Aliments et diététique

*Les céréales. ( et les régimes alimentaires)–Analyse aliment par aliment .

 * Le blé peut être considéré comme un véritable monstre, si l’on tient compte des immenses transformations qu’il a subi . Je le tiens pour dangereux, en raison de la structure de ses protéines et du fait qu’il

est toujours cuit. Il faut donc supprimer le pain, les croissants, les gâteaux

contenant du blé, les pizzas, les biscuits, les biscottes, les galettes de blé, la

farine de blé, les pâtes et les semoules. Le pain complet est pire encore que

le pain classique, car il est plus cuit et plus riche en molécules de Maillard.*

Le kamut n’est pas un blé ancestral, comme on cherche parfois à le

faire croire, car il a doublé ses chromosomes. Il est donc à exclure.

* Le petit épeautre est vraiment un blé ancestral. Il est peut-être tolérable

quand il est authentique et consommé cru. Je ne puis l’affirmer, n’ayant

pu encore le vérifier. Par contre, le pain d’épeautre est interdit, car après

avoir cuit à 300 °C, il est aussi redoutable que le pain de blé.

* L’orge, le seigle et l’avoine appartiennent à la famille du blé, mais

ont connu beaucoup moins de changements puisqu’ils ont conservé 7 paires

de chromosomes. Il faut cependant les abolir, car ils sont toujours absorbés

cuits, ce qui leur confère les mêmes inconvénients que le pain d’épeautre.

La bière, qui contient des protéines de l’orge, a eu des effets négatifs chez  certains des patients.

* Le maïs apparaît comme un deuxième monstre, en raison des grandesmodifications qu’il a accumulé. Il est dangereux, pour les  mêmes raisons que le blé. Il faut donc supprimer les corn flakes, le pop corn,

les grains de maïs doux et la farine de maïs.

* Le riz est resté semblable à sa forme sauvage préhistorique. L’expériencemontre qu’il n’est presque jamais nocif. Aussi est-il autorisé, aussi

bien le riz blanc que le riz complet.

* Le sarrasin

est fort bien toléré par les humains et est donc largement

permis. Il en est de même pour le sésame.

* Sur les céréales africaines (mil, millet, sorgho), rarement utilisées

en France, je n’ai pas d’opinion. Le danger dans les céréales provient des

protéines mutées et cuites. Par contre, les glucides sont inoffensifs. La

présence d’amidon de maïs ou de sirop de blé dans un produit n’interdit pas

se consommation.

3. Les viandes

Je les considère comme mauvaises quand elles sont cuites

et comme

bonnes quand elles sont crues. Mais certains individus sont totalement

incapables, en raison le plus souvent d’un obstacle psychique, de manger

leur viande crue. On tolérera pour eux une cuisson la plus brève et la moins

forte possible. Il faut, dans une viande non biologique, préférer le maigre

au gras, souvent bourré de déchets lipophiles.La notion de

toxiques lipophiles a été bien précisée par FRADIN (1991b).

Ce sont des substances qui franchissent la barrière intestinale, quand elle est

trop perméable et ont une affinité pour le tissu adipeux où ils sont stockés.

Les principaux toxiques lipophiles sont les pesticides, certains solvants, certaines

molécules créées par la cuisson,

de nombreux médicaments psychotropes

et certains additifs alimentaires. Les toxiques lipophiles inhibent lefonctionnement de certaines enzymes, élongases et désaturases, qui permettent

la synthèse des acides gras oméga 3, protecteurs contre l’athérosclérose

et les infections.

Les viandes doivent être de qualité irréprochable, achetées chez un

commerçant de confiance. Le boeuf, le veau, le mouton, le cheval seront privilégiés,

car assez faciles à absorber crus, soit tels quels, soit sous forme de

tartare ou de carpaccio. J’éprouve une certaine méfiance envers l’agneau et

le porc, souvent nourris de façon très artificielle. Il en est de même pour les

volailles et le lapin, de surcroît peu appétissants à l’état cru.

Les gibiers sont malaisés à ingurgiter crus. À titre exceptionnel sera

permis un gibier peu cuit, saignant, comme par exemple le lièvre ou le sanglier.

Les abats posent le même problème. A titre exceptionnel, on pourra

admettre le foie ou les rognons saignants ou bleus.

4. Les charcuteries

Sont autorisées les charcuteries crues : jambon cru, saucisson, saucisse,

chorizo, salami, figatelli. Il faut sélectionner des produits de qualité,

faisant augurer une nourriture plus soignée des porcs. Sont exclues lescharcuteries cuites : jambon cuit, paté, rillettes, boudin, andouillette, etc.

