Les fleurs du bien

Herbiers de grands-mères et manuels d'herboristes deviennent, pour les laboratoires, une extraordinaire source de substances pour des médicaments de pointe.
Herbiers de grands-mères et manuels d’herboristes deviennent, pour les laboratoires, une extraordinaire source de substances pour des médicaments de pointe.

La nature est meilleure chimiste que l’homme. Elle recèle une véritable armoire à pharmacie que l’on redécouvre aujourd’hui. Après l’ère du médicament de synthèse, 100% chimique, beaucoup sont tentés par des traitements plus naturels. Issus d’un jardin thérapeutique où tout ne serait qu’«ordre et beauté, luxe, calme et volupté»…

Les fleurs du bien dans actualité coeur- Passiflore, valériane, lavande ou violette… ne composent pas seulement un joli bouquet champêtre. Elles constituent également des remèdes pour nombre de nos maux quotidiens. Alors que l’écologie est en vogue, on semble redécouvrir les propriétés médicinales de notre flore, après des décennies de désamour. Il était temps de mettre fin à cette méprise linguistique populaire qui avait insidieusement transformé les remèdes ancestraux de bona fama - en latin «de bonne réputation» – en remèdes de «bonne femme», reléguant ainsi les potions d’Hippocrate au rang des modestes recettes de Rika Zaraï. Tout un symbole…C’est pourtant depuis la nuit des temps que l’homme collecte dans la nature de quoi se soigner. Déjà, les Egyptiens connaissaient les effets diurétiques de la scille et les pouvoirs calmants de l’opium, extrait du pavot. Le premier «traité de médecine», le Papyrus Ebers, date de 1600 ans avant notre ère et recense 800 préparations à base de plantes et de minéraux. Une médecine naturelle qui n’a cessé de s’enrichir au fil du temps et des cultures, par tradition orale mais aussi par tradition écrite, avec les ouvrages d’Hippocrate, de Pline l’Ancien, de Galien, puis des ecclésiastiques du Moyen Age, qui cultivaient dans leurs monastères leur jardin des simples. Les médecins perses et arabes, puis les grandes expéditions vers l’Orient et l’Amérique sont venus étoffer cette science empirique… Aujourd’hui encore, plus de la moitié des médicaments utilisés ont une origine végétale.

Mais comment les Anciens, dotés de moyens plus que rudimentaires, ont-ils pu percer le secret de ces végétaux? En se plantant devant et en les observant des siècles durant. Jusqu’à élaborer une théorie déconcertante, fondée sur la signature des plantes, que Paracelse (médecin et alchimiste suisse du XVIe siècle) va populariser: similia similibus curantur (les semblables soignent les semblables). Une plante manifesterait par un signe les propriétés qu’elle possède ou l’organe qu’elle soigne, signe que seuls les sages savent interpréter. Ce peut être dans sa forme, sa couleur ou son mode de vie. Un modelé cordiforme pourrait révéler des vertus généreuses pour le cœur, une teinte pourpre signifier une action sur la circulation sanguine, un terreau froid et humide annoncer un effet anti-inflammatoire. Dame Nature est facétieuse. Le remède se mérite. Il faut d’abord résoudre l’énigme.

« C’est ainsi, raconte le Pr Jean-Marie Pelt, botaniste et président de l’Institut européen d’écologie, qu’au XVIII e siècle, le révérend britannique Edward Stone remarque que le saule ne semble pas souffrir de pousser les pieds dans l’eau. Se fondant sur la doctrine des signatures, il présume que l’écorce du saule pourrait protéger des refroidissements. »

Effectivement, celle-ci est dotée d’une molécule, la salicyline, révélée bien plus tard, et efficace contre les états fiévreux. Cette même molécule fut repérée dans les bourgeons de la délicate reine-des-prés, qui s’épanouit sur les terres humides. Elle offrira l’acide salicylique, à l’origine de l’aspirine.

« La flore est enracinée dans son environnement, et doit donc s’y s’adapter, en développant des défenses pour se prémunir des prédateurs et autres facteurs de risques pour sa survie », explique Claude Fromageot, directeur du centre de recherche Yves Rocher. Et la plante de sécréter sucs, corpuscules et autres floricoles qui servent à la protection de son organisme… comme du nôtre.

A notre époque encore, chercheurs et botanistes utilisent cette approche pour pister des particules aux propriétés prometteuses. C’est après avoir noté que l’aphloïa possédait de forts concentrés de mangiférine, un composé anti-oxydant qui lui permet de résister au rayonnement solaire, qu’Yves Rocher a intégré cette plante dans ses crèmes protectrices. Mais les scientifiques disposent d’outils perfectionnés pour déceler les principes actifs bienfaisants. Et d’études scientifiques pour en attester les effets supposés. « Dans la grande majorité des cas, constate Jean-Marie Pelt, celles-ci ont confirmé les observations des Anciens. » Mais il reste beaucoup à apprendre. Sur les 800.000 espèces végétales dont 300.000 plantes à fleurs que compterait notre planète, 250.000 ont été répertoriées et à peine 3 000 étudiées. Tout un champ de connaissances à défricher et à déchiffrer.

