus féconde en bijoux. La réputation des bijoux kabyles est incontestablement la résultante de la production des orfèvres installés dans six villages à Aït Yenni. Aujourd’hui encore, les Aït Yenni signent des œuvres séculaires. L’universitaire est convaincu que l’originalité et le renom des bijoux kabyles résident avant tout dans la présence d’émaux de couleurs bleue, verte et jaune dont la douceur des tons rehausse l’éclat des sertissures de corail. Les bijoux en argent reçoivent les émaux dans un cloisonnement filigrané. Le filigrane, explique le conférencier, est la technique qui consiste à faire passer un fil d’argent dans des trous de diamètre étroit jusqu’à le réduire à l’épaisseur d’un cheveu.

« En composant au moyen de ces fils les motifs les plus variés, les agençant par brassage soit entre eux, soit sur une plaque ou une pièce de monnaie en argent, l’artisan vise à obtenir les assemblages les plus esthétiques, passant de la simplicité de la première forme à la maturité du style ». La répétition des gestes, les formes et les figures géométriques représentées créent, ainsi, une unité stylistique kabyle qui ne reproduit jamais des modèles stéréotypés. Le bijou, précise Ali Sayad, à l’instar de tous les objets d’art, restitue par un style et un langage particuliers la mémoire d’un savoir-faire, d’un cumul de connaissances et de techniques.

« Il reflète un idéal de pensées et de sentiments, l’empreinte de la vie émotionnelle et spirituelle, gravés dans le répertoire des formes et des lignes, près des chroniques, des contes et des poésies orales qui créent la mémoire d’un peuple ». La conférence a été suivie par la démonstration d’une ancienne collection de bijoux berbères. Ali Sayad s’est lancé dans l’explication de certaines pièces de ces chefs-d’œuvre. On apprendra que le bijou, complément indispensable du costume, joue un rôle essentiel dans la vie sociale féminine, surtout chez la jeune mariée, dont le trousseau peut renfermer jusqu’à plusieurs coffres de bijoux diversifiés. A la quantité s’ajoute la diversité. Quand une femme donne naissance à un garçon, elle porte un genre de broche au haut de la tête, façon singulière d’en informer son entourage.

Afin que l’enfant soit riche, le bijou est fait sur une pièce d’argent. Le vert, le bleu et le jaune sont les trois couleurs redondantes dans la fabrication du bijou. Ces couleurs reflètent les trois saisons du Nil, en l’occurence les inondations (bleu), les semailles (vert) et les récoltes (jaune). Les petites étoiles qui sertissent tous les bijoux représentent le nombre d’enfants qu’aura la future maman. Les boucles d’oreilles se portent à différents niveaux de l’oreille, d’où les différents types. Elles portent presque toujours les bijoux par paire. Quant aux colliers, ils sont d’une grande beauté, très chargés, ils recouvrent toute la poitrine. (El Watan-10.07.2010.)

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**Concours de la meilleure robe kabyle à Tizi Ouzou

La deuxième édition du «Rendez-vous de la robe kabyle» s’est déroulé à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.

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 Ce défilé a permis en tout cas à de nombreuses couturières artisanes dans la région de présenter leurs produits.

Organisée au début de la semaine à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, la seconde édition du défilé de mode, consacré particulièrement à la robe kabyle, s’est encore tirée avec un franc succès devant un immense public de divers âges et des deux sexes, mais majoritairement composé de jeunes femmes. Le public a visiblement suivi avec intérêt le défilé assuré par des mannequins d’une élégance, qui ne fait nullement rougir devant celle de pays plus huppés en la matière. Les charmantes filles mannequins se succédaient, tantôt en groupe, tantôt en individuel, portant fièrement de ces amples vêtements, traditionnels et modernes, typiquement kabyles, coupés avec art par des couturières de renom dans la région, à l’image de Mme Amirouche avec sa maison Robe d’or basée à Iflissen (Tigzirt), ou de Mme Mendjel de Robe d’ange venue des Ouadhias, ou encore de Mme Rekik et ses filles venues de Beni Douala.