La seule exception est constituée par les foies gras, car la graisse d’oie

et la graisse de canard ont la réputation justifiée d’être plutôt bonnes pour la

santé. C’est dans le Gers qu’on compte le plus de femmes centenaires.

5. Les oeufs

Comme la viande, l’oeuf est nocif quand il est cuit, valable quand ilest cru. L’idéal est de se procurer des oeufs biologiques. Le blanc, uniquement

formé d’albumine et peu ragoûtant, peut être écarté, alors que le

jaune sera gobé. Pour les sujets qui ne souhaitent pas manger d’oeufs crus,

les préparer à la coque à température peu élevée ou en omelette très

« baveuse ».

6. Les poissons

Le poisson cuit est moins redoutable que la viande cuite. Cependant,

mieux vaut opter pour le poisson cru. Sans préparation, celui-ci est peu

appétissant, mais il peut devenir succulent lorsqu’il est accommodé à la

Japonaise ou à la Tahitienne. Une recette simple consiste à faire mariner de

fines tranches de poisson, du saumon par exemple, dans du jus de citron

additionné d’un peu d’huile d’olive et aromatisé par de fortes quantités de

coriandre, d’aneth et de basilic. Ce plat est conservable une semaine au

réfrigérateur. Bien entendu, le poisson doit être très frais, acheté chez un

commerçant fiable.

Si l’on souhaite cuire le poisson, choisir de préférence la vapeur douce,

qui convient fort bien pour les tranches et les filets.

Bien qu’il soit illusoire d’espérer trouver des poissons non pollués par

l’industrie humaine, on choisira ceux qui se rapprochent le plus du critère

originel : poissons de mer plutôt que de rivière, poissons sauvages plutôt

que d’élevage.

7. Les autres produits de mer

Les crustacés, les mollusques et les coquillages sont permis. Les

coquillages crus (huître, moule, palourde, etc.) sont même conseillés.

8. Les légumes verts

Ils sont tous autorisés : artichaut, asperge, aubergine, avocat, betterave,

brocoli, champignons, chou fleur, chou vert, chou rouge, courgette,

cristophine, épinard, fenouil, haricot vert, navet, poireau, salsifis et légumes

exotiques. Trop durs pour être consommés crus, ils sont cuits à la vapeur à

l’aide d’une cocotte minute ou mieux encore à l’étouffée ou à la vapeur

douce.

9. Les légumes secs ou légumineuses

Rentrent dans cette catégorie : fève, haricot blanc ou rouge, lentille,

patate douce, pois, pois chiche, pomme de terre, quinoa, soja et tapioca

(manioc). Ils sont autorisés, après cuisson analogue à celle des légumes

verts. Le lait de soja et les yaourts de soja sont de bons substituts du lait de

vache et des yaourts classiques. Il faut cependant ne pas en abuser, le soja

ayant certains inconvénients.

10. Les crudités

On usera largement des aliments appartenant à ce groupe : ail,

carotte, céleri, champignons, concombre, courge, cresson, endive, mâche,

melon, oignon, poivron, radis, salades vertes, tomate.

11. Les fruits frais

Il est fait grandement appel à ces fruits : abricot, ananas, banane,

cerise, fraise, framboise, grenade, groseille, mandarine, mangue, mûre, myrtille,

orange, pamplemousse, pastèque, pêche, poire, pomme, prune, raisin,

fruits exotiques, pour ne citer que les principaux. La châtaigne, qui est

consommée cuite, et la farine de châtaigne sont également admises.

12. Les fruits secs ou conservés

Ils sont largement représentés dans le régime : amande, arachide,

datte, figue, noisette, noix, olive, pignon et pruneau. Ils doivent être mangés

crus. Ainsi l’arachide grillée sera écartée au profit de l’arachide crue.

13. Les sucres

Le sucre classique correspond au saccharose. Il se présente ordinairementsous l’aspect de sucre blanc, qui a été raffiné dans le but d’augmenter

le goût sucré, ce qui a l’inconvénient de lui faire perdre la plupart de ses

minéraux. Il doit être écarté au profit du sucre complet, beaucoup plus

riche en potassium, en magnésium, en calcium, en phosphore, en fer et en

vitamines (DENJEAN 1989).

Les nutritionnistes recommandent ordinairement de consommer peu de

saccharose et de privilégier les sucres lents aux dépens des sucres rapides,

afin de favoriser les exercices sportifs et d’éviter l’hypoglycémie.

Pour les pratiquants du régime hypotoxique, mes conseils seront différents

:

* Tous les sucres se transforment en glucose, qui constitue l’unique

source d’énergie pour nos cellules. Il ne faut donc pas avoir peur des sucres.