Longtemps, la plante a été appréhendée dans son totum, c’est-à-dire dans tout ou partie de ses éléments. Sans les dissocier. Ce qui est toujours le cas, aujourd’hui, en phytothérapie. Mais les chimistes des XIXe et XXe siècles sont parvenus à isoler et à extraire des composés spécifiques des tiges, racines, feuilles ou sommités fleuries. Ils les ont traitées, modifiées pour en optimiser les vertus ou en diminuer la toxicité. Ils les ont aussi synthétisées et copiées chimiquement, avec, pour objectif, d’en contrôler les dosages et de les reproduire en quantité. La médecine a fait des pas de géant. Une nouvelle ère s’est alors ouverte.

Herbiers de grands-mères et manuels d’herboristes deviennent, pour les laboratoires, une extraordinaire source de substances pour des médicaments de pointe. Les feuilles de l’if et la pervenche de Madagascar sécrètent des alcaloïdes anticancéreux, la digitale pourprée dispose de digitaline, un excellent cardiotonique… Cette « révolution pharmacobiologique » n’a pas été sans dégâts. L’if a failli disparaître purement et simplement de la surface du globe, tant il était arraché et exploité.

C’est la ruée vers l’or vert, essentiellement menée dans les pays de la zone intertropicale, les plus riches en variétés végétales. Des nuées de chercheurs butinent la biodiversité de territoires entiers pour collecter le maximum d’échantillons. Il faut tester 100.000 molécules pour en débusquer une ou deux prodigieuses. Ils font également appel au savoir de guérisseurs. Une nouvelle science émerge : l’ethnopharmacologie, que certains comparent à l’espionnage médicinal… Le fait est que, durant des décennies, la prospection et l’exploitation végétales se sont faites au seul profit des laboratoires et des industriels, sans contrepartie pour l’Etat d’origine de la plante, jusqu’à ce que la convention de Rio impose « un partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques ».

Mais, comme le déplore Jean-Marie Pelt, « il subsiste encore des entreprises qui contournent les règles du jeu et s’inspirent des molécules naturelles pour fabriquer et breveter des collections de molécules voisines ». On ne jure plus alors que par la molécule de synthèse, et l’on supprime, en 1941, le diplôme d’herboriste. La phytothérapie, jugée peu active et peu fiable, est réduite au rôle de cousin de province. C’était sans compter avec le retour en force dudit cousin, lorsqu’il fut constaté que dissocier une propriété des autres pouvait engendrer un déséquilibre et des effets secondaires déplaisants, que ne connaissait pas la version douce de l’emploi des plantes dans leur ensemble. La synergie des composés ne brusque pas les organismes. Si l’homme est chimiste, la nature est alchimiste. Et ses présents naturels valent de l’or. « Nombreux sont ceux qui demandent, en consultation, des soins par les plantes, constate le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste et phytothérapeute. Pour remédier aux petits maux quotidiens, prévenir des pathologies chroniques ou soulager les effets secondaires de traitements lourds. La réponse n’est pas toujours adaptée. Les médecins ne sont pas formés à l’usage des plantes, discipline qui a disparu de l’enseignement obligatoire. Elle devrait pourtant faire partie du panel thérapeutique de chaque médecin. »

D’autant que, depuis 2008, près de 150 plantes sont en vente libre, hors officines. Proposées en grandes surfaces, sur internet, sans conseils ni précautions d’emploi. De quoi jouer les apprentis sorciers. En effet, ce qui est naturel n’est pas sans danger. La flore a des épines. La plupart des plantes dont sont issus de grands médicaments sont d’une toxicité foudroyante. Et d’autres plus anodines, prises en excès ou mal à propos, ont des effets indésirables… Sans omettre les risques d’interactions avec d’autres traitements et, notamment, les médicaments anticancéreux. Récemment, les oncologues ont mis en garde les patients contre un emploi inconsidéré du millepertuis, de la « primevère du soir » (onagre), du ginkgo biloba, du thé vert ou du chardon-marie… Il ne faudrait pas que les plantes de bona fama y perdent leur bonne réputation.Jean-Marie Pelt est l’auteur de nombreux ouvrages sur les plantes, parmi lesquels Les Dons précieux de la nature (Fayard) et Quelle écologie pour demain?(L’Esprit du temps). (Le Figaro-Mag.06.08.2010.)