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L’assistance a, particulièrement, apprécié la présentation d’une diversité de  modèles, comme le burnous blanc de la mariée, la méthode de dévoilement de cette dernière de son habit joliment brodé de motifs berbères, le tout sous le regard «langoureux», d’abord de son futur époux, ensuite de celui, admiratif et chaleureux, des convives et de la famille (public), rappelant un peu virtuellement, à ce dernier, la convivialité et l’extase de ces mariages traditionnels de chez nous. L’occasion de ce défilé a permis en tout cas à de nombreuses couturières artisanes dans la région de présenter leurs produits : des variétés de robes kabyles, notamment celles de Beni Douala, 100% artisanales et de tradition, celles nécessitant le port, selon le désir, d’un châle adapté à la partie haute du corps ou une «fota» pour la partie basse, entourant la taille ; celles amples, aérées, avec ou sans manches longues, en décolletés ou à échancrures diverses, laissant apparaître les charmes de la femme au niveau du cou, des épaules et des jambes, celles «enivrant» les yeux de par les couleurs chatoyantes, portant en bordure des stries et de fines bandes zigzaguées et coloriées enjolivant davantage le bas du vêtement, le pourtour des ouvertures de l’habit, (collier, manches, bas-pans, etc.).

Quels que soient le temps qu’il fait, la saison ou la circonstance (fêtes de mariage, de circoncision, religieuse…), la femme en Kabylie ne s’embrouille pas trop pour s’habiller, tant elle a toujours un modèle d’habit à mettre, qui s’adapte, la distingue, la met dans son élément et lui assure charme, quasiment en tous âges. Mourad Aït Ahmed et Mme Feriel, organisateurs de cette deuxième édition du défilé, ont exprimé, à cette occasion, leurs vifs remerciements à l’ensemble des participantes et participants qui ont beaucoup aidé dans l’organisation de cette véritable fête, notamment le comité local du Croissant-Rouge algérien (CRA) de Tizi Ouzou, les DJ King et Sweet, les chanteurs Mehenna Aber et le groupe de rap Alger-K, Sopsy et le comédien Tak Mister, qui ont assuré une agréable animation. Les organisateurs disent : «Toute notre gratitude aux directions de wilaya et de la maison de la culture du même secteur, portant le nom du regretté, mais illustre écrivain, Mouloud Mammeri, pour avoir parrainé cette fête grandiose». Sponsorisé par Studio-21 de Tizi Ouzou, le défilé, qui a vu la présentation donc d’une collection de vêtements traditionnels de femmes berbères, avec des styles s’identifiant à chaque couturière, a été assuré sur scène par sept charmantes filles mannequins, admirablement coiffées par le salon Bien-être de la capitale du Djurdjura.

«A travers cette manifestation, nous voulons surtout mettre en valeur la robe kabyle en avisant les gens que si l’on s’adressait directement à la source, c’est-à-dire, auprès de ces honorables filles et dames couturières, que, fréquemment, chez certains mercantiles — qui n’ont rien de la noblesse du commerçant digne et sobre de chez nous — tentent d’arnaquer, l’on découvrirait que cet habit n’est pas du tout cher, et l’on démentirait de soi-même les ragots répandus sur la pseudo cherté de la robe kabyle», dira Mme Feriel avec un sentiment d’amertume, à ce propos justement. Elle estime que «ce type de défilé, dont je souhaite qu’il devienne un festival national que l’on organiserait périodiquement partout à travers le territoire national, est pour nous un espace d’expression, d’innovation dans nos modèles, produits et, surtout, de nouveaux styles et créations ; c’est une sorte de suite naturelle de Miss Kabylie que nous organisions aussi annuellement avec beaucoup de succès». Décidément, pour nos stylistes modélistes de ce vêtement particulier, la robe kabyle reste, dans ses diverses coupes, un habitat indémodable, immortel et d’éternité…(El Watan-21.05.2011.)