Ce qui est dangereux n’est pas tellement l’excès d’ingestion de sucre que

l’incapacité de l’organisme à le métaboliser correctement.

* Chez un sujet qui mange «moderne», le pancréas, producteurd’insuline, est plus ou moins encrassé, tout comme les muscles, le tissu

adipeux et le foie, principaux utilisateurs de l’insuline. Toute ingestion un

peu forte de saccharose ou de sucre rapide déclenche une sécrétion d’insulinedysharmonieuse,

d’abord trop faible, puis trop élevée, conduisant à

des pics exagérés d’hyperglycémie, puis d’hypoglycémie.

* Chez un sujet qui mange « ancestral », le pancréas endocrine et les

organes cibles de l’insuline sont décrassés. Les entrées de sucres entraînent

une réponse insulinique physiologique, maintenant la glycémie dans des

limites normales.

* Avec l’exclusion du pain et des pâtes, certains de mes consultants, en

particulier les sportifs, me demandent où ils vont trouver leurs sucres lents.

Ce n’est pas un problème, car :

a) Le sucre au métabolisme le plus lent est le fructose. Or celui-ci est

amené en abondance par les fruits largement consommés dans ma méthode.

b) Dans un organisme décrassé par une diététique bien choisie, le foie

puise sans difficultés dans ses réserves de glycogène et d’acides gras pour

fournir du glucose à la demande.

c) Tous les sportifs qui ont adopté mes principes ont amélioré leurs

performances. Je reviendrai sur ce point dans un chapitre ultérieur.Enfin le

lactose, qui fait peur à certains de mes patients parce que ce

nom leur rappelle le lait, est un sucre inoffensif. Sa présence dans un aliment

n’interdit aucunement de manger celui-ci.

14. Les huiles

Les huiles raffinées contenant de faibles quantités d’hexane et ayant

subi de multiples modifications aux conséquences mal connues, sont à proscrire. Il en est de même pour les

margarines encore plus maltraitées et où abondent les acides gras trans. Il faut se cantonner aux huiles vierges utilisées crues.

Toutes les huiles apportent l’acide linoléique. Je conseille souvent les huiles suivantes :

* Olive qui apporte des acides gras mono-insaturés.

* Noix crues, soja et colza qui apportent l’acide a linolénique.

* Onagre et bourrache qui apportent l’acide y linolénique.

Mais d’autres huiles sont intéressantes, pourvu qu’elles soient viergeset consommées crues. Il faut s’adresser à des magasins spécialisés dans les

denrées biologiques. Le label vierge signifie que l’huile a été extraite de la

plante uniquement par des procédés physiques ou mécaniques et n’a été

soumise à aucun traitement chimique.

15. Aliments divers

Sont conseillés le miel et les pollens, produits naturels par excellence,et aussi les graines germées de légumineuses ou de céréales ancestrales

non mutées : soja, lentilles, pois chiche, haricot, luzerne, riz, mil et petit

épeautre (avec un doute pour les deux derniers).

Le chocolat, qui est cuit et contient du sucre raffiné, est à limiter. On

choisira du chocolat noir,

biologique dont le sucre est complet. Les confitures

qui sont cuites et bourrées de sucre blanc sont à écarter.

16. Les condiments

Ils sont tous autorisés : sel, poivre, vinaigre, citron, oignon, ail, moutarde,

persil, câpre, cornichon, curry, plantes aromatiques. La quantité desel doit être limitée,

les Français en absorbant quatre fois trop. Le sel blanc

raffiné sera écarté au profit du sel complet,

beaucoup plus riche en certains

minéraux.

17. Les boissons

Il faut exclure les boissons riches en sucre blanc (sodas, jus de fruits du

commerce) et la bière qui est assimilable à une céréale, car elle contient des

protéines de l’orge.

Les autres boissons sont permises :

* L’eau du robinet et des eaux minérales diverses fournissent d’utiles

minéraux et oligo-éléments.

* Le café et le thé sont tolérés en quantité raisonnable. Certes ils

contiennent des molécules torréfiées et excitantes, mais les quantités

ingérées de substances nocives sont petites. Certains sujets aiment beaucoup

le café ou le thé, et ceci les aide à mieux supporter les impératifs du

régime.

* La chicorée est encouragée en vertu de ses propriétés cholérétiques

et dépuratives.

Certains (comme les Français notamment) ont moins souvent des accidents cardio-vasculaires que la plupart des Européens, bien qu’ils mangent autant de corps gras. Ce phénomène,appelé « paradoxe français », est attribué à la consommation d’huile

d’olive.. et

Au total

La liste des aliments interdits et la liste des aliments autorisés sont récapitulés

sur le tableau ci-dessus.