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L’eau florale de bleuet, une alliée des peaux fatiguées

Des plus connues, l’eau florale de bleuet est très utilisée en démaquillant pour défatiguer le teint et soulager les yeux gonflés. Elle est la parfaite alliée des peaux fatiguées, alors n’hésitez plus à l’intégrer dans votre routine beauté.

Aussi efficaces que les huiles essentielles, les eaux florales ont la particularité d’être simples d’utilisation. Sans précaution d’emploi, elles peuvent aussi bien s’utiliser en amont d’une nuit réparatrice comme au réveil avant d’entamer sa journée. L’eau florale de bleuet revitalise les peaux fatiguées.

Qu’est-ce qu’une eau florale ?

L’eau florale, aussi appelée hydrolat, est recueillie après distillation d’une plante à la vapeur d’eau. Deux substances sont alors extraites : l’huile essentielle d’une part, et l’eau florale d’autre part. Les eaux florales contiennent les mêmes propriétés que les huiles essentielles. Moins concentrées, elles peuvent ainsi être utilisées sans précaution particulières. Elles s’utilisent sur peaux propres, en soin de nuit ou en tonique.

Elle défatigue

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La fleur de bleuet est idéale pour apaiser les peaux facilement marquées par la fatigue. Son eau florale possède des propriétés décongestionnantes qui réduit les yeux gonflés, atténue les cernes et les poches. Elle redonne de la vitalité au teint terne et apaise les rougeurs des peaux acnéiques ou couperosées grâce à ses propriétés anti-inflammatoires. Vous pouvez la mélanger à une huile végétale pour confectionner une recette maison de démaquillant pour yeux sensibles.

Elle revitalise les teints ternes

L’eau florale de bleuet tonifie et vivifie les peaux sèches ou dévitalisées. Utilisée en lotion après le démaquillage, elle régénère l’épiderme tout en rafraîchissant et en éclaircissant le teint. Elle fait donc un très bon soin tonique pour la peau et sa fraîcheur est est très appréciable en été.

Elle régule le sébum

L’eau florale de bleuet régule l’excès de sébum de la peau et resserre les pores dilatés. Elle convient donc parfaitement aux peaux mixtes et à problèmes. Concernant les peaux sèches, veillez à ne pas en appliquer sur toute la surface du visage mais uniquement sur la zone T (front – nez- menton) car le bleuet à tendance à assécher la peau.

Conseils d’utilisation

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  • Comme toutes les eaux florales, elle doit être bio : le bleuet capte très facilement les résidus chimiques et les pesticides.
  • Veillez à bien la garder dans un endroit frais et à l’abri de la lumière pour profiter de tous ses bienfaits.
  • Fiez vous à votre odorat car une eau florale avec une forte odeur révèles d’une grande concentration en principes actifs.
  • Pour défatiguer les yeux, l’eau florale doit être appliquée en compresses.
  • Pour réduire les rougeurs comme les coups de soleil ou l’utiliser en soin de nuit, elle peut être appliquée avec un peu d’huile végétale comme celle de jojoba.

*source:  bioalaune.com / Par Juliette Labracherie publié le 23/05/2017

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**l’anti-cernes à 100%

*Le bleuet contient des antioxydants qui permettent de ralentir le processus de vieillissement

*Le bleuet, la fleur anti-inflammatoire pour apaiser les maux du quotidien

La fleur de bleuet est, depuis le Moyen Âge, associée aux soins des yeux… Mais ses vertus apaisantes sont utiles pour bien d’autres maux du quotidien. Découvrez les vertus inflammatoires du bleuet à travers ses divers usages.

Le bleuet (Centaurea cyanus) fait partie de la famille des plantes dites messicoles, qui poussent au milieu des céréales au moment de la moisson. D’origine orientale, ses graines ont voyagé « incognito » jusqu’à nous avec les céréales… Il est en voie de disparition dans nos campagnes suite à l’usage de pesticides ou d’azote. Et sa présence dans un champ de blé est même devenue un marqueur de la qualité des sols !

Ne pas confondre le bleuet des champs (Centaurea cyanus) et la myrtille (Vaccinium angustifolium Aiton), que les Canadiens appellent aussi « bleuet ».

Comment le choisir ?Préférez-le bio et lisez bien l’étiquette : dans la liste des ingrédients, seul le nom latin de la plante (Centaurea cyanus) doit figurer et aucun autre nom derrière ! Certains fabricants rajoutent des conservateurs pour la stabiliser, qui vont à l’encontre de ses usages médicinaux. La mention de la date de distillation est aussi un critère de qualité.

Y a-t-il des précautions d’emploi ?Vérifier les dates de conservation. L’eau florale de bleuet ne contient pas assez de composés aromatiques pour garantir une conservation longue. Elle peut vite se détériorer, voire fermenter. Lorsqu’elle est de qualité, elle se conserve 1 an après distillation, et 3 à 6 mois après ouverture.*source: .topsanté

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26 réponses à “Les fleurs du bien”

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