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* robes berbères personnalisées

* Portrait. La styliste Khadidja Hamsi

Khadidja Hamsi possède les nombreux atouts d’une styliste et d’une créatrice confirmée. Ses traits révèlent quelque part un caractère rebelle et une nature de combattante. Chineuse, passionnée et fin stratège, Khadidja concilie mode et onirisme au quotidien. Coquette et femme de caractère, elle a su imposer son univers de fantasmes et de fantaisies sur des tissus soyeux et autres. Avec un sourire qui ne la quitte pratiquement jamais, Khadidja parle de son parcours comme d’un conte de fées. Un parcours artistique, auréolé de rencontres, de joies et de peines. Khadidja se plaît à répéter qu’elle se définit comme une autodidacte qui a réussi à réaliser des robes berbères personnalisées à ces nombreuses clientes. Sur un ton nostalgique, cette créatrice à l’élélgance et à la beauté intemporelle se rappelle, qu’étant gamine, elle était assoiffée de lecture. Hélas, un désir qu’elle n’a pas pu assouvir chez ses parents, car mis à part le livre religieux, aucun autre livre ne traînait dans la maisonnée. Ce n’est qu’à 16 ans, âge de son mariage, qu’elle basculera dans un monde différent, en l’occurrence, artistique.

D’une voix émue, Khadidja se souvient que c’est le regretté réalisateur Azzeddine Meddour qui a détecté en elle une fibre artistique. « Il rêvait de faire un film sur Fathma N’soumer, dont il voulait que j’incarne le premier rôle, mais à l’époque, il y avait un certain étouffement à tout ce qui était berbère », dit-elle. Petit à petit, Khadidja commence à fréquenter les milieux de l’intelligensia algérienne, où elle aura l’immense plaisir de côtoyer Kateb Yacine, M’hamed Issiakhem… et de prêter sa voix à des récitals poétiques. C’est en lisant un ouvrage sur les symboles berbères que son amour pour la couture s’aiguise. Quoique timidement, elle commence par réaliser de petits modèles prêt-à-porter avant de se lancer dans la haute couture en confectionnant sa première robe de mariée berbère en coton indien. Son travail fut découvert une première fois à l’école américaine d’Alger, lors d’une exposition de tenues. Suivront d’autres expositions en Algérie et à l’étranger. « Au départ, mes tenues ne faisaient pas l’objet de vente, mais par la suite, j’avais opté pour la vente pour subvenir aux besoins de mes enfants », confie-t-elle. Khadidja fait appel à son inspiration du moment pour réaliser ses créations aux découpes parfaites et à la broderie épurée, le tout exhumé du terroir kabyle. Chacun de ses produits est une création unique en son genre. En effet, notre interlocutrice insiste sur le fait qu’elle n’a jamais refait la même robe, la même « fouta » ou encore la même étole. Au départ, elle n’a ni modèle précis ni patron préconçu. Ses pièces réalisées entièrement à la main nécessitent des heures, voire des mois de travail. C’est l’inspiration du moment qui l’a guide vers ce désir de donner vie à une créativité unique en son genre, le tout rehaussé de belles broderies aux couleurs chatoyantes. D’une voix douce, d’un sourire sage et de yeux pétillants qui reflètent l’image d’une femme rêveuse, la créatrice estime sans prétention aucune qu’il y a une ressemblance dans son travail avec celui du couturier Lacroix au niveau des couleurs écarlates et des broderies chargées. Khadidja part de l’idée que chaque culture a une force dans laquelle elle peut puiser son inspiration. Ses créations sont le fruit de son regard sur le patrimoine berbère, auquel elle est farouchement sensible. A travers ses créations, elle a voulu faire sortir la robe berbère du folklore. A la question de savoir si la mode occupe une place de choix en Algérie, notre interlocutrice répond par la négative : « C’est une catastrophe. C’est du tape à l’œil qu’on voit actuellement. Je regrette l’ancienne mode de mon époque qui était plus sobre et élégante. Dans la rue, on croise des femmes habillées à la syrienne et autres. Les Algériennes sont certes belles, mais hélas elles sont mal habillées. Il n’y a aucune recherche au niveau vestimentaire. »(El Watan- 26.04.09.)

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181 réponses à “robes et bijoux d’Algérie”

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  1. 2 09 2012
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