C. AUTRES RECOMMANDATIONS DIÉTÉTIQUES

1. Éviter au maximum le cuit

L’idéal est de manger un maximum d’aliments crus. Cependant le

crudivorisme intégral est difficile à réaliser, car :

* Les légumes verts et les légumes secs sont durs et beaucoup plus

faciles à ingérer, une fois ramollis par la cuisson.

* D’assez nombreux individus sont incapables d’avaler de la viande ou

du poisson cru.

Les dangers de la cuisson augmentent en fonction de la durée et

surtout de la température (ROBBANA-BARNAT et coll. 1994) :

* Jusqu’à 100 °C et même 110 °C, il se forme très peu de mutagènes,

de molécules de Maillard et d’isomères. C’est dire l’intérêt de la cuisson à

la vapeur douce ou à l’étouffée. On peut aussi pocher ou braiser.

* Au-dessus de 110 °C et surtout de 200 °C sont générés de nombreux

mutagènes, molécules de Maillard et isomères. Il faut donc éviter les foursà température élevée et surtout les grillades et les fritures qui peuvent

atteindre de 300 à 700 °C.

Une étude approfondie des divers modes de cuisson, avec leurs avantages

et leurs inconvénients, a été conduite par JOYEUX (1994). L’auteurconclue à la supériorité de la cuisson à la vapeur douce en autocuiseur,

qui ne dépasse pas 95 °C.

Les aliments protidiques produisent beaucoup plus de substances cancérigènes

que les aliments glucidiques. Sont donc redoutables viandes,

poissons, certaines sauces et bouillons. L’adjonction de matières grasses

accroît encore cette production.

*************************************

Tableau  – ALIMENTS INTERDITS

Blé dur et blé tendre (froment) : pâtes, semoule, pain, farine, pizzas, croissants,

brioches, gâteaux, galettes, biscuits, biscottes, son.

La plupart des céréales : seigle, orge, maïs, avoine, kamut, épeautre.

Laits animaux et leurs dérivés : beurre, fromages, crème, yaourts, glaces.

Sel blanc raffiné.

Sucre blanc raffiné.

Chocolat au lait.

Confitures.

Huiles raffinées.

Margarines.

Bière.

Conserves (sauf de légumes).

****************************************

ALIMENTS DÉCONSEILLÉS

Tous les aliments cuits au-dessus de 110 °C, et en particulier :

Charcuteries cuites.

Viandes cuites.

Foie.

Rognons.

OEufs trop cuits.

Poissons cuits.

Huiles cuites.

Oléagineux cuits.

Si on souhaite cuire certains produits, le faire soit très brièvement, soit à l’étouffée

ou à la vapeur douce.

*****************************************************

ALIMENTS AUTORISÉS

Viandes crues.

Charcuteries crues.

OEufs crus ou cuits modérément.

Poissons crus ou cuits modérément.

Crustacés.

Fruits de mer.

Produits fumés (modérément).

Légumes verts (cuits si possible à l’étouffée ou à la vapeur douce).

Légumes secs (cuits si possible à l’étouffée ou à la vapeur douce).

Soja (lait de soja, yaourts au soja).

Crudités.

Fruits frais.

Fruits secs.

Oléagineux crus.

Miel.

Pollens.

Riz, sarrasin et sésame.

Chocolat noir (en quantité modérée).

Graines germées de céréales ancestrales et de légumineuses.

Huiles obtenues par première pression à froid.

Sel complet.

Sucre complet.

Eau du robinet et eaux minérales.

Chicorée, infusions, café (modérément), thé (modérément).

*****************************

**Tableau  – ALIMENTS INTERDITS

Blé dur et blé tendre (froment) : pâtes, semoule, pain, farine, pizzas, croissants,

brioches, gâteaux, galettes, biscuits, biscottes, son.

La plupart des céréales : seigle, orge, maïs, avoine, kamut, épeautre.

Laits animaux et leurs dérivés : beurre, fromages, crème, yaourts, glaces.

Sel blanc raffiné.

Sucre blanc raffiné.

Chocolat au lait.

Confitures.

Huiles raffinées.

Margarines.

Bière.

Conserves (sauf de légumes).

*********************************************

*Existe-t-il des dangers à manger cru ?

Depuis les travaux de Pasteur, les humains ont peur de se contaminer

avec des bactéries et des parasites. C’est une des raisons pour lesquelles les

aliments sont souvent cuits fortement et longuement. Le fait de manger cru

fait-il courir des risques dans ce domaine ?

Les chances de contracter des bactéries dangereuses sont extrêmement

faibles. Je n’en ai jamais vu un seul cas. Nous vivons dans un univers bactériel  ( MARGULIS et SAGAN 1989) et notre organisme sait se défendre

contre les bactéries présentes dans les aliments, mais aussi dans l’air et sur

tous les objets que nous touchons. Notre appareil digestif contient 1014

bactéries,alors que notre corps ne comporte que 1013 cellules. Les bactéries que

nous avalons sont pour la plupart tuées dans l’estomac par l’acide chlorhydrique

et les survivantes viennent remplacer dans le tube digestif celles que

nous éliminons par les selles.

Il faut seulement éviter les produits avariés et les coquillages douteux.

Les grandes toxi-infections alimentaires, survenant dans les collectivités, sont

secondaires à l’ingestion de plats cuits contaminés par des staphylocoques

ou des salmonellas provenant du cuisinier.

Les chances de contracter des parasites sont également réduites. Je n’en ai pas encore observé un seul cas. Cependant, il faut rester vigilant et

je recommande à mes patients les précautions suivantes :

1) N’acheter que des aliments frais et de bonne qualité, chez des commerçants

honnêtes et compétents. Dans les produits de premier choix, les

parasites sont rares.

2) À la différence de certains pays tropicaux, les parasites mortels sont

rares en France. Il en existe cependant deux :

* La douve du foie, trouvée dans certains cressons, pissenlits et mâches

sauvages.

* La trichine, ver nématode pouvant infester le porc et le cheval.

Il faut donc vérifier, autant que faire se peut, la provenance de certaines

salades et la qualité de certaines viandes.

La meilleure protection contre les parasites est la récupération, grâce au

régime de type originel, d’un appareil digestif en bon état, dans lequel les

parasites ont bien du mal à s’installer. Jusqu’à présent, j’ai rencontré des

parasitoses à entrée digestive seulement chez des mangeurs de «cuit»,

jamais chez un mangeur de « cru ».

Même si un petit danger de parasitose existe, il faut prendre un risquecalculé. En mangeant cru, j’ai une chance sur 5 000 d’attraper un parasite,

mais j’ai dix fois moins de chances de développer un cancer ou une maladie

cardio-vasculaire. Je choisis donc de manger cru.

3. L’équilibre entre alcalins et acides

Le pH de nos cellules est à 7,4, donc légèrement alcalin. Si un être

humain ingère trop d’aliments acides, l’excès d’ions acides doit être neutralisé

par des substances tampons, afin de maintenir le pH à 7,4, ce qui est

une nécessité vitale. Le rétablissement de l’équilibre acidobasiqueconsomme de l’énergie et peut entraîner une fatigue et une fragilisation de

l’organisme.

Pour résoudre ce problème, les tenants de la méthode Kousmine vérifient

le pH des urines et administrent des substances tampons, bicarbonateset surtout citrates.  ( LABLANCHY et PAILLARD 1989).

 

Considérons à présent les caractères des différents aliments.

Sont classés comme acidifiants : viandes, poissons, oeufs, sucre raffiné, alcool, thé,

café, chocolat, légumineuses, huiles raffinées, oléagineux (sauf amandes),

céréales et produits laitiers. Sont classés comme alcalinisants : légumes verts,

légumes secs, crudités (la plupart), fruits mûrs, lait et amandes. Dans le

régime de type ancestral, les aliments acidifiants sont en quantité réduite.

En effet, céréales et produits laitiers sont supprimés, viandes ou poissons ou

oeufs sont pris au maximum une fois par jour. Au contraire, presque tous les

aliments alcalinisants sont richement représentés. Ce mode nutritionnel

favorise donc le maintien du pH à 7,4. Rien n’empêche, en cas de pH urinaire

acide, de lui adjoindre des bicarbonates ou des citrates.

4. Autres conseils

1) Les conserves sont à éliminer, car elles contiennent en général des

aliments cuits à l’aide d’huiles du commerce ou de graisses animales.

2) Les aliments fumés, viandes ou poissons, sont à consommer avecmodération. En effet, le fumage fait apparaître des substances cancérigènes :

benzopyrène, benzofluorène, benzanthracène. Le pouvoir mutagène de ces

molécules reste toutefois bien inférieur à celui de certaines carbolines

engendrées par la cuisson.

3) Le surgelé n’est pas dangereux. En effet, la préservation à une

température inférieure à – 18 °C ne modifie aucunement la structure de l’aliment,

contrairement à la cuisson. J’ai conservé depuis 1969, soit depuis

34 ans, des sérums contenant des anticorps dans un congélateur à – 25 °C.

Ces anticorps, qui sont des molécules fragiles et complexes, ont gardé

intactes toutes leurs propriétés. C’est dire l’efficacité du procédé.

Encore faut-il que le produit surgelé ait été initialement compatible

avec le régime hypotoxique.

4) Les aliments biologiques sont à privilégier, chaque fois que possible.

5) Pour ne pas commettre d’erreurs, il faut savoir déjouer certainspièges

:

* Les figues sèches sont conseillées, mais il convient d’éviter celles qui

sont enrobées de farine.

* Les galettes de riz sont tolérées, mais on doit toujours vérifier attentivement

leur composition, car elles peuvent contenir une forte proportion de blé.

5. Composition des repas

Ma position sur ce sujet est présentée sur le tableau . J’y ajouterai

quelques commentaires :

* Il n’est pas obligatoire de consommer tous les aliments proposés. Les

personnes dont l’appétit est plus faible peuvent retrancher un ou plusieurs

produits.

* La prise de protéines animales est limitée à une fois par jour.

Ceci prévient un apport excessif d’acides.

* Ce tableau n’est qu’une suggestion. De nombreux autres menus sont

envisageables, à condition de respecter les impératifs du régime.

6. Quantité de victuailles

L’objectif premier du changement nutritionnel est la qualité. Il vise à

introduire dans l’organisme humain des molécules qui lui conviennent et à

exclure des molécules qui ne lui conviennent pas.

Le problème quantitatif est moins important. Cependant, il est toujours

préférable de manger peu plutôt que de manger trop. Les repas excessifs

entraînent plus de travail pour les enzymes, les mucines, les entérocytes, les

cellules hépatiques et augmentent le nombre de déchets d’origine alimentaire

ou bactérienne. La meilleure des diététiques n’apporte pas une sécurité

parfaite, en raison de la pollution de l’immense majorité des aliments.

Une certaine frugalité est donc recommandable. Des expériences effectuéessur les rats (WEINDRUCH 1996) et sur les singes Rhésus (COUZIN 1998)

sont fort instructives à cet égard. Les animaux nourris avec parcimonie

vivent en moyenne deux fois plus longtemps que ceux mangeant à satiété.

D. MESURES COMPLÉMENTAIRES DU RÉGIME

Cinq mesures de bon sens constituent un complément utile de la diététique

:

1. Supprimer le tabac

Les conséquences désastreuses du tabagisme sont surabondamment

prouvées. Le tabac contient environ 4 000 substances, dont plusieurs centainessont toxiques et plus de 30 cancérigènes (DAUTZENBERG et LAGRUE 2001).

Le tabac aggrave la maladie de Crohn et favorise la survenue de nombreux

maux (BURSEAUX 1994) (BOUDET 1998) :

* Plusieurs variétés de cancers : bouche, larynx, oesophage, estomac,

bronches, vessie, rein.

* L’athérosclérose avec ses diverses complications, en particulier les

accidents coronariens et cérébraux. Le tabac a une triple action nocive sur

les artères : vasoconstrictive, thrombogène et agressive contre les cellules

endothéliales (ADNOT 1998).* La bronchite chronique et l’emphysème.

* La cataracte et la dégénérescence maculaire de la rétine.

* Le diabète sucré de type 2.

* La dépression nerveuse.

* Les accidents vasculaires quand il est associé à la pilule contraceptive.

Beaucoup de fumeurs meurent précocement. À partir de 20 cigarettes

par jour, on a observé que :

* 50 % seulement des fumeurs dépassent l’âge de 70 ans, contre

80 % des non fumeurs.

* La perte moyenne en durée de vie est de 18 ans.

De plus, le tabac est une véritable drogue qui crée un état de besoin.

C’est pourquoi beaucoup d’individus ont bien du mal à se sevrer. La dépendance

est due à la nicotine qui se fixe sur certains neurones. Il semble que

les récepteurs sont analogues à ceux de la cocaïne, des amphétamines et de

la morphine. Des substituts de la nicotine, par voie buccale ou sous forme

de patch, aident les volontaires à se déshabituer de ce poison.

Il faut donc proscrire totalement le tabac.

2. Avoir une activité physique suffisante

À l’exception de certains malades affligés de douleurs ou d’autres handicaps,

les humains ont tout avantage à réaliser quotidiennement divers

exercices physiques : gymnastique et marche suffisamment prolongée. Lacourse et la pratique de certains sports, avec accélération nette du rythme

cardiaque sont encore plus bénéfiques.

Les résultats recueillis par plusieurs enquêtes sont fort significatifs. Une

marche supérieure à une heure ou la pratique du golf, font gagner en

moyenne 7 ans de vie

(HAKIM et coll. 1998) (PARKKARI et coll. 2000). Avecune

activité physique vigoureuse, par exemple un jogging quotidien, legain moyen est de 18 ans de vie (LEE et coll. 1995) (SCHNOHR et coll. 2000).

La diététique actuellement proposée aux sportifs parvient à améliorer

leurs performances à court terme. Mais elle ne ralentit pas le vieillissement

et, dès la trentaine, les capacités baissent. Le régime ancestral, remarquable

dans la prévention de l’athérosclérose et de bien d’autres facteurs de vieillissement,

permet de maintenir beaucoup plus longtemps les performances

maximales. Je l’ai constaté maintes fois et il serait certainement intéressant

de tester ma méthode chez les sportifs de haut niveau.

3. Éviter au maximum l’impact des stress

Nous sommes tous soumis à des stress plus ou moins importants : familiaux,

sentimentaux, professionnels, financiers, liés à un excès de travail ou

à des problèmes de santé. Nous verrons, au cours des chapitres qui suivent,

que ces agressions, sans être la cause première, peuvent être souvent le facteur

déclenchant de nombreuses maladies.

Aussi faut-il organiser sa vie pour supprimer ou limiter certains stresset se forger une philosophie pour mieux tolérer ceux qui sont inévitables.

Ce programme n’est pas impossible, si l’on consent à lui accorder quelque

réflexion.

4. Prendre des ferments lactiques

Les bacilles lactiques sont des germes normaux de l’intestin sain. Leur

apport quotidien répété modifie progressivement la composition de la flore

intestinale. L’alimentation moderne induit très souvent la formation d’une

flore de putréfaction, riche en bactéries dangereuses. Les bacilles lactiques

favorisent le passage vers une flore de macération, beaucoup plus physiologique.

Je prescris généralement 2 gélules d’Ergyphilus par jour pour une

période d’au moins trois mois. Les gélules protègent les bacilles de l’action

destructrice du suc gastrique et libèrent leur contenu dans l’intestin grêle.

On peut aussi prendre un flacon de Nutrabase ou un sachet de Lactibiane

par jour où les germes ne sont pas protégés, mais sont si abondants qu’ils

parviennent en quantité suffisante dans le duodénum. Un produit récent et

très prometteur est Lactospectrum qui associe 10 souches de germes et des

prébiotiques.

Une autre technique intéressante consiste à administrer L Base, à la

dose de 3 gélules par jour, par cures de 10 jours. Il s’agit de lactosérum fermenté,

qui est un excellent nutriment pour les bactéries dominantes

saprophytes de la flore intestinale et qui a une action vitalisante sur les

entérocytes.

On peut aussi proposer certains mélanges visant à protéger la barrière

intestinale, comme Ultra Clear Sustain et Ultra Inflam X.

La suppression des céréales et des produits laitiers, l’ingestion de beaucoup

d’aliments crus, l’absorption de ferments lactiques ont toujours une

action très favorable sur le fonctionnement intestinal. Une colite éventuelle

disparaît, le transit intestinal se normalise. Il ne me semble pas utile

de recourir aux lavements préconisés par KOUSMINE.

5. Supplémenter en vitamines et en minéraux

Vitamines

La meilleure source de vitamines est une alimentation la plus variéepossible et la plus biologique possible. Cependant la pollution généralisée

de la planète fait courir un risque de diminution des vitamines dans notre

nourriture.

Il est utile d’apporter les vitamines liposolubles A, D, E, K et les vitamineshydrosolubles B1,B2,B5,B6,B12,C. Cette mesure ne comporte

aucun danger, sauf pour les vitamines A et D où il faut éviter un surdosage.

Je donne la vitamine C à doses modérées

et non aux doses énormes

recommandées par PAULING.

Je ne crois pas en effet que le fonctionnement

si complexe de l’organisme humain, avec ses milliers de réactions enzymatiques,

soit à ce point dépendant d’une seule molécule. D’ailleurs la vitamine

C qui est antioxydante à dose physiologique devient au contraire

pro-oxydante à dose élevée.

J’utilise souvent Biocébé qui associe 10 vitamines et des citroflavonoïdes.

Quand je veux forcer un peu sur les vitamines C et E, j’ajoute

Anti Ox 200 (vitamines C et E naturelles + sélénium). Les quatre variétés

de Nutriments Synergiques sont intéressantes, car les vitamines sont ingérées

sous leur structure native, sous forme de poudre de fruits et de légumes.

Magnésium

L’alimentation moderne est en règle trop riche en sodium et en calcium,

trop pauvre en potassium et en magnésium. La diminution du sel

et l’exclusion des produits laitiers normalisent les apports de sodium et de

calcium. La consommation de nombreux fruits et légumes augmente les

apports de potassium.

Pour le magnésium, essentiel au fonctionnement de beaucoup d’enzymes,

je prescris Mag 2 (pidolate de magnésium) ou du chlorure de magnésium

qui sont fort bien absorbés par la muqueuse intestinale. En dehors d’une

insuffisance rénale, il n’existe aucun risque de surdosage.

Autres minéraux

Citons parmi les principaux le zinc, le cuivre, le manganèse, le silicium,le sélénium, le cobalt, le chrome, le rubidium. Bien d’autres éléments

sont présents à l’état de traces dans certains produits naturels, comme l’eau

de mer et les algues marines.

Parmi les diverses spécialités commercialisées en France, j’ai une préférence

pour Ergybiol qui a l’avantage de rassembler 29 minéraux dans une

solution unique. Cependant il existe d’autres possibilités pour composer un

cocktail de minéraux (MASSOL

1995).

Remarque

Mag 2 figure dans le dictionnaire Vidal. Le chlorure de magnésium est

vendu en pharmacie sous forme de sachets de poudre. Pour les autres produits,

si on ne les trouve pas en pharmacie, on peut se les procurer chez leurs

fabricants respectifs :

* Ergyphilus, Biocébé et Ergybiol : laboratoire Nutergia, BP 52, 12700,

Capdenac.

* Nutrabase : laboratoire Filorga, 18, rue Manin, 75019 Paris.

* Lactibiane : laboratoire PiLeJe, 49270 Saint Laurent des Autels.

* L Base : laboratoire pariNAT, 4 bis, Allée Charles-V, 94300

Vincennes.

* Ultra Clear Sustain et Ultra Inflam X : laboratoire Bionutrics, rue

Darbois 41 – B 4 000 Liège (Belgique).

* Anti Ox 200: laboratoire Synergia, BP 354, 42015 Saint Etienne

Cedex 2.

* Nutriments Synergiques : laboratoire Althéus, 8, rue Hermann Frenkel,

69007 Lyon.

Conclusion

* Runatar et Lactospectrum : laboratoire Le Stum, BP 543, 56105

Lorient.

Cette liste n’est pas exhaustive. La pharmacopée propose bien d’autres

mélanges de minéraux, mélanges de vitamines et ferments lactiques.

E. CONCLUSION

Le régime alimentaire hypotoxique, associé aux quelques règles de

bon sens que je viens d’exposer, constitue parfois le seul traitement.

Dans d’autres cas, les malades sont soumis à d’autres thérapeutiques

issues de la médecine classique (allopathie) ou de médecines non conventionnelles.

Le changement nutritionnel peut être associé sans difficultés à n’importe

quelle autre variété de traitement. Certains médicaments ont l’inconvénient

d’agresser la muqueuse intestinale, comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens,

les corticoïdes et les antibiotiques. Ils n’empêchent pas généralement

l’efficacité du changement nutritionnel.

L’individu qui absorbe des médicaments se contente d’appliquer, souvent

sans comprendre, les ordres du médecin. La personne qui s’engage

dans le régime de type originel a au contraire un rôle actif :* Elle doit

avoir bien saisi tous les motifs de la diététique qui ne sera

pas suivie comme une religion, mais comme un moyen précis de prévenir

ou de guérir une maladie, en s’attaquant à sa cause.

* Elle est obligée de faire appel à son intelligence et à sa volonté pour

appliquer correctement la méthode, sans faire d’erreurs ou d’entorses.

***************************

Tableau  – COMPOSITION DES MENUS

Petit déjeuner

Chocolat noir (Ne pas abuser).

Miel

1 fruit de saison

1 fruit sec

1 bol de café ou de thé ou mieux de chicorée.

Déjeuner

1 crudité.

1 légume vert.

Oléagineux.

2 variétés de fruits.

Dîner

1 crudité

1 légume sec

1 viande ou 1 charcuterie crue ou 2 oeufs crus ou 1 poisson ou

1 produit de mer.

2 variétés de fruits.

Ceci n’est qu’une suggestion. De nombreux autres menus sont possibles, à condition de respecter les impératifs du régime.

347 réponses à “Aliments et diététique”

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  1. 18 01 2017
    Anne-Sophie AteliersPeeling (16:44:37) :

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  2. 19 11 2016
    candious (19:24:57) :

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  3. 11 11 2016
    épicerie américaine (15:01:43) :

  4. 7 11 2016
    produits americains (12:30:43) :

  5. 7 11 2016
    produits alimentaire us (12:30:27) :

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  7. 9 09 2016
    Trudie Swezey (10:59:57) :

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